Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
It's May, joli mois de mai, girls' leaves are showin', their hair is
blowin' all over, cause it's May, get high on honey, throw in
money, and don't ever say no way.
On s'amusait bien à Paris.
30 ans que j'attendais ça, depuis le Front Populaire.
Et on se dit, en province... 24 heures, t'exagères.
Je peux quand même pas t'emmener tous les soirs à l'Odéon. C'est pas commun
avec ton arthrite.
Et ma baloche ? Elle est en bas, dans la voiture.
Comme d'habitude, papa.
Comme d'habitude, mon grand.
Allez, là ! Attention ! Ready ? Hop !
Tu me le promets de venir me chercher.
Oui. Parce que moi, dans 24 heures, Serge, j'en aurai soupé.
Ils font chier, les buteaux. Oh, pas les petits buteaux, papa.
Ils sont gentils, les petits buteaux. Ils sont tes petits neveux. Ils font
chier aussi, les petits buteaux. Arrête, hein. Est-ce que tu peux dire comme gros
mots, alors ? Allez,
bouge pas. Oh, y a pas de danger.
Et voilà ! Là ! Saloperie de
siège, cette mécanique qui se déglingue tout le temps !
T
'as encore trop mangé, toi !
Attention à tes petites jambes !
Sous-titrage ST' 501
Jean-Philippe Duroc, du barreau de Paris. Je vais avoir mon pli en Marcel
Golar.
Il n
'est plus dans la même cellule ? Non, L-Ouest, quartier
des condamnés à mort.
Ici aussi, à Lyon, ça... Vous entendez ? C'est un nuit-hiver qui s'écroule.
Le vôtre, on s'en passerait bien.
Ça va ? Il est nerveux ? Mettez-vous à sa place.
Il parle de moi, quelquefois ? Non.
En dormant, parfois, il dit des trucs.
Qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il dit ? Abruti, dégénéré, crétin d'avocat.
De temps en temps, il étranque son traversin.
C'est là.
Je préfère lui parler au travers du guichet. D'accord.
Martial Golar, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Voilà.
Votre pourvoi en cassation a été rejeté, mais il nous reste le recours en
grâce. La grâce présidentielle.
Et vous savez... Avec qui j'ai rendez-vous après-demain à votre sujet ?
Le général de Gaulle.
Maître ! Maître ! Voyou ! Bandit ! Salopard ! Tu vas voir ce que ça te
coûtera ! Qu'est-ce que tu veux que ça me coûte, pauvre pomme ? Je suis
condamné à mort, va pas me couper la tête deux fois.
Oui tout de suite.
Merci beaucoup.
L'intérieur, c'est du puits qui les a.
Trouvez-en d'autres, nom de Dieu ! Grenade ! Masque à gaz !
C'est ma voiture, ça !
Innocent, volard, je le sais.
Ne vous conduisez pas comme un coupable. Je suis votre avocat. Je vous
protégerai, je vous défendrai malgré vous.
Rentrons à la prison.
J'expliquerai tout, directeur, c'est la deuxième à gauche.
Est-ce que t'es gauchiste en plus ?
Mais ils sont fous, c'est pas vrai !
Arrêtez
! Il faut que je leur explique.
Parce que tu crois qu'ils te croiront.
mademoiselle, de me présenter dans cette nue. C'est parfait.
C'est pas... C'est combien ? 100 francs.
100 francs, non mais c'est beaucoup trop cher.
Mais dis donc, de quoi je me mêle ? De quoi je me mêle ? C'est mon argent. Non
mais dis donc, mon pâté, moi ça fait un an que... Alors tu remontes là-dedans et
tu nous fais pas chier. Viens.
Prends le volant, hein.
Dis, tu veux pas qu'on aille à l'hôtel ? On serait plus confortables. Non chéri,
je suis désolé, je peux pas m'attarder.
Tu montes derrière.
Allez hop.
C'est ma voiture, ma voiture ! C'est pas une garçonnière ! Où vous croyez-vous,
hein ? Pas dans ma voiture ! Allez, roule, démarre !
C
'est eux.
Allez, demi-tour, vite !
Ici
Rocheteau.
Suspect repéré, on leur file le train.
Terminé.
C'est flic ! Accélère, bon dieu ! J'peux pas, j'suis à fond !
C'est sûr, ils vont nous rattraper ! Non, ils nous rattrapons pas.
Dis donc toi, t'as des belles doudoules ?
Mais c'est pas vrai ! Mais c'est pas vrai !
Excusez
-moi, madame.
Qu'est-ce que c'est que ce travail ?
3
km de Lyon devant une station-service.
Un léger accrochage d'un poing, c'est tout.
Je les ai perdus, ça arrive, non ?
Il faut des barrages sur une périphérie de 50 km.
Maintenant, écoutez, moi, les manifs, j'en ai ras-le-bol.
On peut quand même pas laisser le pays au mal des truands sous prétexte que les
étudiants font du bague à l'âme.
Qu'est-ce qu'on en fait ? Envalez-moi ça, nom de Dieu ! Eh, basta, roule, on y
va.
Tu mériterais que je te vire là, au bord de la route. C'est ça, virez-moi, qu'est
-ce que vous attendez ? De toute façon, vous irez pas loin avec votre camion
volé. J'en ai rien à branler, aller à Auxerre.
