Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Sonneries de téléphone.
...
-Oui, M. le juge ?
Oooh !
Excusez-moi. Vous avez dit ?
Promenade Escale Borelli. OK. J'arrive.
Oui. Ronflements.
Barth ? Oh, oh !
-Il faut que je rentre, moi. -T'inquiète, t'es rentré.
Pourquoi t'as dormi là ? T'es rentré à quelle heure ?
-Je sais pas. 1h ou 2h, peut-être ?
J'ai pas voulu te réveiller. Il est quelle heure ?
-Trop tôt. Rendors-toi.
-Tu vas où ? -Le corps d'une jeune fille
à été retrouvé. -Ah.
-A plus.
Ronflements.
...
-Vous avez trouvé facilement ? -J'ai été guidée.
-Je viens courir ici. Que s'est-il passé ?
-La jeune fille, à vélo,
a été heurtée par une voiture.
Vu l'endroit, c'est pas
un simple accident. -C'est sûr.
-Sa tête a heurté
ce rocher-là.
-La plage mène où ? -Nulle part, c'est la fin
de la promenade. -Vu les traces, la voiture a fait
demi-tour et elle est repartie. -Sa manche
a été arrachée. -Vu le choc, c'est pas anormal.
-Elle est morte sur le coup.
-Vous avez son identité ? -Pas encore.
On a son sac, sans les papiers. C'est ce qui reste de son portable.
Le chauffeur a roulé dessus.
Sirène d'ambulance.
Patrick, faites de la place.
Le corps va être emmené.
-Je viens d'arriver sur site. -C'est pas possible !
Justine ! Justine !
C'est ma fille !
Justine...
Sanglots.
-Justine Santoni, elle n'avait que 15 ans.
Elle a pris un vélo à une borne à côté de l'Escale Borelli à 23h16.
-Que faisait-elle dehors
à cette heure-ci ? -Son père dit qu'elle avait rien
à faire là-bas. Elle devait être chez une amie à 10 km.
-Vous pensez à quoi ? Une mauvaise rencontre ?
-Le père de la petite est là. Il attend sa femme dans le couloir.
-Merci, on arrive.
-Ca va ? -Hmm.
-François, qu'est-ce qui se passe ?
Hein ? Qu'est-ce que t'as ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Quoi, Justine ?
-Quoi ? Quoi ?
C'est pas possible.
C'est pas possible !!
C'est pas possible !
C'est pas possible. C'est pas possible.
Je veux la voir tout de suite.
Je veux voir ma fille.
...
-Je sais que c'est très dur, très difficile pour vous, mais...
On va essayer
de comprendre ce qui s'est passé.
-Je l'ai même pas revue de la journée.
Je lui ai même pas dit au revoir.
-Je comprends pas.
J'ai déposé Justine chez sa copine hier soir,
pour qu'elles finissent un exposé. Que faisait-elle sur cette route ?
-C'est ce qu'on cherche à découvrir, Mme Santoni.
-A quelle heure avez-vous déposé Justine ?
-Je sais pas.
19h30, peut-être.
J'ai même fait un signe à Sarah qui nous regardait par la fenêtre.
-Vous avez interrogé Sarah ?
Elle doit savoir, elle. -Pas encore. L'enquête vient juste
de commencer. On sait que Justine n'est pas restée chez Sarah.
Elle est ressortie.
Son portable a borné plusieurs fois à l'Escale Borelli.
-Est-ce que Justine avait un petit ami ?
-Elle nous parlait pas beaucoup.
Elle était souvent dans sa chambre avec son téléphone.
Vous avez regardé dedans ?
-C'est en cours. -Elle dormait
souvent chez Sarah.
Vous croyez qu'elle avait déjà fait ça avant, qu'elle nous mentait
à nous aussi ?
-Comment on pouvait savoir qu'elle nous mentait à ce point ?
-Ce sont des adolescentes.
Elles savent pas toujours ce qu'elles font.
-C'est complètement dingue.
-Allez,
marche ! Allez !
Allez !
Gros soupir.
-Qu'est-ce qui se passe ? Ca va pas ?
-Si, si. Ca va.
Avec Laurent, c'est fini.
-Ah bon ?
-Oui, besoin d'air. Ca arrive. -Qu'est-ce que tu vas faire ?
-Ce soir, hôtel.
