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Original subtitles

On ne vit réellement que dans cet instant où on est prêt à mourir.

Bien souvent, quand la vie et la mort se rencontrent, notre moi profond se révèle.

On découvre enfin qui on est.

Tout le reste n'est qu'une mascarade.

Tu veux un coup de main?

Tu m'as l'air chargé.

Je crois que c'est un peu lourd pour toi.

Vous ne devriez pas rire, lui au moins il tente sa chance.

Merci.

Tu es en permission?

Oui, exactement.

Où es-tu stationné?

À Bâle.

Et à peine à 150 km sur le front ouest,

les Allemands et les Français passent leur journée à se tirer dessus.

T'imagines pas tout ce qui se passe le long de la frontière.

Et toi, tu viens d'où?

Front Ouest, derrière Verdun.

Non, sans blague, t'étais où?

Poste médical avancé du régiment d'infanterie König von Württemberg.

On récupérait tous les blessés graves.

On y va?

Je descends au prochain arrêt.

Johanna, tu es là.

Chaque jour, j'ai prié pour que tu nous reviennes saine et sauve.

Merci d'avoir accepté de m'aider.

Mais pourquoi pas à la maison?

Pourquoi ici?

On a une chambre pour toi chez Lady Acones.

On a trouvé une sage-femme.

Elle a beaucoup d'expérience, elle s'occupera bien de toi.

Poussez.

Il y avait presque encore un effort.

Poussez.

Je vois la tête.

J'entends, elle voit sa tête.

La tête du bébé.

Poussez.

Voilà, parfait.

Allez, tu y es presque.

C'est une fille.

Où est-ce que vous l'emmenez?

Les doigts de la...

Laisse-les faire, ça vaut bien.

Où ils l'emmènent?

Pour tout.

Johanna, tu n'as pas d'enfant.

C'est bien clair.

Pourquoi tu ne manges pas, Joanna?

Elle ne veut pas épouser Tanner.

Je voudrais pas non plus.

Après ton engagement à la Croix-Rouge,

tu as dit que tu te marierais et c'est ce qui va se passer.

Clara, s'il te plaît, va avec ton grand-père.

Et lave-toi les mains.

Oui, maman.

On a des dettes, Tanner est conseiller, on a besoin de lui.

D'un expert à la finance, c'est son domaine.

Il a des relations.

Si Cronvald devait faire faillite, tout le personnel serait à la rue.

Tanner est plutôt beau garçon.

Il n'a toujours eu Dieu que pour toi.

Il faut se satisfaire de ce qu'on a.

Je te rappelle que vous m'avez pris ma fille.

Je pensais que père fermerait encore les yeux.

Comme d'habitude.

Comment tu as pu me trahir?

Tu n'étais pas mariée quand tu t'es mise à fricoter avec ce soldat.

Éric, c'est moi.

Arrête donc, Éric.

Arrête, Johanna.

Tout le monde te voit déjà comme la future femme du conseiller.

Tu n'as pas d'argent, ils te retrouveront où que tu ailles.

Tu ne vois pas que père fait ça pour te protéger?

Quel honnête homme voudrait épouser une femme comme toi?

Une femme comme moi?

Une putain de guerre, tu n'as qu'à le dire.

Et si personne ne le sait, c'est grâce à notre père.

Costodome, ça vient, oui.

Chien, concentrez-vous.

Cuvette, compresse.

Pour la tuberculose, aujourd'hui, général,

on n'a plus besoin de retirer toutes les côtes.

Tu as de la chance, tu vois.

Indeed.

Au moins, on saura de quoi parler lors de notre prochaine réception.

Si je revois un jour notre maison.

Ne vous en faites pas, Madame Taylor.

Ici, l'air est pur et les médecins sont les meilleurs qui soient.

Personne ne meurt d'avance.

Bonjour.

Ah, monsieur le conseiller.

Eh bien, vous avez de nouveau bonne mine.

On fait la fête ensemble ce soir, docteur?

On vous a permis d'aller dans la grande salle pour le repas de Noël.

Ne venez pas en plus me demander un transat

au soleil en compagnie de l'aristocratie.

Merveilleux.

Augmentez sa dose de 3 grammes, madame.

Ça fait mal?

Vous sentez ça?

Alors, vous êtes presque guéri.

Oui, monsieur Coleman.

Madame Meunier, toujours aussi radieuse.

À terre!

Tout le monde à terre!

Calmez-vous!

Il faut que vous résiez!

S'il vous plaît, aidez-moi!

Et sinon, ils vont tous mourir!

Ils ne vont pas mourir!

Ecoutez, écoutez-moi, écoutez attentivement.

Tout va bien, soldat.