Je rentre à Paris directement, alors insiste pas et fous-moi la paix avec ton
vieux. Mon père est un homme malade. Il a 76 ans, j'exige... Je le vois d'ici,
dis-donc, papa.
Bon chic, bon genre, les petites bouclettes comme ça.
Il est comme ça ? Ouais.
Une gueule de con, oui, comme tous les grands bourgeois. Mon père est ouvrier
typographe. Il a travaillé toute sa vie pour faire de moi ce que je suis.
Ah, nous y voilà, le mec parti de rien pour arriver à pas grand-chose.
Ça m'étonne pas que tu sois de gauche. Votre gueule, Golar.
Ma vie, vous la connaissez pas.
Moi, je connais la vôtre. J'ai assez planché en étudiant votre dossier
minable. Un monument d'excuses et de faux prétextes. Le numéro larmoyant du
pauvre type né en Indochine, victime de la société.
Guerre dans l'hérissière, Alchérie, Hachiche, HLM. Ça fait chier.
Alors arrêtez-moi.
Faut que je prévienne mon père, faut que je lui téléphone.
Dans le bureau de poste, avec ta petite robe et tes cannes de fin.
D'abord, enlève-la ta robe, elle me rappelle trop de mauvais souvenirs.
Non, j'ai froid, j'ai le froid toute la nuit dans ce hangar. Rendez-moi mon
pantalon. Enlève-la, je te dis.
Ne tape pas comme ça, tu vas te faire mal. Allez, allez.
Vous êtes un type parfait, colère. Et comme tous les truands, vous êtes un
lâche. Pourquoi tu bégais ? C'est pas en train de plaider.
Où allez-vous ? Téléphonez.
Vous êtes chinoise ? Elle n'est pas chinoise, elle est viette.
Enfin, moitié viette.
Bon, alors, c'est quoi le numéro de son père ? 28 30, à Auxerre.
Vous me ramèneriez bien un petit café ?
Madame, je...
Vous pouvez téléphoner.
À Mâcon, à Paris, après à l'Encercle.
Patron, un Ricard.
Et deux cafés, s'il vous plaît.
Allô, je voudrais Médicis 41-17 à Paris, s'il vous plaît.
Allô ? C'est toi, Blanchet-Rondel ? Martial ? Mais où es-tu ? Je me suis
tiré.
Tu t'es évadé ? Mais quand ?
C'est formidable, non ?
Mais qu'est-ce qu'il fout !
Qu'est-ce qu'il y a ? Regardez, c'est le même type de véhicule que le camion
-veine volé près de Caluire.
La plaque est pleine de boue, on voit pas le numéro d'immatriculation.
Allons jeter un coup d'œil.
T'es ange, t'as peau, t'es sain.
Moi aussi j'ai envie de toi.
J'ai envie de te voir.
A quelle heure arrives-tu ? Si tu vas bien, je serai là ce soir.
C
'est
ça, c'est le même numéro !
C'est pas possible ! Martial ! Martial ! Martial ! Au secours ! Au secours ! Stop
! Stop Martial ! Au secours ! Qu'est-ce que c'est ? Alors comment j'avais ça ?
Mais quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Si tu pars sans moi, j'en ai rien à foutre.
Mais qu'il tire avec le camion... Oh ! Un hélicoptère !
Suivez ! Suivez les noms de Dieu, on va les perdre !
Hé
! Ils s'éloignent ! Viens, on se tire par là !
Allez, attrapez ça ! Attends, il y a votre grâce dedans ! Merde ! La grande s
'est tombée à l'eau, dis donc ! Allez, nom de Dieu
! Prends cela !
Il va passer à moi.
C'est pas trop mouillé.
C'est pas la grâce produite entière.
Si le signe l'avoue...
Mais s'il signe ici...
Décret. Le
président de la République, vu la loi constitutionnelle du 4 octobre 1958,
décrète... La peine de mort est commue en salle de réclusion criminelle à
perpétuité.
Le président de la République... décide de laisser la justice suivre son cours.
Tu rateras pas, quoi. Rayez la mention inutile, quoi. De toute façon, je suis
contre la peine de mort.
Moi, je suis pour.
Vous êtes fou ? Vous avez déjà vu une exécution capitale ? Non.
Mais c'est monstrueux.
Le petit matin blême.
Le type qu'on réveille pour lui raser la nuque.
Le verre d'arôme, la cigarette.
Ouais, arrête.
C'est pas trop délicat.
Oh.
Pardon, collage.
Excusez-moi.
Je vais te dire un truc, moi, le vrai coupable, le mec qui a dessoudé le
comptable du supermarché. C'était vraiment pas vous ? Je te jure.
C'est ce type-là qui a laissé condamner un innocent à sa place. Si je le chope,
crois-moi que c'est moi qui lui fais la peau. Sans juge et sans avocat. Bien
sûr. La loi du milieu, les règlements de comptes, la vendetta... Parfaitement, je
suis pour la peine de mort.
Pour les règlements de comptes, tous les règlements de comptes.
C'est le seul moyen de faire tenir les gens tranquilles. Car regarde ce qui se
passe actuellement, ces petits cons, sur leur barricade. Moi, je leur enverrai
les charges, tu verrais que...
Vous savez ce que vous êtes, Golar ? Non. Un fachon. Un petit para-facho qui
a raté sa vocation.
