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-Bisou.
-Tu es là ?
-Oui.
-Avec tes petites affaires ? -J'ai 10cm d'eau dans ma péniche.
-Dans ta "galère", tu veux dire. -Oui. Du coup, je pourrais...
-Oui. Tu peux rester quelques jours. Désolée. Je suis en retard.
Je dois partir. -Et les enfants, qu'est-ce que...
-Dis-leur. Je file. -Je ne sais pas comment ça marche.
-Tu t'en occupes. Ce ne sont pas des monstres.
Non.
-Ca ira ?
-Sinon on libère une autre étagère. -Non. Je ne reste que 2 jours.
-Dommage. C'est cool
de t'avoir ici. -Merci.
-On craint toujours le prochain. -Il y a eu des drôles de mecs ici.
-Mais il y en a eu des bien. Rappelle-toi Julien.
-Beaucoup d'hommes ont occupé l'étagère ?
-Beaucoup, c'est relatif. C'est quoi, pour toi, beaucoup ?
-Je ne sais pas. 5...
Il n'y en a pas eu 20 ?
-Il ne faut pas exagérer. Pas en 3 ans.
Et le plus important, c'est l'amour.
-Il faut s'accrocher
les 1res 48h. -Après, ça va mieux.
-On ne sait pas. C'est jamais arrivé.
-Mme Renoir ? -Je peux vous aider ?
-En faisant votre job. -Pardon ?
-Mon mari a disparu il y a 2 jours. J'ai fait une déclaration hier.
Personne ne m'a rappelée. -Du calme. Expliquez-moi.
-Thomas devait me rejoindre pour l'écho. Il n'est jamais venu.
-Il est mal à l'aise
avec votre grossesse ? -Non. Il a dû lui arriver un truc.
-Il a des soucis ? -Il est en guerre
avec son ex pour la garde de leur fils. Et vous la protégez !
-Qui ça ? -Chrystelle, votre collègue.
Le jour où il disparaît, Chrystelle reçoit la lettre du juge. Bizarre.
-Ecoutez. Essayez de prendre un peu de recul.
Il est peut-être arrivé un accident à Thomas.
Rentrez vous reposer. Je vais enquêter.
-Pourquoi je vous croirais ? -Vous l'avez dit. C'est mon métier.
-Je lui ai passé la déclaration.
Pourquoi ? Il y a un problème ? -Pas du tout.
C'était pour savoir. Merci.
-Bonjour.
-Candice, tu fais quoi ?
-Tu fouilles mes poubelles là ?
-Sortez.
Thomas Heredia. Disparu. La déclaration de sa femme
dans ta poubelle. Tu m'expliques ? -Elle est enceinte. Il a flippé.
Il s'est tiré.
-Mais qu'est-ce que tu en sais ? Tu as téléphoné à son boulot ?
Tu as demandé ses fadettes ? -Pour faire quoi ?
Il m'a aussi plantée pour mon écho. -Quel merdier ! Sa femme pense que
tu l'as tué ou séquestré. -Elle est tarée. Il s'est barré.
C'est tout. -Oh !
Tu lui donnes raison.
En jetant sa déclaration, tu as enterré les recherches.
-On a autre chose à foutre que courir après ce branleur !
-Quand tu as reçu la lettre du juge, tu es allée le voir ?
-Non. Je suis allée chez mes parents.
-Tu me le jures ?
-Je te le jure.
-Rentre chez toi. Je vais essayer
de réparer tes conneries.
-Chrystelle se met toujours dans la merde.
-Oui. Elle a la poisse. -En espérant que le boss de Thomas
pourra nous aider.
Téléphone.
-Oui, Medhi ?
Oui. Désolés. On a dû partir très vite.
On avait rendez-vous à Montpellier avec le substitut.
Il est là. On doit y aller.
Je ne veux pas le mêler à tout ça. -Tu as raison.
-Il n'est pas venu travailler. Je suis inquiet.
-Il a peur d'être père.
