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Original subtitles

Merci à toi, donc.

Je m'en occupe.

Je ne peux pas dormir.

Quelque chose de nouveau, Müller ? Pas du tout.

J'ai encore un peu de faim.

Si quelque chose de particulier doit se passer, je suis à l'administration.

Compris ? Au revoir, Oberfeld.

C'est terminé, monsieur Oberfeld. Merci.

Quelque chose de particulier ? Non, monsieur Oberfeld. Bien.

Les gens peuvent se reposer trois heures.

Un café ? Qu'est-ce que c'est que un café ?

Sous-titrage Société Radio-Canada

Le lieutenant, regardez ce que j'ai fait.

J'ai eu le bonheur. Je peux lui donner une vraie fraise.

Regardez, ils apportent le lieutenant.

Ce n'est pas mieux.

Je vais voir où nous pouvons le faire, lieutenant.

Comment vas-tu, Gerke ? Je suis

heureux d'être ici.

C'est mieux que d'être dehors.

Ce putain de terroriste.

Je ne l'ai pas vu sur son toit.

Et il m'a tiré dans le dos.

Ne vous laissez pas avoir de cheveux gris, lieutenant.

Nous l'avons fait.

Qu'est-ce que vous diriez d'un beau bureau avec un balcon et une salle du

sud, lieutenant ? Et en haut, un bâtiment propre.

Tu, Wurzel, dis-moi, le lieutenant, quelle taille de chaussure a-t-il ?

Qu'est-ce que tu fais là ? Ils ont fermé l'usine ? Bien vite, j'ai besoin de toi

! En une minute ! Trois questions ! Laisse tomber, c'est pas ton boulot !

Quand je pense que j'aurais pu être là-bas... Heureusement que les

Américains sont à 50 kilomètres.

Pensez-vous, soldats, depuis qu'on les attend ? Moi, quand je me suis mariée,

il y avait du homard.

Quand la France aura de nouveau une armée, tout ira bien.

Mon mari est terrible.

À chaque réunion de famille, il parle politique et on se fâche avec quelqu'un.

Si ça continue, on ne nous invitera plus qu'au enterrement.

Il s'en va ? On dirait.

Monsieur le maire.

Et moi ? Quand on se marie, mademoiselle, on n'est pas une heure

près.

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai été à Nanteuil cette nuit.

Sans blague.

Les copains sont dans l'église encerclée. Albert, faut les aider.

Mais avec quoi ? J'ai mon plan. Avec toi, ça doit marcher. On va se

débrouiller et trouver des armes. Ah non, mon vieux, compte pas sur moi pour

ce genre de turbin.

J'ai déjà dit 100 fois.

Je suis pas négonflé, tu le sais.

Quand il a fallu discuter avec la Gestapo de la question des otages, parce

qu'un petit crétin avait collé un pétard dans un carburateur allemand, j'y suis

allé.

Et pour ce qui est de faire de ce goive à Nanteuil ? On va tout de même pas

aller laisser crever.

Pense à Ancelin. Il a sa femme là-bas, lui, dans l'église.

Ancelin, Ancelin. La semaine dernière, il voulait l'acheter dehors, sa femme.

Elle criait partout, il veut me tuer. Alors qu'il vient de ne pas se peindre.

D'abord, on réquisitionne les vélos.

S'il en reste encore, et la voiture du pharmacien.

Elle n'a pas de roue.

Vous, je ne vous connais guère.

Mais vous êtes un pessimiste.

C'est mon cousin.

Cousin ou pas, il lui manque la foi.

Comprenez donc, nous devons agir, prendre des décisions. Oui, mais

lesquelles ? On fait une partie, si tu veux.

N'aie pas la tête à ça.

J'avais peur de pas arriver à temps.

C'est chouette d'être avec nous.

Quand on a besoin d'un homme, je suis toujours là.

Des armes, il en faut pour ne pas avoir à s'en servir.

C'est toujours ce qu'on dit.

Enfin, Edmond, vous me connaissez.

Justement, je ne veux pas que Musière subisse des représailles allemandes.

Il y a deux jours, j'ai refusé qu'on éclaire le pays libéré.

J'ai eu raison.

On a la peine de ne pas avoir de Vosges ici, c'est pas la peine de les faire

venir. Je t'assure qu'ils nous attendent pour le vin blanc.

Tu es la trouille.

Non, mais moi, quand j'ai promis, je ne me défile pas.

Tu l'emplaces ?

Philippe,

rentre à la maison ! Ça commence

à s'avoir dans le pays.

Et si les miliciens bougent ? Un risque à prendre, c'est le seul.

