All language subtitles for La Stagiaire S09E05

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Original subtitles

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- Je peux avoir un selfie ? Ma mère vous adore.

- Oui, bien sûr.

- Merci beaucoup. - Merci à vous.

- Merci beaucoup. - Merci à vous.

- Au revoir. - Au revoir.

- Votre popularité ne faiblit pas.

- Sa mère a adoré "24h au Palais". - Et elle attend le prochain.

- Sa mère a adoré "24h au Palais". - Et elle attend le prochain.

- Ca fait bizarre, de signer des autographes.

- Nadia nous attend sur une scène de crime.

- Nadia nous attend sur une scène de crime.

- M. le juge... - Capitaine...

- M. le juge... - Capitaine...

- Constance... - Bonjour.

- D'habitude, les clowns, ça fait rire,

mais là...

L'automobiliste

L'automobiliste

qui a appelé les secours l'a vu s'écrouler

à 18h05.

Il marchait le long de la route.

- Il s'est battu ?

- Ca ne fait aucun doute.

Il a reçu un coup violent à la tête. Une pierre, peut-être.

Il a reçu un coup violent à la tête. Une pierre, peut-être.

Ca a provoqué une fracture et une hémorragie interne.

- Comment il a pu se déplacer ?

- On a déjà eu le cas d'une victime qui a fait plus d'un km

avant de mourir.

- Ah, quand même...

- Lui, il venait d'où ?

- Lui, il venait d'où ?

- De là-bas. C'est pas une route très fréquentée.

Pour les témoins, ça va être dur. - Il y a un cirque, dans le coin ?

Pour les témoins, ça va être dur. - Il y a un cirque, dans le coin ?

- Aucun.

Le 1er village est à 8 km. Les collègues longent la route

pour retrouver sa voiture. - Des papiers d'identité ?

pour retrouver sa voiture. - Des papiers d'identité ?

- Non. On va voir ce qu'on arrive

à tirer de ça,

son téléphone, enfin, ce qu'il en reste.

son téléphone, enfin, ce qu'il en reste.

Il a dû se casser lors de la chute

ou avant.

C'est un modèle assez ancien.

Ses empreintes ont matché.

Il s'appelait Romain Valmont, 27 ans.

- Fiché pour quoi ?

- Arrêté 4 fois pour consommation de cannabis,

et une fois pour outrage

à agent de la force publique.

à agent de la force publique.

- On a une adresse ?

- En 2019, il habitait du côté d'Aubagne.

- Oh là là, c'est moche.

- Vous êtes dure. Ca a son charme.

- Non, c'est le voisin, en Espagne. Il a envoyé les photos du jardin.

- Non, c'est le voisin, en Espagne. Il a envoyé les photos du jardin.

- Ah oui, quand même...

- C'est la forêt vierge, y a du boulot.

- C'est la forêt vierge, y a du boulot.

- Vous déménagez quand ? - Dans un mois.

- Ca va venir vite.

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous voulez acheter du miel ? - Non.

- Vous voulez acheter du miel ? - Non.

Je suis le juge Delcourt. Constance Meyer.

Romain Valmont habite ici ?

- Oui, c'est mon frère.

- Oui, c'est mon frère.

Maman, c'est des juges. Ils cherchent Romain.

- Il est pas rentré. Pourquoi ?

- On sera mieux à l'intérieur. - Il lui est arrivé quelque chose ?

- On sera mieux à l'intérieur. - Il lui est arrivé quelque chose ?

- Nous avons une mauvaise nouvelle. Votre fils est décédé.

- Nous avons une mauvaise nouvelle. Votre fils est décédé.

Il a été tué.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- On l'a retrouvé sur une route près de Varetz.

Vous savez

ce qu'il faisait là ?

ce qu'il faisait là ?

- Non, il est parti en scooter ce matin, il n'a rien dit.

- Il se déplaçait

en scooter ?

Il était habillé en clown. C'était son métier ?

- Non, mais en ce moment, il faisait des animations

- Non, mais en ce moment, il faisait des animations

avec un autre clown.

- Vous pouvez nous donner son nom ?

- Je ne le connais pas. Romain changeait souvent de taf.

- Je ne le connais pas. Romain changeait souvent de taf.

C'était compliqué, avec sa maladie.

- Il était bipolaire.

- Depuis longtemps ? - Oui.

Depuis l'adolescence.

Il avait des périodes

où il était euphorique.

où il était euphorique.

Et puis, brusquement, il se repliait sur lui

et là, il tombait en dépression.

A la mort de mon mari,

A la mort de mon mari,

ça a duré des mois.

- Il était suivi par un médecin ? - Euh, oui,

depuis sa première hospitalisation à 17 ans.

depuis sa première hospitalisation à 17 ans.

Les médicaments atténuaient

ses symptômes. - On peut voir sa chambre ?

- Il habite juste à côté. Il voulait son endroit à lui.

- Il habite juste à côté. Il voulait son endroit à lui.

- Je vous montre ?

- S'il vous plaît.

- Romain avait des amis ? Une copine ?

- Non, c'était un solitaire.

- Ne touchez à rien, s'il vous plaît.

- Quand il avait une lubie, il était à fond dedans.

Elevage de vers à soie, taille de pierre...

Il a même voulu être comédien.

Il a même voulu être comédien.

- Votre fils a été arrêté plusieurs fois

pour possession de cannabis. - C'était fini, ça.

- Vous savez

s'il avait des problèmes avec quelqu'un ?

- Je ne pense pas. Il se confiait peu.

- Il avait arrêté ses médicaments ?

- C'est pas la 1re fois.

Ca lui donnait des tremblements. - Il disait que ça l'éteignait.

Ca lui donnait des tremblements. - Il disait que ça l'éteignait.

Dans ses phases maniaques, il se sentait invincible,

il voulait toujours être comme ça. - C'est un adulte.

il voulait toujours être comme ça. - C'est un adulte.

On peut pas gérer sa maladie à sa place.

