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Un jour, je t'attends.
Je t'attends.
Je t'attends.
Qu'est-ce que
vous faites là ? Mets-moi un petit peu de musique, s'il vous plaît.
Ça y est, ça ne dérange personne.
Ah si, ça dérange tout le monde.
Éteignez.
Merci.
Voilà, les programmes.
J'ai pas oublié.
J'attends toujours votre dissertation.
Vous me la rendez avant qu'on arrive.
Mais je l'ai faite, je vous la rends demain.
Ah non, demain.
Vous l'avez faite, vous me la rendez avant qu'on arrive. Vous avez jusqu'à ce
qu'on arrive.
Tony, faites un effort, s'il vous plaît.
Tu mettrais combien dans un maillot Maradona, toi ? Il y a ma fille qui me
tanne. Ça, je ne sais pas.
Un vrai ou un faux ? Un faux, je pense.
C'est pas grave, explique bien.
Mais depuis tout à l'heure, j'essaye de t'expliquer, tu fais comme... C'est mon
grand-père. Et en mode, c'était une famille d'aristos, c'était hyper
respecté. Oh frère, non, j'ai rien vu.
C'est bon mon gars, vas-y, continue.
Bref, vous avez une villa de malade.
Vous avez deux énormes tours, rayés.
Il y avait rouge et blanche, une énorme terrasse.
Là-bas, il faisait toujours beau.
Je sais pas pourquoi, mais il faisait toujours beau.
La maison, c'était de la folie.
Le jardin, il avait une jungle avec un énorme portail. C'était trop riche. Et
ça, je te dis, t'as vu ? Moi, j'ai dit, il y avait des arbres. Il y avait quoi ?
Il y avait des platanes, il y avait des palmiers, des pins.
Parce que j'ai vu des photos.
Ah, les photos.
Montre-moi une photo de la grand-mère.
Elle est fraîche, sa grand-mère.
Elle a des bonnes petites joues, sa grand-mère. Elle mange bien.
Je te raconte, frère. T'as vu, ma grand-mère était hyper pauvre. Elle
vient de la banlieue de Naples.
En gros, elle travaillait pour les Montorcis. On l'a vu là de ouf.
Premier jour de travail, elle arrive.
Elle ouvre la porte. Elle voit mon grand-père.
Coup de fou.
Coup de fou, frérot.
Il se lâche pas, il s'aime trop.
Et au bout d'un an...
Un an de bonheur, dolce vita, tout ce que tu veux, elle tombe enceinte.
Et là, un jour, un jour normal, un jour d'automne, un matin, elle se réveille,
elle va faire les courses pour la vie, là.
Elle descend en ville.
Et là, elle entend un bruit bizarre, en mode un bruit métallique. Elle n'a
jamais entendu un bruit comme ça.
C'est bizarre, ça. Elle ne sait pas, elle ne comprend pas ce que c'est. Tu as
vu comme deux camions se percuvent. Et là, elle entend un autre bruit.
Un bruit plus fort, en mode sourd, qui ne s'arrête pas.
Qui monte, qui monte.
Elle ne sait pas.
Et là, elle regarde autour d'elle et elle voit les lampadaires, ils bougent.
Et en fait, elle comprend que c'est la terre qui tremble.
Tremblement de terre.
Mais non, ça c'est chaud pour moi. Elle aurait pu aller voir ses parents ou je
ne sais pas quoi, mais non.
Elle veut aller sauver mon grand-père, ça veut dire... Elle l'aime trop, elle
est trop fidèle. C'est ça, c'est ça.
Elle veut dire... Elle court en mode. Elle court à la villa. Elle court, elle
court. Pendant une heure, elle va courir. Parce que t'as vu, les rues, c
'est même plus des rues. En mode, elle est là, elle se perd dedans, elle
comprend plus rien, tout ça. Au bout d'une heure, elle arrive à la villa.
Et là, la villa... Y'a rien.
Y'a plus rien.
Les tourelles sont par terre, les... Les arbres sont par terre, la piscine, elle
est remplie de pierres.
Et là, elle va commencer à chercher mon grand-père.
Elle va le chercher pendant trois jours. Elle lâche pas, t'as vu ? Trois jours.
Tu sais c'est quoi, trois jours ? Dans trois jours, elle lâche pas. Elle est
là, frère. Elle est là.
Et au bout du troisième jour, c'est là qu'on le prend. Elle va jamais le
retrouver. Mon grand-père, c'est fini.
C'est-à-dire que le petit, là, il va pas... Il va pas connaître son père.
Le petit, c'est ma mère, le bébé. Elle a jamais connu son père. En plus... C'est
chaud, c'est chaud. C'est horrible.
Je peux rien faire, en plus. C'est le pire.
T'as vu, mon grand-père, il savait que sa sœur allait dans la villa. Ça veut
dire qu'il a couru pour aller la sauver.
La villa, elle s'est effondrée sur eux deux et il est mort comme ça.
Là, tu forces, frère.
J'avoue, ça, je sais pas. Je t'invente, mon gars, mais dis la vérité, frère.
Non, mais tout le reste, c'est vraiment vrai. Ah ouais ? Je te jure, le reste, c
'est vraiment vrai. Ils ont vraiment retrouvé le corps de mon grand-père
quelques jours après.
Ma grand-mère et mon torse, ils lui ont donné un peu d'argent pour qu'elle aille
en France, aller rejoindre les cousins, des cousines. Ouais.
Une partie par la panier, c'était tout à l'autre. Ah, mais c'est grave.
Et... Elle a été détruite. Elle était folle de tristesse.
Elle avait perdu l'âme de sa vie.
Elle a accouché de ma mère.
Tu sais ce que je veux dire, là ? Ta mère, elle a de la famille, là, moi.
Ta mère, c'est compliqué, non ? Elle sait pas.
Elle sait pas trop.
Ah ouais ? T'as des dialogues, t'as dit, toi ? Non, je suis jamais allé.
Depuis t'as l'air là que tu parles en mode t'avais fait un vrai bail là mais t
'es jamais allé.
Vas-y comme toi, vas-y.
Regarde la flèche.
Elle est passée merci.
T'as esquivé ? De quoi ? T'as copié ?
Ah ouais je l'ai fait, je l'ai rendu.
C'est fou quand même, en mode, ma grand-mère, elle a aimé aucun autre
homme. C'était mon grand-père ou rien.
Ouais, c'est intense.
Alors toi, tu peux pas comprendre.
Quoi ? Bah, parce que tu capes des meufs en train de vaguer. Vas-y, ferme ta
gueule, toi ! Vas-y, raconte.
C'était cool.
Tu l'as pécho ? Ouais,
je l'ai pécho.
Direct ? Bah non, pas direct.
On y raconte mieux, frère, je sais pas.
J'ai embrassé.
Après, je l'ai touché un peu partout.
Et puis on a ken.
Et je bandais comme un fou.
T'as joui ? Ouais j'ai joué.
Tu passes de l'eau.
Je pense que vous allez repartir après.
Je pense pas.
On a pas grand chose à te dire en fait.
Je capte.
La cendre commençait à tomber sur nous, quoi qu'en petite quantité.
Je tourne la tête et j'aperçois derrière nous une épaisse fumée qui nous suivait
en se répandant sur la terre comme un torrent.
On n'entendait que le gémissement des femmes, les plaintes des enfants, les
cris des hommes.
Je pourrais me vanter qu'au milieu de si affreux danger, il ne m'échappa ni une
plainte. une parole qui annonça de la faiblesse.
Mais j'ai été soutenue par cette pensée déplorable et consolante à la fois, que
tout l'univers périssait avec moi.
Suzanne.
Bonjour. Bonjour.
Qu'est-ce que tu fais déjà ici ? Tu es tombé du lit.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Oh la la l'Italie il y a de quoi faire.
Oh la la.
Idrille il est pas mal.
Maurizio, Idrille.
Mario ça va.
Mario.
Même Donato un peu bourré ça va.
Ah oui il est pas mal.
T'aimes pas ? Je préfère son chat.
