Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- [sirènes au loin] - [musique dynamique]
- [bip] - Alex,
on est devant.
Mets tes lunettes. Allume. Allume là.
[bip]
Normalement, vous avez une image, là.
Ouais.
Ils sont devant la banque.
Attends, deux minutes, je me connecte.
[bips de connexion]
Ça va bientôt être bon.
OK.
C'est bon, j'y suis.
Je te vois. Hello !
[le père] Altman va pas tarder.
Elle passe toujours le même jour à la même heure.
Stop. Stop.
Elle est là.
Elle est rentrée dans la banque.
Le temps qu'elle accède au coffre, Carthage va se lancer.
C'est quoi, Carthage ?
C'est une salle de réunion virtuelle
connectée à la messagerie du réseau.
Altman va bien voir
que t'es connecté en même temps qu'elle.
Ce QR code est périmé, mais grâce à lui,
j'ai réussi à remonter à la source.
J'ai une combine pour me connecter en mode fantôme.
Je vois tout le monde
et personne me voit. - Trop fort.
Le terminal doit tout garder en mémoire :
noms, transactions, œuvres volées,
tout ce qu'il faut pour les faire tomber,
mais il faut pouvoir accéder au terminal
dans la banque. - T'inquiète, on va se débrouiller.
Faisons ça demain. On sera tranquilles
pour l'anniv de Syl. - Attendez. J'ai besoin de savoir
à quoi je m'attaque au niveau des coffres.
NHSB, c'est un level de sécurité au-delà. C'est pas juste
"je rentre, j'arrache un tableau et je pars en courant".
- Ça se passe pas comme ça. - Si Altman
change de moyen de communication, on l'a dans le baba,
donc il faut agir maintenant.
Lucas a raison.
Ouvrons un compte et faisons un dépôt au coffre.
On pourrait repérer.
- Elle, elle réfléchit. - On va pas faire ça l'an prochain.
Moi, je peux vous fournir
les faux papiers, mais je peux pas ouvrir le compte,
parce que pour ça, il faut déposer ses empreintes,
et je laisse mes empreintes, je ne sais pas qui du FBI,
d'Interpol ou de la police française viendra le premier.
Ça va, les chevilles ?
Ça va. Pourquoi, t'es jalouse ?
Et si je viens avec toi et que je pose mes empreintes,
c'est réglé, non ?
Genre, en couple ?
- On verra. - Ben...
On choisira la couverture adaptée.
Sauf que le dépôt minimum pour ouvrir un compte,
c'est 2 millions d'euros.
J'ai 4000 balles de côté.
Et comme ta thune, c'est ma thune...
J'ai plus un rond.
- Je dois pas de l'argent ? - Si, 200 balles.
- Et toi ? - Me regardez pas comme ça.
Vous êtes toute ma richesse.
Tu sers vraiment à rien.
Je vous interromps
une petite seconde.
C'est à ça que ressemble un débrief de Cat's Eyes ?
Parce que là, je suis séché.
Bravo. Franchement, j'ai jamais vu ça.
- Qui lui dit de la fermer ? - Vas-y.
OK. Ferme ta gueule.
On va se débrouiller sans toi.
Même si vous aviez 2 millions sur votre compte
et si vous arriviez dans la salle des coffres,
je ne pense pas que vous pourriez ouvrir le coffre.
C'est là que j'entre en jeu.
Oh là là...
Tu proposes quoi ?
Je propose de vous les prêter, les 2 millions d'euros.
Tu nous prêtes 2 millions, comme ça ?
C'est comme un investissement.
Je vous aide sur ce coup, on fait tomber le réseau,
et après, on bosse ensemble.
[Syl] Oublie ça, on est pas comme toi.
Si on réussit, on part à la retraite.
À la retraite ? Quel gâchis.
Mais bon, vous êtes sympa. Je vous prête les 2 millions.
T'as surtout le réseau qui te colle au cul.
- Et Tam. - Bon, on va chercher du matos,
on vous rejoint à la planque.
On est mal barrés.
