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Zulu
Ici contrôle opération, secteur Londres.
Message pour Gerbier. Nom de code, les clés.
Renseignements confirmés. L'ennemi connaît exactement l'endroit où vous
allez être parachutés.
Une patrouille tient le secteur.
Risque très élevé d'être capturé ou tué. Ne sautez pas Gerbier. Je répète, ne
sautez pas.
Je suis français.
Les clés. Je suis du BCRA. J'ai hâte de faire sauter un objectif prioritaire.
On sait.
Les boches sont partout ici.
On va récupérer ton parachute et le reste.
Suis-nous, c'est pas sûr ici. Non, impossible.
Je dois continuer.
Et quelques bols.
Ça peut servir.
Nous sommes allés jusqu'à la
porte
et...
Est-ce que vous connaissez l'histoire de Jean Valjean ? C'est un homme qui a
cherché sa rédemption ?
Jeannine.
En mission, mon Blas et mes anges.
L'officier Clay, j'aurais dû m'en douter.
Philippe Gerbier lui-même.
Ta maison est grillée.
Pas question d'y aller.
J'ai une planque sûre.
Personne viendra fouiner.
Alice est morte la semaine dernière.
Elle serait fière de participer à la lutte.
Et elle perdrait.
Tu vas voir, on va être bien ici.
T'es sûre qu'il viendra pas ? Je t'ai dit qu'il s'approcherait plus jamais de
nous.
Tu me le jures ? Ton père ne lèvera plus jamais la main ni sur toi, ni sur moi.
Mais s'il nous retrouve ? Alors il devra affronter mémé Alice.
Et tu verras, mieux vaut pas la voir contre soi.
Et ton verre de lunettes cassé, ça va ? Ça te gêne pas trop ? Ça va, je me suis
habituée.
Ta photo est placardée dans toutes les commandes en tour et les gendarmeries.
Reste ici, la cave est invisible depuis la route.
Je repasserai ce soir.
Merci, Janine.
Et elle est comment, la maison ? Attends une minute, tu vas voir. Maman, tu dis
toujours ça !
Aller faire la surprise.
Regarde ce que j'ai trouvé.
Mémé ? Mémé, c'est moi, t'es où ?
C
'est ma cousine Janine.
Tu sais, je t'ai déjà parlé d'elle.
Tu te souviens ? C'est ta fille.
Mémé ! C'est moi, on est là ! C'est Marie ! Où est-ce qu'elle se cache ?
C
'est
fini, Marie-Ré.
Elle nous a quittés mercredi dernier, je pensais que ton frère te l'aurait dit.
Quand je suis arrivée, comme tous les matins, elle était à sa machine.
Je pensais qu'elle était endormie, mais...
Elle était déjà partie.
Comme ça, sans un bruit.
Maman.
Qu'est-ce qu'il y a qui va pas ? C'est mon frère.
Qu'est-ce qu'il a encore fait, ton frère ? On m'a trouvé un mari.
Le fils mort.
Il a négocié un échange de terres avec la famille pour récupérer les bois de la
grande.
T'inquiète pas, on va trouver une solution.
Regardez sous le fer à repasser.
C'est des billets pour Paris.
Le train part jeudi à 9h.
Merci, mémé.
Quand vous serez à Paris, ton frère ne pourra plus rien contre vous.
Un amour comme le vôtre, c'est une bénédiction.
Tu vas où ? Il y a des boches partout.
T'inquiète pas, pour moi je ferai attention.
C'est moi qui te recontacte.
Heil Hitler ! Heil Hitler ! Les terroristes ont encore attaqué.
Ce matin, l'un de nos patrouilles a été tiré comme un chien.
Et nous, ici, emprisonnés, inutiles, avez-vous vu l'état de nos soldats
? Comme Bangle et Seufe.
Ils ne croient plus au victoire allemand. On ne l'a pas demandé.
... ...
...
...
C'est clair.
Salut. C'est pour Raoul ? Oui. Pardon.
Merci.
Ok.
Suivez-moi.
Raoul est là-bas, à la troisième table.
Clay ? Raoul, je suppose ? Ta tête est mise à prix.
C'est de la folie d'être entré en France.
La période est décisive. J'ai préféré venir moi-même.
Messieurs. Le débarquement approche.
Je sais ni où ni quand, mais lorsqu'il aura lieu, toutes les unités allemandes
stationnées au sud de la Loire remonteront vers le nord.
Notre mission, leur barrer la route.
On vise les ponts ? Non, je crois pas. Les ponts, on en aura besoin après la
libération. Par contre, tout ce qui roule dessus et qui est allemand, feu
vert.
Maintenant, écoutez-moi bien.
Les services secrets anglais m'ont confirmé qu'un gros convoi allemand a
stocké sept nuits des barils d'essence synthétique.
dans un hangar près de Saint-Léonard de Nobles.
C'est avec ça que les boches alimentent leurs blindés.
Si on les prive de carburant, on leur coupe les pattes.
Il faut impérativement que cette cargaison soit détruite.
Comment tu veux procéder ? Faut tout installer avant l'aube.
Je prépare les charges et les amorces.
De ton côté, rassemble l'explosif, tes meilleurs gars et un générateur si tu
peux.
