All language subtitles for La Stagiaire.S08E06

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Original subtitles

...

-Oh, mais elle est où ?

-Tu cherches quoi ? -Ma carte d'identité.

Je l'avais rangée.

-Elle est avec ta convocation. -Non, j'ai vérifié hier.

J'étais en haut. Puis Céleste

a pleuré... -Ca doit être dans sa chambre.

Il commence à être bien touillé,

ce café.

Ils vont finir par t'appeler.

-Oui, aujourd'hui. Ou demain.

Ou dans un mois.

-Je l'ai ! -OK.

-Salut, c'est le baby-sitter.

-Ca va, Ludo ?

-T'as du temps, Céleste dort encore.

Tu veux un café ? -Oui.

Salut !

-J'aurais pu garder la petite.

-Je pensais que t'étais occupé, avec le parc.

-Les gens se démobilisent, les accès sont fermés... On n'attend

plus que les pelleteuses.

-Je peux y aller... -Non.

T'as posé tes RTT exprès. Maman, on y va ?

-Oui, ma chérie. -Attends.

Ca, c'est les bonnes ondes.

-Je peux avoir mes bonnes ondes ? -Oui.

-Amusez-vous bien.

-Je garantis rien.

...

Il boit bruyamment.

...

-C'est le monsieur, là-bas, qui a découvert le corps.

-Il faisait quoi, ici ?

-Des relevés topographiques.

Il est géographe.

-Elle a été tuée par arme à feu.

-Oui, mais il n'y a

aucun orifice de sortie.

Pas de trace de lutte. Le corps est resté

longtemps dans l'eau, donc difficile de savoir

quand elle est morte. Hier entre 18h et minuit.

-C'est large.

Vous avez son identité ? -Non.

Ni portefeuille ni téléphone.

On va fouiller l'étang.

Sur toute la zone, aucune trace de sang.

-Elle a été tuée ailleurs et amenée ici ?

-C'est assez calme comme endroit, tranquille.

A cette période de l'année, c'est interdit au public.

-Le vélo est marqué. Ca va

nous aider à l'identifier. Voyez avec le FNUCI.

Chaque vélo doit être enregistré. Ca permet de lutter

contre le vol et le recel. -C'est drôle, M. le juge.

-"Re-selle" de vélo.

Bon, je vais m'occuper du FNUCI.

-C'est mieux.

...

-Je m'y connais moins en voitures qu'en vélos, mais là,

il y a un souci. -Quel souci ?

-Le voyant rouge qui clignote. C'est quoi ?

-C'est l'huile. Mais il y a

un court-circuit.

-Quand il y a un vrai souci,

vous le savez comment ?

-A l'oreille. Ou ça fume.

Sonnerie.

...

-Oui, capitaine ? *-J'ai le nom de la victime.

*Ariane Bailly. Elle louait un gîte à Fuvaux.

-On est sur la route. Dites-leur qu'on arrive.

-Merci.

Bruit.

-Quelle horreur, cette histoire !

-Depuis quand était-elle ici ?

-Elle est arrivée le 15. Ca va faire un mois.

Je passais prendre le loyer le mercredi.

-Elle venait en vacances ?

-Non, elle était de Lyon, elle voulait changer d'air.

-Je vois pas de véhicule. -Elle est venue en train.

-C'est pour ça qu'elle avait un vélo.

Que s'est-il passé, ici ? -Ne touchez à rien.

Une équipe de la Scientifique va venir faire des relevés.

-Il était intact,

avant-hier.

-Quand vous l'avez vue, elle était comment ?

-Comme à chaque fois, pas très causante. "Bonjour, bonsoir."

-Ses affaires ne sont plus là.

-Il y a des échantillons

de savon d'un hôtel à Avignon. Et ça.

Un étui pour lentilles de contact. On ne laisse pas ça derrière soi.

-Moi, j'ai trouvé un contrat à son nom

pour un job de saisonnière au domaine

du Mont-Pidoux. -C'est à la sortie du bourg.

Elle ne m'en a pas parlé.

-Il est daté du 16.

-C'est le lendemain de son arrivée.

...

-Bonjour. -Bonjour, messieurs dames.

On n'est pas encore ouverts.

-On ne vient pas acheter du vin. Boris Delcourt,

juge d'instruction.

Constance Meyer. -Paul Vandon. Vous désirez ?

-Vous êtes le propriétaire ? -Non,

c'est mon beau-père. Voilà sa fille.

