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...
Quelqu'un gémit.
...
-Fanny a oublié ça. Poubelle.
-Je lui ramènerai. -Pourvu que ça s'arrange
avec son mari. Si elle revient, je pars.
-Et moi aussi.
Sonnerie. Quand on parle du loup...
-Ne décroche pas. -Oui, Fanny.
-Je préfère.
Non, enfin, tu m'as compris.
-Oui, je vois.
Je viens avec le juge.
A ce soir. -Oui.
-Rien que nous.
-Hé !
Et qu'elle revienne pas.
-Un souci, M. le juge ?
-J'ai envoyé un texto hier à Solène pour boire un verre,
et elle m'a pas répondu.
C'est mauvais signe.
-Elle est peut-être occupée.
-En renvoyer un, ce serait...
-Lourd. -Oui.
-Vous devriez arrêter les textos et lui parler directement.
Vous la voyez souvent.
-Merci.
-Bonjour. -Bonjour.
-Bonjour. -Un pêcheur l'a vue là-bas.
Immergée depuis moins de 12h. -Cause du décès ?
-Vu son cou,
elle a été étranglée.
Le courant l'a poussée. -On l'a tuée ailleurs.
-Deux de mes hommes cherchent
d'où on l'a balancée.
-Il manque un bouton à sa manche.
S'est-elle défendue ?
-On a son nom ?
-Elle avait son portable, et un badge de société à son nom.
Marlyse Moreau.
-J'ai trouvé une entreprise : "Voyance Médium +".
-De la voyance ?
-Oui, avec ce slogan : "Pour tout savoir du futur."
Ca tombe bien.
-Merci.
-Marlyse, c'est Angélie.
Une voyante très demandée.
-Où sont les boules
de cristal ?
-C'est une plateforme téléphonique.
-La demande est forte.
Les supports sont classiques.
Tarots, pierres, dominos. -Pour connaître le futur.
-Exactement.
-Il y a contact visuel ?
-Non, c'est le ressenti auditif l'essentiel.
-Angélie a travaillé hier ?
-Oui, elle a fait 9h-18h30, 63 appels, 95% de satisfaction.
Toujours parfait.
Et aujourd'hui, repos. -Elle était comment ?
-Demandez au superviseur. J.C. !
-La carte...
-Je réalise pas.
On l'a assassinée.
-Elle avait de la famille ? -Non.
Veuve sans enfant.
-Elle emporte son don, hérité de sa mère.
-Vous l'appréciez ?
-On était devenus amis.
Avant, elle pratiquait dans un café du port.
Elle a su que j'avais perdu
ma soeur jumelle.
Elle savait lire
les lettres et les chiffres et avait une vision.
C'était très impressionnant.
J'ai proposé à Axelle
de l'engager.
Bip de réception de message.
-Ca se passait bien ?
-Elle s'était intégrée.
-A cause de son empathie,
elle avait des contrecoups.
Comme hier.
les axes se... décélèrent.
-Marlyse, réponds !
-Excusez-moi.
Les cartes ne disent rien de négatif.
Vous pouvez accepter.
-Bien sûr.
-Ca va ?
-Pas vraiment, j'ai mal dormi.
Un cauchemar affreux.
Je peux sortir ?
-Dépêche-toi, t'as 4 appels en attente.
-Tu n'as rien noté ?
-Elle a fait une pause.
Bip. -Elle avait
des soucis ?
-Pas que je sache.
-Des clients agressifs ?
-C'est anonyme, nul ne connaît l'identité des conseillers.
-Et elle se trompait jamais.
-Ben voyons !
-Tout émet des ondes.
Nous, les voyants, savons les percevoir et les interpréter.
Mais ça dérange.
-Et mes ondes disent quoi ?
-Amoureux,
vous vous interrogez sur votre relation.
-La police va enquêter.
-Tu t'en occupes.
Veuillez ne pas trop perturber notre fonctionnement.
Pour nos consultants.
Merci.
-J.C. vous a perturbé.
-Pas du tout. -Il a vu juste.
-Simple déduction : il m'a vu regarder mon téléphone.
-C'était pas discret. -Inutile d'être voyant.
Je vous prédis que Nadia va nous donner des gants.
-Bon, j'ai plus de gants, donc, vous ne touchez à rien.
-Révisez vos ondes.
-Marlyse est pas rentrée chez elle hier soir.
-On l'a pas tuée ici.
