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... ... ... ...
Aïe !
Tu n'as pas vu ma raquette ? Je ne la trouve nulle part.
Je ne sais pas, elle n'est pas dans ta chambre ? Ben non, je ne la vois pas.
Oh, tu n'as vraiment aucun or, ma pauvre Nathalie.
Oh, écoute, tu me ferais des sermons l'autre jour.
Je suis déjà en retard, tu ferais mieux de m'aider.
Mais tu as regardé dans la cuisine ? Tu grignotes toujours quelque chose en
revenant du tennis.
Oh, ne fais pas or. Va voir, elle doit sûrement y être.
Ça y est, je l'ai retrouvé.
Bon, je file, je suis vachement en retard. À tout à l'heure.
Pardon, madame.
Nathalie n'est pas là ? Ah, vous êtes sans doute Stéphane.
Alors, ça t'a plu ? Je suis sûre que ça t'a donné des idées.
Elle n'a pas l'air trop mal foutue.
Qu'est-ce que vous voulez ? Un vin.
Non ! On voudrait goûter une belle peau d'Afrique saladeur. Non !
Bientôt ce sera fini pour toi. C'est pas la difficile. Dans quelques temps, c'est
toi qui nous supplie. Non, mais laissez-moi tranquille. Vous êtes folle.
Oh, dis donc, la bourgeoise. Faudrait faire de manière, hein ? Tu sais ce que
t'as ici ? Un numéro.
Alors tu fermes ta gueule et tu te fais de cils, compris ? On va t'apprendre à
aimer. Parce qu'ici, c'est ça.
Et des coups de tric.
C'est sur la gueule.
Pas là où ça fait du bien.
Faudra t'y faire, ma vieille.
Non.
Non.
Allez.
Oh non ! Regarde-moi ça, c'est une belle peau qui a mis le soleil.
Arrêtez !
Pourquoi tu commences à aimer ?
Sous-titrage ST' 501
Qui a osé ? Alors, vous allez me répondre ? Qui a osé ? Oser quoi, chef ?
Arrête de te foutre de ma gueule ou ça va être ta fête ! Alors, qui ?
Réponds ! Qui a osé ? Oh, chef, mon cafard apprivoisé.
Il s'est échappé.
Il n'ira pas loin d'ici.
Personne ne s'échappe.
Je chercherai ton cafard plus tard.
Réponds d'abord.
Mais quoi, chef ? T'as vu quelque chose, toi ?
Bon, ça va, je vous embarque toutes les trois.
Oh non, chef, pas ça.
Bon, vous voulez savoir qui c'est qui a éclaboussé partout en éternuant ? C'est
la nouvelle, chef.
Si, si, je me mettais éclaboussée.
Elle a dû prendre frêle à moitié à poil.
Moi ? Mais je n'ai... Ta gueule, toi ! Si on ne parle que quand on vous
interroge. Allez, suis-moi. Ah oui, je vous assure.
Ferme-la ! Même si ce n'est pas toi, ça t'empêchera d'avoir des idées à l
'avenir. Et arrête de chier à nos petites connes.
Tu vas voir, un petit séjour là-dedans, ça calme vachement les fortes têtes.
Bonjour, mon petit Stéphane.
Athalie ne va pas tarder.
Elle termine de se préparer. Bonjour, madame.
Tenez, c'est pour vous.
Comme c'est gentil, il ne fallait pas...
Venez, nous allons prendre le café ensemble. Mon mari est justement ici. Il
est venu passer le week-end avec nous.
Mon mari... Chérie.
Chérie, je te présente Stéphane, le chevalier servant de Nathalie.
J'espère que vous avez bon caractère. Ma fille n'est pas très commune, n'est-ce
pas, chérie ? Oui.
Elle est assez indépendante.
Bon, je vais chercher les cafés.
Asseyez-vous.
Dites-moi, vos parents ont une villa par ici ?
Non, non, ils ont une maison à Port-Marle.
Ce n'est pas tout près.
Il met un quart d'heure en moto.
Ah, parce que vous avez une moto.
Je n'aime pas beaucoup ces enjeux.
Mais je suis sûre que Stéphane est un garçon très prudent et en qui on peut
avoir confiance.
Salut Stéphane. Bonjour.
Allez grouille, on est vachement en retard.
Mais laisse ce garçon boire son café tranquille.