-Ce n'est pas le genre.
Il est parti de rien ici. Il est devenu mon commercial numéro 1.
-Impressionnant !
-Il a appris l'espagnol. Quand il veut un truc, il se bat
pour l'avoir.
-Et pas de camarades jaloux ?
-Si, mais la rivalité, ce n'est pas malsain.
Ca motive. Il voulait fonder une famille, avoir son propre magasin
d'ici 10 ans. -Un concurrent potentiel pour vous.
-Un associé, j'espère. Enfin, s'il n'y a rien de grave.
-Quand l'avez-vous vu
la dernière fois ? -Avant-hier. Je suis parti à 14h.
Gabin, vous étiez avec lui ?
-Oui. Il m'a expliqué un truc
et il est parti vers 16h. -Rien de spécial
à nous signaler ? -Non. Enfin... Si.
Il s'est frité avec son ex au téléphone.
Elle voulait le voir. Il a dit non.
Il devait rentrer un bateau avant de rejoindre sa femme.
-Est-ce qu'il avait sa voiture ?
-Il est parti à pied. C'est à côté.
La voiture est sur le parking. -OK.
-Elle m'a menti ! Elle m'a juré de ne pas avoir parlé à Thomas !
-Tu crois qu'elle serait venue ici ?
-Aucune idée.
Tu la connais.
Mais elle ne connaît peut-être pas cet endroit.
-Elle connaît tous les hangars du coin. Son père est charpentier
maritime. C'est son domaine. -C'est désert ici.
-Ben oui ! C'est tout automatisé. Les chariots, les portiques.
-Les robots, ce n'est pas très bavards. Ils ne vont pas nous dire
où est Thomas.
-Le bateau du client n'est plus là.
-Tu penses que Thomas aurait pu le prendre ?
C'est possible, ça.
-Il l'a peut-être rangé surtout.
Je vais avoir besoin d'un badge.
-Allez, Thomas. Dis-moi que tu as pris la mer pour décompresser.
-Bienvenue au port
automatique. Pour demander votre bateau...
-Tu vois, ça parle.
-Tapez votre code. -Vas-y.
-Quel code ? -Celui qui est sur le badge.
65... -Oh ! Ca va ! Ne me stresse pas.
Vas-y. Lis-le. -65 43 210.
-43...
210.
-Entrée. -Entrée.
Pourvu qu'il ne soit pas là.
Il vient comme ça et après,
il descend ?
Dommage. J'aimais bien cette explication.
-Il a pu marcher.
Où est le gynéco ? -Aucune idée.
J'appellerai sa femme. -OK.
-On le remet comment ?
-En tapant annulation ?
-Erreur procédure. Mise à flot en cours.
-Justement. On n'en veut plus, de ton bateau !
-Repasse
le code. Non. Le code là. Le code qui est sur le badge.
-Ne peut être interrompu. -Allez.
-Ca m'embrouille. Elle m'énerve. Vas-y !
-65...
77...
Eh non !
-C'est un grand pressing, sauf que c'est avec des bateaux.
-Ce n'est pas vrai !
-Viens voir. -Quoi ? Il est mal repassé ?
-Ca sent la Javel.
-Tu n'étais pas censée remettre ça dans les scellés, toi ?
-Je ne peux pas le rendre.
Tu vois ?
Putain !
-Merde !
Oh ! Putain !
Chrystelle n'a pas pu tuer son ex. Ce n'est pas possible.
-Tout l'accuse.
-Qu'est-ce qu'on fait, Candice ? Qu'est-ce qu'on fait ?
-Tu me fais confiance ?
Il soupire.
-C'est quoi, ce délire là ? Vous m'expliquez ?
-On l'a découvert il y a 20 minutes.
-Et vous me demandez de venir seule, avec mon matos,
sans prévenir personne. -C'est l'ex de Chrystelle,
le père de Lucas.
-Elle l'a tué ?
-Non ! -Non.