Ok.
pourquoi tu regardais le monsieur avec tes yeux fâchés ? Il y a longtemps, il s
'est mal comporté avec moi.
Comme papa ? Non.
Non, non, bien sûr que non.
Mais il m'a fait beaucoup de peine.
Pourquoi papa est méchant ? Ton père,
c'est compliqué.
Je crois qu'il s'est pas aimé comme il faudrait.
On l'a pas appris quand il était petit.
Ma puce, tu nous laisses un peu ? J'ai besoin de parler à Jeannine. Tu vas
jouer ? Bah voilà, fais ça.
T'as toujours pas pardonné à Philippe.
Il m'a trahi.
Quand t'es parti il y a dix ans, il est resté seul ici.
On l'a jamais vu avec une autre femme.
Tu veux que je lui donne une médaille ?
Pourquoi t'es
revenue, Marie ?
Elle a un problème avec
ses yeux, Sophie ? On a dû partir très vite de Vichy.
Elle a cassé un verre de ses lunettes, on va lui en refaire une paire.
La vérité.
Qu'est-ce que tu fais là ? Moi, je te croyais mariée et heureuse.
Ah oui, Diane et moi, ça n'a jamais été un mariage d'amour.
On se respectait.
Et depuis qu'il est rentré au gouvernement de Vichy, c'est plus le
même homme.
Le pouvoir l'a rendu fou.
Moi, je peux encaisser beaucoup de choses.
Mais il a commencé à s'en prendre à la petite.
Il vous battait ?
T'as pas peur qu'il vienne te rechercher ici ? J'ai brouillé les pistes.
Marie ? Sophie ? Je suis rentré !
Passez-moi le Majestic, bureau 2413.
Duval, j'ai une mission pour vous.
Non, non, pas officielle. Un passeur vers l'Espagne.
Retrouvez-moi dans une demi-heure.
Maman, c'est toi sur la photo ? Oui, avec mémé Alice et Janine.
J'aime bien ton sourire.
Cette maison, c'était un peu mon refuge quand j'étais petite.
J'ai jamais été vraiment très proche de ton oncle Georges, mais avec Janine, c
'était différent.
On était comme des sœurs.
On va vivre ici, alors ? Je sais pas encore, ma douce, mais on va rester
quelques jours, en tout cas.
Je passe prendre mes affaires, je reste pas.
Je m'en doute.
Pardon ?
C'est ta spécialité de disparaître, j'ai l'habitude.
Sophie, monte dans ta chambre.
Mais pourquoi ? Monte ! Je viendrai te chercher quand le dîner sera prêt.
Attends, là, c'est toi qui m'en veux ? Et comment ? Tu m'as vendu des rêves.
Paris, un mariage, une vie à deux. Et tu m'as laissée comme une dinde sur le pont
de la glane.
J'avais plus de parents, un frère qui voulait me troquer contre des terres. Et
toi, tu t'es tirée ! J'y étais sur ce pont ! C'est toi qui m'as trahi.
Tu y étais ? Bien sûr que j'y étais.
Et ton frère aussi, avec toute sa clique.
C'est lui qui t'a retourné.
T'as fait cracher notre plan.
T'as persuadé que j'étais pas assez bien pour toi.
Comment tu peux croire ça ? Explique ça.
Je te quitte. J'ai
besoin de rien.
Je t'embrasse de tout mon cœur.
J'ai jamais écrit ça, Philippe.
Arrête, je connais ton écriture.
Regarde, c'est très bien imité, mais l'été, il remonte vers le haut. Moi, je
l'ai fait pas comme ça. Il est F, c'est pareil, il remonte.
J'ai jamais écrit cette lettre, Philippe.
Qui, alors ? Georges.
T'as raison.
Il les voulait tellement, c'était... Il était prêt à tout.
Mais je te jure que je lui ai jamais parlé de notre projet.
Toutes ces années, t'as cru que je t'avais vendu.
Toi, t'as cru que je t'avais lâché.
Je t'aurais jamais trahi, Marie.
Qu'est-ce que tu fais ici
? Ok, je vois.
Jeannine est dans la résistance.
Ça, je l'ai compris depuis longtemps. Elle t'a installée ici, je sais faire de
plus d'eux.
Reste.
Hors de question que je vous mette en danger.
C'est moi qui ai débarqué sans prévenir.
J'ai pas besoin de tout savoir, mais je refuse d'entraver ta mission.
T'as qu'à rester à la cave, on ne dérangera pas.
Ta mission, c'est une chose, mais nous deux, c'est mort et enterré.
Qui c'est ? C'est moi.
Entre.
Marcel. Pardon de m'imposer.
Je t'ai apporté deux, trois petites bricoles.
Regarde.
Du sucre.
Du bon chocolat.
Du café.
Remballe tes cadeaux. Je mange pas de ce pain-là.
Oh, allez.
Ça fait combien de temps que t'as pas bu un vrai café, hein ? Allez, je t'en fais
un, tiens.
Remballe ta camelote.
Mais pourquoi tu me laisses pas te gâter un peu, hein ?
Je veux pas de marché noir chez moi.
Et j'ai pas besoin qu'on me gâte, je suis pas une enfant.
T'es trop dure, Janine.
