All language subtitles for Le raid (2002) [Ukr,Fra] BDRip-AVC [Hurtom]

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Original subtitles

On ne peut pas ! Il y a trop de morts ! Je m'en fous ! On fera un rite ! Ok ! On

renvoie !

Vous

le bloquez en tête de marte ! Fransem ! Faudriez !

Putain, ils sont chelous les poissons ici.

On trouve pas ? Alors les mecs, c'est bon ? Vous l'avez trouvé, oui ou pas ? C

'est bon, presse-nous pas, on cherche, ok ? On cherche.

Ouais, bah cherchez, mais cherchez plus vite, parce que là, sur la vie de

soulève, je commence à m'emmerder sévère.

Comment il se la joue, le fourreux ? Comment il se la pète ? T'as vu comment

il parle ? T'as vu comment il te parle ? Ouais, laisse tomber.

Tu sais bien qu'il est pas normal, ce mec.

N'empêche que tu devrais lui mettre une bonne cacahuète dans sa gueule, ça lui

ferait pas de mal.

Ouais, bon, bref. Qu'est-ce qu'il a dit exactement, Carlito ? C'est pas

compliqué.

Il a dit, trouvez le Picasso.

Derrière le Picasso, il y a le cofiot.

Et dans le cofiot, il y a le collier bleu.

Derrière le Picasso, t'es sûr ? Bien sûr, je suis sûr.

Mais... C'est à quoi ça ressemble, toi, un Picasso ?

Bah... Non.

Qu'est-ce que tu fous ? Tu crois où ? Tu crois chez ta mère ou quoi ? Non, c'est

pas ça. Je croyais que c'était des chiottes.

Parce que là, c'est pas bon.

J'ai besoin de faire caca.

C'est pas normal.

C'est pas normal que tu fasses ta vie aux chiottes. Faut que tu consultes.

Samy ! Samy ! Samy,

viens voir.

Viens voir, j'ai trouvé un truc.

Téma. Téma, Téma, Téma.

Des casseaux ? Mais non ! Fruits d'or ! Mais tu sais, la pub pour la margarine,

là ! Ah ouais... Yes !

Oh, que ça va être bien !

Franchement, ça te fait pas mal

au cul ? D'être là à piquer un collier pour ramasser quoi ? 10 000 balles ?

Alors que là...

À hypothèse basse, on pourrait endormir pour, je sais pas, au moins 100 barres

de tableau.

Et à qui tu veux aller refourguer ? T'en connais, toi, des antiquaires ?

Parfaitement, ouais. Tu fous de ma gueule ? Bah oui. Mais bon, ça doit pas

être bien compliqué. Fais un collectionneur pour être aux ailes.

Comment tu veux faire, gros malin, hein ? Tu veux passer l'annonce dans la

centrale, genre particulier, vendre tableau de Michel Picasso, d'attendre la

période d'avance à mort ? Prix attractif.

Si t'intéresses, c'est contacter Taquini sur son portable, c'est ça ? C'est ça

que tu veux faire ? Vas-y, c'est bon, c'est bon. Oublie-moi, monsieur, je sais

tout, je connais tout, j'ai fait de la tombe.

Les mecs, bougez votre cul là, ça commence à schlinguer trop fort ici.

Toi, ne vous crouilles jamais en veilleuse maintenant.

Merde ! Taillon, Taillon, on s'en trouve en bas, Taillon par là ! Autour de

Léonore de Ségonzague et de son fidèle avocat Lino Barrezzi, un parterre d'amis

dont Robert Charlebois et bien sûr des figures emblématiques sportives telles

que Loïc Perron ou Jacques Villeneuve.

Une bien belle journée pour saluer la mémoire de Jean-Sébastien de Ségonzac,

victime d'un tragique accident sur le boomerang, le monocoque de sa sœur

Léonore avec laquelle il devait participer au raid Patagon.

Léonore, la dernière de Ségonzac, on se souvient en effet de sa mère morte à ses

côtés lors d'un terrible accident le jour de ses 16 ans et de son père

disparu voilà tout juste 7 ans lors du raid tibétain.

Une jeune femme poursuivie par la malchance... Poursuivie par la

malchance.

Bientôt une traitante chanoine. Tiens.

qu'elle ne défendra pas les couleurs du Québec lors du premier grand raid du

troisième millénaire.

Une épreuve pour laquelle... Tu devrais éteindre ça.

Tu te fais du mal.

Après la pub... J'ai l'air de quelqu'un qui s'apprête à renoncer.

Oui, tu en as l'air.

Mais je te connais par cœur.

Je sais que tu ne m'abandonneras pas.

Non, jamais.

Je vais même le gagner, ce raid.

Il faut arrêter de tenter le diable, ma petite Léo.

Tu es jeune, tu es belle, tu es brillante.

Tu es comme tes parents t'avaient rêvé.

Alors j'ai pas envie de te perdre.

Tu vas pas me perdre, Lino.

Tu vas m'accompagner.

Non. Tu te dégonfles ? Toi aussi t'as peur que je te porte la poisse, c'est ça

? Sois raisonnable.

J'ai plus l'âge.

De toute façon, maintenant, tes coéquipiers, c'est qui ?

Un mort, un vieux et deux types sous trois arcs.

C'est plus jouable.

Faut laisser tomber.

Non, on reforme une équipe.

En trois semaines ? Et tu rêves ? Non, je rêve pas.

Je le ferai.

Je te préviens, Léo.

Je te laisserai jamais partir avec des types que je connais pas. Tu entends

jamais.

Écoute, Lino.

T'as toujours très bien géré les affaires de la famille.

Mais en ce qui concerne ma vie, c'est moi qui décide.

Aïe ! Oh non putain, à cause de vous je me suis quitté un ongle ! Bon alors

maintenant je vous préviens, soit vous mangez, soit je vous explose la gueule

avec vos petits pots. T'as compris ? Ouais ! Viens là Pussycat, il est là ton

père ! Bon alors...

Premièrement, c'est pas mon père, c'est mon oncle.

Deuxièmement, j'aimerais bien que tu me causes normal parce que je suis pas ta

biatch, ok ? Oh, mais comment ils me saoulent, les merdeux ! Mais putain,

vous allez fermer vos gueules, oui ? Je vous ai dit que j'allais vous frapper,

sinon ! Qu'est-ce que t'attends, toi ? Qui se nourrissent tout seul ? Allez,

dégage ! Dégage ! Ça va, j'y vais, j'y vais.

Macho, bouffe, coucou.

Elle a raison. Je peux pas leur parler normalement aux filles, toi.

C'est bon, j'ai dit Pussycat, j'ai pas dit grosse pute.

Asseyez-vous, les gars, asseyez-vous.

Ça va, patron ? Mais oui, c'est bon, c'est papa qui l'a fait.

Oui,

oui, vas-y, tape, connard.

Et chaîne-le.

Oui, voilà.

Bon les mecs, deux coups.

Je vous mets sur deux coups de la mort, les deux vous me les foirez.

Ça peut plus durer.

J'ai perdu trop de pognon avec vous.

Alors maintenant je suis malheureux, je dors plus.

Parce que ma tête elle me dit de vous descendre. Attends Carlito, après tout

ce qu'on a fait pour toi, tu vas pas faire ta pute quand même.

Surveille ton langage Samy.

Moi j'ai toujours respecté ta mère.

Même quand elle travaillait dur au bois de Vincennes. Alors parle-moi bien s'il

te plaît, parle-moi bien.

Ça va ? Bon.

Je vous disais.

Ma tête, elle me dit de vous refroidir, mais mon cœur, il me dit de vous tenir

ouvert.

Bon les mecs, vous connaissez ma régulière.

La quelle ? Bah l'autre, la nouvelle.

Ah ouais, bah oui.

Celle à qui t'as offert les vuittons qu'on avait tapés au Ritz.

Celle-là même.

Ah ouais, bah elle est bien cette fille-là. En plus, elle a l'air

sérieuse, franchement, ça se voit tout de suite. Elle est parfaite.

Bah justement, faudrait bien en être sûr.

Vous en êtes sûr ? Bah oui, vous voyez, depuis que Lucky s'est tiré en laissant

les deux hommes, je me dis qu'il serait peut-être temps que je fasse une famille

normale, avec le mariage et tout le toutime.

Ah ouais, avec la maison au banlieue, le chien dans la niche, les pantoufles, un

truc de vieux quoi.

Bon, ça vous plairait de prendre l'air au Canada ?

Il n'y a pas la mer au Canada.

Il n'y a rien à faire au Canada. Il n'y a que du sirop d'air. C'est un peu

froid. Moi, personnellement, je préfère aller au Maroc. Il y a quelque chose de

plus chaud dans le Maroc.

Franchement, je ne sais pas.

Bon, ça vous plairait, oui ou merde ? Ah ouais ? C'est super, c'est super. C'est

mortel, le Canada.