M. Oberfeld, vous pouvez dire ce que vous voulez, mais sans religion, ce n

'est pas possible.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Si vous m'envolez votre robe, je le ferai.

Mais si vous ne m'en dites pas, ne croyez pas à Dieu, je ne pourrai plus.

Nous avons reçu ces deux-là quand nous voulions partir.

Ils n'ont pas de papiers.

Vous avez vu des terroristes ? Non, pas de traces, monsieur Oberfeld.

C'est bizarre.

Vous n'en trouvez pas d'autres ? Depuis qu'ils m'ont emmené avec la boîte,

je n'ai plus peur de rien.

Peut-être des espions.

Allez, parlez !

C'est des drapeaux.

Vous terroristes !

Vous connaissez l'histoire de celui qui est mort ? Le docteur l'explique et lui

dit que le cœur est très solide.

La digestion est excellente.

Et les lignes sont aussi en bonne condition.

Très bien, docteur, dit le patient.

Je meurs de la meilleure santé.

Et je suis 23 ans.

Hier encore, les avant-gardes américaines, poursuivant leur avance...

Personne ne peut parler.

Tu vas le voir.

Pourquoi n'avons-nous pas une chaise blanche ? Et nous sommes des prisonniers

de guerre.

Des prisonniers de guerre, tu penses ? Ils nous auront tous tués.

Les terroristes ne font pas de prisonniers de guerre.

Vous n'avez peut-être pas toutes les tasses dans le sac.

Qu'est-ce qu'il se passe si nous essayons de nous placer à la maison ? Qu

'ai-je fait pour que Dieu me mette dans un camp d'idiotes ? Je ne t'ai pas

demandé.

Arrête-toi.

Mettez la musique à l'écran.

J'ai besoin

de trois hommes pour un trou de retard.

Qui s'adresse ? On doit savoir si les terroristes préparent quelque chose

contre nous.

Allons-y !

J'ai besoin de trois individus.

D'accord.

Je dois les décider moi-même.

Wurzel.

Krueger.

Heinzel ?

Heinzel,

mon grand frère.

Nous avons perdu la tête.

Ils nous ont battus toute la nuit.

Les Français n'arriveront pas dans la chambre.

Qu'est-ce que c'est ? Dis-le toi-même.

Laissez-nous nous assombrir un peu.

Le lieutenant est déjà en train de se débrouiller.

Les gens que j'ai sélectionnés sont venus.

Ils savent ce qui peut se passer avec eux.

M. Oberfeld, vous ne croyez pas que vous pourriez nous empêcher ? Vous, tout seul

? Je vous le dis maintenant.

Si ils nous attaquent, il n'y en a qu'un pour moi.

Mettez vos mains là-haut et donnez-les.

Pour nous, c'est la guerre.

Vous comprenez ? Vous ne vous en prenez pas compte ? Hier, vous avez mis un de

ces pauvres là-haut.

Et aujourd'hui, vous voulez donner à vos amis ?

Non, monsieur, la ligne est coupée.

Oui.

Mais non, je vous dis oui, la gendarmerie ne répond pas.

Le standard est en dérangement.

Même pour le secrétaire de la milice.

Ça m'ennuie de te laisser seul.

Pourquoi... Pourquoi tu vas pas au mariage de Picou ?

Tracasse pas pour moi.

Tu comprends, c'est pas possible de faire autrement.

Pour un homme, la beauté n'est pas nécessaire.

C'est bien mon avis.

Les qualités morales avant tout.

Pour ça, tonton Clovis en a à revendre.

Lui, au monde, aujourd'hui, il a fait son devoir.

Je crois plutôt que le cérémonie, ça l'ennuie.

Faut qu'on lui gardera quand même sa part de gâteau.

Dans trois jours, Hitler se rendra aux Russes. Aux Russes ? Jamais. Hitler se

rendra aux Alliés.

Moi je vous dis, il se rendra en Russe. Hitler ne se rendra pas. Il va s'allier

avec les Américains pour continuer la guerre contre la Russie.

Dépêche-toi, j'ai fini.

Tu me le prêteras, hein ? A la fois quand je tire, je gagne toujours.

Si tu viens avec nous pour faire des cartons, je préfère que tu restes ici.

Ça y est ?

Veux-tu descendre de là ? Allez !

J'en répète pas, les

boches s'en souviendront de cette journée !

Trop tard.

Essayez de les rattraper, M.

Barberousse. Oh, pensez-vous. C'est déjà trop tard.

Dommage.

C'est plus la peine.

C'est plus la peine.

C'est plus la peine. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est plus la peine. Les Allemands,

oui, à 5 heures. Il m'a prévenu, j'ai dit, on prend le tandem, on y va. C'est

fini, vous entendez ? C'est fini.

Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Les Frésiens en ont marre, ils veulent

se rendre. Ils négocient avec les gens de l'église. À 5 heures cet après-midi

ou plus tard, il y aura un drapeau blanc en haut du clocher. Ce sera le signal et

on pourra aller à Nanteuil.

Et tout ça sans un coup de feu. C'est formidable.

Ils ont eu la frousse qu'il y avait résistant autour de Nanteuil.

Comme résistant il n'y a que nous.

C'est un officier qui vous a chargé de cette mission ? Non, des soldats, j

'étais leur prisonnier.

Les policiers sont partis.

Et quand c'est à qui reviendront ? Qu'est-ce que vous pensez des Français ?

Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On y va quand même.

On va attendre 5 heures et à 5 heures pile, on entrera dans le pays. Les

copains de l'église seront un peu contents de nous voir.

Allez, en route ! Je suis avec vous ! Je serai votre cantinière.

Attention ! Vous salissez ma robe, elle est toute neuve.

Très bien, Rosé.

Et il y a comme germaine qu'elle s'occupe du gosse.

Allez, démarre. Dans deux minutes, il faudra une remorque.

Attendez-moi.

Je veux aller avec vous.

Je vous serai utile, M. Morisot, pour rétablir les lignes téléphoniques. Je

vous serai utile.

Votre petit Bertrand. Il a 17 ans.

Dis-je ? Maintenant, je peux bien le dire.

Il est en Angleterre, dans les Forces Françaises Libres. Non.

Que voulez-vous, c'est de son âge.

Il sent combien, les Allemands ? Une quarantaine, je pense.

Pourquoi vous ont-ils choisi, vous ? Ils ont gardé ma petite amie.

Fiancée ? Presque.

On serait même déjà mariés, seulement je suis recherché par le STO.

Oh, ton chapeau, Eugene.

C'est pas un chapeau, c'est un képi.

Un képi ? Oui, un képi.

Alors, si c'est un képi, garde-le.

Allez,

vas-y, Emmanuel !

Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur ! Je vais arriver à l'autre, ça

y est vendu ! Allez ! Il n'y a pas une place pour moi ? Bah, risquiez ! Ce qu

'il ne faut pas faire pour se dédouaner ! Dire qu'il y a deux ans, tu portais la

princesse ! Où le monde peut se tromper ? Moi, moi ! Je suis français.

Tu dis ça pour moi ?

Si tu ne m'aimes pas, je t'aime, et si je t'aime...

Ça fait tout drôle.

On était là, on chantait.

J'ai vu ce qu'il mérite, un militien, vous pensez ? Moi, je veux pas regarder.

Je veux pas.

Ben, alors tourne-toi.

On peut pas le laisser là.

Tu le connaissais ? Lambert, il s'appelle.

Son père est charcutien de Tibled, à une trentaine de kilomètres d'ici.

Il a fait arrêter une dizaine de juifs.

Regardez !

Laissez-le ! Vous menez pas de ça, il sera jugé. Lui et ses copains, on les a

surpris en train de voler nos chevaux. Vous les entendez ? Crétins ! Allez dans

le train, vos vaches ! Merdiard, dis-moi, c'est tête de dégénéré.

D'idoles comme ça, c'est tout le procès du suffrage universel.

Ce serait belle, la France, si on vous laissait faire, oui ? D'accord.

Tu te présenteras aux élections ? Pourri ! Ordure !

Parce que t'écoutais Radio Londres en tremblant dans ta culotte, tu te prends

pour un héros, hein ? Une fripouille, voilà ce que t'es ! Un sale juif ! Elle

aussi, c'est une youpine, ça se voit sur sa gueule ! Mais c'est pas vrai ! Quelle

calomnie ! N'y va pas, Alfred, il va te faire du mal.

Ne touchez pas, il ne perd rien pour attendre.

Tu te fais des illusions vendues.

Criminel.

Vous assassinez tous les bons Français.

Mais nous reviendrons, nous reprendrons le pouvoir ! Et cette fois, on vous

rattrapera ! Ah, j'en ai marre.

T'as pas de leçon à nous donner.

Faut me crever pour que je la boucle.

Mais avant, je vais vous dire ce que j'ai sous le cœur.

Philippe Henriot avait raison.

Vous êtes tous des voyous, des crapules, des lâches, t'entends ? Des lâches !

Lâches, lâches, lâches !

Il n'y a rien à voir avec Marika Röck.

Ces pieds... Les pieds de Marika Röck ne sont rien contre la voix de Sarah

Leander.

Vous avez chaud ? Oui, plutôt.

