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-Si on tape trop tôt,
on n'aura rien.
On ne va pas pouvoir retourner un docker !
Ils connaissent les risques.
On ne pardonne pas aux balances.
Même si quelqu'un les couvre à la douane.
Non. On n'a pas le nom du bateau.
Ils ne peuvent pas récupérer une requête ?
Il m'emmerde, le parquet, à nous mettre des entraves !
Bon, ben, on se retrouve au bureau.
Le téléphone sonne.
-Tu as fini ? -Ils peuvent embarquer le corps.
Je vais prendre des échantillons de diatomées.
-OK.
-A tout à l'heure.
-Vous pouvez l'emmener.
-Très bien. -Bien, monsieur.
-Tu peux me briefer ?
Oui. Je sais. Je suis en retard. Ca va.
-Elle est morte.
-Aline.
-Nathalie Legrand. 29 ans.
Un pêcheur l'a retrouvée dans ses filets.
D'après lui, elle a été jetée dans l'eau.
Ca date de 36 heures.
-Elle s'est noyée.
-Elle a des traces de lutte.
-Où est Candice ?
-Là-bas. Je te préviens, elle est de très mauvaise humeur.
-Salut.
-Déjà ?
-J'étais à la médecine du travail. Tu fais quoi ?
-Une analyse. C'est à la mangue.
-Achètes-en des propres.
-Oui. Mais pas à la mangue. Je ne les aime pas.
-Et donc ? -Et donc,
il y a quelqu'un qui devait être là.
Ici.
En vue du domicile de Nathalie Legrand.
Planqué derrière les perches.
A mon avis, il est resté un moment. Le temps de jeter tous les bonbons.
-L'assassin surveillait la maison.
-On vérifiera avec l'ADN.
-On va aller dans la maison de la victime.
-Moi, oui. Toi, non.
Tu fais une enquête de proximité.
-C'est le dernier arrivé
qui s'y colle.
Elle faisait quoi dans la vie ? -Caissière.
-Pour elle, c'était les enfants d'abord.
-Elle voulait partir avec ses gosses. Il y a des sacs.
-Oui.
Partir ou fuir.
-Maman ? Maman ?
Vous êtes qui ? -Je suis policière.
Je m'appelle Candice. Et vous ?
-Moi, c'est Yanis.
-Elle a eu un accident ?
-Est-ce que... -Lui, c'est Ethan.
-Il y a quelqu'un que vous aimez bien qui pourrait venir ?
-Romane, la voisine et copine de maman.
-Romane, j'ai des questions.
Vous la connaissiez depuis quand ?
-Depuis qu'elle a emménagé ici.
-Elle comptait partir en voyage ? -Non. Il y a école.
-Elle était menacée par quelqu'un ? -Je ne crois pas.
-Elle voyait quelqu'un ?
-Non. Je lui disais qu'il fallait qu'elle sorte.
-Et le père des enfants ? -Il les a abandonnés.
-Evidemment.
-L'aide à l'enfance a été prévenue.
-Mon Dieu. Ils sont si petits.
-Elle voulait partir. Il y a un sac pour elle et un pour eux.
-Je ne pense pas qu'ils puissent nous dire grand-chose.
-Excusez-moi.
On peut emmener les garçons chez nous.
-Oui. Bonne idée.
Merci.
-Vous n'avez rien remarqué ? -Non.
-OK. Merci. -Au revoir.
-Les enfants ne pourront pas nous dire grand-chose.
Mais il faut retrouver le père.
-Pour faire quoi ? Le mec s'en fout, de ses gosses.
-Ils n'ont que lui.
Ca sera peut-être une seconde chance pour lui.
-C'est trop facile.
-Peut-être, mais je pense aux enfants.
-Vous connaissez Nathalie Legrand ? Vous n'avez rien vu ?
Vous avez remarqué quelque chose ?
-Non.
-Bonjour. Capitaine Dumas.
-Je suis de la maison. Brigadier Maruvel.
-Qu'est-ce que tu fous ?
-Sans ma clope du matin, je ne suis bon à rien.