Mais Maurizio il est pas mal.
C'est un beau chien.
Si c'est un chat, c'est un chien.
Maurizio, il va m'apprendre les coutumes du pays.
Bonjour, Maurizio.
Comment allez-vous?
Tout bien.
Tout bien.
C'est ça.
Maurizio ne sait pas.
Qu'est-ce qu'il y a ? La rousse.
Quelle rousse ? C'est avec sa grosse sacoche.
Elle va me faire passer.
Elle va me faire passer.
Ah, c'est chaud.
Elle n'a rien à foutre.
Madame, c'est quoi ce sol ? Écoutez, Younes, je ne suis pas responsable du
sol.
Est-ce que vous pouvez vous expliquer la différence entre un volcan et une
montagne ?
Déjà, une montagne, c'est une montagne, on sait ce que c'est. Un volcan, c'est
une montagne, mais il y a une croûte, et à l'intérieur, il y a de la lave.
Une croûte. Ça jaillit, quoi.
D'accord.
Merci pour la synthèse.
Est-ce que quelqu'un se souvient de comment se forme un volcan ? Tony, par
exemple.
Je ne sais pas, non.
Non, vous ne savez pas ? Cherchez un peu, mobilisez-vous. Plaque tectonique.
Merci, James, pour votre aide.
Donc, effectivement, c'est la rencontre entre deux plaques.
Donc ça crée un chevauchement, et ce chevauchement fait surgir un volcan.
D'accord ? C'est ce qu'on appelle le volcanisme de... Oui, Suzanne ?
Subduction. Subduction, exactement.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer brièvement, Suzanne ? Les plaques
détoniques... On écoute, Suzanne, s'il vous plaît, Hugo, c'est un matka.
À Morité, il y a de la place, là-bas. Suzanne, parlez plus fort.
Quand une plaque coule sous une autre, elle va dans le manteau, et elle fond,
et le matériel fondu...
Ils remontent à la surface selon des failles de la croûte terrestre et ça
crée des volcans. Et après, les plaques tectoniques peuvent aussi créer des
volcans. Chère Matka, ça vous intéresse ? Oui, alors ça c'est vrai.
La Campanie, la région où on se trouve, c'est une zone qui a un très fort risque
sismique.
D'ailleurs, il y a très régulièrement des séismes. Et il y a eu dans l
'histoire de Naples des séismes extrêmement violents. D'ailleurs, le
dernier dont on peut se souvenir, qui est notable...
C'est celui de 1980 parce qu'il a été particulièrement tragique.
Il y a toute une partie de la ville et même d'ailleurs des villages alentours
qui ont été détruits.
Donc les matériaux du manteau terrestre sont entrés en fusion et ont provoqué ce
qu'on appelle le magma.
Il produit des gaz qui s'accumulent.
qui s'accumulent, qui s'accumulent. Donc la pression, elle monte, elle monte,
elle monte.
Et la pression, paf ! Elle casse le dôme du volcan et elle fait sortir une
colonne de fumée, de cendres et de pierre-ponce.
Et ça, c'est ce qu'on a appelé une éruption plinienne.
Pourquoi plinienne ? Pour Pline.
Très bien.
Pline, c'est un écrivain. Il va observer toute l'éruption.
tout ce qui se passe en direct depuis misère.
Et donc, qu'est-ce qu'il voit, Pline ? Il voit un énorme nuage, mais immense,
très très très très très haut dans le ciel, et qui ressemble à un champignon,
mais comme la bombe atomique à cette époque, elle n'existe pas encore, à quoi
Pline le compare ? Ça ne ressemble pas à un pin, on n'a pas vu ça 20 fois ? Un
pin ! Mais oui !
Très bien. Donc, on sait donc que lors de cette première journée, ce 24
octobre 79 après Jésus-Christ, c'est d'abord une pluie de pierres ponces qui
tombe sur Pompée.
Une pluie de pierres ponces. Et donc, les pierres, elles tombent en pluie de
rue pendant des heures.
Elles s'entassent, elles s'accumulent dans les rues, sur les habitations. Ça
monte jusqu'à 2,80 m de hauteur au moins.
Donc les gens, qu'est-ce qu'ils font, les gens ? Chamatka, que font les gens ?
Ils s'enferment.
Certains s'enferment, effectivement.
Ils essayent ou de fuir ou de s'enfermer, mais ça c'est une très
mauvaise idée.
Ils sont bloqués. Les pierres, elles bloquent l'accès aux portes ?
Absolument, parce qu'avec l'accumulation des pierres, au bout d'un moment, ils
vont se retrouver enfermés dans leur propre cave ou leur propre habitation.
Quand il n'y a pas des effondrements du fait de l'accumulation des pierres.
Il y a le nuage volcanique qui cache le soleil, donc c'est la nuit totale. D
'ailleurs Pline dit dans sa lettre, « Or c'était le jour, mais tout alentour, une
nuit plus épaisse qu'aucune autre régnait.
» Et donc au petit matin, ils n'entendent plus rien.
Et là ils se disent, « Ah ça y est, c'est terminé, la punition divine a
cessé. » Et alors qu'est-ce qu'ils font ? Ils commencent petit à petit à sortir
de chez eux.
Et là, le pire arrive.
La nuée ardente.
Ça, c'est un film, ça.
Oui, ça pourrait être un beau titre de film.
Vous savez ce que c'est la nuée ardente ? C'est une avalanche, une avalanche
très jeune.
Oui, c'est à peu près ça. Mais enfin, la nuée ardente, c'est difficile à décrire.
C'est un phénomène, mais c'est d'une ampleur.
Il faut que vous vous représentiez. Imaginez là, un immense nuage, immense,
immense, rempli de cendres, d'éjecta volcaniques, des pierres, des éjecta
volcaniques, du gaz, tout ça, brûlant. Mais quand je dis brûlant, c'est 250,
300 degrés.
Ce n'est pas brûlant, c'est l'enfer. Et c'est ce nuage brûlant.
qui dévalent le Vésuve, qui va à plus de 600 km heure, presque la vitesse d'un
avion. Je ne sais pas si vous vous représentez. Ça se déploie au contact de
l'air. C'est gigantesque. Et puis en même temps, c'est magnifique.
C'est comme une gravure en mouvement, vous voyez, avec toutes ces nuances de
gris possibles.
Et puis ça bouge, c'est léger, ça se déploie, ça virevole.
Et ça dévale le Vésuve et ça détruit tout sur son passage.
Foucault, Foucault. Hard Foucault. Foucault.
Foucault. Foucault.
C'est normal.
Tu es venu ici pour voir Boum ? Tu es venu ici pour voir Boum ? Tu es venu
ici
pour voir
Boum ? Sous
-titrage ST'
501
Tu veux pas demander c'est qui la voix ? Pourquoi faire ouf ? J'ai pas de ouf.
Qu'est-ce que c'est ? C'est un anniversaire de mariage.
Et qui est la famille ? Santoro peut-être.
Parce qu'il est Napoléon.
Ah, c'est Napolitano ? Tu peux le voir sur son visage ? Il n'est pas sûr que tu
ressembles à un Napoléon. D'où es-tu ? De Nottingham, ici.
Tu joues dans ta famille, du coup ? Il demande où es-tu d'ailleurs.
Tu connais Montorquie ? Je ne sais pas, les gars.
Il y a beaucoup de gens autour d'ici.
Juste demandez-le à eux.
Merci, merci.
Elle est passionnée et elle te dit d'aller demander.
Je crois que tu n'as pas très bien dit. Ça veut dire qu'elle a un doute.
Non, franchement, elle n'avait pas la réponse.
Elle n'a pas de doute.
Va demander.
Je ne vais pas aller demander, frère. Ils sont en train de chanter, de danser
et tout ça. Tu n'oses pas, il est à chaud.
Moi, je parle avec moi.
Tu es à chaud.
J'ai du respect.
Mais je ne vais pas aller dérager.
C'est moi la marqueur, frère. Calme, calme, calme.
Elle est chelou, leur ambiance. Comment ça, elle est chelou ? Je ne sais pas,
frère. Tu penses bien.
