All language subtitles for Watch Candice Renoir 08_subtitlesالثامنة

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Original subtitles

-Que je ne suis sans toi...

Oh, Vanina,

Si tu m'oublies...

Je serai pour la vie...

La la la...

Toi et moi...

Ta ta ta ta ta...

Ta ta ta ta ta ta...

Vanina... Ah ha ha...

Ah ha ha ha ha... Vanina...

Ah ha ha ha ha...

Ha ha ha...

Rires moqueurs.

Candice !

-Bonjour. -Bonjour.

-Candice !

Aretha Franklin : "Respect".

-Désolé d'être passé à l'improviste.

Léo avait oublié son cartable. -Pas de souci.

-Les enfants ne sont pas...

-Traumatisés ?

-Oui ! Si j'avais su...

-Il plaisante. Les enfants ont déjà vu un homme torse nu.

Je dois rester 2 jours à Sète.

Alors... Je peux utiliser la chambre ?

D'amis !

Je ne veux pas déranger.

-Non, non.

-Pas de souci, reste. David embarque ce soir.

-Embarque ? -Oui. Je vis sur une péniche.

-Sympa, hein ?

-Tu n'as plus

le mal de mer ?

Portable.

-Oui, Antoine ?

D'accord.

J'arrive !

Désolée, je dois vous laisser.

Pour les clés,

vois avec les enfants. -Ils descendent ?

-Oui. -On est en retard.

-Candice a vraiment le mal de mer ?

-Un cauchemar !

Surpris qu'elle ne t'en ait pas parlé.

Tu cherches quoi ?

-Le sucre.

-C'était en haut,

à gauche.

-Fais gaffe, Candice.

Ne t'approche pas. -Ca va !

J'ai le mal de mer mais pas le vertige.

Moi !

On dirait une femme.

-Oui, de 50 ou 60 ans.

Elle a chuté ce matin, vers 10h ou 10h30.

-Des témoins ? -Un plaisancier.

On l'aurait poussée dans le vide.

-Il a décrit le tueur ? -Il était trop loin.

-Tous les nouveaux ont été virés ? -Pas faux !

-Tu n'as pas des conseils à me donner ?

-Pour finir la semaine ? Je déconne !

On n'a rien contre les nouveaux. Ne la ramène pas et tu reviendras

en 2e semaine !

-Monsieur, non !

-C'est le nouveau.

-Bonne tête

de nouveau, lui !

-Commandant Renoir, bienvenue.

-Bienvenue... Bonjour, pardon.

Brigadier Mehdi Badhou.

-Un nouveau ? Il durera plus longtemps

que les autres ? -Alors.

-Ca donne envie de refaire de l'escalade.

-Je parlais

de la victime.

-La chute l'a tuée.

Traces de lutte.

Pas tombée toute seule.

-Comme l'a dit le témoin.

Identité ? -Rien, aucun papier.

-D'accord.

C'est une artiste-peintre ?

Viens...

-Il est shooté, lui !

-Pour sauver Mehdi, tapez 2 !

-Peinture au doigt. C'est comestible, mon frère adore ça.

-C'est utilisé dans les crèches.

Ca amuse les petits et c'est facile à laver.

-Ah oui...

C'est bon, ça. Tiens !

-Non, merci...

-Soit elle est

puéricultrice,

soit elle peint.

Il n'y a aucune crèche dans le coin.

-Rien dans le quartier.

-Elle portait un tablier. Il y a une crèche alentour.

-La prochaine est à 2 km 452.

-Et à 15 mètres 78, il y a quoi ?

-Moi, je n'ai rien.

Mais à 200 m, il y a une boulangerie.

Voix d'enfants.

-Les Frimousses !

C'est mignon !

J'en parle à Etienne. -Pas de place pour Marius ?

-Non. C'est belle-maman qui s'en occupe.

Et elle n'en peut plus. -Donc, il y a un papa ?

-Elle l'aurait fait toute seule ? -On n'a jamais vu le mec.

-Bonjour !

-Bonjour.

-Bonjour.

On est de la police.

Excusez-moi mais connaissez-vous cette personne ?

-Sylvie !

Elle est morte ?

-Oui, je suis désolé.

-Kim !

J'arrive tout de suite.

Sylvie est morte.

-C'est pas possible !

-Elle travaillait ici ?

-C'est...

C'est la directrice.