On gère le domaine ensemble.

Hé ! Ca a été chez tes cousins ? -Super !

Je peux livrer avec toi ?

-Range d'abord tes affaires.

Monsieur est juge d'instruction.

-Bonjour. -Bonjour.

C'est au sujet d'une de vos saisonnières,

Ariane Bailly.

-Ariane Bailly ? C'est la fille qui est restée 2 jours.

-Il y a eu un problème ? -Non,

mais les vignes, c'est dur. -Elle était en plein trip

écolo, mais une fois sur le terrain...

Pourquoi vous la cherchez ? -Elle a été tuée.

-Elle habitait un gîte, pas loin d'ici.

Vous l'avez recroisée, dernièrement ?

-Ca se passait comment

avec les autres saisonniers ? -Bien.

De ce qu'on a vu.

-La police viendra les interroger. On aura besoin

de leurs coordonnées. -Oui. Je vais vous les donner.

Suivez-moi.

-Bonne journée. -Merci.

-Ca va pas mieux, papa.

-Je sais. Il ne digère pas sa mise à pied.

-Il y a peut-être moyen

de la contester.

-Comment ça ? -Ca s'apparente à du harcèlement.

Les discours qu'il rédigeait finissaient à la poubelle.

Ce sont des documents de travail personnels.

-Pas destinés à être

rendus publics. Bien vu ! -Je vais monter un dossier béton.

-Devant ton père, évite les mots "béton", "parking"

et "pelleteuse". C'est "touchy". -OK.

-Merci, mon coeur. -De rien.

-Rien ne prouve que c'est la scène de crime.

Et les empreintes relevées sur place ne correspondent

à rien. -On en sait plus sur l'arme ?

-Non. Il faut attendre l'autopsie. On n'a rien trouvé dans l'étang,

ni aux alentours.

-Elle avait de la famille ? -Non. Elle était fille unique

et orpheline. Elle était traductrice

et elle télétravaillait. -Elle voulait bosser

au calme. -Je pense

qu'elle a quitté Lyon pour une autre raison.

J'ai regardé ses réseaux sociaux.

-"Deux mois

"avant le grand jour." Elle devait se marier

la semaine prochaine.

-Quand elle est arrivée au gîte,

elle a arrêté de poster. -Un souci

avec le futur époux ? -Nicolas Guillou.

Il n'a pas de casier, pas d'antécédents

de violence. Il ne répond pas. Il n'est pas allé travailler hier.

Les collègues ne l'ont pas trouvé chez lui. Sa voiture non plus.

-Il serait venu voir

sa fiancée ? -Pour parler du plan de table ?

J'ai demandé la géoloc de son portable.

-Je peux

jeter un oeil ?

On frappe.

-Je reviens.

Lucas, qu'est-ce qui se passe ?

T'es pas au collège ?

-J'avais une heure de perm.

Je veux plus retourner au foyer.

-Je sais que c'est pas facile, en ce moment,

mais il faut que tu sois patient.

T'as l'air fatigué. -J'arrive pas à dormir.

-Tu fais toujours

des cauchemars ?

-Je veux vivre chez toi.

-Viens.

Assieds-toi.

Je t'ai expliqué, c'est pas possible.

Et on peut pas se voir.

Encore moins ici. -Je sais, le procès.

Bon ben, salut.

-Tu veux manger un morceau ?

Il y a des jus de fruits.

-Non, j'ai pas faim.

-Vous aviez raison. Guillou est à Marseille.

Nadia a localisé son portable. -Bien. Elle va l'interpeller ?

-Inutile, il est au commissariat, en cellule de dégrisement.

Il a grillé un feu, cette nuit. -Il avait des choses

à oublier ? -Son taux d'alcoolémie va baisser,

on va pouvoir l'interroger.

J'ai aperçu Lucas. Il avait l'air

contrarié.

-Oui.

-Un café ?

-Oui, je veux bien.

...

Pourquoi êtes-vous descendu

à Marseille ?

-Je bosse comme un dingue. Je me suis pris

un week-end au soleil.

-Sacrée coïncidence.

Votre fiancée se trouvait justement dans le coin.

-Je savais pas.

-Vous saviez pas où elle était ?

-Je suis pour rien dans sa mort.

-Elle est partie un mois

avant votre mariage. -Elle voulait réfléchir.

C'est une décision importante.

-Un mois, c'est une longue réflexion.