Maintenant, tout va bien.

Nous allons nous arranger.

Tous mes camarades sont d'accord ? J'espère.

Je m'excuse. Je dois vous garder ici jusqu'à 5 heures.

Les résistants m'ont chargé d'accepter vos conditions.

Nous respecterons la trêve.

Les

malheureux

enfermés dans l'église n'ont plus rien à boire.

Me permettez-vous de leur porter de l'eau.

Qu'est-ce que c'est ? Tu joues ou pas ? Faites ce que vous voulez.

Où se trouve le comité de battalions ? Le comité de

battalions ? Je ne sais pas.

Qui est le directeur ? Le maire de l'Oberfeldwebelbrück.

Mais vous ne pouvez pas.

Pourquoi pas?

Eh bien, il a peut-être aussi la bouche pleine.

Paul, ce n'est pas le maire.

Et comment

ça va avec toi, Kruger ? Je pourrais plutôt te demander ça. Je n'ai

pas une bonne formation de H.J.

! Tu ne vas pas dire que tu t'es détourné la semaine dernière ? Si tu

veux commencer... Attention, le maire.

Il y a un d'entre vous.

Regarde. C'est la même chose pour Don.

Je sais ce que vous voulez dire.

Je sais aussi que vous avez eu des difficultés, camarades.

Et je pense que c'est bien sûr que vous essayez de vous dépasser.

Monsieur Le Maire, s'il vous plaît.

On n'arrive pas par ici !

Personne ne les mordent pas.

Bientôt, on retrouvera tout.

Du charbon, des livres, du tabac.

Du tabac ? Tu mets ces deux paquets par jour, voilà une chose qui est admirable.

Moi, j'aime la chaleur, ça me rend mes 20 ans.

Vous ne les avez pas perdus, chère madame ? En ce moment, à Paris, il y a

beaucoup d'attentats dans le métro.

Quand je suis parti, un ou deux par semaine.

Ce n'est pas beaucoup.

Je suis déjà venue ici avec l'ancien garagiste. Il était amoureux de moi, il

voulait m'épouser.

On nous a servi du turbo qui n'était pas prêt.

J'étais malade.

Le garagiste m'en voulait.

Ah, quelle journée.

J'avais joué que je ne remettrais plus les pieds ici.

D'ailleurs, on dit qu'ils font du marché noir avec les Allemands.

Et sur Madame Sauvage, on raconte des choses.

Enfin, je préfère me taire.

Vous êtes célibataire, mademoiselle Dermier.

Pourquoi vous me demandez ça ? Vous le savez bien.

Je voudrais bien encore un petit peu.

Servez-vous.

Merci.

Il est parisien, lui aussi ? Oui, mais lui, c'est autre chose.

C'est l'homme le plus riche de la région.

Il travaille dans quoi ? Il ne travaille pas.

Il était ouvrier à Paris il y a une quinzaine d'années.

Un jour, il a gagné ce film spectacle, mais alors le gros lot l'a timbal.

Il a placé son arzon, il s'est installé à Buzière, et depuis, il prend des

vacances.

Celle-là, je l'ai gardée pour le jour de la victoire.

Eh bien, mes amis, pour nous, ce jour-là est arrivé.

Quatre ans qu'on attend ça, mon Dieu.

Janine, passe-moi le tire-bouchon.

En 10 juillet, le 11 novembre, j'étais sur la Somme.

Il faisait froid, un petit froid sec.

C'est du fameux, un médoc 27.

L'année de mon service militaire.

Oh, il fait chaud, hein ? Eh bien, tant pis, je vous remets les chemises.

Vous inquiétez pas, j'ai un tricot.

Denise, votre femme s'appelle Juliette. Oui, mais Denise, à date de Toulon,

quand j'étais quartier maître.

Et après, vous vous êtes mariés ? Parce que c'est drôle.

Dites, elle doit faire une tête, votre femme, quand elle est dans vos bras.

Et toi, Newtour ? Non, pas moi, je reste à la mominette. C'est meilleur pour la

digestion.

Alors ?

C'est facile.

Le faisan sur le chou.

Disposez les petites saucisses tout autour.

Ça s'appelle le faisan chartreuse.

Je suis dans la restauration de Puppe. J'étais chanteuse avant. Quelle

coïncidence. Ma femme aussi.

Chantait l'opérette.

Le petit duc. C'est dommage qu'elle soit pas avec nous aujourd'hui. Elle est

morte depuis trois ans.

Moi, je suis partie deux fois à Bobineau. L'été, je faisais les villes d

'eau. La guerre a arrêté ma carrière.

La guerre de 14 ? Oh, monsieur Nieucourt.