Elle est hôtesse de l'air.

Elle travaille dans une compagnie canadienne.

Là, on s'est un peu fâchés.

Enfin, fâchés.

Rassure-moi, rien de grave, j'espère.

Non, non, elle a juste voulu partir quelques jours pour réfléchir.

À moi, aux petits, tout ça.

Elle est tellement jeune.

Je me disais bien qu'elle avait un petit accent québécois, cette Virginie.

Nathalie. Elle s'appelle Nathalie.

C'est bon, ça change rien à l'accent, ça.

Nathalie Charlebois, comme le chanteur.

Ah, ouais, bah oui.

Ce que je vous propose, c'est un petit séjour tout frais payé au bord du Saint

-Laurent. Vous n'avez rien à faire.

Juste vous la suivez.

Matin, midi et soir.

L'air qu'elle respire, vous le respirez.

Ce qu'elle mange, vous le mangez.

Et ce qu'elle rêve, vous me le racontez.

Pas compliqué.

Mais celle-là, si par malheur vous la surprenez avec un mec ou je ne sais

quoi, vous le chopez, vous lui coupez des cogliones et vous me les envoyez

dans une margarita.

Pourquoi pas une 4 saisons ? Parce que ! Ah putain, là vous venez, ça joue dans

les 85B, 52, 85.

Oh là là, ils s'emmerdent pas le vieux.

T'as eu le matos ? Regarde comment elle est bonne.

Mon fou, lâche-moi.

Tu sais, tu devrais faire gaffe Samy, tu vas mal tourner. Si ça continue, tu vas

devenir homo ou bi.

Peut-être même les deux, homo et bi.

La vache, le fruit d'or ! Vous avez vu ça ?

Vous voulez lundi à Paris ? Les tournesols venaient d'être achetés. 10

milliers ? 10 milliers ? 100.

100 millions d'euros par un célèbre co-co-co-colique sur une heure privée !

Oh putain ! Ça bouge trop.

J'y arrive pas.

Dommage, elle a l'air moins con que la pouffe qu'on avait butée à Malte.

Te rappelle ? Wow !

C'est pas du petit calibre, hein ? Si ? Ne me dis pas.

Si ? T'es un malade.

T'es un malade. C'est un malade, c'est un malade.

Dites-lui que c'est un malade. Je m'en fous, moi. J'ai mal au bide. Moi, je te

le dis, t'es un gros malade.

Tu l'as planqué où, d'abord ? Dans ta balise ? Dans ma balise ? Bon, tu l'as

planqué où, merde ? Pourriez-vous avoir l'obligence de parler un peu moins fort,

s'il vous plaît ? J'ai deux amis qui dorment.

qu'on les envoie, les mecs comme toi.

Je te signale que ça, c'est 15 ans de taule. T'inquiète pas.

J'ai deux adresses sur Montréal.

Et tout le monde sait que les artistes français se vendent bien mieux à l

'étranger. Attends, je te préviens, Pac.

Tu nous fais passer la frontière avec ce machin, je te balance.

T'as compris ? Je te balance. Ça va ! Putain, c'est toujours pareil. Tout ce

que je fais, c'est mal.

J'ai une petite initiative. Ouais, on sait, ça va, vos amis dorment, on a

compris. Non, là, c'est mon siège. Je commence à avoir des bleus dans le dos.

Alors, t'arrête de t'exciter contre mon siège, d'accord ? Qu'est-ce qu'il a,

Jacques ? Où il est ? Qu'est-ce qui t'arrive, toi ? On Mais toi t'es désolé,

moi j'en ai rien à foutre.

Pardon.

Enfin, couche-toi, toi ! Petite initiative.

Hé. Quoi ? T'es sûr qu'on va au Canada, là ? T'y mets pas.

Je trouve quand même qu'il y a beaucoup de Chinois dans l'avion, non?

Bonjour.

Excusez-moi, mais vous avez donné à Mlle Charlebois la chambre 69, celle qui a

des légements, et elle...

Et elle aimerait avoir une chambre avec un grand lit.

Voilà.

Charlebois, vous dites?

Comme le chanteur.

Mais je sais pas encore, mon Carlito.

Non, si j'attends une copine, je crois qu'elle veut aller au cinéma.

Ben oui, je te rappellerai après.

Comment il cloque, l'hôtel sommaire!

T'as vu ça?

Comment on va être bien ici? Me bouscule pas, j'ai mal au ventre moi.

Eh Samy, elle est dans quelle chambre votre pute? 69.

69?

Fais bien ce que je disais une pute. Eh, faut que t'arrêtes hein. Vous avez de la

chance, le monsieur de la 79 est seul et il est pas encore arrivé.

On va permuter les chambres.

En plus, il y a le jacuzzi.

Je vous envoie le valet.

Merci.

Bienvenue. Mais bien sûr que je t'aime.

Y'a ma copine qui vient d'arriver, faut que je te laisse nounou ça.

Bonjour, on est de réservation, chambre 68, au nom de la Funky Beat Family.

Funky qui ? Funky Beat Family avec un F, comme Pharaon.

Pyramide.

Quoi ? Pyramide.

Ah oui les gars, pyramide.

Ah non,

non, éteins, éteins, éteins.

Putain qu'il est chiant celui-là ! Oh t'as fini l'handicapé là ? Lâche-moi je

te dis ! Eh ça fait deux plombes que t'es là-dedans ! Qu'est-ce qui se passe

là ? Ça fait deux heures qu'il est là-dedans ! Ah oui je sais mais il veut

pas consulter.

Foutez-moi la paix, je suis malade ! Eh Yaya t'es pas chez ta mère ! Alors, des

nouvelles ? Quoi ? Des nouvelles.

Que dalle, pas un bruit, elle dort.

Eh je vais le taper maintenant, maintenant je tape, j'en ai rien à

foutre !

Tu peux zapper, s'il te plaît ? Je suis en train de manger.

Pour l'instant, il se passe rien.

Elle est dehors.

Comment ça, elle est dehors ? Vous me parlez pour un bouffon ? Vous croyez en

vacances ou quoi ? Je viens de la quitter au téléphone. Elle m'a dit qu

'elle partait dîner avec une copine.

Ah bon ? Mais t'es sûr ? Mais puisque je te dis que je viens de lui parler !

Espèce de crétin ! Attends, quitte-moi ! Tu touches mon carreau, t'es mort.

Compris ? Voilà, j'ai rien à dire, mais bon, oui ! Kader, faut que t'arrêtes. Ça

rend sourd.

Oui, oui, allô ?

On est désolé, mais on va se remettre sur le coup vite fait bien fait.

Et voilà, on te rappelle.

Vous la laissez becqueter tranquille avec sa connasse de copine.

Et vous profitez qu'elle soit pas là pour me fouiller sa chambre.

Dégage ! Je veux que vous me passez tout au peigne fin.

Mais bien dit tout, compris ? Dégage !

Attends, quitte pas.

Les enfants, on ne regarde pas parce que papa va faire quelque chose de très très

mal.

Dégage ! Sinon je t'écrase.

Bon,

si vous retrouvez la moindre trace de mec, de jeune c'est quoi ? Vous remontez

jusqu'à lui, vous lui défoncez sa gueule, et puis vous faites pleurer sa

race. Compris ? Ouais, ouais, ouais.

Mais y'a intérêt parce que sinon, c'est moi qui vais vous faire pleurer vos

chiennes de race, c'est clair ? C'est clair.

Bon.

Alors, je répète à nouveau la question.

C'est à qui, ça ? Mais puisque je vous dis qu'on en a rien à foutre de cette

croûte, on l'a jamais vue, ce tableau ! Il est pas à nous, vous comprenez ? D

'accord.

Admettons que vous ayez été victime d'une terrée machination.

Y a rien qui obligeait le jeune qui vous accompagne à mordre l'oreille de mon

brigadier ? Absolument rien ?

Il faut que je téléphone.

On a un rendez-vous d'une extrême importance.

Je dois téléphoner, vous comprenez ? Un rendez-vous pour vendre le tableau, c

'est ça ? Mais non.

Oh, tu me merdes ! À la fin, t'es niaise de lumière ! Oh, putain ! Oh, putain !

Oh, putain ! Oh, putain ! Oh, putain ! Oh, putain ! Oh, putain ! Oh, putain !

Oh, putain ! Oh, putain ! Oh,

putain !

Tu es cubain, non ? La ponctualité et la politesse des rois.

Ça fait une heure que je vous attends.

Une heure ? On est désolés.

Parce que c'est bizarre, d'habitude, c'est pas notre habitude d'être en

retard. Hein, les gars ? De toute façon, à l'heure ou pas à l'heure, maintenant

qu'on a fait connaissance, ça va se terminer pareil.

Une balle de Carlito dans la tête et hop, en voiture Simone.

