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- C'est bon, tout y est ? - Oui, ils sont tous là.
Ça fait combien de temps que tu travailles pour nous ?
- Euh... 5 ans. - 5 ans ?
- Ouais. - 5 ans déjà !
- On s'est jamais rencontrés. - Non.
Ribera aime bien que tout passe par lui,
alors je suppose que... - Tu le reverras plus.
Je l'ai liquidé. Euh non, je l'ai licencié.
C'est comme ça qu'on dit, "licencié" ?
Je savais pas. Il m'a pas dit.
[Gabriel] Ben non, il est mort. Je pouvais plus lui faire confiance.
J'ai besoin de gens de confiance. Tu comprends ça ?
- Je comprends. - Sûr ?
[le père] Je crois que j'ai déjà fait mes preuves.
Alors tu vas m'expliquer un peu ce que je vois sur mon téléphone.
- [il ricane] - Regarde là.
Oh... Là.
[Gabriel] Ça, c'est Mme Altman.
- Tu te rappelles de Mme Altman ? - Non.
- Neurodégénérative ou factice ? - Quoi ?
- Ton amnésie ? - Hein ?
Je vais t'aider à retrouver la mémoire.
Ouh là. L'arbre qui cache la forêt.
Derrière l'arbre, il y a....
Oh ! Mais c'est qui, là ? Hein ?
Oh...
Bah !
Bah ! Bah... Bah !
Mais c'est toi, Marcus !
C'est là que je suis embêté. C'est là.
Tu vois, suivre ses clients, comme ça, à leur insu, c'est...
Ça se fait pas, c'est abusé.
Tu comprends ? Hein, les gars ? Vous en dites quoi ?
- Je suis d'accord, - Je peux t'expliquer.
Qu'est-ce que
tu sais sur nous ? - Rien !
- Qu'est-ce que tu sais ? - Rien !
- Tu veux rien dire ? - [Marcus] Je sais rien.
- [Marcus] J'ai rien fait. - [Gabriel] Oui bien sûr, t'as rien fait.
Viens avec moi.
Toi, mets les tableaux dans la voiture.
Je fais ça avec tous mes clients pour être sûr qu'ils sont clean.
C'est pour ça que je vous ai suivis.
- [Marcus] Tu fais pas ça, toi ? - [Gabriel] Maintenant, tu vas payer.
[Marcus] Tu le fais aussi, y a une caméra chez ta patronne.
[Marcus] On s'observe tous. C'est ça,
le métier. - T'es un fou.
[musique oppressante]
Toi, tu l'embarques et tu le butes.
- Ça marche. - [Marcus gémit de douleur]
Butez-moi cette merde.
Butez-moi cette merde !
Allez, viens.
Allez, avance.
- [Marcus] Bon, tout a un prix. - Ta gueule.
[Marcus gémit]
Dépêche-toi. Rentre dans la caisse.
Si tu fais pas le mariole, ça peut aller vite.
[musique trépidante]
[homme] Eh, ça va ?
[homme] Réponds. Ça va ?
[l'homme blessé] Va voir ce qui se passe !
[Alex crie]
M'aide pas surtout.
Ça va ?
[musique suspendue]
Ouais.
Allez, viens. Faut pas traîner.
Ouais.
Allez !
Elles sont pas là, tes sœurs ?
Non.
T'aurais pas dû venir ici.
T'avais qu'à pas te barrer encore une fois.
C'est pour vous protéger.
Alors reste.
Rentre avec moi.
Je m'en fous, je te connais pas,
j'ai pas de souvenir de nous,
mais mes sœurs si. Elles ont besoin de toi.
Tiens.
Tiens.
Ouais, Syl ? 2 minutes, arrête de gueuler !
Je t'entends pas. Je comprends pas ce que tu dis.
Laisse-moi parler. Je suis avec papa.
On rentre à l'appart.
Désolée, j'ai que ça. C'est celui de ma meuf.
Argh... C'est bon.
- Comment s'appelle ta chérie ? - Lili.
[musique envolée]
[musique inquiétante]
- Alex ! - Non !
[gémissements]
- Allez ! - Argh ! Je peux pas courir.
[tirs]
Allez !
Voilà, ça va.
[sirènes de police]
Reste là.
- La police est là. Ca va aller. - Vous allez bien ?
