All language subtitles for La Stagiaire.S07E04

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Original subtitles

...

-Hugo !

Hugo !

-Hugo ! -Hugo !

-Hugo !

Hugo !

Rien de l'autre côté ? -Non.

-Qu'est-ce qu'il fout ?

-Il a dû lui arriver

quelque chose.

Une femme hurle.

...

-Ce soir, on inaugure la piste cyclable.

-Ce soir, tous devant le JT pour mon discours.

Ca va ? Pas trop endimanché ?

-T'es magnifique. -Ca passe au JT ? Un apéro,

ça me va bien.

-Moi aussi. Donc, tu restes dîner ?

-Oui. Je serai avec une copine.

Félicité est super sympa.

En espérant qu'un apéro télé, ça ne la gêne pas.

-Félicité Dupin est ta copine ?

-Oui. Tu la connais ?

-Tout le palais la connaît. Mais ce soir, c'est pas l'idéal.

-C'est ce soir ou rien.

-On peut faire ça simplement.

-Voilà.

-On sera ravis

de la rencontrer.

Hein, mon coeur ? -Bien sûr.

-Vous êtes des amours. Pas trop à la bonne franquette.

Je compte sur vous.

-Qu'est-ce qui t'a pris ?

-Elle fait l'unanimité contre elle.

-Il y a des jaloux

à qui ça doit pas plaire. -Notre fils va un peu vite.

-Ca prouve

qu'il n'est pas traumatisé par sa séparation avec Rebecca.

Détends-toi, c'est qu'un dîner.

Tu penses à moi. -Hmm...

Constance soupire.

-Félicité Dupin !

Elle va manger chez moi, là, à table.

Monsieur le juge !

-Constance !

-Ah, vous êtes là ! -Je me suis perdu.

-Tout d'un coup, je vous ai plus vu.

-J'ai tenté un autre chemin.

-Pourtant, vous avez été scout. -Je savais m'orienter à l'époque.

-M. le juge, Constance, bonjour.

Hugo Albin, 35 ans.

Il organisait des stages de retour à la nature.

-Le droit à la déconnexion.

-Le décès a eu lieu

pendant le stage, vers 6h, ce matin. Voici son flyer.

"Une envie de retour aux sources ? Reconnectez-vous

"à votre vraie nature."

-"Goûtez à l'ivresse de se réveiller avec les oiseaux."

-Ou ne pas se réveiller.

-Les traces d'écorce

sur le cuir chevelu, c'est la trace d'un coup mortel

à la nuque,

avec une branche.

-C'est un accident ? -Non, on l'a frappé comme ça.

Il a été attaqué.

-Avec une branche ?

-Exactement.

Il était connu de nos services.

Un passage par la case prison, il y a 2 ans, pour du deal

de drogue.

-Autre chose ?

-Oui. Hier, un participant, Nathan Martinot,

a été emmené aux urgences par le Samu.

Une histoire d'intoxication. Son état s'est amélioré cette nuit.

-Les autres sont où ? -Au campement.

Il y a 2 femmes, la cinquantaine, avec leurs enfants

et un homme, la quarantaine.

-C'est mon fils, César.

Charlotte et lui nous ont offert le séjour

pour nous remercier.

-De quoi ?

-Des préparatifs du mariage.

Ils se marient

dans 2 semaines.

-C'est votre fiancée, Charlotte, là ?

-C'est elle qui avait tout organisé.

Alors là, découvrir le corps, vous imaginez le choc.

-De quoi il est mort ?

Que s'est-il passé ? -On est tous un peu sonnés.

Quand peut-on rentrer chez nous ? -Bientôt.

On essaie de comprendre ce qui s'est passé.

-Il y a eu un incident

avec M. Martinot ?

-On a eu peur. Il s'est intoxiqué.

-Tout le monde suit ? -OUI.

-Vous ferez attention

en descendant.

-Tu conseilles des sacs de rando ?

-Non. Les marques, c'est surtout du marketing.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va pas ?

-Tiens, mon gars. Faut que tu t'hydrates.