-Son nom ?

-Di Tucci.

Je ne peux pas le croire.

Elle faisait de la peinture

avec les moyens. Elle semblait bien.

-Vous l'avez vue

sortir ? -Elle a dit qu'elle prenait

une pause. Parfois, elle en profite pour faire des courses.

-On peut se parler au calme ?

-Et les enfants ?

-Le brigadier Mehdi Badhou va s'en occuper.

Et il est plutôt très à l'aise avec les enfants.

-Je gère !

-On y va ?

Chrystelle !

Rentre et fais

des recherches sur la victime.

-A part vous, qui travaille ici ? -Le mari de Sylvie.

Pierre Di Tucci...

Il s'occupe de la partie administrative.

-Sylvie avait des ennemis, des soucis avec les parents ?

-Non, c'était une femme formidable.

Les parents étaient très heureux de son travail.

Portable.

-C'est le sac de Sylvie, ça ?

-C'est...

son dentiste.

-C'est horrible...

Elle sanglote.

-Quand elle est arrivée, elle vous est apparue...

inquiète ? -Regarde ce qu'elle a reçu.

-Qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?

-Je suis un ours et je veux être un policier !

Pour devenir policier, il doit trouver

qui a volé le miel.

On demande à M. Lapin.

C'est M. Lapin !

Le lapin mange du miel ? -OUIIIII !

-Ah bon ?

-Non !

-Il mange quoi ? -Des carottes.

-Ah, des carottes ?

C'est le loup ?

Vous connaissez ?

Il fait quoi ? -Ouuuuuh !

-Ouuuuuuh !

Ca mange du miel ?

Peut-être petit ours ?

Un ours mange du miel ? -Oui !

-Aaaaah !

Tu as pris le pot de miel ?

"Oui, oui. J'ai mangé

du miel. J'ai mangé du miel."

-Oui, Chrystelle, il faut les factures détaillées

du portable de la victime. Rappelle-moi.

Trouvons l'origine du texto.

-Quelqu'un l'aurait prévenue qu'elle allait mourir ?

-Qui sait ? Mais je doute de "Mme Parfaite".

Elle avait un secret. -J'espère que son mari le savait.

Il frappe à la vitre.

Il frappe.

-Police, ouvrez !

-Tu ne veux pas casser la vitre, aussi ?

Il va ouvrir.

-Les poulets !

-Police !

Attendez !

-Police ! Attendez !

-J'ai lancé une alerte mais je n'ai pas vu

la marque de la moto. -XP600, noire.

-Hum ?

Oui...

-Pierre Di Tucci.

On trouvera le numéro de plaque.

-S'il s'enfuit,

il peut être coupable. -Oui.

Manque le mobile.

-Où est le boulet ?

On fouille la maison.

-On a de la chance.

Avec ce soleil, elles vont vite sécher.

-Je le trouve prometteur. -C'est ça qui m'inquiète.

-Je ferme les yeux...

Et tu vas me donner une pince à linge.

Tu es un bon, toi, hein ?

On n'a pas tout sauvé. Ce sont des papiers

concernant la crèche.

-Moi, si j'étais en cavale,

j'aurais pris des affaires.

Brosse à dents...

-Savon, trousse, on a compris.

-Il a raison, c'est bizarre.

Sonnerie portable : "Vanina".

Allô ?

Oui.

Oui. J'a...

-Elle m'a raccroché au nez.

-Tu écoutes Dave ?

-Oui, le matin.

Elle m'ordonne d'aller aux Frimousses.

-La maternité l'a adoucie.

-Que se passe-t-il ?

Y a plus de place ?

-Si. De la place,

ce n'est pas ce qui manque !

-Ce n'est pas possible !

Il y avait des enfants. Ils étaient 10, 15.

Là, ici. Il y avait une tente.

Avec des enfants qui s'amusaient avec.

Il y avait plein de casiers. Et puis des fils !

Des pinces à linge, des dessins.

Et leurs noms dessus. Il y avait un bureau, ici.

Là, un coin lecture.

Avec des chaises.

Y avait même un nounours voulant devenir

policier !

Je délire ?

-Non. Vous déliriez déjà.

-Je vous jure !

Sirène de police.

Une heure après notre départ, un camion de déménagement

a tout emporté.

Crèche clandestine. -Les gosses ?

-Les parents sont venus vite les chercher.