-Non, mais venez voir.
L'ordinateur
avec le disque dur a disparu.
-Traces d'effraction ?
-Non, le meurtrier a pu récupérer les clés
et revenir nettoyer.
-Un pendule.
-Comme les Dupont
pour retrouver Tintin. Pas très efficace.
-Dites pas ça aux magnétiseurs.
-Des cartes. -Le Bateleur,
l'Etoile, le Jugement.
Celle-là, on sait. -Elle aurait pas dû sortir.
-Une jeune femme réclame Marlyse.
-Elle cherche Chris.
-On n'entre pas.
-Marlyse ! Je suis là !
-Non... -Je m'en occupe.
Viens m'expliquer.
Hein ?
Ton nom ?
-Noémie, et toi ?
-Constance. Chris est ton copain ?
-Oui. J'aurais pas dû lui crier dessus.
Il rappelle pas, mais...
Là, il m'a dit : "C'est fini."
Mais il m'aime, il a écrit une chanson pour moi.
-Marlyse le cherchait ?
-Ca a pas marché.
-Tu la connaissais bien ?
-Un peu, elle aime les tulipes et tire les cartes
à ma patronne. -Fleuriste ?
-Je suis en contrat aidé.
-Tu lui as donné des photos de Chris ?
-Pour le trouver.
-Le trouver ?
-Oui. Je veux mes photos.
-On va les chercher,
et te les envoyer. -D'accord.
-Note-moi ton adresse. -Merci.
-Cette fille est attardée, Marlyse en profitait.
-Sans se faire payer. -Au début.
Et Chris a rompu. -Marlyse a ménagé Noémie.
-En lui mentant ? -Elle l'a écoutée.
-A l'agence,
c'est du commercial.
-Sans être voyante ni psy, je vous incite
à aller lui parler.
-Je peux pas.
-Au moins, vous aurez une réponse.
-Bonjour.
-M. le procureur. -Alors ?
-On revient de chez la victime. Elle était voyante.
-Elle a rien vu venir ?
C'est un comble.
Vous trouvez pas
Boris bizarre ? -Non.
-Ah bon ?
Gardez ça pour vous,
je soupçonne quelque chose entre lui et mon assistante.
-Solène ? -Oui.
Ca expliquerait qu'il soit aussi distrait.
Ils ont le regard
fuyant. Vous voyez ?
-Pas vraiment. -Attendez,
je ne les espionne pas.
Mais travail et sentiments font rarement bon ménage.
Vous avez pas remarqué ? -M. le juge.
-Boris, ça va ?
-Très bien. -Parfait.
Pour l'enquête, que les astres soient avec vous.
-Ou les indices.
-Oui, bien sûr.
Vous m'informez.
-Vous voulez un café ?
-Ca s'est bien passé ?
-On sort ce soir.
-Oh, rapide !
Et que dit
votre horoscope ?
Vous devez être bélier.
Bélier ascendant amoureux.
-Horoscope "poissons".
"Surprise en fin de journée."
-Le dossier Vivier.
-Oui... euh... oui.
C'est pour l'enquête.
-Ah oui, bien sûr.
-"Surprise en fin de journée."
-Elle a badgé
en quittant VM+ à 18h30. D'habitude, elle prend le bus.
On va vérifier.
-D'où on l'a jetée ?
-On ne sait pas, ni l'heure de sa mort.
-Et ses collègues ?
-Ils la disent assez renfermée.
-Ce genre de lieu favorise pas les confidences.
-Son mari, très endetté, est mort il y a 3 ans.
Elle passe
peu d'appels. -Une femme solitaire.
-Elle a appelé une journaliste
qui écrit sur les dérives de la voyance.
-Pour des révélations ?
-Pour parler à des employés de VM+, elle a distribué des cartes.
Marlyse l'a appelée
hier matin.
à vous faire écouter.
-Laveau l'a rappelée à 21h10, mais il devait déjà
être trop tard.
-Ces enregistrements devaient être sur son ordi.
-Des enregistrements ?
Je vois pas.
-Vous qui voyez tout...
-Grâce à la science, on a relevé des empreintes chez Marlyse Moreau.
Les vôtres, juste là où son ordinateur
a disparu.
-Je suis allé chez elle mardi.
On dîne parfois.
-Vous vous intéressez au futur, nous, au passé.
Où étiez-vous hier soir ?
-J'étais chez moi.
J'y suis pour rien.