Comment ça?

La grenade n'a pas explosé.

C'est vrai?

Oui.

Tout le monde a survécu, ils vont bien.

C'est terminé.

Le docteur Mangold est là.

Vous le reconnaissez?

Mangold?

Tout va bien.

Vous êtes en sécurité.

Merci, Joanna.

La proposition du gouvernement était d'accueillir

de grands blessés qui viendraient des deux camps.

C'est un moindre prix à payer pour garder la Suisse hors du conflit.

La population de votre établissement est

plus prestigieuse que jamais, me semble-t-il.

Oui, mais regardez qui fait la fête au beau

milieu des autres comme si de rien n'était.

Les hommes qui se sont blessés tout seuls en allant à la guerre,

n'est-ce pas, monsieur le chef de la police?

Des simulateurs, des déserteurs.

Ce n'est pas ce que j'ai pu voir.

Depuis son retour, Johanna a repris du service auprès de notre cher professeur.

Ma fiancée a tout à fait raison.

Je crois qu'il y a aussi quelques socialistes.

Avez-vous déjà arrêté une date pour le mariage?

Dans une dizaine de semaines, avant les élections,

c'est ce qui nous semble le mieux.

Quand vous serez ma femme, vous n'aurez plus besoin d'aller travailler.

D'ailleurs, de quoi aurais-je l'air?

Je veux travailler.

Johanna ne comprend pas grand-chose à la politique.

Ce n'est pas non plus ce que l'on attend d'une femme.

Force est d'admettre que ma femme n'a pas tort.

Je lève mon verre à nos familles et à cette prochaine union.

Pardonnez-moi, je ne me sens pas bien.

Bonsoir, mademoiselle Gabatoulard.

Un verre de schnapps, s'il vous plaît.

Je vous prie de m'excuser, je ne voulais pas vous déranger.

Continuez.

J'ai donc porté mon camarade sur mes épaules,

j'ai mis mon masque à gaz, et j'ai rampé à travers les barbelés.

Les balles sifflaient au-dessus de nos têtes.

C'était l'enfer.

Vous êtes un héros, Schulze.

Vous êtes passé de soldat à assistant du consul allemand.

C'est impressionnant.

Comtesse.

Vous devriez être couché.

Les médecins disent que j'ai besoin de soleil.

Mais le soleil brille-t-il?

Ma très chère infirmière est la fille du directeur.

Elle est unique en son genre.

Je regrette.

Les nuits sont à moi.

Restez donc un peu avec nous.

Ma famille m'attend.

Vous m'offenseriez.

Ce n'est pas parce que le monde est en train de s'

effondrer qu'il faut laisser le champagne se réchauffer.

N'est-ce pas, Richelieu?

Absolument.

C'est de la tuberculose qu'il faut vous méfier, pas de l'ami français.

Buvez tant qu'il est encore temps.

La somme nous sert de leçon.

Je vous en prie, Shutsu.

La somme n'était pas une bataille.

C'était une boucherie.

Aucune élégance.

Un million de morts.

Et pourquoi?

Sur les fronts ouest et est, rien n'a changé.

Cette guerre ne compte que des perdants.

On devrait y mettre un terme.

Non, bien au contraire.

Il suffirait que l'empereur se décide enfin à

envoyer ses sous-marins pour faire sauter le blocus.

Vous avez aussi été sur le front, qu'en pensez-vous?

Ça ne risquerait pas de provoquer inutilement les Américains.

Bravo.

Johanna, je te cherchais.

Ton père s'impatiente.

Dans ce cas.

Très chers hôtes, pour les fêtes de Noël, ici,

dans ce territoire neutre, il n'y a ni anglais, ni allemand, ni français.

Il n'y a que des chrétiens.

Et pour clore ce repas en ces temps agités,

c'est avec fierté que je vous propose d'écouter

la douce voix de la cadette de notre famille.

C'est à toi.

Sous-titrage ST' 501

Sous-titrage ST'

501

Mademoiselle Gabatouleur, tout va bien?

Qu'est-ce que vous venez faire ici?

Je dois vous remettre ceci.

C'est un message de la Comtesse von Hausner.

Merci, retournez à l'intérieur.

Je sais où est ton enfant.

Viens dans ma chambre demain après la visite du matin.

La comtesse.

Reste tué, salaud!

Je suis désolé, j'avais besoin d'argent, je n'avais pas le choix.

Le consul, il faut que je lui parle de toute urgence.

Je pourrais peut-être...

Où est la liste, mon ami?

Mon nom est sur cette liste et l'identité de tous les agents.

D'accord.

Comtesse, vous savez où est mon enfant?

Ma fille.

Johanna.