Ca t'arrive souvent ? -Non.

J'ai la nausée depuis ce midi. -T'as mangé un truc ?

-Comme tout le monde. -T'es sûr ? Rien d'autre ?

-A part des baies sur le chemin.

-Mais quel genre de baies ?

Décris-les.

-C'est ça.

-Mais c'est du poison, ça. C'est une règle : on ne mange pas

quand on sait pas.

-Hugo m'a dit OK.

-T'as dit ça ?

-Non. Je crois pas.

-Tu lui as dit ou non ?

-Tu te calmes. -Moi ?

T'as vu ? -Ah !

-Hugo a appelé le Samu et ils sont venus le récupérer.

En tout cas,

ça nous a calmés.

Ca a créé une tension avec Hugo. Enfin, surtout avec Sylvain,

qui le tenait pour responsable.

Il disait qu'il fallait arrêter le séjour.

Qu'il fallait le dénoncer.

-Vous avez été témoin

de quelque chose ? -Ce matin, les autres dormaient,

et Sylvain est revenu à la charge. Moi, j'étais réveillée.

Je les ai vus.

-Vous étiez en colère

contre Hugo.

-Ca me regarde.

-Peu avant qu'on ne le retrouve mort,

vous vous êtes disputés. -Je vois très bien votre petit jeu.

J'ai rien à dire.

-Monsieur Poncet,

on n'a pas fini.

-Monsieur, arrêtez-vous.

-Hé !

-Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

-M. Poncet, il est 9h13, vous êtes placé en garde à vue.

-Ah !

-Merci, Nadia.

Notre victime, Hugo Albin, était seule au monde.

Aucune famille connue.

-Nadia perquisitionne son domicile, une cabane aménagée.

-Sylvain Poncet,

il a quitté l'armée d'un coup.

-Il a été viré ?

-Comportement instable et violent.

J'ai contacté l'armée pour savoir. -Son attitude était déroutante.

-Plutôt suspecte. -Il est en souffrance.

-Ne le défendez pas. Nous ne sommes pas avocats !

-Le délit d'orgueil est-il puni ? -Ne le prenez pas personnellement.

-Votre fils va bien ? -Et votre père,

toujours présent ? -Je dois lui parler.

-Vous dites toujours ça. -Cette histoire de chancellerie

qui trouve pas de remplaçant, j'y crois pas.

-Cette affaire me rappelle celle du Morbihan, en août 2020.

Un stage de survie où 10 participants

ont mangé une plante toxique. L'un d'entre eux est mort.

L'organisateur a été mis en examen.

Aucun cadre réglementaire ne régit ces stages.

Des professionnels réclament la création d'un diplôme.

-Là, il s'agit plutôt d'un stage de retour à la nature.

On va interroger un suspect.

C'est bizarre que tu n'aies pas de nouvelles de la chancellerie.

-Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

-Mais t'es pas pressé de partir ? -Mais si, bien sûr.

-Mets-leur la pression.

-Je ne vais pas non plus les harceler.

-Milena n'en a pas marre d'attendre ?

-Je sais ce que j'ai à faire. J'ai pas besoin d'être fliqué.

-Je m'intéresse. C'est tout.

-T'as pas une audition, là ? -Si. Si, j'y vais.

-Eh ben, voilà.

Bonjour. Procureur Quiring à l'appareil.

Passez-moi le secrétariat de la chancellerie.

Bien sûr, je patiente.

-Asseyez-vous.

Le juge sera là dans 1mn.

Vous faites souvent ce genre de stage ?

-J'aime bien, même si, souvent, c'est un peu amateur.

-"Amateur" ?

-Oui. Les gens viennent là en touristes.

-Mais pas vous ? Et là, même l'organisateur

était un amateur. Ca, ce n'est pas tolérable.

Que s'est-il passé, ce matin, quand vous êtes allé voir Hugo ?

-J'étais en colère, c'est vrai.

-Hé ! -Quoi ?

-T'as failli le tuer.

-Du calme. Il va s'en tirer.

