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Original subtitles

Sous-titrage ST' 501

... ... ... ...

C'est parti.

Sous-titrage ST' 501

C'est

drôle.

Oui, un peu, oui.

Je prends tes affaires ?

Tu la reconnais ? Oh, ma voiture préférée.

Voilà.

C'est chez moi.

Tu plaisantes ?

Tu peux prendre le canapé ou si tu préfères, t'as la banquette devant la

fenêtre.

C'est l'appartement le plus tard que j'ai jamais vu de ma vie.

Ouais, c'est peut-être pas génial, mais c'est à moi. T'as la télé câblée, y'a

tout.

Ça c'est pour moi ? Non, c'est pour mon autre meilleur ami qui vient de sortir

de prison.

Hein ? Oh, les trois mousquetaires.

T'as vu Urchi ? Il ressemble à un gamin.

Hé, c'était la belle époque.

Hé, ton appartement, il est comme le trou d'où je viens,

mais en pire. C'est pas à ton goût, j'en suis navré.

Pas à mon goût ? Ça, c'est l'euphémisme du siècle.

T'as la télé câblée.

Oui, tu me l'as déjà dit.

Mais tu sais, j'avais le câble aussi. Et pourtant, j'étais en taule.

J'ai besoin de me rafraîchir.

Puis-je emprunter les commodités une seconde ? Bien sûr.

Merci. Je souhaite que les commodités soient à ta convenance.

Alors, mon frère, on pourrait se casser d'ici ? Tu

sais si Mamazitch, ça existe toujours ? Ouais.

Non, mais j'ai rêvé de son café.

Mais j'irais bien m'en prendre un.

On fera tout ce que tu veux, Val.

C'est ta journée.

Ouais, faisons ça, oui.

T'as pas envie de faire la fête ? Parce que moi j'en ai une putain d'envie. Non,

j'ai pas envie de faire la fête.

On fait quoi alors ? Je sais pas quoi te dire, Val. Je fais la même chose tous

les jours. Je peins, des levées de soleil, je regarde des émissions de

télé. J'essaie de manger sainement et je vais au pieu.

Voilà, rien de très excitant.

Et comment va ta fille ? Comment va Jessica ? Elle veut plus qu'on ait aucun

contact.

Et ?

Eh ben, on n'en a plus, mais je sais où elle travaille.

Aminia Police.

Hein ? Elle avait pas une gosse ? Ta petite fille ? Oui, oui, c'est ça.

Et qu'est-ce qu'elle est devenue ? J'ai plus de nouvelles.

J'ai gardé contact avec quelques personnes.

Quel genre de personnes ? À ton avis, qu'est-ce que ça peut être ? Des amis ?

Plus ou moins bien placé, des amis qui se montreraient tout à fait disposés à

nous faire revenir dans la course.

Je suis à la retraite. T'es à la retraite, toi ? Rage plaisante pas.

Il y a autre chose aussi.

J'ai une putain d'envie de faire la bringue.

Tu vois ce que je veux dire ? On pourrait aller chez Miss D.

Miss D ? Ça existe toujours ?

C'est Doc, j'ai téléphoné, c'est Doc.

Ah, ça c'est Val.

Oui, oui. Salut.

André, je vous en prie. Merci. Ah, pas changé.

Eh ben, Miss de Havilland est dans le coin.

Ouais, c'est moi Miss de Havilland. Qui fait allusion à votre mère, je crois.

Ah, elle supportait plus le climat et s'est installée en Floride où elle a

monté une affaire. Vous lui ressemblez. Oui.

Enfin, bref, mon ami voudrait faire la fête.

Et quel genre de fête ? Bar Mitzvah.

La fête à un copain.

La fête à Popole. Je crois que j'ai ce qu'il vous faut.

Oksana ! Regardez-moi ça.

C'est tout à fait le genre de fête dont je parlais.

Elle vient de Minsk.

Elle est très saine.

Ah oui.

Très saine.

À ta libération.

C'est moi.

Et assure.

On va s'asseoir ? Merci.

Mettez-vous à l'aise, détendez-vous.

J'aime bien la déco.

Pareil qu'avant, mais mieux.

Transmettez mes amitiés à votre mère.

Nous étions très proches, de vieux amis.

J'espère qu'elle se souviendra de moi.

Moi aussi.

Bonjour. Elle n'est pas belle. Salut.

Si, si, si.

Douce et si gentille.

Regardez. Ça se voit. Tu viens ? On va s'amuser. Je suis à la retraite.

On va s'amuser. Non, non, croyez-moi, affaire classée. Allez.

Wendy, est-ce que je pourrais utiliser votre téléphone ? Oui, bien sûr.

Il y en a un juste derrière.

Merci.

Ça a été vite.

Oui, ça n'a pas marché. Il y a un problème ? C'est ennuyeux. Non, très

ennuyeux.

C'est rien. On reviendra.

C'est rien.

Pourquoi tu te marres ? Il y a quelque chose de drôle ? Non ! Tu trouves ça

drôle ? Vous auriez pas quelque chose qui pourrait peut-être l'aider ? Des

pilules du bonheur ? Ah non, on est à court de pilules du bonheur. C'est la

première fois que tu vois ça ? C'est rien. On va revenir.

Oui ? Ouais.

Il revient vite, je vous réglerai tout ça.

Et je vous promets que si vous revenez avant 7h, je vous fais un happy hour.

Je croyais que tu étais à la retraite. Tout à fait.

Mais il y a de vieux outils qu'on a du mal à jeter.

Hein ? Qu'est-ce que je pensais de ma queue ? Ben ouais, c'est pour ça qu'on

est là.

Oh, ça a été très unique.

Je suis désolé.

Tu te rappelles la fois où t'as balancé ce grec par la fenêtre de l'hôtel ?

Ouais. Il est allé s'écraser droit sur un marchand ambulant. Je l'ai très mal

vécu cet épisode.

Ça, c'est en totale contradiction avec ma conditionnelle. Ne le fais pas. De

toute façon, je devais venir pour renouveler mon nexium.

C'est quoi le nexium ? C'est pour mon ulcère.

On cherche quoi d'autre ? Ceci.

C'est quoi ça ? En

général, un seul suffit.

Je préfère être sûr.

Bon, ça y est, on a fini ? Non, je cherche du périndopril.

Quoi ? Et du... Ah,

l'athanoproste. Mais ouais, ma mutuelle ne le rembourse pas.

Et... Ah, de l'aldactone pour l'hypertension.

On prend combien de ces saloperies ? Beaucoup.

Et ton truc, là, ça va mettre longtemps avant de me passer dans le tuyau ? J'en

sais rien.

Oui, mais on fait quoi en attendant ? 300 billets que

j'explose la table. Pour ça, faudrait que t'aies de l'argent.

Non, on s'en fout.

Tu me les prêtes ? Ça reviendrait à déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Que chacun donne selon ce qu'il a dans son cœur et non par contrainte ou...

Encore par chagrin.

Ouais, Corinthien.

Chapitre 9, verset 7. J'adore cet épitre.

Alors, je vais me faire la 5.

Oh, et pour moi, tant que je dégage, je voudrais pas te gêner.