Assez-toi, dépêche-toi.

Allez.

Vous n'avez donc aucun honneur.

Que ça veut dire, qui êtes-vous?

Tu travailles avec le professeur.

Vous soignez bien Hélène Taylor, la femme du général britannique?

Ce soir, le général retrouve ses amis pour sa partie de curling hebdomadaire.

Et comme tous les soirs, tu vas aller voir sa femme.

Tu vas lui donner ce somnifère.

Et tu vas aller au bureau du général.

Prends une des clés de ton père pour ouvrir la porte.

Je ne peux pas faire ça.

C'est un appareil photo.

Taylor cache la clé de son coffre-fort quelque part près de la cheminée.

Ouvre le coffre et photographie son agenda.

Ses rendez-vous, ses contacts...

Je ne peux pas.

Il est au courant pour ta fille.

Fermez-la.

Pas un mot à la police.

On va te surveiller.

Le moindre faux pas et je tue la comtesse.

Et tu ne sauras jamais où est ta fille.

L'infirmière fera tout ce qu'on lui demande.

Et Jules est mort.

Il gît en ce moment même au fond d'un ravin.

Excellente nouvelle.

Ce traître nous a tous mis en danger, Franz.

À l'ouest, les Anglais et les Français sont en train de renforcer leurs troupes.

Et à l'est, les Russes ne faiblissent pas.

On a le couteau sous la gorge.

Quand commence la mission avec Gabatouleur?

Ce soir, consul.

Bon travail, Franz.

Mais de rien, Comtesse.

Comment, l'orbite?

Soyez pas timide!

Montrez-leur un peu!

Oui, c'est tout.

Doucement, doucement, doucement.

Pourquoi vous n'avez pas visé celui de gauche?

Je reste les échecs de la glace.

Sincèrement, j'ai quelques doutes sur la question.

Princesse Belova, bienvenue.

Dobre vecheur, Général Teller.

Et je suppose que cette petite boule de poils est mon cher capitaine Fyodor?

Ah oui, c'est bien lui.

Content de vous voir, princesse.

Mesdames et Messieurs, observez.

Yeah!

Excellent.

Et malheureusement, vous allez tout de même perdre.

C'est une nuit sans lune, c'est mauvais signe.

Ah oui.

Mademoiselle Gabatouleur Bonsoir Zahir, comment va Madame Taylor?

Elle mène tout le monde à la baguette Ce qui veut dire qu'elle va mieux

Restez sur vos gardes Sans nouveaux médicaments Suite à l'opérationMerci.

J'ai un médicament à vous donner, un tonique.

Ça aidera vos poumons à se régénérer plus vite.

Vous êtes médecin maintenant.

Vous feriez mieux de vider mon bassin.

Je vais devoir signaler au professeur que vous refusez de le prendre.

Mais faites donc.

Très bien.

Donnez-le-moi.

Elle s'en sort très bien.

On verra ça.

Allez, allez, allez, encore, encore!

Bloody hell!

Je vous l'avais dit.

Une autre partie.

Cette fois, je rentre.

Dormez bien, général.

Au sanatorium Kronfalt.

Balle de Belova, mission H.

Qu'est-ce que tu fabriques, Johanna?

Ça ne prend pas autant de temps de photographier un âge d'art.

Il faut que vous l'aidiez, tout de suite!

Qu'est-ce qui s'est passé?

Aidez-moi, s'il vous plaît.

Pas ici.

Jules, je crois pourtant me rappeler que tu avais dit qu'il était mort.

Il a perdu beaucoup de sang et il est en hypothermie.

Je vais chercher un médecin.

Non, il faut d'abord arrêter l'hémorragie.

Il me faut la bassine et la table.

Allez!

C'est tout.

Donnez-moi l'alcool et l'aiguille.

Vite!

Vos mains.

Qu'est-ce que vous allez faire?

Aidez-moi.

Vous n'êtes pas médecin.

C'est un médecin qui lui faut.

Tenez ça.

Allez!

Tenez la plaie ouverte, avec les deux mains.

Quoi?

Avec les deux mains.

Ne bougez plus.

C'est de la folie.

Mais c'est sa seule chance.

Quel est votre groupe sanguin?

Vous avez été soldat, vous connaissez votre groupe sanguin?

Ça pourrait le tuer.

Je suis haut, donnez-moi la seringue.

La seringue!

Là-bas, dépêchez-vous!

Maintenant, vous pouvez aller chercher un médecin.

Dépêchez-vous!

Qu'est-ce que je fais?

Rien ne va plus.

Encore une nuit d'insomnie, docteur?

Monsieur le directeur?

Monsieur le conseiller, je vous présente le docteur Mangold,

une sommité dans le domaine de la chirurgie.

