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Bruit de vaisselle.
Que fais-tu là ?
Je prends un en-cas.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
J'ai fait une bêtise.
Je me suis laissée embrasser par un autre que Clément.
Il n'y a pas mort d'homme.
Je suis dans un relation durable avec lui et je le trahis.
Un petit bisou, ce n'est pas méchant.
Le pire...
J'ai aimé ça.
Qu'est-ce que je fais ?
Va chercher la glace à la vanille, et je réchauffe la tarte.
On ne va pas dépérir.
"Respect", Otis Redding.
- Ouh ! Les mains en l'air ! - Ce n'est pas drôle.
Tu es à cran ?
Oui, j'ai aidé Chrystelle à déménager, sans toi !
J'avais trop mal au genou.
- Ca va, sinon ? - Tu peux arrêter de me demander
- si ça va. - Je suis chef de groupe,
c'est mon rôle.
On a eu un appel anonyme pour un mec qui s'est fait descendre.
- J'espère que c'est sérieux. - Je pense.
La femme avait l'air terrorisée. On prendra l'air.
- Tu as bien dormi, toi. - Comme un bébé.
On a de la chance de vivre ici.
Regarde comme c'est beau !
Ce n'est pas censé être la parade nuptiale ?
Tu vois la vie en rose !
Pas toi ?
Toujours.
Ce ne sont pas ces traces de pneus qui vont nous aider.
On a quoi ?
Demande plutôt ce qu'on n'a pas.
Samy ! On a une douille de 9 mm,
du sang, de la matière cérébrale.
- Mais pas le principal. - Le cadavre.
Il a peut-être
ressuscité.
Antoine !
Oui.
C'est notre premier meurtre sans cadavre.
- Ah bon ? - Oui.
Ca va ces deux-là, en ce moment ?
Je ne sais pas. Pourquoi ?
Non, non, pour rien.
Tu crois que quelqu'un a dormi là ?
A mon avis, ils étaient deux et ne se contentaient pas de dormir.
Je parie que la femme qui nous a appelés
est la maîtresse de la victime.
Ce n'est pas logique. Le meurtrier aurait pu tuer la femme.
Il ne l'a peut-être pas vue. La scène du crime est éloignée.
- Mais elle a peut-être tout vu. - S'il le sait, elle est en danger.
- Pas un témoin à des kilomètres. - Vous êtes aveugles !
Il y a des témoins partout.
Les flamants roses sont très pudiques.
Martin a fait un exposé dessus, il y a un mois.
- Je l'ai juste un petit peu aidé. - Tu peux accélérer ?
Je dois partir à midi.
OK.
On a donc beaucoup de mal à filmer les flamants roses de près,
du coup les ornithologues utilisent des caméras
à détecteurs de mouvements.
Elles sont cachées dans ces niches.
Une caméra aurait filmé le crime ?
Tu as tes bottes ?
Tu as tes bottes ?
C'est d'ici que la femme nous a appelés.
Ce téléphone est une antiquité.
Toi !
Après avoir téléphoné à la police,
tu ferais quoi ?
J'irais chez moi pour attendre la livraison de mon canapé.
Car j'ai des livreurs qui arrivent à midi.
Moi, après un truc pareil...
J'irais prendre un remontant.
Dans ce bar.
Viens !
Je t'invite à prendre un petit café.
Tu ne m'as raconté ton déménagement.
Mon genou me faisait trop mal.
Bonjour. On pourrait avoir deux cafés ?
On sert juste les habitués.
Je pense que vous allez faire une exception.
Est-ce qu'une femme est venue ici, ce matin ?
Il y a eu
du passage.
Une femme dans un bar de pêcheurs se remarque.
Oui, je me souviens. Elle a pris un whisky et est partie.
Elle était comment ?
Blonde. Cinquante ou soixante ans.
Vous pouvez préciser ?
Je n'ai pas fait attention. Je préfère les rousses.
Attendez !
Elle a oublié ça.
Ca ne déconne pas, c'est de la pure soie.
Il y a un parfum.
Tu penses que c'est quoi ?
Oh, le bouquet !