- Donc l'arrêt de son traitement a eu des incidences

sur son comportement. - Ca aurait dû m'alerter.

sur son comportement. - Ca aurait dû m'alerter.

L'autre jour, il était un peu excité.

- Bonjour, maman. - Bonjour.

Qu'est-ce que tu fais ? - Je vais au marché à Aubagne.

Y a du monde, ça partira vite. - Mais faut avoir réservé.

Y a du monde, ça partira vite. - Mais faut avoir réservé.

- Je me mettrai en face du café. Le prix est sur les pots ?

- T'as besoin d'argent ? - Oui.

Elles ont bien bossé, vos petites ouvrières.

Elles ont bien bossé, vos petites ouvrières.

Mes deux reines aussi.

- Tu as perdu ton travail ? - Mais non.

- Tu as perdu ton travail ? - Mais non.

Il reste des bonbons à la menthe et au thym ?

- Non, il faut que j'en refasse. - Tant pis.

J'y vais. - Attends. On va faire autrement.

J'y vais. - Attends. On va faire autrement.

Tu as besoin de combien ? - Non, maman...

- (Allez.)

- Tu lui as donné de l'argent ? - Pour de la drogue ?

- Non.

Il m'a dit que non.

Il m'a dit que non.

- Quand vous dites qu'il était excité,

ça veut dire difficile à raisonner ?

- Il fallait le calmer, sinon il pouvait avoir

- Il fallait le calmer, sinon il pouvait avoir

des réactions imprévisibles.

- Avance, avance ! - Doucement !

- Avance, avance ! - Doucement !

- Soulève ! - Toi, soulève !

- On est obligés de passer là. - Tu m'attends pas.

- Soulève ! - Attends, doucement !

- Vas-y, on le met là.

- Que fait ce baby-foot dans mon salon ?

- Je l'ai racheté à un pote. Et il va nous avoir un billard.

- Je l'ai racheté à un pote. Et il va nous avoir un billard.

- Donc, ici, ça devient

une salle de jeux ?

- Il y a un baby-foot dans mon salon ?

- Il y a un baby-foot dans mon salon ?

Vous deviez vous occuper de la chèvre.

- C'était à toi. - Pas aujourd'hui.

- Mais si.

- Faites un planning.

- Oui. On va aussi avoir un home cinéma.

- Un home cinéma ?

- Soit dans la salle du fond soit dans votre chambre.

- Soit dans la salle du fond soit dans votre chambre.

- Vous pourrez en profiter quand vous reviendrez.

- On peut y dormir ? - Ca nous dérange pas.

- On peut y dormir ? - Ca nous dérange pas.

- C'est bien, ils s'approprient la maison.

- On fait une partie ? - Garçons contre filles ?

- Vieux contre jeunes !

- Non. Parents contre enfants. - C'est pareil.

- Non. Parents contre enfants. - C'est pareil.

- Les vieux vont gagner.

- Allez ! - C'est parti !

- Allez !

- Monsieur le juge... - Capitaine.

- Constance. - Bonjour.

- La scène de crime est au bord de l'eau.

- La scène de crime est au bord de l'eau.

Valmont est venu ici

avec cette camionnette.

Les clés étaient sur le contact et il y avait du sang

Les clés étaient sur le contact et il y avait du sang

sur le volant.

Il a dû vouloir démarrer alors qu'il était blessé

et il s'est foutu dans le fossé - Il est reparti à pied.

- On est à 800 m de là où il est mort.

- On est à 800 m de là où il est mort.

- A peu près.

Et pour le même prix, vous avez le proprio de la camionnette.

Et pour le même prix, vous avez le proprio de la camionnette.

Quand on est arrivés,

il tentait de la sortir de l'ornière.

Il s'appelle Clément Roustan, alias Charly.

Il s'appelle Clément Roustan, alias Charly.

- Ca doit être lui que Valmont aidait

pour ses animations.

- C'est lui le clown triste.

- C'est lui le clown triste.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour.

- Vous pouvez répéter au juge

- Vous pouvez répéter au juge

ce que vous m'avez dit ?

- Hier, je rentre au local,

plus de camionnette.

J'ai tout mon matos, là-dedans.

Ca ne pouvait être que Romain.

Je l'ai appelé pour qu'il me la ramène,

mais depuis, plus de nouvelles.

J'ai un spectacle cet après-midi.

J'ai un spectacle cet après-midi.

J'ai utilisé mon application de localisation, et voilà.

- Vous êtes venu comment ? - Avec son scooter.

- Vous êtes venu comment ? - Avec son scooter.

Il l'a laissé près du local. - Valmont vous a dit pourquoi

il voulait la camionnette ?

- Pour organiser un spectacle, j'imagine.

- Pour organiser un spectacle, j'imagine.

- Ca lui arrivait souvent ?

- Non, mais en ce moment, il était un peu speed.

- Vous étiez proches ?

- Pas vraiment. A part au boulot, on se voyait pas.

- Vous vous êtes connus comment ?

- Il est venu me voir après un spectacle.

- Il est venu me voir après un spectacle.

C'est lui qui a eu l'idée de Mario.

- Mario ? - Son nom de clown.

- Mario ? - Son nom de clown.

Charly et son cousin Mario, les gamins adoraient ça.

- Je vous montre la scène de crime. - Merci.

- Je vous montre la scène de crime. - Merci.

Roustan vous a donné son alibi ?

- Il était en rendez-vous dans un centre aéré.

On vérifie.

On vérifie.

Il y avait des gouttes de sang dans l'herbe et sur le sol.

Sa camionnette devait être garée là.

- On a l'arme du crime ? - Non, on n'a rien retrouvé.

- On a l'arme du crime ? - Non, on n'a rien retrouvé.

Si c'est une pierre, elle a pu finir dans l'eau.

- Donc Valmont

anime un spectacle en clown puis il vient faire du camping ?

- Et il est frappé à coups de pierre.

Il est tombé sur un rôdeur.

Il est tombé sur un rôdeur.

- Je pense pas.

Il avait encore de l'argent sur lui,

et rien n'a été volé dans sa camionnette.