Monsieur, vous n'êtes pas un bon Français.

Comment ? J'ai été prisonnier deux ans dans un stalag. Non, monsieur.

Un bon Français est galant avec les dames.

Parce que je ne suis pas galant, moi.

Oh, allons, ne vous disputez pas un si bon jour.

Sinon, je vous fous tous au bloc, moi.

Mesdames, messieurs, comment ne pas associer à notre joie le souvenir des

absents ? Ceux qui sont morts pour nous permettre d'être heureux aujourd'hui.

C'est à eux que je pense.

Et je voudrais que nous y pensions tous.

Leur souvenir doit nous aider à vivre, nous fortifier.

Que la leçon de la résistance ne soit pas oubliée.

Que la France de l'après-guerre soit belle.

Très belle.

Et que s'écarte à jamais le spectre de la guerre.

Oh mon Dieu ! Julien, empêche les petits ! Manon, veux-tu laisser ce revolver ?

Petit crétin, donne-moi ça !

N

'oublions pas, trois fois, oui, trois

fois, l'Allemagne a envahi notre pays.

70, 14, 39, que de souffrance.

Remontons, si vous le voulez bien, dans l'histoire de France.

En 1870, comment fut déclarée la guerre et à cause de qui ?

Les gens manquent tous de volonté.

Moi, quand j'ai décidé quelque chose, hop, ça y est.

Avant la guerre, je voulais un vélo moteur.

Tu me croiras si tu veux, j'ai économisé pendant deux ans. Mais je l'ai eu, mon

vélo moteur.

C'est avec celui-là que tu t'es fait renverser par un camion ? Oui, mais

enfin, ça n'a rien à voir avec la volonté.

Exactement. Tiens, il reste encore un peu de pointé.

Salut les copains.

Rien de nouveau ? Rien du tout.

Les boches ont l'air de roupiller.

D'ici, on verra bien quand ils vont hisser le drapeau.

Tiens, c'est du pointé de griffe, t'en veux ? Non, merci.

Il est enfermé où ta copine ? Derrière la perception.

C'est le clou à Barbarin.

Barbarin ? Quel cavaleur celui-là. Il connaît toutes les bonnes adresses de la

région. Un jour, il m'a emmené voir des femmes qu'il connaissait.

Il y en avait une, une petite brune, avec le bout des seins tout rose.

Quand elle a su que j'étais gendarme, elle n'a pas voulu que je paye.

Ça ne m'était jamais arrivé.

Est-ce qu'on est bien tout de même ? J'ai eu bien peur d'avoir pris un coup

de soleil.

Moi, j'aime pas les histoires sales, hein. Oh,

ça va pas, toi ? Non, je crois que j'ai un coup dans le guéridon.

Tu vas bien, petite reine ? Alfred.

Bon, Ijo, je voudrais vous dire quelque chose. Vous le quittez jamais ? Quoi

donc ? Votre casque.

Ah, c'est à cause de la chaleur. Ça protège contre tout, même contre les

moustiques.

Non, mais deux mots seulement, mon cher.

Voilà. Bientôt, on procédera au renouvellement du conseil municipal.

Ressentez-vous comme maire ? Rien, ça, jamais.

J'ai déjà dit non à 38.

Pourquoi n'acceptez-vous pas ? Ça éviterait peut-être de voir des

révolutionnaires s'emparer du pouvoir.

Je vous ai dit non.

J'ai envie de marcher un peu. Vous venez ?

Qu'est-ce qu'ils vont penser de nous ? Tout simplement que ce qui nous

intéresse, c'est de voir ce que fabriquent les Allemands.

Dormir dans la nature, ce que c'est bon.

Avant la guerre, je faisais du camping.

Je connais les châteaux de la Loire, le Mont Saint-Michel.

On partait à deux avec une copine en vélo.

Fernande.

Elle est mariée avec un notaire maintenant. Elle a deux enfants.

L'année prochaine, je m'offre la Côte d'Azur.

Vous connaissez ? J'ai déjà fait l'itinéraire.

J'irai à Grasse à cause des parfums.

Et puis à Nice.

La promenade des Anglais. Le casino.

J'ai jamais joué à la roulette.

Faut rentrer.

Pourquoi ? On n'est pas bien ? Oui, ma réputation.

Trop tard.

Vous croyez ? Oh oui.

Je m'épreuve moi.

J'aimerais bien aller en Corse aussi.

Mais ça j'hésite parce que j'ai peur d'avoir le mal de mer.

Remarquez bien que je ne l'ai jamais eu, je ne suis jamais montée sur un bateau.

Écoutez.

Monsieur Morisot, vous n'êtes pas raisonnable.