-Tu t'en sors bien

jusqu'à la prochaine. -OK. Sur ce coup-là, j'ai merdé.

-Oui. -Ca se reproduira pas.

-Les nuits dehors, c'est pas le mitard.

-Quoi ? -Ton tatouage,

je sais ce que c'est :

la passif criminel.

-Viens.

OK. Je suis tombé

pour stups,

mais je suis clean.

-Parole d'un taulard ?

-J'apprécierais que t'en parles à personne.

-Les gens devraient savoir qu'avec toi, c'est risqué.

-Si ça se sait, je suis foutu.

On me fera plus confiance.

-A juste titre. -Je vis ici depuis ma libération.

J'avais rien, que dalle.

Tu peux te foutre de ma gueule, mais la nature m'a sauvé.

Mon truc n'est pas totalement carré, mais je sais ce que je fais

et je vais m'améliorer. Tu saisis ?

Ces stages, c'est ma seule chance de m'en tirer.

Alors, si tu évitais d'en parler...

Attends !

-Son histoire, ça m'a touché.

J'ai rien dit aux autres pour la prison.

-Ca s'est terminé là ? Chacun est reparti de son côté

en bons amis ?

-Oui.

-Vous êtes pourtant connu pour être moins conciliant.

-Que voulez-vous dire ? -Vos bagarres dans l'armée.

Des situations vous font dégoupiller.

-Ca n'a rien à voir.

-Votre violence,

ça n'a rien à voir ?

-On veut comprendre.

-Stress post-traumatique. Voilà.

Vous êtes content ?

Une opération au Sahel, on m'a pris en otage et...

On m'a torturé. Après, j'étais plus apte.

Ils m'ont proposé un truc dans un bureau,

mais c'était pas fait pour moi. Le terrain, c'était ma vie.

Alors, je sais que, parfois,

ça peut me rendre un peu nerveux, mais je me soigne.

Et j'ai pas tué Hugo.

-On va demander la levée de votre garde à vue.

Restez disponible.

-On est allés voir Nathan Martinot à l'hôpital.

Il a confirmé l'histoire des baies rouges.

Hugo a pris de ses nouvelles ce matin.

-Et la perquisition chez la victime ?

-Ca n'a rien donné. Il a bâti seul sa cabane à l'entrée de la forêt.

-Il voulait s'en sortir.

-On a ratissé

la zone. Aucune trace de voiture.

-Donc, l'assassin serait

une des personnes du stage. -Y a de fortes chances.

-Si Poncet

est innocent, il a dû se passer une chose avec les autres participants.

Ces 2 mères avec leurs enfants.

-On a craqué le téléphone d'Hugo Albin.

Dans sa boîte e-mail, on a trouvé 2 billets de train,

des allers pour l'Espagne. Départ :

demain.

Il discutait souvent

avec Charlotte Custine,

des semaines avant. Ils se parlaient tous les jours.

-La déconnexion n'était pas

la règle pour tout le monde.

-Peut-être que ces billets étaient pour Charlotte et lui.

-Ils auraient été amants ? -La mère de César a dit

que Charlotte avait tout organisé.

Ca veut dire qu'elle connaissait Hugo

avant le stage. Donc, ça confirme

qu'ils ont passé beaucoup de temps ensemble.

-Je devais pas travailler, mais je peux pas rester inactif.

Ce week-end, va falloir que je m'active.

-Votre fiancée n'est pas chez vous ?

-Elle est sortie prendre l'air. On est encore très choqués.

Je pense qu'elle a besoin d'être seule.

-Vous vous êtes disputés ? -Pas vraiment.

-Ca veut dire oui ?

-Ca veut dire pas vraiment.

-Vous avez rompu pendant le stage.

-Comment vous le savez ?

-Ca vous a rendu fou de savoir qu'elle fréquentait Hugo.

-Hugo ? Comment ça ?

-Charlotte vous trompait avec Hugo.

Ils allaient partir en Espagne à la fin du stage.

-Non. C'est pas possible.

-On va reprendre du début.

Votre fiancée vous annonce qu'elle ne veut plus vous épouser.