Je suis pas dure, j'ai des principes.
Oui, mais... ça tient pas chaud la nuit, les principes.
C'est... c'est bon pour remplir les cimetières, les principes.
Sors de chez moi.
Il y a un morceau dans le panier.
Boulot à ma santé.
Hi Hitler ! Vous l'entendez ? Le commandement est de conduire ces
voitures sur la main de la rue.
J'ai beaucoup à faire et...
Relève, passe dans trois minutes. Qu'est-ce qu'il fait ?
Alors, dites...
T'es complètement brane 5.
T'aurais pu y rester.
Je suis increvable.
Tu le sais mieux que personne.
Je suis resté inconscient combien de temps ?
Un mois et demi.
C'est qui ce type ? J'ai eu des échos par son frère.
C'est un fonctionnaire de l'instruction publique.
Elle était seule à Paris.
Sans famille.
Je sais pas, elle a fait ce qu'elle a pu.
N'empêche, t'es assuré.
On est assuré.
C'est un sport d'équipe.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est Marie, c'est ça ? Je suis désolée pour tous les deux.
Je te cherche une autre planque, mais ça peut prendre du temps.
Non, c'est pas ça, tiens, pas du tout.
C'est pas de la revoir qui me gêne.
C'est de réaliser qu'on s'est fait avoir.
Il y a dix ans, on s'est fait manipuler.
Par un Georges.
Cette racleur de collabos.
Moi, j'ai cru qu'elle m'avait trahi.
Comment j'ai pu être aussi con ? Vous vous êtes manqué il y a dix ans, mais c
'est pas pour ça que tout est foutu.
Elle est mariée, maintenant ? Quelle gâchis.
T'as pas de regrets, toi ? La vie est trop courte.
J'ai pas de regrets, que des projets.
Allez, viens.
Les gars n'ont pas tant de raisons de se réjouir.
Georges.
T'aurais pu m'avertir de ta venue.
Et toi, t'aurais pu me dire que mémé était morte.
J'ai pas le temps.
Ça t'arrange bien.
Tu vas hériter des clés.
Cette baraque, elle vaut rien.
Y a pas que le pognon dans la vie.
Facile à dire quand on est marié à un fonctionnaire bien en place à Vichy.
D'ailleurs, comment va ton marié ? Il est pas avec toi ? Retenu par ses
obligations.
Les obligations, oui.
On en est tous là.
Évidemment, toi, t'as la belle vie, mais nous, les hommes... Oh oui, les hommes,
mes pauvres.
Vous portez le poids du monde sur vos épaules.
Vous devez diriger, décider, trancher, même quand on vous a rien demandé.
Qu'est-ce qui te prend ? Et toi, qu'est-ce qui t'a pris de dégager
Philippe de ma vie ? De quel droit t'as osé faire ça ? Philippe Gerbier-Sminable
? Et pourquoi tu me parles de lui maintenant ? Pauvre imbécile.
On s'aimait, Georges.
Tu vas changer de ton tout de suite. Tu parles pas comme ça à ma mère.
C'est comme ça que t'élèves ta gosse.
Au boulot.
On en reparlera quand une femme acceptera de te faire un môme.
Allez viens, moi j'ai rien, on y va.
J'ai la liste sous les yeux.
Klein, Steinberg, Hepman, et j'en passe.
Je me fous qu'ils aient un certificat de baptême, ce sont des fous, enfin.
Ces juifs auraient dû te révoquer depuis longtemps, alors maintenant soit vous
faites votre travail, soit je vais en référer à la Gestapo, c'est clair ?
Entrez.
Vous voulez quoi ?
Savoir si vous avez fait passer cette femme et cette fille en Espagne.
Ça, c'est pour elle.
Où et quand ?
Où et quand,
M. Amirola ? Présendai.
Il y a quatre nuits de ça.
Je les ai laissés à Pasarres.
Elles allaient où ensuite ? Je ne sais pas demander.
Si je puis me permettre, ça en sort à très bon compte.
S'il fallait enfermer tous ceux qui nous détestent du Val, nous n'aurions pas
assez de prison.
De toute façon, je ne crois pas un mot de ce que cet homme vient de nous
raconter.
Il n'a pas fait passer ma femme et ma fille en Espagne.
Comment ça ? Il m'a débité son histoire à prise par cœur.
Tout s'est bien trop lisse.
Sa réponse était prête avant même que je ne pose la question.
Quel intérêt il aurait de vous mentir ? En s'incriminant en plus ? Ma femme ?
Nos économies ont disparu.
Elle a pu acheter son faux témoignage.
C'est une maligne.
Vous pouvez imaginer ça, Duval ? Une épouse qui se croit plus intelligente
que son mari.
Eh bien, va falloir lui remettre les idées en place.
Tenez.
L'ordonnance des lunettes de ma fille. C'est une correction très rare, une
maladie inflammatoire des yeux. Je vous passe les détails.
Trouvez moins d'opticiens à qui on a demandé exactement la même correction.
Priorité absolue.
Vous voulez que j'appelle tous les opticiens du pays ? Non, bah non. Vous
passez par les préfets de la zone sud.
Ce sont des rouages efficaces, il relaie au maire des grandes villes, c'est
rapide.