Ah ouais ? C'était quoi ta vocation ? Tête flic ! L'hélicoptère ! Descends !
Planque-toi ! Sautes ! Sautes ! Sautes ! Mais où est l'hélicoptère
? Hein ? L'hélicoptère ! Quel hélicoptère ? Je me suis trompé, non ?
Marc, un flic, c'est con. Un flic, ça se gourre.
Hé, aidez-moi ! Ça va nous rigoler complètement !
J'ai trouvé des fringues.
Je peux pas continuer à te trimballer le quai comme un travelo en oeil.
C'est quoi, j'ai l'air, moi ? Tends un peu, voir.
Vous croyez pas que je vais me mettre ça sur le dos, hein ? C'est dégoûtant, on
sait même pas qui l'a porté. Allez ! Voilà,
c'est quand même autre chose.
C'est marrant, tu me rappelles quelqu'un, je sais pas qui.
Vous avez pas faim, vous ?
On
va peut-être aller acheter quelque chose à manger à la ferme là-bas.
Pourquoi tu veux toujours acheter des trucs quand il n'y a qu'à les piquer,
toi ? Allez, amène-toi.
Piquer tout le temps !
Ah non, tu n'es pas fou, non ? Arrête ! Ça fait dix minutes
que je t'observe.
J'en peux plus.
Arrête, Gustave, à rentrer d'une minute à l'autre.
Oui.
T'inquiète.
Y
a
quelqu'un ?
Laro, déshabille-toi.
On va pas voler. C'est pas toi qui vole, c'est moi.
Je te rends ton costard, je prends celui-là.
Cassez-moi mon portefeuille, je vais laisser de l'argent sur la table.
J'ai décidé que la Sorbonne serait librement rouverte à partir de
lundi. À partir de lundi également, la cour d'appel pourra,
conformément à la loi, statuer sur les demandes de libération des étudiants
condamnés. En rendant la Sorbonne à sa destination, nous la rendons
aussi à sa vocation.
qui est l'étude, dans la discipline librement consentie, et, il le faut
aussi, dans la concertation pour la rénovation de notre université.
Et nous la poursuivrons avec tous les intéressés, maîtres et étudiants.
On est toujours sans nouvelles de Jean-Philippe Duroc, l'avocat gauchiste
qui, je vous le rappelle, a fait valer son client Martial Goulard.
Un dangereux repris de justice condamné à la peine capitale.
Tous deux sont activement recherchés. Par ailleurs, l'état de santé du gardien
sauvagement attaqué par Duroc est toujours... Marguerite ! À Paris, ce
matin, nouvelle réunion, avenue Clabert... J'ai retrouvé ma moto.
Tu l'as laissée. Là-bas, contre le mur ? Quelqu'un me l'a fauchée, c'est pas
possible.
C'est Gustave ! Va-t'en vite ! Va te cacher !
Quand tu ! Moi ? Non, c'est moi le cocu ! Tu me trompes, traîné ! Tout le
monde le sait, village ! Tout le monde le lit que je suis cocu ! Que tu couches
avec le Jeannot ! Qui le dit ? Ta mère, tes soeurs, tes petites amies ? Lâche
-moi ! D'abord, qu'est-ce que tu fous en robe de chambre à ce gosserie ? Je te
prépare ton déjeuner après avoir traité tes vaches, fait le ménage, donné à
manger à tes poules ! Il est là ! Je m'en suis sûr, je le sens, je le sais !
Qui ? Le Jeannot !
Si je l'attrape, je le crève.
Bien sûr, il est là.
Il est dans l'armoire.
Je l'ai caché quand je t'ai entendu arriver.
Ouvre ! Non, ça va.
Qu'est-ce que t'attends pour ouvrir ?
Salaud !
Salope ! Tu vois bien que c'est pas le château ! Qui c'est, cet ordure ? Je le
connais pas, je te jure !
Mais regarde la tête que tu as ! Tu crois que je te tromperai avec un type
pareil ? C'est vrai ! Regardez ! Je n'ai pas main droite et je dis, je le jure,
je suis maître du roc, avocat au baron de Paris ! Voici ma robe ! Mon fusil ! N
'oubliez pas, je vous en conjure, c'est l'avocat qui vous parle ! Récapitulons
les faits, voulez-vous ?
Faut
pas tenir avec mon pote.
Faut surtout jamais revenir à la maison sans pas venir bobonne.
Salut !
Réveille-toi ! Qu'est-ce qui se passe ? Regarde la jauge, on va tomber en panne.
Il faut trouver une station-service. Elles sont toutes fermées. On en a passé
plusieurs pendant qu'il dormait.
De toute façon, on n'a plus d'argent.
Comment plus d'argent ? Il est au portefeuille où il est ? Il est resté en
Pompanzar, à la ferme.
Remarque, on en trouvera une d'ouverte, de station-service.
Je pourrais toujours braquer le pompiste.
Écoutez-moi, volard.
Oui, maître ? Vous êtes un mauvais voleur.
Un maladroit et un faucheton.
Braquer un pompiste ?
Vous connaissez même pas votre métier, vous avez été minables à la ferme.
Arrête de pleurer sur ton pognon.
Tu voulais dédommager le cocu, ben voilà, c'est fait.
Je veux descendre.
Je peux plus vous supporter, je peux plus vous voir, je peux plus vous
regarder. T'inquiète pas, t'inquiète pas, tu vas descendre tout de suite.