-C'est ce que vous pensiez aussi. Entre hier et avant-hier,

vous l'avez appelée 35 fois.

-Je voulais juste lui parler. -Mais elle a pas décroché.

C'est elle

qui a rompu ?

Vous n'avez pas annulé

le mariage. Vous attendiez

qu'elle revienne.

C'était urgent. La cérémonie a lieu dans 10 jours.

Attendre une fiancée qui ne vient pas,

c'est assez humiliant.

-La police a retrouvé sur vous ce ticket de caisse.

Hier, à 17h30, vous avait fait le plein

dans une station,

à 5 km du gîte. Vous étiez venu la chercher.

...

-Audrey t'a dit où j'étais ?

-Tu réponds plus, alors je suis venu.

-Je repartirai pas avec toi.

-Je comprends pas, Ariane. Je veux faire ma vie avec toi.

C'est toi qui as voulu qu'on se marie.

-J'aurais pas dû.

-Et moi, j'ai pas

mon mot à dire ? -C'est fini, Nico.

Je suis désolée. -Tu retrouves ton ex,

et j'existe plus. -Ne complique pas les choses.

Ah, tu me fais mal !

-T'es venue

pour le retrouver. -Lâche-moi !

-Tu rentres avec moi. -Lâche-moi !

-C'est à cause de cet ex

qu'elle a rompu ?

Vous savez

qui c'est ? -Un ami de la fac.

On l'avait vu sur une foire, à Lyon, il tenait un stand.

Il a des vignes par ici.

-Paul Vandon ?

-Oui, c'est ça.

-Vous étiez jaloux, blessé,

et de nouveau, elle vous rejetait. -Je me suis cassé, je vous dis.

-C'était facile

de la rattraper. -A quoi bon ?

J'ai bien vu que j'étais plus rien pour elle.

Alors je suis allé dans un bar.

-Quel bar ? -Je sais plus.

Sur la route de Marseille. Il y avait un parking devant.

Le serveur avait des tatouages.

-On a eu des alibis plus précis,

M. Guillou.

...

-Je fais comme toi, quand je sais plus quoi faire.

Je m'assois sur un banc, et je me pose.

Le problème, c'est que le palais, il ferme, le soir.

Et ils n'ont pas

encore ouvert de dortoir.

-Il y a bien un endroit

où se planquer, ici.

-Comme ça, tu verras le juge demain matin ?

-Il veut plus de moi. -Tu crois vraiment à ce mensonge ?

-Je sais plus quoi faire.

-Je m'assois sur un banc, je me pose,

et j'essaie de trouver des réponses à mes questions.

-Et ça marche ?

-Toujours.

Fais-toi confiance, Lucas. Tu vas les trouver, les réponses.

...

-Ca va ?

La petite s'est endormie. Elle est mignonne, hein.

Il va falloir être sage avec moi,

cet aprèm, Barth.

Vous bossez sur le square, là ?

-Je vérifie que j'ai rien loupé

dans l'appel d'offres. -Quel gâchis !

Tout ça pour un parking ! Perdon !

Perdon, je vais le faire.

Je m'en occupe.

-Il est où, mon document ?

Il était là,

il y a 2 secondes. -C'est pas moi.

-"C'est pas moi."

-C'est peut-être une mauvaise manip. Ca arrive.

Il suffit

de bidouiller. -Je bidouille pas.

-Moi, je me "débouille", enfin, je "bidrouille".

Je peux regarder.

...

Ah, il était juste là.

Voilà le travail, Barth.

-Oui, il est là.

Non, il touche à rien.

T'as rien à faire ? -Si.

-Alors on y va.

...

-Très bien.

Oui, oui.

-Ca va.

-C'est parfait. Merci, Nadia.

Au revoir.

Ils ont récupéré la voiture de Guillou à la fourrière.

-Et son alibi ? -Ils cherchent le bar.

-M. Vandon,

vous ne nous avez pas dit que vous connaissiez

Ariane Bailly.

-J'ai pas pu.

Apprendre sa mort a été un choc.

-Et il y avait votre femme.

-J'aime ma femme. Avec Laura, on est heureux.

Je considère Zoé

comme ma fille.

C'était un moment d'égarement.

-Vous avez eu une histoire

avec Ariane à la fac ?

-Oui.

Je réalise pas qu'elle est morte.

-Elle est venue ici pour vous retrouver ?

-Je ne lui avais pas dit

que j'étais en couple. Elle a débarqué.