Duval, si ça renâcle, vous précisez mon statut et mon grade.
Je veux une réponse sous 24 heures.
Maman dit que le repas est prêt.
Je vais monter me chercher une assiette.
Je préfère manger ici.
Personne ne doit savoir que je suis là.
Tu comprends ? Parce que c'est un secret ? C'est ça exactement.
C'est délicieux.
Menteur. C'est fade, on dirait de la colle à papier.
Mais bon, c'est fait avec les moyens du bord.
Quand on a dû fuir, j'ai oublié l'étiquette de rationnement.
Pourquoi vous êtes partis ? Hein ? Tu viens de dire que vous avez fui.
Qu'est-ce que vous avez dû fuir, Marie ? Ah non, non, non, comme... Enfin, pour
rien.
On est partis à cause de papa.
Le général de Gaulle passe sur la vie d'ici.
Le
général
de
Gaulle passe sur la vie d'ici. est de combattre par tous
les moyens dont il dispose.
Il n'y a plus, dans la nation, dans l'Empire, dans les armées, qu'une seule
et même volonté, qu'une seule et même espérance.
Derrière le nuage qui l'ouvre de notre sang et de nos larmes, voici
que reparaît le soleil de notre grandeur.
Je débarque un moment.
Ils nous attaquent, nous plongent et nous débrouillent. Nous avons le
commandement de marcher directement vers Normandie.
Je sais, mais j'ai à détruire tous ceux qui nous mettent en route.
Arrêtez-vous sur l'église française. Elle est complètement détruite. L
'administrateur vous attend à Jules Serge.
Parfait.
Vous n'avez aucune grâce.
Vous vous accrochez uniquement à votre propre détruire.
Tout le monde sur la plage. En une ligne.
Faites-le.
Arrêtez-vous contre la plage.
Vous croyez que le débarquement vous libérerait ? Faux.
Il va vous apporter la mort.
Arrêtez-vous.
À mon commandant.
Il manque une clé.
Merci.
Pourquoi tu dessines sur cette épave ? Je sais pas, je l'ai vue là, toute
déglinguée, j'ai eu pitié.
Ça peut toujours servir, une voiture.
Non, pas pour toi.
Les boches et les miliciens rôdent partout.
Tu peux te faire pincer en moins de deux.
Tu t'inquiètes pour moi maintenant ? Absolument pas.
Il faut que j'aille voir quelqu'un dans un bled à côté de Limoges.
J'irai à la sortie des usines en vélo, je passerai inaperçu.
Je dois emmener Sophie refaire ses lunettes.
Si tu promets d'être sage, je peux te cacher à l'arrière ? Tu sais conduire ?
J'ai appris à faire beaucoup de choses par moi-même en dix ans.
T'es contente qu'on te fasse de nouvelles lunettes ? Je pourrais les
choisir. Révenez-moi quand je peux sortir.
Vas-y, c'est bon, tu peux aller.
Non, attends, attends, attends.
Bouge pas.
Pas mal j'en ai.
Comment t'as su que j'étais là ? C'est pas bon d'être homme d'habitude par les
temps qui courent.
Alors c'est ici que tu viens affûter tes talents pour servir l'occupant ? Qu'est
-ce que tu cherches, gerbier ? Les Allemands sont sur le départ.
Tous ceux qui ont collaboré avec eux risquent gros.
T'es tout en haut de la liste.
Remarque, ça devrait pas m'étonner.
T'as toujours aimé le pognon.
Il y a dix ans, t'as essayé de me tuer pour vendre ta soeur au plus offrant.
Je vais te laisser une porte de sortie.
Quitte la région.
Si je te recoins, t'es un homme mort.
T'es complètement fou. Je vois pas de quoi tu parles.
Arrête de faire l'innocent.
Marie sait.
Je sais.
T'as essayé de nous séparer, t'as eu ce que tu voulais.
Ce que je voulais, c'est qu'elle épouse le fils Moreau pour échanger une partie
de notaire.
Résultat, elle s'est mariée avec un parasite de fonctionnaire. J'ai rien
gagné dans cette histoire, rien.
Ne me sers pas tes salades.
T'es qu'une pourriture.
Si tu veux.
Mais je connais ma sœur.
Ça aurait servi à rien de l'embobiner contre toi.
Je pouvais tenter quelque chose tant qu'elle était encore mineure.
Mais la convaincre de te quitter ? Elle me serait même pas venue à l'idée d
'essayer.
Vous avez un truc pas net il y a dix ans.
Crois ce que tu veux, Gerbier.
Mais si tu cherches un seul regard d'ailleurs, parce que pour une fois, c
'est pas moi.
Gerbier ? T'es recherché partout.
Passe pas là, fous le camp.
Entrez.
J'ai du nouveau dans notre affaire domestique.
J'ai trouvé une commande de lunettes avec la correction de votre fille.
Non pas au nom d'Argel, mais à celui de Vasseur.
Jeannine Vasseur.
Jeannine Vasseur.
Effectivement, c'est une cousine de ma femme.
La commande a été passée chez un opticien de Limoges.
Comme c'est touchant.
Elle est tout simplement retournée chez elle.
Qui est responsable de la milice à Limoges ? Un certain Marcel Faure.
Très bien noté.