- Ou alors, il était pas seul.

- Ou alors, il était pas seul.

- C'est bête, on a plein de témoins, mais c'est des oiseaux.

*-Face à la piste, la préparation du geste

*est primordiale.

*Trop de puissance ne fera pas tomber toutes les quilles.

*Trop de puissance ne fera pas tomber toutes les quilles.

- Tu voulais me voir ? - Oui.

Meyer a demandé sa mise en disponibilité ?

- Oui, elle part en Espagne. Une nouvelle vie.

- Oui, elle part en Espagne. Une nouvelle vie.

- Ah...

Il paraît qu'on en a plusieurs dans une.

A ce propos... tiens. - Tu as écrit tes mémoires ?

A ce propos... tiens. - Tu as écrit tes mémoires ?

- J'ai travaillé pour toi, j'ai écrit quelques suggestions

pour ton prochain opus. - Quelques suggestions ?

pour ton prochain opus. - Quelques suggestions ?

- Oui. Ca enrichira les personnages, la dynamique des relations.

Tu dois pas te reposer sur tes lauriers.

Tu dois pas te reposer sur tes lauriers.

Faut viser plus haut.

- Dans mon souvenir, mon 1er roman ne t'a pas emballé.

- Non. - Ah, ben si.

- Non !

- Non !

Il avait des qualités, quelques maladresses,

mais excusables dans un 1er roman.

- Tu me rassures.

- Si tu m'en dis plus, j'affinerai.

Mais lis d'abord, et on en parle tranquillement.

- Désolé, j'ai du travail.

- Désolé, j'ai du travail.

- Une fois à la retraite, je t'aiderai. Je m'en réjouis.

- Eh ben, merci.

*-Trop de puissance ne fera pas tomber toutes les quilles.

*L'important reste la trajectoire.

- C'est pas vrai...

- Selon la légiste,

la taille de l'hématome indique qu'entre le coup reçu par Valmont

la taille de l'hématome indique qu'entre le coup reçu par Valmont

et sa mort, il s'est passé maximum 40 minutes.

- Donc l'agression a eu lieu entre 17h25 et 18h05.

- Donc l'agression a eu lieu entre 17h25 et 18h05.

- Ce qui disculpe Roustan, qui était à La Ciotat

pour vendre son spectacle.

pour vendre son spectacle.

La PTS a retrouvé ce jouet

sur la banquette arrière de la camionnette.

Roustan dit qu'il ne l'a jamais vu.

Roustan dit qu'il ne l'a jamais vu.

- Si Valmont a fait une animation, il a pu l'emmener par erreur.

- Peut-être.

Regardez les photos

Regardez les photos

récupérées sur la carte mémoire de son téléphone.

- C'est une cour d'école ?

- C'est curieux, de faire des photos d'enfants derrière une grille.

- Ce serait un pédophile ?

- Ce serait un pédophile ?

- Il a pas d'antécédents, mais on peut pas l'exclure.

- Il aurait emmené un gamin avec lui à l'étang ?

Il faut retrouver l'école.

- Il n'y a pas de GPS sur son téléphone.

On peut les montrer à Roustan.

- Ils ont peut-être fait un spectacle là-bas.

- Ils ont peut-être fait un spectacle là-bas.

- Oui, j'ai vu

un homme leur parler,

un homme leur parler,

mais il a filé.

- C'était quand ? - Vendredi dernier.

Les enfants m'ont dit qu'il leur avait fait

Les enfants m'ont dit qu'il leur avait fait

des tours de magie.

Je l'ai signalé à la police.

On prend pas de risque s'il y a le moindre doute.

- C'était lui ?

- C'était lui ?

- Ca pourrait.

Il a été repéré ailleurs ?

- On ne sait pas encore.

- On ne sait pas encore.

C'est l'un des deux clowns qui sont venus

faire un spectacle ici. - C'est pas vrai ?

- Le cousin Mario.

- Le cousin Mario.

Le jour de l'animation, vous n'avez rien remarqué ?

- Ben, non. Tout s'est bien passé. Sans son maquillage,

- Ben, non. Tout s'est bien passé. Sans son maquillage,

je l'avais pas reconnu. - Les parents ont été prévenus ?

- Oui, la déléguée des parents a mis un message

sur le groupe de l'école. Ils ont organisé des rondes,

sur le groupe de l'école. Ils ont organisé des rondes,

en vain.

- Il nous faudra les fiches de vos élèves.

- Oui, bien sûr.

- Alors, Joy Matillon, CP.

- Tu crois que Mario se servait des spectacles

pour approcher les enfants ?

pour approcher les enfants ?

- Aucun incident n'a été signalé dans les écoles où ils sont allés.

- J'ai jamais aimé les clowns.

- J'ai jamais aimé les clowns.

Ils m'ont toujours fait peur.

- Je savais bien que j'avais vu ce nom quelque part.

Ce petit garçon, là,

c'est Paul.

c'est Paul.

Sa maman, c'est Jennyfer Belaoui.

Elle apparaît dans un PV de Romain Valmont en 2017.

Elle était avec lui quand il a été arrêté.

Elle était avec lui quand il a été arrêté.

- C'était sa copine de l'époque ?

- J'ai appelé l'école. Elle élève seule son fils.

- J'ai appelé l'école. Elle élève seule son fils.

Il n'y a pas de père.

- Donc on oublie la pédophilie.

Paul serait le fils de Valmont.

- On a les fadettes de la victime.

- On a les fadettes de la victime.

Devinez qui l'a appelé avant-hier.

- Antoine Meyer.

- Romain Valmont est venu la semaine dernière

- Romain Valmont est venu la semaine dernière

à la Maison de la justice et du droit.

- Antoine y fait des permanences.

- Il venait de découvrir

- Il venait de découvrir

qu'il avait un fils. - On s'en doutait.

- Je l'ai trouvé agité.

- Il était bipolaire. Il ne prenait plus ses médicaments.

- Il était bipolaire. Il ne prenait plus ses médicaments.