On vous envoie du renfort. Vous bougez pas.
Vous restez là.
Papa, tu restes là. Je vais chercher mon scooter.
J'arrive. J'arrive. J'arrive !
[aboiements au loin]
Papa ! Papa, il y a la police. Viens !
- Je peux pas. - Viens !
Putain, mais viens ! Papa, il faut que tu viennes.
- J'arrive pas, ma puce. - Viens,
je t'en supplie. - Écoute, ma chérie...
Faut que tu files pour pas être arrêtée avec moi.
Va-t'en ! Allez !
On viendra te chercher, promis.
[sirènes]
["Signé Cat's Eyes", de Anne Sila]
- ♪ Filles d'aujourd'hui ♪ - ♪ Enfants de la forme ♪
♪ Nous aimons rire et danser ♪
♪ Vienne minuit ♪
♪ Quand d'autres s'endorment ♪
♪ Nous devenons pour la nuit ♪
♪ Trois vives panthères ♪
♪ Qui en un éclair savent bondir ♪
♪ Sans un bruit ♪
♪ Sœurs et solidaires ♪
♪ Sur terre ou en l'air ♪
♪ Relevant tous les défis ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé Cat's Eyes ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé Cat's Eyes ♪
♪ Belles incognito Fabuleux trio ♪
♪ Au mépris de tous les dangers ♪
♪ Cat's Eyes ♪
- Frappez pas surtout. - C'est une urgence.
Une urgence ?
- Oui. - Vous allez m'annoncer
que la croûte de Ribera vous a mis sur une piste concrète,
que cette piste concrète
va vous permettre de faire tomber le réseau,
d'arrêter Cat's Eyes, le Marquis ? - On a creusé la piste du peintre,
mais selon moi, ce type n'existe pas.
J'ai fait ce que vous aviez demandé. J'ai passé
le tableau à la scientifique pour si y a un truc caché.
Bien, mais ça va prendre des plombes.
Bon, qu'est-ce qui vous amène ?
Un bon à signer pour la machine à café ?
Rien à voir. Cette nuit, quelqu'un s'est fait tirer dessus.
Ils ont pas retrouvé le tireur, mais la balle vient de la même arme
que celle qui a servi à la tentative de vol
sur les scellés de Dalembert.
C'est bien, ça. C'est qui, ce type ?
On sait pas. Il n'avait pas de papiers sur lui.
OK, on avance. Il est dans quel état ?
Blessure et trauma crânien.
Il a de la chance de pas avoir pris la balle dans la tête.
Depuis cette nuit, il est en protection.
J'aimerais bien qu'on récupère l'affaire.
Il a peut-être des infos sur Cat's Eyes.
J'appelle le proc.
- Merci, cheffe. - Merci.
Juste, la machine à café est en effet en panne.
- Vous faisiez une vanne, mais... - Quentin.
- Oui ? - Procureur,
machine à café, quelle priorité ?
Théo, c'est bon. Viens. Désolé, cheffe.
Qu'est-ce tu vas prendre la tête avec ta machine à café ?
Tout le monde s'en plaint. 15 jours qu'elle est en panne.
Tu dois avoir un espace détente
pour les employés, c'est... - Stop.
C'est bon. Le proc vous donne l'affaire.
- OK, super. Merci, cheffe. - Merci.
- Théo. - Oui.
Oui. Merci, cheffe.
C'est la première et dernière fois qu'on le mêle à tout ça.
On n'aurait jamais dû faire ça.
- Alors ? - C'est bon.
Il est là. Il est en salle de réveil.
- Il va bien ? - Il y a plein de flics.
Il a une plaie à la jambe. Il a perdu un peu de sang.
- Mais ça va ? - Je pense.
- Merci. - Je suis désolée,
j'aurais pas dû y aller seule. - Alex,
si t'avais pas été là, il serait mort.
- OK ? - Oui.
En revanche, les flics
vont l'interroger. Ça ne va pas plaire au réseau.
Ils vont chercher à le faire taire.
Si on a pu le retrouver, ils le feront aussi.
- Il faut aller le chercher. - Les flics
sont partout. Comment tu vas faire ?
On a cambriolé Versailles,
le Louvre et la tour Eiffel.
On va réussir à voler papa dans un hôpital.
[musique mutine]
Sur le dossier, on doit le stipuler à chaque fois.