Non, pas une balle.

Un accident.

Faut que ça ait l'air d'un accident.

Défenestration, c'est pas mal, ça, comme accident.

Ça vous branche ? Vous brûlez vif dans sa baignoire.

Ouais, comme Jeanne d'Arc.

Je vous fais confiance.

Vous m'avez l'air bourré d'imagination.

Eh ouais.

Malheureusement pour vous, puisque c'est vous qui allez en faire les frais.

Évidemment.

Bobby ? Comme convenu, deux millions tout de suite.

Moins les 10% de votre agent.

Et les deux autres sur place.

Dès l'exécution de votre contrat.

Nathalie ? Non, Léonore.

Ah bon ? Léonore ? Mademoiselle de Ségonzac est déjà sur place.

Vous ferez sa connaissance dès votre arrivée à Punakaiki.

Punakaiki ? Oui.

Oui, les gars, Punakaiki.

Ah ! Oui,

cette année, la compétition a lieu en Patagonie.

Elle se déroulera sur deux semaines.

Deux semaines ? C'est long.

Je dis ça comme ça, mais... Vous savez,

il n'appartient qu'à vous d'abriger vos efforts.

Personne ne vous reprochera jamais d'abandonner au premier accident mortel.

Personne.

Évidemment.

Hein ? Bon,

votre avion décolle dans quatre heures.

D'ici là, Bobby s'occupera de vos passeports.

On vous transmettra... vos équipements.

Bien, messieurs, je ne vous souhaite pas bonne chance, puisque vous avez déjà

gagné. Ben oui.

500 000 dollars par tête, ça fait combien d'anciens francs ? 300 millions

de centimes.

Ah là là, avec ça, on se casse au Maroc et on est blindés jusqu'à la mort.

Vous êtes vraiment des bob-oïs.

Vous me faites lâcher mon fruit d'or à 500 patates et vous préférez palper 2

millions de dollars alors qu'on peut s'en faire 4 ? Mais qu'est-ce qu'il vous

a fait Carlito ? Il vous a coupé les nerfs du cerveau ou quoi ? Qu'est-ce que

tu veux dire là ? Qu'on exécute vraiment le contrat c'est ça ? Bah ouais ! Ça

veut dire que pour de l'argent vous êtes prêt à tuer une gonzesse ? Je t'arrête

tout de suite Samy.

Le problème c'est pas de tuer.

Le problème c'est qu'aujourd'hui plus personne peut vivre à 4 avec 2 millions

de dollars. Plus personne ! Ok d'accord, très bien.

Et les tueurs, les vrais, vous en faites quoi ? T'as connu beaucoup des tueurs

qui l'ont pris en regard à 4 millions de dollars ?

Et bien moi non plus.

Moralité, s'ils sont pas là, c'est qu'ils sont plus là. Tout à fait.

Comment ça, vous n'êtes pas partis ? Mais enfin, Bobby m'a dit qu'il vous

avait déposé à l'aéroport. Mais il dit que de conneries, votre Bobby ! Ça fait

deux jours qu'on est dans cette taule ! Et alors, qui sont les autres ? Qui sont

les autres ? Charles Pascouin.

Bonjour.

Édouard Leclerc.

Enchantée.

Bernard Tapie.

Bonjour.

Bernard-Henri Lévy.

Léonard de Secondac. Ah, c'est bon, c'est bon, bien.

Lino m'a dit que vous avez trouvé en Italie, c'est ça ?

Ah oui, c'est exact, en Italie.

Ah oui, Italie.

On faisait le trophée Andros.

Le trophée Andros, mais c'est pas en Savoie, ça ? Si, si, si, si, mais en

Savoie italienne.

Et tant qu'on y était, on en a profité pour se faire aller de la cup.

Ça nous a pris une semaine.

On est arrivé troisième, sans forcer, c'était plutôt cool.

Troisième ex aequo.

Moi, j'ai fait un truc énorme. À l'arrivée, j'ai couru, mais il y a eu

une erreur d'arbitrage.

Leclerc, on va peut-être pas se vanter maintenant ? Oui, on va peut-être pas se

vanter. Vous m'avez l'air très chargé, en tout cas.

On trouvait ? Non, c'est question d'habitude.

Laisse-moi vous aider.

Ne bouge pas au sac jaune ! Non, non, non.

Ça, c'est plus léger.

Bon, on y va ? Franchement, elle est bonne, cette bandasse.

Toi, il faut que t'arrêtes.

C'est bon, Samio, calme-toi.

On fait Andros, Paris-Dakar, et pourquoi pas l'Everest sur le dos de ta mère ? C

'est bon, c'était une idée. C'est pour l'embrouiller, la meuf.

C'est un immense bonheur pour moi de vous parler depuis ce magnifique paysage

patagonien où sera donné dans quelques instants le départ de ce Raid.

Oh là là ! C'est quand même horrible comme mort, non ? Ne vous inquiétez pas,

elle ne va pas mourir en s'écrasant, elle va mourir bien avant d'une crise

cardiaque. Raid réunissant 20 équipes surentraînées, 100 candidats dont 25

femmes pour une longue, une très longue...

Semaine de cauchemars. Comment ça, Benjo l'aurait poussé ? Bah ouais ! Il t'a pas

déshabillé ! Mais non, il m'a pas dit non ! Et bah c'est Kader qui lui arrache

son parachute, et c'est toi qui la pousses ! Hein ? Ah non non non non non,

ça va pas ou pas ? C'est hors de question, tu m'entends ? C'est hors de

question ! D'accord, d'accord.

Ça veut dire que tu renonces à ta part alors ? Mais pas du tout ! C'est bon les

gars, allez-y, sautez ! Nature est seule.

À la lumière verte, on y va !

Et puis là, en premier ! Vraiment, quel magnifique

départ ! Mais qu'est-ce qu'ils en font ? J'avais dit que puis là, en premier !

Mais faut pas leur en vouloir ! Ils étaient contents de sauter ! En

plus, depuis qu'ils sont gamins, la force de

trône, ça a toujours été leur truc.

Tandis que nous attendons toujours le saut de la canadienne Léonore de

Ségonzac. Calmez-vous ! Calmez-vous !

Calmez-vous ! Est-ce que ça vous est déjà arrivé de devoir faire un truc que

vous n'allez absolument pas faire ? Juste comme ça, pour un service à des

amis.

Je ne sais pas quel genre de chose.

Vous jetez dans le vide, par exemple.

J'ai jamais eu le vertige.

Et ben moi, si ! Et c'est ça, le problème ! Parce que, eux, eux, ça fait

dix ans ! Dix ans que j'aurais fait croire que j'ai sauté du haut du

plongeoir de la piscine de Sarcelles ! Vous connaissez ? Sarcelles ? Non.

Et moi, jamais de ma vie, j'ai pu aimer monter sur ce plongeoir, j'ai la

trouille ! Vous comprenez ça, j'ai trop la trouille ! Vous êtes en train de me

dire que vous n'allez pas sauter, c'est ça ? Vous m'avez bien dit que là-dessus,

il y avait une ouverture automatique ? Ouais, à 225 mètres !

Alors vous allez taper là, une bonne droite.

Si vous tapez bien, le haut de la mâchoire va venir s'écraser contre la

bête temporale.

Et moi, je partirai direct dans les baves.

C'est dangereux, vous risquez d'atterrir n'importe où.

C'est ça ou je saute pas ? Non.

Là, hein ? Mais au fait, quand on se rend

là, qu'est-ce que je leur dis, moi, vos amis ?

Je sais pas, moi, je... Qu'est-ce que vous voulez en... Ah ouais ! Vous leur

dites que j'essayais de vous rouler une balle parce que je vous trouvais bonne.

En plus, dites-moi, vous êtes plutôt bonne.

Ah ouais ? Ah ouais ? Ah ! Ah, le nez ! Ah, putain, merde,

le nez ! Ah, putain, ça l'a... Ah, il est cassé, mon nez !

Derrière, l'équipe suisse d'Amnesty International et l'équipe des Casques

Bleus de l'ONU, qui après sa fulgurante victoire au Grand Raid, qui, oui, compte

bien sûr renouveler l'exploit, la très sympathique équipe de Léonor de Senzac.

Hé, mais c'est les mecs de l'avion.

Je les reconnais.

C'est eux qui nous ont fait béton.

Mais qu'est-ce que c'est que ces narvalos ? Je sais pas à quoi il joue,

mais si vous voulez récupérer votre argent, je veux pas un survivant.

Compris ? Bobby.

C'est modestement promis de terminer ce raid, ce qui sera certainement pas le

cas de tout le monde.

Largués en pleine nature, nos aventuriers ne pourront désormais

compter que sur ce raidbook à l'intérieur duquel se trouve cette

magnifique carte où sont cerclées de rouge les dits checkpoints obligatoires

de ce formidable marathon.