Non, tu peux rester, j'en ai rien à foutre.

Tu vois ? Ramasse.

Merci, ils sont à toi.

Alors, qu'est-ce que tu m'as laissé, là ? C'est un peu facile, mais je vais le

prendre. C'est cadeau, ouais.

Oh non, ça c'est pas loyal.

Non, t'as raison.

Oh oh.

Sia.

Le mont Everest est en train de s'agiter dans mon pantalon.

Alors ? Tous les voyants sont au vert ? Oh oui, j'ai une boule d'enfer.

Je pourrais...

Casser les brutes ! T'aurais pas dû en prendre autant.

Oh, fais pas chier.

Ma vieille amie.

T'es prêt, Val ? Si tu savais, j'ai

jamais été aussi prêt.

Allons-y.

Ah oui.

Allez, viens.

Quand tu la reverras.

Tu verras un autre sourire.

C'est mon grand garçon.

Je vais passer un petit coup de fil.

Paul, qu'est-ce que tu branles avec mon poulet Kumpao ? Il va pas tarder à

arriver. Il y a un appel. Tu m'emmerdes. Passe-moi le téléphone.

Clap hands, j'écoute.

C'est Doc.

Est-ce que le paquet sera livré dans les temps ? Je ne peux pas faire ce que j'ai

dit que je ferais.

Si jamais le paquet n'est pas livré dans les temps, je crains fort que tu ne

fasses plus partie du cercle de mes amis.

Est-ce que je dois me montrer plus précis sur le sujet ? Non.

Je ne crois pas que ça soit utile.

De combien de temps je dispose ? Qu'est-ce que tu veux dire, combien de

temps ? Pour livrer le paquet.

Jusqu'à quand ? Putain, j'en crois pas mes oreilles. Je deviens gâteux ou quoi

? Paul, c'est qui le président des États-Unis ? Ferme ta gueule, c'est bon.

Tu as jusqu'à demain matin.

Genre quoi ? Dix heures ou genre plutôt midi ?

Je crois que j'ai trouvé encore plus con que ma bonne mexicaine.

Je veux en être débarrassé avant dix heures demain, ou toi aussi tu y

passeras. Ce putain d'enculé a tué mon fils unique.

Si aujourd'hui tu as encore la chance d'être en vie, c'est uniquement pour ça.

C'est clair ? C'est clair.

Alors bonne nuit.

Wendy, Wendy.

Doc, est-ce que ça va ? Non, mais c'est gentil de vous inquiéter.

Je parie que vous n'êtes pas le genre d'homme à laisser boire une femme toute

seule. Hein ? Bien sûr que non.

Une larme, une goutte.

C'est du bon, celui-là.

Doc, ma mère m'a toujours enseigné qu'on devait faire au mieux de ce qu'on

pouvait avec ce qu'on avait.

C'était une femme à vis.

Alors, est-ce que ça a marché comme vous vouliez, Valentin ? Quatre fois de

suite, et sans problème.

J'aurais bien recommencé, mais elle est complètement épuisée.

J'en suis ravie. Eh bien, Doc, je suis dans une forme.

Wendy, encore merci.

Pour tout.

J'espère que tout va s'arranger.

Moi aussi.

C'est parti pour une brinque d'enfer ! Salut, beauté

!

Ça,

c'est le genre de fille qui cherche à faire la fête ? Mais arrête, tu vas te

ridiculiser.

Qui te dit que je vais être ridicule ?

Là-dedans, j'ai la statue de la liberté grande en nature. Je ne te raconte même

pas. Prie pour moi.

Mesdames, c'est tout neuf, c'est tout chaud.

C'est moi, Giacomo.

Vous ne devriez pas être au lit.

Au lit ? Bébé.

J'ai un piton dans mon froc, plus dur que le rocher de Gibraltar.

Toi, tais-toi.

On peut rentrer maintenant ? Oh non, c'est hors de question.

On rentre pas, ça ne fait que commencer.

Fais-moi 20 dollars.

Qu'est-ce que tu vas faire ? Ne pose pas de questions.

Tu peux me rendre un service, mon frère ? Qu'est-ce qu'il y a ? Si tu me mettais

un truc un peu différent, tu sais, quand la musique ressemblait à de la musique,

qu'elle avait une arme.

Ah, démodée, vous voulez dire ? Démodée, si tu veux.

Je vois, oui, mais les gens ne viennent pas ici pour entendre ça.

Tu ne ferais pas une petite exception, s'il te plaît ? On peut essayer.

Je te fais confiance, un slow.

Ça marche.

Tu ne me laisses pas tomber. Oh non, il n'y a rien de sérieux.

Eh oui, c'est encore moi.

Tout d'abord, je voulais vous dire, c'était moche ce que j'ai fait. Oui. Et

votre réaction était tout à fait justifiée.

Je vous prie de m'excuser.

Vous voulez bien ? Est-ce que vous m'accorderiez une danse ?

Lisa... Écoutez, Lisa, je m'appelle

Valentin.

Mes amis m'appellent Val.

Alors voilà.

Je reviens après une très longue absence.

Je ne peux pas vous dire où j'étais, mais c'est très important que vous

dansiez avec moi.

Je ne vous demanderai pas de venir chez moi après, je n'essaierai pas de vous

embrasser ou de vous mettre la main aux fesses. Non, je veux simplement que vous

m'accordiez une danse.

C'est tout ce que je vous demande.

Deux personnes qui se tiennent l'une contre l'autre et qui bougent en rythme.

Rien de plus.

Après ça.

Vous ne me reverrez plus. Et vous ne m'entendrez plus.

Jamais.

C'est joué.

Qu'est-ce que vous en dites, Lisa ? Ça vous va ? D'accord, Val.

Ah, c'est bien.

Je te le garde.

Sous-titrage ST'

501

Sous-titrage ST'

501

Qu'est-ce qu'on peut dire ? C

'est pour la cataracte.

Viens l'écraser, ça pourrait me mettre une claque.

Hypertension. Ah, c'est quoi ce truc-là ? Ok.

On y va.

On sait jamais ce qu'il se passe autour de ce genre de merde.

Eh, eh, eh, pas de drogue au bar. Si vous voulez vous droguer, il y a une

pièce d'aller au toit. C'est un médicament.

Je fais de l'hypertension.

Parce que vous trouvez ça drôle ? Moi, pas. Non, non, non.

Écoutez, je veux pas d'histoire ici.

Bon, alors filez-nous deux verres à emporter. À emporter ? Ouais.

C'est pas autorisé.

Parce que ça, ça l'est.

Allez, maintenant c'est autorisé.

Ça marche.

C'est quoi ça ? Oh, on se demandait quelle

heure il est.

Vous savez quelle heure il est ?

Dis-donc, tu voudrais pas reculer un peu, mon gars ? Ah.

T'as une pendule en face de toi.

Eh oui.

Il est bien tard.

Pas vrai.

Bien, on s'en va.

C'est quoi, ce bordel ? Un abruti.

Étrange.

Tous les copains.

Tous ceux avec qui on a bossé, ils m'ont tous laissé tomber.

T'es le seul qui a gardé le contact.

Je sais, Val.

Putain, laisse-moi parler une seconde.

Tu m'as envoyé un colis.