-Non. Déjà, c'est pas elle.

C'est moi qui ai mis le sujet sur la table.

Elle et moi, ça a toujours été une évidence pour tout le monde.

On a toujours été ensemble.

-Je fais tout le boulot.

-Mais dis donc,

tu veux que je t'aide à récupérer du bois ?

Tu veux que je t'aide ? -Arrête !

Ils rient.

...

-Ah, putain... -Arrête.

...

-Qu'est-ce qu'il y a ?

T'es fuyante, depuis quelques semaines.

Ca fait une éternité qu'on n'a pas fait l'amour.

-Je veux pas te faire de mal.

-C'est le mariage ? Ca te stresse ?

-Tu te souviens de la première colo qu'on a faite ensemble ?

-Oui. On avait... 7 ans ?

-Je te rejoignais en cachette dans ta tente. J'avais peur.

On s'était promis de ne jamais se quitter.

Mais je ne suis pas sûre de pouvoir tenir cette promesse.

Tu sais ce que je crois ?

T'es la personne qui me connaît le mieux, et je veux pas te perdre.

Tu m'en veux ?

-T'as quelqu'un ?

Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

-T'as rien fait.

Ca m'est tombé dessus.

-Et c'est sérieux ?

-Je suis amoureuse, César.

-On devait en parler après le week-end,

l'annoncer à nos mères.

Mais tout ça est arrivé.

-Elle a pas dit

que c'était Hugo ? -J'ai pas voulu savoir.

C'était déjà beaucoup

à encaisser. -Vous avez accepté

sans rien faire ? -J'ai mis l'après-midi à réaliser.

Et...

Le soir...

J'ai craqué.

J'ai pleuré.

J'arrivais même plus à m'arrêter.

Demandez à ma mère, elle m'a vu dans un sale état.

J'ignorais que c'était Hugo.

-Vous étiez en colère. Ca se comprend.

Vous n'étiez plus vous-même

et ça a dérapé. -Je l'ai pas tué.

Demandez à Charlotte

si je dis la vérité. -Elle est introuvable.

-Elle doit être super mal.

-Vous savez où elle pourrait être ? -Non.

Retrouvez-la. J'ai peur qu'elle fasse une bêtise.

-On va mettre la police sur le coup. En attendant,

je vous mets en examen.

-Il a l'air perdu.

-C'est sa version. Il peut très bien mentir.

S'il a découvert leur relation,

il a pu le tuer.

Sonnerie.

-C'est Nadia. Oui, Nadia ? -Elle dit quoi ?

-Le téléphone de Charlotte ne borne plus.

-Passez-la-moi. Il faut la retrouver.

C'est la pièce manquante du puzzle. Mobilisez des équipes.

Pourquoi c'est vous que Nadia appelle ?

-Elle vous a appelé ? -Non.

J'étais sur silencieux.

J'ai 7 appels manqués de l'étudiant qui va chercher Raphaël

à l'école. C'est Boris. Vous avez essayé de me joindre ?

Raphaël n'y était pas ?

-Essayez votre père.

Il est peut-être chez lui. -Bon, je vous rappelle.

J'arrive pas à joindre Solène.

Mais oui, elle a son oral.

-On va faire un signalement pour disparition inquiétante.

J'appelle Nadia. Chaque minute compte.

-Ah ah ! Raphaël rit.

Salut.

-Tout va bien ?

Comment ça va ?

Tu n'as rien ? -On était au ciné.

-Oui.

-Vous pouviez pas prévenir ? -J'ai envoyé un SMS à Solène.

-Elle est pas joignable. -Oh, pas de bol. Désolé.

-"Désolé" ? Vous imaginez la peur qu'on a eue ?

Vous êtes irresponsable.

-Papa va être à Marseille.

-Ouais.

-Tu vas prendre ta douche rapidement

car il est tard.

-Salut.

J'ai terminé mon boulot,

à Cannes, alors j'en ai profité pour aller chercher le petit.

Quoi ? C'est mon fils, quand même.

-Attendez.

C'est quoi, votre conception de la paternité ?