C'est subtil, ça.
Je ne vois pas ce que c'est.
Tu vas faire analyser ça.
Non.
J'ai une meilleure idée.
Commandant Renoir.
- Que me vaut l'honneur ? - Comment allez-vous ?
"La vieillesse est un naufrage."
Mais j'ai de la chance,
mon nez n'a pris aucune ride.
J'ai besoin de vous pour une enquête.
Pour vous servir.
C'est presque trop facile.
- Vous connaissez ce parfum ? - Oui, je l'ai créé pour une femme.
Comment s'appelle-t-elle ?
Je dois regarder mon aide-mémoire.
Voilà !
C'est elle.
Mauvaise nouvelle, tes témoins sont restés muets.
On entend un coup de feu à 1h10, mais on ne voit rien.
On va finir par trouver.
Oui. Ca, c'est sûr.
La maîtresse... Le témoin...
C'est ta mère.
Je t'ai mis beaucoup de sucre, ce sera moins amer.
Merci.
Tu ne sais pas qui elle voyait ?
Elle était en plaidoirie à Paris, hier.
Du coup, j'ai mangé avec mon père.
Ce foulard est allé seul au bistrot ?
- Il y avait son parfum dessus. - Un foulard, ça se prête,
ça se perd.
Bon !
On va l'interroger.
- Oui, j'y vais. - Ah non !
Ta mère est impliquée dans cette affaire.
Tu ne peux pas participer à l'interrogatoire.
On est d'accord, Antoine.
Tu ne dis rien, tu me laisses parler.
Antoine !
Antoine !
Bonjour, M. Antoine. Votre mère est occupée.
Tu as gagné ta plaidoirie à Paris, hier ?
- Tu pourrais dire bonjour. - Tu as bien dormi ?
Tu y es allée comment ? En avion, en train ?
Montre ton billet !
Je t'ai posé une question !
Je ne le crois pas.
Porte qui claque.
J'ai voulu l'empêcher de venir mais vous le connaissez,
ce n'est pas facile.
Depuis quand la police fait irruption chez un avocat ?
On a trouvé ce foulard aux Aresquiers.
Je voulais vous le rendre.
Or, c'est une pièce à conviction.
Que s'est-il passé, hier soir ?
Vous n'essayez pas de m'interroger, j'espère ?
Sinon, révisez votre code
de procédure pénale.
Oui, respectons le code de procédure pénale.
Je vais informer le bâtonnier de votre garde à vue.
J'aimerais qu'il vienne à la perquisition de votre cabinet
et de votre domicile. La loi est
axée sur le respect des droits, moins sur la discrétion.
Oh là là...
Je suis embêtée pour vous.
Chrystelle, c'est Candice.
La victime s'appelle Arnaud Monnestier.
Vérifie tout ce que tu as sur lui.
- C'était lui ? - Oui.
J'étais son avocate
depuis deux ans.
Et sa maîtresse depuis quand ?
Quelques mois. Presque un an.
Que s'est-il passé cette nuit ?
Arnaud voulait passer la nuit
à la belle étoile. C'était une première pour moi.
J'ai fini par avoir froid, et il y avait un plaid dans la voiture.
Arnaud est allé le chercher.
Là, j'ai entendu un coup de feu.
Vous n'avez rien vu ?
Une vague silhouette penchée sur Arnaud qui gisait à terre.
Je me suis cachée.
Ensuite, j'ai entendu
la voiture démarrer.
Je suis restée pétrifiée là, des heures.
Quand je suis sortie, il n'y avait plus personne.
C'était comme un mauvais rêve.
J'ai marché longtemps.
Vous savez qui aurait pu le tuer ?
C'était un homme irréprochable. Le seul actionnaire de sa boîte.
Une entreprise innovante et en plein essor.
Il agissait toujours en toute transparence.
Je suis bien placée pour le savoir. Regardez !
Aucun litige.
Il m'avait demandé de lui créer une franchise.
- On devait faire ça cette semaine. - Quel genre de société
était-ce ?
Michel
va te surveiller en permanence.
Mais pourquoi ?