Quoi, moi je sais pas lire une carte ? Moi, qu'on appelle la boussole du 9-3,

je sais pas lire une carte ? Ah, c'est la meilleure celle-là ! Ben non, vous ne

savez pas lire une carte, non.

On nous dit que le checkpoint est nord-nord-est et vous voulez qu'on aille

à l'ouest.

Enfin, regardez.

C'est cette montagne-là qu'on cherche.

Vous comprenez ? Cette montagne-là.

Cette montagne-là, cette montagne-là. Il y a des montagnes partout ici ! Il y en

a en haut, en bas, à droite, à gauche.

Alors il est où votre putain de checkpoint ? Il est où ? Vous commencez

à me faire chier, mademoiselle, je sais tout. Eh, faut vous calmer, monsieur

Pasquois. Ouais, c'est ça, t'as raison, t'as raison. Si, faut vous calmer. Non,

parce que si vous continuez comme ça, vous n'allez jamais tenir.

Alors maintenant, un conseil.

Vous la mettez en veilleuse et vous me suivez.

Sinon, on ne sera jamais arrivés au checkpoint avant la nuit.

On prie ! Avant la nuit ! Je suis un sportif de haut niveau, mademoiselle !

Je sais exactement ce que je fais !

Je

me suis tué.

Elle me saoule, cette meuf, comment elle est conne ! Pédasse ! Elle fait chier,

elle fait chier ! Vous savez ce que c'est, son brassard de capitaine ?

Ben c'est pour son frère.

D'après ce que j'ai compris, elle l'a tellement poussé l'entraînement qu'il a

fini par en crever le mesquine.

Alors si vous voulez mon avis, on a intérêt à la buter maintenant cette

gueudin. Sinon c'est elle qui aura notre peau.

Enfin vous êtes marrant les gars, si vous aviez pas merdé dans l'avion, on

serait pas là.

Si on avait pas merdé ? Espèce de gonzesse, c'est toi qui tombe dans les

vapes et tu veux nous la faire à l'envers ? Allez dégage. Toi déjà le

foucrouille, tu parles sur un mouton.

Bordel j'ai fait un malaise, mais tu sais ce que c'est un malaise ? Ça t'est

jamais arrivé ? T'es un surhomme peut-être ?

Je suis peut-être pas un surhomme, mais je suis pas une tarlouze. Moi,

personnellement, madame, j'ai jamais fait de malaise. Eh ben vas-y, c'était

si fort que ça, monsieur, je suis pas une tarlouze. Vas-y, va la buter.

Allez, vas-y. Vas-y, vas-y, on te regarde.

Oh non, non, non, je peux pas la buter, cette main fallait trop bonne.

Non, non.

Elle est peut-être trop bonne, mais je te signale qu'au jour d'aujourd'hui,

elle vaut 4 millions de dollars.

Alors t'arrêtes de discutailler.

On la crève et on rentre chez nos mères.

Ouais, mais d'abord, faut la niquer.

Ça serait du gâchis de pas la niquer. D'accord ? Alors on te la tient, tu te

la tapes, et tu la tues. Je la tue ? Ouais.

Tu la tues.

Non, non, non, non, non, non. Moi je peux pas buter une fille que j'ai

niquée. Négatif.

Eh, bon, Zelda.

Monsieur veut bien la niquer, mais il veut pas la tuer.

Sur la tête de ma mère, Kader.

Tu la butes pas, tu la touches pas.

Ok, ok, je la touche pas.

Mais vous êtes bien dans la merde maintenant.

Parce que c'est qui qui va la buter, la grosse, hein ? Bon, allez, on y va, là !

Bon, ça va, on pisse, là ! On pisse !

Connasse. Oh toi, là.

Faut que tu me causes normal, hein.

Sinon je dis à tout le monde que t'appelles Kevin, moi.

Arrête, cousin.

Non, non, y'a pas d'arrête et pas de cousin.

Je te dis que j'ai fait un malaise, j'ai fait un malaise, tu me crois ? C'est

tout.

C'est clair ? Kevin ?

C'est quoi ? J'avais un copain, il avait le même en bleu.

Mais le tien, il est vachement plus cool.

Pauvre con.

Allez, doucement, cheval, doucement.

Je me demande pourquoi j'ai réglé votre caution.

Je croyais que vous l'aviez formellement reconnue.

Hé, il fait nuit.

Tout le monde peut se tromper, quand même, non ? Non, monsieur Moumou.

Pas quand on travaille pour moi.

Bobby ?

Elle est bien bonne, celle-là.

Parce que vous, vous vous plantez jamais, peut-être. Hé, attends, attends,

attends, rappelle-moi un truc.

Qui c'est le gros malin, là, qui a filé tout notre pognon à des gars qui se sont

payés sa gueule ? Hein ? Qui c'est ? Hein ? Qui c'est ? Quoi ? T'as suffi,

maintenant. Nous, on va essayer de les repérer avant le jour.

Alors tu restes là, tu te calmes, et tu nettoies.

Les cinq, là ? Les cinq, là. Tout seul ? Oui, tout seul.

Non, mais vous savez pas qui je suis, Madame Jo, là ! Oh, le russe, c'est

Shintok, vous savez pas qui je suis ! Moi, je suis un malin, je suis un fou,

ça coûte pas, c'est un fou, c'est un fou ! Ils savent pas qui je suis, moi !

On récapitule. Kader, qu'est-ce que tu fais ? Je me précipite dans sa tente

comme un pite. Je me jette sur elle et clac, je l'enchaîne direct d'un coup. T

'es pas guilleté, là.

Que Dieu ait son âme.

C'est ça.

Samy ? Moi ? Ah oui, j'ai la chope par les épaules, toi par les pieds.

On attraîne jusqu'au ravin et on la balance dans le vide.

Voilà. Et si elle se débat ? On passe au plan B.

C'est-à-dire, je me mets sur le côté et il faut qu'il tue toutes les deux.

C'est ça.

Samy.

Dès qu'elle est pliée en deux, je la chope par derrière et je lui casse la

colonne. La quoi ? Je lui casse la colonne. Voilà.

Là, normalement, c'est sûr qu'elle se relève pas, la pota.

Parce qu'elle se relève quand même.

Toi et Samy, vous me la chopez.

Vous me la tenez bien fort.

Et moi, je la termine à coups de bûches dans sa gueule.

Après, on n'a plus qu'à la balancer dans le ravin.

Et voilà.

Un affreux accident.

Ouais.

Sûr qu'elle se relève pas la grognasse.

Et à nous les 4 millions de dollars ? YES !

Bon, arrête-y ! Tu ne vas pas la taper ! Si, je vais la taper ! Non, tu ne vas

pas la taper ! Je vais la taper, et après je vais te taper ! Bon, c'est bon

! On y va !

Carlito

! Carlito !

Non mais vous êtes vraiment des tarés. Vous voulez qu'on soit disqualifiés, c

'est ça ? Donnez-moi ça. Comment ça ? Non, non, non, il n'y a pas moyen.

C'est hors de question.

Je vous préviens, monsieur Pasquois, si vous ne me donnez pas ce téléphone.

Attendez, calmez-vous.

Il ne faut pas lui en vouloir.

C'est sa mère.

Elle est très, très, très malade.

Et elle est avec lui.

Alors il lui a laissé son numéro de téléphone, vous comprenez ? Oui, c'est

vrai. C'est ma mère.

Elle est vachement malade.

Mais j'en ai rien à foutre de votre mère.

Moi, je suis là pour gagner cette course.

Alors maintenant, jetez-moi ce téléphone.

Non, mais attendez, vous pouvez pas dire un truc pareil, c'est râlin.

Bien sûr que si, Kepo.

Tu sais bien qu'elle a déjà tué son frère pour cette course de bourges.

J'ai tué mon frère ? Ouais.

Non, c'est pas ça que tu voulais dire. Si, c'est ce que je voulais dire. Non, c

'est pas ça que tu voulais dire ! Mais bon, essayez de le comprendre.

C'est sa mère, sa maman, c'est sa crie de maman.

Et en plus, la sienne, elle va bientôt mourir.

Ouais, c'est vrai.

Elle m'a dit qu'elle allait mourir d'une minute à l'autre.

Alors mettez-vous à ma place.

J'aimerais bien, monsieur Pasquois.

Mais si vous lisiez mieux les journaux, vous... Vous sauriez que j'ai aussi tué

ma mère.

Alors maintenant, vous allez me jeter ce putain de téléphone et à l'avenir cesser

de me prendre pour une conne ! Tuer sa mère ?

Faut vraiment pas avoir le sens de la famille, hein.

Bon, ça fait peut-être beaucoup pour aujourd'hui, là, non ? Ouais.

Bon ben, nature à moi.

C'est grave qu'est-ce qu'elle a ta mère ? Ah ouais là c'est grave.