-On a du boulot. Je viens de me taper deux rues.
-Un capitaine qui fait du porte à porte ?
-On est en sous-effectif. Je prends cette rue et toi, à côté.
-Impossible.
D'abord, la clope. Ensuite, le petit caoua.
-Peignoir Hilton, chaussons Hyatt et gel douche Marriott.
Hôtels de luxe.
Elle avait peut-être son business.
-Si c'était le cas,
elle aurait déménagé ou aurait acheté de beaux vêtements.
-Mouais. Je ne sais pas.
-C'est bizarre.
54 virements de 66 centimes.
Qu'est-ce qui rapporte 66 centimes ?
-6 minutes de la vie d'une caissière.
Le Smic horaire est à 7 euros. Tu divises par 10.
-Bonjour, Simone. -Bonjour, Carole.
Un cognac. -"Un cognac".
-Je ne bois pas de cognac le matin, mais j'ai perdu une copine.
-Je t'amène ça.
-Tu veux gagner un séjour au ski ? -Seulement s'il y a des cocotiers.
-"Le remboursement des frais est fait sur la base de 3 minutes,
"soit 66 centimes."
On a la réponse à notre question. Elle faisait des jeux concours.
-On ne l'a pas tuée pour un séjour au ski.
-Peut-être qu'elle a gagné plus gros.
-Tout le monde la connaît, mais personne n'a rien vu.
-Commandant Renoir ?
Brigadier Maruvel. J'ai aidé
le petit.
J'ai peut-être une piste.
-Nathalie est arrivée à Sète il y a 2 ans. Toute seule.
Avec deux pitchous. Elle était super.
-Vous connaissiez
ses fréquentations ? -Elle était amie avec les voisins.
-Pas d'ennemis ? -Non.
Il faut être une brute pour faire ça.
-Vous saviez qu'elle jouait à des jeux ?
-Bien sûr. Je lui ai demandé comment elle faisait pour gagner.
Maintenant, on est 4
à jouer. Comme un club. On se réunit une fois par semaine.
Enfin, on était 4.
-Vous savez ce que j'aimerais ?
On gagne vraiment ? -Quand on a la technique...
Cette année, j'ai gagné 2 cafetières, des DVD
et un panier de produits d'Alsace.
-Ca nous occupe.
-Nathalie, elle gagnait beaucoup.
-Elle s'organisait. Elle avait beaucoup de prête-noms.
-C'est-à-dire ?
-Je joue au nom du compagnon de ma fille.
Un jour, j'ai gagné une télé. Il a voulu la garder.
Alors que je voulais la lui offrir. -Nathalie joue au nom de qui ?
Wouah !
J'adore ce rose !
-Merci.
-C'est la voiture de la poupée Barbie.
Hé ! Regardez.
Ca va bien avec mon sac. -Oui.
-Vous n'êtes pas raccord.
J'applaudis des 2 mains.
Un homme qui conduit une voiture comme ça
doit être sacrément ouvert.
Ouais. C'est votre femme, peut-être, qui la conduit souvent ?
-Elle n'a pas le permis. -Ah bon ?
Soit vous êtes sûr de votre virilité
et vous n'avez peur de rien,
soit ce n'est pas vous qui avez choisi la couleur.
Alors ? Qui est-ce qui l'a gagnée, cette voiture ?
-Nathalie n'avait aucun droit dessus.
-D'après ses amis, si.
Si le lot valait moins de 100 euros, c'était pour vous.
S'il valait plus de 100 euros, c'était pour Nathalie.
-Vous n'auriez pas dû garder la voiture.
-Elle est passée récupérer
le lot. Ca a dégénéré. C'est ça ? -Non. Jamais je ne l'aurais tuée.
Notre voiture était en panne. Richard ne peut pas bosser sans.
-Ca a dû déplaire à Nathalie. C'était sûrement son plus gros lot.
-Elle était très en colère. On ne se parlait plus.
Samedi, elle est revenue me voir.
Elle avait besoin de la voiture.
-Qu'est-ce que vous avez répondu ?