L'assassin pourrait s'en prendre à toi.
Je ne la comprends pas.
Pas elle ! Pas ma mère !
C'est vrai qu'elle est surprenante.
A 1h du matin, elle assiste à un meurtre,
à midi, elle est tirée à 4 épingles dans son cabinet.
Son coeur artificiel tient mieux que le mien.
On parle d'Isaure de L'Estang, née Chabrilland.
Quand ça ne va pas, on redresse la tête et on serre les dents.
Chez nous, c'était les fesses.
Elle a été élevée comme ça.
Chez nous, on garde nos émotions pour nous.
OK pour un procès, mais pour un amoureux...
Qui te parle d'amoureux ?
Allons chez Monnestier.
Non, on va déjeuner d'abord.
Tu te fous de moi ?
- Merci. - Monsieur ?
Les frites, ça guérit tout.
Elles sont cuites dans la graisse de boeuf,
- comme dans mon enfance. - C'est trop long.
- Tiens ! - Candice !
Non !
- Hé ! Oh ! Il ne faut pas se gêner. - Deux cornets de frites. Merci.
Mais bien sûr... Tu n'as pas vu la queue ?
Tu fais comme les autres si tu veux des frites.
En même temps, de telles frites se méritent.
Je n'ai pas faim, et tu prendras un sandwich.
J'en ai marre des sandwiches. D'où le succès des food trucks.
Tous ceux qui sillonnent le coin sont à Arnaud Monnestier.
Bon business !
- Il y aurait des jaloux ? - Il concurrence les restaurateurs.
Ta mère m'a dit qu'il s'était lancé dans les "Fashion Trucks",
des camions ambulants de mode.
- La liste des mécontents s'allonge. - On a du boulot. On y va !
Rien dans la cuisine. Il y passait sûrement peu de temps.
Ils sont sous le choc dans l'entreprise. Il était apprécié.
- Les patrons populaires sont rares. - Oui.
Il encourageait tous les projets de food trucks qui passaient.
Il en a sorti plus d'un de la galère.
Tu vois. Il semblait être un homme bien.
Oui, et on l'a tué et fait disparaître.
C'est bizarre,
cette histoire de corps.
Cet appartement n'est pas bizarre ?
La déco est assez minimaliste.
- J'aurais mis des canapés partout. - Oui, on s'en fiche.
Il y a beaucoup d'espace
et des portes nulle part.
Par manque de temps.
Même aux toilettes ?
Il vient peut-être
- de s'installer ? - Il a acheté il y a un an.
Il y a juste des flamants roses,
- sa passion. - Avec les bourgeoises coincées.
Tu as vu ?
- Le matelas par terre ? - Non.
- Ca prouve qu'il tenait à elle. - Ouais.
Comment je vais dire ça à mon père ?
C'est à elle de régler ça, pas à toi.
Tu crois que je vais parler à mon père comme si de rien n'était ?
Ce n'est pas possible.
Arnaud Monnestier était célibataire et sans enfant.
Pas de famille. Quelqu'un l'a tué et a fait disparaître le corps.
A ton avis,
qu'est-ce que cette personne ne voulait pas qu'on découvre ?
En attendant qu'il te réponde,
j'ai vu qu'il était inconnu de nos services.
Ce n'était donc pas un voyou.
Non, mais son nom ressort comme victime.
Il y a quelques semaines, il a déposé plainte pour l'incendie
- d'un camion de mode. Tout a brûlé. - Où en est la plainte ?
Nulle part. Il l'a retirée dès le lendemain.
C'était où ?
Laisse-moi y aller. Ca va la mettre en confiance.
Si tu le dis.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous avez de jolies choses.
Il y a une cabine pour essayer.
Langue étrangère.
Vous avez peur des mauvais esprits.
- Vous parlez peul ? - Un peu.
J'ai vécu à Dakar, il y a longtemps.
Je fais le thé et on va en parler.
Parlons plutôt d'Arnaud Monnestier.
Commandant Candice Renoir.
Savez-vous s'il a reçu des menaces dernièrement ?
Non, je ne sais rien.