-"Alerte" : code d'évacuation.

-Comme à l'armée.

-Mettre ton gosse là...

Irresponsable ! -Ou désespéré...

J'ai galéré pour trouver une place.

-Ici, on est à Sète.

-Dis ça à Attia !

-C'est difficile.

Pour mon frère, 2 mois d'attente.

-Ce n'est rien.

Pistonné ?

-Ma mère est morte.

Ah, j'ai reconstitué...

la liste des clients de la crèche.

-Qui dit trafic dit conflit.

-Chaque parent est potentiellement suspect.

-Tu les as

convoqués à quelle heure ?

-Je devais le faire ?

-Allez !

-Arrêtez-moi !

Oui, allez aux Frimousses était illégal.

Et ? Je gagne trop pour une crèche, pas assez

pour avoir une nounou. Je fais comment ?

-30 euros, ce n'est pas donné.

On vous escroquait. -C'est cher.

-Mais pas d'autre place.

-Et la procédure Alerte ?

-En cas de contrôle, ce texto alertait

qu'on avait 30 mn pour tout débarrasser.

-Sylvie était une pro.

-Du fait de la situation,

elle assurait.

-Tout le monde fait des erreurs, non ?

-Pas au courant.

-Mme Di Tucci était compétente.

Je savais que ma fille était entre de bonnes mains.

Sérieusement.

Si l'administration ne faisait pas de procédures pour rien,

elle aurait eu l'agrément.

-C'est de la complicité, passible de prison avec sursis.

-C'était ça ou je perdais mon travail.

Comment je vais faire, maintenant ?

-A en croire les parents, c'est la crèche parfaite.

Aucune tension.

Personnel compétent. Aucun mobile.

-Retour à Pierre Di Tucci.

-Tu as du nouveau ?

-Non. J'étends mes recherches sur le département.

-Autant interroger aussi les 2 puéricultrices.

Elles en sauront beaucoup.

-Je confirme. Kim Wang a envoyé le SMS.

Et j'ai son adresse.

Un sucre, s'il te plaît.

Merci !

-Mme Wang !

On veut vous interroger. Vous avez un moment ?

-Tu les fais toutes tomber ! -Ca va ?

-On sait pour la crèche et le SMS.

Je ne savais pas que Sylvie était morte, quand je l'ai envoyé.

Je vous jure !

-Ca allait bien avec son mari ?

-Oui, je crois.

Mais je ne le voyais qu'au travail. Je le connaissais mal.

-Mais vous avez accepté un poste dans une activité illégale.

-C'est difficile de trouver un travail.

-Les Frimousses, c'était lucratif.

Un parent a pu vouloir les faire chanter ?

-Non !

Sylvie voulait surtout les dépanner.

20 euros par jour, c'est peu.

Personne n'avait intérêt à ce que ça s'arrête.

-20 euros ? Mais...

Tous les parents nous ont dit : 30 euros.

-Il aurait détourné l'argent à l'insu de sa femme ?

-Tout le monde la décrit comme une femme généreuse,

gentille. Elle n'aurait pas abusé.

-15 euros à la crèche fois 10 euros...

Fois 24 jours ouvrables, ça fait 3 600 euros par mois.

-Tu comptes bien !

-Remercie Mme Poussin, ma prof de CM2.

Si on n'apprenait pas nos tables, une colle !

-Grâce à Mme Poussin,

on sait que Di Tucci arnaquait le système

et sa femme !

-Elle l'a su, dispute.

Il l'a poussée de la falaise. -Oui.

C'est possible.

Mettons sur écoute ses proches.

Quelqu'un l'aide.

Dis-moi...

En un an, il s'est fait combien ?

-Candice... 3 600 fois 12, ça fait 43 200 !

Quand même !

-Et 43 fois 128 ?

-Non.

-Allez, pour Mme Poussin. -Non, je ne veux pas jouer.

-Cui cui cui cui...

-Tu fais le poussin, là ?

-Coucou, les hommes.

-Bonne journée ?

-Un peu dure, oui.

Ouh là, tu en as pris pour un régiment !

-J'ai promis des lasagnes.

-Les jumeaux, je dois leur parler.

-Ils ont fait une connerie ?

-Pas leur genre !

-C'est Daphné qui t'a appris à faire les lasagnes ?

-Non, c'est Jules.

Il a voulu arrêter ses études pour devenir cuisinier.