Un passe-droit ?

-Oh là là ! Le passé, c'est le passé.

Maintenant, je suis libre, alors je vais profiter du gamin.

Je vais le suivre à 100%.

-Ca veut dire 24h/24 à la maison ?

-Hmm.

-Ca sera pas possible.

-Et un boulot stable,

ça fait partie de vos plans ? -Oui.

*-Mesdames messieurs...

-Désolée, j'ai été retenue. -Chut, ça vient de commencer.

-Ah... *-C'est une grande émotion.

*Ce genre de moment, c'est comme le vélo.

*Ca ne s'oublie pas.

-LE CONSE

SOMMES RAVIS DE VOUS SOUHAENVENUE

A L'ON

DE LA NOUVELLE PISTE CYCLABLE. -T'es chou, ouvre ma bouteille.

*-Le même plaisir

*que moi, avec vos enfants. -Oui. Il est pas terrible.

-C'est un saint-émilion. Faut pas exagérer.

*-Et j'espère

*que nos concitoyens

*délaisseront leur voiture

*pour la planète.

*Alors, avec ou sans petites roues, en avant !

-Hé !

C'est génial, cette piste.

-Oui, c'est super. -Ca se la raconte un peu, non ?

C'est pas les 1ers pas sur la Lune.

-Pour la commune, c'est important.

-Ah oui.

Ca fait un peu

un coup de pédale pour le maire

pour sa réélection. -Excusez-moi, je passe un appel.

-Hum...

Il est bon, ce vin.

-Oui, monsieur le juge.

-Attendez.

-Et Raphaël ?

-Il était avec Ludovic.

-Quel soulagement !

-Merci. Je vous laisse.

-Et Charlotte ?

-Rien de neuf. Je peux pas parler.

-Vous, à partir du moment qu'on n'est pas juge ou avocat,

on est des nazes ? -C'est votre argumentaire ?

-M. le juge, attendez.

*Vous m'entendez ? -Oui.

-Et si elle comptait prendre le train prévu avec Hugo ?

*Imaginez.

Elle a perdu Hugo au moment où ils allaient être ensemble.

Elle peut continuer le projet pour lui rendre hommage.

*-Le départ,

c'est demain, à 6h40 ? *-Oui.

-J'appelle Nadia.

*Merci. -Très bien. Au revoir.

-La morale ? Il est pas question de morale.

-Je sais élever mon fils. -Nadia ?

-Votre fils,

je l'ai plus vu moi que vous, ces derniers mois.

-Dites-le, que je suis

un mauvais père. -Merci.

-Est-ce que vous pourriez arrêter, ne serait-ce que quelques secondes,

de vous victimiser ?

-Alors là...

-Papa, Ludovic a compris.

-Oui, un peu.

-Merci.

Merci pour ton aide, mais je vais gérer.

-C'est fou, la nature humaine. On est toujours surpris.

Lisez ça, vous apprendrez

quelque chose.

-Merci, merci. A demain.

-Bon, ben... moi aussi, je vais y aller.

Dis à Raphaël que j'ai pas voulu le réveiller,

qu'on se revoit vite,

je sais pas quand, mais ça ne dépend pas de moi.

Et...

Tu lui diras que je l'aime, comme j'ai jamais...

-Bon, tu veux dormir sur le canapé ?

-Merci ! Merci !

T'aimes les burgers ?

Je vais te faire une recette revisitée.

C'est de la bombe. Merci, mon pote.

-Non, je suis pas ton pote.

-Ca reste entre nous.

-La fin justifie les moyens.

Ceux qui le nient,

ce sont des hypocrites.

-C'est votre opinion.

-On a rien sans rien.

Moi aussi, j'ai décidé d'être dans la lumière.

Grâce à ma consoeur,

j'ai eu une interview avec un journaliste

de "La Provence".

-Les avocats, on s'aide aussi.

-Tu veux devenir Dupond-Moretti ?

C'est nouveau ? -La presse est importante,

si on veut attirer des gros clients.