[propos indistincts]
Ça va, les gars ?
- Tout se passe bien ? - Le Dr Siboni est passé à 5h.
- C'est celle qui l'a opéré. - Il s'est réveillé ?
Non, ils l'ont sédaté.
Il reprend connaissance, mais il est pas cohérent.
Il est shooté, il raconte n'importe quoi.
Allez, on te le laisse. Bon courage.
[musique de tension]
Excusez-moi. Je peux savoir ce que vous faites exactement ?
Je viens vérifier l'arrivée d'oxygène.
D'accord. C'est un patient particulier.
Vous pouvez pas rentrer comme ça.
Notre système a détecté une anomalie dans cette chambre.
Je décline
toute responsabilité avec le patient.
Attendez, attendez.
Mario, c'est ça ?
C'est ça.
Comme le plombier.
"It's me, Mario ! Wouhou !"
C'est ça.
Bah allez-y.
Allez-y.
- [bips] - [musique intrigante]
Je suis dehors au cas où.
OK.
[Théo] Attendez, vous pouvez pas
rentrer comme ça. - Je suis le Dr Siboni.
- J'ai opéré le patient. - Je peux
voir votre badge ?
[docteur] Il est là.
- C'est bon ? - Avec le masque, c'est pas évident.
On est dans un hôpital, et vous devriez en porter un.
Patientez dehors. Excusez-moi ? Bonjour.
- Excusez-moi ? - Oui ?
[musique troublante]
J'ai des soins à prodiguer.
Ça vous dérange de patienter dehors ?
- Merci. - Je suis là, hein.
Les filles, il y a
le gars du Mont-Saint-Michel.
Va falloir agir vite et être très malines.
Soyez vigilantes, il est peut-être pas seul.
[Alex] Pour l'instant, on n'a rien vu de chelou.
[musique intrigante]
[alarme]
- Ça va ? - La plaie s'est rouverte.
On le transfère au bloc.
Il y a une urgence, là. Hypotension,
tachycardie. On le transfère.
Allez, c'est parti.
- C'est bon, on peut y aller. - Tout ce sang, là, ça me...
Les meufs, vous avez vu qui est avec Théo ?
Il arrive, il nous suit.
- Je vais me le faire. - Tu vas rien faire du tout.
La priorité, c'est papa. Pas de risque.
On tourne à droite.
Quentin ? C'est un peu la merde.
Le gars fait une hémorragie. On l'emmène au bloc.
Rappelle-moi quand t'as ce message.
Oh là là... Y a vachement...
- Ça va, monsieur ? - Pas trop.
Le sang, j'aime pas beaucoup.
- Ça vous fait rien, vous ? - Non, j'ai l'habitude.
[musique dynamique]
Il est tombé... Il est tombé du truc, le monsieur.
Oh, il est à poil. Le mélange sang
et fesses, c'est trop.
Excusez-le.
(Papa. Papa, regarde-moi.)
(Papa, c'est nous ! C'est nous !)
- (On va te sortir de là.) - (Calme-toi.)
Ça va aller, remettez-vous sur le brancard.
Attendez, vous êtes
très pâle. Il doit voir
une infirmière. - Ça va.
- On peut pas gérer un malaise vagal. - J'en fais un ?
- Vous êtes en hypotension. - Faut juste pas que je regarde.
- Portez-moi, Mario. - Allez, on y va.
Oh non, je déteste les ascenseurs.
Vu votre état, vous devriez descendre à l'étage suivant.
Je vais pas faire de malaise.
Je suis flic, j'ai l'habitude du sang.
- On dirait pas. - [Gabriel] Oui, on dirait pas.
Un peu de grandeur.
Lâchez... J'ai besoin de respirer.
Ça va. Merci.
- Merci, Mario. - [appel]
Ça va aller.
Ça va, Quentin ?
Écoute, ça va, ça va. Par contre,
le mec, là, le patient, il va pas...
pas de ouf, mais je le lâche pas, t'inquiète
je gère. - Vous êtes où ?
Dans l'ascenseur.
- On va au bloc. - Quel étage ?
- Moins 2. - Moins 2, c'est un parking...
Attends, t'es avec qui dans l'ascenseur là ?
Je suis avec qui ? Avec le patient,
la Dr Siboni et... Mario,
un mec de la maintenance.