-Jules... Jules, Jules...

Le garçon qui cuisinait les légumes, devenu le légume

échoué sur un fauteuil ?

Les hormones le travaillent. -Un légume, mais pas sourd.

-Je ne l'imaginais pas comme ça, ton David.

Musclé, tatoué, motard...

Tu as changé de style.

-Tu ne le connais pas.

Il est comme ton oignon.

-Il te fait pleurer ? -Tu es bête.

Non, parce que...

Tu vois la 1re couche, mais il y en a plein d'autres.

Il faut apprendre à le connaître. -Tant mieux.

Je l'ai invité à dîner.

J'ai bien fait, non ?

Une bière, en attendant ?

-Plutôt du vin rouge.

-Bien sûr !

-Waouh !

Tu es ravissante, j'adore.

-Merci. -Salut.

-C'est adorable, ça.

-Papa les achetés.

Contente, Vanina ?

-Là, le mec se met à accélérer.

Et il pousse sa bagnole

à 200 km/heure. Evidemment,

Je le poursuis sur 15 km et je le coince.

Il ouvre sa portière, descend

de sa voiture comme pour s'excuser.

Et... ha ha...

Il me tend un maillot pour que je lâche l'affaire.

-Un maillot ? -Oui.

C'était

un footballeur de l'OM.

Un con de footeux !

Ca gagne des millions, tout leur est permis.

-En fait, les jumeaux adorent

le foot et les footballeurs.

-Surtout ce qui jouent... -A Marseille !

Qui était le con

de footballeur ?

-Pas de gros mot !

-Il l'a dit !

-Oui, désolé.

On ne peut pas généraliser.

Lui, il a un peu abusé.

Et aurait pu provoquer un accident.

Hum !

Je pensais à un truc.

Avec les douanes,

on a saisi des chaussures de foot contrefaites.

Votre pointure ?

-On ne va pas porter

des chaussures volées.

-Ah ? -Volées !

-C'est en Californie

que j'ai apprécié les pompes.

-Tu connais bien ?

-On est restés 2 ans.

-Oui.

-Vous étiez ensemble ?

-Oui, on y a fait les jumeaux.

-Ah oui...

-Bons souvenirs...

-Génial. Et ils ont la double nationalité.

Cool !

-Non, nés au Mexique. -Vous y êtes allés ?

-Pas seulement. Je travaillais

dans une boîte qui encourageait les expats.

Candice a pris une dispo.

On s'est retrouvés à San Francisco.

Mexico, Rabat...

Dakar, puis Singapour. -Bon souvenir.

-Vous avez bourlingué.

-Toi aussi, j'imagine.

Moto, péniche...

Ca sent l'aventurier.

-Oui, c'est clair.

Tu es allé où, par exemple ?

Ta dernière virée ?

-En Auvergne.

C'est beau. Vous connaissez ? -Non.

-Je ne vais pas loin, on est famille.

Et ma mère habite à Sète...

Et ma soeur aînée...

-Tu crois que Di Tucci reviendra ici ?

-Non, avec l'appel d'Attia,

je veux vérifier un truc.

-Tu ne me fais plus confiance ? -Mais si.

Mais on n'arrive pas à le localiser.

Quelque chose nous a échappé -Si tu veux...

-Tu veux un fer à repasser ? -Pourquoi ?

-Tu les as un peu froissés, là.

On n'est pas là pour ranger.

-Pas cool, ça. -On est flics !

-Allez, vas-y. A toi !

-Merci pour ce que vous faites. -Quoi ?

-"Merci pour ce que vous faites." Le mot avec le vase.

-Je l'ai vu hier. Sûrement le cadeau d'un parent.

-Un parent n'aurait pas

laissé le prix. -Et ?

-Je crois savoir om se trouve Pierre Di Tucci.

On sonne.

-A ce prix-là, dommage de le laisser dans un placard.

-Qu'y a-t-il ?

-J'ai vécu à Singapour. Je connais l'Asie.

Laisser le prix sur un objet

est un gage de la valeur qu'on porte à son hôte.

Le vase est cher, j'ai un doute.

Vous connaissez bien les Di Tucci.

-Elle sera plus bavarde en garde à vue.

-Quand je suis arrivée de Chine,

ils m'ont tout de suite aidée.

Sans eux, je serais restée dans la rue.

Ensuite, ils m'ont donné un travail.