Et ces peintures...

Je ne t'ai jamais dit comme je l'ai trouvé belle.

Merci. Putain, laisse-moi parler une seconde.

Je suis sérieux.

Jamais je te l'ai dit.

Je l'ai regardé, ses peintures.

Et je sentais le soleil se lever.

Ah, et je le sentais.

Merci, belle.

T'es mon seul ami.

Et toi, le mien.

Assieds-toi.

Viens.

Je suis... J'ai encore la trique. Tu crois que c'est grave ? Je crois, oui,

sincèrement.

Je sens que ça tourne là-haut. Ça va aller.

La pute des jambes. Voilà.

Merde. C'est rien.

Oh oh oh.

Oh oh quoi ? Je crois que je vais m'évanouir.

All this hate in the world.

Réveille-toi.

Val, réveille-toi. C'est bon, ne me secoue pas.

Ça va ? Je n'ai pas l'impression.

Je

vais

mourir.

Pas cette nuit.

C'est bon, allez-y.

Vous pouvez tout me dire.

Parlez-moi, franchement.

Je vais... Non, rassurez-vous.

D'accord.

Doc, t'es là ? Oui.

Je vais être au courant, si quelque chose devait arriver.

C'est juste... Je veux savoir ce qu'il va se passer, que je sois informé.

Tu vois ? Qu'est-ce que...

Hirsch ? Ça,

alors... C'est la fille de Hirsch.

Vous êtes la fille, d'ailleurs ? C'est une blague ? Vous êtes si grande.

Je vous ai connue toute petite.

Oui, le temps file vite, hein ? Je suis en train de mourir.

Je meurs. Quoi ? Oh, putain, je meurs.

Je sens que je m'en vais. Calme-toi.

Respirez profondément.

Ne vous inquiétez pas, ça va aller.

Le médecin va venir dans quelques minutes.

Comment va votre père ? Il fait toujours de l'emphysème.

Au décès de ma mère, on a dû le placer à Lighthouse, une maison médicalisée.

Il tient le coup.

Pour votre dixième anniversaire, j'étais là.

Je vous lançais en l'air.

C'était vous ? Je vous lançais en l'air.

Et je vous rattrapais.

Vous vous souvenez ?

J'avais l'impression de voler.

Oui, je m'en souviens très bien. Ah, vraiment ? Ça me fait plaisir.

Oh,

pitié. Vous étiez en prison ? Pas vrai ? Ouais,

et alors ? Vous avez fait quoi ? Je suis obligé de répondre à ça, putain.

Vous n'en avez pas compte, j'ai plus de sang dans le cerveau. Il a joué de

malchance, en gros.

Non, je vois, je connais ça par cœur.

Excusez-moi. Oui ? Bon, voyons ça.

Il a pris combien de comprimés ? Une pleine poignée, je vois.

Vous êtes un vrai docteur ? Vous êtes un vrai patient ? C'est un vrai pénis ?

Monsieur Valentin, vous faites ce qu'on appelle un priapisme veineux. Je

pourrais vous traiter par médication pour drainer tout ça, mais...

Le plus simple est de vider le sang accumulé pour rétablir la fluidité.

Comment ça vider, expliquez-moi, comment ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Oh, putain de

merde. Allez, on se détend.

Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Où tu vas ? Je vais faire

un tour.

Je serai dans la salle d'attente, c'est pas loin, je serai pas loin. Et on

respire.

J'ai peut-être un peu trop fait la bringue. Peut-être, oui.

J'ai pas de... d'assurance maladie.

J'ai payé l'hôpital.

D'accord.

Qui est-ce qui doit le faire ? Faire quoi ? Tu sais bien.

Pas du tout.

Laisse tomber les civilités, d'accord ? Je sais.

Bonsoir, Doc.

Bonsoir, Alex.

C'est un ami ? Oui, c'est mon meilleur ami.

Valentin ? Alex.

Il est parti en voyage à un bon moment.

Sympa ce voyage, Valentin ? Oh, je suis surtout content d'être revenu. Soyez

gentil, ne m'appelez pas Valentin.

Mes amis m'appellent Val.

D'accord, bien.

Allons-y pour Val, Val.

Voilà, comme ça on est amis.

Oui, on n'en a jamais trop.

Oh, ça c'est vrai.

Ça fait déjà un bon moment qu'on est amis avec Doc.

Je me souviens de la première fois qu'il a débarqué ici. Vous vous en souvenez ?

Bien sûr, oui.

Ce moment de nostalgie est très poignant et je m'en voudrais de l'interrompre,

mais je commence à avoir un tout petit creux. Oui.

Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? Un thé citron, s'il vous plaît. D'accord.

Le mixteck homard et une pinte de ginger ale.

La viande, vous la voulez comment, Val ? Bien sanglante.

Je reviens tout de suite. C'est ça.

Tout va comme tu veux, Tony.

Elle est toujours aussi adorable ? Chaque jour, quand je viens ici, ça me

remonte le moral.

Oui.

Alors, qui doit le faire ? Je sais pas.

C'est toi, par contre. Je sais pas.

C'est toi. Je t'en prie, dis-le.

C'est toi.

Non mais à quoi tu joues ? Tu crois que je vais t'en vouloir ? Un boulot, c'est

un boulot.

Si les rôles étaient inversés, moi, je le ferais les yeux fermés.

Allez, alors, qu'est-ce que t'attends ? Dis-le que c'est toi. C'est moi.

Tu ne le trouves pas un peu allumé, non ? J'appelle ça un euphémisme.

Oui.

C'est la plus grande pourriture que le monde ait portée.

En dehors du diable, en personne.

Les deux premières années là-bas, on aurait dit que j'étais monté sur des

ressorts, je regardais à droite, à gauche, je me demandais d'où le coup

allait venir et qui allait me le donner.

Ça pouvait se passer à la laverie, dans la cour, ou bien sûr dans ce putain de

réfectoire. Ça me rendait dingue, je ne pensais plus qu'à ça.

Et un jour, j'ai compris.

Il avait décidé que je purgerais ma peine jusqu'au dernier jour.

Donc, c'est logique que ça finisse comme ça.

Alors, comment tu vas t'y prendre ?

Dans mon appartement, quand tu seras endormi.

T'es sûr ? Moi, je trouve que ça n'a aucun style, aucun panache. Je t'en

prie. Tu fais quoi, là ? Attends que je dorme.

Tu verrais ça comment, toi ? Je vois rien.

C'est ça, le problème.

Il a foutu son fils sur l'affaire.

C'était une très mauvaise idée.

D'accord.

Bien. Moi, je prends mon mot à dire.

Dès que ça commence à chauffer, le gosse panique, il tire dans tous les sens, et

je lui fous une balle.

Dans un tir croisé.

Ça aurait pu être n'importe qui. Je le sais bien, j'étais là.

C'était un accident.

J'y suis pour rien.

Je suis pas le genre de mec à se défiler.

Mais là, j'ai pris pour tout le monde. C'est vrai, je le sais, ça.

Et m'ont interrogé.

J'ai pas dit un mot.

Pas un putain de mot.

Tout ça, pour en arriver là.

La peine, c'est combien de temps qu'il t'a demandé de faire ça ?