Allez, soldats ! Retirez-vous !

Les charges et les

armes, soldats ! Respect, mon général.

Vous êtes décis, Zidane ?

Rien de grave, mon général.

C'est une vilaine coupure.

On a un problème.

Quel genre ? Un AT-09 sur VIP.

Un AT-09 ? Oui, sur AI.

Ouh là là.

Où ça ? Au point 0 plus 22.

H moins 6.

Incroyable. Comme vous le dites.

Les VIPers ont conclu un accident.

Et nos experts en accident sont formels.

C'est pas un accident.

Origine des bisous ? Chocolat. Quantité ? Petite boîte.

Faciès des bisouteurs ? Il n'y a rien d'officiel.

Mais à l'état-major, on penche pour des pétroles.

Des pétroles-pétroles ou des pétroles-gaz ? De toute façon, des

pneus.

Instruction.

Gambadé.

En attendant, flash météo.

Bien reçu, mon général.

Fais gaffe quand même, hein.

Ça peut s'infecter, ces conneries.

Merci, mon général.

Merci, mon général.

Merci de la visite. Qu'est-ce que tu fais avec cette claque, Philippe ?

Allez, soldats, on y va ! Oui, mon capitaine, on y va ! Allez, soldats,

on y va ! C'est le capitaine qui l'a dit !

Tandis qu'en cette deuxième journée du raid, on me signale l'abandon, eh oui, l

'abandon de l'équipe suisse d'Amnesty International suite à un petit accident.

Alors, au nom de toute l'équipe, nous leur souhaitons un prompt

rétablissement. Alors que sur ces sublimes images, nous retrouvons en

queue de peloton l'équipe de Léonore de Ségonvac, toujours étrangement

surchargée, et l'équipe numéro 17 de Sa Majesté, Fouad M. Barak.

Mais, mais, mais, notons que déjà plus de 5 heures, et oui, 5 heures, laissées

par de l'équipe des BBL, talonnées de très, très, très près par l'équipe des

Casques Bleus de l'ONU, et par la seule équipe 100% féminine de ce raid, l

'équipe d'Auclonde. Bravo les filles, ai-je envie de dire. Bravo les filles.

Deux canoës.

On a le droit à deux canoës par équipe.

Alors maintenant, on monte où ? Attendez, les canoës, il y en a plein.

Hé, bouffon !

Ils viennent de vous dire qu'il y avait des abandons à Tiers-la-Rigole. On va

pas les laisser en jachère, c'est complètement con.

Vous avez peut-être l'habitude de tricher, M. Pasquois, mais pas moi.

Alors maintenant, vous me remettez ce canot à sa place et vous me lâchez du

lest. Du quoi ? Du lest.

Du lest, du lest. Je veux bien, j'en ai pas, moi, du lest.

J'ai du Nike, du Adidas, du Tim, du Ralph, mais j'ai pas de lest.

J'en aurais eu, j'en aurais lâché, mais là, j'en ai pas.

Elle a raison, ta kiné en est trop chargée.

Faut jeter des sacs.

Charles, s'il te plaît ! De toute façon, moi, je jette rien.

T'es qu'à demander à Bernard ! Hé, hé, hé, mais

Il n'y a pas moyen que je lâche quoi que ce soit.

Surtout pas les vinyles de Barry.

Toute ma vie, je les ai cherchés.

Il n'y a qu'à demander à l'autre P4, là.

Ces caters pilards.

Ils sont lourds, ces caters. Il n'y a qu'à les têcher.

C'est vrai que c'est pas léger, des caters. Ah non, non, non, non, non, non,

non, non.

Ah non, hein. Des caters, c'est pour ma mère.

En plus, depuis qu'elle vit au bled, elle a des problèmes à la cheville.

Alors jamais je les jette, des caters. Jamais.

Non, mais je rêve, hein.

Je rêve. On est à la maternelle, là.

Bon, allez.

Eh les gars, les tentes, combien de fois on a dormi à la belle étoile, hein ?

Combien de fois ? On va pas commencer à se la jouer aux petits bourgeois, on

jette ! Ouais c'est vrai, il a raison, c'est comme les kawais qu'ils nous ont

donné, des larchumas ! Franchement, il pleut jamais ici, et si par malin on va

à la cité avec ça comme on se fait tailler, allez on jette ! Il a raison,

ça n'a plus mal, c'est comme les tentes !

Puisqu'on marche pas la nuit, c'est pas la peine de s'encombrer.

On jette.

On aurait jamais dû lui laisser Barry White ! Non, là, c'est Diana Ross !

Tu fermes ta gueule, s'il te plaît.

J'espère qu'on est bientôt arrivés, parce que j'en ai

marre ! J'en peux plus, j'ai mal au ventre.

Avec un pagaillé au lieu de Jemir, on arrivera plus vite.

Elle a raison, Edouard.

Serre-toi de ta pagaille.

Ma pagaie ? Mais oui, Edouard, ta pagaie ! Je pense aux catères de ta mère.

Les catères de ta mère, Edouard ? T'as déjà oublié ?

Je voudrais pas vous affoler, mais je crois qu'on va vers un très gros

problème, là.

Ah bon, vous croyez ?

C'est qui cette voix de tarlouze ? Mais c'est Yaya ! Bon alors, ça fait deux

jours que j'essaie de vous joindre.

Passe-moi Samy.

Samy, je peux pas. Il est parti à la piscine avec Kader.

Passe-moi Takini.

Takini ? Ah Takini, je peux pas.

Il est aussi à la piscine.

Et Nathalie, elle est où Nathalie ? Nathalie, elle aussi elle est à la

piscine. Comment ça, elle est aussi à la piscine ? Mais tu te fous de ma gueule,

elle vient de venir !

Ah, elle est au resto ? Mais oui, elle est au resto de la piscine.

Toi, la tarlouche, tu m'as arrêté de me raconter des salades. Je te dis qu'il n

'y a pas de resto à la piscine.

Ou alors t'es en train de sous-entendre que je suis cocu et qu'elle saute après

mettre au sous-marin, c'est ça ? Mais arrête de t'exciter, espèce de malade,

et laisse pas terminer mes phrases.

Ta meuf, elle est au resto de la piscine.

En trois mots, c'est un sushi dans le Vieux-Montréal.

C'est un endroit de la mode et les autres sont partis avec elle pour la

suite.

Bon.

Je préfère.

Michel, vous êtes en direct, hein ? Michel ? Michel, vous en savez ?

Je te laisse parce qu'il y a les mecs des stups qui viennent chercher leur

enveloppe.

Allez ! Je vous rappelle.

C'est bon, t'es sauvé, Tachini ! C'est bon, t'es sauvé ! Accroche-toi, mon

gars, accroche-toi.

Tu vas pas mourir.

T'inquiète pas, ça va aller.

Le sac ! Le sac ! Le sac ! Tous

les

gens qui ont vu la mort, ils disent qu'ils ont vu une grande lumière blanche

au bout d'un tunnel.

Je vais vous dire quelque chose.

Elle est pas blanche, la lumière.

Elle est rouge.

C'est même un tout petit point rouge qui clignote au fond de l'eau et qui te

dit... Viens, mon enfant.

Viens.

N'aie pas peur.

Je t'assure.

Si t'es un peu curieux, t'y vas.

Parce qu'en plus, elle est vachement sympathique comme lumière.

Elle est chaleureuse et tout.

Seulement voilà, si tu y vas, tu meurs.

Toc toc toc, c'est les sauces docteur.

Non, je plaisante.

Tenez, je vous ai trouvé du dermophile indien.

Qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse ? C'est un antiseptique que je vous ai

demandé. Je sais, mais bon, on a un petit peu merdé tout à l'heure et on a

acheté les trousses de secours avec les kawais.

Vous êtes vraiment cons, hein.

Ouais.

On est vraiment cons, hein.

En fait, tenez.

C'est pour vous remercier de ne pas m'avoir balancé pour l'histoire du

plongeoir de Sarcelles.

Et c'est aussi pour vous dire merci de la part de Taquini.

Taquini ? Pourquoi Taquini ? Pourquoi Taquini ? Moi j'ai dit Charles.

Va.

Taquini, Charles.

Taquini.

Tenez.

Mais il n'est pas assez grand pour me dire merci lui-même.

Vous savez, lui, à part sa mère, il n'a jamais parlé à une femme.

Bah si, une fois.

Au moins, c'était dans le noir, c'était dans la cave du bâtiment 7.

Ça compte pas.

Vous êtes bizarre comme Allemands.

Vous ne ressemblez pas du tout aux gens que j'ai rencontrés jusqu'ici.

Oui, mais c'est parce que vous n'êtes jamais venus à Saint-Denis, ça.

Ni à Saint-Denis, ni à Sarcelles, ni à Neuilly.