Mais nous on n'a pas le temps de se retrouver chez Marc et c'est pas le
genre à attendre. Après on le retrouvera plus.
Bah tant pis, on fera autre chose.
Tu donnes, que tu veux foutre dans ce patelin ? Écoute, allez, viens, viens.
Salut, pa.
Salut. Bye-bye, Laure.
Bye. Bonsoir, Laure, euh, madame. Au revoir, monsieur.
Au revoir.
Ta fille tyrannise complètement ce pauvre garçon.
C'est bien, elle a du caractère.
Mais elle en abuse un peu, non ? Je vois que ce garçon a su se ménager
une alliée.
C'est touchant, non ? En tout cas, il y a bien longtemps qu'on m'a pas offert de
fleurs.
Nathalie va bientôt rentrer.
Je vous emmène dîner ce soir.
Ça m'étonnerait que Nathalie rentre dîner.
Et pourquoi ? Ça lui arrive souvent ? Elle est très indépendante, tu sais,
elle sort tous les soirs avec une bande de copains.
Elle est très jeune, c'est pas normal.
Je sais, mais je n'ai aucune influence sur elle.
Il faut que tu lui parles, c'est ta fille.
Tu sais, moi je n'ai aucune autorité.
... ... ...
Je suis complètement fou, mon petit Stéphane.
Viens.
Il ne faut pas que ça devienne une habitude.
Je viens si souvent vous déranger. D'ailleurs, tu n'as pas de chance,
Nathalie n'est pas encore rentrée. Tu vas être condamnée à me faire la
conversation.
Oh, c'est avec plaisir.
Vous êtes si... Elle ne va sûrement pas tarder à rentrer. Tu n'as qu'à rester de
nuit ici. Si cela ne t'embête pas de rester avec une vieille femme comme moi.
Non, pas du tout.
T'es gentil.
Eh bien, moi, j'y vais. Il faut que je rentre. Oh, t'es folle. Tu restes avec
nous. On a prévu une petite soirée hyper sympa avec à la clé un jeu super.
Tu peux m'en manquer ça.
Non, il faut que je y aille. C'était faux de m'attendre.
Ah non, allez, laisse tomber ce con. Avec ça, ma bringarde, ça va être une
soirée sans ça.
C'est quoi, juste votre truc ? Ah, ça, c'est un secret.
Mais je te jure que ça va pas être triste.
Allez, mes mères, laisse-toi faire. T'es en vacances, quoi. T'es libre après
tout. Oh, vous n'êtes vraiment pas possible, mec.
Vous pourriez prévenir avant d'organiser vos trucs.
Il sera cool.
T'énerve pas.
On est bien comme ça. On n'a pas besoin de planning.
Échec.
J'adore gagner.
Je suis très mauvaise joueuse.
Déjà ? Et Nathalie qui n'est pas encore entrée ? Si on passait un table, ça la
ferait peut-être venir.
La chite, ça me donne toujours envie de baiser.
Ne te gêne pas, mon pote, ne te gêne pas.
N'oublie pas notre petit marché. C'est moi qui ai gagné. Tu es bien d'accord,
hein ? C'est bien moi.
Ça consiste en quoi, vous, de Paris ? Ne t'occupe pas, mignonne.
Défonce-toi et laisse-toi aller.
Je ne sais pas ce qu'elle peut faire. Elle est tellement tête en l'air. Elle n
'a pas dû se rappeler que tu venais la chercher.
Ça ne fait rien. J'ai passé une très bonne soirée. Le dîner était excellent.
Bon retour.
Tu as encore pas mal de route à faire. Ce n'est rien.
Qu'est-ce qui se passe ? Je n'y comprends rien, ça ne m'y arrive jamais.
Elle est capotilleuse.
Je crois que c'est foutu, elle ne partira jamais.
Tu n'as qu'à rester couché ici, ce ne sont pas les gens qui manquent.
Si ça ne nous dérange pas, volontiers, parce que repartir à pied, ce n'est pas
gagné.
Bien sûr, tu as raison.
Je le ferai, je le ferai demain.
Mais oui, c'est plus raisonnable. On va même te trouver une brosse à dents.
Tu n'es pas un n'est-fait, connasse.
Oh là là, c'est glacé.
Tu as du savon, toi
? La douche, ça me donne toujours des envies.
Toi, salope, le coin, c'est la gueule.
Pas mal, non ? Oui, un peu.
Oh, les vaches, elles se mettent bien à ranger.