Pauvre monsieur Monnestier.
Et l'incendie de votre camion ?
Je n'étais pas là.
Sûrement un court-circuit, car le camion était vieux.
Mais j'ai gagné au change. Celui-là est plus beau.
Pouvez-vous revenir demain ?
C'est plus calme, le matin.
Et on ira s'asseoir pour faire la palabre.
Et...
Tenez !
Je vous fais un prix.
Sculptée comme vous êtes, il vous ira comme un gant.
Tenez !
Alors ?
Elle est adorable
- et n'était pas là pour l'incendie. - Tu es sûre ?
Oui. J'ai même gagné sa confiance en parlant en peul.
Elle m'a même proposé de faire la palabre. Tu connais ?
Non, mais ça sent l'embrouille.
Le gérant l'a lui-même sortie des flammes.
C'est pour toi, ça ?
Ce n'est pas un peu...
- C'est pour ma fille. - Eh ben !
Coucou ma chérie !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Une caponata.
Une ratatouille sicilienne. Goûte !
Hmm !
Ce n'est pas ton frère
- qui doit cuisiner ? - Il est crevé et ça me calme.
Oh !
Tu penses encore à ce garçon, probablement sicilien.
Si je dis tout à Clément,
il va me quitter.
Ce n'est pas ce que tu veux, au fond ?
Je ne sais pas. Peut-être.
Clément est peut-être l'homme de ma vie, et je gâche tout.
17 ans, c'est trop jeune pour savoir.
- A quel âge tu as connu papa ? - J'étais plus vieille.
- J'avais... - 17 ans et demi !
- Excusez-moi ! - La boutique ferme.
Mais je peux faire des heures supplémentaires.
- Que recherchez-vous ? - C'est pour ma copine.
Blonde ou brune ?
Bonnet B ou C ?
Blonde, bonnet D.
D'accord.
Venez, j'ai le cadeau idéal à l'intérieur.
OK.
Il lui faut une guêpière.
Je peux l'essayer pour vous montrer.
Vu le prix, il ne faut pas se tromper.
C'est vous qui devriez vous offrir un plaisir de professionnelle.
Avec tes beaux yeux,
je te fais un prix.
- Les menottes, c'est plus cher. - Non, c'est gratuit
car je vous arrête pour racolage.
J'ai commencé il y a 5 ans.
J'étais à la rue.
- Il savait ? - Bien sûr !
Il m'a engagée
- pour ça. - Comme proxénète ?
Le "Fashion Truck", c'est plus discret que le trottoir.
Les mecs viennent
acheter de la lingerie pour leur femme
et sont en manque.
Que faisiez-vous hier soir ?
Vous ne pensez pas
- que j'ai tué Arnaud Monnestier ! - Antoine ! Tu peux venir ?
Je ne vous dis plus rien. Je veux voir mon avocate.
Elle raconte n'importe quoi.
Elle ment sur toute la ligne.
Elle t'a désignée comme son avocate.
On fait quoi ?
Je ne peux pas l'assister, comme Arnaud était mon client.
Conflit d'intérêts.
Attends !
- Tu as parlé à papa ? - De quoi ?
Du fait que tu avais un amant qui a été assassiné sous tes yeux.
Ce n'est pas si simple.
Je repense à tes leçons de morale bourgeoise.
On en reparlera quand tu seras en couple.
Vous êtes sûre ?
Bien !
Vous allée être placée en cellule.
Vous pourrez réfléchir.
Et enlevez ce collier !
- Non ! - C'est le règlement.
Non ! Non ! Non !
Ah oui...
C'est vrai !
Sans ce collier, vous n'êtes plus protégée par l'esprit des morts.
Je me souviens qu'il y avait un dicton peul là-dessus.
"Si bon qu'ait été le mort de son vivant,
"dès qu'il a expiré son âme..."
"Ne pense plus qu'à faire le mal."
C'est ça.
Dites-moi la vérité, Samantha.
Monsieur Monnestier m'a sortie du trottoir.
Il m'a donné
un seconde chance. Il m'a offert la boutique de lingerie.