-Si vous voulez parler, c'est maintenant.
-C'est que...
hier, Axelle m'a convoqué.
Pour parler de Marlyse.
-C'était juste notre briefing quotidien.
-Vous l'aviez surprise
à fouiller votre bureau.
-N'importe quoi.
Elle voulait parler congés.
-Marlyse critiquait VM+.
Chaque appel, après le bip des 10mn, est surtaxé.
Il faut donc conclure.
-J.C. la supportait plus. Il m'a demandé de la virer.
-Axelle voit juste le nombre d'abonnements.
Elle nous surveille, écoute nos conversations.
Marlyse voulait juste aider les gens.
-Il lui reprochait son isolement, son état d'esprit.
-Marlyse a toujours vu autour d'Axelle une aura sombre,
presque noire.
Signe de malveillance, discorde.
-Un employé vous a vue partir juste après elle.
-Qu'insinuez-vous ?
Si ça ne va pas,
je licencie.
-Si elle savait des choses ?
-Tout est légal.
-Elle a appelé une journaliste.
-Appelez mon avocat. -Bonne idée.
Vous êtes en garde à vue.
-Garde à vue ?
J'ai tout dit.
-On perquisitionnera vos locaux et chez vous.
-Le disque dur était
dans les poubelles de la société.
Ca confirme les soupçons.
Donc, vous avez deux suspects crédibles.
Une préférence ?
-Axelle se méfiait de Marlyse et je la sens prête à tout.
-Et Francart peut mentir, il sait manipuler les gens.
-Et les enregistrements ? -On est sur le coup.
-A demain. -Merci, Solène.
Vous pourriez organiser une confrontation.
-Pourquoi pas ?
Bon, j'y vais. -Allons prendre
un verre.
-Ben, c'est gentil,
mais je dois rentrer.
Car... -On lui installe la fibre.
-Voilà, et il faut être là.
Une autre fois.
A demain.
-Vous avez vu ? Elle part, et lui aussi.
-Ca s'appelle une fin de journée.
Bonne soirée.
-C'est à la voyante ? -Oui.
-J'aurais pas voulu être dans sa tête !
C'est une fontaine. "Un goût de terre dans la bouche."
-Elle notait peut-être ses cauchemars.
-Ou elle a vu sa mort. -Dans l'eau ?
Ah, t'as oublié ça. -Je suis distraite.
-Alors, ton mari ?
-On a passé une nuit, une seconde
lune de miel !
-Contente pour toi.
-Oh !
Venez dîner samedi.
-En ce moment, Barth a un agenda de ministre.
-Ah... Tu vois avec lui.
-D'accord.
-On tchatte facilement. -Mais là, c'est bizarre.
En fait, on se connaît pas.
Enfin, un peu.
Bip de réception.
-M. Quiring, désolée.
-Je vous en prie.
Sonnerie. -Oh !
-Il exagère.
J'y ai eu droit aussi.
...
Allez-y.
-Un souci ?
Dans le placard
de gauche.
Non, mais c'est
qu'un doudou.
Hésitez pas.
-C'était pas Quiring.
-Non.
La baby-sitter
de mon garçon. -Ah.
Vous avez un...
petit garçon.
-Oui.
-On n'a jamais parlé de ça.
-C'est Raphaël, il a 7 ans.
-Très bien.
Très bien.
-On a rompu avant la naissance.
Il en voulait pas.
C'est un problème ? -Non.
Non, pas du tout.
C'est...
une surprise.
J'en reprends un. Et vous ?
-Non, ça va.
-Magnifique !
-Le maire a appelé, j'inaugure la crèche bio.
Faut assurer.
-Tu feras ça très bien.
Ah, Fanny nous invite.
-Non, j'ai un truc contagieux.
-Non, je dis quoi ? -Déjeune avec elle.
Vous parlez boulot, et voilà.
A plus tard. -Oui.
Attention ! -C'est quoi ?
-Les photos de Noémie.
Une fille rencontrée chez la voyante.
Son petit ami l'a larguée, elle est désespérée.
-Tu fais "SOS coeur en détresse" ?
A ce soir. Alors ?
-Oh, t'es bio !
-Super bio !
-Voilà les photos.
-C'est gentil.
Noémie sera contente, mais il fallait pas.
-Elle y tenait.
-Elle espérait que cette voyante retrouve son copain.
Moi, j'y crois pas.