Une chanson, une petite chanson.

Allez, allez,

allez. Eh bien, puisque vous insistez.

Je vais vous chanter On n'a pas tous les jours 20 ans. Très bien, très bien. C

'est tellement vrai, n'est-ce pas ?

L'atelier de couture est en fête, on oublie l'ouvrage un instant.

Car c'est aujourd'hui que Marinette vient juste d'avoir ses vingt ans.

Trottin, Petite Mince et Première ont toutes apporté des gâteaux. Et Marinette

offrant le porto, des joyeuses en levant son verre.

On n'a pas tous les jours vingt ans, ça nous... Sous

-titrage

Société

Radio-Canada

À la campagne, elles vont tout de suite chercher un joli coin fleuri.

Dans une auberge en pleine verdure, elles déjeunent sur le bord de l'eau.

Puis ils valsent au son d'un fauneau en chantant pour marquer la mesure.

On n'a pas tous les jours vingt ans, ça nous arrive une fois seulement.

C'est le plus beau jour de la vie, alors on peut faire des folies. L'occasion, il

faut la saisir, payons-nous un petit peu de plaisir.

Nous n'en ferons pas toujours autant, on n'a pas tous les jours 20 ans.

Je me sens mieux.

L'histoire ne se répète pas.

Après cette guerre, on ne fera pas les mêmes erreurs que l'autre fois. On ne

donnera pas d'armes aux Allemands. Le problème n'est pas là. Si tu lisais plus

souvent des livres d'histoire, tu ferais moins de politique.

Mais quoi faut-il nous ? On pourrait danser.

Moi je vais piquer un petit somme.

Vous me réveillerez au bon moment.

C'est la deuxième étape du déjeuner.

C'est aussi un végétarien.

Est-ce qu'il est marié ? Oui.

C'est une histoire de guerre.

Il était toujours un soldat.

En 1921.

Vous savez encore comment il est venu dans le bataillon ?

C'était un Benghazi.

Il avait toujours une bouche douloureuse. Tout le temps, il chantait

pour nous.

Et puis ? Une fois, nous avons même piqué dans lui.

Il n'a jamais remarqué.

C'était en Grèce.

Mais c'était en Benghazi.

On est déjà 40 ans de Grèce.

Ce n'est pas vrai, Gierke ? Je ne sais pas, j'étais en Pologne.

Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'ils ont dit.

Quels deux ?

Le maire et le maire, bien sûr.

Tu peux me le dire.

Ne me laissez pas faire.

Je vais dégager ce truc.

Comment est-ce que tu te rends compte ? J'espère que tu n'as pas tout dégagé.

Quand je lui ai expliqué la situation, il a compris.

Je ne vais pas aller à la psychiatrie.

Peut-être que tu as raison.

Laisse-moi, tout va bien.

Avant, il m'a regardé et m'a dit qu'il devait se coucher les cheveux.

Il sait ce qu'il s'agit.

Tu es peut-être naïf.

Il t'a dit que tu devais te coucher les cheveux, mais tu t'es mis à lui.

Tu n'apprends jamais.

Tu veux le montrer ? Le chef va s'étonner. Je te couche les cheveux pour

que tu sois comme un con.

Ne fais pas de boulot.

Laisse-moi en paix.

Oscar est à la fin, Billy.

Il en a encore assez de notre soupe.

Le maître de la ville est retourné à la église.

Il veut discuter avec les autres.

L'administrateur lui a fait un nouveau projet ? Je crois que oui.

Il s'est certainement trompé.

Le maître de la ville a aussi fait un visage très bizarre.

Si le cirque continue ainsi, je m'en mêlerai.

Moi aussi.

Qu'est-ce à quoi tu peux t'aborder ? Eh bien, nous n'avons pas encore atteint ce

point.

Je préfère ne pas attendre.

Je te dirai quand c'est le moment de s'arrêter.

Maintenant, ouvre la porte, même si c'est le moment.

Tu penses que j'aurais les chaussures pleines ? Non, je n'ai pas. J'étais à

Stalingrad.

Ne t'en fais pas, Wurzel.

Nous avons une nuit avant, sur un transport.

Allez, donne-moi un coup.

C'est vraiment

un

très beau pays.

Oui, oui, une belle région.

Est-ce que votre compagnie est en France depuis longtemps ? Depuis deux mois.

M. Hartmann, à cause des gens, je voulais dire... Oui, je le sais.

Vous êtes un peu fatigué et vous êtes certainement déçu.

Mais ne vous en faites pas soin, Holbrook.

Ils comprennent déjà que je suis là pour ça.

Qu'est

-ce

que vous étiez en civil ?