C'est chelou.
Moi déjà, elle est venue à la salle de mariage, je sais pas pourquoi tu le
fais. Mais en fait, tu sais que ça me fait pas rire, là, comment tu parles de
ma famille. Vraiment, ça me fait pas rire.
Ah non, mais je comprends pas, là. Arrête de t'envoquer une visite.
Personne te connait ici.
Ouais, c'est chargé, hein.
Ah oui ? Eh mais vous, je sais pas comment on fait. T'en es même pas un
chez le pays, là. Ils font pas rien.
Tu sais comment ils font ? Ils font pas. Comment ça ils font pas ? Ils viennent
piocher chez vous. Ouais.
Moi, toi ? Vas-y, t'abuses, toi. Mais pourquoi toi tu fais le mec gêné, ça y
est ? Parce que je suis pire. Il a chien Angela.
Mais non ! Peut-être qu'il a chien Angela.
Arrête, j'aurais pu le faire. Moi, je carrière personne. Parce que je suis né.
Des trucs de fou. Tu peux même pas imaginer. Je peux pas te raconter.
Vas-y, t'abuses. Moi, je suis pas comme ça. Oh, Jeff ! Il est boosté, il le
sait. T'es jaloux, toi, ou quoi ? J'en ai rien à foutre. Tu sais bien que j'ai
chien ma peau. T'as rien du tout.
Lâche ça, toi. Lâche ça, là.
Lâche ça, c'est tout.
C'est Voilà.
Les chanteurs
espagnols
! Sous-titrage ST'
501
Comment est-ce que ça va ?
Je fais des études à la fac de sciences.
Je fais des études à la fac de sciences.
Et toi tu fais quoi?
Lavoro ne cantiere.
C'est cool.
Non, non me piace. Fa caldo.
Fa molto caldo.
Tu connais la famille Montorsi ?
Non.
Qui sont ? Euh...
Ce sont des personnes que tu connais.
Je m'appelle... Salvestano.
Salvestano ?
Maurizio Sagrestano.
Et t'as grandi ici ? Si, je suis né ici.
C'est bien.
Si et non.
Là ! Là ! T'es sûr ? Les
gars, vous êtes à deux ! Vous êtes à plusieurs ! Je vais les casser ! Vas-y !
Vas-y, carré ! Ah, tu l'as ? C'est que j'ai pris deux petits ponts ! Parce que
milliers, c'est grave ! C'est pas gris ce qu'ils nous font, les mecs, c'est une
taille ! Tenez, tenez !
Elle est trop forte ! Elle est trop forte !
Alors ça, là, c'est pas beau.
Factuellement, c'est ça, c'est pas beau.
En fait, c'est tout ensemble, c'est beau.
Qui a pris Mitella ? Moi.
C'est ça. C'est du pied-monde.
Et toi, James, tu fais quoi l'année prochaine ? Moi, je vais faire prépa
lettres. Ah, le type, ouais. J'ai demandé la canale.
T'es chaud.
Et tu veux te spécialiser dans quoi ? Je pense...
Je vais un peu m'intéresser à la littérature juste et après on verra.
Ah ouais. Et toi ? Peintre en décoration, en formation.
Comme le daron ? Ouais, comme lui.
C'est carré ? Ouais, non, j'aime bien ce qu'il fait.
Et toi, l'année prochaine, tu fais quoi ? Je sais pas.
Après, vous me parlez de ça, c'est les vacances, vous menez en vacances, vous
mangez des glaces et vous me parlez de ce que je vais faire l'année prochaine.
On va aller au scolaire.
Il y a un exposé à Romain.
Tu l'as fait ? Non.
Il fait beau.
En fait, j'ai des discussions, c'est pas pour suivre les gars, ouais.
Pourquoi tu fais des petites pas tout à l'heure ? Elles étaient trop mignonnes.
Genre, elles étaient mignonnes et tout.
Quand je me maquillais, elles ont testé mon maquillage et tout.
Moi, j'ai grave kiffé.
Après, elles disaient que j'étais belle et tout.
Oh, elles sont pas telles. Moi, non, quand je vous retrouve là, moi, j'ai l
'impression que ça me détend bizarre.
Ah ouais ? Ouais.
Je sais pas, c'est... Les regards en mode.
Ouais, il y avait une pression, frère. C'était bizarre.
Arrête, frère, tu fais le parano, là.
Non, je fais le parano, wesh.
Mais là, c'est que des hypothèses.
Je ne pense pas. Même si elle m'attend, le fait qu'elle vienne à 10 sur elle...
Tu disais, les petites sont venues te parler. Elles étaient mignonnes. À
Paris, tu n'aurais pas vécu ça.
Je pense que c'est plus en mode, c'est quelque chose de nouveau.
Je vous jure, les gars, je pense que vous vous trompez quand vous dites ça.
La France, c'est raciste aussi.
Et tu ne te dis pas, aujourd'hui, ils sont tous racistes. C'est juste qu'il y
a des racistes partout.
Je crois qu'ils ont les PD ici.
Ça n'a aucun rapport. En plus, tu parles de trucs que tu ne connais même pas.
Moi, je ne connais pas.
Tu fais que des hypothèses, je te dis, juste dites rien. Vous savez pas, dites
rien. Mais ça c'est si ils aiment les pédés.
Mais non, mais du coup, est-ce que j'en ai parlé ? Moi j'ai rien dit. Moi je
sais pas s'ils aiment les noirs, frère. Mais donc dis rien, dis pas, ils aiment
pas les noirs, il y a son racisme ici. Moi j'ai pas dit qu'ils aiment les
noirs, j'ai pas dit... Vous voyez bien ce que vous dites.
Déjà ils sont genre assis, ils sont en réunion, ils vous disent des trucs. Vous
faites que des hypothèses, vous en avez rien. Vous faites des propos alors que
moi j'ai pas dit ça. Vous savez très bien ce que vous dites. Après t'as gardé
Tony, on peut pas trop donner notre avis dessus.
Parce que d'ailleurs tu parles d'hypothèse, mais si eux ils le sentent
à partir de ce moment-là, c'est plus une hypothèse, tu vois.
C'est bon.
Je sais pas si... Wesh, quand on jouait au foot, vous avez kiffé, on a passé un
bon moment, c'était cool. En plus, Gued, c'est trop beau, tout est trop beau, les
gens sont gentils, les gens sont heureux. Les gens, ils se lient, ils
sont heureux, ça c'est différent.
Oh, stop, oh, stop.
Oh, Tony, Tony, Tony ! Il y a ta grand-mère ! Vas-y, joue pas le patin,
en plus c'est qu'elle est morte. Oh, non, non ! Vas-y, vas-y, arrête !
C'est pas ta voix.
Attention.
Vas-y,
viens dans l'eau Tony !
... ... ... ... ...
...
C'est la barre qu'elle est pétée ! Je t'apprends qu'est-ce que c'est ! Ouais
mais c'est pas grave ! Vas-y, vas-y ! Elle
est cassée ? Waouh, Jeff !
Mais ça c'est déjà là ! Non mais c'est déjà là, c'est toi en fait ! Frère, on
va se faire niquer ! Tu sais que tu peux assumer ! Mais je n'ai pas reçu un truc
que je n'ai pas fait. C'est pas grave, c'est pas grave toi.
Il y a quoi ? Il y a une petite entaille. Une petite ? Merci
Tony, merci James
de prendre la peine d'être avec nous.
Vous rattraperez auprès de vos camarades, ce qui vient d'être dit, oui
? Oui.
Je ne vous entends pas.
Oui. Oui.
Oui, madame.
Le travail va donc porter... Est-ce que vous pouvez prendre des notes ? Vous
avez un papier, un stylo ? Voilà, c'est le moment de les sortir.
Donc, qu'est-ce qu'une trace ? Et comment la retranscrire, Angela ? L
'idée, c'est donc de rendre vivant quelque chose qui est mort depuis 2000
ans. Est-ce que ça peut être facultatif ou pas ? Mais qu'est-ce qui est
facultatif ? Il n'y a rien de facultatif. Vous faites un exposé, tout
le monde fait un exposé.