-C'est une crise passagère.
-La crise s'appelle Vanessa, 10 ans de moins
et elle est, je cite :
"Tellement mature, qu'il sait plus où il en est."
Soi-disant, il s'est rien passé.
Monsieur se pose des questions. -Si t'as besoin de moi, je suis là.
Tu peux venir à la maison. -Merci,
ça va aller.
-T'hésites pas. Je dois y aller.
Coup de pied. -Connasse !
-Boris ?
Boris, une seconde. Bonjour, Meyer.
-M. le procureur. -J'ai obtenu que les portes
de la caserne vous soient ouvertes. Si l'enquête
devait se diriger dans ce sens. Vous avez libre accès
à l'ensemble des moyens nécessaires à l'avancée
de l'enquête.
-Ca inclut l'achat
d'une nouvelle photocopieuse ? -Concentrez-vous sur votre travail.
L'amusement n'y a pas sa place.
Je ne vois pas le lien entre amusement et photocopieuse.
-Merci,
M. le procureur. Nous essayons de reconstituer
l'emploi du temps de la victime qui semblait cacher des choses
à ses proches. On se tient à votre disposition
pour vous donner des précisions. -Bien. A plus tard !
-Quoi ? D'habitude, ça vous exaspère, ces procédés.
Surtout de la part de Quiring. -C'est quoi, cette vanne débile ?
-C'est mon style.
Bonjour, Solène !
-Bonjour.
-Faut m'expliquer. Ca s'est pas arrangé, votre affaire ?
-Non, pas vraiment. On y va ?
-Chérie.
Je vous laisse.
-Sarah, je suis le juge Delcourt. Voici Constance Meyer, stagiaire.
-Bonjour, Sarah.
-On sait que
c'est difficile pour toi, mais nous avons des questions
à te poser. -Ce que tu diras
nous aidera à comprendre ce qui s'est passé. Ca sortira pas d'ici.
Ca restera entre nous trois.
Tu étais avec Justine hier soir ?
-Non.
-Tu es restée ici à attendre ? -Non.
-On a besoin que tu nous parles un peu plus que ça.
-Ma mère ne doit rien savoir. Elle va me tuer si elle sait ça.
-Cette affaire est plus importante que ton propre cas.
La vérité sur ton amie
doit passer avant. -On avait déjà fait ça une fois.
On se couvrait pour sortir le soir. Ma mère n'est jamais là.
-Hier, vous êtes allées où ?
-On avait rendez-vous avec nos copains. On a pris un vélo.
On s'était dit qu'on se préviendrait
quand on aurait fini.
Quand je l'ai appelée, je suis tombée sur son répondeur.
Je l'ai attendue, mais j'ai eu peur seule dans la rue.
Alors, je suis rentrée. Je me suis endormie.
-Comment s'appelle
le copain de Justine ?
-On perd du temps
inutilement, donne-nous son nom.
-Damien.
Je l'ai vu qu'une fois. Je connais pas son nom de famille.
Je sais qu'il est pompier
dans la caserne du père de Justine.
-D'accord. Merci, capitaine.
On a un certain Damien Leclercq, 22 ans.
Il correspond à la description
que nous a donnée Sarah. Arrivé en mars, c'est un sapeur-pompier
1re classe. Portable.
Fanny vous appelle.
-Je la prends.
Fanny. Ca va ?
ce que Laurent vient de me dire. C'est le roi de l'embrouille.
Je lui demande depuis quand il la connaît.
Devine ce qu'il me répond.
Je te rappelle.
-Un problème ? -Non.
C'est quoi, ce truc de pompier ? -Il ne travaillait pas ce soir-là.
Il est sorti avec des collègues au Planète Mars.
Un bar-boîte du côté de l'Escale.
-Vous connaissez ? -J'habite
à côté. On a fait une pétition. C'est un enfer,
le boucan. Portable.
Elle rappelle. Vous la prenez ? -Non.
Bonjour.
-L'interpellation de Leclercq a mal tourné.
-Racontez. -Santoni,
le père de la victime, a voulu savoir l'implication de Damien.
Une bagarre a éclaté. -Forcément !
C'était évident que ça pouvait
déraper !
On vous l'amène dès qu'il sort de l'hosto.
On a dû passer par les urgences pour faire constater les blessures.
...
-Ca va, Boris ?