Le Dr Siboni est en face de moi, là.
Le réseau est venu pour finir le boulot.
- [Marcus gémit] - Putain, OK...
- C'est embêtant, ça. - Ça va bien se passer.
S'il voulait te buter, il l'aurait déjà fait.
Joue pas au con. Tu prends aucun risque, OK ?
Essaie de gagner du temps.
Je te rejoins à l'ascenseur et j'envoie une équipe.
- OK ? - OK.
Ça va aller, t'inquiète. Respire.
On se retrouve après pour le déjeuner.
Tu me prends une salade ? Bisous.
Fais attention à toi.
Bonsoir. Y a plus de place.
Si, venez.
[musique de tension]
Viens !
Reviens !
Toi, tu bouges pas.
Je m'occupe des filles. Enlève la sécurité de ton arme.
Quoi ?
Eh, stop ! Stop ! Police !
Arrête-toi !
- Pardon ! Pardon. - Poussez-vous !
Stop !
Stop ! Putain !
Tu t'arrêtes ! Arrête. A genoux. Mets-toi à genoux.
Mains sur la tête.
À genoux.
[Théo] Mains derrière la tête !
Madame, vous auriez pas un bureau
pour que je nous isole en attendant des renforts ?
Elle va se faire arrêter.
Faut qu'on y aille. Je t'en supplie !
Non. On s'occupe de papa.
- On ira la récupérer après. - 1er étage.
- Alex a raison. Faut y aller. - Calmez-vous !
C'est bon, on gère.
Calmez-vous, tout va bien ! Tout va bien !
Allez-y, allez-y. Monsieur, calmez-vous.
Faut y aller !
[appel]
Ouais, Théo ?
J'ai arrêté la fausse docteur. Ses complices sont avec le patient
dans l'ascenseur. - J'y vais.
Mario, de la maintenance,
est en route aussi. Le blesse pas.
- Un complice ? - Non, un brave mec qui veut aider.
Vous pouvez nous laisser ? Merci.
Faut que je te laisse. Fais gaffe.
- [Théo verrouille la porte] - Prends soin de toi.
Bon,
il est... 10h17,
vous êtes en état d'arrestation
et en garde à vue à compter de cette...
Qu'est-ce que tu fous là ?
- Théo... - Tu travailles
pour le réseau ? - Non, le mec
dans l'ascenseur,
c'est notre père.
Votre père ? Il est mort y a 12 ans !
Il l'a fait croire pour se protéger du réseau
et protéger ses filles.
- [musique à suspense] - [Théo halète]
- Gwen... - Théo...
Elle était pas parano, elle s'est trompée
de frangine ! C'est pas Tam,
mais c'est toi, Cat's Eyes ! - Le gars
qui se fait passer pour un gars de la maintenance, c'est un tueur.
Quoi ?
- C'est un brave gars, Mario ! - C'est un psychopathe...
- Il est là ! - Ferme !
Ferme la porte ! Allez !
[réactions indignées]
Tais-toi... J'appelle Quentin.
Vous faites quoi ? Vous vous croyez où ?
- [tonalité d'attente] - Réponds, réponds...
[brouhaha]
Vous êtes sur le répondeur de Quentin, laissez un message.
Quentin, c'est Théo.
Je sais qui est Cat's Eyes.
Elle est enfermée dans le bureau des infirmières au 2e.
Et le gars de la maintenance, elle me dit que c'est un tueur.
- Fais gaffe. - S'il répond pas,
on peut pas rester ici sans rien faire.
On doit aller les aider. OK ?
Fais-moi confiance.
Laisse-moi venir avec toi les aider et après, je me rendrai.
- Bouge pas. - Qu'est-ce que tu fais ?
Théo ?
[propos hachés]
J'entends plus rien. Tam, j'entends plus rien !
Ça capte plus... Ça capte plus.
Allez.
Allez !
- Allez ! Allez ! Allez ! - Stop, stop, stop ! Doucement.
Attention...
- Allez ! - À gauche !
- C'est à gauche. - Non, c'est de ce côté-là...
Arrête, t'étais pas là quand on s'est garés !
Attention...
Allez. Fais gaffe !
- Allez, accroche-toi, papa. - T'inquiète, t'inquiète !
Occupe-toi de papa, je vais chercher Sylia.
- Je te retrouve au rez-de-chaussée ! - Non, tu traces !