-Richard devait aller bosser. J'ai dit non.
-Mais... vous savez ce qui lui faisait peur ?
-Non.
-Essayez de vous souvenir ! -Je ne sais rien de plus.
Juste... que c'est ma faute.
Si je lui avais passé la voiture, elle serait encore en vie.
Mon Dieu.
-Nathalie Legrand n'est pas morte noyée.
On l'a étouffée.
On a pressé un tissu sur son visage samedi soir.
Les voisins ont un alibi. Ils étaient à un dîner.
Des témoignages le confirment.
-Une mère de famille s'apprêtait à partir avec enfants et bagages.
Elle avait peur.
Quel est le passé de la victime ?
-Je suis sur le PV d'audition de Simone Tarafino.
-Vous n'avez pas avancé ?
-Je n'aime pas laisser des fautes. -Antoine, tu t'en occupes.
Tu as trouvé le père ? -Pas encore.
-Avancez !
Albert, je veux que vous fassiez une requête auprès de l'ASE.
Je dois interroger les enfants demain.
Albert ?
-Il est 17 h 59 et 58 secondes, 59, 18 h.
Bonne soirée.
-Je dois vous parler d'Albert. -Oui ? Qu'est-ce qui se passe ?
Trop petit ? Trop grand ? Trop vieux ?
-Non. Il est trop lent.
-C'est tout ce que j'ai sous la main.
J'ai une bonne nouvelle. -Je peux le frapper. -Non.
Le suicide de Pierre Fabrègue. Aucune charge n'a été retenue
contre vous. -Merci.
-Ce n'est que justice.
-Vous avez le... -Oui. Il a rétréci.
-Ce n'est pas les...
-C'est un problème de machine.
Ce sera tout ? -Oui.
-Vous pouvez disposer.
Le téléphone sonne.
-Allô ?
Oui.
Ah. C'est dommage. Les enfants n'étaient pas là, ce soir.
Tu peux peut-être venir juste après. OK.
D'accord. Bon courage, alors.
Je t'embrasse.
C'est officiel. Il ne me désire plus.
-Il se décommande ? -Oui.
-Tu cherches à le séduire, mais il a la tête ailleurs.
-C'est comme si j'étais invisible.
-Après une nuit d'amour, tu te lèves et il a filé.
-C'est ça. -Tu couches bien avec un flic.
Combien de fois
tu as fait la même chose ?
Cela dit, les flics, c'est très sollicité. Surtout les mecs
de la BRI. Les nanas rampent à leurs pieds.
-Ah bon ?
-Tu as peur ?
-Non. -Non ?
-Pardon. Vous êtes Chrystelle ?
-Oui. -Je suis la femme de Thomas,
Anna. -Tant pis pour vous.
-Une minute.
Il a besoin de voir son fils.
-Ca lui est venu comme une envie de pisser ? Lucas a 8 ans.
-Thomas a changé.
Ca n'a plus rien à voir. Il est très heureux pour le bébé.
-Moi aussi, j'avais un gros ventre. Mais j'avais 16 ans.
Beaucoup de bonheur.
-Du nouveau ?
-J'ai localisé le papa. Alain Flament.
Il habite à Quimper. Il est chauffeur routier.
-Et le passé de Nathalie Legrand ? -Elle a plus de 200 homonymes.
-Attention. Il est 7 h 59.
57 secondes, 58 secondes... Poum poum !
Il est 8 h.
-A mon âge, tu feras moins
de zèle. -Je n'en fais pas.
-Ethan vient d'arriver.
-Vous restez avec nous ? Ethan, tu peux t'asseoir ? On va parler.
Ethan.
On a fait du mal à ta maman. Je vais retrouver cette personne.
J'ai besoin de te poser des questions.
Tu veux bien y répondre ?
Où est-ce que vous étiez avant Sète ?
-A Clermont. Avant, à Limoges et avant... Je ne sais plus.
-Vous avez beaucoup déménagé.
-Maman voulait vivre au soleil.
-A Clermont-Ferrand, tu te souviens de vos amis ?
-Je pense qu'ils sont fâchés. On est partis sans dire au revoir.