Il travaillait à Zurich avec le professeur Zawabour.

Ma fiancée Johanna travaillait avec vous, je crois.

Oui, en effet.

Monsieur Mangold, on a besoin de votre aide, maintenant.

Agent des services secrets allemands.

Elle va nous dénoncer.

Si c'est nécessaire, tue-la.

Mademoiselle Gabatula?

Il a reçu une balle dans l'épigastre.

J'ai pu l'extraire.

Oh, bon sang.

Bien, vous allez m'expliquer ce qui se passe.

Ellen?

Eldor, ne vous en faites pas.

C'est à cause du traitement.

C'est vous qui avez fait ça?

Son état est stable.

Il n'y a plus qu'à le mettre en observation.

Premier étage.

Vous passez une bonne soirée, mademoiselle Gabat-Houlaire.

Oui, merci.

*Rire*

Tu aurais pu au moins réchauffer mon lait pour la nuit.

Je sais que vous faites partie des services secrets allemands.

Où est ma fille?

Qui vous a parlé d'elle?

Tu crois que tu vas obtenir ce que tu veux parce que tu as la liste des agents?

Le général Taylor est en contact avec les Français et les Russes.

C'est un des personnages clés des forces armées britanniques.

Il est en contact direct avec le premier ministre.

Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse?

Taylor a combattu dans la Somme et il a combattu en Afrique,

avant d'être muté à Berne.

Figure-toi que tu es la première à pouvoir l'approcher.

Bravo.

Gardez vos flatteries, je ne suis pas naïve.

Et vous, vous n'êtes pas malade.

Tu as pourtant vu mes radios.

Elles peuvent être à n'importe qui.

Tu vas m'abattre dans cette tenue?

Restez où vous êtes!

Tu ne veux pas savoir où est ta fille?

Elle est dans une vallée pas très loin d'ici.

Mon père dit qu'il l'a donnée au prêtre.

Lui-même ne sait pas où elle est.

La laisse.

Tuez-moi.

Mais vous ne connaîtrez jamais les plans de Taylor.

La mission H, ça vous dit quelque chose?

Vous me montrez où est ma fille, et vous me donnez 2000 francs.

Tu veux abandonner ton fiancé devant l'hôtel et t'enfuir avec ta fille?

Ce serait un enlèvement d'enfants.

Tu passerais ta vie à fuir.

C'est ça l'avenir que tu veux pour la petite?

Quand ils te coinceront parce qu'ils te coinceront, tu peux me croire.

Ils t'enverront soit en prison, soit dans un asile.

Et ta fille ira dans un foyer.

Je veux bien te les donner tes 2000 francs.

Et je t'en donnerai 500 autres pour toute nouvelle information sur Taylor.

Vous voulez que je travaille pour vous?

Tu es doué et tu as besoin de temps et d'argent

si tu veux préparer ta fuite correctement.

Mais tu as surtout besoin d'une nouvelle identité.

Et ça aussi, je peux te le procurer.

Je te laisse réfléchir.

Au fait, la prochaine fois que tu menaces quelqu'un avec une arme,

n'oublie pas, enlève le cran de sûreté.

Dépêchez-vous.

Grâce à Johanna, Schultz a survécu.

Alors j'ai dû le tuer.

Je m'en suis occupée personnellement.

A Davos, personne ne meurt.

Et j'ai pris à Johanna la liste sur laquelle figuraient nos noms.

Elle en sait beaucoup trop.

À mon avis, on ferait mieux de se débarrasser d'elle.

Oui, on le fera.

Dès qu'on n'en aura plus besoin.

Au fait, pourquoi on la paie?

Avec son enfant, on pourrait la faire chanter.

Vous manquez d'imagination.

Pourquoi la faire chanter et en faire notre ennemi

alors qu'on peut la convaincre d'agir de son plein gré?

Vous allez mieux que le chantage?

Oui, messieurs, l'espoir.

L'espoir.

Les Donatch vivent ici.

Leur fille Vreni travaille chez nous à Kronvald.

Mon père les laisse exploiter la ferme.

Comment je peux être sûre?

Ta sœur envoie de l'argent aux Donnach depuis un mois.

Faut que j'aille la voir!

Johanna, attends.

Si tu fais ça, cette femme ira aussitôt voir ton père et elle lui dira...

Johanna, tu n'auras qu'une seule chance.

Mademoiselle Kébatouler, c'est heureux de danser avec moi.

Docteur Van Gogh.

L'armée allemande sera détruite avant même de comprendre ce qui lui arrive.

Je suis la seule qui croit en toi et qui soit

prête à t'offrir une nouvelle vie avec Ellie.

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