On est ici, c'est pas facultatif ce voyage.
Bon, bah non.
Ça a l'air de vous passionner, en tout cas.
Marianne, ça va ? Non, ça passe.
C'est maintenant, allez.
Salut.
Je vais faire quoi, du coup ? De quoi ? Exposer.
Je peux pas, là, j'ai pas le temps, je fais un truc.
Ouais, ça se voit, ouais.
Bon, vas-y.
Tu veux pas me lâcher là ?
Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui, et ce qui nous intéresse...
C'est vraiment de vous laisser vivre l
'expérience d'être face à cette œuvre-là.
Ce qui m'intéresse, il n'y a pas une vérité à chercher dans le fascicule, à
quoi ça correspondrait. Là, je veux vraiment que vous vous laissiez agir par
l'émotion que ça vous procure, en regardant ces visages, ces corps, leurs
mouvements, les couleurs, ces couleurs.
cette intensité, cette profondeur, et de laisser votre regard circuler et dire
ce que vous voyez, tout simplement.
Déjà partir de qu'est-ce qu'on voit.
Madame, moi je suis perplexe.
Vous êtes ? Je suis perplexe.
Perplexe ? Oui, c'est bien. Des femmes nues, un plateau, quelqu'un qui lit, un
enfant qui lit.
Même ça, je ne comprends pas pourquoi, il n'y a pas de sens.
Il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance.
Comme disait Paul Claudel, il n'y a pas à comprendre, au sens, il n'y a pas une
bonne réponse.
Moi, ce que je trouve déjà assez fort, sans même regarder la fresque, c'est
regarder au-dessus et les formes, ça évoque tout de suite le rêve. En même
temps, c'est le rêve, mais en même temps, c'est très concret.
En fait, il y a quand même des couleurs.
Qu'est-ce qui se passe là ? Qu'est-ce que c'est ces commentaires ? Quoi, oh là
là ? Qu'est-ce que vous voulez dire, Tony ? Oh là là, c'est trop beau, quoi.
Oui, c'est très, très beau, effectivement.
Pardon ? Alors oui, effectivement.
Alors qu'est-ce qu'ils ont l'air de faire ? Alors
c
'est intéressant ça Angela.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? C'est quoi ? Effectivement vous parliez des
regards, des visages, des expressions.
Il y a quelque chose comme ça de...
Et en même temps, on voit effectivement qu'il y a des costumes, il y a des
parures, il y a des instruments de musique.
Et ces personnages, vous les reconnaissez, ces personnages ? C'est
des personnages qui font partie du cortège de ? Dionysos. De Dionysos. Et
Dionysos, c'est qui ? C'est le dieu du vin. C'est le dieu du vin.
Le dieu ? De l'excès. De l'excès, de l'hymne. Et du théâtre.
Et du théâtre.
Du théâtre. Il y a un masque. Il y a un masque. Et c'est aussi cette ivresse
comme ça, mystique, cet enthousiasme, voilà.
Donc c'est pour ça, lui, il est dans cette position comme ça et on sent qu'il
est complètement enivré.
Juliette ? On a l'impression que les femmes, elles appréhendent quelque
chose. Oui, tout à fait. Et qu'elles ont peur de quelque chose, mais on ne sait
pas quoi. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Leur regard, leurs mouvements.
Exactement. On voit ces visages de femmes. Regardez cette femme-là avec
cette main. On dirait qu'elle repousse quelque chose et puis elle a cette
espèce de recul et de visage quand même. Qu'est-ce que vous voyez dans son
expression ? James, qu'est-ce que vous voyez dans l'expression de cette femme ?
Je vois une certaine peur mélangée à... Vous n'êtes pas capable de...
Si si mais juste parce qu'ils me dérangeaient ils parlaient en fait ils
faisaient une blague sur Jean-Eudes que j'ai pas trouvé cool.
Mais oui on voit qu'ils ont peur. Je pense qu'il y a une cérémonie quelque
part un rite de passage de quelque chose.
Exactement un rite de passage.
Dionysos aussi c'est les cultes dionysiaques, les mystères dionysiaques.
C'était à l'époque une des religions secrètes. C'est pour ça qu'on n'a pas
beaucoup d'éléments.
Donc il y a un mélange entre quelque chose qui est complètement étrange et
quelque chose de familier.
Et je trouve que justement, vu que c'est pas dit clairement et vu que c'est sujet
à interprétation, en fait on peut s'y reconnaître quoi, même si elle a 2000
ans d'histoire.
C'est comme si en fait la féminité c'est aussi un rôle quoi. C'est comme si en
fait, là la dame, on a l'accès presque à son intériorité quoi, comme si elle
avait un retour critique en fait.
C'est juste, c'est vrai qu'elle a ce regard, comme ça, introspectif, mais en
même temps mélancolique, en même temps serein, mais qui regarde comme ça de
manière... S'il vous plaît, Safia ! On va prendre un café avec la prof ! T'es
toujours certain de tout ce que tu fais ? cette femme-là qui pense. Tu vois, il
y a une intériorité, il y a un truc, je sais pas, comme si elles étaient
passives. Alors, c'est ça. Non, mais frère, mais c'est intéressant.
La passivité, la qualité. Tu caches derrière un histoire de l'art. C'est
vraiment chaud.
Tony,
vous pouvez arrêter de saisir toutes les occasions pour dire... Ça va, je
participe pour une fois. Non, vous participez pas. C'est pas ça,
participer. D'accord ? Non, c'est pas ça, participer.
Qu'est-ce que vous connaissez comme rituel ?
Les rituels sataniques.
Moi,
je dirais peut-être un mariage, mais du coup, la forcer, vu qu'elles tirent tous
la gueule. Alors, qu'est-ce qui vous fait dire que c'est un mariage, Jonas ?
C'est intéressant.
Je sais même pas, parce que... Genre, les femmes, j'ai l'impression qu'elles
sont toutes un peu, genre, tristes et angoissées. Oui, il y a un sentiment d
'angoisse. Et alors, qu'est-ce qu'elles craignent ? De quoi elles ont peur ?
Vous avez compris ? Alors, je vais vous mettre sur la piste. Il y a une citation
de Properce dans les Éligés qui dit...
Nocte una qui vis vel Deus et se potest.
La poésie latine.
Qui pourrait le traduire ? Etienne.
Nocte c'est nuit et Deus c'est Dieu.
Très bien.
Nocte c'est nuit et Deus c'est Dieu.
Ça y est, tu savais.
Jean-Eude. Il y a une idée d'âme qui vit.
Il y a un truc très vivant.
Nocte una qui vis in Deus Dieu.
C'est le truc de potentialité. En gros, il peut devenir.
Donc ça pourrait être en une nuit, un homme peut devenir un dieu, un truc
comme ça.
Magnifique.
C'est très bien.
Une seule nuit peut faire de n'importe quel homme un dieu.
Il y a de l'espoir, mon pote. L'initiation, c'est quoi ? L'initiation,
c'est une série d'épreuves. Quand on parle du culte de Dionysos, des
bacchanales et des mystères, c'est une série d'étapes cathartiques,
transformatrices. Tony ! Vous avez entendu ce qu'il a dit ? Non, écoutez,
je ne veux pas savoir ce qu'il a dit. Je vais réagir. Je ne veux pas savoir ce qu
'il a dit. Je vais réagir. Vous vous taisez.
Tiens, tiens ton chien, s'il te plaît ! Je dois la quitter, toi ! Ta gueule, mon
rêve ! C'est dans toi, les sangs ! Tranquille ! Tranquille ! Ça suffit pour
vous calmer.
Amori, vous écoutez.
Il y a une ambiance assez érotique.
Oui, alors c'est vrai. Et l'érotisme, qu'est-ce qui vous fait dire ça ? C'est
surtout, en fait, principalement les murs, la couleur rouge, qui ont associé
au sang, mais à l'amour aussi, donc la passion. C'est ça, il y a quelque chose
comme ça, d'une intensité, d'un trouble, et ça avait à voir avec l'âme.