Ce sont des gens bien.

-Du coup, vous cachez Pierre Di Tucci.

-Ce n'est pas vrai !

Pierre !

-Excusez-moi, pardon.

-Merde !

-Une fois, pas deux. Allez, contre le mur !

-C'est merveilleux.

On va papoter !

-Non.

-Je n'ai pas tué ma femme.

Je me suis enfui...

-A cause de la crèche clandestine, oui.

Quand j'ai reçu le texto d'alerte,

j'ignorais que Sylvie était morte.

-Depuis, vous savez qu'elle est morte.

Pourquoi vous cacher ? -Je ne sais pas.

J'ai eu peur.

-Peur d'être dénoncé pour détournement

d'argent. Bon mobile !

-J'économisais pour nous.

Sylvie ne pensait qu'aux enfants.

On pouvait obtenir plus des parents.

Jamais je ne lui aurais nui, je l'aimais.

-Mon ophtalmo m'a dit

que je devrais prendre des lunettes.

Avec l'âge, ma vue baisse.

Moche, hein ?

Un autre truc moche :

vous trompez votre femme

avec votre employée.

-J'ai trouvé ça dans la cuisine.

Kim gardait l'argent que vous économisiez ?

Sympa !

Il siffle.

Il soupire.

-Je suis tombé amoureux. Et alors ?

-Depuis combien de temps ?

-Deux ans.

-Ah, quand même !

C'est pour Kim

que vous escroquiez votre femme ?

-Euh...

Elle a eu la vie dure, je voulais l'aider.

-Arrêtez, je vais pleurer, moi.

Votre femme savait que vous détourniez

de l'argent ? -L'argent ne l'intéressait pas.

Ca allait bien entre nous.

-J'ai une autre version.

Vous vouliez quitter votre femme.

Mais on ne peut pas

partager une crèche. Du coup, vous la tuez et

continuez le business.

Je me trompe ?

-D'accord. Je voulais

quitter Sylvie. Elle n'adorait que les mômes.

Ca la rendait si niaise !

Mais je ne l'ai pas tuée.

-L'autre employée a évoqué

une violente dispute, la veille du meurtre.

Et Kim a oublié !

-Violente ? On s'est juste engueulés.

-Pourquoi ? -La crèche. Elle trouvait

que j'acceptais trop d'enfants.

La sécurité l'obsédait.

Je me suis emporté, c'est vrai.

Mais elle avait raison. -On va vous croire !

-Le lendemain, j'ai appelé

une mère de famille pour lui dire

qu'on refusait son bébé -Son nom ?

-Karine Noca.

La dernière inscrite à la crèche.

-Relevés téléphoniques de Pierre Di Tucci.

Tu as fait quoi ?

-J'ai changé son eau. Pourquoi ?

Il était sur mon bureau. J'ai cru que je devais m'en occuper.

En fait, non ?

-Si, si !

Les relevés de Pierre Di Tucci ? -J'ai vérifié.

Il a bien appelé Karine Noca. -Ca ne prouve rien.

-Si ça fille était désinscrite,

pourquoi il ne nous a rien dit ?

-Oui, ça lui aurait évité une procédure.

Elle sonne.

-Bonjour. M. Noca ? -Oui.

Commandant Renoir.

On peut rentrer ? -Euh...

Revenez plus tard ?

Ma femme fait des courses.

Je dois changer Jade. -Jade !

Très joli prénom, ça !

J'ai 4 enfants. Je vous aide. -Je me débrouille.

-Alors, j'ai des jumeaux.

Et avec mon mari,

on faisait des concours.

Le premier qui avait fini

avait gagné !

Et je gagnais tout le temps.

Donc, je peux vous aider.

Jade !

Coucou !

Vous vous débrouillez bien.

-Ma femme est fatiguée.

Je m'occupe un peu de Jade. -Elle est au biberon ?

-Oui. Karine n'a pas eu de lait.

Mais c'est mieux. Je me lève la nuit et elle peut dormir.

-Pas d'inquiétude.

Chrystelle, tu peux aller vider la poubelle ?

-C'est gentil. Dans la cuisine.

Une grande poubelle.

-Dans l'entrée, il y a le sac de votre femme. Elle est là.

-Génial !

-Vous vous êtes disputés ?

-Je ne voulais pas que Jade aille aux Frimousses.