- Je comprends mieux.

- Il a découvert qu'il avait un fils en faisant un spectacle ?

- Oui, c'est fou.

Il a croisé son ex avec un petit garçon

et il a compris.

- Alors, il est allé à la grille de l'école pour le voir.

- Alors, il est allé à la grille de l'école pour le voir.

- Vous devez faire attention. Un homme qui traîne

devant une école, ça peut être mal interprété.

- Je voulais qu'il me voie sans le costume de clown,

qu'il voie mon vrai visage.

Quand je l'ai vu, j'ai senti un truc incroyable, et Paul aussi.

Quand je l'ai vu, j'ai senti un truc incroyable, et Paul aussi.

Il me quittait pas des yeux.

- Mais du coup, qu'est-ce que vous lui avez raconté ?

- Mais du coup, qu'est-ce que vous lui avez raconté ?

- Rien, j'ai pas eu le temps. Une instit s'est pointée.

C'est quoi, mes droits ?

- Asseyez-vous, je vous en prie.

- Asseyez-vous, je vous en prie.

Pour avoir l'autorité parentale, il faut reconnaître l'enfant

l'année suivant la naissance.

- Ca, c'est foutu. Il est déjà grand.

- Ca, c'est foutu. Il est déjà grand.

- Soit vous obtenez

l'accord de la mère... - Aucune chance.

Elle m'a quitté sans me dire qu'elle était enceinte.

Elle m'a quitté sans me dire qu'elle était enceinte.

C'est quoi, l'autre option ?

- Déposer une requête auprès d'un juge des affaires familiales.

Il va demander un test ADN pour prouver

Il va demander un test ADN pour prouver

le lien de parenté. - L'ADN c'est bien.

On a le même ADN, c'est logique. On compare les cheveux, hein ?

On a le même ADN, c'est logique. On compare les cheveux, hein ?

- Oui, c'est ça. - Je le vois bientôt. J'en prendrai.

- Non, ne faites pas ça.

Tout doit être fait dans les règles.

Tout doit être fait dans les règles.

Je vais vous ouvrir un dossier.

M. Valmont...

M. Valmont...

Il s'est mis à me parler de l'ADN.

Comme quoi les humains auraient 60 % de gènes en commun

Comme quoi les humains auraient 60 % de gènes en commun

avec les mouches des fruits, puis il est parti.

- Vous l'avez revu ?

- Non. Je l'ai appelé, j'ai senti qu'il avait besoin d'aide.

- Non. Je l'ai appelé, j'ai senti qu'il avait besoin d'aide.

- Valmont a dit qu'il reverrait bientôt

son fils.

On l'a découvert en clown.

On l'a découvert en clown.

Est-ce qu'il n'aurait pas fait une nouvelle animation

en présence de son fils ?

- Ca m'a touché, l'histoire de Valmont.

C'est pas évident de découvrir qu'on a un fils.

- Le petit Paul ne connaîtra pas son papa.

- Le petit Paul ne connaîtra pas son papa.

- On se voit ce soir à l'entraînement de bowling ?

- Non, j'ai les cartons à finir, et ton père a pris de l'avance.

- Non, j'ai les cartons à finir, et ton père a pris de l'avance.

- Nadia vient d'appeler.

Valmont a fait une animation l'après-midi de sa mort,

chez Jennyfer Belaoui.

chez Jennyfer Belaoui.

- Elle a interrogé la mère ? - Non, les voisins.

Il n'y a personne chez elle et elle a appelé son travail

pour dire qu'elle était malade.

pour dire qu'elle était malade.

On va diffuser son signalement.

- Alors ? - C'est pas mal.

L'objectif, c'est de dégager les dix en même temps.

- Je sais pas pourquoi, je retrouve pas mes repères.

- Je sais pas pourquoi, je retrouve pas mes repères.

La lumière est différente, non ? - Faut travailler l'accompagnement.

Le bras doit terminer devant, pas vers le haut.

Le bras doit terminer devant, pas vers le haut.

- Ces chaussures sont trop étroites.

J'ai un pied un peu plus large que du 42 classique.

J'ai un pied un peu plus large que du 42 classique.

- Le mec de la mairie !

- Favin le fayot !

Salut, Favin. - Salut, Meyer.

Salut, Favin. - Salut, Meyer.

Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour apprendre à jouer.

Hein ?

- Ludo...

- Ludo...

En place.

- Allez, mon Ludo.

- C'est bon, ça !

- On va t'apprendre à perdre.

- Allez, là ! C'est bon, ça !

*En espagnol.

- Oh, ça doit être beau ! ...

- L'appli mouline.

- L'appli mouline.

Ca ne traduit plus. - Il dit que le cerisier

est en fleurs.

Diego...

...

...

- "Mi prima", c'est ? - C'est sa cousine.

Elle peut faire le ménage à la maison.

Elle peut faire le ménage à la maison.

...

- Les sardines ? Quel rapport ?

- Non. Il a dit "jardin" en espagnol.

Son cousin peut nettoyer le jardin.

- Il a une grande famille. Muy bien, muy bien !

- Gracias por todo.

- Por todo. Hasta luego, Diego. *-Hasta luego.

- Je vais être en retard.

- C'est comme pour tes cartons ?

- J'allais m'y mettre,

et avec Alice, on est tombées sur l'album photo.

- A ce rythme, on n'est pas partis.

- Et alors, je suis tombée sur une photo de toi,

à la soirée costumée pour ton anniversaire,

en centurion.

en centurion.

- Ne change pas de sujet. - Ca t'allait bien.

- Allez, bonne journée, Cléopâtre. - Oui.

Tenez, M. le juge. - Merci.

Tenez, M. le juge. - Merci.

- C'est votre nouveau roman ? - Non, c'est la prose de Quiring.

Il m'a fait des suggestions. - Intéressantes ?

Il m'a fait des suggestions. - Intéressantes ?

- La juge n'est plus qu'un personnage secondaire.

Procurator a le beau rôle.

Il est devenu brillant, sympathique.

Il est devenu brillant, sympathique.