-Elle a un alibi pour le meurtre ?
-Tout l'accuse.
Ils venaient de se disputer, elle connaît l'endroit,
et elle a planqué
la déclaration de disparition.
-Elle est butée. L'IGS ne la ratera pas.
On va enquêter nous-mêmes.
Le proc ne nous la donnerait pas, l'enquête.
-Quelle drôle d'idée !
-Dès qu'on a l'assassin,
on balance tout. -Vous délirez.
-Ca va. Tu nous suis ou pas ?
-Non. C'est un suicide collectif. -On le ferait pour toi.
-J'ai des ex en taule, en cavale et même en HP,
mais aucun qui pourrit. -On le ferait pour toi.
-C'est dégueulasse ce que vous me faites.
Il a été battu à mains nues et achevé d'un coup au crâne
avec un objet contendant. Il est mort entre 36 et 48h.
J'ai trouvé des résidus de poudre orange. Je vais les analyser.
Sinon tout a été nettoyé méthodiquement après le meurtre.
-Merci.
-Je vous donne 24h. Pas plus.
-Bienvenue au port automatique. Pour remettre votre bateau
dans l'installation, saisissez votre code.
-Des nouvelles ? -Pas encore.
-On peut s'asseoir ? -Oui. Bien sûr.
-Vous vous êtes connus comment ? -A la cafétéria d'un hôpital.
Il avait un cancer. C'était le jour de sa dernière chimio. Il m'a dit
qu'il était un homme tout neuf. -Comment ça ?
-Le cancer l'a changé. C'est quelqu'un qui profite
de chaque instant. Il vit à fond. -Adolescent, il a eu des problèmes
avec la justice. Est-ce qu'il a
toujours des... -C'est fini.
C'est du passé. -Il vous a parlé de conflits
au travail ? -Non.
-Il disparaissait souvent ? -Jamais.
Il y a 3 jours, il est allé en Espagne pour vendre un bateau.
Son pneu a crevé. Il m'a prévenue
par texto. -Il vous a paru inquiet ?
-Il ne dormait plus à cause de Lucas. C'est dur, ces histoires.
-Comment ça ?
-L'avocat a dit que s'il voulait la garde exclusive de Lucas,
il fallait qu'il...
Qu'il blinde son histoire.
-C'est-à-dire ? -Il devait dire
qu'il n'était pas au courant
pour la grossesse de Chrystelle. -C'est faux.
-Ca ne lui plaisait pas,
mais c'était mieux pour Lucas.
Chrystelle est instable et n'a pas l'instinct maternel.
-Elle n'est pas au courant ?
-Si.
Si. C'était dans les conclusions de l'avocat avec la convocation.
Je pense qu'elle a dû être en colère et qu'elle a pu...
Se venger.
-On a beau dire, on en revient toujours à Chrystelle.
-Sale keuf ! -Je veux 3 mecs
pour un tapissage.
-On a reçu des relevés téléphoniques. C'est quoi,
l'affaire Heredia ? -Passe.
Ca doit être une erreur.
-Je les appelle. -Non !
Michel cherche des gens.
-Je vais jouer le suspect ?
-Oui. -C'est vrai ?
Super ! A toute !
Tu as besoin de moi ? -Tu peux le tenir ?
-Commandant ? Je cherche Da Silva.
-Elle ne se sentait pas bien. -C'est contagieux ?
-Non. C'est quelque chose qu'elle a mangé. Ca ne passait pas.
Thomas a été accusé de dégradation, vols, mais plus rien depuis 5 ans.
Tu as trouvé quoi ?
-Son portable n'émet plus depuis avant-hier,
16h42. -Il était au port.
-Le courrier.
-On a l'heure du crime.
-Ses derniers appels ? -2 clients, sa femme,
et le dernier : Chrystelle.
-On ne peut plus repousser. -Non.
-Vous voulez quoi ?
-Il y a... Il y a des chances qu'il soit arrivé un truc grave à Thomas.