["Signé Cat's Eyes", de Anne Sila]
- ♪ Filles d'aujourd'hui ♪ - ♪ Enfants de la forme ♪
♪ Nous aimons rire et danser ♪
♪ Vienne minuit ♪
♪ Quand d'autres s'endorment ♪
♪ Nous devenons pour la nuit ♪
♪ Trois vives panthères ♪
♪ Qui en un éclair savent bondir ♪
♪ Sans un bruit ♪
♪ Sœurs et solidaires ♪
♪ Sur terre ou en l'air ♪
♪ Relevant tous les défis ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé Cat's Eyes ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé signé Cat's Eyes ♪
♪ Belles incognito Fabuleux trio ♪
♪ Au mépris de tous les dangers ♪
♪ Cat's Eyes ♪
[bips du moniteur]
[bips en écho]
[vrombissement de moteur]
[il coupe le moteur]
- Ça va, mon chat ? - [le chat miaule]
[sonnerie de portable]
[vibreur]
Tu nous enfermes ?
J'en ai pas pour longtemps.
[le chat miaule]
Fais comme chez toi.
Il fait quoi dans la vie, ton ex ?
Pourquoi ?
Si c'est le mec en photo sur le frigo,
il ressemble au gars qui nous a coursés hier à l'hôpital.
Euh...
T'es flic ?
Non.
Alors ?
T'es quoi exactement ? Une indic ?
T'es aux renseignements, peut-être ?
Je suis du FBI.
J'ai pas envie de rigoler.
On est ensemble depuis qu'on a 13 ans.
Enfin... on était,
parce que depuis quelque temps,
je me suis mise à voler des tableaux, et...
et Quentin, il est flic.
T'as aucun souci à te faire.
Et sinon, pour être clairs,
Quentin, c'est...
c'est fini, fini, ou c'est...?
Je sais pas.
[on sonne]
- [tintement de clés] - (C'est Quentin, il a les clés.)
(Va dans la chambre.)
- [on cherche à entrer] - Il y a quelqu'un ?
- Euh... - Allô ?
Quentin ?
Oui.
Attends.
[la porte grince]
T'as pas entendu sonner ?
Si, c'est...
Pourquoi t'as pas appelé ?
T'as pas vu mon message ?
- Non. - Je te dérange,
peut-être ? Tu veux que je repasse ?
Non, vas-y, entre.
- Sûre ? - Ouais.
OK.
J'ai vu que le café était fermé.
On a pris 2-3 jours avec les filles.
- OK. - Et...
Qu'est-ce que tu veux ?
Rien, je venais récupérer quelques affaires.
C'est tout.
Je pouvais te les amener.
J'en ai pas pour longtemps.
Je récupère mon chargeur et j'y vais.
Et... il est où,
ton chargeur ? - Dans la chambre.
[elle élève la voix] Ton chargeur est dans la chambre ?
Ah ouais, carrément, on en est là.
C'est un pote que j'héberge.
Ah, c'est un pote que t'héberges ?
À poil ?
Dans notre chambre ?
Enfin pardon, dans ta chambre.
Il se passe rien entre lui et moi.
- Strictement rien. - Toi, ferme-la.
OK, OK.
- Quentin. - [écoulement d'eau]
C'est moi, je suis trop con, en fait.
Tu sais, j'y croyais.
J'étais prêt à t'attendre.
Je me disais que tout allait redevenir comme avant.
[Quentin ricane]
Quentin, je te jure qu'il se passe rien.
Bien sûr.
Je crois qu'on s'est tout dit.
Quentin, je te jure.
Je te laisse avec ton "pote".
- Pardon. - Quentin, sérieux...
T'as plus de passe-droits, maintenant.
- [Quentin sort] - Désolé,
visiblement, j'ai pas choisi
le meilleur scénario. Je voulais pas qu'il me reconnaisse.
En tout cas, pas de doute : c'est fini.
(Oh putain...)
[musique de tension]
[sonnerie d'ascenseur]
- Tu tombes bien ! - On a une piste sur ce que cherche
Cat's Eyes. - Je savais
que ces tableaux cachaient quelque chose.
- Alors. - Qu'est-ce qui se passe ?
Ta-da ! Voilà ce que cachait le tableau de Ribera :
un QR code qui renvoie à un portail d'accès privé.
