All language subtitles for La Stagiaire.S06E04

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Original subtitles

...

-Tu les apprends par coeur ?

-Quand on se lance dans des travaux, il faut anticiper

pour pas se tromper.

-Je dis quoi au voisin ? Il attend notre réponse.

Il me relance.

-D'habitude, c'est l'inverse.

-Il doit s'organiser.

-Dis-lui qu'on étudie sa proposition.

-"Pour pas se tromper."

-Voilà. -"Voilà" !

-Tu es encore dans tes plans ? -On doit donner une réponse à XL.

Ses idées sont bien, mais j'ai pas envie

d'anticiper, mais si je tarde trop, on risque de passer à côté.

-A côté de quoi ?

-Quand tu as entre les mains

un bon architecte, tu le lâches pas,

sinon tu rates le créneau. -Le voisin n'est pas surbooké.

-Comment ça ?

-Il lit au parc.

-Il se détend.

-Ca ressemble à des vacances.

-Tu le croises au parc tous les jours ?

-Oui. Je passe par le parc et, quand je rentre, il n'a pas bougé.

-C'est dingue, ça.

Tu as le temps de me rendre un service ?

...

-Bonjour. -Bonjour, capitaine.

-La victime s'appelle Isaac Lanciaux.

45 ans, divorcé, pas d'enfant.

Son ex-femme vit en Bretagne.

Son laboratoire de recherche était dans le planétarium.

C'était un astronome connu. -Une sommité internationale.

Il y a 3 ans, il a découvert une planète hors du Système solaire.

-Ca sert à quoi ?

-Si l'air devenait irrespirable sur Terre,

vous aurez un endroit pour vivre.

-Déjà je prends pas l'avion. -Vous êtes calé en astronomie.

-C'est une de mes passions et je m'informe régulièrement.

-Il a été frappé à la tête avec un objet lourd qu'on a pas trouvé.

C'est arrivé entre 6h et 8h.

Franck Gamblin a trouvé le corps.

-Il y a la vidéosurveillance ? -Non.

Il faut un badge

pour entrer.

On a retrouvé des cartes de visite et une facture de chambre d'hôtel.

Il était à une conférence à la fac de Marseille. Il vit à côté.

-Pourquoi il a pris une chambre ? -Allez à l'hôtel, renseignez-vous.

On va aller

au planétarium.

-Monsieur le juge, on y va ?

-Oui. J'arrive.

-Mars a toujours fasciné les astronautes et les écrivains.

-M. Gamblin ?

-Oui.

-Franck Gamblin ?

-Je peux ?

Un instant. J'arrive.

-Vous avez découvert

le mort ? -Oui.

J'avais rendez-vous avec lui. Il voulait prolonger l'exposition.

-Là, c'est lui ?

-Oui. C'est une exposition anniversaire

pour la découverte de Tod 700 I. C'était en Sibérie.

Tod 700 I se trouve dans le système Sirius.

L'atmosphère est proche

de celle de la Terre. -Il y a peut-être

de la vie ?

-Vous avez remarqué quelque chose de spécial au sujet de Lanciaux

ces derniers temps ? -Non.

Il était souvent dans son bureau ou en déplacement.

Il était assez distant.

-Et ça, c'est quoi ?

-L'an dernier, il a reçu le prix de l'Académie des sciences.

-C'est pas l'équipe

qui reçoit le prix ? -Ca dépend.

-De quoi ?

De qui dirige l'équipe ?

-Par exemple.

-Les autres travaillent ici ? -Non. Il reste juste Cécile Pérez,

son assistante.

-Mme Meyer... -Mlle Pérez ?

Boris Delcourt.

Constance Meyer.

-On a trouvé ça.

-J'ai déjà tout dit

à la police.

-Isaac Lanciaux travaillait sur quel projet ?

-Il y avait cette carte.

-La NASA et l'Agence européenne

nous financent un projet pour l'envoi d'une sonde vers Tod

dans les 2 prochaines années, mais maintenant...

-Ca suscitait de la jalousie ?

-Non. C'était un scientifique respecté.

Je comprends pas qui a pu faire ça.

-S'il avait eu un problème, il vous en aurait parlé ?