- C'est vous, l'auteur. C'est vous qui tenez le crayon,

enfin, le clavier.

- Oui. Ils arrivent.

Je transmets, Nadia.

Alors, Jennyfer Belaoui a été interpelée à Toulouse,

Alors, Jennyfer Belaoui a été interpelée à Toulouse,

chez ses parents. Elle y était avec son fils.

- On pourra l'interroger quand ? - En début d'après-midi.

- Ca nous laisse le temps de voir Julia Valmont.

- Ca nous laisse le temps de voir Julia Valmont.

- Vous avez convoquée la soeur ?

- A 11h. Elle a déjà été arrêtée avec son frère et Jennyfer.

Elle nous en dira plus sur leur relation.

Il s'appelle Paul.

C'est le fils que Jennyfer Belaoui a eu avec votre frère.

Il venait de le découvrir.

- Il nous a rien dit.

- Vous l'avez connue, quand elle sortait avec lui ?

- Vous l'avez connue, quand elle sortait avec lui ?

- Oui, c'était il y a 7-8 ans.

Il était fou d'elle.

Ils voulaient monter un groupe de rock.

Ils voulaient monter un groupe de rock.

Elle l'a aidé à se stabiliser un peu, mais ça n'a pas duré.

- Que s'est-il passé ?

- Que s'est-il passé ?

- Elle l'a quitté

après l'incendie de son studio.

On n'a jamais su ce qui s'était passé.

Peut-être un mégot mal éteint.

Mon frère est sorti dans la nuit pour s'acheter des bières.

Mon frère est sorti dans la nuit pour s'acheter des bières.

Elle dormait.

Elle a été brûlée et intoxiquée.

- Elle n'a pas voulu le revoir ? - Non.

- Elle n'a pas voulu le revoir ? - Non.

Ca l'a rendu complètement dingue.

Mes parents ont dû le refaire interner.

Mes parents ont dû le refaire interner.

Après, il a disparu pendant des mois.

Et puis il revenait, il repartait.

Et puis il revenait, il repartait.

C'était difficile.

On avait toujours peur pour lui.

On avait toujours peur pour lui.

Je peux la garder ?

Pour maman.

- Bien sûr.

- Merci.

- Jennyfer a dû découvrir qu'elle était enceinte

- Jennyfer a dû découvrir qu'elle était enceinte

après l'incendie.

- On comprend qu'elle n'ait rien dit à Valmont.

- Le voir réapparaître, ça a pu la faire réagir violemment.

- Le voir réapparaître, ça a pu la faire réagir violemment.

- Il va encore vouloir

parler de ses notes.

Vous me couvrez ? - Non !

- On se retrouve au resto. - Oh...

- On se retrouve au resto. - Oh...

Belle journée, M. le procureur.

- En effet, Meyer. Vous n'avez pas vu Boris ?

- Non. Ah, je vois

- Non. Ah, je vois

que vous continuez à vous équiper. - Oui.

Je n'aime pas mettre des chaussures que d'autres ont portées,

alors, j'ai investi.

alors, j'ai investi.

- Une nouvelle carrière s'offre à vous.

- Avec votre mari, je suis à bonne école.

La petite rotation de la main

La petite rotation de la main

et l'accompagnement.

- J'ai hâte d'être au tournoi. Bon, je dois y aller.

- Oui, allez-y, Meyer. Ah, au fait,

- Oui, allez-y, Meyer. Ah, au fait,

"hasta la vista", alors !

- J'aurais dû vous en parler.

- Ne vous excusez pas.

- Ne vous excusez pas.

Tant qu'on gagne ce tournoi, tout va bien.

- Evidemment.

- J'ai rien à voir avec la mort de Romain.

On n'est plus en contact.

- Il est venu animer la fête d'anniversaire de Paul.

- Il est venu animer la fête d'anniversaire de Paul.

- Comment ça ?

- Le clown, c'était lui.

Il a trouvé cette occasion pour revoir son fils.

Il a trouvé cette occasion pour revoir son fils.

- A aucun moment,

vous n'avez compris ?

- Mais non. Il était déjà déguisé et maquillé.

- Il a pas débarqué à l'improviste. Vous l'avez fait venir.

- Après le spectacle à l'école,

le clown a dit à Paul qu'il pouvait venir pour son anniversaire.

le clown a dit à Paul qu'il pouvait venir pour son anniversaire.

Il était heureux, j'ai pas pu refuser.

- Vous n'avez rien trouvé d'étrange dans son comportement ?

- Vous n'avez rien trouvé d'étrange dans son comportement ?

- Non.

- Ce jouet est à votre fils ?

- Ce jouet est à votre fils ?

- Non.

- Mme Belaoui,

je vais devoir entendre Paul.

- Vous pouvez pas faire ça, il a 6 ans.

- Vous pouvez pas faire ça, il a 6 ans.

- Rédigez une commission rogatoire pour la Brigade des mineurs.

A moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter ?

A moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter ?

- Je n'ai reconnu Romain qu'à la fin.

- Oh !

Oh...

Non, mes cheveux ! - C'est moi, Mario !

Non, mes cheveux ! - C'est moi, Mario !

C'est moi, Mario ! C'est moi ! - Romain ?

Paul, va dans ta chambre.

- Non, je veux encore m'amuser. - Va dans ta chambre.

- Non, je veux encore m'amuser. - Va dans ta chambre.

Il avait

Il avait

les yeux brillants, les pupilles dilatées,

comme quand il était en crise.

- Comment tu as pu me cacher ça ? - (Moins fort !)

- Comment tu as pu me cacher ça ? - (Moins fort !)

- C'est aussi mon enfant.

Il y a une connexion entre nous.

Je lui montrerai plein de trucs !

Je lui montrerai plein de trucs !

On va faire du bateau, camper. - Non !

Regarde-toi. Ca fait combien de temps que t'as pas dormi ?

Je ne veux pas que tu lui fasses du mal.

Je ne veux pas que tu lui fasses du mal.