Voilà, vous avez quand même su, c'est peut-être ça qui vous... ...refébrile.
Donc, à cette époque, la sexualité, évidemment, ce n'était pas les
catégories modernes, il n'y avait pas d'homosexualité, d'hétérosexualité, c
'était le statut social qui déterminait les rapports. Ce n'était pas pour moi
oppressif, mais en tout cas, c'était régi selon d'autres règles.
Et les jeunes femmes, à cette époque, étaient mariées. dès l'âge de 13 ans.
Oui, absolument.
Avec une initiation qui était vraiment très limitée. Alors que les jeunes
garçons, eux, avaient une initiation beaucoup plus large. Au plaisir de la
sexualité, avec des courtisanes, des prostituées, des esclaves, tout ça.
Mais c'est dégueulasse.
Effectivement, mais aujourd'hui, on a nos représentations qui sont
différentes. Mais effectivement, à cette époque, cette jeune femme, c'est peut
-être ça, ces visages d'effroi.
Peut-être qu'elles craignent, ce qu'elles ignorent aussi.
Voilà, parce qu'on sent cette dangerosité aussi.
Parce que cette jeune fille subit cette succession d'étapes qui va la mener à
cette nuit de noces.
Qu'elle n'a peut-être pas forcément choisie.
C'est du forcing.
Comment on appelle ça aujourd'hui ? Du forcing.
Voilà,
c'est complètement du forcing, comme vous dites, Rébecca. C'est comme ça qu
'aujourd'hui, nous, on peut l'interpréter.
Alors, qui se souvient de ce qu'est le fascinus ? Tout ce qui est en rapport
avec l'abondance.
Avec l'abondance, la fertilité. C'est le pénis.
C'est le pénis.
Symbole de quoi dans l'antiquité ? Je crois que tu parles de ça toi.
Mais frère, je suis latiniste.
Angela, tu connais bien, toi t'en as vu de près.
C'est quoi ça ? Pas comme ça ! Pas comme ça après ! Stop ! Vous arrêtez, tenez,
vous arrêtez. Je ne veux plus vous entendre. Mais ça tombe toujours sur moi
en plus.
Oui, ça tombe toujours sur vous comme par hasard. Oui, comme par hasard. Donc
on s'arrête maintenant.
Ça y est.
Vous êtes devant l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'antiquité, vous êtes
même pas capable d'être un petit peu concerné. Ça ne m'intéresse pas.
Vous êtes bête.
Vous êtes incapable de vous laisser agir. Vous avez un
privilège incroyable. Vous êtes incapable.
Vous avez dit je suis bête. Vous cherchez, mais qu'est-ce que vous
cherchez là ? Donc stop.
Parlez pas avec moi, c'est vous. Voilà, très bien, on se parle pas, très bien.
Oh,
mollo Suzanne, mollo Suzanne. Mais ferme ta gueule, en fait ! Oh, mais c'est trop
! Suzanne, stop, qu'est-ce qui se passe, là ? Vous vous croyez où ? Faites votre
tour. Je veux plus rien entendre, le premier qui ouvre la bouche, il est
privé de temps libre, c'est clair ? Est-ce que c'est clair ? Voilà, il faut
vous parler comme ça, hein, puisque vous êtes pas des adultes, il faut vous
parler comme à des petits-enfants.
C'est dé-moralisant quoi !
Les profs ils travaillent toute la journée et après en plus le soir.
Et ils sont très mal payés, ils sont baisés en fait.
C'est un métier de passion donc peut-être qu'ils gagnent pas si je suis
pas bien dans leur vie mais ils font pas ça pour l'argent donc c'est pas grave.
Ok. Ouais mais comme plein de métiers en fait. Je suis d'accord que les
professeurs devraient gagner plus mais à un moment il y a une logique marchande.
Il y a une logique marchande partout, on est un société capitaliste, que ça vous
plaise ou non.
Donc forcément, s'ils veulent gagner plus, il faut travailler plus.
Tu me disais que ta mère travaillait tard le soir, mais est-ce qu'elle s
'organise bien ? Mais comment ça ? Mais tu reconnais ça ? Mais dis-moi sur quoi
elle s'organise bien ma mère ? Qui à cette table peut me dire que vous n'avez
jamais connu un prof qui était un fumiste, qui était un branleur, qui
foutait rien ? Ok, quand on était en première, la professeure Jo.
Madame Sheldon.
Elle faisait grève quasiment toute seule.
Elle préparait pas ses cours. Et ça, c'est le genre de prof qui fait qu'on a
un niveau scolaire en France qui est déplorable.
Pour toi, un exemple, un cas particulier, ça piquait tout le monde.
Non. Mais en revanche, des statistiques précises sur le fait qu'en France, au
niveau de l'Union européenne, on est mauvais scolairement dans le primaire,
dans le secondaire, en mathématiques et en français, ça c'est clair. C'est pas
juste... Ah oui, d'accord.
Quand je prends le cas, ça va pas. Quand je prends le grand cas, non plus, ça va
pas. En fait, quand t'as tort, c'est sympa, c'est sympa. Mais ça gomme du
sang, en effet. Oui, logique, logique, ouais. Mais ça vient d'où le manque de
niveau ? Est-ce que ça viendrait pas juste du fait qu'il n'y ait pas assez de
thunes, qu'il n'y ait pas assez de propres, qu'il n'y ait pas assez de
machins ? Enfin, je veux dire, là, c'est une question.
Oui, mais un bon prof n'aura pas assez de récompenses ou de distinctions par
rapport à un mauvais prof.
Enfin, un prof qui fait le truc de mieux. Tu fais des médailles, des bons
points, des gommettes ? Non, de l'argent.
Le nerf de la guerre, comme toujours.
Bah oui, qu'il foutait rien. Bah oui, bah oui.
Donc, madame, merci, alors. Les professeurs, ils sont quand même assez
susceptibles, par rapport aux décisions qu'ils ont prises.
Bah oui, c'est vrai.
Il y a des nouvelles mesures, donc c'est des revendications politiques, ça n'a
rien à voir avec la susceptibilité. Ils font grève pour toi, ils font grève pour
que tu aies des profs plus tard, ils font grève pour qu'il y ait des moyens
dans l'éducation, pour que tu puisses avoir des bonnes conditions d'études, et
toi t'es là à leur cracher dessus parce qu'ils font grève. Moi je trouve que c
'est dégueulasse, en plus t'as un menteur à dire que t'as pas d'heures de
cours, etc.
T'es un menteur frère ! Des grèves il n'y en a pas tant que ça, c'est dur de
faire une grève. Toi-même tu sais, si, bah si si si, bien sûr, je te jure.
Il a de la pisse dans le cerveau, vous pourrez dire tout ce que vous voulez, il
a de la pisse T'es utopiste, c'est ton droit, en fait, ça marche pas comme ça.
Ils font grève tout le temps, donc forcément, ils sont moins crédibles aux
yeux des gens qui bossent et aux yeux du gouvernement.
Faut pas s'étonner qu'il y ait autant de fils de ministres qui soient dans le
privé avec ça. T'es pas un fils de ministre, toi ? Non, je suis pas.
Ils peuvent faire n'importe quoi parce que les professeurs n'ont plus d
'autorité et leur hiérarchie non plus. Mais tu fais des flics, en fait.
Tu es vraiment des flics, tu fais des matos partout. Je veux juste des
professeurs qui, sur un cours de une heure, ne fassent pas 50 000 de
discipline et 10 000 de cours. Je veux des profs qui fassent 5 000 de
discipline et 55 000 de cours.
Il y a des élèves qui dérangent. Il faut les refoutre. En gros, en général, en
France, on manque de métiers matinuels. On manque de gens dans le commerce. Le
problème, c'est que les gens qui veulent aller en bac général ne peuvent pas.
En quoi ? En bac général, ils ne peuvent pas.
Comment ça ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est dans un quartier
populaire. Même si t'as des bonnes notes, des bien meilleures notes que
toi, on t'oriente vers un bac pro.