Tiens, ça y est, on est en rade. Mais qu'est-ce qu'on va faire ? Ça.
Parfait. Il est fou, ce type !
Viens voir un peu par là.
Approche.
Je crois que j'ai un plan.
Le port.
Vous avez
vu ? Vous avez vraiment une idée ? Tu me prends pour un gugus ?
Petite liquette.
Le petit calmeur. Ah non, non, non, pas sur mon caleçon.
Tu sais jouer à la comédie ? Je suis avocat.
Ah oui, c'est vrai, oui.
J'en sais quelque chose.
Tu permets que je l'essuie ? Pousse-toi parce que t'es dégueulasse.
Amène-toi.
Hein
?
Toi, tu t'allongeais ? Allonge-toi, t'occupe.
Il a la tête en arrière.
La bouche ouverte, c'est le plus spectaculaire.
Tu fais une grimace.
T'as rien de plus dramatique ? Bon,
ça ira.
Je t'explique.
En te voyant, un mec va s'arrêter.
Il va descendre de bagnole.
Il va venir vers toi.
Toi, tu bouges pas, tu fais le mort.
Et je retiens ma respiration.
Il va se pencher sur toi pour écouter si ton cœur bat.
Genre moi.
J'arrive par derrière et vous lui tapez sur l'épaule en lui demandant gentiment
de nous emmener en voiture.
Voilà, t'as tout compris.
C'est drôle.
Mais vous me jurez que vous lui faites pas mal. Tu rigoles, moi je ferais pas
de mal à une mouche. C'est ça qui m'inquiète.
Casse pas le balai.
Bon, t'as compris, tu boutes pas.
Ok. Bon, moi je me planque dans le fossé.
Fais une fouetture !
Non d
'assistance à personne en danger ! Article 63 du code pénal ! Saligaud !
Égoïste ! Non mais y'a plus de civisme dans ce pays ! Ils te laisseraient
crever comme un chat au bord de la route ! Vous avez relevé son numéro, Gola ? On
l'a une autre ! Allons-y !
La tête ! La grimace ! Qu'est-ce que c'est ça ? Dites
-moi,
si je m'étalais au milieu de la route ? Ils seraient capables de t'achever.
C'est sûrement un routier !
Le
brancard, vite ! Allez ! Allez, c'est sérieux.
Ne le remuez pas.
Ça a l'air grave.
Allez, doucement.
Voilà. Allez-y, mon loup.
Je meurs de peur.
Retournons à Paris, Jacques. J'ai un pressentiment. Calmez-vous, Gisèle.
Les Samsonnets sont passés sans problème hier soir. Ils m'ont appelé ce matin de
jeunesse. Avec ce qu'ils emportaient, ils ne risquaient pas grand-chose.
Deux fours en bran.
Et un Picasso vert.
Et le caviar.
Vous n'avez pas pris de caviar ? J'ai pris des homards et du foie gras.
Je déteste le foie gras. Et les crustacés me donnent de l'urticaire.
Toujours le même égoïsme. Voyons, Gisèle, à la guerre comme à la guerre. C
'est la révolution.
Ne l'oubliez pas.
Fauchon est quand même ouvert.
Oh, bravo ! Si ça arrive à la frontière suisse, nous sommes bons comme la
Romaine. Ça n'est pas la frontière suisse qui est dangereuse, c'est la
frontière française.
Parce que les Suisses veulent l'or des Français, et les Français ne veulent pas
que leur or passe en Suisse.
Branchez le grille-pain sur la lume cigabe. Ça m'apprendra, vous laissez
fixer tout seul 50 lingots d'or. Vous n'êtes pas fichu de remettre un plomb.
Je vais peut-être demander au maître d'hôtel de m'aider.
Ça aussi, c'est mal foutu.
Jacques !
Quoi donc ? La banquette, on sent parfaitement qu'il y a des billets
dedans.
Forcément, 200 briques, c'est dur.
Oh non, on sent rien.
Jacques ! Mes bijoux sont-ils ? Ils étaient là sur le siège avant. Du calme,
je les ai mis par terre.
Arrêtez de me dire du calme, c'est agaçant à la fin.
Qui me harcèle depuis trois semaines avec sa révolution ? Qui a fermé son
usine de peur de se la faire occuper ?
Qui a peur des ouvriers, des syndicats, de la gauche, de la droite et du centre
? Je n'ai pas peur, madame, je n'ai peur de personne.
Et vous savez pourquoi ? J'ai acheté tout le monde. Pas les douaniers.
Non, pas les douaniers.
Les douaniers, non.
Les Français vont suivre à la radio les négociations qui se sont ouvertes à l
'hôtel du chef-d'œuvre de Grenelle entre les syndicats, les patrons et Jean
-François. On aboutit à un protocole d'accord qui sera rejeté à main levée
par la grande majorité des gréfistes.
On discute dans les ateliers, on va voter, mais le premier mouvement des
ouvriers a été plutôt « Non, ce n'est pas suffisant, nous voulons davantage,
nous voulons surtout d'autres garanties qui ne sont pas pour l'instant dans l
'accord conclu. »
On leur donne ça, ils votent ça.
Ils cèderont tout.
Ils cèderont tout.
La France, c'est foutu.
La France, c'est foutu.
Mange ta pâté, loulou.