Bonne nuit, je vous arrête tout de suite. Neuilly, c'est les Hauts-de

-Seine, ça n'a rien à voir. Ils ne sont pas du tout pareils là-bas.

Là-bas, ils sont froids, ils sont distants, bourgeois.

Un peu comme moi, c'est ça ? Pas du tout.

Pas du tout. Non, vous êtes beaucoup moins... Enfin, vous êtes beaucoup...

Vous êtes pas... Vous êtes beaucoup plus... charmante.

Je dis ça, voilà.

Vous êtes charmante.

C'est mon avis, hein. C'est personnel.

Charmante.

Vous savez, Bernard-Henri, moi aussi, finalement, je... Je trouve plutôt bon.

Bon ?

Bah oui, enfin... Enfin charmant.

Et depuis mon enfance, je porte pas la chanson que j'aime.

Donc on va peut-être pas arranger la liste.

Vous faites votre nez, ça va mieux ? Hein ? Votre nez.

Ah oui, ça va mieux.

Merci.

Mais elle était rouge, la lumière.

T'es sûr ? Bien sûr que je suis sûr.

Elle était rouge.

Et elle clignotait.

Comme ça.

Tchac ! Tchac ! Tchac ! Si, si, si, il a raison, je me rappelle ! J'ai vu une

émission de télé à la télé où ils en parlaient.

Ils disaient que si les gens qui clansent, ils voient une lumière blanche

au bout d'un tunnel, c'est normal.

C'est parce qu'il y a beaucoup d'accidents de bagnoles dans les

tunnels.

Et les lumières blanches, c'est les feux de croisement des bagnoles qui passent

comme ça.

Sans s'arrêter.

Même qu'avant, les gens, ils voyaient une lumière jaune.

Parce qu'autrefois, les phares, ils étaient jaunes.

Mais si les mecs qui meurent, ils ont la tête tournée comme ça, vers cul des

voitures, alors forcément, la lumière, il la voit... Il la voit rouge.

Ah ouais ? Ben ouais !

C'était pour qui les fleurs ? C'était pour ta mère.

On avait dit pas les mères.

C'est vrai, il a raison, c'est pas bien de parler des mères comme ça.

Allez les gars, on est arrivés.

Quand vous voulez.

Un raid qui en ce cinquième jour est toujours dominé par l'équipe féminine d

'Auckland, bravo les filles, et par celle de BBL, des garçons très

sympathiques. Pour les autres cela semble déjà mission impossible, c'est

bien plié, à moins que l'arrivée dans cette région de l'Alma Perdida ne vienne

bouleverser la donne. En effet.

Typhus, légionellos, dyscentrique, rap géant et autres tubélariés font chaque

année plusieurs centaines de victimes dans ces marais.

La légende prétend même que le célèbre rappeur californien Tupac y aurait

trouvé la mort. Mais ça...

Il peut me saouler celle-là aussi.

On n'est pas en vacances, on n'est pas en vacances.

On sait qu'on n'est pas en vacances.

Les mecs, j'ai bien réfléchi cette année.

Je crois que finalement, si on gère bien, on peut vivre à quatre avec deux

millions de dollars.

Ah ouais, sans blague.

Les cahoués, les catères de la pharmacie, je veux bien.

Mais pourquoi vous avez jeté le PQ ? Pourquoi ? Oh, t'as le code.

Qu'est-ce qui s'est passé avec lui ? Crocodiles ! Crocodiles

!

Eh ! J'ai combien de mains là ? Oh oh ! Pamela !

Eh ! J'ai combien de mains là ? Oh oh ! J'ai combien de mains ?

Mortel ! Eh ! J'ai combien de mains là Pamela ?

Eh Mister ! Excusez-moi Mister ! What is the size of your pompe ? La

taille de vos shoes ? Je rêve ! Je rêve !

Ne vous inquiétez pas, c'est par simple curiosité. Je vais lui rendre.

En même temps, il n'y aura plus besoin.

Tant pis pour l'autre équipe.

Tirez.

C'est les Américains.

On ne tire pas sur les Américains. Nos syndicats ont signé un accord.

On attend que l'espoir soit passé.

Ah ouais, d'accord.

Oh là là, le chinois ! Trop bien ton gun, hein ? J'avais un copain, il avait

le même, il voulait jamais me prédire. Il passe, passe, passe ! Allez, son

parole est où ? Passe, passe ! C'est bon ! Oh purée, bien équipé ! Oh oh ! Putain

! Léger et tout ! Bien stable, bien ergonomique, sa mère ! Bien équilibré !

Bonne visée ! Non, il est bien ! Oh, Takini ! La lumière rouge dont tu

parlais !

Ça ressemblait pas à ça.

Maman est clignotée.

Ça, c'est une visée laser montée sur MC... Hein ? Pardon

? Bah tirez maintenant, tirez !

Putain, merde !

On en fait quoi d'elle ? Avec elle, ce n'est pas la peine, elle est déjà dans

le gaz.

Elle est peut-être dans le gaz, mais elle n'est pas aveugle.

Je ne lui ai dit aucun survivant.

Je pense que votre agent m'a dit que vous étiez les meilleurs.

Il faut arrêter de remuer le couteau dans le feu, monsieur, je sais tout.

Momo, n'en rajoute pas, s'il te plaît.

Allez, la coisse sera ailleurs.

Rendez-vous à la santé du marais. Si je te le dis, elle n'est pas qui vivant.

Allez, on croque.

Laisse-la.

Pourquoi ? Je comprends pas.

On va lui faire une fleur.

Pourquoi ? Parce que c'est grâce à elle qu'on est enfin seuls tous les deux.

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous vouliez me voir ? Oui.

C'est notre dernier contre-amour.

Je vais crever, Momo.

J'en ai plus que pour six mois.

Qu'est-ce que c'est que cette connerie ? C'est pas des conneries, Momo.

Ils me l'ont dit à la médecine du travail.

Non.

Si.

Je tiens à te dire que je t'aime bien.

Je t'aime bien.

Tu es ma seule relève, petit.

Mais non, Madame Jo, il y a le chinois, il y a le russe... Eux, c'est pas

pareil.

Pourquoi ? Parce que si toi, t'as pas eu la chance de connaître tes parents, moi,

j'ai bien connu ton père.

Maman ?

Faut lui faire du bouche-à-bouche.

Très bien, super idée.

Vas-y.

Ah non, non, non, non, moi avec les morts, je sais pas faire.

Non, non, non.

Eh mais toi, toi t'as fait du scourisme au baffa.

C'est vrai ça.

Le baffa, quoi.

Mon baffa, je l'ai pu mon baffa. C'était il y a super longtemps, je l'ai oublié

moi ce truc-là.

En plus, en ce moment, j'ai des aftes. Ah ouais, t'as des aftes, comme par

hasard. Aujourd'hui, maintenant, t'as des aftes. Ouais, j'ai des aftes. T'es

docteur ? Non, je suis pas docteur, mais ça va le devenir quand je vais te mettre

des aftes dans ta gueule. Mais bravo ! Ça va, je vais le faire.

Je vais le faire.

Vous êtes des salauds ! Moi je suis un salaud ? Je me suis niché l'épaule à

vous transporter sous les balles et moi je suis un salaud ? C'est incroyable ça

! Je ne sais pas qui vous êtes.

Je ne sais pas par quel moyen vous avez trompé Lino.

Mais moi vous ne m'avez jamais trompé.

Je ne sais plus le premier jour que vous êtes des escrocs.

Quoi ? Des escrocs ? Elle est bonne ! Ça va pas ou quoi ? C'est normal, calmez

-vous, vous venez de subir un choc.

Donnez-moi ça.

Quel genre ? Un VPI.

Un VPI ? Oui.

Cinq cheeseburgers. Les Américains ? Ils ont Isidore.

Excusez-moi, mon général.

Vous disiez des cheeseburgers ? Pire.

Des royal cheese.

Royal cheese ? Le bébé fessé dans Isidore.

On a pu fouiller les poubelles de la cantine et on a repêché quatre sardines.

Des bichouets ? Oui, des petits grilles.

On les fait dégorger ? Négatif.

On les envoie directement chez Picard.

C'est chaud, là, non ? Écoutez-moi bien, Isidore.

J'ai réquisitionné un commando de 50 hommes pour vous épauler. Je vous donne

12 heures pour organiser le barboc.

Sinon, c'est une pentagone qui s'occupe du ketchup.

Viens, mon général.

C'est au boulot, bande de nazes ! Vous avez raison, mon général, c'est une

bambine de couillons ! Vous, mon général, vous voulez mettre des suicides

à la tête ? Je vous jure que c'est ça !

Vous savez, depuis que Prutus a tué César, on ne peut suivre personne.

Bah ouais, il l'a buté avec un chasse comme ça.

En attendant, votre lino, on a intérêt à vite le balancer au flic. Non, plus ça

tout de suite, Akini.