-Paul ?

-Ariane ?

Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je suis contente de te voir. -T'es en vacances

dans le coin ?

-Non, pas vraiment. Je...

Mais depuis que je t'ai vu, à Lyon,

j'avais envie de te voir.

Je pense à toi, à nous...

-Chéri ?

Chéri.

Le mécanicien passera à 17h.

Bonjour. Je peux vous aider ?

-Elle a vu le panneau pour les saisonniers.

-Vous avez déjà taillé la vigne ?

-Non, mais j'ai fait les vendanges,

et j'adore le grand air. -C'est parfait. Suivez-moi.

Chéri, tu gères pour le tracteur.

-Oui.

Devant ma femme, j'ai été pris de court.

Et ce que m'a dit Ariane, ça m'a troublé. J'étais perturbé.

Je l'ai rejointe au gîte

et j'ai craqué.

Je sais, j'aurais pas dû,

mais c'est comme si on avait de nouveau 20 ans.

-Elle a tout lâché pour vous. -Non.

-Elle avait des problèmes dans son couple.

Elle parlait d'aller vivre en Argentine.

-Et votre relation a repris.

-C'était léger. On s'amusait.

-Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

-Hier matin, au gîte.

Elle était agitée.

Son copain n'arrêtait pas de l'appeler.

Il refusait la rupture.

Elle avait même peur

qu'il débarque ici.

-Et le soir, vous étiez où ? -Vers 19h, un client m'a appelé

pour une livraison à Bormes-les-Mimosas. J'ai dîné

là-bas, et je suis rentré.

-Chéri ?

-Je dois parler à ma femme. Je lui dois la vérité.

...

Rires.

...

-Nos deux fauves se sont apprivoisés, on dirait.

...

-Vous êtes déjà là ?

Alors, ces exams ?

-Je suis trop contente ! J'ai eu les deux sujets

que j'avais révisés. -Je suis fier de toi.

-Je dois aller réviser.

Demain, j'ai la matière avec le plus gros coef.

-Ben je... Travaille bien.

-Assieds-toi,

Constance.

On a levé un lièvre. Et un gros.

-Un lièvre ? -Dans le parking.

Dans l'attribution

du chantier.

Il y a eu du favoritisme. Le patron de la boîte

qui va construire le parking, c'est le beau-frère du chargé

de l'urbanisme. -Ils sont mariés à deux soeurs.

-Vous avez découvert ça comment ?

-Ludo a pensé à aller sur les réseaux sociaux.

-Un vrai boulot

d'enquêteur ? -C'est dingue ce qu'ils balancent.

-Il a même créé un nem.

-Un mème.

-Un mème ?

Un mème. Un mème.

Regarde, ce sera plus simple.

-Alors...

"La grande famille de la mairie." Ah oui !

Et vous allez

en faire quoi ? -On le balance sur Internet

et on fait tout péter.

-On va d'abord en parler au maire. -Ah bon ?

-Les diplomates prendraient le pas

sur les hommes d'action ? -L'heure serait aux tables rondes

et à la détente.

-"Les Tontons flingueurs." -Ouais...

-Tu connais pas ce film ?

-Moyen.

-On va refaire ton éducation. Ce soir, tu restes dîner,

et on regarde le film. -OK.

-Je vais beurrer les sandwichs.

-Je vais vous aider. -On n'est pas venus

pour beurrer les sandwichs !

-C'est le film ?

OK.

...

-Maman, s'il te plaît !

Je veux pas y aller.

Gaspard est dispensé, lui. -Il est asthmatique.

-Il a de la chance. Dans les douches, ça pue.

-Raphaël,

c'est indispensable, la piscine.

Hein, Boris ?

-Oui, bien sûr.

Bien sûr.

-Hé, t'oublies rien ?

-"Gnagnagna..."

...

-Raphaël

est dispensé de piscine ? -Non, il y va.

-Ah !

Très bien.

-Guillou est resté au bar du Soleil Levant toute la soirée,

de 18h30 jusqu'à la fermeture.

Il a raconté sa vie à tout le monde,

il était ivre.

-Et l'examen de sa voiture ?

-Aucune trace dans l'habitacle, ni dans le coffre.

Aucune trace de poudre,

ni sur les doigts ni sur les vêtements.

Et il ne s'est pas changé. -Exit le fiancé jaloux.

-Le légiste a pu extraire la balle.

C'est du calibre 22, une munition assez courante.