Je dis pas que c'est de la merde. C'est juste qu'on te propose pas à mourir,
quoi. Ah ouais, c'est qu'on te propose tellement de gêne, ça.
Mais je dis pas le contraire. C'est juste que moi, je le reconnais, tu vois.
C'est ça, la différence entre nous deux. La différence entre nous deux, c'est que
moi, j'ai les couilles de mettre des mots sur des phénomènes, tu vois. Le but
de l'école, c'est pas juste de préparer au marché, en fait. Y a pas qu'une
question économique, c'est pas qu'une question de... Qu'il est terrible, qu'il
est terrible, ce système égalitaire.
Pourquoi c'est égalitaire ? Mais pauvre ! C'est quoi ta vision de l'égalité ? La
méritocratie ça n'existe pas, arrête un peu. Moi mes darons ils se niquent la
santé tous les soirs pour que je sois là avec vous à parler avec un con comme
toi.
Et ils se sacrifient en fait. Et un sacrifice ça ne fait pas partie du
mérite. Ça n'existe pas la méritocratie. Donc il n'y a personne qui est parti de
rien et qui est caractérisé d'Africain ?
Bah non parce que si tu lis Bourdieu, si tu lis Bourdieu, toi tu connais
Bourdieu, tu connais qu'il y a trois capitales. S'il y a trois capitales, tu
sais très bien que ceux qui réussissent, ils ont peut-être un capital sur les
trois au moins. Au moins. Ok, dans toute la Silicon Valley, il n'y a pas un type
qui a commencé à se virage ? Bah non.
Mais en fait, j'ai une question.
Pourquoi tu restes avec nous alors si les Côte-aux-Rêpes doivent rester avec
les Côte-aux-Rêpes et les bourges comme toi, genre dans votre groupe, je
comprends pas, pourquoi tu restes avec nous ? Parce que je suis républicain.
Sans déconner. Eh bah ouais.
Ils avaient vraiment de la vie de un cerveau. Genre il y a trois poils au
cul, je prends pour un ours, c'était insupportable.
Madame Mercier, vous en pensez
Moi, je vous écoute.
Et t'en penses quoi de l'uniforme à l'art épo, au compte ? Moi, je suis pas
con.
C'est parce que t'es l'idéal, c'est ça ? Ça
vous fait si peur
que ça ? L'ordre, la stabilité ? En fait, j'en ai rien à cirer.
Franchement, j'en ai rien à foutre de l'uniforme.
Mais par contre, les Français, eux, ils en ont un peu.
un peu plein de cul.
Ils ont envie de retrouver des valeurs normales qu'ils avaient avant, tu vois,
d'ordre, de sécurité, ce genre de choses. Donc, peut-être que dans
quelques années, justement, il y aura un parti qui aura les idées un peu plus au
clair, qui osera un peu plus aller dans le droit chemin, foutre de l'ordre. Là,
il faut.
Là, je vous garantis, vous rigolerez moins.
Tu penses à qui ? Je sais pas, dis-moi. C'est la envie de voler pour toi.
Ah, de fou.
Warren ?
Il faut ce qu'il faut.
Non mais attends, on remet tout ça, c'est récent.
Moins de ça, je fais pas.
T'as dit
qu'il y avait 15 balles ? Ouais.
Ok, je mets 50 balles.
50 ! Je mets 50 ! Et y'a combien là ?
Je crois qu'on est à environ 80 balles les
mecs
! Moi je l'ai fait, 80 je l'ai fait ! Mais t'es un malade ! Mais il va te
malade ! Mais 80 ! Mais non ! Juste pour voir des trucs comestibles ! 80 !
Moi je te dis je l'ai fait ! Donne-moi le bol !
Donne-moi le bol ! Tiens, tiens, tiens ! Mais 80 c'est de l'argent, juste à boire
! C'est comestible ! Voilà, l'argent c'est de l'argent ! Il y a des cendres !
Il y a de la pizza, il y a des olives, il y a quatre alcoolics.
Mais t'as de l'acidité toi ! Allez Tony ! Allez Tony !
T'as 80 balles ! T'as 80 balles
! T'as 80 balles ! T'as
80
balles ! Eh, bois, bois, bois ! Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y ! Vas
-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas
-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas
-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas
-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Vas-y, vas
-y ! Vas-y, vas-y ! Vas-y, vas
-y !
T'as dit tu veux pas un tuyau ? Non, non, t'es sûr ? C'est ta gueule.
Mais en vrai, pour 1500, je peux le faire.
Bah maintenant, donnez-lui l'argent, moi. Ouais, bien sûr.
Je pense qu'il a mérité, là.
C'est pour 80 balles.
T'as des pièces, hein, si tu veux.
Un beau cochon.
Je ne vois pas pourquoi vous êtes comme ça, moi j'ai trop hâte.
Je m'imagine déjà, c'est à Paris, je sors de la Sorbonne, je suis en train de
prendre un petit croissant dans un petit café avec des potes, faire du shopping
aussi.
T'arrives quand, Angela ? Tu bloques ou quoi ? Non, même pas.
Je ne sais pas, frère.
Je t'envoie un message hier, tu me réponds pas.
Alors qu'on s'est vus toute la journée, je trouve ça chelou.
Mais c'est une stratégie, tu sais très bien.
Mais quelle stratégie ? Une stratégie de tant qu'il répond pas, il prend pas de
risques, il fait le mec désattaché. C'est un truc de pouvoir.
Fais pas attention à lui.
Il en vaut pas la peine.
Mais putain ! La porte !
Suzanne, tu peux ? Et venez, on boit.
Je suis archi chaud.
Suzanne, ça te dit ? Non, merci.
Allez, fais pas la meuf coincée, on est entre nous.
C'est quoi ? T'inquiète.
C'est un bébé.
Tu lis quoi ? Un cadavre dans la bibliothèque.
Et ça parle de quoi ? C'est des cadavres de jeunes filles dans les bibliothèques.
Nice. Putain, mais c'est une dinguerie la vérité qui m'a mis en vue. Il m'a mis
en vue, wesh.
C'est une singerie.
C'est quoi ton dernier message ? Je rigole pas.
Tu rigoles pas ?
Je lui ai dit, alors tu kiffes l'Italie, tes choses vont rapide.
Tu kiffes l'Italie ? T'as pas mieux.
En vrai, ça passe.
Vas-y gros, c'est nul.
En vrai, c'est pas ouf.
Mais c'est déjà un premier lien.
Enfin, je sais pas.
Avec lui, c'était différent.
Tu vois un mec qui te répond pas ?
La vérité, je pensais que ça allait aller plus loin.
Je ne sais pas.
Sa mère, en plus, elle est journaliste au monde.
Il t'a parlé de sa mère ? Oui.
Bah oui, il n'a fait que ça.
C'est trop bizarre. Moi, je l'avais avec mon père.
Non, mais ouais, je lui ai dit de caractériser. C'est bizarre,
Safia.
Bon, il t'a fait quoi pour que tu sois en boucle comme ça ?
Allô
? Il s'est passé quoi ? Bah...
Bah... Rien
en vrai.
Enfin, normal, quoi.
Dans un train pour l'Italie, genre comme ça.
Mais non.
Wow, les murs ils sont bien chers ici.
Ils sont trop chers.
Tu m'as fait peur.
Désolée.
Putain, ça pue la clove, vous vous forcez là.
Les chaussures.
Ça va pas ? Ça va et toi ? Je sais pas, il a l'air d'avoir un truc.
Vas-y, frère.
Bah, on parle de James et tout. C'est encore lui.
Genre, le gars, il fait le mec ultra mystérieux, hyper deep et tout, mais c
'est vraiment tapé rose, genre, la semaine dernière à une soirée dans les
toilettes, quoi. Non.
C'est si, elle l'a sucé.
Arrête de mentir.
Non, mais c'est vrai, hein.
Putain de merde.
Non, mais vas-y, c'est bon, on s'en fout.
La semaine dernière ? Quel jour ? Bah, vendredi soir.