Avec nos passés, nos faux passeports, c'est un coup à en prendre pour 7 ans

facile. De toute façon, il est beaucoup trop rusé.

S'il est inculpé, il fera croire que j'ai organisé un complot pour récupérer

ses barres de la holding.

La holding ? Bah ouais, les gars, la holding.

Quel genre ? Genre, délit d'initié.

Abus de bière sociaux, fraude fiscale. Ah ouais, fraude fiscale.

Bien des morts ! Je veux rentrer à la cité, j'en peux plus ! Trouve-nous une

idée avant qu'on soit tirés comme des lapins.

Je savais qu'on les aurait.

Vous vous foutez de ma gueule ou quoi ? Mais qu'est-ce que vous branlez ?

Dès qu'il prend du shit, il peut pas s'empêcher de gueuler.

Alors, est-ce que Jean vous aimait ? Allô ? Allô, vous m'entendez ? Vous êtes

vraiment des troubuqueurs, je vous préviens. Si ça continue, je vous envoie

des yugos.

En plus, ça tombait, ils n'ont jamais pu vous saquer.

Alors, il ne demande que ça.

Qu'est-ce que j'ai dit ? Tu

as dit qu'il ne fallait pas fumer devant les gosses. Alors ? On ne fume pas

devant les gosses.

D'où ces fous-malcons ? Dégage ! Tu vas faire pleurer le môme avec ta sale

gueule.

Oui.

Bon, je viens d'avoir la môme au téléphone.

Comme elle s'emmerdait, je lui ai dit que j'avais des copains.

Chambre 68.

Elle va venir vous voir de ma part.

Alors attention, les gars.

Vous avez intérêt à assurer.

Je veux qu'elle s'amuse.

Vous entendez ? Qu'elle s'amuse.

Bon, allez, c'est bon. La minute est terminée.

Faites-moi bouche à. On a perdu assez de temps.

Vous avez tendu le café des bras ? Vous avez qu'à le reboucher vous-même, votre

couche, pas votre clebs.

C'est quoi, ça ? Une rébellion ? Ouais, c'est une rébellion. Ouais, c'est une

rébellion ! Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux qu'on se batte ? Non, non,

laisse ! Depuis le début, je peux pas te traquer tellement tu prends les gens

pour de la merde. Alors viens ! Allez, viens ! Tu te calmes, maintenant, ça

suffit ! Non, ça suffit pas ! Tu sais pas qui je suis, moi.

Tu sais pas qui je suis, moi ! Je suis à ouf, moi ! Je suis un malade ! Je peux

buter n'importe qui ! N'importe qui, comme ça ! Pas, pas, pas, ces chevaux !

Non mais tu crois quoi ? Tu crois quoi ? Parce que tu nous pètes, tu peux te

permettre ? Mais attends, mais c'est qui les pros ici ? C'est nous les pros, d

'accord ? Et nous, quand on dit oui, toi tu dis non ! Quand on dit c'est à

droite, toi tu dis c'est à gauche ! Résultat, tu fous le bordel depuis le

début avec toutes tes conneries, là ! C'est bon, t'as fini ? Oui, oui, il a

fini ! Non, non, non, non, non ! J'ai pas fini !

Des mecs comme toi, je les connais par cœur.

Tu sais à qui tu me fais penser ? Hein ? Tu sais à qui tu me fais penser ? Tu me

fais penser au gros Lionel, CM2, qui est toujours les plats des petits à la

cantine. Et même les profs, il s'y passait. Mais personne n'osait rien dire

parce qu'il était le fils du dirlo.

Résultat, pendant trois ans, j'ai jamais eu de dessert.

Et toi, t'es comme ce con de Lionel, toi. T'es un profiteur.

Non mais moi, j'aurais honte à votre place.

Y'a pas que le pouvoir et l'argent dans la vie.

Y'a aussi l'amour.

Ça, évidemment, hein.

Ça, ça t'échappe, hein.

C'est bon ? Vous êtes fini, là ? Non, j'ai pas fini ! Si, c'est fini ! Elle

est comme moi, cette fille.

Elle a perdu toute sa famille.

Il lui reste plus que vous. Et vous, ce que vous avez en tête, c'est de la

buter. Vous récupérez son oseille.

Putain, laissez-moi vous dire le fond de ma pensée. Vous êtes une merde.

Tout le monde a envie de vous le dire depuis le début, mais personne n'ose.

Voilà ce que vous êtes.

Une putain de merde ! Non, non, vous l'excusez, vous savez, quand il est

fatigué, il pense pas à ce qu'il dit, hein ? Hein, tu penses pas à ce que tu

dis ? C'est bon ? C'est fini, hein ?

Cette

fois, vous m'excuserez, mais...

Ceci ne serait pas l'enterrement.

Moi aussi je suis fatigué.

J'en ai marre. J'en peux plus. J'en ai marre. Vous entendez ? J'en ai marre !

Bon, on s'accroche au lieu de gémir.

On est bientôt arrivés.

Mais oui, c'est ça.

On est bientôt arrivés. Ça fait une semaine qu'on est bientôt arrivés. Hier

matin, on est bientôt arrivés. Yaya.

Oui ? Ta gueule.

Oh, il faut abandonner mon capitaine.

Vous allez se déballer, vous faites une hémorragie.

C'est pas sérieux. Il faut abandonner.

Hors de question !

D'abord, on va décercer ces enculés.

Et ensuite, on va continuer cette putain de course.

Parce que je l'ai promis à ma fille.

Viens, mon capitaine.

Allez, les gars, on va décercer ces enculés. Et on termine cette putain de

course. Parce que le capitaine lui a promis à sa cabine.

Et c'est très important, la cabine du capitaine. Vous n'avez pas de cabine,

vous ou quoi ?

Qu'est-ce qui se passe encore, là ? Qu'est-ce qui te prend ? Mais vous voyez

pas qu'on tourne en rond ? Ça, vous l'avez pas vu, ça, vous voyez pas, hein

? Vous voyez pas ? Regardez ! Ça fait cinq heures que j'ai bouffé ce truc-là !

Ça fait cinq heures ! Mais l'autre pute, là, qui porte l'œil, elle dit qu'on est

bientôt arrivés.

Pas comme ça.

Sa mère, on est bientôt arrivés ! On va jamais y arriver ! On est là ! On est

perdus, là ! Mais oui, on est perdus ! On va crever ! On va tous crever !

Faut qu'on actionne la balise de détresse, sinon on va crever ! On va

tous clamer sur ton nez ! Ferme ta gueule, Yaya, t'as compris ? Ferme ta

gueule ! Personne n'a crevé ici.

Personne. Maintenant, tu te calmes.

L'enculé ! J'en peux plus ! J'ai trop mal au ventre ! J'ai trop mal au cul !

Faut qu'on arrête, là ! L'enculé !

Eh, moi, t'as quitté, t'as tout...

C'est pour la pute qu'ils portent l'oeil.

Maintenant, t'arrêtes de chialer. Tu remontes sur tes skis et t'avances.

Bien fait pour ta gueule.

C'est eux, mon capitaine.

Ok, mes pieds.

Allez, soldats, on y va.

Sauf si il tombe sur l'équipe 4 de Yaya ! Sauf si il tombe sur ta mère ! Parlez

-moi fort, on peut nous entendre.

Bien reçu, mon général.

Allez, courage, mon petit.

On vous attend à l'arrivée.

Merci, mon général.

C'est un malheur.

C'est un malheur.

C'est un malheur. C'est un malheur.

C'est un malheur.

C'est un malheur.

Voilà, c'est que vous n'êtes pas le premier mistake qu'on a de toute façon.

Donc alors, levez-vous et soyez dignes, vous êtes un prince.

On n'arrête pas de se gourer depuis le début.

Hein, mon capitaine ? Ouais, un big mistake.

Voilà, c'est un mistake.

Il y a vos lunettes, là.

Ah, je peux pas. Chami, mets-toi ! Qu'est-ce que tu fous ? On va te crever

sinon, viens ! Allez ! On sait que t'as le vertige ! Mais on le sait que t'as

jamais sauté du plongeoir de la piscine de Sarcelles ! Mais bordel ! T'as sauté

en para-jute, c'est pas pire ! Alors viens ! Allez, Chami, viens ! Si, si, c

'est bien.

Qu'est-ce qu'on avait dit déjà ? Une balle dans la tête ? Ah non, c'est vrai,

on avait dit un accident.

Un accident, genre un accident de bégouin.

Comme Jeanne d'Arc.

Allez, je vous propose le son de l'ange.

C'est pas mal, ça ? Le son de l'ange.

Ça me rappelle quelque chose.

Ah oui, ton père.

Ça me rappelle ton père. Quel homme.

Quel homme.

J'avais beau le pousser, il voulait pas tomber.

À la fin, j'ai dû lui écraser les doigts pour qu'il lâche.