-Vous avez récupéré les fadettes

de la victime ? -Oui. Il n'y a pas grand-chose.

Paul Vandon et Ariane devaient utiliser une messagerie privée.

-Pour rester discrets. -Oui,

sauf que sa femme a découvert sa liaison.

Il y a 5 jours, Paul Vandon est allé à Avignon,

au Salon de la gourmandise.

Ariane Bailly l'a accompagné. Ils étaient dans le même hôtel.

-D'où les échantillons de savon.

-Et avant-hier,

le réceptionniste a reçu un coup de fil de Laura Carlier

qui s'étonnait de voir 2 petits déjeuners

sur la facture.

-Vérifiez son emploi du temps,

le jour du meurtre. -Il faut se méfier

des femmes trompées.

-Lucas a séché les cours ?

Non, je sais pas où il est.

Il va pas bien, en ce moment, vous le savez.

Il est pas tout seul au foyer, mais c'est pas une excuse.

Vous avez contacté la brigade des mineurs ?

Très bien. Je veux être tenu au courant.

Au revoir.

...

Vous avez déclaré à la police que, le soir du meurtre,

vous étiez allée chez votre soeur. -Oui.

-A quelle heure ?

-18h30.

Elle sortait. J'ai gardé mes neveux et Zoé jusqu'au lendemain.

-Et vous êtes allés au cinéma,

à la séance de 20h.

-Voilà.

-Le film ne vous a pas plu ?

-Je comprends pas.

-A 20h15, on vous voit

partir seule.

Et vous revenez

à 21h50...

Et vous vous garez, 20 minutes

avant la fin, pour récupérer les enfants.

-Qu'avez-vous fait entre-temps ?

-J'ai roulé. J'avais pas envie de voir le film.

-Où exactement ?

-Je sais plus. Dans l'arrière-pays.

-La veille, en appelant l'hôtel, vous avez découvert

que Paul vous trompait.

Vous avez voulu savoir qui était cette femme.

-Non, ça n'a pas d'importance. Ce genre d'accroc, ça arrive

dans tous les couples.

-Nous savons que vous avez fait des recherches,

le jour du meurtre,

sur Ariane Bailly, sur Internet et les réseaux sociaux.

-Vous avez noté

un changement

de comportement, chez Paul ? Il s'éloignait pour téléphoner ?

Vous avez fait le lien avec cette saisonnière.

D'après votre soeur, le père de Zoé vous a quittée pour une autre,

quand la petite avait 3 ans. Après une telle trahison,

le doute reste.

Est-ce que Paul

allait profiter de votre absence pour voir sa maîtresse ?

C'était insupportable.

-Impossible de rester au cinéma. Alors vous êtes allée au gîte

pour les surprendre.

-Je voulais être sûre.

Je sais, pour vous et Paul !

Alors c'est ici que vous baisez, quand c'est pas à l'hôtel ?

-C'est bien

qu'on s'explique. -C'est juste une histoire de cul.

-Paul et moi, on s'aime,

depuis longtemps. -Vous êtes ridicule.

-On s'est connus étudiants. Je suis venue pour lui.

Je peux pas lutter contre mes sentiments.

Et lui non plus. -Paul m'aime.

Ca fait 5 ans qu'on vit ensemble, qu'on travaille ensemble,

on a une belle vie, ma fille

l'adore. Il va pas tout gâcher

pour un souvenir. -Vous ne pouvez pas comprendre.

-Maintenant, vous vous barrez. Allez-vous-en.

-Ca va pas ? -Allez-vous-en.

Bris de verre.

...

Je me suis ressaisie, j'ai pensé à ma fille.

Et je suis partie.

-Cette femme menaçait votre couple, l'équilibre familial

avec Zoé, et vous êtes partie ?

-Oui, je suis partie.

Mais elle était vivante, quand je l'ai laissée.

...

-Vous avez des nouvelles

de Lucas ? -Rien.

Et s'il rentre pas au foyer,

ce soir ? -On n'en est pas là.

C'est normal de vous inquiéter. -J'ai bien vu, hier, il m'en veut.

-Les enfants savent faire la part des choses.

Il comprend

qu'il ne peut pas vivre avec vous. Gardez le contact.

-C'est pas gagné. Sonnerie.

...

Oui, capitaine ?

-Il y a 15 jours, un saisonnier a vu M. Carlier

tirer sur des lapins,

*dans les vignes. -Laura Carlier

avait accès à une arme. *-Elle est pas déclarée.