-Cool. -C'est le père
de Lucas. -Un con.
-Vu les circonstances, évite la provocation.
-5 Barbie viennent chez moi et je dois dire amen ?
-Oh !
-On est là pour t'aider.
-Tu devrais les écouter. -Ne me fais pas la morale.
-Je peux te demander de sortir ?
-Casse-toi ! De toute façon, tu ne supportes pas les conflits !
-Thomas a été tué ! -Et vous pensez que c'est moi ?
-Pourquoi tu n'es pas surprise ? -Ils penseront que c'est toi.
-Si tu as fait une connerie, dis-le !
Bordel !
-Je t'ai déjà dit que je t'aimais ?
Ben voilà. Je l'ai dit.
Ah ! C'est moche, ça !
Un pull en mohair.
Tu as vu ?
Il a rétréci.
Tu as dû faire la gueule en le sortant de la machine.
-Tu vas me demander pourquoi j'ai lavé mes fringues ?
-Ca ressemble à quelqu'un
qui voulait enlever des taches de sang.
-Tiens. Appelle Attia.
Ben vas-y !
-Qu'est-ce qu'on va en faire ?
-Même après lavage, il doit rester un peu d'ADN.
-Saisi comme ça, ça n'a aucune valeur légale.
-Mais si je ne l'avais pas pris, elle l'aurait jeté.
-Tu n'essaies pas d'effacer les traces du meurtre ?
Tu veux la vérité ou la protéger ?
-Je ne sais pas.
-On va faire ça ? On va couvrir un meurtre ?
-Je ne sais plus où j'en suis, là.
-Alors ? Ca le fait, là.
-Ah ! Les fringues... Impec ! Aie l'air plus méchant.
-Genre...
Un truc énervé, quoi ! Oui.
-Oui.
-Mais attends. Tu as remarqué, ça ? J'ai rajouté une petite...
-Tournez-vous vers la droite.
-Putain !
Elle est belle, la France !
-Que se passe-t-il ? -La victime,
elle m'a reconnu. "L'Arabe", elle a dit.
Menottes ? -Désolée.
-Moi aussi. J'étais entre 2 types,
mais ce n'était pas des Arabes.
-Hé ! -Ca va.
Téléphone.
-Oui. Coucou.
-Oui. David, c'est moi. C'est pour te dire que je ne vais pas rentrer.
-Ah bon ? Ca va ?
Tu as l'air épuisée. -Oui. Un tueur ne veut pas avouer.
-J'avais préparé
des pâtes aux cèpes.
-Et... Avec les enfants, ça va ? -Oui. Super. Ce sont des anges.
-La honte ! Tu l'imagines ?
-Mais elle l'a trouvé où, ce mec ? Au fan-club de Magnum ?
-"Magnum" ?
-Une vieille série.
-Ah ouais !
Il vient d'un autre siècle là.
-C'est chaud !
-Hi ha !
Hi ha ! Hi ha ! -N'importe quoi !
-Hi ha ! Le chien aboie.
-Les enfants, ça va ?
Oh !
Ca va, les enf... Foirés !
C'est quoi, ce binz ? Oh !
Oh ! Non ! Putain ! Mais ça ne va pas !
Putain ! C'est du lézard. Tu sais combien ça coûte ?
Putain ! C'est tout baveux ! Super !
Une porte s'ouvre.
-Viens. On a du nouveau.
Regarde. Le relevé bancaire de Chrystelle.
A l'heure du crime, elle faisait des courses.
-Merci. Merci. -J'ai contacté la boutique.
Voilà la vidéosurveillance.
-Pourquoi elle n'a rien dit ? -Parce que c'est une tête de mule.
Là.
-C'est elle. -Oui.
Elle fait quoi ?
-Elle prend de quoi nettoyer
le bateau. -Bordel !
C'est elle qui a tué Thomas ! -Mais non !
Il y a forcément une explication. On continue à chercher.
-Bordel !