On a eu une place dans une crèche dans 3 mois.

Elle pouvait prolonger son congé.

-Elle craignait d'être renvoyée.

-Le patron de Karine lui a dit de prendre son temps.

-C'est elle qui voulait reprendre vite.

-Attendez. Je vais vous aider.

Excusez-moi.

On va se changer ?

Je suis tata Candice !

-Putain !

-Donc, au concours,

ton mari gagnait ? -Non.

Quelque chose coince. Et tu bouges beaucoup !

-Laissez. -Non.

-On aurait dû venir avec Mehdi.

Il aurait raconté l'histoire de l'ours voulant être policier.

Ca n'a pas de sens.

-Un body d'un mois !

C'est trop petit !

Vous pouvez me donner un body à sa taille ?

Voilà pourquoi.

-Je... non, mais...

Je ne trouve pas.

-Elle n'en a pas acheté.

Votre femme a le baby blues.

-Comment ça ?

-C'est quoi ?

-Un sédatif.

C'est interdit d'en donner aux bébés.

La bouteille est vide.

-Donc...

-Elle shoote sa fille.

-N'importe quoi !

Comment ça ?

-J'ai fait pareil

avec mon fils !

-Voilà pourquoi elle veut travailler.

-Elle n'a pas accepté

le refus de Di Tucci. -Et s'en est pris à Sylvie.

-Vous êtes fous.

Elle adore son bébé.

Elle est juste...

fatiguée !

Elle n'a tué personne.

Je vais le prouver.

-Chrystelle, met une main sur la petite.

Et occupe-toi d'elle.

Répondeur ?

-Vous savez où elle est ? -Non.

-Son sac est dans l'entrée, elle n'est pas loin.

-Elle lisait ça. -Oui, pourquoi ?

-J'espère

que tu te trompes.

-Karine ! -Ne vous approchez pas.

-D'accord.

Mais ne sautez pas.

-J'ai tué Sylvie Di Tucci, je dois payer.

-Non, c'est à la justice de décider.

-C'est moi qui décide.

Je n'en peux plus. Je vais sauter !

-Nooooon !

-Arrêtez.

-Quand mon fils est né, je le trouvais moche.

Je ne voulais pas

le voir. Mon père a choisi son prénom.

Il a proposé "Lucas", j'ai dit oui. Mais je m'en foutais.

Je ne voulais pas le montrer à mes amis.

Ni de lui acheter des habits.

Je voulais leur dire que je n'aimais pas mon bébé.

Et je me disais que j'étais un monstre

de penser ça.

Vous, c'est pareil.

Moi aussi, je suis passée par là.

Et moi aussi, je voulais mourir.

Mais je suis contente d'être là.

Elle sanglote.

-Je n'aurais pas pu rester 3 mois, seule à la maison.

Avec...

Avec elle.

Le soir, Fabrice parle toujours d'elle.

Elle, encore et toujours elle.

Le monde entier tourne autour d'elle.

Et moi ?

Quelqu'un pense à moi ?

-Vous en avez parlé

à Sylvie ?

-Elle ne comprenait pas.

-Elle ne comprenait pas quoi ?

-Elle a dit : "Un bébé, on doit l'aimer."

Que je ne suis pas une bonne mère.

On s'est disputées.

Elle a crié, je l'ai poussée.

Pour qu'elle arrête de crier.

-Mehdi !

Mets-la en cellule. -La femme ?

-Oui, elle est en dépression.

-C'est quoi, ces conneries ?

Vous accusez

une femme fatiguée ?

-Elle a signé ses aveux.

-Pas possible !

Vous l'avez forcée.

-Calmez-vous. -Je veux la voir.

Tout de suite !

-Monsieur, sortez. -Avec un avocat,

je la ferai sortir. Quelle honte !

-On rêve, là ?

C'est à nous d'avoir honte ?

-Vous ignorez tout. -Une mère mal aimante, ça se voit.

-Ca suffit !

Occupez-vous de votre fille. Sinon, je vous garde ici.

Tu peux penser ce que tu veux.

Mais garde-le pour toi.

-Je suis désolé.

-Je m'occupe de Karine.

-Non, laisse.

J'y vais, je ne dirai rien. -Tu as intérêt.

Quand Lucas était bébé, mon père était comme Fabrice Noca.

Il ne voyait rien.

Ma mère craignait que je lui fasse du mal.