-Comme ça ? Du jour au lendemain ? -Oui.
-Tu savais
que vous alliez repartir ?
-Non. Elle nous a déposés chez Josselin pour le week-end.
Mais...
-Nathalie ne cherchait pas le soleil.
Elle se cachait.
-De qui ?
-Comment elle a su que l'homme qu'elle fuyait l'a retrouvée ?
Retraçons son emploi du temps le jour du meurtre.
Elle emmène les enfants chez un copain.
Ensuite, elle va à son club de concouristes et là,
elle rentre chez elle, fait son sac et demande la voiture aux Privat.
-Elle a su qu'elle était en danger au concours.
-Tu fous quoi ?
-Je lui file à bouffer.
-Sa bouffe est dans le tiroir !
-Ne parle pas comme ça.
-Il va faire crever JB, avec ses conneries ! Fait chier.
-Il s'appelle JB ou Pépito ?
-Albert, vous venez avec moi. On va faire un tour.
Donc, qu'est-ce qu'elle a fait, Nathalie, après ?
-Elle m'a aidée à finir de remplir les bulletins de réponse
pour un voyage en Turquie. Istanbul.
-Tous les jeux
sont répertoriés ?
-On peut jouer à des centaines de jeux par mois.
Elle vous intéresse, notre affaire. -Je suis bientôt à la retraite.
-Donc. Elle a écrit des cartes postales, et puis ?
-Elle a récupéré le bulletin de jeu dans le journal local.
Celui-là.
-Les pages jeux. Elle l'a découpé, j'imagine.
Oui. Il est là.
Alors.
"Paul le Poulpe est mort."
"Deux papas en grève de la faim." Albert ?
Comment s'appelle le père d'Ethan
et Yanis ? -Alain Flament.
-C'est lui que Nathalie cherchait à fuir.
-Vous faites grève de la faim depuis plusieurs jours.
Vous réclamez l'égalité de traitement entre pères et mères.
-Un enfant a besoin de ses 2 parents.
-Il a dû lui faire une crasse.
-Des nouvelles d'Antoine ? -Non.
-Il t'a dit quelque chose ? -Que ça ne nous regarde pas.
-Salut, Michel.
Je dois interpeler un gréviste.
-La préfecture ne veut pas de scandale.
Ne l'arrêtez pas en public.
-OK. On va attendre, alors. Merci.
-On fait quoi ? -On va s'informer.
-Votre tract dénonce les cas d'aliénation parentale.
Qu'est-ce que c'est ?
-C'est quand un parent prend l'enfant en otage
et coupe les liens avec l'autre parent.
Les conséquences sont désastreuses.
Ma femme fait ça avec mes enfants. Je demande leur garde.
-Bonjour. Candice Renoir, de... "Points et carreaux".
-Bonjour. -Bonjour.
Les tapis qu'il y a sous vos sacs de couchage,
c'est pour vous protéger de l'humidité ?
Ca peut intéresser nos lectrices.
Ce tissu doit être difficile à trouver.
Ce sont des tapis de camion ?
-Oui. Vous croyez vraiment que c'est important ?
-Mais oui. Coco Chanel disait : "La coquetterie,
"c'est la conquête de l'esprit
"sur les sens." Ou le contraire.
-Tu as trouvé ça où ?
-Le groupe d'atteinte aux biens l'a saisi sur un voleur de voitures.
-J'espère que c'est bien le camion de Flament.
-Il n'y a pas 36 camions qui ont un autocollant du Morbihan.
Et puis, ça va. On regarde et après, on s'en va.
Voilà.
Il y a plein de photos.
Ca ne correspond pas à un type qui a abandonné ses enfants.
-Ca correspond bien.
J'ignore mes gosses pendant des années puis je joue la victime.
-Oui. Sauf qu'il les a déjà retrouvés.
Regarde.
Cette photo date d'il y a 3 ans. Ca correspond au départ de Clermont
en urgence, donc, ce n'est pas lui qui les a abandonnés.
-Si c'est pour parler chiffons,
demandez Karl Lagerfeld.