Mais j'ai laissé faire.
Elle était si triste.
-A cause de la rupture. -Oui.
Elle n'a pas de nouvelles de Chris depuis deux mois.
C'est un musicien.
On l'a cherché, rien.
Elle s'est trop vite emballée.
Oui...
C'est difficile de la raisonner.
Elle est différente.
Vous avez remarqué ? -Oui.
Que s'est-il passé ?
-A la naissance,
son cerveau s'est pas bien oxygéné.
-Et la maman ?
-Quelque temps après, elle est morte.
Noémie était bébé.
Alors, je l'ai élevée seul.
Sa vie a été normale.
J'ai trouvé un travail
chez une fleuriste.
Téléphone. Excusez-moi.
...
Oui, allô.
Bonjour. C'est gentil de rappeler.
Bip.
-"Je serai en retard."
-M. le juge !
-Oui ? -Ca va ?
-Oui. Déjà speed ?
-Les bonnes nouvelles me boostent. On a reconstitué le disque dur.
La voyante a enregistré plusieurs clients.
-Pour des consultations ?
-Non, elle les avait encouragés à investir.
Et juste après, un courtier les a contactés.
-Quelqu'un de VM+ l'avait mis au courant.
-Le courtier est le beau-frère de Francart.
-Oui, oui.
Oui, je vais pouvoir le faire.
Comptez 2-3 jours.
Je pense...
C'était un petit problème.
Non, non.
Bien... écoutez...
Je vous rappelle.
-Belle arnaque avec votre beau-frère.
Vous touchiez une commission par client ?
Marlyse l'a découvert.
Donc, vous l'avez tuée.
-C'est pas moi. -Vous avez pris ses clés
pour voler son disque dur et détruire
les enregistrements.
Je l'ai volé.
Marlyse était à VM+, j'ai pris les clés dans son casier.
-Comment avez-vous su ?
-Elle m'a tout fait écouter,
pensant que la combine était d'Axelle.
-Mais elle a découvert la vérité et...
-C'est pas moi.
Elle me soupçonnait pas, et j'étais chez moi.
-Rien ne le prouve.
Et Axelle a un alibi.
Inutile de l'accuser.
Donc, sans boule de cristal
et avec une certitude absolue,
je vous annonce votre mise en examen.
-Je ne l'ai pas tuée.
...
-J'appelle Barth, Constance répond pas.
Et pourquoi tant de retard ?
-Portable à plat.
Mais ça explique pas son absence.
-Messagerie.
Barth, c'est Fanny. Constance est injoignable.
Ou elle s'est évanouie.
-Fanny... -Elle est lion.
-Et alors ? -L'horoscope dit : "Dure journée."
Ca tombait juste pour mes problèmes de couple.
-Ben oui !
-Vous faites une erreur, je suis magistrate.
Le bouton que j'ai trouvé venait de l'imperméable
de Marlyse ?
Elle est venue ?
Voir votre fille ?
Qu'allez-vous faire ?
-Barth...
-Constance t'a pas rendu ton shampooing ?
-Si. Tu devais
me rappeler. -J'ai pas eu ton message.
-C'est quoi ? -J'ai inauguré
une crèche, et un bébé a régurgité son biberon.
Je vais me changer.
Boris ? -Bonjour, M. Meyer.
...
-Ca... ça décroche pas.
C'est moi.
On voudrait te parler.
Je t'embrasse.
-Elle avait pas un rendez-vous ?
-Une course ?
-Non, je crois pas.
-Elle vous a dit
quelque chose ?
-Euh...
J'ai fait tomber un cahier, avec des photos à renvoyer.
-Un cahier rouge ? -Oui.
-A Marlyse. -Et les photos
de Noémie. -Oui.
-Elle a dû lui rapporter.
-C'est sûr.
Elle vit où ?
-Je sais pas.
-Nadia trouvera.
-Elle a peut-être eu une panne.
-Oui, oui...
-Ca sonne.
Personne ne répond.
-J'appelle aussi
les hôpitaux. -On se tient au courant.
-Ah, Nadia !
On a besoin de l'adresse de Noémie Sanders.
La porte s'ouvre.
Et se referme.
-Merci.
-Désolé, je peux pas faire autrement.
Une pendule sonne.
-Marlyse est venue parler de Chris.
Et c'est vous
qu'elle a vu.
Elle a dessiné votre jardin.
Elle a écrit : "Un goût de terre dans la bouche."