Depuis le premier jour.

Depuis 28 ans, il te fout la pression ? Oui.

Ça, c'est très tendu.

Un thé citron pour deux, une pinte pour vous et un mixte steak au

marbre.

Alex, permettez-moi de vous dire que c'est le repas le plus appétissant que j

'ai jamais vu.

De tous mes voyages. Ah oui ? Je vous jure.

C'est vraiment gentil de dire ça, Val.

Tout va bien, Doc ? Oui.

On t'a laissé jusqu'à quand ? Ben, au plus tard, 10h du matin.

À quand ? Ça marche pas. T'as quelle heure, toi ? Il est

1h17. Exactement.

Ça nous laisse 9 heures.

On

prend

la voiture ? Dis-donc, tu veux pas qu'on laisse tomber la bagnole ? Moi, je

marcherais bien, un peu, histoire de faire passer le stécomare.

Tu vois ? Ça va m'aider à digérer.

Bien sûr.

Alors ? Il me reste quoi comme solution ? Tu peux t'enfuir.

Non, ils finiront par me retrouver.

Ça te ferait gagner du temps, quand même.

Et si je m'enfuis, quoi ? Tu perdras ton seul ami.

Exact.

Mais, au moins t'auras pris un peu d'avance sur eux.

Oh, non, c'est mieux comme ça. Pourquoi c'est mieux ? C'est mieux parce que j'ai

le temps de dire au revoir.

J'ai pas envie que tu dises au revoir.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ? Faut bien que je dise au

revoir. C'est le seul truc qu'il me reste à faire.

Attends, attends.

Il y a un élément nouveau. Quoi ? Quoi ? Franchement,

tu peux me dire ce que fait cette somptueuse voiture ici, toute seule ?

Val, non.

J'entends sa détresse.

J'entends son appel désespéré.

Elle a envie de se promener.

Et moi, je sais qu'elle appartient au frère Jargonio et on rigole pas avec ça.

Mais moi, je suis censé les connaître, ces mecs-là ? Personne n'a intérêt à se

mettre mal avec eux.

Ces mecs-là, ils sont capables de t'arracher un rein et de même pas

essayer de le vendre.

Dommage qu'on n'ait pas un cintre sous la main.

On peut plus ouvrir les voitures avec un cintre, Val. Qui a dit ça ? Les

fabricants de voitures modernes.

Quel est le con qui a pu laisser une maniole pareille ouverte ? Ils sont pas

cons, ils savent très bien que personne ne va se risquer, alors fauchez, Val.

Eh ben, ils ont tort.

Monte. Tant pis, je t'aurais prévenu.

Regarde ça, c'est la clé.

Putain, mais ça se met où ce truc-là ? Je t'assure que c'est pas une bonne

idée. Ça tombe bien, ma vie est une succession de pas bonnes idées. Tu sais

comment on la démarre, toi ? Les voitures sont très différentes de nos

jours. Ouais ? Ça me dit pas comment on fait ? Mets ton pied sur le frein et

appuie sur ce bouton. Ce bouton-là ? Oui, tu vois ? Oh la vache, putain !

On va où ? On va où ? T'en es quoi ? Notre vieille amie a besoin

qu'on l'aide.

Oui.

Je

détesterais

finir ma vie dans ce genre d'endroit. Moi aussi.

Excusez-moi.

Est-ce que vous sauriez où se trouve la chambre de Richard Hirsch ? J'aime bien

Hirsch. Est-ce que vous êtes de ses amis ? Amis d'enfance, oui.

C'est très simple.

Vous suivez le couloir et ce sera à droite au bout.

Merci mille fois.

Vous êtes venu pour le sauver ? Comment vous le savez ? J'aimerais tellement que

quelqu'un vienne me sauver.

On en est tous là, chérie.

Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Mais dites-moi que c

'est pas un rêve ! Vous êtes vivant ! Vous êtes vivant ! Mes vieux copains,

comme dans l'ancien temps ! Alors ? Aidez-moi à foutre le camp d'ici ! On se

casse ! Un dernier petit coup !

Allez, c'est parti.

Tu veux qu'on l'emporte ? Non, non, on se tire. Tu peux peut-être t'habiller,

quand même.

Monsieur Yash.

Oh, putain.

Le goût de la liberté.

On a une bagnole ? Oui, celle-ci.

Hein ? Eh oui.

Oh, merde.

Et c'est toi le chauffeur ? Oh, merde.

Pas de place pour les jambes.

Ah, c'est serré, je me suis... Cognez la tête. On s'en fout de la place pour les

jambes. Je fais 1m85, est-ce que je pleure, moi ? Je suis pas sûr de gérer

la situation.

C'est toi le meilleur.

Oui, je l'étais.

Tu l'es. Je l'étais. C'est le genre de truc qui s'oublie pas. Tu es le

meilleur, Hirsch. Il y a encore 5 minutes, tu végétais dans un mouroir. Et

là, tu vas conduire une super bagnole, tu contrôles la situation.

J'en suis sûr. T'as raison.

File-moi les clés.

Il n'y a pas de clés.

Ne déconne pas, file-moi les clés. C'est nouveau, c'est un bouton, c'est

informatique. Appuie sur le bouton.

Appuie sur le frein en même temps.

Ça marche.

Ça va ? Oui.

Ça y est, on peut y aller ? Il y a un tas de machins là-dessus, j'ai jamais vu

ça.

Putain, c'est la voiture de l'espace.

Joli ! Dis-donc, Hirsch.

Qu'est-ce que t'as foutu depuis la dernière fois où je t'ai vu ? J'ai

lentement décliné.

Ouais, moi aussi.

Ah oui, mais pas pour les mêmes raisons.

Tu sais, je suis désolé pour ce que t'as traversé. Je suis désolé pour la mort de

Julie. Les derniers temps, il a énormément souffert.

Qu'est-ce que tu veux ? Et comment va ta santé ? Les médecins m'ont retiré un

truc il y a deux mois. C'était quoi, ils t'ont dit ? Ça, j'ai pas été leur

demander, c'est leur affaire. Mes questions lignes, j'aurais plutôt gagné.

Je me sens plus aérodynamique. L'autoroute, c'était le côté. Non, pas l

'autoroute, Ir. J'ai pas envie de discuter. Dis-moi, où est l'autoroute ?

Prends à gauche.

À gauche toute, moussaillon. À gauche.

Je me suis mis au jardinage.

Où ça, en tôle ? Ben... Julie aimait bien ça aussi. Non, si.

Je dois reconnaître que j'ai la main assez verte. Ne m'étonne pas.

J'ai connu un type qui venait d'être

libéré et qui a fait un casque juste pour retourner en tôle voir son jardin.

On dirait que toi aussi t'aimais bien ça.

Si j'aimais, j'adorais.

Jardiner, c'était une passion.

Oh oh.

Oh oh quoi ? Hein ?

Je vais laisser vous inquiéter. Je

suis en conditionnel.

Je vous signale qu'on roule dans une voiture volée et je suppose que toi, t

'es sorti armé. Ça va de soi.

Et alors ? Et alors ? Je suis déjà plongé dans la merde jusqu'au cou.

Alors on fonce !