-Commandant Renoir.
Votre ex-femme, Nathalie Legrand, a été assassinée.
-C'est un mensonge pour nous faire dégager.
-Ca fait plus vrai ?
-Mais mes enf... Mes fils.
-Ils sont choqués.
Je dois vous interroger.
-Désolé. Je dois te lâcher. -Je comprends.
Occupe-toi de tes fils.
-Tu as vu la perche ?
-Elles sont marquées à la Pointe Courte.
-Ouais.
-Je l'ai trompée quand elle attendait Yanis.
Elle me l'a fait payer.
Un soir, je suis rentré à la maison. Il n'y avait personne.
-Pourquoi vous n'avez pas porté plainte ?
-Je pensais qu'elle reviendrait.
Je l'ai attendue.
Elle n'est pas revenue. J'ai sombré dans la déprime.
-Quand est-ce que vous avez décidé de les retrouver ?
-Il y a 3 ans, j'ai payé un détective privé.
Il les a retrouvés du côté de Clermont-Ferrand.
J'ai foncé.
*J'ai frappé à sa porte. Je ne vous dis pas sa tête.
*-Et après ?
*-Elle m'a laissé une heure avec les enfants.
Et le lendemain, elle s'était fait la malle.
Après, j'ai... J'ai été voir les flics.
J'ai écrit au procureur.
Ils s'en foutaient.
Ils pensaient que je la battais.
Les gens pensent des conneries sur les routiers.
-C'est un détective qui les a retrouvés à Sète ?
-Non. J'étais à sec.
Il y a deux mois, j'ai vu son nom sur une liste de gagnants.
-Vous êtes allé la voir ? -Pour qu'elle se barre encore ?
Je voulais que mes gosses sachent que je les aime.
L'assoce des pères m'a donné l'idée de la grève.
Comme ça, c'est dans les journaux.
-Incroyable. Vous êtes encore en colère alors qu'elle est morte.
-Elle m'a volé mes gosses.
Vous imaginez toutes ces années sans eux ?
-Qu'est-ce que vous faisiez samedi, entre 22 et 23 h ?
-Je préparais la banderole. -Un témoin ?
-Mathieu était reparti chez lui pour chercher du matériel.
-Les perches pour la banderole, vous les avez trouvées où ?
-A côté du camion, par terre.
-Sur le parking du mont St-Clair ? -Oui. Là-haut.
-Les perches servent pour la pêche.
Elles ont été prises à 100 m du domicile de Nathalie.
-Je ne l'ai pas tuée, putain.
Je veux mes gosses.
-Je vais vous placer
en garde à vue.
-Je vous jure que ce n'est pas moi !
Putain. Je n'en peux plus, de tout ça. Je n'en peux plus.
*Ca fait trop longtemps que ça dure.
*Quand est-ce qu'ils vont s'en rendre compte ?
*Je vous jure que ce n'est pas moi.
*-Vous avez l'air secoué.
*Je n'ai que des bonbons.
*Tenez. Ca vous évitera une crise d'hypoglycémie.
*C'est à la mangue. Désolée. Je n'ai que ça.
*-Je peux en reprendre ? *-Bien sûr.
-Ca ne veut rien dire. Il n'a pas bouffé depuis des jours.
-C'est le test
de culpabilité le plus foireux que j'ai jamais vu.
Bon. Ce n'est pas que je m'ennuie.
-Qu'est-ce que tu en penses ? -On a les perches.
Tu ne veux pas que Flament
soit coupable ? -Et toi, tu veux qu'il le soit ?
Demain, on va à la Pointe Courte.
On emmène la photo d'Alain Flament.
Antoine. -Oui ?
-Qu'est-ce qui se passe ? -Je me suis fait larguer.
-Attends. Attends-moi.
Tu veux qu'on aille boire un verre ?
-Je préfère rentrer.
Qu'est-ce qu'il fout là ?
-Comment veux-tu que je le sache ?
Et donc ?
-Et donc...
Je crois que j'ai un peu perdu le fil à cause d'une femme très...
très sexy.