-J'ai accès à l'ordinateur d'Isaac. On partage toutes nos données.

Il y a quelques jours, j'ai regardé sa messagerie personnelle.

Il y avait ces e-mails. -"Tu ne mérites pas d'être

"dans la lumière. Tu vas payer ou on saura qui tu es."

-Ca date de quand ?

-Une quinzaine de jours.

Vladimir marmonne.

Il soupire.

On frappe.

-Je vous dérange

une seconde.

Me Morlay veut déplacer

son rendez-vous à vendredi.

Ca vous va ? -Quoi ?

Morlay ?

Euh... oui, oui. Peu importe, voyez vous-même.

Solène, Perdon !

J'ai quoi aujourd'hui ?

-Alors...

Ce soir, l'apéritif des anciens de votre lycée.

A 15h, vous voyez

Me Bèmery pour l'affaire Dubois.

Et ce matin... rien de spécial : votre cours de russe dans 15mn.

-"Dans 15mn" ?

C'est pas possible. J'ai 34 proverbes à traduire.

-Reportez.

-Non. J'ai déjà reporté 2 fois. Je devais rattraper les devoirs.

Enfin... les retards.

Non, non, mais...

J'y arriverai jamais.

Euh... vous...

Euh...

Vous allez lui dire

que j'ai eu une urgence.

-Je vous fais

un mot d'absence ? -Riez !

C'est pire que mes mauvais souvenirs

du collège.

-Ne vous inquiétez pas.

Je vous couvre. -N'oubliez pas de fermer la porte.

-Lanciaux se prenait pas pour n'importe qui.

-Il avait le droit d'avoir un ego...

-Surdimensionné ?

-M. le procureur...

-Tout va bien ? -Oui.

On a des éléments à vous donner. -Très bien.

On verra ça plus tard. Meyer, ne restez pas là !

J'ai une urgence.

Vous me disiez ?

-La victime avait été menacée. -Chut !

"Menacée" ?

Alors on en reparlera plus tard.

J'ai une urgence, là.

-Ne me dites pas qu'il est en train de sécher ?

-Elle va le mettre au coin

avec une chapka sur la tête.

Antoine, ça va ?

Tu en fais, une tête.

Tu es malade ? -Non. Juste crevé.

-Tu es au bout du rouleau.

Qu'est-ce qui t'arrive ? -Je suis sorti hier soir. Voilà.

-Tu sors la semaine ?

-Oui. Ca m'empêche pas d'assurer au travail.

-Tu te refuses rien.

-Non. Je devrais ?

-Ca te réussit pas, le manque de sommeil.

-Maman, attends. Excuse-moi.

Tu as raison, il faut que je dorme un peu. Je suis désolé.

-La perquisition n'a rien donné et, pour les e-mails,

on attend les résultats.

-A l'hôtel, on a quoi ?

-Lucile Garrel, une étudiante à la fac de sciences.

C'est la photo

du trombinoscope.

Et ça,

ce sont les images de vidéosurveillance devant l'hôtel.

Ils sont arrivés

vers 21h.

Un serveur les a vus au bar.

La victime a beaucoup bu,

Lucile l'a giflée, elle est partie. Isaac est parti le lendemain à 7h.

-Emmener

une étudiante à l'hôtel ?

La soirée de Lanciaux ne s'est pas passée comme prévue.

Convoquez cette étudiante, capitaine.

-Très bien.

-Qu'y a-t-il, Meyer ?

-Ca n'explique pas les lettres de menaces.

-Peut-être que Lanciaux était coutumier de ce genre de situation.

-On a bu du champagne, on a parlé d'astronomie.

Après je suis rentrée chez moi. -Quelqu'un peut en témoigner ?

-Non. J'habite seule à la cité universitaire.

-Le barman de l'hôtel vous a vue gifler Isaac Lanciaux.

-Que s'est-il passé, Mlle Garrel ?

-Je suis étudiante en physique théorique

et je rêve de devenir astronome.

Le Pr Lanciaux venait faire une conférence,

c'était l'occasion de l'approcher

pour lui demander de diriger ma thèse.

-Il a accepté ?

-Pendant la conférence, je me suis assise au 1er rang

et j'ai posé plein de questions.