Il

y en

a

deux maintenant.

J'ai vu ça, j'ai vu ça.

Tu te souviens de la poursuite qu'on a faite dans cette bagnole pourrie avec

cette bande de chinois ? Tout à fait.

Et si tu essayais de nous refaire ça ? Ah oui, tu crois ? Oui.

Très bien joué, bravo.

Merci. Tu vois que t'as pas perdu la main.

Oui, je me défends quand même.

Absolument. Ça fait du bien, ça donne un coup de fouet. Arrête, je me suis gerbé

dans la bouche.

Quand est-ce que t'es sorti, Val ? Aujourd'hui.

Aujourd'hui ? Je te crois pas. Je t'assure, demande à Doc.

Non, tu rigoles. On se retrouve libre le même jour. Une sacrée coïncidence.

28 ans. 28 putains d'années. T'as encaissé le cou comme un homme, Val.

T'as été réglo sur toute la ligne.

Et toi, toi ou Doc, vous auriez fait pareil ? Oui, je me plais à le croire.

C'est possible, c'est tout à fait possible. Mais toi, tu l'as fait, Val.

C'est vrai.

J'arrive pas à croire que vous ayez pas refait équipe tous les deux.

Pendant tout ce temps. Non, non, non.

Claphance nous a mis à la retraite.

Exactement. C'est parce qu'il se sent coupable.

Alors il a envie de faire payer tout le monde.

Qu'est-ce que tu vas faire maintenant que t'es dehors, Val ?

J'ai toujours rêvé de finir le lycée.

En savoir un peu plus sur la condition humaine.

Et toi, dis-moi, Hirsch.

Est-ce qu'il y a quelque chose dans ta vie que t'as toujours rêvé de faire ? Et

que t'as jamais eu l'occasion de réaliser ? Coucher avec deux filles à la

fois. Oh, ça doit être possible.

Hein, Doc ? Ouais, aucun souci.

Quoi, déjà de retour ?

À la prochaine visite, vous gagnez une tasse à café.

Wendy, je voudrais vous présenter notre associé, Richard Hirsch.

Enchanté.

Salut. Il serait intéressé par ce qu'on appelle publiquement un ménage à trois.

Pas de chance.

Roxana est la seule à travailler ce soir.

Irina a glissé dans les escaliers.

Et pourquoi pas vous ? Ah, moi ? Non.

Non, je ne le fais pas pour de l'argent.

On ne vous paiera pas.

Non.

Excusez-moi, quel est votre nom ? Wendy.

Wendy, d'accord.

Wendy, je vous jure que vous allez vivre l'expérience la plus extraordinaire de

votre vie. Je vous ferai découvrir des sensations que vous n'avez jamais

ressenties. C'est une occasion unique à vous de voir si vous avez la force d

'affronter cette situation. Pour moi...

Très important. Et pour vous, ça serait une révélation.

Vous le promettez ? Je vous le jure devant Dieu.

D'accord.

Mais je demande le triple.

Ça devrait être le double.

Oui, ça devrait.

Doc, s'il te plaît.

D'accord.

Roxana ? Vas-y doucement.

Si je l'avais pas vu de mes propres yeux, je te jure que je l'aurais jamais

cru. Il se la fourrait dans l'aspirateur.

Ouais ? Ouais, il faisait ça tous les jours. Quand il regardait la télé ou

alors quand il écoutait la radio, il se servait de... Tu sais ce truc qu'on met

au bout de l'aspirateur ? Comment ça s'appelle ? Tu sais le... C'est le

suceur. Voilà, le suceur. Ouais, mais en général, on s'en sert pour aspirer les

saletés des canapés. Pourquoi il est allé mettre sa queue là ? Je sais rien,

mais ce que je peux te garantir, c'est qu'il y fourrait sa queue. Et que sa

queue arrêtait pas de grossir.

Il y a d'autres moyens.

J'ai entendu parler d'une technique chinoise, mais il faut une jarre. Ils

enferment deux abeilles dedans et t'y plonges ta bite.

Et les abeilles te piquent la queue.

Il paraît que les résultats sont saisissants.

Oui, mais après, tu la mets où ? J'en sais rien, mais quand tu la sors, ça

doit faire de l'effet. Ah oui, ça, je veux bien le croire.

Dis donc, ça fait un moment qu'Hirsche est là-haut.

Tant mieux pour lui.

Le voilà.

Alors, raconte, ça marche toujours ? Je crois qu'on peut le lire.

Quel fantastique.

Non, ça suffit, ça suffit. Je ne sais pas le mot pour dire ce que j'ai

ressenti. De la surprise ? De la satisfaction, sans doute.

Amour, je crois que c'est ça lui.

D'accord.

Ah bah dis donc, t'es drôle. Oui, j'essaie, j'essaie.

Yesh.

Wendy. Ça va, ça va, c'est bon.

Oh, ça c'est un coup à lui faire perdre son entier. Aucun autre homme ne pourra

t'égaler. Ça va aller, tu t'en remettras.

Mais... appelle-moi.

Voilà. Merci.

On veut des nouvelles de toi.

Hé, Hirsch.

Qui aurait dit que t'étais une bête de sexe ? Hein ? Wow, tu dois te sentir des

ailes, non ? Non, pas ton chat.

Eh, pourquoi, bordel ?

Ah, c'est la première fois que je trompe ma femme, j'ai l'impression d'être une

merde. Eh, non mais tu déconnes, j'espère ? Ta femme, elle est morte

depuis des siècles. On a été mariés pendant 40 ans, tu crois que ça s'oublie

en 5 minutes ? Ralenti !

On n'a pas les flics au cul.

Ne t'inquiète pas, je marche à l'adrénaline. Oui, laisse-le. S'il

ralentit, il risque de s'endormir.

C'est quoi ça ? Je n'en sais rien. Ça vient de nous ? Qu'est-ce que c'est ?

Attendez.

Eh merde, c'est le coffre. Il y a quelqu'un dans le coffre. Oui, oui.

Gare-toi. Oui, gare-toi, ça craint.

C'est humain comme son.

Ici, on va être tranquille.

Merde. Allez.

Alors, à trois, on l'ouvre. D'accord ? Attends, je vais t'aider. D'accord.

Un.

Deux.

Oh, merde ! On l'a vu son baillon.

On l'a vu son baillon.

Putain de bordel de merde ! C'est qui qui conduisait ? C'est moi qui

conduisais. C'est pas vrai.

Mais qu'est-ce que vous foutez dans ce coffre ?

Je suis en vacances. Ça veut dire quoi, ça ? Sortez-moi de là. D'accord, d

'accord, je vous détends. Doucement.

Tenez.

Venez. Vous êtes qui ? Je suis votre ami.

Venez à l'intérieur.

Un ami ? Hirsch, écoute-moi.

Il faut que tu me donnes ton pantalon.

Pourquoi ? Parce qu'elle est nue et qu'elle ne peut pas rester comme ça.

Non, je file pas mes affaires. Fin de la discussion.

Arrête, elle va pas se balader à poil. Si tu veux qu'elle ait un pantalon, t'as

qu'à lui donner le tien. Non, moi je donne pas mon pantalon.