C'est un livre d'argent, monsieur le Président, de Karlsbad.

J'ai une fabrique de textiles à Bielefeld.

Si vous n'avez pas de travail après la guerre, vous pouvez venir me voir.

Oh mon dieu, les Allemands ! Je pensais qu'il n'y en avait plus ! Qu'est-ce que

vous faites là-bas ?

On se retrouve déjà depuis trois jours dans cette région.

Et chaque fois qu'on a demandé à un d'entre nous d'appeler les Allemands, il

s'est éclaté avec de beaux yeux et est disparu dans les arbres.

Vous n'avez au moins pas souffert d'une douleur.

Le maire m'a envoyé cinq pièces de bière et 35 flèches de Chardonneuf du Pape,

année 1937.

Et trois flèches de Hennessy.

Trois flèches de Hennessy, à l'ordre du maire.

Le maire Heilmeier m'a dit, heureusement, je vous confie un

schnappsand et vous, vous prenez la munition.

Malheureusement, le maire est venu à la main.

Vous voulez dire que vous n'avez pas de munitions ? Mais où pensez-vous que vous

n'avez pas un seul tir ?

C'est mieux de mettre les canons là-bas, sur la plage.

Je ne comprends pas.

Là-bas !

C'est incroyable.

Allez, aidez-moi.

C'est un peu pire que le feu d'artillerie.

Mais pas si dangereux.

Les Français ne peuvent pas s'y tromper.

Ils ont alarmé toute la région.

Ce ne sont pas beaucoup.

Comment sais-tu ça ?

Je vais y aller maintenant.

J'espère que vous avez au moins appris à cuisiner en France.

Attention !

Et si les Bosch avaient cherché simplement

à gagner du temps ? T'es bien sûr qu'ils voulaient se rendre ? Évidemment.

Peut-être qu'ils attendaient les canons pour tirer sur l'église.

Enfin, regardez un peu, quoi.

Les canons sont près du pont. S'ils visent l'église, ils démolissent d'abord

la mairie. Mais pourquoi on n'irait pas à Nanteuil plutôt que prévu ? On s

'essaie de déconner, nom de Dieu, c'est pas le moment.

C'est vrai que les Allemands ont des canons ? Passez-moi ça.

Dis-lui, il veut pas en me croire.

Je n'abîmais pas mon arbre.

Albert, qu'est-ce que tu vois ? Rien pour l'instant.

Il y a une branche devant.

Ça a l'air tranquille.

Ça respire mieux, moi.

Alors, vous m'avez réveillé pour rien.

Espérons-le.

J'aimerais quand même savoir pourquoi ils ont sonné le toxin. C'est tout

simple, les Boches m'ont pris pour un con. Allez, allez, taisez-vous, pas de

défaitif.

Oh, merde, alors.

Qu'est-ce qu'il y a ? Des Boches qui s'amènent.

Ils ont un drapeau blanc ? Rien du tout.

Des mitraillettes sous le bras, oui.

Combien sont-ils ? Quatre ou cinq, je sais pas, je les vois plus.

Et si j'allais devant d'eux ? Non, faites pas des idiots.

Ils n'ont pas l'air de venir pour discuter le coup.

Allez, on descend, viens.

Pour prévenir les autres.

Grouillez-vous ! Attends-moi.

Ils auront pu la trêve. Ils vont nous tirer dessus.

Mais attendez-moi, bande de vaches.

Allez, pêche-toi.

Hein ?

T'as soif ? Tiens.

Merci.

Il est complètement établi.

À son âge, un litre d'eau rosée, ça pardonne pas.

C'est lourd, hein ?

Il allait dire qu'aujourd'hui j'étais pas de service.

Allez vite ! Les boches vont se servir de leur canon.

C'est sûr, ils attendent la fin de la trêve.

Et à 5h, ils tireront sur l'église.

Tu n'as rien oublié, j'espère ? J'ai pris tout ce qui me tombait sous la

main. Mon collier de mariage, le serre-chaliqueur. Oui, tout est là, tout

est là. Une couverture. As-tu mis une couverture ? Monte ! Oh, mes pauvres

petits ! Où coucherez-vous ce soir ?

Ceux de l'église nous ont appelés. Ils ont sonné le toxin. Rassure-toi.

S'ils le font, on ira se battre.

J'essaierai de ne pas rentrer trop tard.

Surtout, ne prends pas froid.

Bon. Le temps d'aller revenir, je suis là dans une demi-heure.

Alors, grand-père, vous ne comptez pas ? Non, je reste. Ça me change les idées.

Et si Morisot et Newcourt ne reviennent pas ? Pas de blague.

Dans ce cas-là, vous attendez mon tour.