Jennifer. Désolé. Je dois annuler pour ce soir. Un souci au travail.
Je te rappelle.
Candice.
Oh ! Candice.
-Hum ?
-Candice !
J'ai bossé toute la nuit. J'ai analysé la poudre sur le tissu.
C'est du minium, un tétra-oxyde de plomb.
-Ca sert à quoi ? -C'est nocif.
On en trouve encore pour protéger le bois des bateaux traditionnels.
-Le bateau sur lequel
était Thomas était tout neuf.
-Le tueur en avait sur lui.
Sur ses doigts. -Le père de Chrystelle est
charpentier de marine.
-Quand Chrystelle a téléphoné pour donner
rendez-vous
à Thomas, elle était chez ses parents.
-Ne touchez pas !
C'est de la poudre de plomb. C'est assez mauvais.
-M. Da Silva ? Bonjour. Candice Renoir.
Antoine Dumas. -Bonjour.
-Depuis le temps ! Appelez-moi "Carlos". Chrystelle n'est pas là ?
-Non.
On est là au sujet de Thomas Heredia. Il a disparu.
-Ah ! Et en quoi ça me regarde ?
-Il s'est disputé au téléphone avec Chrystelle. Elle est allée
le rejoindre après ?
-Non. Je le lui ai déconseillé. Elle m'a écouté.
-Vous y êtes allé ?
-Non. Avec ce genre de salaud, inutile d'user sa salive.
-C'est quoi, votre blessure ?
-Ah ! C'est le boulot. -A croire que vous êtes maladroit
ou que vous avez frappé quelqu'un. -Quelqu'un qui vous aurait énervé,
qui aurait
voulu vous voler Lucas, que vous avez élevé comme un fils.
Téléphone.
-Si. Je suis avec tes collègues.
Ils posent des questions.
Ah ?
Partez. J'ai du travail.
-On veut juste parler de Thomas. -Je n'ai plus rien à vous dire.
-Poudre de plomb, la blessure. C'est lui.
-Carlos frappe Thomas à mort. Chrystelle panique.
Elle nettoie tout et cache
le corps. -Pour sauver son père.
-Si c'est le père de Chrystelle, ça la sauve elle.
-Ca va faire 24h. On fait semblant de trouver le corps et on lance
l'enquête. -OK.
1h de plus, c'était trop te demander ?
-Chrystelle a parlé à Attia.
Ce n'est pas moi.
-Michel, laisse-nous rentrer. -Désolé. La commissaire a dit non.
-Il a dit que j'étais une mauvaise mère, un monstre, une salope.
Je l'ai poussé. Il m'a giflée. Je l'ai frappé.
Je ne pouvais plus m'arrêter.
-A votre avis, quel coup a provoqué la mort ?
-Je n'en sais rien. Je lui ai donné des coups de pied
quand il était par terre. Ou alors il s'est cogné
en tombant. -C'est là que vous avez décidé
de cacher le corps ? -Je pensais que personne
ne le trouverait avant la prochaine saison.
-Rentrer le corps dans la cabine,
c'est difficile. -Je l'ai fait glisser.
-Par les pieds ou par la tête ? -Les pieds. Pas le choix.
Il y avait trop de sang.
-Je vous ai déjà trahis ?
Je vous ai déjà lâchés ?
Jamais.
Pourquoi vous n'êtes pas venus me voir ?
-Commissaire... -Vous avez enquêté
en douce. Pour quels résultats ? -On pense qu'elle est innocente.
-Ce que vous pensez, on s'en fout. Votre enquête est fantôme.
Le proc va confier l'affaire à l'IGPN.
-Que va-t-il se passer ? -S'ils découvrent votre enquête,
vous n'en sortez pas. Alors ne bougez pas
et laissez-moi gérer vos conneries.
-Tu as peur ? -Non.
Enfin... Si. Mais pas trop quand même.
-On est allés trop loin pour reculer. Faisons avouer Carlos.
-Oui. Ca me va. -Vous vous êtes foutus de moi.