Je lui ai promis de ne plus me prostituer.
Mais vous avez recommencé.
C'est de l'argent vite gagné.
Et je pouvais choisir mes clients, pas comme avec Chris.
Chris ? C'est votre ancien proxénète ?
Il est venu me menacer.
C'est lui qui a incendié le camion.
J'ai eu trop peur.
Quand M. Monnestier est parti porter plainte, je lui ai tout dit.
- Qu'est-ce qu'il a fait ? - Il m'a emmenée voir Chris
pour qu'on s'explique.
Sans prévenir la police ? C'est inconscient.
Il l'a plaqué contre le mur. Chris ne s'y attendait pas.
Il lui a dit ne pas toucher un seul de mes cheveux,
sinon il le regretterais.
Donc Chris a tué Arnaud Monnestier ?
Rien d'autre à ajouter ?
Il jure sur sa mère qu'il ne l'a pas tué.
Il aime vraiment sa mère,
car il était en cellule
- de dégrisement à Béziers. - Et si Samantha avait raison ?
Comment l'abbé Pierre du patronat a pu effrayer ce type ?
Depuis le début, je ne sens pas ce type.
Un mec qui aime
les flamants roses et ta mère, c'est bizarre.
Tu as trouvé quoi ?
Il est arrivé ici en 2004, et rien avant.
Pas d'impôts, pas de sécu, pas de compte bancaire.
- Un fantôme. - D'où l'absence de portes.
Les fantômes traversent
les murs.
C'est un ancien détenu qui détestait
- les portes fermées. - Et qui préférait dormir par terre.
Après la prison,
il faut un temps d'adaptation.
On aurait des traces d'une incarcération.
Arnaud Monnestier est un faux nom. Il a changé d'identité.
Alors qui est mort ?
Il souffle.
Sonnette.
Tu as de la fièvre ?
Je faisais du sport. Que fais-tu là ?
Comme tu me l'as suggéré, j'ai tout dit à ton père.
Résultat : je ne sais plus où dormir.
- Tu peux rester là, ce soir. - Merci.
Tu peux dire à Kevin Costner
- de me lâcher ? - C'est bon, Michel.
- Bon courage ! - Merci.
Où est ta chambre ?
J'ai transmis l'ADN de la victime au FNEG.
Je ne l'avais pas fait avant, comme on avait un nom.
Les résultats tomberont demain.
Ca va, Antoine ?
Il encaisse en silence.
Heureusement que tu es là pour le consoler.
- Quoi ? - Fais ta blonde ! J'ai compris
que c'était ton amant secret.
N'importe quoi ! Non, ce n'est pas lui.
C'est qui, alors ?
J'ai raison, c'est lui ! Je le savais.
Non, ce n'est pas lui !
C'est Canovas ! Enfin, c'était Canovas !
Le ringard de la BRI ?
Le cow-boy de la garrigue ?
Tu es dure ! C'est vrai, il a...
Je t'assure, il a vraiment un...
- Un petit quelque chose. - J'espère bien !
Je t'aurais bien vu avec Antoine.
On parle d'Antoine ! Dans le genre, il est...
Mais c'est moi qui...
Et puis...
Et puis quoi ?
On ne pourrait pas travailler ensemble.
Vous feriez un joli couple.
Je pourrais avoir de la menthe dans mon thé ?
Ce n'est pas vrai ?
Il est mignon, ton appartement.
Il manque juste une touche féminine.
Où as-tu mis le tableau que je t'ai offert ?
Aux toilettes.
Tiens !
Tu n'en prends pas ?
Je viens de faire du sport.
Pourquoi ne pas m'avoir appelé ?
J'avais peur que ça complique les choses entre nous.
Pourquoi trompes-tu papa, maintenant ?
Mais c'est très simple.
- J'avais envie de jouir. - Ne sois pas vulgaire !
Je réponds à ta question.
Je ne suis pas qu'une mère ou une épouse. Je suis une femme.
- Et je ne suis pas un gamin. - Je me le demande.
Ecoute !
J'aime infiniment ton père.
On s'entend bien.