Chris est mort ? -Taisez-vous !
-Pauvre Noémie.
Il a profité de son innocence.
-Hmm.
-Il l'influençait trop.
-Elle le croyait toujours.
-Je comprends.
Un père veut protéger sa fille.
-Je l'ai pas tué, c'était un accident.
-Que s'est-il passé ?
-Un jour, il a débarqué et est rentré dans sa chambre.
Prendre ses affaires.
Il a dit qu'il était l'homme de sa vie, que je devais la lâcher.
La lâcher ?
Sans moi, elle est perdue.
Je l'ai viré.
Il m'a menacé.
Je me suis écarté et il a chuté dans l'escalier.
J'ai rien dit.
Je peux pas aller en prison, j'ai Noémie.
-Vous avez enterré Chris dans le jardin.
-Comment cette toquée a su ?
Que faites-vous ?
Vous cherchez quoi ?
-Je suis Marlyse, je connais Noémie.
-La voyante ?
-Le portail était ouvert.
-Vous deviez...
venir demain.
-Oui, je me suis trompée.
Désolée...
-Attendez !
-Lâchez-moi !
Je sais tout.
-Attendez !
Je l'ai rattrapée, elle a rien voulu savoir.
Elle m'a dit que Noémie me pardonnerait jamais.
-Vous vous êtes senti dépassé.
Vous avez paniqué.
-Elle devait se taire.
-M. Sanders...
Je ferai tout pour que vous soyez entendu.
Mais pour ça, il faut me libérer.
Porte.
-Papa !
Elle gémit.
...
Papa ! -Oui ?
-Papa... -T'es là ?
-Tu voulais quoi ? -Chris a appelé.
-Quoi ? Il est où ?
-En Italie.
Il appelait pas car il a perdu son portable.
-Je le savais qu'il m'avait pas oubliée.
Il rentre quand ?
-Il doit rester un peu.
-Oh là là, oh là là...
-Non, calme-toi.
Si ça te fait plaisir, je t'emmène là-bas.
-Vrai ? -Oui.
-Merci, papa !
Merci, papa ! Merci !
-Sa voiture est pas là.
Elle est peut-être dans le jardin.
Elle essaie de crier.
...
Sonnette.
Bonjour. -Bonjour.
-Vous me remettez ? Le juge chez Marlyse Moreau.
Constance vous a rapporté vos photos avec Chris ?
-Il a appelé, on l'a retrouvé.
On l'a retrouvé.
-Je m'en occupe.
Merci. -A tantôt.
-Je suis le juge Delcourt, et je cherche Constance Meyer.
Est-elle passée rapporter les photos ?
-Non. -Elle n'a rien déposé ?
-J'ai rien trouvé.
Désolé, j'ai du travail. Je ne sais rien.
-Merci. -Au revoir.
-Eh bien ? -J'ai vu ses clés.
Ses clés de voiture.
-Vous êtes sûre ?
-Oui, avec une feuille d'érable.
Elle est là.
-J'y retourne.
Sonnerie.
...
Oui, Nadia.
-Le soir de sa mort, Marlyse a pris le bus qui va chez les Sanders.
est à côté de chez eux.
-On y est, et M. Sanders
dit ne pas avoir vu Constance.
Mais Fanny a vu
-Il la retient ?
Mais il faut y aller.
-Il a un permis de chasse.
-Un fusil ?
On arrive.
-Faisons mine de partir.
Constance essaie de crier.
...
-Mon Dieu, Constance...
-Ne flanchez pas.
On va la sortir de là. -D'accord.
-Merde !
-Pourquoi tu as
le fusil ?
-C'est... Chris.
Il a fait des bêtises.
-Il a fait quoi ?
-La police veut l'arrêter.
-Je veux le voir. -T'inquiète pas.
Ca va aller si tu fais ce que je te dis.
D'accord, hein ?
Frottement.
Elle gémit.
Frottement.
-Oh... oh... oh...
-Suivez-moi.
Allez !
-Doucement...
Je vous suis.
Doucement.
-Quoi de neuf ?
-Il se méfie.
Que sait-on ? -Horloger,
veuf, pas de casier.
En attendant les renforts,
je vais lui parler.
-On vous emmène
avec nous.
-Vous allez pas embarquer
Noémie là-dedans.
-Surveille-la.
-Tu as vu les photos ?
-Tais-toi. -On y va.
Téléphone.