-Et la satisfaction de rendre sa dignité à une victime,

d'obtenir une juste peine

quand on fait un écart ?

-Si on passait au dessert ?

Tu nous as fait

ton tiramisu ? Ca vous dit ? -Non, merci. Pas pour moi.

Si je veux pouvoir monter sur mon vélo, demain, et découvrir

ces pistes cyclables...

Sérieusement, c'était comique.

Mais qui écrit ses discours ?

Il doit se marrer.

-Ca dépend des jours.

-Merci encore. -Oui.

Ciao. C'est pire que ce que tu m'avais dit.

-Oui, hein.

-Dis-moi ce qu'ils ont en commun.

-Oh... Ils s'amusent.

C'est de son âge. C'est pas très sérieux.

-Qu'est-ce que tu en sais ?

On n'en sait rien.

Si ça se trouve, on va se les taper les 25 prochaines années.

-Tu vois, ce qui m'attriste,

c'est qu'il n'est pas très naturel. Il est un peu... différent.

-Il a joué un rôle toute la soirée.

Voilà.

Allez, rentrez bien.

-Ah... -A pas bientôt !

-C'est pas vrai. J'en pouvais plus. Oh !

...

-Hmm...

-Ludo... Ludo !

Salut, mon pote.

Tu veux être présent pour ton fils ?

Ca commence maintenant.

Courses. Céréales, les Choca Pops. Les autres marques, il aime pas.

Le dentifrice, c'est en pharmacie,

car il a les gencives sensibles.

Prends la carte de fidélité

pour avoir les vignettes de foot,

que Raphaël collectionne. Une minute.

Oui, Nadia ?

Charlotte ?

Excellente nouvelle. Merci. J'arrive.

Et pour les autres choses, je te laisse découvrir.

Je compte

sur toi. -Oui.

Il est fou, ce mec.

-Ce soir,

on se fait un coucher de soleil ? -J'adore.

Et moi, j'apporte le champagne. -Alors, je loue un bateau.

-Vous avez une bonne intuition. Sans vous, Charlotte Custine serait

en Espagne, en ce moment.

-Je repensais à ce que Sylvain Poncet nous a dit sur Hugo.

Croyez-vous que Charlotte savait qu'il avait fait de la prison ?

C'est pas rien. -On va lui demander.

-Quand je me suis occupée de la réservation du séjour,

on a sympathisé, avec Hugo.

On s'est revus

pour l'organisation et, clairement, on s'est plu.

-Qu'est-ce que tu dirais de l'Espagne ?

Arrête de rire. C'est vrai.

Des potes à moi ont une sorte de ranch, là-bas.

Ils cherchent du monde. On serait libres,

au grand air, et on part

quand on veut. Quoi ? -Tu t'arrêtes jamais ?

-Non. J'ai perdu assez de temps avec mes conneries.

-Donc, avec moi,

c'en est pas une ? -Toi,

t'es la plus belle chose

qui me soit arrivée. On m'avait pas regardé depuis longtemps

avec confiance. -Et moi, on m'avait pas regardée.

-Comme une femme ?

-J'ai connu que César, et on est un peu comme 2 copains d'enfance.

-Hé !

Si on part, je veux pas que tu regrettes.

Je veux que tu te sentes libre. OK ?

-Je me suis jamais sentie aussi libre.

On allait tout dire à ma famille et partir.

Mais l'homme que j'aime est mort.

-Donc, vous étiez au courant de son passé

de délinquant ? Ca ne vous a pas inquiétée ?

Pourquoi vouliez-vous partir en Espagne, même sans lui ?

-Aller là-bas, c'était nous, comme s'il était encore un peu là.

-Vous savez que ça vous rend suspecte.

-J'avais besoin d'être seule pour digérer tout ça.

J'avais pas le courage d'affronter César, sa mère, ma mère.

-Votre mère tient beaucoup à ce mariage

avec César. -Oui. C'est pire que ça.

Elle vit par procuration, comme si c'était elle qui allait se marier.

Laurence et ma mère

sont comme les 2 doigts de la main, alors elles étaient heureuses.