Elle a déjà ma veste. Mon pantalon reste sur moi. Je pourrais savoir depuis quand

tu décides qui porte un pantalon et qui n'en porte pas. Mais toi, t'en as pas

besoin. T'es assis dans la voiture et tu conduis. Qu'est-ce que t'as à foutre d

'avoir un pantalon pour conduire ? Moi je sors tout le temps de la voiture.

Alors discute pas, file-le-moi. Je te filerai pas mon pantalon, insiste pas.

D'accord, alors... Si je comprends bien, c'est ton dernier mot. Oui, monsieur, c

'est mon dernier mot.

Ok, plan B.

Doc ! Bonsoir, Song.

Vendriez-vous des vêtements de filles ? Est-ce que j'ai la gueule à ça ? Mon ami

vous a simplement posé une question.

D'une façon très polie, d'ailleurs.

Auriez-vous la gentillesse de lui répondre ? Qu'est-ce qu'il a à me

gonfler ? Non, mais t'es sourd, le vieux, ou t'es vraiment con ? Non ! T'as

vu ça ? Eh, il est toujours aussi bon ton direct, tu trouves ? Ouais, j'ai l

'impression de ne pas avoir mis assez de poids. Non, non, non, non, c'était juste

ce qu'il fallait.

Ah, c'est gentil, ça me rassure.

Il va bien.

Autre chose ? Non, merci. Il y a tout de même des trucs qu'il faudrait qu'on

sache.

Regardez, ça lui va bien ce qu'on lui a pris.

Alors ça va mieux ? Un peu, je crève de faim.

Alors Sylvia, si on reprenait là où on en était resté ? J'étais plantée à

attendre un taxi.

La bagnole s'arrête.

Belle caisse, gentil mec, il veut me raccompagner.

Il était tard, j'ai dit oui.

Oui, mais vous savez très bien qu'il faut jamais suivre des étrangers.

Va te faire enculer, compris ? Ah, d'accord.

Va te faire enculer, j'aime bien cette fille.

Il y avait un autre mec à l'arrière que j'avais pas vu.

Ils m'ont emmené dans une sorte d'entrepôt. Là, il y avait deux autres

gars qui arrêtaient pas de se marrer.

Enfin bref.

Ils m'ont foutu à poil et ensuite... Vous imaginez le reste ? Et vous aviez

jamais vu ces mecs avant ? Jamais.

Qu'est-ce que tu crois, que je me suis mise dans le coffre toute seule ?

Est-ce que tout se passe bien ici ? Très bien, merci Alex.

Je savais pas que vous aviez autant d'amis.

Moi non plus.

Appelez-moi si vous voulez quelque chose. Tout est parfait, merci.

Après ça, je pense que j'ai dû m'évanouir un bon moment.

Et je me suis réveillée dans le coffre.

Et maintenant, je me retrouve avec vous trois, fringués en épicier coréen.

J'avais un chien qui s'appelait Sylvia.

Et j'aimais cette bête. Je pense à elle tous les jours.

J'aimerais pourtant oublier tellement de choses.

Et il est où, cet entrepôt ? Ramenez-moi où vous avez trouvé la voiture, et je

vous montrerai où c'est. La voiture qu'on a volée sur Rodney Street

appartient au frère Jargonio. Une bande de dégénérés qui se comportent comme...

des animaux.

Il serait peut-être bon qu'on fasse quelque chose.

Et vous pensez à quoi ? Vous comptez les attaquer à coups de tournevis ?

Non, ça, c'est le décor.

Bon dieu de merde.

Mais vous êtes qui ? Tu te souviens de celui-là ? Oh, mon bébé, tu m'as manqué.

Monsieur Hirsch ? Tu m'as bien regardé ? Moi, c'est... Hein ?

Quelle heure est-il ?

On ne sait rien.

Quelle heure est-il ? Il est l'heure de botter des culs ou de marcher du chewing

-gum. Ce qui veut dire... Je n'ai plus de chewing-gum.

Eh, Val ! Oui ? Ça ne ressemble pas au bon vieux temps.

Non, c'est mieux. Oui.

Pourquoi ? Parce que cette fois, on peut apprécier.

Oui, c'est vrai.

Tu as raison.

À tout de suite.

Je bouge pas d'ici.

Hé ! Bon, alors, tu repères l'endroit, tu nous le montres et tu te

casses. D'accord ? Là, on est trois personnes qui marchent dans la rue.

Ça fait naturel. C'est là.

Juste à l'angle.

D'accord.

Rentrez chez vous, maintenant.

Non, je veux voir ça. Oh non, ma puce, nous on n'aime pas travailler en public.

En plus, peut-être qu'il y en a des dizaines planquées là-dedans, et nous,

nous on n'est jamais que deux.

Ça pourrait très vite devenir désagréable. Ça fait rien, je serai là

en renfort. Rentrez chez vous et reposez-vous.

Non. On ne sait jamais ce qui peut se cacher derrière une porte.

Non.

Elle veut rien entendre. Non, j'ai l'impression qu'elle en démordra pas. À

mon avis, elle va pas partir.

Écoute, ma puce.

Pourquoi tu resterais pas ici une dizaine de minutes ? Et qu'après, tu

nous rejoignes.

Pourquoi vous faites tout ça pour moi ? Je ne comprends pas la question.

On se connaît même pas.

C'est vrai.

Mais, d'une certaine façon, t'es pas une inconnue.

On est écœurés.

Parce qu'ils ont fait.

Ces mecs, c'est des animaux. Tout acte implique des conséquences.

Exactement.

Ils imaginent pouvoir faire subir ça à une femme, en toute impunité.

Seulement, ils oublient qu'il y a des conséquences.

Et maintenant, pour mon prochain numéro... Donne-moi ton passe.

C'est sûrement ouvert.

Vous avez raison.

Bonsoir les mecs. Ça va ? Comment ils sont entrés là ces mecs ? On est des

amis de Sylvia. Vous vous souvenez Sylvia ? La fille nue que vous avez

foutue dans le coffre.

Non mais comment ils peuvent être au cours... Oh !

Il y a encore des amateurs ?

Et maintenant, souvenez-vous, les mecs.

On récolte ce qu'on sème.

Oui, je voudrais vous signaler un entrepôt rempli d'armes et de drogues.

C'est quoi l'adresse ? Rodney Street. Oui, ça je sais, mais c'est quoi le

numéro ? C'est quoi le numéro, ici ? Je

t'ai posé une question.

Va te faire foutre.

J'ai pas entendu le numéro.

172.

172.

172 Rodney Street.

Merci infiniment, je vous souhaite une bonne nuit. Sache que c'est toi, ton

pire ennemi.

Oh, regardez qui est là.

Bonsoir, messieurs.

Vous vous souvenez d'elle ? La reine du bal ? Je crois qu'il est temps de

nous retirer. La place est à vous.

Bon,

Sylvia ? Oui ? Il te reste à peu près huit minutes avant l'arrivée des flics.

Merci. Donc, c'est bien ? Oh, de rien.

Bonne chance, les gars.

Profitez-en.

Vous êtes pas mal, encore de balais.

Moi, mon préféré, c'est casse-noisette.

Tiens, récupère ton arbre.