On forme une bonne équipe.
- Une bonne équipe ? - Oui. Tout à fait.
Voilà !
Mais ce sont les tournois de tennis en double mixte du barreau
qui pimentent nos vies.
Quand Arnaud est arrivé, j'ai senti tout mon corps...
Ne rentrons pas dans les détails et parlons d'autres choses.
Bien sûr.
Si on parlait de toi ?
De tes amours.
Tu ne veux pas
te poser un peu ?
Hein ?
Tu ne veux pas t'amuser un peu ?
Expérimenter ?
Tu es jeune ! Tu devrais en profiter.
- Encore un texto ! - Clément ?
Non, Benzema ! J'ai faim !
- On mange quand ? - Plus tard. On discute.
Si tu as embrassé ce garçon,
c'est peut-être qu'inconsciemment, tu ne voulais plus de Clément.
- J'ai peur de regretter. - Tu as peur de tout.
Tu as 17 ans et tu penses comme une vieille.
- Encore Clément. - Je fais quoi ?
Je le prends ?
Non, laisse sonner.
Allô ? Clément ?
C'est Léo.
Tu veux parler à Emma ?
Elle ne veut pas te parler.
Elle a embrassé un autre garçon et ne sait pas comment te larguer.
Oui, au revoir.
Bon !
Ca, c'est fait.
Mince !
Pardon !
- 3 mn et 12 s. - Tu m'as dit que c'était urgent.
Où est Antoine ? Je lui ai laissé trois messages.
Je n'en sais rien.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - L'ADN de Monnestier a parlé.
Il s'agit de Renaud Verner, fiché au grand banditisme.
- J'en étais sûre. - Il reste un problème.
Pire qu'un meurtre
- sans cadavre ? - Ce Renaud Verner
est mort il y a 10 ans.
Antoine, c'est encore Candice. Qu'est-ce que tu fais ?
On frappe.
Antoine ?
Antoine !
Fort. Antoine !
Oui !
C'est quoi, ce plan ? J'ai eu peur.
- Que s'est-il passé ? - Je dormais.
Je faisais un tête-à-tête avec mon oreiller.
Oh !
Mais...
Il n'y a qu'avec ton oreiller que tu avais un tête-à-tête ?
Rire.
Et moi qui étais inquiète.
Quelle conne ! OK, je suis rassurée.
J'espère que tu choisis mieux tes conquêtes que ta mère.
Je t'attends en bas. Dépêche-toi.
Arnaud Monnestier s'appelait en fait Renaud Verner.
- Vous le saviez ? - Que voulez-vous dire ?
Ton mec avait une fausse identité. C'était un truand.
Son ADN prouve qu'il a déjà eu affaire à la police.
Il venait de Dunkerque.
Il était issu d'un milieu défavorisé.
Il a fait des bêtises jeune, puis de plus en plus.
Il a fini en centrale. A sa sortie, il a croisé un ancien codétenu,
qui l'a embarqué dans un réseau de prostitution.
En 2004, il a été abattu par les agents venus démanteler le réseau.
Sauf que ce n'est pas Arnaud Verner qui est mort,
puisqu'il est réapparu.
Il doit y avoir une erreur.
Ce n'est pas lui jeune ?
Je n'ai pas pu me tromper à ce point-là !
On doit surtout savoir comment il a pu
se faire passer pour mort et se construire une autre identité.
Il n'y a pas un détail qui pourrait nous aider ?
Non, non !
Je ne sais rien. Je ne comprends rien !
Je croyais le connaître.
Excusez-moi !
- C'est un mec bien ou un pourri ? - Un pourri !
Depuis qu'il avait changé de nom, il aidait tout le monde.
- Même Samantha le dit. - Une prostituée, tu parles !
Il l'a sortie du trou.
Tu vas me dire que c'est un repenti.
Quoi ?
2004 !
Il a été tué en 2004, l'année de la loi Perben II.
2004, la loi Perben II.
Je n'étais pas en France. J'étais enceinte jusqu'aux yeux.
En tout cas, il n'y a jamais eu de décret d'application.
Pourtant ça colle.