-Elle peut nous mentir.

Si elle a découvert qu'Hugo avait fait de la prison,

ils ont pu se disputer.

Constance,

vous ne croyez pas à la culpabilité de Charlotte Custine ?

-C'est la mère de César qui a témoigné sur la scène de crime.

-Elle a raconté la dispute avec Sylvain Poncet.

-Elle a pu nous orienter vers Poncet.

-Si son fils est coupable, c'est possible.

-Son fils ou...

J'ai relu les retranscriptions d'audition. César a dit :

"Le soir, j'ai craqué,

"j'ai pleuré, j'arrivais plus à m'arrêter.

"Demandez à ma mère, elle m'a vu dans un sale état."

-Donc, il lui a dit que c'était fini avec Charlotte.

-Laurence tenait à ce mariage. Elle a voulu en savoir plus.

Elle a découvert que Charlotte

avait une liaison avec Hugo.

-Je vous en prie, entrez.

Excusez-moi.

Si la prestation ne convient pas, vous serez remboursée.

-Bonjour. -Bonjour.

Une belle amitié.

-Oui.

-Ce sont vos maris ?

-Oui.

Ils étaient pompiers.

-"Etaient" ?

-Ils sont morts dans un incendie.

-Je suis désolée.

-Ca remonte, vous savez. Charlotte et César avaient 4 ans.

-On s'est entraidées. Sans Véro, j'aurais pas tenu.

-Et vous avez monté la boîte ?

-Au départ,

c'était que du repassage, et puis ça a marché,

on a même refusé

du travail.

Maintenant, on met en relation des gens qualifiés et des clients

pour du ménage à domicile. -Le courage a payé.

-Hmm...

Mais vous n'êtes pas venus jusqu'ici

pour qu'on vous raconte nos vies.

-Je peux ?

-Oui. -Vous avez

des nouvelles ?

-C'est la dernière ligne droite.

Il reste des choses à faire. On ne va pas dormir beaucoup,

ces jours-ci,

mais ce sera

le plus beau jour de leur vie. -Y aura pas de mariage.

Vous le savez.

Nous savons

que César vous a dit que c'était fini

avec elle. -Charlotte doute un peu,

mais ça va passer.

-Si on fait du mal à mon fils, je sors les griffes.

Pas vous ?

-Hugo devenait l'homme à abattre. A cause de lui,

Charlotte ne voulait plus se marier.

A cause de lui, César souffre.

-A cause de lui,

vous risquiez de perdre

votre meilleure amie, cette famille que vous avez recréée.

Vous vouliez sauver

ce mariage.

C'est votre amie.

Si vous savez quelque chose, il faut parler.

-Laurence, laisse-moi leur dire.

-Non, Véro, ne fais pas ça.

-C'est moi.

C'est moi qui ai tué Hugo.

-Ca m'a fait tellement mal de voir César dans cet état.

Je pensais que ça s'arrangerait.

Puis, j'ai surpris Charlotte avec Hugo.

...

J'ai suivi Hugo. Je voulais

qu'on s'explique.

Mais Sylvain,

il m'a devancée.

-Hé, viens là. Qu'est-ce que t'as fait ? T'as failli tuer Nathan.

-Calme-toi.

-Les nuits dehors, c'est pas le mitard.

-Tu parles de quoi ? -Ton tatouage, je le connais.

Les prisonniers se le font.

Les années au trou, le passif criminel.

-Vous avez découvert qu'Hugo avait été en prison.

-Il fallait que je lui parle.

-Laurence, ça va ?

Vous êtes matinale.

-T'es en train de briser un couple, une famille.

Tu fais du mal.

-Et Charlotte, vous lui avez demandé ce qu'elle en pensait ?

-Tu lui as dit que t'avais fait

de la prison ?

-Vous inquiétez pas, elle le sait.

-J'ai 10 000E sur un compte. Quitte-la et ils sont à toi.

-Vous comprenez pas.

Dans 2 jours, on sera en Espagne. C'est terminé avec César.

C'est la vie.

-Tu vas lui foutre la paix, sale criminel !