-Et il vous a remarquée.

-Oui.

Il est venu me voir au pot qui était organisé après.

-Et il vous a proposé de prolonger la discussion à l'hôtel ?

-Il a commandé plusieurs whiskys et la conversation a un peu dévié.

Il s'est mis à me draguer.

-Vous voulez boire autre chose ? Je ne sais pas... un whisky ?

Du champagne ?

Une coupe ? -Non. J'ai peur

que ça me soûle.

-Parfois, il faut perdre la tête pour tutoyer les étoiles.

Hmm ?

Un portable vibre. Excusez-moi. Ne bougez pas.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a encore ?

Je t'ai dit non, Al.

Tu me lâches, maintenant.

Tu m'appelles plus. Tu vas le regretter.

Va te faire foutre, Al !

Tu m'entends ? Va te faire foutre ! OK ?

Connard !

Un autre whisky ! Ne bougez pas.

On n'est pas bien, là ?

On est détendus, tout va bien. Restez là.

-Il était ivre et insistant.

J'ai flippé et je l'ai giflé.

-Je comprends. -Mais je ne suis pas fière de ça.

Si ça pouvait ne pas s'ébruiter... -Vous n'avez pas à avoir honte.

-Comment a-t-il appelé son interlocuteur ?

-Al.

Oui, c'est ça. Al.

-Il le tutoyait ? -Oui.

-Oui, Nadia. Je vois. Je transmets au juge.

Très bien. Merci.

Bonne soirée.

-Au revoir.

-T'as acheté quoi ?

-J'ai craqué.

-T'as raison. Faut se faire plaisir.

-C'est pour mon mari.

-Il est gâté. -Faut ce qu'il faut.

Depuis la naissance du petit, on s'est oubliés.

-Il faut rester unis.

-Je te montre.

-Sympa, hein ? Et la rouge, je l'adore.

-Oui, elle réveille.

-Des caleçons.

-Alors bonne soirée.

-T'as raison, je vais être en retard. A demain.

-A demain.

Vous revenez à vos 1res amours ? -Pourquoi ?

-"Club des astronomes amateurs".

-Je l'ai pris au planétarium. Je voudrais faire quelque chose

avec Raphaël.

Ca pourrait l'intéresser ? -Vous le connaissez bien.

-Mais c'est compliqué en ce moment.

-Ca va pas ? -Si, mais son père est revenu.

-Mon père ce héros ? -Voilà.

-Si ça vous fait plaisir de l'emmener là-bas,

faites-le. Faites-vous un peu confiance.

-Et notre illustre astronome,

ça donne quoi ?

-Le staff de l'hôtel a confirmé que Lanciaux est resté à boire.

Il a pas pu rentrer chez lui.

-Vous croyez Lucile ?

-Oui. A sa place, j'aurais cherché à éviter Lanciaux.

-Que proposez-vous ?

-Il faut fouiller d'autres pistes avant de la réentendre.

J'ai pensé

au coup de fil que Lanciaux a reçu au bar.

Al... c'est peut-être

Al Bédo, de son vrai nom Soren Nottet.

-Ils ont tous un pseudo.

Que sont-ils devenus ? -Lui, il travaille

en Russie.

Elle, elle dirige l'observatoire

du Chili.

-Donc ils sont hors de cause. Ils ont tous bien réussi.

-Oui. Sauf Soren Nottet.

Plus de trace

depuis la découverte de l'exoplanète.

Son dernier emploi date d'il y a 2 ans. Depuis, plus rien.

Il a peut-être envoyé les e-mails.

-Ca ne prouve rien.

Il a pu changer de vie. -Peut-être.

Il faut demander à Nadia de retrouver sa trace.

-Vous avez raison. Cherchez de ce côté-là.

Sonnerie. -Excusez-moi.

-Je vous en prie. -Allô ?

Oui, Rebecca.

Antoine ?

Ecoute, j'ai pas le temps, là.

Je te rappelle tout à l'heure. Au revoir.

-Ca voudrait dire qu'on pourrait habiter sur la Lune ?

-Non, car les conditions propices à la vie humaine

n'y sont pas réunies, mais sur une autre planète.

-Laquelle ?