-Oui, très bien.
-Tu regardes quoi ?
-Rien. Je voulais un café.
T'en veux un ? -Oui.
Corsé.
-Corsé, mais pas infaisable.
-Je parle du café que tu dois faire.
Bon, je vais le faire moi-même.
T'en veux un, toi aussi ?
Allongé, peut-être ?
D'accord.
-Vous la connaissez ?
-Non.
-Vous ne l'avez jamais vue. -Non.
-Et là ? -Pourquoi
vous me montrez ça ? -C'est Justine.
C'était votre petite amie.
-Je l'ai vue dans la caserne. Je ne la connaissais pas.
-Ecoutez M. Leclercq. C'est simple, à la fin de l'interrogatoire,
vous serez mis en examen dans une affaire d'homicide volontaire.
Soit vous continuez à vous foutre
de notre gueule,
soit vous coopérez.
Tout le monde y verra son intérêt.
-Des témoins vous ont vu dans le bar avec Justine, le soir
du meurtre. Vous êtes la dernière personne à lui avoir parlé.
Vos collègues finiront par raconter des choses.
Ils ont commencé.
J'ai l'audition d'un sapeur qui partage votre chambre.
Il déclare...
-Je suis sorti avec elle pendant deux semaines.
J'ai voulu arrêter.
-Pourquoi ?
-Je l'avais rencontrée au bal des pompiers. Je venais d'arriver.
Je savais pas que c'était la fille
du capitaine. -Vous saviez qu'elle avait 15 ans ?
-Non.
Elle me l'a dit après.
J'ai voulu arrêter. Elle voulait pas comprendre.
-Comprendre quoi ?
-Elle était jeune. Je la protégeais.
-Ah oui ? C'est pas ce qui ressort de vos SMS.
Le soir du meurtre à 22h50, vous lui envoyez :
"Tu fais n'importe quoi. Tu veux quoi ?"
Sans réponse. Vous lui renvoyez : "Tu veux jouer à ça ?
"Tu es prête à jouer, tu es sûre ?"
-Damien, que s'est-il passé, ce soir-là ?
-Elle est venue me voir au Planète Mars.
J'y suis tous les jeudis. -Et ?
-Elle m'a vu avec une autre fille, ça a dégénéré.
Je l'ai suivie. On a parlé.
-Où ça ?
-Dans le bar à Lucas.
Elle a pleuré.
Elle m'a menacé de dire des trucs faux sur nous et elle est partie.
-Bien sûr. Vous l'avez laissée partir comme ça ?
-Je l'ai suivie dehors. Je voulais pas la laisser partir seule.
Elle est montée dans une voiture.
J'ai flippé. J'ai cru que c'était son père.
Je suis rentré dans le bar. -Quelle voiture ?
-Un SUV gris ou noir. -Fanny, prévenez le cpt. Saïdi.
-Je vous jure que je lui ai rien fait.
-On doit identifier ce conducteur. Elle le connaissait.
Elle serait pas montée
avec un inconnu. -Si Leclercq dit vrai.
-Il doit y avoir des caméras, non ? -Oui, certainement.
Bonne soirée. -Bonsoir, M. le juge.
-Bonsoir. -Bonsoir.
Ca tient toujours ?
-Comment ça ? -Ta proposition.
-De ?
-D'habiter
chez toi. -Habiter ? Oui.
-J'ai regardé l'hôtel à la semaine.
Sacré budget. -Une semaine...
-On y va ? -Oui.
-Sans parler des fringues qui traînaient.
Tu savais précisément où il s'était déshabillé la veille.
Et son café ! Tu crois qu'il aurait mis la tasse
dans l'évier avant de partir ? Non. Toujours posée au même endroit.
La table a une marque,
à force.
Je sais pas pour qui il me prenait.
Sa mère, peut-être ?
La Vanessa, elle ne lui fera pas la vaisselle, je te le dis.
Ca va lui faire drôle. -Sûr.
-Et les réunions le soir au boulot, c'était tous les jours.
Et là, "j'ai un pot de départ". Là, "une réunion qui dure".
Là, "je vais voir le match".
La dernière fois qu'on a dîné ensemble, c'est quand sa mère
est venue dîner
à la maison. J'aurais dû me méfier.
C'est vrai, ça commence toujours comme ça.
Tu veux de l'aide ? -C'est prêt.