Il a été tué par les flics qui ont démonté son réseau.
Et il disparaît.
C'est étrange.
Il aurait donné tout son réseau, en échange d'une nouvelle identité.
Je n'ai jamais vu ça, mais la BRI saurait peut-être.
Parle à Canovas.
- Non. - Il te kiffe.
- Tu peux tout lui demander. - On est pressés.
Je n'en ai pas envie.
Je n'irai pas.
Trois heures.
Qu'est-ce que tu fais là ?
J'ai besoin de toi.
Non, on ne refait pas ce plan-là. Je ne joue plus.
Moi non plus. C'est une enquête.
Un type est mort.
- Tu ne viens pas t'excuser, alors ? - Non.
- OK. - Enfin...
Si, mais...
Tu m'emmerdes ! Si tu n'avais pas
déménagé en péniche,
tu aurais eu tes excuses.
OK. C'est quoi, ton problème ?
C'est juste une question.
Est-ce qu'en 2004, les collègues auraient pu faire bénéficier
d'un statut de repenti à une balance ?
La loi n'est jamais entrée en application.
S'il te plaît, aide-moi.
Il y a des bruits.
Certains malfrats ont balancé leur réseau contre la promesse
de bénéficier
du statut de repenti.
Ils n'ont pas pu tenir leur promesse.
Ils se sont arrangés pour protéger ceux qui avait déjà joué le jeu.
Sans base légale ?
Ils avaient donné leur parole.
Question d'honneur.
Merci, David. J'apprécie.
Si ton mort est un repenti illégal,
les collègues qui ont fait ça voudront protéger leur secret.
Tu ne garderas pas
ton enquête. Sonnerie.
C'est Attia.
En ben, voilà !
Oui, commissaire ?
On vous retire
l'enquête ?
Désolée. Je ne peux rien faire.
Des secrets à protéger.
Vous n'avez pas le droit de lâcher.
Il faut retrouver
- l'assassin d'Arnaud. - Un autre le fera.
Ce ne sera pas
la priorité ! Encore moins
de retrouver son corps.
Je ne pense qu'à ça depuis des nuits.
Le savoir pourrissant quelque part sans pouvoir lui dire au revoir.
Toute ma vie, j'ai fait
ce qu'on attendait de moi.
Alors Arnaud, Renaud... Je m'en fous.
Même s'il n'était pas pour moi,
je l'aimais.
Oui, je l'aimais.
Si je pouvais revenir en arrière, j'assumerais.
Vous deviez m'apporter le dossier Monnestier !
Je m'en occupe.
J'en ai besoin pour tout envoyer à nos collègues de Lille.
Les flics du Nord.
J'ai failli passer à côté.
Qu'est-ce que vous avez en tête ?
C'est...
J'essayais de me souvenir
d'une chanson de Hugues Aufray.
"La Fille du Nord", vous vous rappelez ?
Ce n'est pas
- ma génération. - Dommage. C'est une belle chanson.
Ce sont des bintje, non ?
Vous les faites venir du Nord ?
Ces patates n'aiment pas le transport.
J'en ai trouvé dans le coin.
Je ne vous dirai pas où, s'il vous venait des idées.
Mes enfants vous diraient que la cuisine n'est pas mon truc.
Faire des frites n'est pas sorcier.
Faux. Je n'en ai pas mangé d'aussi bonnes depuis mon enfance.
Je suis de Valenciennes.
A vos intonations, vous devez venir du Nord aussi ?
- De Dunkerque. - Voilà. J'en étais sûre.
Cette friterie est une bonne idée.
Arnaud Monnestier devait être content
de voir votre projet.
A ce moment, vous avez reconnu Renaud Verner.
Antoine !
Posez ça !
Je veux voir vos mains.
Louise, vous êtes en état d'arrestation.
Mon Dany était de Boulogne.
On a eu un coup de foudre dès qu'on s'est vus.
Je me prostituais. C'était un mac.
Il voulait que j'arrête
et me garder pour lui tout seul.
On s'aimait.
On avait des projets.
Il faisait partie d'une bande ?