- Tu me prends pour qui ? J'ai le droit de le voir.

J'ai pris un avocat. On va faire un test ADN.

J'ai pris un avocat. On va faire un test ADN.

- Et ça, t'en as parlé à ton avocat ?

J'ai failli mourir à cause de toi. Je te laisserai pas mettre mon fils

J'ai failli mourir à cause de toi. Je te laisserai pas mettre mon fils

en danger ! - Notre fils !

Paul ! Viens, mon grand !

- J'ai voulu le mettre dehors, mais il a enlevé Paul.

- J'ai voulu le mettre dehors, mais il a enlevé Paul.

- Vous l'avez suivi en voiture,

et à l'étang, ça a dégénéré.

- Pas du tout. - Que s'est-il passé ?

- Pas du tout. - Que s'est-il passé ?

- Il m'a poussée dans le cellier et il a bloqué la porte.

J'étais sonnée, j'ai crié,

mais personne m'a entendue.

- Vous n'aviez pas votre portable ? - Non, il était dans la cuisine.

- Vous n'aviez pas votre portable ? - Non, il était dans la cuisine.

- Mais vous avez réussi à sortir. - A un moment,

j'ai cru entendre un bruit. J'ai pu ouvrir la porte,

j'ai cru entendre un bruit. J'ai pu ouvrir la porte,

il n'y avait plus la chaise.

Et Paul était en train de se réveiller sur le canapé.

- Vous avez pensé quoi ? - Que Romain l'avait ramené

- Vous avez pensé quoi ? - Que Romain l'avait ramené

et qu'il avait réalisé ce qu'il avait fait.

- Il était quelle heure ?

- Je sais pas, j'ai pas regardé.

- Je sais pas, j'ai pas regardé.

Mais j'ai dû rester enfermée plus d'une heure.

- Paul vous a raconté ?

- Il a dit que le clown l'avait emmené dans son camion

et qu'il avait dormi. Il s'endort toujours en voiture.

- Pourquoi vous n'avez pas prévenu la police ?

- Pourquoi vous n'avez pas prévenu la police ?

- J'étais en panique, j'ai pas réfléchi.

Je voulais emmener mon fils le plus loin de Romain.

Je voulais emmener mon fils le plus loin de Romain.

- Vous y croyez, à son histoire de cellier ?

C'est comme dans "Shining" quand Nicholson est libéré

C'est comme dans "Shining" quand Nicholson est libéré

de la chambre froide.

- On a connu des témoignages plus crédibles.

- A l'étang,

elle a cru juste avoir assommé son ex,

et là, elle découvre

qu'il en est mort, alors elle improvise.

qu'il en est mort, alors elle improvise.

- Faut vérifier ses déplacements.

- Boris...

- Un de vos fans. - Non, c'est mon éditeur.

- Un de vos fans. - Non, c'est mon éditeur.

J'ai oublié de le rappeler.

On se retrouve au bureau ? - Oui.

On se retrouve au bureau ? - Oui.

- Bonjour.

- J'ai plusieurs offres d'éditeurs étrangers.

Un producteur veut en faire une série télé.

Un producteur veut en faire une série télé.

- Une série télé ? - Je vais faire monter les enchères.

- Merci pour ces nouvelles.

- Et le prochain ?

- Et le prochain ?

- Ca avance. - Parfait.

Je veux le sortir pour la prochaine rentrée littéraire.

- Déjà ? - Oui.

Le succès, quand il est là, faut en profiter.

- Avec mon travail, c'est pas évident.

- Avec mon travail, c'est pas évident.

Il me faudrait du temps pour fignoler l'intrigue.

- Je vous ai déjà parlé de ma villa dans l'arrière-pays ?

- Oui. - Je vous la prête.

15 jours sans personne pour vous déranger.

- Je peux pas partir comme ça. - Je dois vite lire quelque chose,

- Je peux pas partir comme ça. - Je dois vite lire quelque chose,

juste pour me faire une idée. Les trois premiers chapitres.

Bon, allez, les trente premières pages.

Bon, allez, les trente premières pages.

Vous m'envoyez ça dans une semaine ?

- Deux. Plutôt deux.

- Deux. Plutôt deux.

Les déclarations de Jennyfer Belaoui

ont été vérifiées ?

- Pas encore, mais on a le rapport de la Scientifique.

- Pas encore, mais on a le rapport de la Scientifique.

Dans la toile de tente retrouvée au bord de l'étang,

il y avait des abeilles mortes.

- Donc le matériel de camping vient de la ferme.

Il avait prévu d'amener son fils camper.

- Prévu... peut-être pas.

- Prévu... peut-être pas.

A l'anniversaire,

il comptait récupérer une mèche de cheveux du gamin.

Jennyfer le reconnaît, ça a tourné en dispute

Jennyfer le reconnaît, ça a tourné en dispute

et il a enlevé le gamin.

Il était en état de crise. Il a fait ça sur un coup de tête.

- Il est allé à la ferme après,

et Paul était avec lui.

- Votre fils est venu récupérer une tente, l'après-midi de sa mort.

Vous étiez ici. Vous l'avez vu ? - Il est passé en coup de vent.

Vous étiez ici. Vous l'avez vu ? - Il est passé en coup de vent.

- Vous auriez dû le dire.

- Vous veniez de m'annoncer qu'il était mort.

- Ca ne vous a pas surprise qu'il vienne chercher

- Ca ne vous a pas surprise qu'il vienne chercher

ses affaires de camping ?

- Il avait toujours des idées farfelues.

J'ai cru que c'était pour son travail.

J'ai cru que c'était pour son travail.

Ca avait l'air d'aller.

- Son fils était dans la camionnette.

- Dans la camionnette ?

- Dans la camionnette ?

Je suis désolée.

Je n'ai rien vu.

Des clients

Des clients

sont arrivés, et Romain...

Romain est parti.

Je comprends mieux pourquoi il était perturbé,

Je comprends mieux pourquoi il était perturbé,

ces derniers temps.

Ils ont le même sourire.

Ils ont le même sourire.