-On n'attend pas Barth ? -Ca le fera venir.
-Ah.
Ah.
-Ca va, ma Fanny ? T'as pas bien dormi ?
-Réveillée toutes les heures. J'ai pensé à la garce de Vanessa.
-Tu la connais ? -Non, je l'imagine bien,
blonde, vernis rose. Le genre de fille des émissions de télé.
-T'as vu ma tasse ?
-Bouge pas.
J'ai réorganisé les placards.
C'était pas pratique.
Alors, verres à pied, verres à eau. Tasses à café, mugs et bols.
Tu te retournes
et tu as tout. -Super.
-Je suppose que c'est celle-là ? -Oui.
-T'en penses quoi ? C'est mieux comme ça, non ?
-Oui, très bien.
-J'aurais pas dû, c'est ça ? -Non, ça va.
-Je suis trop envahissante. Tu me trouves étouffante ?
-Fanny, ça va.
-Laurent dit que je suis étouffante.
Je ne comprends pas. -Te prends pas la tête avec ça.
Respire, souffle. Réfléchis à ce que tu veux faire dans la vie
et regarde devant. Hein ? -Oui.
Devant moi, j'ai Laurent et sa blondasse.
Moi, je vois que ça et ça prend toute la place.
...
Ca va ? T'as rien dit de toute la route.
Barth n'a pas trouvé une Vanessa ? -Non.
-Il te ferait jamais ça, lui. -Non, j'y pensais pas.
-Si, t'y pensais ! Ca se voit.
T'as raison.
Regarde Laurent, t'aurais imaginé qu'il me fasse vivre ça ?
-Non. -Non.
Crois-moi, on peut jamais savoir.
Qu'est-ce qu'il fait, Boris ?
-Il a vu le vélo de Solène. -Et ?
-Il cherche une occasion pour lui parler, elle le hait.
-C'est trop mignon. C'est un vrai romantique, en fait.
C'est lui qu'il me fallait.
-Fanny, ça va pas ? -Ben quoi !?
Quelqu'un entre.
-Stéphane Hurel, 42 ans, marié, 3 enfants. C'est le propriétaire
de la voiture qui a pris Justine. -42 ans, elle les aimait vieux.
-Vous allez voir la voiture.
Là, au coin de la rue du bar où Justine a vu son pompier.
Il va se garer gentiment et attendre.
-On voit Justine monter ? -Oui. J'accélère un peu
plus loin.
Là !
Là, elle sort du bar.
Là, elle monte dans la voiture.
Bon après,
on a perdu leur trace. On essaie de retracer leur parcours.
-Vous l'avez interpellé ?
-Il est en garde à vue.
-Sans incident, cette fois ?
-Il a parlé ? -Non et son avocat
l'encourage à ne rien dire. D'après lui, le dossier est vide.
On a saisi sa voiture et on a retrouvé un portable prépayé
dans le vide-poche.
Barthélemy Meyer. A vous de causer.
-Barth, c'est encore moi.
J'aimerais qu'on dîne ensemble, je veux dire en même temps.
Il y aura Fanny, peut-être Alice. Antoine, Rebecca.
J'aimerais bien que tu sois là. Je t'embrasse, mon chéri. A plus.
-Je dérange ?
-Non. Du nouveau ? -Oui.
La police a relevé des impacts sur la voiture de Stéphane Hurel.
Ca pourrait
correspondre à des chocs. -Dans le téléphone, des appels
entre elle et lui ? -C'est en cours.
-On est en plein boom ?
-On parlait du périple de Justine.
-Ca a l'air fructueux.
Que devient le jeune sapeur ? -Relâché.
On est sur une piste d'un autre plus âgé.
-Attention, la vindicte populaire se fait vite entendre
pour un oui ou pour un non.
On est vite catalogué "monstre"
par la presse et l'opinion. Rien n'efface
jamais la première impression. Prudence, des vies peuvent être
détruites. -Excusez-moi.
Sonneries. -Il se fout
de moi ? -Ca doit être important.
-Nadia ?
a parlé, mais c'est pas ce qu'on attendait.
L'ADN de Stéphane Hurel n'est pas sur le corps, mais l'ADN
-D'accord, merci.
Stéphane Hurel est le père biologique de Justine.
Ce sont des choses qui arrivent.