Vous m'avez bien eu. -J'y vais.
Je le ramène. -Oui.
-On s'est mis dans la merde.
On n'allait pas te demander de te sacrifier pour notre collègue.
-C'était à moi d'en décider, ça.
-Yann ? -Notez que j'étais avec Chrystelle
au moment du meurtre.
-Mais non. Ils vont analyser ton alibi.
Ils verront que tu as menti et ça l'enfoncera encore plus.
-Je ne peux pas rester là sans rien faire.
-Il y a peut-être quelque chose que vous pouvez faire.
-Michel !
Des mecs ont tagué les keufs sur nos affiches. On ne fait rien ?
On est des baltringues ? -Non ? Il faut les enlever.
-Tu as 3 minutes max.
-Je t'aime.
Je ne peux pas te perdre.
-J'ai tué Thomas. Je suis désolée. -Candice dit que c'est faux,
que c'est ton père.
-Ma version tient la route. Je peux convaincre un juge et un jury.
-Tu ne peux pas te sacrifier pour ton père.
-Je sais ce que je fais, Yann.
-Et moi ?
Et ton fils ?
Au parloir pendant 20 ans ?
-Toi, tu vas vivre ta vie. Et Lucas, il a mes parents.
-Tu ne peux pas l'abandonner. -Je l'ai déjà fait.
Mes parents l'ont élevé. Je n'ai jamais été là pour lui.
Il n'a pas besoin de moi. -Carlos ne te laissera pas faire.
-Je mens bien mieux que lui.
Tu l'imagines en prison avec les braqueurs, les violeurs ?
Il ne tiendrait pas 2 jours. Je suis désolée.
Je suis désolée.
Il frappe à la porte.
-Je suis un collègue de Chrystelle. Elle a des ennuis.
-Qu'y a-t-il ?
C'est grave ? -Oui.
-Sortez d'ici !
-Stop ! Que se passe-t-il ?
-Après le coup de fil, Chrystelle était dans tous ses états.
Je lui ai dit de ne pas y aller, mais moi, je voulais lui causer.
Et comment il a parlé d'elle... Je n'ai pas supporté.
Ce petit con qui avait abandonné Lucas, qui voulait nous donner
des leçons !
Je l'ai cogné.
Il m'a insulté.
Je l'ai cogné, cogné.
Je l'ai juste sonné. Il ne peut pas être mort ! Il ne peut pas !
-Oh !
Oh non ! Carlos.
Elle parle portugais à son mari.
Il parle portugais.
Ce n'est pas possible !
Ce n'est pas possible ! -Chrystelle a dû s'inquiéter.
Elle a dû aller là-bas. Elle a trouvé le corps et l'a caché.
Et elle s'accuse
pour vous protéger. -Je vais me dénoncer. On y va.
-OK. Je les attends.
On frappe. Entrez.
-Commandant Leclerc. Lieutenant Marquez.
Le proc nous a dit de ramener le lieutenant Da Silva à Montpellier.
-Pour quoi faire ?
-Pour l'entendre sur le meurtre de Thomas Heredia.
-Il y a confusion. Elle a été mise hors de cause.
Son père est soupçonné. On l'auditionne.
-Alors on nous a fait venir pour quoi ?
-Da Silva s'est occupée du dossier de disparition de la victime.
C'était son ex-compagnon. Elle était débordée. Elle n'a pas été
d'une efficacité exemplaire. -Quelle "Confusion", en effet.
Pour y voir plus clair, l'IGPN la convoquera.
Une porte s'ouvre.
-Ton père est passé aux aveux.
Tu peux aller rejoindre ton fils et Yann.
-Je ne te le pardonnerai jamais.
Une porte s'ouvre.
-Coucou, les loulous ! Ca va ?
Votre mère n'est pas là ? -Non.
-Ah bon ?
-A croire que
quelque chose
l'empêche de rentrer. -Moi ?
-Elle fait toujours ça avec les mecs qui s'installent.