Ils n'oseront quand même pas les descendre.

Peut-être.

Mais il faut se tenir prêt à leur voler dans les plumes.

Si je savais au moins ce que manie dansent les Allemands, je partirais plus

tranquille.

On est au complet.

Allons-y.

Pas toutes ces histoires seront finies. Venez nous voir un dimanche.

Oui.

Dites à ma femme qu'elle ne m'attende pas pour arroser le jardin.

Mon Dieu, pourvu que nous les revoyons tous vivants.

Des trucs pour maigrir. T'en as déjà pris ? Tu parles.

Ça a marché ? Non.

Pourtant, j'ai tout essayé.

Je mangeais plus de sel, je buvais plus au repas, pas de pain.

Tous les matins, je me suspendais à une barre fixe.

Non, la nature, faut pas la contrarier.

Tu te trouves trop gros ? Ah, je me laisse un peu aller.

T'as faim de ce plat ? Non, à l'habitude.

Mademoiselle des PTT ? Ah,

te casse pas la tête, va.

Si une fille a envie de toi, tu sois gros ou maigre, ça change rien.

André Soir, plus souvent.

C'est vrai, on habite le même patelin, on se voit jamais.

C'est à cause de ta femme. Ah pardon, c'est la tienne qui a commencé.

Et pourquoi elle est pas venue au réveillon ? Ce soir-là, Irène et moi, on

voulait rester seuls.

Ça t'arrive pas d'avoir envie d'un petit tête-à-tête ? Allez, la semaine

prochaine, je t'invite à becquer la maison.

On est prêts, les petits parents, les grands ?

Les canons n'ont pas bougé, c'est plutôt rassurant.

On va tout de suite demander à voir leur chef.

On lui donnera un quart d'heure pour se décider.

S'entendre à tout prix.

Je leur dirais, on est des braves gens, on ne veut pas se faire trouver la peau.

Seulement qu'ils ne prennent pas pour des lâches.

Les gens dans l'église, on les abandonnera pas.

On mange un peu les jetons, tout va.

On serait bien plus vieux de dix minutes.

Ils sont bien planqués.

Tu les vois ? Ils ne tombent pas sur moi, je suis un peu mieux.

Nous venons parlementer.

Nous ne sommes pas

armés.

Mais montrez-vous ! Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi le toxin ? Pourquoi ?

nos conventions à 5 heures, ça tient toujours ? Fais une fourre, oui, oh

merde !

Vous vous êtes connectés ? Oui, deux fois. Des coups de ventre.

Toujours la gauche.

Je crois qu'ils sont toujours à la même place.

Pour nous, je suis le record.

Cinq fois KO.

Et ? Et ? Vous n'avez rien vu ? Oui. Des Français ? Non, des Français.

Vous êtes beau.

Et comment ? Je n'ai jamais vu une fille comme vous.

Vraiment ? Une vraie goutte noire, avec des yeux très grands et sombres.

Nous lui avons demandé d'aller.

Vous riez.

Elle nous a invités. C'est comme ça, Marcel.

Ça ne m'arrive jamais.

Elle était mariée, mais son mari n'était pas à la maison.

Elle nous a également offert du vin rouge.

Et puis ? Et puis ? On a bu.

Et on est allés.

Faites-vous les marches.

Vous avez

cinq

minutes.

Alors, mes amis, nous sommes-nous d'accord ? Si on va à cette tour,

sans nous... Tu peux t'occuper de moi.

Tu parleras-tu de lui ? Oui.

Et qu'est-ce qu'on va faire jusqu'à ce jour ? On peut réparer nos affaires.

Ça ne nous oblige à rien.

Quelle heure est-il?

L'heure.

Quelle heure est-il?

Mais non, une montre avec des aiguilles.

Enfin, quoi?

What time is it?

Attention ! Sans l'emballage, en ligne pour trois kilomètres, tournée, marchez

!

Merci. Compagnie, priez !

Je vous ai tout de même proposé d'arrêter vos armes et de rentrer à la

maison.

Malgré les garanties que j'ai assurées, vous avez refusé mon propos.

Les Américains ne peuvent plus être très loin.

Nous allons les défendre, et nous pourrons leur donner nos armes.

Parce qu'une seule troupée régulière peut nous offrir des garanties, qui sont

aussi valables.

Mais pas les terroristes.

Nous allons réparer le village à 5h.

Tout ça.

C'est fini.

Bon appétit, camarades. Bon appétit, monsieur le président. Bon

appétit,

monsieur le président.

C'est la seule munition que

nous pouvons gagner avec.

Sous-titrage ST' 501

– Sous-titrage FR 2021

Merci.

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