-Effectivement.
-Je l'ai pas tuée. Jamais j'aurais fait un truc pareil.
-On vous a posé une question.
Pourquoi êtes-vous allé chercher
Justine, ce soir-là ? -Elle m'a appelé. Elle pleurait,
elle voulait me voir. J'ai menti à ma femme
pour rejoindre Justine. -Vous êtes allés où, après ?
-On a parlé pendant 45 mn dans ma voiture.
Elle m'a raconté ce qu'elle vivait
avec le type de la caserne.
Elle pleurait, je l'ai consolée.
Je l'ai déposée à une borne
de vélo. Elle voulait rentrer. -Et après ?
-Vous croyez quoi ? Moi aussi, je veux savoir ce qui s'est passé.
C'est un mensonge !
Je vis avec ça, je peux en parler à personne ! C'était ma fille.
-On le sait, M. Hurel.
Vous vous êtes enfermé dans le mensonge,
vous vous sentiez piégé. Qui était au courant de ce secret ?
-J'en sais rien.
Justine m'a appelé il y a 3 mois.
J'ai connu sa mère, Sophie. On a eu une histoire il y a 15 ans.
On était mariés chacun de notre côté.
-Vous étiez dans la même caserne que François Santoni.
Après, vous avez demandé votre mutation, un poste
de sécurité dans l'armée. Un lien avec votre liaison ?
-Oui.
Je suis tombé amoureux de Sophie.
Mais je voulais pas foutre en l'air mon mariage. J'ai préféré partir.
On avait coupé les ponts. Je l'avais jamais revue
avant la commémoration du bataillon.
...
-Repos !
Rompez les rangs !
-Ca fait longtemps. -Oui, ça fait longtemps.
Tu es venu pour la commémoration ? -Oui.
-Moi, je remonte.
D'accord.
-Qu'est-ce qu'il y a ? -Rien.
Ben, vas-y.
Remonte, je te rejoins.
-Elle ressemblait tellement à ma fille.
Ca m'a bouleversé.
-Comment êtes-vous entré en contact avec Justine ?
-Elle m'a appelé. Elle m'a dit que quand elle m'avait vu
à la commémoration, elle avait été troublée.
Elle avait ressenti un truc bizarre et elle comprenait pas pourquoi.
Du coup, elle a posé plein de questions à Sophie
pour savoir qui j'étais.
Sophie a tout nié, sauf que Justine ne l'a pas crue.
Elle m'a appelé.
-Vous avez fait quoi, ensuite ?
-On s'est donné rendez-vous dans un café.
C'était étrange.
C'était notre première rencontre et...
J'avais l'impression de la connaître.
...
-Bonjour. -Bonjour.
Assieds-toi, je t'en prie.
Tu veux boire quelque chose ?
-Euh...
Un café ? -Hmm.
-Un café, s'il vous plaît. -Ca marche !
-C'est un peu bizarre.
Je sais pas trop quoi dire.
-Moi non plus.
-Merci.
On se ressemble,
vous trouvez ? -Tu peux me tutoyer.
Ma mère ne veut rien me dire.
Elle m'évite, je suis sûre.
A chaque fois, elle reste avec mon père.
Enfin, avec... -C'est ton père, bien sûr.
-Oui.
Elle le colle pour pas que je pose trop de questions.
Mais je l'ai grillée.
-T'en as parlé qu'avec elle ?
-Ouais.
On n'est pas proches avec mon père.
Et vous ? Je veux dire, toi, pardon.
Ca te fait quoi, de me voir ?
-Elle allait mal.
Elle se maquillait trop.
On sentait qu'elle était pas bien.
Elle se posait des questions, elle voulait des réponses.
J'ai appelé Sophie. Je voulais parler de Justine.
Elle m'a dit de plus les contacter.
-C'est pas ce qui s'est passé. -Non, Justine m'appelait
de plus en plus. Elle voulait qu'on se voie, qu'on parle.
Elle me racontait ses histoires de coeur.
Elle avait besoin
qu'on l'écoute.
-C'était pas facile de cacher ça à votre entourage. Vous avez acheté
un téléphone prépayé. -Je me suis senti dépassé.
Je savais pas comment parler de ça.
Je...
J'avais peur que...
que ma famille explose.
Sans ma femme,
sans mes enfants,
je suis perdu.