- Et c'est quoi ? Un site ? - Plutôt une sorte
de messagerie privée,
qui serait complètement
sous les radars, intraçable.
Tu n'as pas de QR code, tu ne peux pas te connecter.
- T'as craqué les codes ? - Il me faut du temps,
mais j'ai un petit biscuit.
[légers bips]
- C'est quoi ? - Le lieu de la dernière adresse IP
qui a envoyé un message à ce QR code.
- Une banque à Montparnasse ? - Oui.
[Quentin] Il faut qu'on y aille demain à l'ouverture.
Je viens d'avoir Tam.
Ils sont devant la banque.
C'est super.
C'est super ?
- Faut pas s'inquiéter. - Ils vont juste ouvrir un compte.
C'est pas la mort.
Ils font ça avec des faux papiers
et le voleur le plus recherché du monde,
mais faut pas s'inquiéter, non.
[bips du détecteur]
- Bonjour. - Bonjour.
M. Fincher.
Bien. Allons-y.
- [carillon] - Ground floor.
L'accès est direct
jusqu'au bureau. - Merci.
[la porte se referme]
Par souci de crédibilité,
j'ai tendance à me laisse aller dans mes personnages.
Donc j'espère que je ne t'ai pas offusquée...
en déposant ma main sur ta hanche.
- [carillon] - 22nd floor.
M. et Mme Fincher ?
Je vous attendais. Venez.
J'aurais besoin de vos papiers d'identité, s'il vous plaît.
Bien sûr. Voici.
J'ai aussi besoin de relever
vos empreintes digitales, monsieur.
[accent italien] Non, les empreintes digitales,
c'est pour elle. Le compte, c'est pour elle.
Très bien.
[il se racle la gorge]
- Madame. - [bips]
C'est bon.
Je vais prévenir M. Dumont que vous êtes arrivés.
[légers bips]
[il se racle la gorge]
Voilà. Les documents sont validés.
Nous devrions pouvoir ouvrir un compte.
C'est bien pour vous, madame ?
Esatto.
Je tiens à vous dire que j'ai dû
faire des recherches à votre sujet, puisque Tracfin nous demande
de vérifier l'origine des fonds lors de l'ouverture d'un compte.
Euh... Je n'ai rien trouvé sur vous.
[musique intrigante]
Euh...
[accent italien] Je comprends
la problématique Tracfin, "pero"...
Je suis choqué par vos propos. Je suis entrepreneur depuis 20 ans.
En venant dans cette banque,
je pensais que je serais accueilli
d'une façon différente.
Oui, bien sûr, je comprends.
Cependant, je n'ai absolument rien trouvé sur vous, madame,
ni sur vos entreprises, monsieur.
[notifications]
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est Tam. Elle a besoin d'aide.
- Tu sais faire ça, toi ? - (Chut. Arrête de parler.)
- Normal. - [vibreur]
Moi, j'ai un métier, je me cache.
- Amore... - C'est un métier
de discrétion, OK ? Je ne partage pas...
- [en italien] Calme-toi. ...des informations
sur YouTube ou sur Internet "tutta la giornata".
[en italien] Écoute-moi !
[en italien] Je ne pense pas qu'il comprenne ce qu'on dit.
[en italien] Vous parlez Italien ?
Pardon ?
No. Va bene.
[en italien] Écoute-moi bien.
Maintenant, nous devons faire semblant de nous disputer.
Nous disputer ?
Parce que, parce que... J'ai demandé à ma sœur de nous aider,
pour qu'elle nous crée un site web.
Et un site, ça prend du temps à faire... Tu comprends ?
Ne vous énervez pas...
2 minutes !
- On sera jamais prêts à temps. - Ça va le faire, je te dis.
Fais-moi confiance.
[en italien] J'attends qu'elle m'envoie un message,
parce que quand le site sera prêt elle me contactera.
Et je dois attendre.
Tu es magnifique quand tu es en colère.
Ferme-la !
Elles se ressemblent, hein ?
Oui. Mais elle chante dans la vraie vie ?
- C'est de l'IA, papa. - Ah, OK.