Oh, la pute, putain.
C'est vrai.
Mais c'est pas possible.
Je suis désolée, j'aurais peut-être pas dû en parler.
On dirait que c'est plutôt lui, la pute, dans cette situation.
Non, mais la semaine dernière.
On l'a fait il y a deux jours, la semaine dernière. Tu te rends compte ou
pas ? La semaine dernière, wesh.
Just go.
Je me sens tellement sale.
Mais en vrai, c'est pas grave, on fait toutes des trucs sales.
Moi, j'aime bien les trucs sales.
Ça m'arrive souvent, je fais des trucs et en fait, je contrôle pas du tout.
C'est sans ma tête, c'est juste mon corps tout seul, ça ressemble à des
pulsions un peu bizarres.
Mais je pense que je suis pas la seule.
Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
Jen, c'est un connard.
C'est une merde.
C'est un tocard absolu. En fait, je comprends pas, ça m'échappe.
C'est juste un mec qui a tout sans rien faire.
La flemme.
Qu'est-ce que tu lui trouves, toi, en fait ? Non mais imagine qu'un mec avec
qui t'as couché quand même te réponde pas.
Franchement, Angela, y a que toi qui sais ce que t'es allée chercher dans ce
wagon. Non mais qu'est-ce que t'aurais fait à ma place ? Ça m'arriverait pas.
Bah pourquoi pas ? Non mais c'est bon, sois pas conne.
Tu vois bien.
Bah non.
Pourquoi tu dis ça ? Bah t'as vu ma gueule ?
Non mais Suzanne, tu racontes n'importe quoi là. Non mais c'est bon.
Ça va ? Ça m'arrange même.
Non mais genre, honnêtement, je te l'assure, pas du tout. Non mais c'est
bon en fait, ça va.
Ça doit être rassurant pour vous.
C'est rassurant de savoir qu'il y a pire que ça.
Enfin je veux dire, faut bien qu'il y ait des meufs pas paisables pour qu'il y
ait des meufs paisables.
C'est la vie.
Et c'était en ton imaginaire ça ?
J'aime s'il a eu de la chance.
Et on profite.
Tu veux de l'eau ? T'es sûr ?
Tu veux pas dormir ?
j'ai oublié toute ma tête et les bruits n'arrêtent plus ça arrive vite
c'est du gaz, de la cendre et puis s'illumine d'un coup
et puis ça tremble ça trie, ça
pleure ça cherche désespérément ce qui reste
Elle m'avait dit, je viens de ça, d'ici, de ce pays.
Cette histoire-là, j'aurais pu tout faire,
être comme eux.
Je ne vais rien cacher.
Je te dirai ce que j'ai vu.
que c'est beau ici, qu'il y a de la lumière, que la vérité perce.
Mais si rien n'est fait pour moi, tu ne m'as rien dit.
Je ne connais personne.
Puis le Vesuvio a explosé et la copeste.
Si vous allez dans la rue, il y a une autre ville.
Vous pouvez aller en bas et vous voyez l'ancienne ville.
C'est le premier des quatre ou cinq niveaux.
Merci.
C'est une belle
ville, mais très chaotique.
C'est beau.
C'est beau, oui, mais...
C'est un cassement.
Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps je voyage en Italie ? Non,
je disais depuis combien de temps tu es enseignante ? Plus ou
moins 20 ans.
Félicitations, 20 ans !
Et tu ne t'ennuies jamais de faire toujours la même chose depuis 20 ans
? Non, non, ne m'ennuier pas, non.
Mais je suis fatiguée, oui, je suis très fatiguée.
Ce n'est pas mieux.
Non, c'est vrai, ce n'est pas mieux.
Et comment elle fait avec les enfants quand elle part comme ça, comme
maintenant ? Plus simple.
Elle les veut ? Je ne sais pas.
Elle est seule ? Oui.
Mais c'est bien la solitude, non ? Au moins de... Non, qu'est-ce que tu as
compris ? Elle est seule dans le couloir, aujourd'hui.
Elle est seule, son collègue. Ah, dans le couloir ? Je n'ai pas vu son
collègue. Ah non, il y a mon collègue. Tu ne l'as pas vu entrer ? Je ne l'ai
pas vu.
Ah oui, dans le fond.
Nous devons le faire, je pense.
Sous-titrage ST' 501
Qu'est-ce que c'est ? Ma copie.
Votre copie, toi ? C'est le devoir sur mon pied.
Vous voulez dire, c'est quoi ? Le devoir.
Ce n'est pas du tout le moment.
Je ne sais pas, je l'ai faite, je vous la donne. Vous l'avez faite ? Ça, c'est
un brouillon.
Non, ce n'est pas un brouillon. Si, c'est une île.
Le nuage de fumée a rempli toute ma tête et le bruit n'arrête plus.
C'est Lyrique ? Vous
savez le temps que ça me prend de corriger les copies ? Vous savez que
vous me fatiguez ? En fait j'en ai marre, voilà, j'en ai marre.
Vous vous débrouillez, j'arrête, j'en ai marre.
Je vous donne du temps, plus de temps, je vous fais confiance et en fait j'en
ai strictement rien à faire. Voilà.
En 1867, l'équipe de l'archéologue Fiorelli découvre des cavités à Pompéi
et il a l'idée de les remplir de plâtre.
Et donc Fiorelli fabrique les sortes d'empreintes des femmes et des hommes au
moment où l'éruption les surprend, c'est ça qu'on a appelé l'émoulage.
Celle que vous voyez là a longtemps été appelée la femme enceinte.
Bon, j'imagine que vous voyez pourquoi.
Mais des études récentes ont montré que ce n'est pas du tout le cas.
C'est simplement la position et la...
la gravité qui ont fait ressortir la protubérance du ventre.
Tous les moulages, ça a été le lieu de beaucoup d
'interprétations, de fantasmes, des amants dans les bras l'un de l'autre,
une mère et son fils, etc.
Mais ce que nous avons devant nous, c'est...
Une trace unique de la condition humaine.
Observez tout.
Regardez.
La position.
L'attitude corporelle de cette femme qui attend la mort.
Parce qu'elle l'attend à ce moment-là.
Elle doit même l'entendre tout autour.
Cette femme qui attend la mort, qui se cache les yeux comme une enfant.
L'expressivité de son corps, son visage.
Et il reste l'émotion qui nous parvient en la regardant.
On imagine sa mort.
Les tremblements, les pierres poncent.
Et pourtant le corps reste intact.
On dirait juste que la vie est partie.
Allô ? Allô maman ? Allô ? Ça va ?
Allô ? Tu m'entends ? J
'avais un peu de temps là, du coup je t'appelle.
C'est gentil.
T'as fait des trucs aujourd'hui, t'as vu des gens ?
tu as les horaires sur la porte à l'entrée sur le placard gauche
c
'est fou pour moi d'être ici
c'est trop beau
Non mais tu penses lui qui s'arrête à Robinson ?
Il va pas s'arrêter à Dampierre. S'il va à Robinson, il s'arrêtera à Robinson.
Je te dis qu'il peut s'arrêter à Dampierre. Et comment c'est que toi tu
me dis ? Arrête de dire n'importe quoi.
Il va s'arrêter à Robinson, c'est écrit dessus.
C'est quoi
ça ?
Mais qu'est-ce qu'il a fait ça ? Qu'est-ce qu'il a fait ça
?
Ça te fait rire ? Reste tranquille.
T'as vraiment un humour de merde.
Reste tranquille. Et toi, reste tranquille. Vous n'allez pas commencer,
ça suffit.
Vous restez là.
Mais j'ai rien fait.
Moi, chaque fois, c'est avant que vous me parliez, j'ai rien fait.
Le chauffeur nous attend là, le service, il est à 19h au plus loin, il faut qu'on
y aille, on ne peut pas être en retard, ils me l'ont redit ce matin.
Mais vous vous êtes fait mal ! Oh mais ça va pas !
Doucement, doucement ! Doucement ! Asseyez-vous
Mariam.