S'ils apprennent ça, ça va les détruire.
Faut pas leur dire. Faut pas leur dire ça.
-Dites à Fanny de faire prolonger la garde à vue de Hurel.
-Il n'a pas de raison de tuer sa fille.
-Peut-être qu'on n'a pas trouvé cette raison. Je vais voir Quiring.
On se retrouve en bas dans 15 mn.
-Lâchez-moi !
Je veux voir mon mari !
Ca suffit !
Vite ! -Non.
-Je veux le voir !
-Calmez-vous. Un problème, Pablo ? -Mon mari
est en garde à vue et on me dit pas pourquoi. C'est ça, la justice !?
-Je comprends. C'est la procédure.
-Je m'en fous ! Je veux voir
mon mari !
-Calmez-vous, ce sera plus simple pour tout le monde.
Vous voulez boire un verre d'eau ? -Merci.
-Pablo, on peut avoir un verre d'eau ?
-Mon Dieu,
qu'est-ce qui se passe ? Je vis un cauchemar.
-Vous allez rentrer chez vous. Les juges vous convoqueront
le temps venu. -Je peux pas me calmer. J'ai pas vu
mon mari depuis ce matin. Je sais pas ce qu'ils lui veulent.
Il s'appelle Stéphane Hurel. Ca vous dit quelque chose ?
-Je vais être obligée de vous laisser.
-Je suis désolée de vous raconter tout ça.
Vous devez être occupée et vous avez pris le temps. Merci,
vous êtes gentille. -Bon courage.
-Merci.
-Venez par là.
-Oh, purée !
Je sais pas comment aborder cette entrevue avec les parents.
-On dit que Stéphane Hurel est le père de Justine et on observe.
-C'est violent.
-On cherche un assassin. -Ca va les détruire.
-Les secrets de famille finissent toujours par sortir.
Violent ou pas, le résultat
est toujours le même. Je sais de quoi je parle.
-Cet homme a été entendu dans le cadre de l'enquête.
Vous le connaissez ?
-Oui, c'est Stéphane.
-Stéphane Hurel.
Ancien collègue de la caserne.
-Qu'est-ce qu'il a à voir avec le meurtre de notre fille ?
-De sa fille, non ?
-Qu'est-ce que tu dis ?
-Je sais pas.
Ce qu'on n'a jamais pu se dire. -Arrête, s'il te plaît.
-Je sais ce qui s'est passé entre vous.
Je l'ai toujours su.
Il est parti à cause de ça.
Nous, on a continué à vivre comme si de rien n'était.
J'ai jamais voulu l'entendre de ta bouche.
Je voulais pas détruire tout ce que j'avais.
J'en ai parlé à personne.
-D'après l'ADN, Justine est bien la fille biologique de Stéphane.
-Ils étaient en contact depuis quelques mois.
Il a récupéré Justine en larmes le soir du meurtre dans les rues.
Il l'a déposée à une borne de vélo.
On vérifie son alibi. -Nous tentons
de comprendre ce qui a pu
se passer entre le moment où elle a pris son vélo
et l'endroit où on l'a retrouvée. -Tu savais qu'ils se voyaient ?
-Je suis désolée.
Je suis désolée, François.
-Du coup, le père de Justine devient suspect.
Celui qui l'a élevée.
Je demande à Nadia de récupérer les déclarations, les alibis
et compagnie ?
Ca va pas ?
-Je ne m'étais jamais placé du point de vue d'un père
qui apprend que son enfant n'est pas de lui.
Ni d'un père qui apprend qu'il a un enfant caché.
-Je comprends.
-Je vois très bien ce que Justine a pu ressentir.
Mais eux, Stéphane Hurel et François Santoni...
Je sais à quoi vous pensez.
Qu'est-ce que Quiring a ressenti ?
-Demandez-lui, ce sera plus simple.
-Je vais y réfléchir.
Merci de m'avoir raccompagné.
-De rien. Je récupère Fanny.
Crise
de couple. Je fais maison d'hôte.
-Ah bon ? J'ai rien vu.
-Vous avez autre chose à penser.
-Bonne soirée.
Ah, tiens !
Le hasard.
-Bonsoir.
J'arrive jamais à enlever
ce truc. Ca m'énerve.
-Je vous aide ?
Je peux essayer. -D'accord.
-Ah.