Ça a dû lui faire mal ! Mais bon, c'était avant ta mère et ton frère.

Je manquais encore un peu d'expérience.

Espèce de pourriture ! Un peu de retenue, ma petite Léo.

Depuis le temps, je fais encore un peu partie de la famille.

Pourquoi t'as fait ça, Lino ?

Mais pour l'argent, ma chérie, pour l'argent ! Parce que moi, pour réussir,

il m'a pas suffi de naître comme ton cher père, ou comme ce pauvre crétin de

Jean-Seb, ou comme ton oncle Robert.

Moi, j'étais qu'un pauvre parisi ! Ma mère curait les chiottes de ton grand

-père sénile en Italie, pendant que mon père crevait silicosée dans vos mines !

Mais bon... N'arrête les violons, hein ? Dites-toi à récupérer ton fric,

qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec la malédiction de ces

gonzacs !

Ma mère, elle a grandi dans un corot du côté de Roubaix.

Et je fais pas une maladie.

Mais arrête de déconner, Takini ! Moi, je suis sérieux, là ! D'accord, j'ai

pris la place de vos mecs, d'accord ! Mets-moi un contrat ! Je l'aurai rempli,

le contrat ! Mais qu'est-ce que tu te prends, toi ? Enculé, qu'est-ce que tu

fous ? J'en ai marre comme traite de fiotte ! J'en ai marre d'être considéré

comme la patrène du quartier !

Je suis prêt à la tuer moi, même gratuit ! Et toi t'es énervé à cause de ton

pognon ? Eh bien tiens ça là ! Mais

qu'est-ce que ça veut dire ? Mais

qu'est-ce qui vous prend là ? Mais vous êtes fous les mecs là ! Vous êtes morts

! Moi je vais vous maraver vos petites gueules de salopes ! Qui est à l

'appareil ? Commencez à qui ? Carlito ! Carlito ?

Là, vous avez de la chance.

C'est une erreur.

De la chance, de la chance, mais pour qui se prend ce connard ? Vous me

parliez, M. Carlito ? Ouais.

J'aime pas le bleu des gosses.

Tu leur feras le même que le mien, en rose.

En rose ? Ouais.

Et puis tiens, tu me rajouteras deux petits gilets blancs. Un truc classe,

quoi. Oui, oui.

Très bien, M. Carlito.

Allez, ben toi.

C'est rien, vieux.

Chez nous, à Saint-Denis.

On dit que la triche revient toujours au même.

Exactement, Nardin. Ça veut dire quoi, cette connerie ? Ça veut dire qu'un jour

ou l'autre, vous paierez pour ce que vous avez fait.

Mais pour que je paie, il faudrait que ça sache, mon garçon.

Et des témoins, il n'y en aura pas.

Enfin, il n'y en aura plus.

Merci.

Bravo ! Bon, je vous aide encore ?

Vous vous y allez comme des grands ! J'te moquerai, Léonard ! Et même moi,

j'te maudirai encore ! J'ai peur.

J'espère que tu vas pas me porter la poisse, quand même.

Allez ! Lâche-moi, il y a mer ! Je vous aide. Aidez-moi !

Il n

'a pas honte.

de Momo.

Qu'est-al, qu'est-al, qu'est-al, qu'est-al ? C'est Mathias Morin qui vous

retrouve en direct de la cinquième arrivée de ce rêve. On a eu chaud, on a

eu froid et maintenant on a de l'eau tout partout sur la tête. Alors aujourd

'hui, moi je ne sais toujours pas qui, qui arrivera le premier. Sur cette cible

qui symbolise la ligne d'arrivée, l'équipe féminine d'Aucland, bravo les

filles, ou celle de nos increvables PPN.

Alors que là, je vois des images de notre sympathique caméraman Fabrice

Vigneault, qui s'attarde sur un impressionnant détachement de l'armée

onusienne, venu supporter son équipe de casques bleus, qui malheureusement cette

année ne finira pas le raid.

C'est la loi du sport, d'où Radlex, c'est de l'ex. La loi est dure, mais c

'est de l'ex.

Que vous dire de plus si ce n'est que... C'est un coup de théâtre incroyable

qui se déroule sous nos yeux. En effet, puisqu'il s'agit du retour pour le moins

inattendu d'une équipe qu'on n'attendait plus. En tout cas, le moins que l'on

puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas croisé aux yeux. Une chute de plus de...

très très haut pour finir la première place alors que tout semblait déjà joué.

C'est l'équipe numéro 7, driveée par la millionnaire Léonore de Secondac.

Ça y est, ils ont gagné le rêve. Alors que là, attendez, j'espère que notre

amie Fabrice s'attarde sur l'équipe des supporters de l'ONU qui font des gestes

déplacés, ce n'est pas bien.

Il faut accepter la défaite, c'est aussi ça le sport.

Cette victoire, il la mérite, elle est à la hauteur de l'événement.

J'ai envie de dire carton rouge, si ce n'est pas carton jaune ou alors carton

bleu. En tout cas, gros carton, c'est pas bien.

Évidemment, l'argent c'est bien, c'est beaucoup, mais nous c'est surtout pour l

'amour du sport, vous savez.

On est des sportifs avant tout.

Si ça sort pas par le bas, je sais pas, moi, vomi !

C'est dommage, parce qu'à l'hosto, ils vont te faire des trucs super chelous.

Quoi, chelou ? Bah ouais ! Ils vont commencer par un toucher rectal, et si

par bonheur, ils se rendent compte que c'est une obésie intestinale, t'es bon

pour le billard, mon gars ! Oh, non ! Oh, Pamela ! Là, il a raison ! Imagine,

t'as une hernie oesophagienne, avec rupture de l'intestin grêle. Eh ben, t

'es bon pour un anus artificiel, mon pote ! Faut pas déconner ! Mais qu'est

-ce que c'est que ces conneries, là ? C'est pas des conneries, c'est de la

médecine ! Attendez, attendez, arrêtez ! Allez ! Allez, courez ! Dégagez !

Dégagez !

Quand je te dis qu'on ne l'a pas lâché d'une semaine, on ne l'a pas lâché d'une

semaine.

Attends, tu te fais confiance, Carlito.

Je te dis que ta Nathalie, elle est superbe, tu peux me croire.

Bien sûr qu'il faut la marier.

Allô ? Allô, je ne t'entends plus.

Je passe sous un tunnel, là, Carlito.

Allô ? Allô, Carlito ? Je te rappelle, je ne t'entends plus.

C'est pour ça qu'on s'est un peu entraînés.

Qu'est-ce qui vous prend ?

Disons que j'ai besoin de savoir pourquoi j'ai fait tout ça.

On brasse bien ? Un peu avec les dents, mais bon.

Elle est belle, cette Victoire.

Elle est vraiment très belle. Elle est à l'image de ce Red, à la fois extrême et

passionné. Aussi, pour conclure, j'ai envie de vous faire partager ce petit

proverbe cabile. Ah non, on me dit que non, alors je vais rendre l'antenne, c

'était... Allez, allez, allez, je réussis ! Allez, je réussis ! Vous avez

réussi quoi ? Eh ben, on est contents de l'apprendre,

c'était...

Sous-titrage ST' 501

Sous-titrage Société Radio

-Canada

Y'a des hauts, y'a des bas, mais j'me le travaille, j'me le

travaille, j'ai le travail.

Y'a des hauts, c'est tout beau, les flambants sans accrocs, c'est tous les

jours la fête, j'emmène dans ces suzettes. Y'a des hauts, y'a des bas, c

'est comme ça, qu'est-ce que tu crois ? Si c'est pas ça la vie d'un homme, la

vie d'un homme c'est quoi ? Y'a des jours où t'as vite, y'a des jours où t

'es vite, de nos jours pour ma vie.

Je suis un conningto, fais vite ta photo, j'pas mes lunettes noires, ça

fait pas signe non.

Mais si la musique n'y peut rien, allons brûler la piste, ça y ramène de l'amour.

Y'a des mots, y'a des rames, mais je veux le travail.

... ... ... ...

... ... ... ...

...

C'est trop rad, l'impression d'avoir des tradlocks. C'est à peine 10h, mais je

suis déjà une locumène. C'est la soirée de mes rêves, dis-le à mes potes et on

remet de l'or.

Dans ce bis, tout le monde met de l'or, les bitches.

Respectons-les, mais est-ce qu'elles-mêmes se reflèrent ? Moi, j

'aime les fois où je redescends des bitches.

Je te le dis, on est des espaces de fous, mais le jazz, on est rad.

And we'll pick up the ladies, move in at the club to the sky, down to the funky

side. Enfants du R.A.P.R.N.B.G.G.

Enfants du fond qu'on veut un simple enfant.

B.G. On ne se contente pas d'avis. B.G. C'est pour le Q

.G. U.G. B.G. S.P.G.

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