Par avec que je... James, vous aidez Madame Mercier, ok ? Et nous, les
autres, on y va.
Ceux qui ont les chaussures sales, vous les enlevez. C'est mort, j'y vais pas en
chaussures d'or, madame, c'est sale ! Vous discutez pas, vous avez des
chaussures, vous allez pas y aller.
Vous voulez chez les clochards, madame ? Oui, les clochards.
Joseph, les clochards.
Madame, c'est lui, il est malade. Il nous casse les couilles.
... ... ... ...
... ... ...
...
...
Vous n'êtes pas trop triste pour votre veste ? Je l'ai mis bien.
C'est quand même étrange ce qui s'est passé.
Effectivement, c'est étrange.
On va passer par là, c'est plus beau.
Merci à vous.
Vous proposez une cigarette ou vous fumez trop ? Vous m'avez vu fumer ? Je
travaille, je fume jamais.
Et là vous êtes au travail ? Bah je filme pas.
Vous en voulez ? Je vais bien.
C'est bon.
Merci.
Comment vas
-tu
James ?
Voilà.
Et vous
?
James, c'est très bien. Il y a quelques petites fautes, il faut vous relire,
mais c'est très bien.
Super.
C'est bien, Marianne ? Merci.
Je vais donner
à tout le monde.
Ça veut dire quoi ? Vas-y, tais-toi.
Et arrête le médoc. Ferme ta gueule ! T'es en train de nuire comme ta mère. Va
te faire foutre ! Vas-y, casse-toi.
Salut.
Tu fais quoi ?
Si c'est pour l'exercice, ça ne sert à rien.
En fait, je ne sais pas quoi faire.
Tu n'as pas d'autres gens à aller voir ?
Tu
l'as eu où ? On l'a prêté.
Pour quoi faire ?
Tu peux venir ?
Si tu veux.
Il m'arrive, là.
Dans combien de temps ? Dans combien de temps ? Là, là, et si tu regardes ?
Mon grand-père était mort dans un tremblement de terre.
La maison se téléphonerait sur lui.
Elle ne devrait pas être là.
C'est trop bizarre parce que ma grand-mère est partie à cause de ça.
Elle était enceinte de lui quand il est mort. Elle n'avait plus rien ici. Elle
est partie en France.
J'étais la femme du ménage.
C'était son patron ? Ouais.
Elle a eu ma mère et deux, trois ans après, elle est morte.
Je lui ai raconté qu'elle aimait tellement mon grand-père.
Non mais la tonie est trop romantique.
Les patrons n'ont pas des histoires d'amour avec les domestiques.
Souvent c'est plus des histoires de viol.
Elle s'appelait comment ?
Angelica.
Tout est sale en fait.
On l'avait laissé là, on est d'accord. Bah oui.
J'ai pris les clés.
Non, arrête.
J'ai sélecté.
Tu te fous de ma gueule ? Je suis trop contente.
Et vous, vous avez regardé ?
Bon, mais ça va bouger. Vous savez que les places se libèrent et que ça change.
Oui, c'est ce qu'on me dit.
Je suis vraiment en bas de la liste et je n'ai pas l'impression que ça va
bouger.
Vous, comment ça s'est passé ? Moi, j'ai une fac de droit.
Moi, franchement, c'est très bien. Et vous ?
Moi, j'ai eu mon école d'archives.
Je suis ravie. C'est bien. Bravo.
Susan, votre ticket s'est tombé.
C'est formidable.
Et vous, Younes ? J'ai demandé les trois prépas que je voulais
et il n'y en a aucune qui m'a pris.
Vous n'avez demandé que trois prépas ? C'était celle que je voulais.
Pour moi, c'était logique. J'étais le deuxième de la classe.
Oui, je comprends, mais vous êtes deuxième de la classe à Montrouge. C'est
très bien, mais l'algorithme prend ça en compte.
C'est pour ça qu'il aurait peut-être fallu mettre plus de choix.
Mais là, ça veut dire que je vais être déscolarisée, en fait.
Mais non, mais ça va pas ou quoi ? Mais enfin, faut pas vous inquiéter comme ça.
On en a suffisamment parlé, ça bouge.
Il y en aura une, forcément.
Question de temps.
D'accord ? Et vous, Mariam, vous m'avez pas dit... Ah, moi, je suis bien.
Je suis très bien. Je suis très bien.
Allez Rose !
Ça va ?
Alors
?
J'ai vu la caméra.
C'est cool.
J'ai même la rotelle, elle est grave contente.
C'était son lycée.
C'est bien.
Je veux tellement pas la même vie qu'elle.
Qu'est-ce que t'as ?
Je sais pas.
C'est toujours pareil toi et moi.
Je comprends pas ce que tu dis.
Parle.
T'aimes personne ?
Merci.
Ça va le scout ? De
toute manière, je ne peux plus rien faire.
On va aller à Marseille quand même.
T'avais ce que tu voulais ? Ouais.
T'avais quoi ? Répétaire et scène.
Très bien.
Bon, vas-y, je bouge.
Tu veux pas profiter un peu ? C'est la dernière soirée, quoi.
Mais c'est jamais les meilleurs.
Je sais pas.
Je crois que j'ai quand même envie d'aller danser.
Bah, vas-y.
Ouais.
Allez, vas-y.
Et merci de m'avoir envoyé en fait.
De rien.
Tony, vous allez où ? Je suis fatigué, je vais me coucher.
Ça va ? Oui, je suis très fatigué.
Vous avez regardé le parcours sup ? Oui, mais je ferai ça demain.
C'est bon, vous êtes chaud ? Je suis chaud.
Alors bonne nuit.
Sous-titrage ST' 501
...
... ...
...
... ...
...
Sous-titres par Jérémy Diaz
Son code ? 170408.
Très bien.
Allez vous coucher tous les deux.
Allez, allez vous coucher, il est tard là.
Et quel est son nom ? Quel est son rapport avec lui ?
Et qui est responsable pour lui
? Attends, je le mets en contact avec le service compétent.
Merci.
Je pense qu'on est sur un retard de
quelques heures, oui.
Le temps qu'on le retrouve.
Merci.
...
S'il vous plaît.
Vous pouvez approcher s'il vous plaît.
Je suis un amour et approchez-vous s'il vous plaît Rebecca.
Approchez-vous s'il vous plaît.
S'il vous plaît approchez.
S'il vous plaît Rose.
Approchez-vous s'il vous plaît.
Le corps de Tony a été retrouvé sur une plage.
Sans vie.
Je vais devoir rester à Naples un peu plus longtemps et vous allez rentrer
avec Madame Paquin.
J'ai... J'ai pas de mots sur...
Et puis, on va prévenir vos
parents.
Après, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé, mais...
Mais maintenant, là, je voudrais que vous restiez ensemble.
D'accord ? Vous restez ensemble.
Vous montez dans le bus.
Ça va aller.
Allez.
Ça va aller.
Allez. Vous montez dans le bus.
Allez-y, montez dans le bus. Montez.
C'est ce que je voulais dire.
Après le voyage, l'enquête a duré longtemps.
Les circonstances de la mort de Tony sont restées floues, mais beaucoup de
gens ont tenté d'expliquer les choses.
On a tout dit sur lui.
Qu'il était drogué, menteur, instable.
Merci a été absente jusqu'à la fin de l'année, et toute la classe a eu un
suivi psychologique.
Puis on a passé le bac.
À la rentrée, Marcy est revenu.
À toutes ses classes maintenant, elle parle de lui.
Je ne sais pas trop ce qu'elle dit.
Des choses belles, je crois.
Moi, je suis rentrée en prépa.
D'un coup, à Paris, tout était plus grand.
Tout était possible.
James, lui, ne s'est jamais remis de la mort de Tony.
Il n'est jamais revenu au lycée.
Il n'a pas failli pocagne.
Il s'est venu dans un souffle.
Son amour pour Tony était d'une pureté que personne n'avait vue.
Tony s'était trompé.
Tout n'est pas sale.
La fête a juste commencé, c'est déjà
terminé, le ciel n'est plus là.
C'est magnifique.
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