- Dans l'hypothèse où Jennyfer a suivi Valmont,

elle a dû venir ici. - Elle serait intervenue.

elle a dû venir ici. - Elle serait intervenue.

- Elle a pas eu le temps, ou alors elle voulait le voir seul à seul.

- Mais on sait par Jennyfer que Valmont était survolté,

- Mais on sait par Jennyfer que Valmont était survolté,

et si on écoute sa mère, tout allait bien.

- Pourtant, elle est habituée

à ses changements d'humeur.

à ses changements d'humeur.

C'est encore Quiring.

Il veut m'inviter à dîner pour parler littérature.

- Vous allez l'éviter jusqu'à sa retraite ?

- Vous allez l'éviter jusqu'à sa retraite ?

- Bonne nuit, mon chéri. N'éteins pas trop tard.

Ca va comme tu veux ?

- Bof, j'ai pas assez de rebondissements.

- Bof, j'ai pas assez de rebondissements.

Mes personnages sont trop clichés.

Je sais pas si c'est la bonne histoire.

- Ou alors, tu te mets trop la pression.

- On m'attend au tournant, même mon père.

J'ai pas droit à l'erreur. - Boris, c'est juste un livre.

J'ai pas droit à l'erreur. - Boris, c'est juste un livre.

T'as raison d'être exigeant, mais faut que ça reste un plaisir.

- Mais moi, je suis juge, pas écrivain.

- Mais moi, je suis juge, pas écrivain.

- L'un n'empêche pas l'autre.

Tu es fatigué, tu vois tout en noir.

Lâche tes notes. Tu feras rien de bon.

Lâche tes notes. Tu feras rien de bon.

- Non, j'ai les premiers chapitres à écrire.

- Moi, je pense

que le juge et l'écrivain

ont tous les deux besoin d'une pause.

Hein ? - Peut-être.

- Changer d'adresse fiscale, c'est fait.

Prévenir la banque.

- Je l'ai fait.

- Zut, j'ai oublié de demander les cartes européennes de Sécu.

- On a encore du temps.

- On a encore du temps.

- Oui, mais... - J'ai une galère.

La salle que j'ai louée pour l'anniversaire,

y a un dégât des eaux.

y a un dégât des eaux.

- T'as pas un plan B ?

- Peut-être. Ca dépend de vous.

- Tu veux faire ça ici ?

- Dans le jardin, ce serait l'idéal. Il va faire beau.

- Dans le jardin, ce serait l'idéal. Il va faire beau.

Ils arrivent à 21h.

- On sera pas là.

- Je vous adore. Je les préviens.

- Donc c'est à nous de trouver un plan B.

- Donc c'est à nous de trouver un plan B.

- J'ai une petite idée

qui va te redonner le sourire.

Ca commence.

- Bonjour, M. le juge.

- Bonjour, M. le juge.

- Bonjour.

- Un café ? - Avec plaisir, merci.

- Jennyfer Belaoui est hors de cause.

- Jennyfer Belaoui est hors de cause.

Le SRPJ de Toulouse a vérifié l'ordinateur de bord de sa voiture.

Elle a démarré à 18h25.

- Valmont était déjà mort.

- Valmont était déjà mort.

- Elle était donc bien dans le cellier.

- Paul est pas revenu chez Jennyfer tout seul. Qui l'a ramené ?

- Quelqu'un qui savait qu'il était avec Romain.

- Quelqu'un qui savait qu'il était avec Romain.

- Vous avez une idée.

- Peut-être. J'ai trouvé des infos intéressantes

sur le site de la miellerie.

sur le site de la miellerie.

Regardez cette photo.

C'était il y a 20 ans. - C'est notre scène de crime.

- C'est là

que les Valmont ont installé leurs premières ruches.

que les Valmont ont installé leurs premières ruches.

C'est pour ça que Romain est allé là-bas.

- Sa mère se doutait qu'il était là,

- Sa mère se doutait qu'il était là,

mais elle ignorait pour Paul. - Ca, c'est ce qu'elle nous a dit.

- Madame Valmont,

vous étiez au courant depuis des années

vous étiez au courant depuis des années

de l'existence du petit Paul.

Jennyfer nous a dit que vous vous étiez croisées quand il était bébé.

Vous avez compris

que Romain était le père.

- Le jour de sa mort, vous l'avez vu prendre

- Le jour de sa mort, vous l'avez vu prendre

son matériel de camping.

Vous saviez qu'il allait au bord de l'étang,

là où il avait

tant de souvenirs.

tant de souvenirs.

Il voulait montrer cet endroit

à son fils.

Mais le petit Paul était dans la camionnette,

Mais le petit Paul était dans la camionnette,

et vous l'avez vu.

- Romain, qu'est-ce que tu fais ? - (Chut.)

- Où tu l'emmènes ? - (Chut, il dort.)

- Arrête, s'il te plaît.

J'ai réalisé que Romain

l'avait enlevé.

- Et quand les clients sont partis, vous êtes allée le retrouver.

- Et quand les clients sont partis, vous êtes allée le retrouver.

- Je voulais le convaincre de ramener son fils,

mais il a mal réagi. Je me suis défendue.

mais il a mal réagi. Je me suis défendue.

Après, j'ai ramené le petit Paul à Jennyfer.

Je voulais qu'elle croie que c'était Romain.

Il était vivant, quand je l'ai laissé.

- Vous dites que votre fils a mal réagi...

- Il m'a poussée.

Je l'ai frappé.

Je l'ai frappé.

- Vous l'avez frappé avec quoi ?

- Une pierre.

- Une pierre.

C'est allé tellement vite.

- Montrez-moi où vous étiez.

- Montrez-moi où vous étiez.

- Là, au bord de l'eau.

J'ai tué

mon fils.

Que vous faut-il de plus ?

Que vous faut-il de plus ?

- Un peu expéditifs, ces aveux.

- Et pas très circonstanciés.

- Sandrine Valmont a passé sa vie à rattraper les excès de son fils.