- [vibreur] - [en italien] C'est bon.
[en italien] Tu peux leur dire que...
...qu'ils peuvent faire des recherches sous mon nom de jeune fille,
Serena Grimaldi, que je suis une chanteuse italienne célèbre.
[en italien] D'accord.
Euh, en Italie,
ma femme,
c'est une star de la pop.
Et ça l'a vexée parce que vous l'avez pas reconnue.
Ça l'a contrariée...
C'est son... Il faut regarder avec le nom de jeune fille.
Grimaldi.
D'accord.
Euh, alors...
"Fan page" !
[musique italo disco]
[elle chante en italien]
Voilà. Parce que... je la connais par cœur !
- [ils rient] - Oui.
[il se râcle la gorge]
Oui, d'accord, je...
Ah bah oui, tout de suite, je... Je vois.
[en italien] Alors ?
Alors...
Euh...
[musique à suspense]
Écoutez,
nous allons pouvoir ouvrir un compte.
[propos en italien]
[tonalités et bips]
Voilà,
le compte est ouvert, monsieur. Vérifiez votre messagerie.
Il vous reste juste à faire le 1er dépôt de 2 millions d'euros.
- Oh ! - [rire]
Jackpot !
Voilà.
Accepté. Eh bien voilà,
nous sommes très heureux de vous compter
parmi nos nouveaux clients, madame Gri...
Grimaldi ? Fincher ?
[ils rient]
- Eh ! - "Fincher", "Fincher".
Le jour, "Fincher". La nuit, "Grimaldi".
Ah !
Bien sûr. Bienvenue.
Euh, le coffre... maintenant, pour...
Le coffre ? Oui, bien sûr ! Il faut juste passer par le hall.
Je vous invite à me suivre.
Grazie.
[musique intrigante]
Ils ont ouvert le compte. Ils descendent au coffre.
Le Marquis va faire son petit repérage et... ça va le faire.
OK.
Bon. Tu viens ?
Cet ascenseur est l'unique moyen
d'entrer et de sortir de la salle des coffres.
Il est surveillé 24 heures sur 24 par caméras et par notre personnel.
Et, sans cette clé, personne ne peut descendre.
"Souriez, vous êtes filmé !"
[elle rit]
[carillon]
- Ground floor. - Je vous en prie.
[musique mystérieuse]
[carillon]
- Vault floor. - Vous permettez ?
Je vous en prie.
- Magnifique. - Je vous le confirme.
C'est un coffre Muteki. Japonais.
Dernière génération. Construit entièrement sur mesure.
Extrêmement complexe à ouvrir. D'ailleurs,
personne au monde n'a réussi à en ouvrir un.
(On sera les premiers !)
Autrement dit,
vous ne pouviez pas espérer mieux !
Je vous en prie.
Et nous vous avons attribué...
ce coffre-ci. Il s'ouvrira en apposant
votre empreinte digitale sur le capteur.
Je dois vous demander votre main.
Eh, attention, hein, elle est mariée !
[long bip]
[déclic]
Formidable !
Je vais vous laisser. En revanche,
refermez bien le coffre : au bout de 5 minutes,
il envoie une alerte au PC si un coffre est resté ouvert.
Ah.
Lorsque vous aurez terminé, vous appuierez
sur ce bouton, ici, pour m'appeler.
À tout de suite.
[la porte se ferme lourdement et se verrouille]
[bip]
Admettons
qu'on réussisse à arriver jusqu'ici,
ce qui me semble assez peu probable, vu ce qu'il a dit,
mais bon, soyons optimistes.
Comment on trouve le coffre d'Altman ?
- On pourra jamais tous les ouvrir. - Ne t'inquiète pas,
j'ai tout ce qu'il faut pour réfléchir.
Voilà.
Sinon, tu as...
Tu as déjà fait l'amour dans un coffre ?
Et toi ?
Pas encore.
(C'est dommage.)
[tonalité]
[mécanismes de déverrouillage]
[verrouillage]
Pardon.
- [carillon] - Vault floor.
- [alarme] - Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Police.
Est-ce que ce serait possible de rencontrer
le directeur de la banque ? - C'est à quel sujet ?