Voilà.
-Merci.
-Je vois qu'on a les mêmes goûts, jusque dans le choix
des casques ridicules.
Vous faites peut-être du cheval ?
-Non.
-Bon...
Bonne soirée.
-Bonne soirée.
-Putain, "bonne soirée" !
Quel con !
-Euh...
Je sais pas. Barack Obama ?
-Il n'a pas trompé sa femme. -Ou alors,
il est super discret.
Ricanements.
Pardon.
-Je vois pas. S'il la trompe,
c'est une ordure.
-Si je dis un canard célèbre.
-Donne la réponse aussi.
-Ca va ! -Je connais que Donald.
-Et donc ?
-Trump !
-Ca devrait pas
compter.
-Si, un point. Ca va !
-A toi, maman. -Je suis un personnage de film ?
De la vraie vie ?
-T'as joué dans une série connue.
-Angelina Jolie lui a pris son mec.
-Ca continue, les indices.
-Elle avait rien à se reprocher. Et elle a rien vu venir, rien.
-Dans une séparation, les torts sont partagés.
-Ah bon ?
-C'est souvent 50/50.
-Ou l'autre est fourbe.
-Bien dit, Constance. -Tu penses plus comme moi ?
-J'ai changé d'avis. Ca dépend
de la situation.
-On va pas tarder, nous.
-Personne n'est concentré. Chacun fait ses règles dans cette famille.
-C'est qu'un jeu.
-C'est plus qu'un jeu, c'est sérieux.
Demande à papa !
-C'est sérieux. On déconne trop. -Ca va,
vous énervez pas. On est là pour s'amuser, c'est qu'un jeu.
Je mets le saladier là,
c'est plus pratique. Je ferai une machine, les torchons
sont un peu sales. -Ca va ? Tu vas trucider
quelqu'un ?
T'es sûre que ça va ?
T'as pas l'air d'être là. -Oui, ça va. Je réfléchissais.
-Quand j'imagine Laurent avec cette salope...
-Hop, hop, hop !
-Je pourrais le tuer.
-Dis pas ces trucs-là.
-Tu sais pas ce que c'est,
d'être remplacée par une gamine. -C'est intéressant, comme débat.
-Qu'est-ce qu'elle a ? Elle a l'air préoccupée.
-Je sais pas.
A toi de savoir, tu es son mari. Un mari est censé faire attention
à ces choses. -Je fais attention.
-Ah bon ? A quel moment ?
Tu parais pas être là souvent.
-C'est Constance qui te dit ça ? -Pas besoin de me le dire.
Maintenant que je vis avec vous, je m'en rends compte par moi-même.
-Oh, oh, oh !
-J'ai envie de le tuer. -Dis pas ces trucs-là.
-Tu sais pas ce que c'est, d'être remplacée par une gamine.
-Nadia, c'est Constance. Désolée, c'est encore tôt.
J'aimerais avoir le bornage du téléphone de Géraldine Hurel
le soir du meurtre. Merci, au revoir.
-C'est pas possible.
-Bonjour, M. le juge. -Bonjour, Constance.
-Il faut que je vous dise quelque chose.
-Ah ben, voilà. -Voilà.
-Merci pour le café.
-Faut vraiment que je vous parle. -Oui, allez-y.
-J'ai fait une boulette.
-Genre ?
-Une boulette
qui peut nous servir. -Cette histoire commence mal.
-Sur les photos, Justine faisait
plus âgée, trop de maquillage.
-Oui. Et ?
-Si Géraldine Hurel avait soupçonné une liaison entre Justine
et son mari, elle les aurait suivis, imaginant une relation.
-Venez-en à la boulette.
-L'autre jour, j'ai remonté le moral de Géraldine Hurel.
Elle pleurait à l'entrée du palais.
J'ai pas parlé de l'affaire. Ca m'a tracassée la nuit.
J'y ai repensé ce matin. -Elle a le profil du coupable.
-Exactement.
-Et vous avez demandé le bornage
de son téléphone. -Oui et...
Ici, Géraldine Hurel, son mari, dans le périmètre
où Justine a pris son vélo.
-J'ai jamais eu confiance en lui.
Je l'ai toujours imaginé
avec d'autres femmes.
Mais j'avais raison.
Il était différent ces derniers temps.
Il était fuyant.