Et voilà, je me suis foutu du sang en plein baleste.

Regarde-moi ça.

Faudrait que tu la laves.

Essaie, avec de la lessive bio, ça enlève bien les tâches difficiles. C'est

quoi, ta lessive bio à la con ?

Crois-moi, ça enlève les taches, t'en as rien de temps.

Non, y a rien à faire contre les taches de sang, tu peux t'amuser à frotter

autant que tu veux, cette saloperie, ça s'incruse dans le tissu et ton costard,

il est bon à foutre dans la poubelle.

Garde-moi ça.

Et si on t'achetait un nouveau costume ? Un nouveau costume ? Ouais.

Ça, c'est une autre conversation.

Qu'est-ce qu'il fabrique ? Qu'est-ce qu'il fait ?

C'est les choses qui arrivent.

Oui, mais son dernier vœu a été exaucé.

Oui.

On aura refait équipe une dernière fois.

Oui, on a refait équipe, oui.

Alors ? À mon avis, il faudrait l'enterrer.

Vous savez où on pourrait trouver Nina Hirsch ? Oui, elle est à l'accueil.

Nina ? Vous vous souvenez de nous ? Bien sûr.

Ça va la zigounette ? Oui, ça va.

Voilà. Votre père est mort.

Quoi ? On est désolés.

Mais... Comment vous le savez ?

Eh ben, on est allé le chercher, histoire de faire un petit tour, et...

Enfin, bref, il est mort.

Il est où ? Il est dehors, dans une voiture de sport volée. Il est sur le

siège avant.

Vous voyez ? Il est encore chaud.

Ça vient juste d'arriver, il y a à peine une demi-heure.

Mais qu'est-ce que vous avez fait ? On a passé une bonne soirée, comme autrefois.

Il a fini en beauté. Est-ce qu'il y a un caveau de famille, quelque part ? Parce

qu'on se proposait de l'enterrer.

Vous voulez l'enterrer maintenant ? Oui.

Ce soir ? Ouais. C'est-à-dire que pour nous, ça peut être que ce soir. Oui, c

'est mieux.

Bon, ça peut pas leur manquer.

Voilà, Hirsch, c'est pour toi.

Tiens, mon grand.

Je crois que Hirsch sera heureux de retrouver votre mère.

Il a acheté ce caveau quand j'avais 4 ans.

Il disait souvent « Chérie, j'espère que tu viendras me rendre visite pour me

dire comment ça va.

Papa, tout va très bien.

Tu m'as appris que dans la ville, le plus important était de pouvoir se

rendre utile.

Tu as été très utile pour moi.

Val, on devrait dire quelques mots aussi.

Tu le fais, j'ai jamais été très doué pour ça.

Oui, je vais essayer.

Hirsch était un vrai copain.

Je me souviens de la fois où on a braqué un dépôt d'alcool.

Et en partant, il a écrasé un chien.

Il a chialé pendant deux jours.

à cause de ce chien.

Enfin bref, il nous manquera.

Il manquera à tous ceux qui le laissent derrière lui.

Il a été le témoin de nos vies.

Combien peuvent encore dire ça ? C'est une personne de moins sur cette terre

qui connaît nos noms.

Il se rappelle notre enfance, qui a partagé

chaque moment du passé.

On a l'habitude de dire qu'on meurt deux fois.

La première, quand on pousse notre dernier soupir, et ensuite, quand notre

nom est prononcé pour la dernière fois.

Alors seulement, il y a chose. sera complètement oublié,

comme tous les milliards de pauvres couillons qui ont eu l

'honneur de vivre.

Amen.

Amen. Amen.

Quoi ? Non, rien, j'ai trouvé ça très émouvant.

C'était bien ? C'était une très belle raison.

Tu le penses vraiment ? Si je te le dis.

Va te faire foutre.

Merci beaucoup.

Vous savez, c'était rien, j'ai juste... Non.

Valentin, écoutez-moi.

Merci.

Qu'est-ce que tu veux dire après ça ? Alors,

tu ferais mon éloge funèbre ? Oui, j'y travaille.

Bon, et combien de temps il me reste ? Quatre heures, exactement.

Je me ferais bien un steak.

T'as pas faim ? Si.

Bon, on y va.

Et après le petit déjeuner, on pourrait essayer de te trouver un costard ? Ah.

Dans ce cas...

Tire-moi dans la tête, sinon tu risquerais d'abîmer le costume. C'est

promis, je te tirerai dans la tête.

Merci. Je t'en prie.

Tu te rends compte, ma voiture, elle est toujours là.

Est-ce que ça t'étonne ? Qui pourrait vouloir d'un tas de merde pareil ?

Bonjour, messieurs. Salut, Alex.

Enfin bonjour, vous allez vous coucher ou vous venez de vous lever ?

Et c'est quoi cette tenue ? Eh ben, on a... Jardiné.

On a fait un peu de jardinage nocturne.

Oui, oui, vous devriez essayer.

Et si on parlait de vous, jeune fille ? Toujours sur le pont après cette longue

nuit ? Ouais, j'aime pas dormir.

C'est quand tout le monde dort que je préfère rester éveillée.

J'ai l'impression de... D'être en vie ? Oui.

Je comprends ça, croyez-moi.

Bon, alors, ce sera quoi, Doc ?

Deux œufs sur le plat.

D'accord.

Je prendrais bien un steak pomme frite, une omelette paysanne, une salade

grecque, un milkshake fraise et un autre steak.

Et un café bien chaud surtout.

Un café. Oh, un muffin.

Et un muffin. C'est possible.

Je crois que ça peut se faire.

Vous avez un solide appétit, Val.

Je pars pour un long voyage.

Oh, dire qu'on venait de faire connaissance.

Eh oui, c'est vraiment trop bête.

Je fais partir votre commande.

Mais... Je vais peut-être dire une connerie, mais Alex, la serveuse, ce

serait pas ta petite-fille, hein ? Si.

Faut que tu lui dises.

Je vais le faire.

Alors pourquoi tu l'as pas déjà fait ? Je peux pas.

Si, tu peux.

Crois-moi.

Ça va t'enlever un poil lui avouer la vérité. D'accord, mais pas aujourd'hui.

Quand alors ? Demain, je le ferai.

Demain ? Tu me le promets ? Demain, oui. Je lui raconterai tout.

D'accord, demain.

Dernier repas.

Ne sombrons pas dans le sentimentalisme. Excuse-moi.

Et voilà.

– Alors, Val ? – Alors, Alex ? – Ça vous ennuie si je m'assois ? – Euh... Non. Je

vous en prie.

Doc vient ici tous les matins, vous savez.

Et il commande toujours la même chose.

La tyrannie des habitudes.

C'est moi.

Est-ce que c'est fait ? Il est comment ?

Je me pose toujours plein de questions sur mes clients, mais lui, c'est le plus

mystérieux de tous.

T'en sais rien ? Mais vous, qu'est-ce que vous imaginez de sa vie ? Je vous en

prie, pitié, j'ai pas d'autres mots. Pitié, je sais que c'était votre fils

unique, je sais ce que ça représente, mais... Pitié ? Pitié ? Pitié, redonne

vie à mon enfant mort ! Fais donc ça pour moi et j'efface tout ! Le temps de

la pitié est passé.