[sonnerie de mobile]
Oui, allô.
La police ?
[musique inquiétante]
- [carillon] - Ground floor.
Allez-y, allez-y.
Oui.
Deux secondes, s'il vous plaît.
Vous me suivez ?
Oui ? Vous êtes où, exactement ?
- Dans le hall. - Très bien, je vous vois.
Vous venez me raconter ce qu'ils veulent ?
Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas durer longtemps.
(Ils veulent récupérer des images de vidéosurveillance.)
(Ils peuvent toujours rêver. Et le secret bancaire ?)
Je vous raccompagne.
Ehm, scusa ?
Il parle mieux.
Les... toilettes ?
Bien sûr. Venez avec moi, c'est par là.
Monsieur Dumont va répondre à vos questions.
Monsieur, madame, à bientôt.
Bonjour, M. Dumont. Cne Chapuis, Cne Assaya de la BRB.
Bonjour.
C'est ici.
[soupir agacé]
[on entre]
- Bonjour. - Ciao.
[musique oppressante]
[voix lointaine] Madame ?
Madame ?
Madame ?
Vous avez oublié votre sac.
Grazie bella.
[Quentin] Qu'est-ce qu'il y a ?
Eh ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien.
- Euh, alors ? - C'est mort.
Il veut rien nous donner, avec son secret bancaire à la con.
- Sérieux ? - Je te jure. Regarde-le.
- (Putain...) - Oui.
Parfois, j'ai l'impression qu'on nous prend pour des truffes.
[musique rock dynamique]
Ce type de coffres, il va me falloir... cinq minutes
pour les ouvrir.
Ouais ? Il y a quand même 30 colonnes
fois 3 façades... 3 fois 2 : 6...
- [chronomètre] - 1800.
Ça fait 1800 coffres, au total.
Ouais.
[Tam] OK.
Donc, si on les ouvre tous, un par un, au hasard,
qu'on a beaucoup de chance
et le premier, c'est le bon,
ça dure 5 minutes.
En revanche, si c'est le dernier...
9000 minutes.
Donc ça fait 150 heures,
donc ça fait
6 jours et 6 heures, ce qui rend ce casse impossible.
J'allais le dire.
[Lucas] Attendez, juste...
Impressionnant. Mais, autre solution,
on prend l'empreinte qui correspond au coffre,
avec celle du propriétaire et on l'ouvre en 2 secondes.
2 secondes par coffre,
ça fait 1 heure. - Exactement.
Plus le temps
de passer d'un coffre à l'autre. - Oui.
Ça fait... 2 heures, au total.
Bah, ça va, 2 heures ! C'est jouable.
- Pas assez. - C'est super, ton plan,
mais on n'a pas l'empreinte d'Altman.
Ben tu la fabriques.
"Ben tu la fabriques."
- Comment ça ? - Mais Syl, réfléchis !
Tu prends son empreinte
sur n'importe quoi qui lui appartient
et tu fais un moulage 3D.
C'est si simple ?
Pas plus compliqué que ça. Je t'apprendrai.
L'autre ! Je t'apprendrai à faire des calculs, toi.
Et est-ce qu'on sait où elle habite, Altman ?
Non, on sait pas,
mais on sait où elle bosse : au musée d'Orsay.
Trop bien ! Allez, je vais chercher son empreinte.
- Je t'accompagne. - Pas besoin.
On va pas être trois pour choper un gobelet.
- Tu me files ta caisse ? - Prends la mienne, fais-toi un kif.
Non, je te laisse ta caisse de kéké,
je prends la R5, c'est mieux.
Plus de puissance.
Merci !
Mais, euh, rassurez-moi.
On la laisse pas y aller seule, hein ?
- Bah si. - Il est rigolo, lui, il se réveille
après 12 ans. Moi, ça fait quelques années
que je gère, et elle est toujours vivante, non ?
Non, mais...
[la voiture démarre et s'éloigne]
[Syl] Il est marrant, lui.
C'est pour ça que je veux pas d'enfant.
Papa ?
Va la voir, là.
[elle renverse un gobelet]
- Je peux t'aider ? - Non, c'est bon.