-On l'ignore. Les scientifiques en découvriront peut-être une.

Si ça t'intéresse,

ce week-end, on visitera

un club d'astronomie pour en apprendre plus sur cette planète.

-Ce week-end, je vais casser des trucs avec mon père.

-Comment ça ?

-On met une combinaison et on peut casser des télés, des meubles,

des ordinateurs, tout ce qu'on veut. C'est bien.

-Mais ça sert à quoi ?

-A rien, c'est fun.

-Bon... bon, très bien.

Nous, on ira au club un autre week-end ?

-Oui, si tu veux.

-OK.

C'est intéressant, quand même.

-Alors ? -Alors quoi ?

-Et ta mission ?

-Il est resté au parc.

Il est passé chez lui,

à la boulangerie,

puis au parc.

-Il fait rien ?

-Qui ça ?

-Un architecte à qui j'ai failli confier l'avenir

de ma famille.

Il nous ment, Constance.

-Que dis-tu ?

-Tu vois le grand parc ?

XL y passe ses journées.

-Il est sur un chantier.

-Il glandouille.

-Faut qu'on lui parle.

-On va pas ouvrir une enquête.

Ce type nous ment.

On va lui dire de rester chez lui et de nous laisser tranquilles.

-Et ça, c'est la nouvelle déco

du jardin ?

-C'est une idée de XL : Xavier L'arnaqueur.

-Et toi, ne ris pas. -Perdon.

...

-T'as décidé d'être d'une humeur massacrante toute la journée ?

-Excuse-moi. -Bon, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Eh bien, je ne suis pas fun. -C'est-à-dire ?

-Ludovic emmène Raphaël casser des trucs.

C'est fun.

Je suis chiant. -Arrête.

Toi, tu es doux.

Tu es attentionné.

-C'est une façon de dire "chiant".

-Bon, écoute.

Ludo, c'est...

C'est comme l'herbe sèche. Il s'enflamme vite

et après, il y a pas de cendres. -Je serais la cendre ?

-Non, mais...

Toi, tu es... tu es un beau-père sur qui on peut compter.

Et puis...

Et puis tu es un amour.

-Bon, le tas de cendres va être en retard.

A tout à l'heure.

-Soren Nottet, alias Al Bédo.

On a saisi son ordi.

Le VPN qu'il a utilisé est en Hongrie.

-Albédo, c'est une étoile ? -C'est l'effet de la réflexion

de la lumière.

Plus l'intensité

de la source lumineuse est grande, plus l'effet albédo sera fort.

La réverbération

sur la neige.

-On a aussi retrouvé le portable prépayé.

C'est Soren Nottet qui a appelé la victime à l'hôtel.

Ses comptes étaient

dans le rouge.

Il était surendetté.

-Il a un alibi ? -Il vit dans une résidence sociale.

Il dit qu'il y était hier matin. -Il voulait quoi ?

Le faire chanter ?

-Sur quelle base ?

Ils se sont pas revus depuis leur expédition en Sibérie.

-Justement, ça date peut-être de cette expédition en Sibérie.

-La veille du meurtre, vous avez appelé

Isaac Lanciaux ? -Oui. J'appelais un vieux pote.

C'est interdit ?

-A 23h ?

-Y a pas d'heure pour l'amitié.

-"Tu vas payer ou tout le monde saura qui tu es."

"Tu mérites la mort ou la prison."

Je lis vos témoignages

d'amitié ? -Non. C'est bon.

-Pas tout à fait, M. Nottet.

-Chantage, harcèlement...

-Je ne l'ai pas tué.

-Mais vous reconnaissez les autres chefs d'accusation ?

-J'ai pas dit ça non plus. -M. Nottet,

votre ordinateur a parlé pour vous.

-OK.

Je lui ai mis la pression, mais il l'avait méritée.

-C'est-à-dire ?

-On a tous bossé comme des fous en Sibérie.

On découvre la planète.

-Et Lanciaux obtient

les financements. -Vous étiez surendetté

et avez voulu le faire payer.

-Vous savez pas ce que c'est que le surendettement.

On ne s'en sort pas.

J'ai été le voir au planétarium il y a 2 semaines.