Et vous aussi, Gisèle, mangez.
Arrêtez. Avec votre manie d'être gonzé, vous allez vous rider à bon âge.
C'est pas cette année que nous pourrons aller à Cannes.
S'ils trouvent l'or, ils trouveront l'argent. Tout ce que je n'ai pas
déclaré aux impôts depuis 10 ans.
Et l'amende, vous savez de combien elle sera l'amende ? Dix fois le montant de
ce que j'ai volé.
Je veux dire, ce qu'on nous a volé. Heureusement que vous avez gardé mes
bijoux. Du courage.
Venez, Gisèle.
Rentrons à Venue Foch.
Non !
Astou,
essayez de contacter Dijon, l'hôpital.
Dites qu'au passage, on va leur déposer un grand blessé.
Bien.
Allô, allô, passez-moi Dijon, s'il vous plaît.
Tenez, Chauvin, voilà la pharmacie.
Dites, faudrait lui faire une transfusion, brigadier. Il se vide comme
un poulet.
On s'attache, hein ?
Pense
pas à quelque chose de chic, la carrière avec la vigogne.
Une seconde.
Gravate, Ernest.
Pullover, Christian Dior.
Chausseurs Weston, rien que des mustes.
Qu'est-ce que ça veut dire, muste ? Muste, en anglais, c'est ce qu'on doit
porter, ce qui est chic dans le coup.
Par exemple, une Rolls, c'est muste.
Saint-Tropez, c'est muste.
Meuget, c'est muste. J'ai compris.
Frelle, c'est pas muste. Non, c'est pas muste.
La santé... Remarque, quelquefois, la santé, c'est muste.
Oh, dis donc, des chaussures en croco. Oh la vache, passe-les-moi. Ah non,
monsieur, on ne porte pas de crocodile en 1968.
Ah ouais ? C'est pas russe, ça fait Mac ? Parfaitement, Mac des années 30.
Vous avez vraiment des goûts de nouveau-riches. Oh non, j'ai seulement
les goûts d'anciens pauvres.
Dis donc, t'es chic avec ça.
Tu manques pas de classe.
Vous trouvez ? T'es marié, toi ? Non.
T'as bien une louloute.
Une quoi ? Une nana et une gonzesse.
Ah, vous voulez dire une fiancée ? Ouais.
Non, vous savez, je vis avec mon père.
Attends, non, je t'habite encore chez tes parents ? Non, il est veuf, alors je
suis venu habiter avec lui.
Mais avant, je vivais avec une fille, hein.
Une fille comme ça, hein.
Une orpheline.
Ah ouais ? Et alors ? Alors, je me suis dit, c'est idéal, elle a pas de père,
moi j'en ai un.
Et puis, elle n'a pas voulu l'utiliser ? Non.
Dommage.
Remarque, je vais te dire un truc.
Les orphelines, si on n'en a pas deux, c'est triste ou il...
Il y en a pour des millions.
Trois manteaux de Dior, six tailleurs Chanel, mes robes du soir de chez
Givenchy.
Il ne mord pas, au moins.
Si, elle mord tout le monde.
Sauf nous.
Gisèle, regardez ! Non ! Au secours !
Pourquoi ? Ah, vous, foutez-nous la paix ! Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Pas ça, malheureuse ! Pourquoi ? The cops.
What ? The flics.
Mais faites quelque chose ! Notez le numéro de la voiture ! Mais je le
connais ! C'est ma voiture !
On
récupère papa et on s'en va.
Non, oh ! Je t'attends, dépêche. Non, venez, je vous présenterai sous un faux
nom. Mais non, on est pressé, t'as vu l'heure qu'il est ? Justement, si je
vais seul, ils vont vouloir me retenir à dîner. Venez, Martial, faites-moi ce
plaisir.
D'accord.
Vous allez voir, ils sont très gentils.
Je dirais que vous êtes un collègue du barreau.
Du barreau.
Les barreaux.
Très drôle.
C'est toi, Jean-Philippe ? Oui, papa.
C'est papa.
Allume. Mon
Jean-Philippe.
Mais qu'est-ce que tu fais là ? Mon foutu à la porte.
Qui, plutôt ? Qui tu veux que ce soit ? Mais depuis combien de temps t'es là ?
Depuis le journal télévisé de midi.
Condamné à mort, c'est échappé. C'est lui.
Salut, petit gars.
Mais enfin, je comprends pas qu'est-ce qui s'est passé.
Tu crois pas que je vais laisser attaquer mon fils comme ça, non ? Dans
la merde, ils t'ont arrêté.
Deux connards, avec des enfants cons, un passé con, un avenir con.
Tu me plais bien, ton vieux. Toi, t'as pas dû être poli non plus. Quand on a
parlé de toi à la télé, ils t'ont insulté.
Alors je leur ai dit, on insulte pas un homme qui a rendez-vous demain avec le
général de Gaulle. Alors tu sais pas ce qu'ils ont fait.
Ils ont insulté de gros. Mais t'as jamais été pour de gros. Ils sont jetés
sur moi, ils ont soulevé ma chaise, puis ils m'ont déposé là. Et sans rien me
donner à bouffer.
Mon gîte.
M'en fous de toute façon, c'est de la merde.
Ils sont sympas tes cousins.
Qu'est-ce que vous faites ? Mon sol ! C'est sûrement le vieux, il a faim.