C'est bon, je te dis.
Comment tu peux faire ça, là ?
Me donne pas des conseils, après 12 ans.
OK ?
OK.
Tu nous as fait croire que t'étais mort. Je sais pas si...
Je sais, Sylia. Je sais.
"Tu sais" ?
Tu sais quoi ?
Mais tu sais rien, en fait !
Mais tu sais rien, putain !
Tu sais ce que c'est, d'avoir une petite fille
qui se demande tous les soirs
quand elle va revoir son papa ?
J'avais rien demandé, moi.
C'est tes filles !
C'était tes filles !
T'étais où ?
T'étais où ?
Je me cachais !
Tu te cachais ?
(Je me cachais.)
Pour vous retrouver, je devais faire tomber le réseau.
(Ah, le réseau ! Ah putain, le réseau !)
Sylia...
Non, Sylia, excuse-moi... Attends...
Putain !
Sylia ! Attends... S'il te plaît...
Écoute-moi... Je veux juste t'expliquer,
d'accord ? - Je t'écoute.
J'ai essayé de revenir au début.
C'était impossible. Ils étaient partout,
à l'appart, à l'école... Ils savaient que j'étais en vie.
J'ai laissé mes tableaux chez Dalembert.
Il y en avait pour 300 millions ! 300 putain de millions d'euros !
C'était plus qu'il n'en fallait pour organiser notre fuite.
Je voulais qu'on disparaisse.
Seulement, tout a foiré.
- Ouaip. - Je pouvais pas revenir.
Si j'étais revenu, ils s'en seraient pris à vous,
comme avec votre mère.
Pourquoi tu parles de maman ?
[musique triste]
C'est eux qui l'ont tuée.
Non.
Non, c'était un accident de voiture.
Écoute...
Ta mère et moi,
on était jeunes quand on s'est rencontrés.
On s'aimait comme des dingues.
On était passionnés d'art,
alors on s'est lancés à fond.
Mais la passion, ça suffit pas. L'art est un milieu fermé
qui mène aux mauvais choix et aux mauvaises personnes.
On s'est retrouvés dans des histoires dingues.
C'était trop tard.
Le réseau et Altman nous tenaient et nous obligeaient
à faire leur sale boulot, jusqu'au jour où j'ai arrêté,
et ils m'ont fait payer.
Ils s'en sont pris à votre mère pour m'obliger à continuer.
L'accident, c'était faux.
Tu comprends ?
C'est vrai, en 12 ans, j'aurais pu revenir,
mais j'ai eu peur pour vous, j'ai eu peur pour moi.
Je cherche pas d'excuses.
Y en a pas.
J'ai été lâche, c'est vrai.
[sa voix craque] Je suis vraiment désolé pour ça.
Mais je peux pas changer le passé.
[musique émouvante]
Je voudrais juste...
Je sais pas, moi,
je voudrais que tu me laisses une chance.
S'il te plaît, Sylia.
Je voudrais... redevenir ton père.
Mais... Mais tu l'as toujours été...
(Ma chérie...)
On va se les faire, papa.
[musique sombre]
[musique intrigante]
C'est au fond.
[homme] Tout le monde est là ? Bon, on continue la visite.
Attendez là.
Je vous rappelle.
Bonjour, madame.
Qui me les envoie ?
Ça, je sais pas. Je fais que la livraison.
J'aurais besoin d'une petite signature.
[version intrigante de "Signé Cat's Eyes"]
Merci.
Parfait. Au revoir.
♪ Signé signé Cat's Eyes ♪
♪ Nées pour agir et gagner ♪
♪ Cat's Eyes ♪
Elle est où ? La livreuse ? Elle est où ?
Elle est où ? Elle est où ?
♪ Signé signé Cat's Eyes ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé signé Cat's Eyes ♪
Vous en êtes où avec la banque ?
Ils veulent pas nous donner les vidéos de surveillance.
On est en train de perdre du temps.
Vous pourriez pas nous choper une commission rogatoire ?
Je peux pas le garantir.
Le fait qu'il y ait une messagerie criminelle chez eux, ça suffit pas ?