Pourquoi ? Il va bientôt mourir de toute façon, alors pourquoi vouloir le tuer ?

Quelle différence ça fait ? C'est quoi la putain de différence ? Et comment va

Alex face de cul ? Quoi ? Alex, tu vois qui je veux dire ? Je parie ma burne

gauche que cette petite salope est juste en face de toi.

Ça serait vraiment dommage qu'une jolie nana comme ça finisse dans un terrible

accident.

Quel affreux gâchis, non ? Vous oseriez pas.

Oh, tu crois ça ? En es-tu sûr ? J'imagine que c'est un homme qui sait ce

que c'est que d'être seul.

Qui doit vivre entouré de ses souvenirs.

Et que malgré tout, il aime bien venir ici, se retrouver au milieu du monde.

Même si c'est que pour une demi-heure.

Histoire d'être moins seul.

C'est ça. C'est exactement ça.

Parfois, ce qu'on imagine n'a aucun rapport avec le monde réel.

Et parfois, on tombe juste du premier coup.

Oui.

Je le crois aussi.

Fais ce que je t'ai demandé de faire, ou un accident ne tardera pas à se

produire.

Je crois que c'est prêt en cuisine.

Ça m'a fait du bien de parler avec vous, Val.

Moi aussi, c'était très agréable.

Tu crois que l'église est ouverte ? C'est toujours ouvert une église.

Viens.

Bon, alors, qui commence ? Vous ou moi ? J'ai oublié. Vous.

Moi ? Bon, d'accord.

Alors, pardonnez-moi, mon père, parce que j'ai péché.

À quand remonte votre dernière confession ? Aux 60 ans, à peu de choses

près.

D'accord.

Maintenant, confessez tous les péchés qui vous séparent de notre Seigneur. Oh,

non, non.

Ça va prendre l'éternité.

Et ça, c'est pour...

Aujourd'hui ? Depuis midi hier, oui.

Mais j'ai fait aussi de bonnes actions, mon père. J'ai enterré un ami.

J'ai aidé cette jeune femme à retrouver sa dignité.

Et j'essaie de soulager mon meilleur ami d'un grand poids.

Et surtout, j'ai aidé pendant 28 ans.

J'ai réussi à fermer ma gueule.

Alors ? Un « Je vous salue, Marie », on n'en parle plus ? Non, je ne pense pas

que la Sainte Vierge se satisfasse d'un « Je vous salue, Marie ». Oui, c

'est vrai.

C'est vrai, vous avez raison.

Et en plus, on perd notre temps.

Malgré tout, vous allez prendre ça.

C'est quoi ? Pour le dérangement. Non, non, non. Quoi ? Non, non, non.

Vous allez vous payer un bon restaurant. Non, je peux pas. Prenez ça, mon père.

Là où je vais, j'en ai pas besoin.

Alors ? Ben, t'as reçu l'absolution ? Euh,

pratiquement.

On va le chercher, ce costume ? Tu te marres à nuée.

Qu'est-ce que tu dis de celui-ci ? Quoi ?

Tu crois qu'on m'attend sur un champ de course ? Je t'en prie, un peu de

sérieux.

D'accord.

Quand je cherche, je trouve.

Regarde.

C'est quelle taille ? 52.

Non, moi je fais du 50.

Tu avais dit pas de larmes.

J'ai dit pas de larmes pour toi ?

Mais pour moi, j'ai rien dit.

D'accord.

Celui-là ? C'est vrai qu'il est beau ? Fais voir.

Il va t'aller à merveille.

T'as toujours su porter les costumes.

Tu trouves ? Tout à fait.

Pourquoi t'en essaierais pas ? Non, j'ai ce qu'il me faut.

Si tu veux, à mon avis, ce serait pas du luxe.

Tu crois ?

Ah oui, oui, je voulais pas te le dire, mais... Oui, mais quoi ? Tu t'habilles

toujours comme si t'allais faire un tournoi de cartes en province.

Tiens. Non, je préfère le noir.

T'as raison.

T'es beau en noir.

Voilà.

Qu'est-ce que t'en dis ? J'ai du mal à m'imaginer là-dedans tous les jours, tu

comprends ? Je crois que ça me ressemblerait pas.

Non mais tu crois ça, Paul ? Regarde-les ! Ils essaient des fringues ! T'es là

pour faire du shopping ? Quoi ? Comment ça, quoi ? Y'a pas un truc que t'étais

supposé faire ? C'est Claphuns qui a raison, Doc. T'es devenu une vraie

couille molle.

Larry, je t'en prie.

Avant de faire ça, y'a une chose que tu dois savoir.

Appenz, dis-lui qu'il me laisse travailler.

Je contrôle.

D'accord.

Tire-toi.

Ouais.

Joli travail.

Dans le cas, il m'aurait suffi d'un seul petit direct.

Reconnais tout de même que ça fait du bien.

Pas vrai ?

T'as pas tort.

Ça fait du bien.

Tu es superbe.

Magnifique.

Non, toi, t'es beau.

Tu crois ? Oui.

C'est vrai que je suis pas mal.

Ah, y a pas à dire. Dès que tu portes des fringues bien coupées, c'est vrai

que ça change tout.

C'est évident.

Ah, oui ? Je peux ? Mais

je t'en prie.

Oh,

putain ! T'as vu ça ? C'était bien, hein ? Ce coup-ci, j'ai mis tout mon poids.

Il est encore du vent.

Alors ? Quoi ? Quelle heure il est ? C'est l'heure.

Oh, déjà ?

Je suis désolé.

Ça devait finir par arriver.

Oui.

Le temps n'attend pas.

En effet.

Je vais regretter le printemps.

Et mes fleurs.

Retour des oiseaux, leur chant, toute la nature,

tu sais, qui remontent à la surface.

Et puis aussi ta sale gueule.

En fin de compte, c'est pas si bizarre que ça.

Non.

Now I ain't runnin' anymore

J'avais envie que tu comprennes ce que je ressentais, que tu vois ce qui me

tenait à cœur.

Je vois.

Je sais que ça ressemble à des levées de soleil, mais ce que je peins, c'est toi.

Dans le placard, sur l'étagère du dessus, il y a une boîte à chaussures.

Pose le téléphone et ouvre-la. J'attends. Prends ton pain.

D'accord.

Doc, je peux pas accepter.

Si, c'est tout ce que j'ai.

Bienvenue chez toi. Le loyer est payé. Pour un an.

C'est petit, mais c'est à toi.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Quand est-ce que je te revois ? J'en sais

rien.

Je t'aime, Alex.

Grand-père, je t'aime aussi.

Il faut que j'y aille.

T'es sûr ? Tu veux toujours faire ça ? Il y a encore temps de changer d'avis.

Je sais, mais je veux pas.

T'as pris soin d'Alex ? Eh bien, je suis fier de toi.

Demain est devenu aujourd'hui.

C'est souvent comme ça.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Chewing gum ou potage de cul ? J'ai plus de chewing gum.

Il m'a une arme !

Sous-titrage ST'

501

Sous-titrage MFP.

Sous-titrage ST' 501

Merci à tous.

Maman !

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