Je me suis tout de suite dit que ça allait recommencer,
encore et encore.
On se parlait pas beaucoup.
Je lui en voulais de me faire ça.
Comment je pouvais imaginer qu'il avait une fille ?
-Racontez-nous ce qui s'est passé l'autre soir.
-Quand Stéphane m'a dit qu'il devait retourner au travail,
je ne l'ai pas cru.
Il était tard.
J'ai voulu vérifier.
-Vous l'avez suivi ?
...
-J'ai senti tout mon corps se glacer.
J'étais vide.
J'ai suivi la voiture.
Ils se sont arrêtés.
Ils ont discuté longtemps.
J'ai vu qu'elle posait sa tête
contre lui.
Je les regardais.
J'arrivais pas à partir.
J'ai pris mon téléphone et j'ai appelé Stéphane.
de Stéphane Hurel.
-Il vous a menti sous vos yeux.
-Je regardais cette fille,
avec son vélo. J'avais tellement de haine.
Sanglots.
Jamais je vous laisserai détruire
ma vie avec mon mari ! -Laissez-moi !
-Il s'en fiche, de vous !
On est une famille, nous ! -Moi aussi, il m'aime !
Autant que vous ! Il m'aime ! -On va voir ça.
Venez !
-Lâchez-moi ! -Revenez !
Revenez ici !
Revenez !
Elle a pris une route qui mène vers la plage.
Moi, je voulais juste qu'elle s'arrête.
-En lui fonçant dessus ?
-Non ! En la dépassant,
j'ai touché la roue de son vélo. Il faisait nuit.
J'ai pas compris
ce qui se passait. -Justine a été projetée
sur quelques mètres. Sa tête a heurté
un rocher. -J'ai eu peur !
Quand je me suis arrêtée, j'ai vu qu'elle avait la tête en sang.
Qu'elle bougeait plus.
J'ai paniqué.
-Vous êtes repartie.
-Comment je pouvais savoir que par jalousie je tuais la fille
de mon mari ?
-La jalousie véhicule moins d'amour que d'orgueil.
-La jalousie, c'est ce qui nous fait faire n'importe quoi.
L'orgueil nous empêche de faire
des choses qui ont du sens. -C'est pour moi ?
-Non.
Je dirais jamais ça de vous.
-J'ai un père et je lui parle pas.
J'aime bien une fille et je répare son antivol.
-C'est pas de l'orgueil. -Un peu, non ?
-Un tout petit peu.
-Bonne soirée. -Bonsoir, M. le juge.
-Constance ! -On y va.
-Je viens pas.
-Pourquoi ? -Laurent m'a écrit
un mail super romantique. Il dit qu'il est perdu sans moi.
"Il est comme un animal mort sur le bord d'une route."
Il parle bien. -Oui.
-Il me propose de faire livrer une pizza à la maison, ce soir,
pour parler. Je crois
que je vais y aller.
J'ai tort ?
-Non, il faut y aller et parler. -J'y vais.
Je te raconterai.
-J'espère bien.
...
-"Vous avez raison, Meyer,
"je devrais passer plus de temps avec mon père.
"Merci."
-Boris ?
Je suis d'accord.
-D'accord avec quoi ?
-Je crois que c'est de famille d'envoyer des SMS perso
au mauvais destinataire.
Moi, je suis d'accord pour que...
pour que tu passes plus de temps avec ton père.
-T'es déjà là ? T'es rentré ?
-Je suis rentré tôt
car je voulais te dire quelque chose.
-Quelque chose comme quoi ?
-A la mairie, une femme m'a fait des avances.
Elle voulait qu'on dîne ensemble.
Ca n'engageait à rien.
Mais bon, tu me connais.
Enfin, j'ai...
-Tu as quoi ?
-J'ai dit que j'avais une partie de "Devine Qui C'est" avec ma femme
et que je pouvais pas.
Que "Devine Qui C'est", c'est important dans un couple.
-T'es bête !
J'ai eu peur. -Excellent pour le couple.
-Je vais te détruire. -Impossible, tu m'aimes.
-Non. -Si, tu m'aimes.
Tu m'aimes pas, là ?
J'ai renvoyé les domestiques exceptionnellement.
Tiens.
Que pour toi.
Si Fanny débarque, on descend se cacher à la cave.
Encore.
Encore deux.
Rires.
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.