Je vais tenter, mais vous attaquez une banque,
et ça rend tout le monde nerveux.
[vrombissements de l'imprimante]
[Quentin] Fait chier ! On est en train de perdre du temps !
On n'a pas les vidéo, on est bloqués. C'est mort.
Non, c'est pas mort.
Quoi, c'est pas mort ?
Il nous reste une piste à creuser ensemble.
Tu penses à quoi ?
Maintenant qu'elle t'a largué, tu vas arrêter de la protéger ?
[musique pesante]
Bon, je vais voir Théo à l'hosto. À toute.
Eh... Gwen, attends, je viens avec toi.
[le flic] C'est moi. Je sais qui est Cat's Eyes.
C'est l'ex d'un collègue.
Je sais où la trouver.
Ça peut plus durer.
Sois sans pitié. Massacre-les.
Vas-y.
Il est là, leur café.
- Ouvre-moi la porte. - Quoi ?
- Ouvre-moi cette porte ! - (Putain...)
- C'est pas dans le deal. - Attends-moi là.
OK...
- Woh ! - Oh putain...
Copine !
Joyeux anniversaire !
[rires]
- Alors, tu t'y attendais pas, hein ? - Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire, mon amour !
OK...
Bonjour, monsieur.
Bonjour.
- Lili, je suppose ? - Enchantée,
bonjour. - Ravi de vous rencontrer.
Vraiment. Alexia m'a beaucoup parlé de vous.
Vous êtes, pardon ?
Maxime, son oncle.
Enchantée.
Je vous en prie, faites comme chez vous.
Bon, on trinque ?
- Oui, allez ! Bonne idée. - Oui, super.
Il a l'air trop cool, ton oncle.
Il est... Il est spécial, ouais.
Elle est ouf, sa baraque.
- Pourquoi tu m'en as jamais parlé ? - Je t'en ai pas parlé ?
- Non. - Je pensais.
C'est ton oncle du côté de ta mère ou de ton père ?
Du côté de... De mon père.
Ton père a un frère ?
Hm.
Enfin...
Alex, euh... Je sais pas ce que tu fous
quand on n'est pas ensemble et je m'en fous, en vrai,
je capte qu'il y a des trucs que tu veux pas que je sache,
et c'est OK. - OK.
Allez !
["The Waves", de Giant Rooks & Solann]
♪ Grow me like a flower ♪
♪ Spend me like an hour ♪
♪ Numb me like an ache ♪
♪ Hit me like the waves ♪
♪ Je reviens déjà ♪
♪ J'ai peut-être mal jugé ♪
♪ Tu sais fuir est mon péché ♪
♪ Et après tout ♪
♪ Ton cœur reste un cœur ♪ ♪ Pour mon cœur ♪
♪ Mon monde est un monde Dans ton monde ♪
♪ Ma main est une main Que dans la tienne ♪
♪ And you're still The world for me ♪
♪ Sink me like a stone ♪
♪ Break me like a bone ♪
♪ Turn me like a page ♪
♪ Hit me like the waves ♪
♪ Grow me like a flower ♪
♪ Spend me like an hour ♪
♪ Numb me like an ache ♪
♪ Hit me like the waves ♪
♪ Listening to the birds outside ♪
♪ Falling from the skies Upon the tide ♪
♪ I can feel the feeling die ♪
♪ When I close my eyes ♪
♪ Now ♪
[la musique continue en fond sonore]
♪ Haunt me like a ghost ♪
♪ Surround me like a moat ♪
♪ Turn me like a page ♪
♪ Watch me drift away ♪
♪ Grow me like a flower ♪
C'est quoi, ça ?
Je te l'avais dit, je suis joueur.
♪ Numb me like an ache ♪
Hit me like the waves ♪
Alors, jouons.
♪ Hit me like the waves ♪
♪ Listening to the birds outside ♪
♪ Falling from the skies Upon the tide ♪
♪ I can feel the feeling die When I close my eyes ♪
♪ Hit me like the waves ♪
♪ Listening to the birds outside ♪
♪ Falling from the skies Upon the tide ♪
♪ I can feel the feeling die When I close my eyes now ♪
[bips]
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.