-Elle va faire du karaoké.
-Ah ? Elle aime ça ?
Je ne savais pas. J'adore ça moi aussi.
Une porte s'ouvre.
Tu n'avais pas le choix.
-Vérifiez et faites-lui signer. -Très bien.
-Ah ! Carlos Da Silva affirme avoir caché le corps. Il va être présenté
au juge.
J'ai pu récupérer des éléments de votre enquête fantôme.
-Merci.
-Vous savez pourquoi Heredia a appelé un ancien collègue ?
-Comment ça ?
-Sylvain Galetier. Un de ses clients. Il était aux stups.
Vérifiez cette piste.
Je suis flic aussi. Ne l'oubliez pas.
-Que se passe-t-il ? -J'ai récupéré ça.
-Sylvain, c'est Thomas Heredia. Je vous appelle pour un conseil.
Rappelez-moi. C'est urgent.
-Il lui a téléphoné de son bureau.
-Il appelle un ex des stups, fait des allers-retours en Espagne.
-Un trafic de drogue ?
-C'est parti.
-Excusez-moi. Je reviens.
J'ai appris pour Thomas.
C'est terrible. -Oui. On voudrait vous parler
des activités de Thomas en Espagne.
-Alors ?
-Il achetait et vendait des bateaux à Barcelone.
-Il faisait des allers-retours en Espagne.
-Une fois par semaine. -Ah !
C'est une bonne couverture si tu veux ramener des... Souvenirs.
-Vous vous fourvoyez.
Thomas était la droiture même.
-Monsieur !
Quand Thomas est parti en Espagne, avant sa mort,
il était seul ? -Non.
-Vos collègues ont déjà examiné
la voiture. -Ils sont nuls.
Je suis toujours obligée de repasser derrière. Je suis désolée.
On va commencer par le coffre. Je vous laisse faire.
Il n'y a rien.
On va regarder sous le tapis.
Hop !
Oh ben !
Rien non plus. Mais ça peut être une indication,
car il devrait y avoir une roue de secours.
-Oui, mais on a crevé l'autre soir en rentrant. On a dû s'en servir.
-Ah !
Pardon.
C'est cette roue ?
-Oui.
-Non.
Celle-ci, Thomas l'a achetée sur l'autoroute, à 23h12,
avec sa CB.
La vraie roue de secours, elle est restée ici.
Elle est là-bas.
-Oui. Vous avez raison. Je... J'avais oublié.
-Donc vous vous retrouvez en Espagne, au bord de la route,
dans la nuit, avec un pneu crevé et là...
Ca a dû faire bizarre à Thomas
quand il a soulevé le tapis du coffre
et que là, il a vu... Rien.
Mais peut-être qu'il n'y avait pas rien.
Et là, ça a dû faire encore plus bizarre à Thomas, non ?
Actuellement, chez vous, j'ai des collègues qui sont en train
de fouiller.
-Ne bouge plus ! Contre le mur !
Contre le mur !
Vas-y.
Tu nous auras bien fait chier, toi.
Il soupire.
Elle soupire.
-Je suis allé au port pour lui parler,
pas pour le tuer.
J'ai vu un mec. Il le frappait sur le bateau. Thomas ne bougeait plus.
J'ai voulu appeler les secours, mais...
Mais j'ai eu peur qu'on m'accuse, alors... Je me suis barré. Voilà.
-Ce n'est pas ce que dit M. Daon.
C'est notre témoin. Il était de l'autre côté, sur l'autre rive.
Il vous aurait vu ramasser une arme et frapper la victime
à même le sol.
-On pourrait le faire venir. -Oui. C'est plus simple.
C'est nécessaire ou...
-OK.
-OK quoi ?
-J'ai...
J'ai ramassé une... Une clé anglaise. Et je l'ai frappé.
-Répétez ça.
-Je l'ai frappé. -A la tête ?