Il veut pas sonner, il a pas le bras assez long. Je l'ai assis loin de la
sonnette pour pas qu'il nous emmerde.
Il doit peut-être faire des excuses.
Tu le connais pas, c'est une tête de lard.
Je vais quand même lui donner un peu de soupe.
Mais... Gaston, c'est évadé !
Si quelqu'un doit tout casser ici, c'est à moi de le faire.
Qu'est-ce qui se passe ? Rios ! Jean Western a une dévision.
Ça a l'air bien, c'est sur quelle chaîne ? La 2.
Dépêchez-vous, Patrice. J'ai l'impression que c'est bientôt la fin.
Il faut que la violence s'arrête immédiatement. Sous la table ! Vous
voyez pas que nous...
Martial, l'essence, regarde ! Hé, hé, hé ! Dont tu es tué ?
Oh, putain ! Allez ! Jean-Philippe,
tu viendras t'amuser avec nous ? Allez, fonce !
Tu sais combien ça bouffe, une ralse ? Et les pompes qui sont fermées. De toute
façon, on n'a plus d'argent.
L'argent, c'est pas un problème. Je peux toujours... Oui, je sais, braquer un
pompiste. Vous croyez pas que ça suffit, vos conneries ? Quoi ? Vous me titoyez
plus, maître ? Vous me faites beaucoup de peine.
Ta gueule ! Vous discutez pas, les enfants.
J'ai mon argent de poche.
Et la gare, elle est là.
En raison de l'ordre de grève lancé par le... le personnel de la SNCF, nous
sommes au regret d'informer les voyageurs que le train 1017 à
destination de Paris demeura en gare d'Auxerre jusqu'à la reprise du travail.
Gisèle ! Gisèle ! Qu'est-ce qu'il y a encore ? Les salopes ! Ils se sont mis
en grève. Tous les passagers sont priés de descendre.
Ça, c'est le bunker ! Je vous l'ai dit que ce pays était foutu.
Foutu ! Foutu ! C'est un pays foutu !
Moi, les enfants, j'ai plus d'or, je suis un tec. Bon, allez, on va se faire
rembourser les billets.
Vite ! Oh, mais il est lourd, lui ! Oh, passe-le-moi ! On couche ici, demain
matin à la première heure, nous allons à la banque, nous avons droit à 500 francs
chacun, je ferai une voiture, et à midi, nous sommes à Paris.
500 francs chacun, je deviens folle ! Quand je pense aux 200 millions qu'il y
a dans cette voiture... Pardon.
Allez-y, madame.
Merci, monsieur. Vous en prie.
Pardon.
Vous en prie. Après vous.
Non, je t'en prie.
Alors ? Oui, ben voilà.
Bon,
il y a quelqu'un ? Les fiocs ! Hé, les fainéants, là ! Qu'est-ce que c'est que
ce raffut ? Vous avez pas entendu ? C'est la grève. Oui, mais nous, il faut
nous rembourser. On vient de prendre nos billets. Et puis j'ai rendez-vous demain
matin avec le général. On va écriver au siège, on vous remboursera.
Tiens, ton vieux.
On va nous rembourser, mon patin, non ?
Nous, on n'en a rien à foutre de tes grèves de cons.
Ce qu'on veut, c'est notre fric.
Arrête ! Les grèves, c'est légal.
Allez, tire-toi.
Je m'en foutrai, moi, de la légalité.
Bon, mais qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je vois qu'une solution.
On couche dans la rôle, c'est demain.
Demain, quoi ? Demain, mes enfants, il fera jour, non ? Donne-moi la pogne. La
pogne ?
Ce n'est pas la banque qui a tout fait.
Dans un état, c'est pas fermer l'oeil de la nuit.
Vous ne pouvez pas faire la queue comme tout le monde.
Nous ne sommes pas tout le monde.
Si tu bouges, je tire.
Tu me prêtes ton revolver ? Pourquoi faire ?
Pour dévaliser une banque.
Si c'est pour dévaliser une banque, je te le prête.
Tiens, tu nous rapportes.
Tu me prêtes le tien aussi ? Oui, monsieur.
Superbe, Léon.
Si c'est vous qui le dites.
80, 90 et 100 qui font 1000.
Merci, monsieur.
Allons-y.
Les mains en l'air, personne ne bouge !
C'est temps, le DOP ! Toi, le caissier, tu sors de ton aquarium.
Toi, tu mets ça là.
Allez ! Allez ! C'est bien.
Tout le monde à plat ventre ! Allez ! Vous aussi, les petits loups.
Et toi, qu'est-ce que t'as là-dedans, ma mère ? J'ai dit à plat ventre.
Hé,
la bergère.
Oui, monsieur.
Viens.
Antoine ? Où est Martial ?
Allez, magne, magne, magne ! Houle ! Mais fonce, fonce ! Il est gagne ce que
tu viens de faire, mon pote. T'es mon complice, maintenant.
Discute pas, fourre-toi là-dessous, allez ! Cache-toi !
Papa...
Vous avez vu la jauge ? On va tomber en panne d'une minute à l'autre. Où je vais
? Pas tout droit, tu verras bien.
C'était votre voiture, cette Rolls ? Non, non, c'était pas notre voiture. C
'était une voiture, une belle voiture.