Putain, Tam !
[Alex] Non, c'est mort, je vous laisserai pas !
- [Alex] Je vous attends ! - Trace !
[musique sombre]
[Marcus au loin] Ça suffit, Alex !
Détache-moi, je vais aider tes sœurs.
Papa, t'es pas capable de marcher. Laisse-moi gérer.
[la musique s'intensifie]
[une portière claque]
[le moteur démarre]
[les pneus crissent]
[musique sombre]
- [une porte grince] - [quelqu'un approche]
Monsieur ?
C'est vous, Mario ?
- Oui, c'est moi. - On m'a dit
que vous étiez avec les filles que je cherche.
- Vous savez où elles sont ? - Non.
Non ?
[Quentin halète]
[son téléphone sonne]
Ça fait longtemps que vous bossez ici ?
4 ans.
OK.
Vous devriez prendre cet appel
et remonter.
Ça capte mal dans le parking.
- [une porte grince] - Oui...
(Oh, putain, merci.)
Pourquoi tu décroches pas ? Ça fait 2 heures que je t'appelle !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Salut, Mario.
Vous permettez, 2 secondes ?
- (J'ai arrêté Cat's Eyes.) - C'est quoi, c'est conneries ?
(Je te raconterai après, y a plus urgent.)
Elle m'a dit que Mario travaillait pour le réseau.
[la musique s'intensifie]
[coup de feu]
- [musique troublante] - Putain, frérot !
(Fils de pute.) Hé, reviens !
Hé !
- (Putain...) - [Quentin halète]
J'ai un blessé par balle au 2e sous-sol,
le tireur est en fuite ! Dépêchez-vous !
Ça va aller, frérot. Hé, je suis là.
Frérot, regarde-moi. Je suis là.
Ça va aller. Respire doucement.
- Je te lâche pas, respire doucement. - [Théo tousse]
- Doucement, doucement, doucement. - Cat's Eyes...
Cat's Eyes quoi ? Quoi, Cat's Eyes ?
2e étage...
- Hein ? - 2e étage...
- Elle est au 2e étage ? - Au bureau.
OK, je vais y aller. Bureau, 2e étage.
OK, je vais m'en occuper. Frérot, ça va aller.
Respire doucement.
La vie de ma mère, je te lâche pas.
On est ensemble, tu vas t'en sortir.
Hé ! Ça va aller...
Hé, regarde-moi... Frérot !
Théo, hé ! Frérot !
- [musique dramatique] - Putain... Hé, y a quelqu'un ?
- [la porte grince] - Ça y est,
ils vont s'occuper de toi. - Écartez-vous.
Je suis avec toi.
On a un pouls. Double perforation du poumon.
- On ventile. - Il va s'en sortir ?
Il va s'en sortir ou pas ?
On fait au mieux !
Monsieur, restez avec nous. C'est bien, respirez.
[Quentin déverrouille la porte]
[la musique s'intensifie]
[musique intrigante]
[brouhaha]
Police !
Écartez-vous, police !
Ils sont partout. Théo a dû tout raconter à Quentin.
On va passer par les urgences.
C'est toujours le bordel, là-bas.
[bips répétitifs]
[patient] On attend beaucoup, là.
Ouais... Quelqu'un arrive.
N'importe quoi...
[brouhaha]
Merde, les flics. Ils contrôlent tout le monde.
On fonce.
-On fout pas le bordel... - Urgence !
Y a une urgence ! Pardon.
Vraiment, on n'a pas le temps. Merci.
- Pardon, attention ! - Poussez-vous, merci.
Excusez-moi, merci.
- (Les filles.) - Qu'est-ce qu'elle fout encore là ?
Alex ?
- Il est où, papa ? - À l'arrière de l'ambulance.
Allez.
- Ça va ? - Super.
Allez.
[le moteur démarre]
Heureusement que je t'avais dit de partir.
Sœurs et solidaires, c'est le concept, non ?
- Qu'est-ce qu'ils foutent, eux ? - Klaxonne.
Je vais pas klaxonner.
- [Alex klaxonne] - Arrête !
Pardon, poussez-vous, s'il vous plaît, c'est urgent !
Oh non, y a les flics.
[sirènes]
Fait chier.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Fonce, vas-y !
- Non, arrête. - Fonce.