-Vos commandes.
-Merci. -Je vous en prie.
-Merci. Il est bien, ce resto. -Oui.
-On a bien choisi, je trouve.
Vibreur.
-Oui ?
Un cargo ? Tu es sûr que c'est le nôtre ?
Attends. Je regarde.
Ouais. -Qu'est-ce que tu fais ?
-Excuse-moi. Attends.
Je le vois.
Tu es sûr que c'est un pavillon grec ?
D'accord. J'arrive.
Je suis désolé, je... J'ai une urgence.
Mais je t'appelle.
Et... Tu règles, mais c'est pour moi, en fait.
Et...
*-Bonjour. Vous êtes bien sur la messagerie d'Antoine Dumas.
-Antoine... Mais qu'est-ce que tu fous, merde !
-Bonjour, messieurs. -BONJOUR.
OH !
-Vous jetez tout comme ça ?
-Pas grave. -C'est le mistral qui l'amène.
-Je ne vous dérangerai pas.
-Oh.
Oh putain...
Oh merde.
-Il n'y a plus de poissons.
-Il y a 10 ans,
il y en avait à foison. -Ah bon.
-Ouais. -Ouais.
-Ca mord ! Je fais quoi ?
-Mouline ! Mouline ! -Tire ! Tire !
-Doucement. Doucement.
-Attention. -C'est bon ?
-Hop là ! -Oh qu'il est beau !
-Il est beau !
-Il a glissé.
-Vous ne vous faites jamais voler vos perches ?
-Ici, c'est sûr.
C'est la bonne franquette.
-Vendredi, vous n'avez vu personne ?
-Si. Un type est venu.
-Un type.
Il avait cette tête ?
-Je ne crois pas. Il avait une capuche.
-Non. -On lui a parlé patois.
-"Patois" ?
-On lui a parlé en patois. Il a répondu en patois.
On a cru qu'il était d'ici.
-D'accord. -Tout le monde ne parle pas patois.
-C'est vrai.
-Mais tu es malade ?
-Le voleur de perche parlait le patois. Flament est innocent.
-La perche,
c'était le seul lien matériel entre Flament et la scène du crime.
Si ce n'est pas lui qui l'a volée, c'est qu'on a voulu le piéger.
-Quelqu'un qui savait qu'il l'utiliserait.
-Ils n'étaient que deux à préparer cette grève.
-Tu penses à Mathieu Scavi ? -L'autre papa.
Il est né à Sète.
-Il ne connaissait pas Nathalie.
-C'est vrai. Il n'a pas de mobile.
Je vais interroger quelqu'un qui le connaissait bien.
Son ex-femme, à qui il fait la guerre.
-Excusez-moi.
-J'étais seule sur le terrain ! -J'ai oublié de mettre mon réveil.
-On a tous des mauvaises passes. Le minimum, c'est d'être là !
Si tu as quelque chose à me dire,
c'est maintenant.
Soit tu assures, soit tu poses des congés.
-Pardon. Ca va ?
Ca a l'air.
Qu'est-ce qu'il a ?
-Il n'y a pas que toi qui as des enquêtes difficiles.
-Oui. Elle me prend la tête, cette affaire.
Demain, on arrête les mecs et je redeviens un chic type.
-Parce que tu es un chic type ? -Oui.
Je suis quelqu'un qui tient beaucoup à toi.
Et... je te demande pardon.
Tu pourrais remettre le truc avec le décolleté hyper vertigineux ?
On pourrait...
-Quoi ?
-On pourrait trouver un coin tranquille pour...
-La dernière fois, tu m'as jetée. Il faudrait qu'en 3 minutes,
j'enfile ma guêpière ? Non mais je rêve !
-Tu vas où ? -Travailler.
Parce que nous, les femmes, on a gagné ce droit !
Pauvre con !
-Après notre rencontre, il m'a coupée de ma famille et mes amis.
Il a vite voulu des enfants, pour me garder à la maison.
J'étais seule. J'étais sa chose.
-Il était violent avec vous ?
-Il m'a frappée quelques fois. Son truc, c'est le contrôle.