Sans elle... -Sans toi,

Karine serait morte.

Téléphone portable.

Oui, Laurent ?

Comment ça, aux urgences ?

-Aïe ! Doucement ! -Que se passe-t-il ?

-Rien de grave.

-Jambe cassée. -Cassée ?

-Juste une entorse.

-Ca fait super mal !

-Tu as fait quoi ?

-Les chaussures volées sont nazes.

-Les chaussures ou David ?

-Il est naze.

-C'est dit !

-Ca va !

-Faut que les enfants s'habituent.

Je n'ai pas eu ce souci

avec Daphné. Ca a collé.

-Elle a une super piscine.

Aïe !

-Je te touche à peine !

Tiens, on donne un nounours aux bébés

qui se font soigner.

-J'en veux pas.

L'attelle, ce ne sera pas nécessaire.

-On lève la patte. -Même pas mal.

Elle frappe.

-Bonjour. Commandant Renoir.

Une petite fille

de 3 mois,

Jade Noca, a été aux urgences ?

-Je vais vérifier.

Noca ? -Noca.

Noca.

-Oui, il y a 3 jours. -Pourquoi ?

-Je ne peux pas...

-Enquête pour meurtre.

-Surdosage d'anti-histaminiques.

-La DDASS n'est pas prévenue ?

-C'est en cours, mais la procédure est longue.

-Il y avait urgence.

La mère pouvait recommencer. -Son père l'a amenée.

-Son père ?

Vous êtes sûre ?

-Oui. Pourquoi ?

Elle sonne.

-M. Noca. -Que se passe-t-il ?

-En effet, votre femme n'a tué personne.

-Je vous l'avais dit.

-Je vous mets en garde à vue.

Pour le meurtre de Sylvie. -Suivez-nous.

-Je venais de rentrer du travail.

Karine était inquiète, Jade ne se réveillait plus.

Je l'ai amenée aux urgences.

Et ils m'ont dit

qu'elle avait failli mourir à cause d'une overdose de sirop.

Ca m'a rendu fou.

-Vous n'avez pas pensé à Karine ? -Non.

-Pour moi, c'était forcément cette putain de crèche illégale.

Le lendemain, j'ai foncé aux Frimousses.

J'ai vu Sylvie Di Tucci au bord de la falaise.

Elle a nié être responsable de quoi que ce soit.

Elle m'a dit d'en parler à ma femme.

Que selon elle, elle avait besoin d'aide.

Qu'elle se défausse

sur Karine, ça m'a rendu dingue.

Je ne voulais pas qu'elle recommence

avec d'autres enfants, je l'ai poussée.

-Mais elle avait raison.

Votre femme était mal.

-Je ne pouvais admettre qu'elle n'aime pas notre fille.

Je lui trouvais des excuses.

J'ai compris, quand votre collègue a trouvé la bouteille de sirop.

-Un juge d'instruction va vous signifier votre mise en examen.

-Vous relâchez Karine ?

-Oui.

Mais elle a besoin d'une hospitalisation.

-Mais Jade ?

Qui s'occupera d'elle ?

-Elle a été confiée aux services sociaux.

-Mon bébé ?

Il sanglote.

-Vous n'y croyez pas,

mais un jour, vous adorerez Jade.

Aujourd'hui, je serais prête à tout pour mon fils.

-Là, je veux juste dormir. -On y va ?

-C'est quoi, la suite ?

-Quand elle ira mieux, un médecin la prendra en charge.

Avec des infirmières qui tenteront de créer un lien

entre elle et son bébé.

-J'espère que ce sera rapide. -Toi, c'est du passé !

-Chrystelle,

j'ai signé pour un recommandé

à ta place. -Tu peux revenir un 3e jour !

-C'est vrai, vous me gardez ?

-Tu as nourri Pepito.

-Je voulais vous en parler. Une demi-cuillère, ça suffit.

-Tu vois, tu lui en donnes trop. -Merci, Mehdi.

Bonne soirée.

Je dois faire un point. -Putain !

Je vais le buter !

-Chrystelle, oh !

Qu'y a-t-il ?

-C'est le juge.

-Quoi ? -Il convoque Chrystelle.

Thomas veut récupérer son fils en garde exclusive.

-L'enfoiré ! -Merde.

-C'est une bonne mère.

-Seulement depuis un an.

Sous-titrage MFP.

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