-C'est Cécile qui a découvert Tod 700 I,

pas toi. -Tu penses qu'on va te croire ?

T'as aucune preuve. Les gens diront

que t'es jaloux. -Et alors ? Le mal sera fait.

-Alors vas-y, mais je te préviens, je vais te broyer,

t'attaquer

en diffamation et tu m'ajouteras à ta liste de créanciers.

-C'est Cécile Pérez

qui a découvert l'exoplanète ? -Oui.

Personne n'a jamais rien dit.

Admettre qu'une novice avait fait cette découverte,

pour Isaac, c'était perdre toute crédibilité.

-Vous l'avez fait chanter

jusqu'à la veille du meurtre ? -Oui.

Mais au fond, il avait raison. Je n'avais aucune preuve.

-Pourquoi Cécile n'a rien dit ?

-Cécile...

Elle est brillante, sûrement la plus brillante d'entre nous.

Mais elle manque de confiance en elle.

Isaac en a profité. Elle était complètement sous son emprise.

-On vérifiera votre agenda. Restez à la disposition de la justice,

M. Nottet.

-Si Cécile a découvert la planète, ça change tout.

-C'est la version de Soren Nottet. C'est invérifiable.

Les publications scientifiques ont été signées par Lanciaux.

Nottet a agi par jalousie.

Il n'a pas supporté de rester seul sur le carreau.

-Et elle, elle a travaillé dans l'ombre de la victime.

-Elle aurait pu vouloir se venger. -3 ans

à ruminer son humiliation. C'est un joli mobile, non ?

-Alors ? -On a vérifié

auprès du personnel de la résidence.

Nottet y a pris son petit déjeuner à 7h.

-Il aurait pas pu faire l'aller-retour.

-Cécile Pérez nous a mis sur la piste des e-mails de Nottet.

-Elle nous a mis sur cette fausse piste

délibérément ?

Interrogez Cécile Pérez.

-C'est en cours.

-Parfait. Merci, capitaine.

-De rien.

-Antoine ! Je peux te parler ?

-Non.

Je suis pressé. -Juste 1mn.

Ca va ?

-J'ai pas le temps. -Je vais faire simple.

Rebecca m'a appelée.

-Pourquoi ?

-Elle a peur que tes sorties nocturnes aient des conséquences

sur ta vie.

-Je sors pour mon boulot. Je vois des gens importants.

-Plus importants que ta famille ?

-Je gère ma famille

comme mon boulot. -J'espère.

-C'est bien que vous soyez venu.

-Normal. J'avais un créneau entre 2 rendez-vous.

-Un café ? -Non, merci.

J'en ai bu beaucoup.

-Je comprends. Le stress du boulot.

-Les plans, on est OK ?

-Il nous faut du temps avant de nous positionner.

Vous êtes occupé.

-Je dois gérer mes commandes.

-Effectivement.

Vous avez des projets plus intéressants qu'ici.

-C'est une question de point de vue.

-Un architecte de votre calibre.

-Votre maison, c'est différent. C'est un projet coup de coeur.

Si vous avez besoin... -XL...

Je vais vous éviter

un moment pénible.

Je sais

qui vous êtes et que vous n'avez plus aucune activité,

à part bronzer au parc. -Je suis désolé.

Je vous ai menti, Barth.

Je suis un loser.

Un gros nase.

-Cécile Pérez a passé plusieurs appels depuis 15 jours

aux Etats-Unis, à l'université du Nevada.

-Qui a l'une

des plus anciennes chaires d'astronomie et très réputée.

-Charles Mac Vain est

le doyen de l'université.

Lanciaux devait diriger la chaire d'astronomie.

Il commençait

dans un mois.

Cécile préparait son arrivée. -Lanciaux partait

pour le Nevada, mais ça donne pas une raison

à son assistante de le tuer.

-Ca dépend s'il l'emmène ou pas. Si elle a fait la découverte...

Vous me feriez ça...

-Vous me tueriez ? -Ah oui.

-Allons à l'observatoire, ce sera moins risqué.

-Que dit Raphaël du club d'astronomie ?

-Ah... je crois qu'il a mieux à faire avec son père.

-Il est aussi dans une situation délicate.

Ne vous inquiétez pas, il va revenir vers vous.