-Vous l'avez quitté quand ? -Il y a un an.
-Il a réagi comment ? -Il est procédurier.
Il retournait ce que je faisais pour les enfants contre moi.
Alors, je l'ai pris à son propre jeu.
Je l'ai filmé un jour où il m'a agressée. Il était coincé.
-Où est cette vidéo ?
-On m'a volé la tablette sur laquelle elle était.
Et soudain, mon ex-mari parade dans les journaux.
S'il obtient la garde des enfants, je me bute.
-Beaucoup d'accusations sans preuves.
-Il a le profil du pervers narcissique.
On doit retrouver le film. -Bonne chance.
-Je ne te reconnais pas.
-Qui te dit que Mathieu Scavi aurait tué une inconnue ?
-Thomas, tu te prends pour qui ?
Tu viens tous les jours me voir au bureau et chez moi.
Je t'ai dit non.
C'est mon fils et je ne veux pas que tu le voies !
Tu comprends, quand on te dit non ?
-Et les relevés de téléphone de M. Scavi ?
-Il a borné près de chez son ex
le jour du vol.
-Il a volé la tablette.
Vous avez tracé son chemin ?
-Tu as reçu la liste des antennes-relais ?
-C'était à toi de la demander. Mais tu ne sers à rien !
-Je l'ai demandée, mais je n'ai pas encore d'adresse mail,
alors, j'ai donné la tienne. -Albert.
Vous avez vu ce qu'a fait Chrystelle ?
-M'insulter gratuitement.
-Elle a passé ses nerfs sur vous.
-Voilà. -Elle était fâchée contre le père
de son fils et vous avez payé. -Candice.
-Tout le quartier t'a entendue. -Je sais.
-C'est ce qui s'est passé avec Scavi.
Il voulait tuer son ex-femme,
mais il ne pouvait pas,
donc, il a tué Nathalie. -Il aurait fait un transfert
sur Nathalie ? -Oui. Va faire toutes les poubelles
de la ville. Je veux retrouver
cette tablette.
-Je termine mon service
dans 2 minutes.
-Il a dû la balancer.
-Vérifie quand même. Albert, vous êtes avec Antoine.
Chrystelle, tu peux partir. A demain.
-Salut.
-Hop !
-Qu'est-ce que tu fais ?
-J'ai passé l'âge d'obéir à la fée Clochette.
-Tu crois que je vais
me taper ton boulot ?
-Ce n'est pas moi qui viens au boulot les pupilles dilatées.
Je sais reconnaître un flic sur la pente savonneuse.
-Vous rentrez plus tôt que prévu. Ca a été, chez papa ?
-Génial. Daphné est d'enfer. -Elle a fait des crêpes.
-Elle fait des crêpes ? -Oui. Mais les siennes sont...
-Et elle joue bien au foot. - Ca s'est bien passé ?
-Oui.
-J'espère que tu as été plus agréable avec ton père et son amie.
-Ben, oui. Ils sont cool, eux.
-Tu fais quoi ? Il est minuit. -Je fais des crêpes. Et toi ?
Va te coucher, chérie.
-C'est Daphné qui te fait peur ?
-Non. Les crêpes, c'est mon truc.
-Tu en fais combien ?
-Autant que je veux. Les crêpes, c'est mon truc.
-C'est une mytho, cette Daphné. Elle fait semblant pour papa.
-Ah bon ?
-Elle est en mode séduction avec les garçons. Ca ne va pas durer.
-Tu crois ?
-Une fois qu'ils auront taché sa moquette blanche,
elle craquera.
-Vraiment ?
-Tu veux un conseil ?
-Ouais.
-Les jumeaux sont intenables quand ils n'ont pas dormi assez.
La prochaine fois qu'on ira chez papa, laisse-les veiller tard.
C'est bon.
-Les crêpes, c'est mon truc.
-Excusez-moi. Vous avez un moment à m'accorder ?
-Vous êtes lève-tôt.
-Je cherche une tablette qui aurait était volée et jetée.