J'étais hors de moi.

-Je me suis réveillée, Laurence n'était pas là.

Je l'ai cherchée.

Laurence !

Quand je l'ai vue

avec Hugo...

-Sale criminel !

-Elle le traitait de criminel, j'ai eu peur

qu'il la blesse.

Ah !

J'ai eu peur pour Laurence.

J'ai...

J'ai agi instinctivement.

Je vous assure, je voulais pas le tuer.

-Tout est ma faute.

J'ai insisté pour rien dire. Véro voulait appeler

les secours.

C'était mon idée de faire croire à un accident.

-Et vous ne vouliez pas que Charlotte et César le sachent.

-Non. Ma Véro, je suis tellement désolée.

J'ai tout foutu en l'air.

-Oui, t'as raison. C'est important pour Raphaël

qu'il soit présent, qu'ils créent un lien.

Mais ce serait plus simple pour moi si Ludo n'était pas là.

-Non... non, mais attends.

Attends, attends, Solène.

Mais écoute-moi.

D'accord. On en reparle plus tard. OK.

OK. Je t'embrasse.

-Ca va ? -Oui, très bien.

-Désolé, pour hier, j'y suis allé fort avec Ludo.

-T'inquiète pas. Que voulais-tu me dire ?

-J'ai tout fait nickel.

Le dentifrice, j'ai pas trouvé la bonne marque.

Mais j'en ai acheté en pharmacie. -Ca devrait aller, alors.

-La pression a porté ses fruits. -On dirait.

-Ca m'a pas fait plaisir, mais ça m'a fait réfléchir.

-Eh bien, tant mieux.

-Et voilà.

Responsable du courrier et gestion des fournitures ici, au palais.

-Et... ?

-C'est un boulot stable.

Je sors de l'entretien.

Je le sens bien, le coup. -Attendez.

Ne vendez pas la peau de l'ours avant d'avoir décroché le job.

-Avec mes recommandations, si j'ai pas le job, je m'appelle plus Ludo.

-Tes recommandations ?

-Eh ben, vous deux.

Vous me recommandez ?

Je me suis peut-être un peu précipité,

mais ne m'en voulez pas. Bon, je file à l'école.

Merci, les gars.

-Il est gonflé, quand même. -Ne m'en parle pas.

-Faut pas que je tarde. J'ai rendez-vous à 17h pour mon visa.

-C'est de ça que tu voulais me parler ?

-Oui.

La chancellerie m'a enfin trouvé un remplaçant.

Donc, oui, ça y est, ça se précise.

-C'est top. Tu connais la date ? -Oui.

Je pars dans 15 jours.

-15 jours ?! -Oui.

-Ah oui, c'est...

C'est demain.

-Euh... oui.

-C'est bien. Une fois que c'est acté, autant que ça aille vite.

Sinon, on est entre deux.

Eh ben, vas-y.

-Où ? -Pour ton visa.

-Ah... oui.

Oui, j'y vais.

J'y vais, j'y vais.

...

-Oh là...

Mauvaise journée ? -Au contraire. Très bonne journée.

-Qu'est-ce qui te tracasse ?

-J'ai réfléchi.

C'est pas à moi de savoir qui peut rendre heureux Antoine.

C'est à lui de savoir.

-Mais il y a un juste milieu.

On peut se mentir, mais c'est à lui d'ouvrir les yeux.

-Ca va ? Merci pour le dîner d'hier, c'était trop sympa.

Alors, vous la trouvez comment ?

-Elle est... elle est sûre d'elle.

Elle affirme ses opinions. C'est un atout dans la vie.

-Et elle est dynamique.

Extrêmement dynamique.

-Après, on ne peut pas juger en une fois.

Mais avec ta mère, on la trouve pleine

de ressources. -J'ai compris.

Vous l'aimez pas. -Mais non.

-Ne te justifie pas.

A moi, elle me plaît.

Ce serait mieux pour tout le monde si ça se passait bien.

-Il va falloir qu'on s'habitue.

-Il va quand même falloir faire un très gros effort.

...

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