-On y va ? -Oui.

-On doit éclaircir certains points.

-J'ai déjà tout dit.

-Isaac Lanciaux partait pour le Nevada.

-Oui. J'ai oublié

d'en parler.

-Parce que ça vous rendait suspecte.

-Suspecte en quoi ?

-Vous espériez profiter des retombées de ce poste.

Lanciaux vous écarte.

Il vous avait volé votre découverte.

Il ne voulait pas d'un témoin qui pourrait ruiner sa carrière.

-Mais que racontez-vous ?

Les e-mails de Soren Nottet concernaient

la trahison de Lanciaux.

-Soren était amer du succès d'Isaac.

C'est ça, votre boulot,

salir la réputation d'un génie ?

-Ou d'un usurpateur.

-Lanciaux dirigeait l'équipe. La découverte lui revient.

-Vous méritez de la reconnaissance.

-Travailler pour Isaac en est une. C'est le plus grand scientifique.

-La collaboration allait s'arrêter.

-Il allait avoir accès à des moyens qu'il n'avait pas ici.

Il méritait ce poste. -Restez à notre disposition.

-Elle est dominée par son maître.

Lanciaux était un manipulateur.

-Avouer ses rancoeurs contre son patron, c'est se désigner

comme coupable potentiel. -Elle est sincère.

-Je veux voir ses comptes bancaires et ses applications de messagerie.

Meyer,

le télescope de Foucault. 1864.

C'était le télescope le plus performant

au monde.

Grâce à quoi ? Grâce à son miroir en verre argenté.

Irina marmonne en russe.

...

-J'ai corrigé vos exercices.

C'est médiocre.

J'espère que vous vous en tirerez mieux à l'oral.

Irina parle russe.

...

Vladimir tente de répondre.

-J'ai pas compris. Vous pouvez répéter ?

...

-Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

On a vu ce vocabulaire ! Vous ne travaillez pas !

-Je suis pas étudiant à plein temps.

-Perdon ?

-Je fais ce que je peux dans mon temps libre. J'en manque.

-Arrêtez de vous chercher des excuses.

-Vous ne voyez pas la différence entre un élève et un procureur.

J'ai pas que ça à faire, rabâcher des listes de vocabulaire.

-Si ma méthode ne vous plaît pas, changez de prof.

-Je vais peut-être y songer.

Je voulais apprendre le russe et je suis au goulag !

-Vos mots dépassent vos pensées. Je n'ai plus rien à faire ici.

-Si vous le prenez comme ça,

c'est mieux qu'on arrête. -C'est moi qui donne ma démission.

-Je vous licencie

si j'en ai envie. La porte !

La porte !

Merde. Elle était folle.

"3".

Quelle gourde !

On frappe.

-Bonjour. -Tiens, Ludovic.

-Ludovic m'a ramené

Raphaël.

-Oui, très bien.

-J'ai un rendez-vous demain, et ce serait bien que je dorme chez vous.

Sinon je dois me lever à 5h.

-Oh oui. Dis oui.

S'il te plaît, dis oui.

-Euh... oui, dis oui.

-Oui. -Cool. Merci, mec.

Je vous attends dehors. Je vous laisse finir tranquilles.

-Je vais préparer le canapé. -Oui. C'est parfait.

-Je l'ai emprunté

à la bibliothèque.

Trop bien !

-Mais ça t'intéresse ?

-Oui, oui.

J'avais pas envie d'aller casser des trucs avec mon père.

Je préfère aller au club d'astronomie.

-Tu voulais pas décevoir ton papa ?

Va casser des trucs avec lui, ça va être super.

Et on ira au club d'astronomie le week-end d'après.

-Génial. Merci.

-Cool.

A plus tard.

Yes.

...

*-Hello.

-Good morning. I am Constance Meyer.

Monsieur le juge...

-Envoyez-moi ça et je regarderai.

Constance ? -Vous aviez raison.

Cécile Pérez nous ment. -Voilà. Elle n'est pas magnanime.

-Je ne parle pas de l'influence de Lanciaux, mais du Nevada.

-Expliquez-vous. -Cécile était en communication

avec une agence immobilière à Reno.