Comme 7 millions d'armes

en France. Je vais perquisitionner.

Rendez-vous là-bas.

...

C'était dans le tiroir du bureau de M. Carlier.

Des cartouches de 22, le calibre qui a tué Ariane.

-Où est le pistolet ?

-Je l'ai balancé

à la décharge, il y a 10 jours. Il était cassé.

-Vous l'avez balancé,

comme ça ? -Je l'ai démonté.

-Monsieur Carlier,

ça suffit.

Votre fille s'est servi de cette arme,

et vous la protégez. -Et peut-être

l'avez-vous aidée à se débarrasser du corps.

Vous étiez où, ce soir-là ? -Ici.

A 21h, je dormais. -Placez-le en garde à vue.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-M. Vandon.

Venez avec nous. -M. Carlier...

Il est 15h52, vous êtes placé en garde à vue,

dans le cadre de l'enquête

sur le meurtre

d'Ariane Bailly.

-Après ma femme, mon beau-père ?

C'est ridicule. -Votre femme était au courant

de votre infidélité.

-Et nous devons déterminer le rôle que son père a joué

dans cette affaire. Après la livraison,

vous avez vu votre beau-père ? -Non. Il devait dormir.

-Son véhicule était là ?

-Oui, dans le garage.

-Il faut aller chercher Zoé à l'école.

-Je peux y aller ?

-Tenez.

Là.

-Il fonctionne pas, votre truc. -Je sais pas.

-C'est pratique pour signer. -Ca va !

-C'est confirmé, le père de Laura Carlier dormait,

le soir du meurtre.

Exactement entre 21h09 et 5h23. -Comment peut-on être

aussi précis ? -Il souffre d'apnée du sommeil.

Il a un appareil à oxygène. Et les données sont transmises

à son cardiologue. -Ca marche bien.

Laurent souffre d'apnée du sommeil. C'est une vraie

tondeuse à gazon. -On est ravis.

Ca le disculpe d'une complicité

avec sa fille. Il n'a menti qu'au sujet de l'arme.

-Pourquoi Laura s'est débarrassée

du corps et du vélo ?

Elle aurait pu laisser le vélo

au gîte.

-Ariane a pu essayer de s'enfuir avec.

Elle l'a rattrapée.

Débloquez un créneau, demain matin,

pour réinterroger Laura Carlier.

Sonnerie.

...

Lucas, enfin !

Pourquoi t'as séché les cours ?

Mais non, je suis pas en colère, mais je me suis inquiété.

T'es où, là ?

Bon, j'arrive. Tu m'attends.

-T'as des nouvelles d'Alice ? Elle m'a laissé un texto.

-Elle a eu Ludo. Elle est contente.

Il l'a invitée au resto. -Il est attentionné.

-Il n'y a pas

que lui. Viens avec moi.

Ce soir, c'est dîner en amoureux...

Et au champagne. -Oh !

Mais alors,

qu'est-ce qu'on fête ?

-La fin de ma mise à pied.

-Non ! Le maire

t'a réintégré ? -Oui.

Il savait pas que le gars de l'urbanisme

faisait bosser son beau-frère.

T'aurais vu sa tête !

Et les travaux du parking sont suspendus !

-Ouh, mon amour ! L'homme qui murmurait aux oreilles

des pelleteuses. -Le combat continue.

La flamme de la résistance

ne s'éteindra pas. -Et après

une traversée du désert... -Champagne !

-Oh là là !

A toi, mon ange.

-Et la femme que j'aime et dont je ne pourrais me passer.

-Boris mange avec nous ? -Il m'a rien dit.

-On va pouvoir jouer aux jeux vidéo.

-Non, non.

-J'ai fini mes devoirs.

-Les jeux, c'est le week-end. -Bonsoir !

Ca va, mon grand ? -Ca va.

-Salut.

-Raphaël, je te présente Lucas.

Il va dîner

avec nous, ce soir.

-Bonjour. -Bonjour.

-Tu lui montres ta console ?

Je suis sûr qu'il est bien meilleur que moi. Vas-y.

-C'est le gamin qui a perdu sa mère ?

Tu le vois toujours ? -J'aurais dû te prévenir.

-C'est pas la question.

Si la défense apprend que tu le vois,

ils risquent de mettre en doute ton objectivité.

-Mais il est tout seul, ce môme.