...
Allô.
-M. Sanders.
Je suis Nadia Saïdi, de la DPJ.
Parlons.
Laissez-nous partir.
-Parlez-leur.
-On va tout faire pour que ça se passe bien.
-Négociez avec eux !
-La ferme !
-Il a raccroché.
Je rappelle.
Il est dépassé. -Et peut péter les plombs.
Sonnerie.
-C'est Barth. Je fais quoi ?
...
-Parlez-lui, sans l'affoler.
-Facile à dire.
Oui, Barth.
-On y va, Chris m'attend.
-Laisse-moi réfléchir.
-Noémie...
Chris t'attend ?
-Oui, mais je te dirai pas où.
-Tiens, regarde.
-C'est à lui.
-Oui, il était dans la cave.
-Pourquoi ? -On sait
où il a perdu son portable.
-Il a pas pu t'écrire.
-Arrêtez ! -Pour rompre.
-Si, il l'a écrit !
-Noémie...
-Je veux voir Chris ! -Arrête. Arrête !
Arrête !
Tir.
-Il faut y aller.
-On passe par chez le voisin.
-Passez-moi un gilet. -Non, vous restez.
-Je viens. -C'est un ordre.
-Ils vont intervenir.
Rendez-vous.
-Pour Noémie, jamais ! -J'ai mal.
-Ne t'affole pas.
Un bruit ? J'ai rien entendu, non.
-Vous êtes un père formidable, toujours là
pour Noémie. -Elle a besoin de moi.
-Lâche-moi !
Je veux aller avec Chris.
-Posez votre arme.
-Pardon, Noémie.
Je voulais pas.
-Pourquoi tu dis ça ?
-S'il vous plaît.
-Ne bougez plus.
Ca va ? -Oui.
-Papa !
Papa !
-C'est fini, c'est fini.
-Papa !
Papa ! Papa ! Papa !
Papa !
-Merci, Nadia.
Désolée, M. le juge, je serai très en retard.
-Ca va pour cette fois.
-Contente de vous voir. -Oui.
Elle va bien, je te la passe.
-Merci.
Oui.
-Ah...
Vous voyez, l'horoscope avait raison.
-Merci. Merci pour tout.
Appelez la scientifique, il y a un corps dans le jardin.
-Marlyse a vu la fontaine sur les photos de Noémie.
Elle en a rêvé et a dessiné.
C'est logique.
-Et pour Chris ?
-Noémie a dû lui dire que c'était
compliqué avec son père.
-Il était introuvable, elle a supposé qu'il l'avait tué.
-Elle a écrit : "Un goût de terre dans la bouche."
Et Chris est bien là.
-C'est une intuition.
-T'en dis quoi ?
-Doit-on tout expliquer ?
-Quelle histoire !
Meyer se remet ?
-Elle est chez elle.
-Elle est magistrate, pas coursier.
La Poste marche ici.
-Sans elle, Sanders filait.
Bip. -Excusez-moi.
Oui.
-Et vous, ça va ?
-Maintenant, oui.
Tout peut basculer si vite.
J'ai pas été sincère hier.
Ca m'ennuie.
-J'ai compris.
C'est mon fils.
-Non.
Pas du tout, c'est juste...
Ca m'a surpris.
J'ai réfléchi.
-Je lui cherche pas un père.
Je veux juste partager
de bons moments.
-Moi aussi.
Votre baby-sitter est libre ce soir ?
-Oui.
-Vous permettez ?
...
-Va te reposer. -Non, ça va.
-Hé...
Je ferais quoi sans toi ? J'ai tellement tourné en rond.
-Je suis là maintenant.
-Qu'as-tu envie de manger ?
-Je préfère attendre les enfants.
Au fait, t'as dit oui à Fanny.
-Je voulais plus la voir,
mais elle m'a bien rassuré.
J'étais content de lui parler.
Porte.
(J'ai rien dit aux enfants pour pas les inquiéter.)
-T'as oublié de récupérer Tony.
-Non, il était 18h20. Et il est pas traumatisé.
-Doucement !
-Arrête de m'engueuler. Je suis occupée moi aussi.
-A décider de ton avenir ? Tony aura son bac avant !
-T'es père, tu sais tout !
-Il y a des bières ? -Oui.
-Comment va Tony ?
-Il dort sur votre lit.
Petite mine.
La journée a été longue ? -Comme un vendredi.
-Hmm.
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