Elle cherchait un appart pour Lanciaux et pour elle.

Elle allait partir avec lui. -Elle ne l'a pas dit.

Alors elle ne peut pas l'avoir tué. -Le problème était peut-être

le départ de Cécile.

J'ai vérifié ses factures. Au cours du dernier mois,

elle a commandé 13 repas pour 2 au planétarium.

-Pour elle et Lanciaux. -Mais à cette date-là,

Lanciaux était en déplacement, contrairement à Franck Gamblin.

1 mois, ça correspond à l'ouverture de l'exposition.

J'ai vérifié les relevés des badges du planétarium.

Gamblin était là-bas à ce moment.

-Ils devaient juste parler

d'astronomie.

-Elle a effacé les messages échangés avec Gamblin.

-Cécile et lui seraient en couple dans une relation secrète ?

-Néanmoins elle décide de suivre Lanciaux au Nevada.

Ca devait bouleverser leur liaison. -Et Gamblin aurait tué Lanciaux ?

Méthode radicale.

-Elle le couvre. Pourquoi elle nous a pas parlé de son voyage

aux Etats-Unis ?

-Venez. Je vais les faire avouer.

On doit procéder

à des vérifications.

-Allez-y.

-Depuis quand entreteniez-vous une relation avec Gamblin ?

-Comment ça ?

-Eh bien... une relation.

-Vous êtes ensemble ?

-Oui. Enfin, non. -Oui ou non ?

-Quel rapport avec la mort d'Isaac ?

-Oui ou non ?

-On s'est rencontrés quand il préparait l'exposition.

Récemment, nos rapports ont pris une autre tournure.

-Nous savons que vous projetiez de partir avec M. Lanciaux,

contrairement à ce que vous nous avez déclaré.

-Je... Je devais le rejoindre plus tard.

-Franck Gamblin allait vous suivre au Nevada ?

-Si vous ne parlez pas,

nous allons vous placer en détention dans l'attente du procès.

-Cécile ! Qu'est-ce qui se passe ? -Nous allons vous entendre

juste après.

-C'est moi le responsable !

On devait se cacher.

Pas de message, rien. Cécile avait peur qu'Isaac le prenne mal.

Dès le départ,

j'ai compris qu'elle était

comme prisonnière.

-Vous saviez que c'était elle qui avait découvert l'exoplanète ?

-J'étais là quand Soren est venu voir Isaac au planétarium.

J'ai entendu leur conversation au sujet de Cécile.

Il avait besoin d'elle,

mais il l'avait persuadée que, sans lui,

elle valait rien.

-Et donc elle a décidé de le suivre au Nevada.

Elle ne vous l'a pas proposé ? -Si.

Mais je n'allais pas régler ma vie sur ce mégalomane.

-Vous l'avez retenue ?

-Bien sûr. Ca me rendait fou de la voir à sa merci.

Mais Isaac avait réussi à la convaincre.

-J'ai pas le choix. Il a besoin de moi.

Je suis rien sans lui. -C'est ce qu'il te fait croire.

Tu pourrais avoir une immense carrière, ici.

Une carrière et nous. -Je ne peux pas lui dire non.

Il serait déçu.

-Tu vas le laisser voler ta vie ? -Je t'ai déjà expliqué.

-Tu m'as pas convaincu.

Ecoute.

Tu réalises à quel point c'est déconnant tout ça ?

Ne le laisse pas tout gâcher.

-On pourra continuer à se voir.

Tu viendras me rendre visite.

-C'est cette vie que tu veux ?

-J'ai toujours eu cette vie.

-Alors pars,

mais sans moi.

-Alors vous vous êtes décidé

à confronter Lanciaux ?

-Je voulais avoir une discussion avec lui.

Lanciaux, laisse-la tranquille.

-De qui tu parles ? -Cécile, laisse-la tranquille !

-Je comprends.

C'est pour ça qu'elle hésitait à partir aux Etats-Unis.

-Ne pars pas avec elle. Laisse-la vivre sa vie.

-J'oblige personne. C'est une grande fille.

Elle peut se décider seule. -Tu sais bien que non.

Alors ça ne te suffit pas,

le fric, la gloire, pour une découverte que tu n'as pas faite ?