Il a passé toute la journée en ville.

J'ai pas eu le coeur de le ramener au foyer.

-Tu veux

qu'il dorme ici ? -Si t'es d'accord.

Juste cette nuit. Ca va lui faire du bien.

-Vraiment ? Tu lui donnes l'illusion d'une vie normale,

et demain ? -Retour à la réalité.

Je sais.

-But !

...

-Ah, Constance ! -Nadia, vous voulez un café ?

-Oui. Ca va être long, aujourd'hui.

-Vous n'avez pas ramené notre suspecte ?

-Non. On a un nouveau témoignage.

La boulangère du village a vu Ariane

sur son vélo. Elle allait au domaine.

A 21h30. -Au moment où Laura

retournait au cinéma.

-Oui. -Donc c'est pas la meurtrière.

Après avoir vu Laura, Ariane veut parler à Paul.

Mais il est toujours en livraison.

-Il n'y a que le beau-père, mais il dort.

Elle attend le retour

de Vandon. Et ensuite ?

-Il était au courant, pour l'arme dans le bureau.

-OK. Mais pourquoi il tue Ariane ?

Sa femme était au courant de leur relation.

-Ou elle veut rompre et pas lui. -Oui, mais face à Laura,

au gîte, elle a dit qu'elle voulait pas le lâcher.

-Mais lui ne semble pas plus investi que ça dans leur relation.

-Mais s'il nous a menti sur ses vrais sentiments ?

Ils ont un lien particulier. -Il faudrait en apprendre plus

sur leur passé. Ca nous aiderait

à comprendre ce qui s'est joué entre eux aujourd'hui.

-Bon, l'identifiant, c'est le bon.

Le mot de passe...

Aussi.

Pourquoi il me refuse la connexion ? Ca m'agace, ça !

-Des soucis informatiques ? -J'ai retrouvé une amie d'Ariane.

Elle habite Milan.

Fanny tente une visio.

-J'ai pu parler au substitut. Il a désigné une juge

pour Lucas. -Elle va lui trouver

une famille d'accueil. -J'espère.

Avec sa mère, il vivait dans une bulle.

Il a besoin d'un cadre

avec de la chaleur. -Oh !

L'andouille ! Je mettais un zéro au lieu d'un "O".

Bon, allez.

*-La dernière fois que j'ai parlé à Ariane, elle venait de retrouver

*Paul. J'ai compris

*que ça allait recommencer. -Comment ça ?

*-A Bordeaux, on était en coloc. Entre eux, c'était passionné.

*Compliqué.

*Une fois, derrière l'amphi, j'ai cru que ça allait dégénérer.

-Calme-toi !

-Tu m'as pas appelée du week-end !

-Je t'ai écrit. -"Bien arrivé, je t'embrasse."

J'étais inquiète.

-Je ne pouvais pas. On a fait des tours

de circuit pendant 24h. -Tu me caches

quelque chose. -Non. J'ai juste picolé.

-Et ce matin, t'aurais pu

m'appeler. -On allait se voir.

Calme-toi.

-Je compte pas. -C'est pas vrai.

-Un jour, tu vas me quitter. -Non, je t'aime.

-Je te crois pas.

-Ariane, excuse-moi. Désolé.

J'aurais dû t'appeler.

Je suis désolé.

*-C'était tout le temps comme ça : les montagnes russes.

*Ariane avait perdu ses parents petite.

*Elle avait peur d'être abandonnée.

*Lui, il faisait tout

*pour combler ce vide. -Comment ça s'est fini ?

*-Un jour, elle l'a foutu dehors, et il est pas revenu.

*Il était en vrac. Il a lâché la fac juste après.

*Ariane a morflé aussi. Elle a mis du temps

*à s'en remettre.

*Je pensais qu'elle avait tourné la page.

-Et elle a recroisé Paul.

Merci, en tout cas.

-Merci. -Au revoir.

-Quand vous êtes arrivé

au domaine, ce soir-là, Ariane vous attendait ?

-Non. -Elle a voulu

que vous partiez ensemble,

mais vous avez refusé. Elle a fait une scène,

vous l'avez

menacée,

et le coup est parti. -C'est faux.

-Le coffre de votre pick-up a été nettoyé de fond en comble,

comme pour effacer des traces. -J'ai pas tué Ariane.

Je lui aurais jamais fait de mal. -Ariane ignorait l'existence

de l'arme. C'est vous qui l'avez sortie.