Allez, relevez-vous, Gisèle. Lâchez-la. Relevez-vous, Gisèle.
Mais ne pleurez pas, voyons.
Allez, venez, venez, j'ai une idée. Allez, venez.
Ne partez pas, j'ai besoin de votre témoignage.
On revient tout de suite.
Eh, eh.
Ça va, petit gars ? Oh là, ça va bien.
Ça va très, très, très, très bien, alors.
Je vais te dire un truc, ça peut pas aller mieux, même.
Ah oui, ça va.
Vite, mademoiselle, 302, 20, 20 en PCB, s'il vous plaît.
Vite, il y a trois personnes avant vous. Je vous en prie, mademoiselle, c'est une
voiture. Ils vont sortir de la zone où nous pouvons les joindre.
Bon, en cabinet.
Merci, mademoiselle, merci.
On paie d'avance.
100 sacs, 50 litres d'essence, tu sais, toi, le requin, t'as du pot de pas
prendre ma main dans la gueule. Bon, ben, si vous êtes pas contents... C'est
le même prix, je sais, oui.
Tiens, lève-la dans sa pognon, bouffe.
Magne-toi le train.
Je compte les gouttes.
Allô ? On vous demande en PCV d'Auxerre.
En PCV ? Oui.
Qui ça peut bien être ? Si c'est des buteaux, te leur dis merde.
J'accepte.
Allô ? Allô ? Ici Jacques Paniveau. C'est bien aux voleurs de ma voiture que
j'ai l'honneur de parler.
Non, c'est son avocat à l'appareil.
Vous avez entendu ? Il dit qu'il est avocat. Nous n'avons fait qu'emprunter
votre voiture, monsieur, à cause des CRS et du coulis de tomates.
Mais dès que j'aurai vu le général de Gaulle, nous avons rendez-vous à 11h. C
'est un fou. J'irai à la police leur remettre votre voiture.
Justement, il ne faut pas aller à la police.
Pourquoi ? Enfin, maître, vous savez comme moi qu'un bon arrangement vaut
mieux qu'un mauvais procès.
Cette rolle, c'est une pièce de collection.
Nous y sommes, ma femme et moi, sentimentalement attachés.
Pour nous, c'est plus qu'une voiture.
C'est un symbole.
Ça y est, tu peux y aller.
Oui ? A qui tu téléphones ? C'est le propriétaire de la voiture.
Oh, pense-le-moi.
Vas-y, démarre, bombe.
Allô ? Alors voilà, je vous propose de vous racheter ma voiture.
Combien ? 10 millions.
Enfin, je veux dire, 100 000 nouveaux francs. Je suis pas du tout d'accord,
moi. Ta gueule ! Qu'est-ce que vous dites ? Non, alors oui, je suis désolé,
mais... On m'a déjà offert ça pour les pièces détachées.
Si vous voulez récupérer votre tas de boue, je vous le vends pour 20 briques.
En billet de 500 balles. Mais je ne les ai pas ! Mais si ! On les aura ! On les
a ! Enfin, oui, je veux dire, on les aura ! Bon, alors vous m'appelez dans
votre voiture à midi. Je serai quelque part dans Paris.
Hé, hé, hé, pas de blague, hein. Sinon, moi, je fais compresser votre pièce de
collection et je la vends à un amateur d'art.
Salut. Tiens, raccroche.
Vous trouvez pas ça bizarre, vous ? Ce mec qui veut racheter sa bagnole ? Bah,
bizarre ou pas, 20 briques, c'est exactement ce qu'il me faut. Ah non, non
! Ça, non ! Quoi, quoi ? On peut plus vendre sa voiture, maintenant, maître ?
C'est bon.
Je vous dépose et je file à l'Elysée.
Ah, pas question.
Quoi, quoi, pas question ? J'attends un coup de fil important.
C'est mon bureau, cette bagnole.
Tant que je l'ai pas eu, je décolle pas de lait. C'est ça. Je vais aller
demander ta grâce, mon général. Le condamné à mort attend dehors, dans la
Rolls. Si c'est oui, rentre en prison. Si c'est non, il se tire.
C'était Antibone ! Je suis en retard et il ne m'a pas attendu !
Cache
-toi là-dessous, il ne faut pas qu'il te voie.
Je veux le voir, moi.
Je veux voir ça.
On suit jusqu'à Colombay, nous offre le café.
T'es fou, arrête.
Laisse-moi !
C'est vous que je cherchais, mon général.
Jean-Philippe Duroc, avocat à la cour. Vous m'avez accordé une audience à 11
heures.
Il s'agit de Martial Golar.
Il est général, mon innocent ! Je veux dire, il est innocent, mon général !
Néanmoins d'Auchyre ! Victime d'un saut de guerre !
Il est parti
!
Dis-le-moi ! Dis-le-moi ! Dis-le-moi ! Dis-le-moi
!
Oui, c'est moi. J'ai les fonds.
200 000 francs. 20 millions en sien.
En coupure de 500, comme vous avez dit.
OK.
Descendez devant chez vous avec le fric.
Avec quelle adresse ? 44 Avenue Foch.
Vous êtes blond, brun, gros, maigre ? C'est moi qui descendrai.
C'est ma femme qui descendra.
Elle est bien, ta bonne femme, ou elle est tarte ? Elle n'est pas tarte.
J'aurai ma veste de zibline. Vous la reconnaîtrez, elle aura sa veste de
zibline. OK.