Très beau travail du malin.
Contactez-le.
Pourquoi vous souriez comme ça ? Pour rien.
J'oublie pas qu'après on a rendez-vous chez le petit sien.
Tu seras là quand on rentrera ? Pourquoi ça t'ennuie que je sois là ? Non.
Tu veux bien rester jusqu'à mon anniversaire ? C'est quand ton
anniversaire ? Dans deux jours.
Dans deux jours ? Et laisse-moi deviner, dans deux jours tu vas avoir... 7 ans
? Non.
Non, non, toi t'es une grande.
8 ans.
9. 9 ans ? Ça veut dire que t'es née en juin 19...
35.
Bon allez, vite, on va être en retard là.
... ... ... ...
...
Monsieur Faure, merci pour la précision de votre rendez-vous. Pendant Dickmann,
je veux un état des lieux précis de la situation locale.
Les maquisards communistes ont le soutien de la population. Ils sont très
offensifs. Nous agissons, mais la milice n'a pas les moyens de la Wehrmacht.
Où ont-ils frappé exactement ? Jambouville, Cardalassac.
Hier, c'était au Mont-Saint-Martial, ça n'arrête pas. Il faut couper
définitivement le lien entre les civils et le maquis.
J'essaie depuis deux ans. En plus, on me fait un verdict mal.
Vous n'avez pas la bonne méthode.
Il n'y en a qu'une.
Laquelle ? La peur.
Nous avons doublé la dose de pervétine. Dans peu de temps, vous allez voir, ils
vont devenir des bêtes à tuer.
La mort touche une victime. La peur en frappe des milliers. Vous allez voir l
'effet qu'ils vont avoir sur les civils. C'est comme ça qu'on brise un pays.
Qu'est-ce qui se passe là ? Qu'est-ce qu'il y a ? Maman ! Allez, sort de là !
Maman !
Marie ? Marie, c'est moi.
C'est Étienne qui me l'a prise pour me punir.
Est-ce qu'il sait que Sophie n'est pas sa fille ? Alors on
lui fera aucun mal.
Tiens, bois ça.
Je peux peut-être aider.
Ça me coûte de l'avouer.
Il y a longtemps, quand j'étais encore élève infirmière, j'ai soigné un gars.
Un accident de la route, un paumé.
Il s'est accroché à moi comme un noyé à une bouée.
Il a cru qu'on partageait quelque chose de spécial alors que je faisais juste
mon boulot.
Ce con s'est engagé dans la milice dès qu'elle a été créée.
Non mais tu sais ce qu'on dit, qu'il faut rester proche de ses ennemis pour
anticiper leur saloperie.
Alors j'ai gardé contact avec lui.
Il se doute pas une seule seconde que je bosse pour Raoul. Jeannine, tu dérailles
là.
Un milicien.
Il a du pouvoir ?
Du pouvoir et des relations.
C'est lui qui dirige la milice à Limoges.
Est-ce que Raoul est au courant ? Je me fiche de qui pourrait nous aider, je
veux retrouver ma fille.
Si je devais demander de l'aide à Hitler, je le ferais.
Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Sortez d'ici, sortez d'ici.
Je te conseille de te calmer.
Sinon, c'est moi qui te calme.
Hôtel Majestique à Vichy.
Passez-moi le bureau 1830.
L'entretien a eu lieu.
Aucun incident.
Où je te parle, sergent ?
Les
munitions ont enlevé une gamine.
Elles comptent beaucoup pour moi.
Des fumiers ! Comme si on n'avait pas assez à faire avec une armée d
'occupation.
Entre les collabos et les miliciens, on a presque autant de Français à dégommer
que de gauches.
Qu'est-ce que tu veux ? Des hommes ? Non, je ne veux embarquer personne dans
mes histoires.
Je vais y aller seul, ni vu ni connu.
Il me faut les plans de leur QG.
C'est du suicide.
Ils sont trop nombreux, trop armés.
Mais pourquoi la milice prendrait le risque d'enlever un enfant ?
C'est qui cette gamine ? La fille du secrétaire d'Etat à l'instruction
publique.
Etienne Argel.
C'est lui qui est à l'origine de l'enlèvement.
Sa femme l'a quittée, il veut la faire plier.
Et toi tu veux pas qu'elle plie ? Raoul, je serais pas venu t'emmerder si t'étais
pour des histoires de fesses.
Cette femme, c'est ma famille.
Raison de plus pour pas te jeter dans la gueule du loup.
Si la ministre enlevait cette fille, sur ordre de son père.
C'est qu'il veut vraiment la récupérer.
T'as raison.
La petite sera plus accessible sous la garde de son père.
Faut filocher Argel à Vichy.
Suivre tous ses mouvements.
On occupe les dégâts sur place.
Toi, essaie de rassurer la mère qu'elle n'allait pas faire un coup d'éclat qui
changerait les plans d'Argel ou de la milice.
Dans ces histoires, le plus dur, c'est de rester rationnel.
Alors, on va reprendre la première phrase, mais plus doucement.
D'accord ? Très bien, les enfants, on va faire une petite pause. Vous restez là 5
minutes, sans bouger.