-Il était déjà mort. -Non. Selon le rapport d'autopsie,
il est décédé suite à un coup à l'arrière de la tête,
avec un objet contendant. Vous l'avez tué.
-Mais je... Je n'ai pas eu le choix.
Il allait me balancer. J'ai entendu. Il a appelé son...
Son pote, l'ancien flic.
Il a dit que je lui faisais courir trop de risques,
qu'à cause de Lucas, il devait être irréprochable.
Je n'ai pas eu le choix.
-Votre père a caché le corps. Il sera poursuivi pour dissimulation
de preuves. -Je ne le laisserai pas
payer pour moi. -Si. Ce qu'on lui pardonnera,
on ne vous le pardonnera pas à vous. Vous êtes flic.
Si vous parlez, Dumas et Renoir
sauteront. Ils ont pris des risques pour vous.
-Je vous demande pardon.
A tous.
-Si ce n'est pas ce soir qu'on fait la fête, rentrons chez les mormons.
-Je ne peux pas rester
un soir de plus sans voir les enfants. Avant, il faut
que j'aille voir Anna Heredia. -Non. J'irai.
On sonne à la porte.
-Il était tendu quand il est revenu de Barcelone,
mais il ne m'a jamais parlé de Gabin, ni de la drogue.
-Il voulait vous protéger.
-Je pensais qu'il était à cran,
car vous alliez recevoir la convocation du juge.
Je vous ai accusée. J'ai cru que vous l'aviez tué. Je suis désolée.
-J'en ai eu envie.
-Je vais être comme vous
maintenant.
Je vais accoucher seule.
-Génial ! Un jeu vidéo ! -Non. C'est un karaoké.
-Oh ! C'est nul !
-Désolé. C'est pour votre mère comme elle adore.
Mais amusez-vous quand même. -Alors là, non.
-J'ai eu un 7 en maths.
J'ai trop la honte.
-7 en maths ?
Oh !
Allô ?
C'est parti !
Musique.
What you want,
baby, I got it. What you need, do you know I got it ?
Just a little bit...
Respect. Il chante faux.
Just a little bit...
Respect. Just a little bit...
Respect.
Just a little bit...
Tagada...
-On comprend mieux comment tu l'as choisi.
-François
Valéry en brun.
-C'est qui, François Valéry ? -Oh ! Aïe aïe !
-PEPITO, MI CORAZON. PEPITO, PEPITO.
-Pepito de mis amores. -Ah, les cas soc' !
Ils chantent faux.
PEPITO ERES MI VIDA.
MI CARINO MUY QUERIDO.
CANTA COMPRENDIDO. NUNCA COMPRENDIDO PORQUE ME
ME INTERESO EN TI.
-Pas mal ! Tu chantes, toi ? -Non.
-Bon. Allez. On les rejoint. -Ah non ! Je n'aime pas le karaoké.
-Sinon, je peux demander à Canovas. Tu préfères ?
Non ? -Non. On y va. Allez.
-PEPITO MI CORAZON.
-Dame mas de tu carino. -Pepito, pepito.
-CANTA ME ASI !
-CANTA ME ASI !
CON AMOR !
-Ca va repartir !
-PEPITO MI CORAZON.
-C'est bon que tu sois là, à la maison.
Vive la galère finalement !
-Je pensais que...
Comme tu adores le karaoké... -Moi ?
-ERES MI VIDA.
-Oh non ! Je déteste le karaoké ! Je trouve ça hyper ringard.
Sauf là.
Là, je trouve qu'on s'amuse.
J'aime bien.
Karaoké.
-BESAME.
BESAME. ENTRE TUS BRAZOS.
PEPITO MI CORAZON. PEPITO, PEPITO.
DAME MAS DE TU CARINO.
Elle se racle la gorge.
Karaoké.
-Amor, pepito.
-C'est très bon. -Pepito.
Amor, pepito. -Ils pourraient nous applaudir.
-Besame entre tus brazos. -C'est Dalida.
Ils rient.
Sous-titrage MFP.
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