Et la voiture, demandez-lui ! Aidez la voiture, vous l'amenez avec vous la
voiture ? Gars accrochés.
Hé, tu ! Tu vas pas partir ! Juste au moment où Jean-Philippe... Allez, salut
Marcel. C'est ici que nos routes se séparent.
J'ai été heureux de te connaître, t'es chouette.
Fais la bise à ton gamin pour moi.
Parti ? Où, où, où il est parti ? Avenue Foch, piquer l'argent.
Oh le, oh le, oh le salaud ! Oh non, non, tu peux pas l'empêcher ! Oh le
salaud, faut l'empêcher ! Oh la vache ! Oh non, non !
Gisèle
!
Je vous surveille.
Combien ? 20 millions.
20 millions ? Dis-donc, tu t'es pas regardé, patate ! C
'était lui ?
Si !
Qu'est-ce qu'elle fout sur les barricades ?
Merci.
Pas moyen d'être tranquille.
Il est certain que la disparition du chef de l'État a visiblement échauffé
les esprits dans tout le quartier latin. L'agitation croit d'heure en heure.
T'as la grâce ? J'ai remis ça dedans.
On t'a pas les mondes, non ? Ça prend peur de nous, non ? T'y connais pas, les
enfants ! Elles vont du poignon, ces bagnoles ! C'est une pièce de collection
! C'est toi la pièce de collection ! Capitaliste ! Fumier ! Dégueulasse !
Écrasé, les mecs ! Je suis au SMIC ! Moi aussi ! Je suis un très petit vieux !
de son avocat.
Non, c'est sa grâce ! Excusez-moi, monsieur, un petit instant, s'il vous
plaît !
Ici Christian Brincourt, en direct depuis le carrefour Mabillon, à l'angle
de la rue Dufour.
Les manifestants agissent maintenant selon une stratégie très élaborée.
Lorsque les forces de l'ordre avancent, et c'est le cas actuellement, puisque
ceci se passe en direct devant nous, les étudiants, les manifestants, donc,
reculent et se regroupent derrière les barricades pour attaquer à nous.
Christian, ce mec, c'est pas l'avocat gauchiste ? Il se passe un événement
absolument inattendu. On vient de retrouver Maître Duroc, Maître Jean
-Philippe Duroc, recherché par toutes les polices de France. Venez avec moi,
venez avec moi ici.
Dis-donc là-haut, prends l'image au RTF.
Y a pas un avis de recherche contre ce type ? C'est pas lui qui s'est fait la
malle avec Godard.
Oui, c'est bien lui.
Je contacte Rocheteau, il est en patrouille.
J'appelle T.O.
657.
Allô, ici T.O.
657. Dis-donc, Rocheteau, ton client du rock.
Il fait le mariole sur les barricades.
Où ça ? Carrefour Mabillon, angle de la rue du Four.
Terminé. Allez, on prend.
Où te l'a laissé la moto ? J'ai planté la barre.
Par contre, jeune homme, jeune homme, le carrefour Mabillon, s'il vous plaît. La
barre m'est fait gonfler à la volaille et ça cogne.
Merci.
Venez, Gisèle.
Descendez-là, toi.
Papa, j'ai de l'arthrite. C'est une petite voiture qu'il te faut, pas une
grosse.
« Tu trouves ça juste toi ? » « Quoi ? Tout ce pognon qui brûle ? » « Oh non.
Que mon fils, un honnête homme, aille en prison.
Et que toi, tu sois en liberté.
»
Vous l'avez arrêté ? Vous voulez rire ? Non, je me rends.
Je suis une humande, monsieur le juge.
Vous permettez ? Attention, Golaert, je vous avertis.
À partir de cet instant, tout ce que vous direz pourra être retenu contre
vous.
Monsieur le juge,
le gardien, c'est moi qui l'ai assommé.
Notez, Graffier, s'il vous plaît. C'est faux ! Ne mentez pas, Golaert. J'ai
obtenu votre grâce.
Vous serez libre dans 30 ans.
Je vous en prie, Duroc, calmez-vous. Monsieur le bataillier, je vous fais
juge.
Monsieur le juge, inscrit depuis dix ans au barreau de Paris, je n'ai jamais
commis la moindre... Attends, j'ai pas fini.
J'ai aussi attaqué une banque, fauché une Rolls, un camion de tomates, la
voiture de Maître Duroc, que j'ai contraint à me suivre sous la menace.
Donc, mon confrère Maître Duroc n'est pour rien dans toute cette affaire. Je
vous dis qu'il m'a servi d'otage.
Goulard, pourquoi faites-vous ça ?
Bon, greffier, je peux signer ton truc ?
Ouais,
ça m'a l'air correct.
Je peux vous emprunter votre stylo, monsieur le juge ? Pardon.
Merci.
Je signe Martial Goulard Saint
Le corps et l'esprit.
Parce que je suis pas fou, monsieur le juge.
Et je vous le prouve.
Très mauvais cas !
C'est la seule façon de vivre.
Il y a un couleur dans le ciel en France, France, France. Les gens ont un
certain sourire.
Ils sont si incroyables en France, France, France. Mais ils sont aussi
amoureux.
Si vous voulez faire un appel en France, France, France. N'utilisez jamais le
téléphone.
Sous-titrage ST'
501
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.