Georges, qu'est-ce que tu fais là ? Faut que tu me planques, j'ai Amélie sous
cul. Amélie ? Je croyais que t'avais des entrées partout, même chez eux.
Plus maintenant.
J'ai buté un milicien.
S'ils me trouveront, pas me louper.
T'as quoi ? Je t'expliquerai, mais faut que tu m'aides.
J'ai plus que toi, Lucette.
Je tiens à toi, tu sais.
Faut vraiment que tu sois au pied du mur pour me le dire.
Je sais, mais c'est pas si simple.
Pour l'instant, on va directement chez moi.
Je vais sortir les enfants quand tu seras rentré.
C'est toi ou c'est pas toi ?
Mais pourquoi tu t'intéresses à cette gamine ?
Parce que c'est la fille de ma cousine. Voilà pourquoi.
Mais je savais pas.
Maintenant tu sais.
Mais je vais faire ce qu'il faut.
Elle sera libre ce soir, je te le promets.
Tu vois, t'es bien fait de venir me voir. Tu sais que je peux rien te
refuser.
C'est ça ton problème, Marcel.
Tu crois toujours savoir ce qui est bon pour moi.
Je comprends pas. C'est pas ce que tu veux.
Si je te demande ce que je veux vraiment, qu'est-ce que tu exigeras en
échange ? Ce que j'ai toujours voulu de
toi.
Ton amour.
Quel que soit le cachot dans lequel vous l'ayez mise, je veux qu'elle y reste.
La fille de ta cousine.
Je veux que Marie soit terrassée par le chagrin.
Oui, j'ai les renseignements.
Alors ? Le chauffeur d'Etienne Arguelle était congé aujourd'hui, mais Arguelle l
'a rappelé.
Il lui a filé des bons d'essence pour un aller-retour Vichy-Limoge.
Départ ce soir, retour demain matin.
T'es sûr que tu t'es pas fait balader ? Certain.
Le chauffeur est un sympathisant, il m'a déjà rendu des services.
Faut prévenir Raoul.
Je passe en coup de ventre, je prends mon service dans une demi-heure.
Comment tu te sens ? Le pire, c'est de pas savoir.
Si elle est seule, si elle a mal.
Elle doit avoir tellement peur.
T'as des nouvelles de Raoul ? Bon, ça suffit, vos messes basses. Je suis pas
en sucre.
Étienne a prévu de descendre sur Limoges ce soir.
On essaye de localiser son hôtel.
Je vais devoir y aller.
Et quand je reviens, ce sera avec Sophie.
Tu veux que je reste avec toi ? Je peux appeler l'hôpital, me faire porter pas,
non ? Non, Marie a raison.
Etienne doit d'abord récupérer la petite avant qu'on puisse intervenir. D'ici là,
pas de vagues.
Personne ne doit changer ses habitudes.
Interdit d'entrer dans la chambre du Hauptsturmführer Eckel.
Ordre médecin-waffen-SS.
Votre Harstenführer a fait une péritonite. J'apporte ses médicaments
contre la douleur.
Si vous préférez qu'il souffre le martyr... Vous entrez avec les
médicaments, le chariot reste dehors.
Le Hauptsturmfuhrer s'est endormi.
Essayez de ne pas le déranger pendant une heure.
Eckel a été égorgé comme un cochon dans votre ville.
Il était sous votre responsabilité ? Le Hauptsturmfuhrer Eckel était gardé par
ses propres hommes.
La SS a refusé notre aide.
Et alors, la région grouille de terroristes depuis trop longtemps. Vous
ne servez donc à rien.
Les terroristes se permettent tout parce qu'ils savent que la population les
soutient. Les gens les cachent, leur donnent des renseignements, de l'argent
quand ils en ont.
Il me semble que les Français oublient un peu vite qu'il y a encore le vrai
pouvoir ici.
Ils vont comprendre ce qu'il en coûte de s'attaquer à un gradé de la SS.
Vous vous souvenez de Reinhard Heydrich ?
L'officier qui a été assassiné lors de l'attentat à Prague.
Notre réponse a calmé les esprits.
Nous avons investi la ville de Lidice, rassemblé tous ses habitants. Quand nous
sommes partis, les Tchécoslovaques avaient 342 bonnes raisons de ne plus
recommencer.
342 morts civiles ? Il n'y a pas de civils quand on
soutient des terroristes. Ils vont payer tous.
Ce qu'il me faut, c'est le Lady J français.
Trouvez-moi une ville, un village. On va les piéger comme des rats.
Entendu. Je t'en purerai, Tickman.
Dans une heure, la voiture d'Étienne Arguelle passera à Ambazac. Sa fille
Nevant est à l'arrière.
Clay la récupère. On maîtrise Arguelle et on l'emmène au Maquis. Les gars, c
'est une mission hypersensible. Il faut que ce soit rapide et discret.
Ils seront armés ? Ça m'étonnerait. Le père est un rond de cuir du pouvoir et
le chauffeur est de notre côté.
Un haut-gradé SS vient de se faire égorger. Pas par quelqu'un de chez lui.
C'est un artiste.
On débranche. Il y a eu un attentat à Limoges.
La milice et les poches sont sur les dents. Tout le monde en alerte. Allez.
Je suis désolé pour toi.
Avec la mort de ce SS, les Allemands vont vouloir se venger.