Attends, je vais t'aider.
T'as une peau vachement douce.
C'est marrant, t'as pas du tout le genre à être ici. Mais qu'est-ce que t'as fait
? Rien, c'est une erreur.
Ouais, il y en a plein qui disent ça.
C'est l'histoire de causer.
Après tout, je m'en fous.
Je trouve qu'on est bien toutes les deux.
Ça va ? Oui, ça fait bien.
Transpirez-moi !
Il en manque ? Qu'est-ce que vous foutez là, ces salopes ?
Sortez d'ici, que je vais vous caresser les côtes.
Je vais vous en foutre, vous allez être papouilles.
Attendez un peu.
Amen.
Je sais pas, c'est une femme.
Allo, oui ? Allo, papa, c'est Nathalie.
Toi ? Mais comment tu as eu ce numéro ? Écoute, papa, ne me prends pas pour une
naïve, mais je t'appelle pour quelque chose de grave.
Qu'est-ce que c'est ? Parle.
Ben voilà, j'ai surpris Laure cette nuit avec Stéphane. Qu'est-ce que tu racontes
? Mais qui c'est Stéphane ? C'est mon petit ami.
Tu le sais bien, tu l'as vu le week-end dernier.
Quoi ? Tu peux me le répéter clairement.
Je suis rentrée cette nuit. J'ai vu de la lumière dans la chambre de l'or.
Je suis entrée, je les ai trouvées dans les bras l'un de l'autre.
C'est pas possible.
J'en rêve.
Et tu pourrais répéter ça devant des témoins ? Ça, oui, avec plaisir.
Même devant un tribunal ? Mais oui, bien sûr.
En attendant, je rentre à Paris. Je veux pas retourner à la vie.
D'accord, ma chérie.
Attends-moi.
Tu as ce qu'il faut ? Oui, oui. À ce soir.
Ça alors, je vais l'avoir, mon divorce.
Et dans des conditions inespérées. Mais je croyais que c'était impossible à
cause de l'entreprise.
Laisse-moi faire.
Je la tiens. C'est vrai ?
Vous aimez les sensations ? Eh bien, je vais vous en donner, moi ! Ouais
! Viens ici !
Bonjour, je voudrais parler à Maître Brun, s'il vous plaît.
Non, non, non, non,
non, non.
Tu es belle, toi.
Tu es belle.
Non,
je ne suis pas...
Qu'est-ce que tu fais ?
M. ou Mme Marlant, s'il vous plaît.
Vous êtes la maman de Stéphane ? Je suis Maxime Gauthier.
J'aimerais vous entretenir d'une affaire très délicate.
À son tour, ma jolie.
Non, non ! Et le pire dans cette lamentable affaire, c'est qu'il a été
établi qu'il existait une certaine animosité, pour ne pas dire une certaine
jalousie.
de la prévenue envers Nathalie, sa belle-fille.
L'épouse Gauthier que vous avez aujourd'hui à juger ne s'est pas
contentée d'accomplir l'odieux forfait de détournement de mineurs, traumatisant
à vie le jeune Stéphane.
Elle a volontairement brisé le bonheur et les espoirs de sa belle-fille.
Monsieur le Président, Messieurs de la Cour, je le proclame, Madame Gauthier
est un monstre.
C'est pourquoi le ministère public que je représente ici vous demande aujourd
'hui de la condamner en ne lui accordant aucune circonstance atténuante.
à la peine maximum prévue par la loi.
victime soit à la limite de la majorité légale, il a été établi que le délit
avait été commis dans des circonstances mettant en cause la sensibilité d'un
autre mineur.
Conda, la femme Gauthier-Lorre, a deux ans de prison, dont un
an avec succès.
Ici, quand on veut jouer les fortes têtes, il faut avoir le cul blindé.
Évidemment, la sentence était un peu dure, mais avec la déchéance des droits
civiques, c'était la seule façon pour moi de conserver le contrôle de la
société. J'ai eu l'usufruit de ces autres biens, tu sais.
Tu es un homme assez redoutable.
Il suffit d'avoir quelques relations et la machine se met en marche.
À nous.
Dis-donc, Laure, c'est du peu pour toi, maintenant.
Salut, Gauthier.
Tu pars ou on reste ?
Tu verras, c'est une expérience de passer par ici.
Permettez-vous de vous raccompagner ? Je n'y vois pas d'inconvénients, majeur.
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