Pourquoi ?

-Ce n'était pas un moment d'égarement.

Vous vous aimiez.

Avec passion.

Et aujourd'hui, c'est Laura que vous aimez

d'un amour plus serein,

plus adulte.

Quand Ariane vous a demandé de la suivre,

vous vous êtes retrouvé

face à un dilemme. L'arme, c'était pour vous.

...

-Comment Laura l'a su ? -Je sais pas.

On pourrait aller

en Argentine.

-En Argentine ? Tu crois

qu'on décide ça sur un coup de tête ?

-De toute façon,

on allait partir. -Je peux pas

tout abandonner. Je peux pas laisser Laura, Zoé, le domaine.

-Ta vie est avec moi.

-Arrête. -Qu'est-ce qu'il y a ?

-Laura aussi, je l'aime.

-Mais pas comme tu m'aimes moi.

Tu me le dis

tout le temps.

-Je sais plus. Arrête.

-On a une seconde chance.

Ecoute-moi.

C'est elle ou moi. -Non.

-C'est elle ou moi. -Non.

Il fallait que ça s'arrête.

J'ai voulu

lui faire peur. -Tu fais quoi ?

Lâche cette arme. -Non.

-Donne-moi ça. -Je peux plus. Je suis perdu.

-Donne-moi ça. Lâche cette arme, je t'en supplie.

-Tu comprends pas. -Donne-moi cette arme.

Paul, je t'en supplie.

-Je suis désolé.

-Tu l'aimes vraiment, Laura ?

-Je suis désolé.

-Elle a compris qu'elle vous avait perdu.

...

Coup de feu.

-Ariane !

...

Si j'avais pas sorti l'arme, ce serait jamais arrivé.

-Vous avez jeté son corps et le vélo dans l'étang.

Vous avez vidé le gîte.

Et l'arme, qu'en avez-vous fait ? -Je l'ai jetée par-dessus un pont.

-Vous aurez à répondre

devant les assises de recel, dissimulation de cadavre

et faux témoignage.

-J'avais peur qu'on croie que c'était moi.

Quand je l'ai vue, à Lyon, j'ai pas pu résister.

Je me suis senti comme aimanté.

-L'amour n'est pas raisonnable.

...

-Alors ?

-Ca s'est bien passé. Qu'est-ce que tu en penses ?

-Le juge a dit qu'il y aurait une famille pour moi.

-Ca, c'est une super nouvelle.

-Et après

le procès, tu pourras venir à la maison.

-Super !

Il est cool, Raphaël.

Check. -Check.

-Et moi ? -Check.

-On va manger une glace ? -Carrément.

...

-Il est au courant que la durée d'une relation avec Alice,

c'est 3 mois ? -Ecoute, tout se passe bien,

et il est super avec Céleste.

-J'ai une nouvelle à vous annoncer.

Le projet de parking est abandonné !

-Yes !

-Trop bien. -Bien joué, M. Meyer.

Vous devriez être maire.

-Bonne idée, ça.

Je me vois bien avec l'écharpe.

-Tout le monde vous connaît.

-Tu connais les enjeux de la région...

-On fait le QG de campagne ici.

-Ah non ! -Et on ira coller des affiches

la nuit.

-Il faudrait un slogan...

"Meyer, c'est..."

-"Le meilleur."

-Le talent.

-T'arrêtes ton numéro de "je flatte le beau-père" ?

-T'as dit "beau-père" ?

-Non. Oui. C'est une manière de parler.

-Mais tu l'as dit.

-Si tu veux. -C'est toi qui veux.

-Trois mois.

-Arrêtez de vous prendre la tête. J'ai pas envie de me présenter.

-Ah bon ? Pourquoi ?

-Parce que le pouvoir, les compromis, c'est pas mon truc.

Donc l'écharpe, pour moi, ce sera uniquement l'hiver.

Et autour de quoi ?

Autour du cou.

-Si les meilleurs ne peuvent plus se présenter...

-Où on va ? -On va chercher le poulet.

-Ca, c'est du slogan.

-Tu as dit : "Meyer, c'est le meilleur".

-Oui, je l'ai dit.

-Tu aurais pu dire : "Les Meyer, c'est les meilleurs."

-C'est vrai.

Et si j'avais vraiment dit autre chose. Par exemple...

"C'est qui la meilleure

"des Meyer ?"

-Ca, c'est un beau slogan.

-La directrice de "Je reste à la campagne".

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