Ils vont s'en prendre, elles, ils vont tuer ma fille.
Mais non, jamais de la vie.
Elle est officiellement la fille d'un secrétaire d'État au gouvernement de
Vichy. Je sais que c'est délicat, mais il va falloir garder son sang-froid.
Personne n'est à l'abri contre la sauvagerie des Boches.
Tu le sais mieux que personne.
J'ai oublié les cuirs.
C'est quoi, ça ? C'est les recettes secrètes de mémé Alice.
Je les ai recopiées, pourquoi ? Non, de rien.
Qu'est-ce qui se passe ? C'était
toi ça ?
Tu croyais que c'était qui qui avait fait ça ?
Mais t'as toujours pas compris
! T'as toujours pas compris ! Qui est-ce qui était là pour toi quand t'étais dans
le coma ? Qui est-ce qui t'a soigné ? Qui est-ce qui t'a redonné le goût de
vivre ? Elle... Elle t'a abandonné.
Elle a fui pour épouser le premier venu.
Elle vit comme une princesse, avec un traître ! Un vichysse ! Alors que moi,
le... tous les jours à tes côtés.
Je t'aime.
Tu m'as volé dix ans de ma vie.
Lâche-moi de ton milieu de nez folle.
T'as plus rien à faire ici.
Va retrouver ton mari, ton collabo avec ta pisseuse. Va retrouver ton collabo.
Ton collabo.
Je t'aime. Je t'aime.
Avance !
Qu
'est-ce que tu fais ?
Une balle.
Tu sais ce qu'il te reste à faire.
Sous-titres par Jérémy Diaz
Notre fille va bien.
Je n'étais pas inquiet.
Je m'excuse pour le contre-temps hier. Les terroristes deviennent
incontrôlables. On a dû boucler Limoges.
Les résistants.
Et non pas les terroristes.
Ne sentez pas le vent qui tourne fort.
Va falloir adapter votre vocabulaire et vite.
Non mais regarde-toi.
Qu'est-ce que c'est que cette tenue là ? On dirait une petite juive échappée du
ghetto.
Elle est à la voiture.
Allez, dépêche-toi !
Votre
aide m'a été précieuse, Fort.
Je le saurai m'en souvenir.
Ah ! Un petit conseil.
Les temps changent vite.
À Vichy, il y a ceux qui ferment les yeux.
Et il y a les autres.
Vous êtes dans quel camp ? De ceux qui s'en sortent.
Toujours.
J'opère un repli stratégique vers l'Allemagne, le temps que les choses se
tassent.
Je vous suggère d'y penser.
Eh bien, monte !
Voilà, monsieur.
C'est moi.
Alors, comment est-ce que tu trouves notre petit voyage ? Fais voir maman.
Oui.
C'est normal.
Les enfants sont faits pour être avec leur maman.
Et les mamans avec les papas.
Tu les cries dessus, tu la tapes.
Ce sont des histoires d'adultes.
T'es trop jeune pour comprendre.
De toute façon, ta mère va nous rejoindre.
Enfin, si elle t'aime assez, bien sûr.
Ne bougez pas.
Qu'est-ce que vous me voulez ? Sophie.
Vous l'avez enlevée, sa mère veut la récupérer.
La récupérer ? C'est faux, t'as déjà gardé le droit !
Papa, non ! Qu'est-ce qu'il y a, Sophie ? Dis-leur, messieurs, tu
l'aimes, ton papa ? Qu'est-ce que tu prépares ? Papa ou maman ? À quoi vous
jouez, Argel ? J'exerce mon droit le plus strict. J'éduque mon enfant ! Alors
?
Laissez-moi ! Laisse-la ! Laissez-moi, sale rouge ! Enfure de bolsibite, merde
! Laissez-moi ! Ça va aller. Laissez-moi ! Laissez-moi ! Laissez-moi !
Je
suis
désolé pour ton père, Sophie.
Tu sais, mes camarades vont pas lui faire de mal.
Ils vont juste l'emmener dans une sorte de prison le temps que la guerre se
termine.
C'est pas mon père.
Un papa, ça protège sa fille.
Ça fait pas... Ça fait pas ce qu'il a fait.
Si je pouvais choisir... Moi, je voudrais un papa comme toi.
C'est bon de te revoir, Philippe.
Je suis fier de ce que tu as fait pour la France.
Je n'ai pas ton courage, mais tu as tout mon soutien.
T'es sûre que c'est bien prudent de te montrer ici ? On n'a jamais vu d
'Allemands en radours.
Allez, les enfants, ça va être le départ.
Elle est où, Sophie ? Elle est là.
Elle te ressemble, hein ?
Tu vois, on va fêter deux choses. Parce que tu crois quand même pas qu'on a
oublié ton anniversaire ? Bon anniversaire, nos vœux les plus
sincères, que ces quelques fleurs nous apportent le bonheur.
Sous-titrage Société Radio
-Canada
Regarde ce que j'ai retrouvé.
Regarde.
L'année 1924.
On était heureux, on le savait même pas.
Regarde là, Jany.
Elle avait promis de venir.
Tu sais où elle est ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Janina ?
pour que tu te mettes dans un état pareil.