Ca te suffit pas ?

Pour qu'elle continue à sacrifier sa vie pour toi ?

-Qu'elle t'aime pas assez pour rester avec toi, tu y as pensé ?

Mon pauvre,

je suis désolé.

Laisse-la tranquille.

...

-Je l'ai tué.

-Vous saviez depuis le début

que c'était lui ?

-Je ne voulais pas le croire.

Il l'a fait pour moi.

-Mlle Pérez, vous êtes libre. Il est temps de vous faire confiance,

de vivre pour vous. -Et Franck ?

-C'est ce qu'il souhaite.

Il m'a transmis un message : que vous fassiez savoir...

-Que j'ai découvert Tod. -Oui.

Vous êtes un bel exemple.

Une jeune scientifique

qui a réussi.

...

T'as acheté tout ça ?

Encore ?

-Non. Ce sont ceux d'hier. Je vais tenter de les rapporter.

-Il a pas aimé ?

-Pas son style, soi-disant. Il a même pas voulu les essayer.

-Fais-moi plaisir.

Pense à toi.

-Tu sais quoi ? Tu as raison.

Je vais prendre ces chaussures dont je t'ai parlé.

Et la robe aussi.

-Très bien.

-Je vais me prendre un sac aussi. Et après...

Et après, je vais partir en week-end.

...

-Mlle Gorski...

Je suis désolé.

Je me suis légèrement emporté tout à l'heure.

-Vous avez réagi comme un élève qu'on gronde.

C'est normal, je vous considérais

comme un enfant.

-Vous me considérez comme un enfant ? Je ne comprends pas.

-J'ai essayé de vous intimider.

Je sais, je fais ça souvent

quand je me sens intimidée.

-Je vous intimide.

Je pensais que vous me preniez pour un cas désespéré.

-Vous avez des progrès à faire en russe, mais pour le reste,

vous êtes quelqu'un

de très occupé, cultivé... Que puis-je vous apporter ?

-Si vous arriviez déjà à apprendre le russe à un vieux comme moi,

je serais très admiratif

et très reconnaissant.

Vous accepteriez de boire un verre ?

Je suis moins intimidant en dehors de ce palais.

-Ca risque de ne pas suffire. A moins que...

-"A moins que" ?

-A moins que ce soit dans un endroit que je choisis,

au milieu des clients russes et de plusieurs vodkas.

Vous améliorerez votre accent. -Un cours immersif, en somme.

Eh bien, ma foi, c'est entendu.

-"Ti prichol" ? -Que voulez-vous dire ?

-Allons-y.

-Ah ! "Ti prichol", ça veut dire "tu es arrivée".

Et ce n'est pas votre cas. Il faut dire "Pachli !"

-Que voulez-vous dire par "Ce n'est pas votre cas" ?

-Vous n'en êtes pas encore là.

Constance écrit un SMS.

...

Un homme rit.

-Je te la prête quand tu veux.

-Merci.

-Je vais chercher des bières.

-Je rêve ! Tu es en train de rigoler avec XL.

"Xavier L'arnaqueur". Je croyais qu'on ne devait pas collaborer.

-Tu ne sais pas tout. Il sort d'une période très sombre, le gars.

Il est courageux. -Il t'a parlé ?

-Oui. Sa femme voulait pas d'enfant, lui si.

Elle l'a trompé avec un ami

et 1 an après, elle est tombée enceinte du gars.

-C'est dur.

-Le cabinet d'archi ne s'en est pas remis, et il a dû fermer.

Il est entré en dépression. -Eh bien...

-Alors notre chantier,

ça lui permettrait d'avoir

du travail et de récupérer un peu de dignité.

Il s'est senti revivre. -Evidemment.

-Il faut qu'on l'aide, même si ça nous coûte un peu.

-J'espère pas trop. On a les travaux à payer.

-Je lui ai dit qu'il avait notre confiance.

-Bien sûr.

Vibreur.

-Ca va ? -C'est Antoine. Il est compliqué.

-Les situations compliquées ne font pas peur aux Meyer.

Si ? -Non.

-On t'attend.

Bières !

-Super.

-A la tienne !

Les deux hommes continuent de discuter et de rire.

...

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