Il y avait des embrouilles.
Un jour, tout le monde s'est fait arrêter.
Sauf Verner.
Il s'est fait descendre par les flics.
Les autres ont cru que c'était mon Dany qui avait balancé.
Une rumeur en prison...
Il s'est fait saigner comme un goret.
Les matons n'ont soi-disant rien vu ni entendu.
Cette blague !
Qu'avez-vous fait après ?
J'ai quitté le Nord.
J'ai repris le trottoir.
Il y a un an, j'ai débarqué dans la région.
J'ai rencontre Samantha,
qui m'a parlé de Monnestier, de ce qu'il avait fait pour elle.
Une sorte de bon Dieu.
Je suis allée le voir.
Et ce que j'ai vu...
C'était le diable.
Je l'ai reconnu tout de suite.
C'était Renaud Verner.
Et lui, il ne vous a pas reconnue ?
On ne s'était croisés qu'une fois dans un bar.
La vie était plus dure pour moi que pour lui.
J'avais vu sa photo dans le journal quand il s'était fait tuer.
C'est là que j'ai tout de suite compris.
C'est lui qui avait balancé la bande à Dany.
Les flics avaient fait croire à sa mort.
Vous vouliez vous venger.
Non, venger Dany, qui est mort à sa place.
Je l'ai suivi.
Cette nuit-là, c'était mon jour de chance.
Je l'ai tiré comme un lapin.
Pourquoi emporter le corps ?
Pour cacher son identité.
Vous seriez remontés jusqu'à moi.
La preuve !
Où est le corps ?
Qu'est-ce que ça peut faire ?
Puisqu'il est mort, et cette fois pour de bon.
Louise...
Cet homme qui vous a fait tant de mal comptait pour une femme.
Elle l'aimait
comme vous avez aimé Dany.
Elle aimerait bien lui dire
au revoir.
Bonjour. Merci de me laisser un message.
Oui, c'est moi.
C'est Candice. Je suis aux Aresquiers.
Je n'appelle pas pour ça, mais pour dire que...
Que j'avais compris.
Voilà !
Tu es quelqu'un de...
De fort, de brutal...
Brutal... Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Ce que je veux dire,
c'est que...
Sous tes airs comme ça,
tu es quelqu'un de fin.
Et de pudique aussi.
Et euh...
Un peu comme les flamants roses.
Enfin euh...
Je les ai devant moi. C'est beau.
Bips.
Zut ! Mais je n'avais pas fini !
On sonne.
- Coucou ! - Salut.
Je suis la première arrivée ?
Tu vas nous aider.
Pardon !
C'est joli.
- Salut ! - Salut.
- Merci d'être venue. - Ecoute !
- Fais comme chez toi. - D'accord.
Tiens !
C'est une vieille tradition russe pour les crémaillères.
Pour que ta maison ne connaisse jamais la faim
- et pour mettre du goût dans ta vie. - Merci. Excuse-moi !
Et ça, c'est parce que c'est la fête aujourd'hui !
- Merci. - Ca me fait plaisir.
- Salut, Candice. - Bonjour, toi !
Comment ça va ? La maison te plaît ?
Oui. Viens, je vais te montrer un truc.
- Je reviens ! - Oui. Vas-y !
Ca ressemble à la maison du bonheur.
- Comment se passe la cohabitation ? - Tu connais maman.
Elle a tout réaménagé chez moi.
Elle a vidé mon frigo pour mettre des produits sains.
Elle passe ses journées au téléphone avec ses clients.
- Insupportable ! - J'imagine. Bon !
Tu voulais quoi ?
Ah oui !
J'ai l'impression que ma douleur revient.
Tu veux des antalgiques ?
- Oui. - Non.
Tu somatises, frérot.
Ta douleur est dans la tête. Tu risques d'être dépendant.
Je vais te donner des comprimés naturels pour te détendre.
OK.
Tu as sans doute raison.
- Pas plus de trois par jour. - OK.
Il y a un problème ?
Non, c'est au cas où. Pour les enfants.
On sonne.
Ca doit être Antoine.
Salut, Chrystelle.
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