Ca vous dit quelque chose ? -Le voleur fait le tri ?
-Non, mais elle contient des éléments pour une enquête.
-Vous avez demandé au nuage ? -Quoi ?
-Au nuage.
-Oh.
-Un petit verre d'eau. Ca doit être éprouvant, une grève de la faim.
Un petit verre d'eau. -Merci.
C'est dur, mais je fais ça pour les enfants.
-Quel rapport vous aviez avec votre ex-femme ?
-C'est une manipulatrice. Elle m'a détruit.
-Hm...
Elle gémit.
Vous comprenez quelque chose à Cloud ?
Vous savez, le nuage. Cloud.
La sauvegarde des données informatiques.
Votre femme ne savait pas que sa tablette
gardait les données informatiques.
-Je ne suis pas là comme témoin, n'est-ce pas ?
Pourquoi j'aurais tué Nathalie Legrand ?
-A cause de cette vidéo.
Elodie vous tenait.
Ca vous a rendu fou, mais vous ne pouviez pas la tuer.
Donc, vous avez tué Nathalie à la place d'Elodie.
-Je veux mon avocat.
-On s'en occupe.
En attendant, je vais manger.
J'ai sauté mon déjeuner.
J'ai une faim de loup. J'ose à peine vous en proposer.
Des petits macarons.
De la tarte aux framboises.
Je suis allée chez mon pâtissier préféré.
Chantilly. Des loukoums, si vous voulez.
Petites cerises. Hum... C'est une tuerie.
Un bonbon ? On l'a retrouvé à côté de chez Nathalie.
Et je parie un macaron au chocolat qu'il y a votre ADN dessus.
Mince. Ma preuve.
-C'est bon. On l'a.
-Bel aveu de culpabilité. Les jurés vont se régaler.
Vous m'avez prise pour une blonde.
-Espèce de...
-Assis-toi.
Ne bouge pas !
-Je leur ai expliqué.
-Je suis votre papa.
Je vous cherche depuis longtemps.
Maman a dit que j'étais parti. C'est faux.
-Ne dites pas de mal
de ma mère. -Je ne dis pas de mal.
Tout le monde fait des erreurs.
Votre maman vous aimait beaucoup.
Tu ne te souviens pas de Quimper ?
-Je ne sais pas. Peut-être. Je jouais avec un tracteur.
-Un tracteur rouge, oui.
Tu jouais dans l'allée.
Tu ne savais pas encore pédaler. C'est moi qui te poussais.
Je sais qu'on ne se connaît pas vraiment, mais...
Je serai toujours là pour vous.
Mon grand garçon.
Vous m'avez manqué. Oh...
Vous m'avez manqué.
-Toi aussi, tu m'as manqué.
-Mathieu Scavi a signé.
Il est où, Albert ?
-Il est parti depuis longtemps.
-Et Chrystelle ? -Elle vient de sortir.
-Tu peux passer le prendre ce week-end. Je vais lui parler.
-Merci.
C'est le plus beau jour de ma vie. -Tu ne vas pas chialer.
-Comment te remercier ?
-Je fais ça pour lui.
-Quels jouets il aime ?
-Les chevaliers et les chevaux. Les trucs comme ça.
-Bon. A samedi, alors.
Je suis content.
-Petit con. Pauvre merde.
Trouduc.
-On ne monte pas sur un coup comme ça
sans être sûr à 100 % ! Vous m'emmerdez !
-L'entrepôt
était vide. Ils nous ont reniflés. -Tu veux venir chez moi ?
Et je te console.
-Je ne peux pas. Il faut que je reste.
-Mais...
Tu n'as pas de regrets ?
-"Des regrets" ? Moi ?
J'en ai plein. Si tu savais.
-Tu ne m'avais pas parlé d'un...
coin tranquille ?
-C'est un peu loin.
-Tu étais où ?
-J'ai fait un tour.
-Tu n'aurais pas dû. J'ai du neuf.
-Dumas achète des médocs ?
-On peut sauver l'enquête.
-Quoi ?
Qu'est-ce que vous foutez là ?
Sous-titrage MFP.
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