Tu devrais me dénoncer au Bosch.
Enfin, mais qu'est-ce que tu racontes ? T'as toujours pas compris que je t'aime
? Je crois que j'avais une petite idée.
Si tu voulais, ma Jeannine, si tu voulais, on pourrait partir.
On est jeunes, j'ai des contacts, tu sais, en Amérique latine.
De quoi tu parles ? Tu penses au mariage, au môme et tout le tralala
? Tu nous imagines ? Monsieur et madame
fort.
Seigneur et seigneur fort.
Oui, c'est exactement à ça que je pense.
Mais t'as toujours pas compris.
Toi qui es si malin pour traquer les juifs dans les greniers, pour débusquer
les résistants jusque dans les caves, t'as rien vu.
Y'a toujours eu qu'un seul homme, un seul homme.
Et devine.
C'est pour lui que je suis restée à Oradeau.
C'est pour lui que je suis allée à Paris ou à Lyon. C'est pour lui que j'ai pris
le maquis.
Tu penses que tu pourrais faire le point ?
Et ça ne suffit qu'à...
Mais
qui t'a appris pour mon mariage ? A ton avis ? C'est Jeannine ? Elle
m'a dit que t'étais heureuse, j'ai tout gobé.
Au moins, t'étais devenue une vraie rombière.
De diable en personne.
Malgré ça, j'ai jamais pu m'empêcher de penser à toi.
Moi aussi.
Tu savais Sophie.
Quand je la voyais, je te voyais.
Quand je m'embrassais, je t'embrassais.
Comment j'ai pu croire que tu viendrais pas à ce rendez-vous ? Et toi, comment t
'as pu penser que c'était moi qui avais fait ce mot ? La peur.
ça pourrit tout.
Mais tu sais quoi ? J
'ai plus peur.
Moi non plus.
On a dix ans à rattraper.
Quand la France sera libérée, je veux qu'on soit les premiers à se marier à la
mairie de Rador.
Tu crois qu'on pourra prendre notre vie comme témoin ?
Nous sommes ici, à Saint-Junion.
Nous arrêtons à 12h30.
Ce soir, nous sommes à Yule.
Donnez-moi un village que je puisse émerger entre ces deux points.
Un forêt délivrée de Dieu avec peu d'études. Est-ce que c'est si difficile
à trouver ?
Il y a eu un sabotage sur la glade, près de Saint-Junior, à 15 kilomètres d'ici.
Le Maquisard.
Lance !
Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ? T'inquiète pas, ils font que passer. Je
reste jamais.
Heil Hitler, Hauptsturmführer !
Qu'est-ce que c'est que
ça
?
Rassemblez-vous. Tout va bien.
Rassemblez-vous.
Rassemblez-vous.
Ça va, ça va.
Qu'est-ce
qui se passe, maîtresse ? Allez,
on y va. Avancez, on avance.
Avancez, avancez.
Avancez. Avancez, avancez.
Les Allemands !
Ne sors
pas derrière.
Maman ! Maman
!
Eh, ne vous inquiétez pas.
Je connais leur manège, là.
À Cognac-la-Forêt, ils ont fait la même chose il y a une semaine.
Ils cherchent juste des maquissages. Et s'il n'y en a pas, ils ne trouveront
rien.
Dans deux heures, tout le monde rentrera.
Demain, il y a le match de foot contre Notre-Dame. Vous venez ? Impossible.
On va
bientôt partir d'ici, d'accord ?
Vous êtes rassemblés ici pour répondre de vos actes et de votre loyauté.
Nous avons des informations précises. Nous savons que des armes sont cachées
ici.
Nous allons fouiller partout, maison par maison, jusqu'à ce que chaque
cache soit découverte.
Ceux qui collaborent seront libérés.
Mais ceux qui oseraient nous défier subiront.
les conséquences.
Nous serons sans pitié.
J'ai peur.
Je sais, je sais, Matos. Tu te rappelles quand t'étais petite, ta maladie des
yeux ? T'as cru que tu verrais plus jamais.
Ça a duré longtemps.
Et puis on t'a soigné. T'as rouvert les yeux et la lumière est revenue.
Accroche-toi à ce souvenir.
Même quand tu as très peur, il y a tout le noir qui revient.
Ils sont en train de nous embobiner.
Si t'as moyen de t'enfuir avec la petite, on se retrouve sur le pont de la
glade.
Alors, à l'arrière.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Regroupez-vous au milieu !
Je crois qu'il nous garde ici le temps de vérifier toutes les messages.
Ils vont nous faire.
Ils vont pas tarder à nous libérer.
Ça fait quand même plus d'une heure et quart qu'on est là.
Si on s'en sort pas, je voulais te dire.
Je me suis trompé sur toi.
Je te prenais pour un pecto.
La jalousie.
Je te mens.
C'est bon.
Reviens ! C'est suffisant.
Allez Vicky.
Voilà, sacristie. Il y a une fenêtre.
Sors par la fenêtre. Je te rejoins avec la petite.
Allez.
Sophie, regarde-moi.
Regarde-moi. Je te lâche pas.
Je te lâche pas.
N'oublie pas ce que je t'ai dit. Je te lâcherai jamais.
Allez, Sophie.
Cours. Cours maintenant.
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