Là, dans l'état où il était, elle pouvait pas

lui tenir tête toute seule.

lui tenir tête toute seule.

- Vous pensez quoi ?

Sa fille serait venue avec elle ?

- J'ai vu, sur les réseaux sociaux de Julia,

- J'ai vu, sur les réseaux sociaux de Julia,

il y a 3 ans, après la mort du père,

elle a arrêté ses études pour aider sa mère.

Elles vivent ensemble, elles travaillent ensemble,

Elles vivent ensemble, elles travaillent ensemble,

elles sont proches.

Cet après-midi-là, Julia travaillait dans les ruches.

Sa mère l'a prévenue.

- Pourquoi ma fille est là ?

- Asseyez-vous.

Votre mère vient d'avouer le meurtre de Romain.

Votre mère vient d'avouer le meurtre de Romain.

Vous l'avez accompagnée à l'étang ? - Non, j'étais seule.

Vous l'avez accompagnée à l'étang ? - Non, j'étais seule.

- Depuis votre enfance,

- Depuis votre enfance,

votre famille tourne autour de la maladie de Romain.

Vous avez vu ses ravages

Vous avez vu ses ravages

sur votre père, sur votre mère.

Vous avez sacrifié votre avenir

pour rester à la ferme.

Alors, quand vous avez vu votre mère

Alors, quand vous avez vu votre mère

aller chercher le petit Paul, vous êtes allée avec elle.

Face à votre frère, vos rancoeurs sont remontées.

Face à votre frère, vos rancoeurs sont remontées.

Il vous gâchait la vie depuis longtemps.

- Maman, je peux plus mentir.

- Maman, je peux plus mentir.

C'est moi qui ai insisté pour qu'on aille là-bas.

Romain... - Qu'est-ce que tu fous là ?

Romain... - Qu'est-ce que tu fous là ?

- Ramène Paul à sa mère.

- Non, maman ! Attends !

Il reste avec moi ! - Arrête !

Il reste avec moi ! - Arrête !

Si ça se trouve, Jennyfer a appelé les flics !

- Elle peut pas ! - Qu'est-ce que t'as fait ?

- Elle peut pas ! - Qu'est-ce que t'as fait ?

- Je l'ai laissée dans son cellier.

Laisse-moi passer !

- Y en a marre de tes conneries ! Il mérite pas ça, ce gosse !

- Y en a marre de tes conneries ! Il mérite pas ça, ce gosse !

Tu l'enlèves, tu l'emmènes ici, et demain, tu fais quoi ?

- Il sera bien, avec moi ! - T'es incapable de t'en occuper !

- Il sera bien, avec moi ! - T'es incapable de t'en occuper !

Maman avait raison de rien te dire.

- Vous étiez au courant, pour Paul ?

- Aïe ! Arrête !

- Aïe ! Arrête !

Arrête !

Arrête !

J'arrivais plus à respirer.

Et je l'ai frappé.

- Julia !

- Ca va, ça va, ça va.

- Romain...

Romain ?

Romain !

- Dégagez !

Foutez le camp !

- Allez, viens.

- Allez, viens.

- Il était vivant, quand on est parties.

Comment j'aurais pu imaginer ?

Comment j'aurais pu imaginer ?

- Perdon, maman.

Perdon.

- Ah, Boris !

- Cette fois, je vais pas pouvoir vous couvrir.

- Cette fois, je vais pas pouvoir vous couvrir.

- Tu m'évites ? T'as pas eu mes messages ?

- Ben si,

mais j'ai pas eu le temps.

mais j'ai pas eu le temps.

J'ai lu tes notes, il y a des choses intéressantes.

- J'y vais.

- Non, restez, Meyer. J'ai une bonne nouvelle.

- Non, restez, Meyer. J'ai une bonne nouvelle.

La chancellerie

vient de m'appeler : ils ont réalisé

que les effectifs du parquet sont insuffisants. Ils veulent

que les effectifs du parquet sont insuffisants. Ils veulent

que je reste un an de plus.

La justice a besoin de moi.

Moi, je réponds présent.

Moi, je réponds présent.

Non, mais...

ne le prenez pas pour vous, Meyer. - Pas du tout. Félicitations.

- Je suis content pour toi, et pour moi, parce que le Palais

- Je suis content pour toi, et pour moi, parce que le Palais

sans vous deux,

ça aurait semblé vide. - Le seul bémol,

c'est que je ne pourrai plus t'aider sur ton livre.

c'est que je ne pourrai plus t'aider sur ton livre.

- Ah...

Ah oui. Non, mais je comprends. Le devoir avant tout.

- Oui.

Ben, justement,

je vais de ce pas chez le président.

Bonne soirée.

- Bonne soirée.

- Bonne soirée.

- C'est vous qui avez soudoyé la chancellerie

pour qu'il vous laisse tranquille. - Pas du tout.

pour qu'il vous laisse tranquille. - Pas du tout.

- Je suis sûre que c'est vous. - Mais...

- J'ai acheté ce petit sac pour l'Espagne.

- J'ai acheté ce petit sac pour l'Espagne.

- J'adore tes chaussures.

- Vous allez où ?

- On dîne aux Roches Bleues.

- Le 3 étoiles ? C'est la belle vie !

- Le 3 étoiles ? C'est la belle vie !

- A la table privilège, en cuisine, pour voir le chef travailler.

- Rien de tel qu'un déménagement

- Rien de tel qu'un déménagement

pour faire ce qu'on remettait à plus tard.

- Bon. Amusez-vous bien.

Bonne soirée.

Bonne soirée.

- Bonne soirée !

- Ca me fait bizarre. Je ne me sens plus tout à fait ici

- Ca me fait bizarre. Je ne me sens plus tout à fait ici

et pas encore là-bas. - Tu appréhendes ?

- Pas toi ? - Oui, un peu, mais bon...

On démarre une nouvelle vie.

On démarre une nouvelle vie.

C'est excitant, non ?

Mais ça va bien se passer puisqu'on est tous les deux.

Tu conduis ? - Je crois.

france. tv access

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