Julie, tu viens avec moi à l'intérieur.
- Allez ! - Attends...
C'est Gwen.
Il y a Quentin, aussi.
Vas-y, trace. Recule !
Recule avant qu'ils nous voient.
[musique intrigante]
- Ils ont pas perdu de temps. - Vu ce qu'il vient de se prendre...
À mon avis, Théo lui a dit que c'était nous.
Elle se fait un malin plaisir à le ramasser, cette connasse.
- Je suis désolé, les filles. - Papa, juste, dors.
- Laissez-moi là ! - Je te jure, dors !
- Impossible de sortir. - Sans blague.
- Mais pas de rerentrer. - Hein ? Comment ça ?
J'ai une idée.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Tam ?
- T'appelles qui, là ? - [tonalité d'attente]
[Lucas] Allô ?
C'est Tam. J'ai pas beaucoup de temps.
Ça va très bien, je te remercie.
On a réfléchi et on va te faire confiance.
- D'accord. - Mais avant, fais un truc pour nous.
- T'es gentille, ça dépend quand. - Maintenant.
Hop, on passe pas ! Y a une opération de police
en cours.
Le Dr Marquisio
m'attend pour une greffe.
J'ai 2 accidentés de la route
donneurs d'organe. - On les aura.
- Qui ? - Dr Marquisio.
Tu le connais ?
Pas de Marquisio ici.
Il arrive de Bichat,
il nous rejoint. Je dois préparer les corps.
- Hé, reste concentré, OK ? - OK...
On va s'en sortir. Tu me fais confiance ?
Assez perdu de temps, c'est un don d'organe !
OK, on y va. Je m'en occupe.
Messieurs de la police, s'il vous plaît, on dégage.
- Urgence ! - Allez-y, allez-y.
Allez, viens. On va prendre des nouvelles de Théo.
Quentin, c'est Théo. Je sais qui est Cat's Eyes.
Je peux pas te le dire au téléphone, mais je l'ai enfermée
dans le bureau des infirmières au 2e étage.
Elle m'a dit que Mario, le mec de la maintenance,
c'est peut-être un tueur qui travaille pour le réseau.
- Tiens-moi au courant. - Commandant Assaya ?
- Oui. - Dr Brombier.
- J'ai opéré votre collègue. - Enchantée.
Ça s'est bien passé.
Il va y avoir une période d'observation,
mais il faut rester confiant. - OK.
Est-ce que vous avez des questions ?
- Non, j'ai pas de question. - Non. Merci.
N'hésitez pas, en tout cas. Je repasserai le voir plus tard.
- Merci beaucoup. - Bon courage.
Merci, docteur.
[Gwen soupire]
Putain, j'aurais jamais dû le laisser tout seul !
Il avait réussi à l'arrêter, putain. On l'avait. On l'avait !
Je suis vraiment désolé, j'ai fait de la merde.
Hé...
C'est pas toi qui as fait de la merde.
Théo va se réveiller et va tout nous dire.
- [bip radio] - Lieutenant El Bannen pour Assaya.
- Assaya. J'écoute. - On a ratissé tout le 1er.
Ils sont pas là. Les médecins en ont marre.
- On maintient ? - Oui et on les retrouve !
- OK, reçu. - Steph pour Gwen.
Vous avez bloqué les issues du parking ?
On y arrive pas, on est débordés ! On manque de monde !
Appelle Bruno, il faut des renforts !
Je m'en occupe.
[une porte s'ouvre et grince]
- Suivez-moi, c'est par là. - On a besoin de toi en réa.
C'est pas possible, j'accompagne Dr Marquisio
pour une greffe.
- Je leur dis quoi ? - Euh...
Dans 3 minutes ?
- OK, je préviens. - Venez.
[musique étrange]
[musique intrigante]
C'est par là.
[bips de validation]
Allez-y.
Merci.
De rien.
C'est bon.
Merci d'être venu.
Je t'avais dit, je suis un mec de confiance.
Ouais, ça reste à prouver.
Allez.
J'espère que tu sais ce que tu fais.
- C'est bon, Alex ? - J'arrive.
Dr Marquisio ?
- Oui ? - Police, pièce d'identité.
Désolé, j'ai une urgence médicale.
Arrêtez-vous.
Apparemment, vous bossez pas ici, donc je vais vous demander
une pièce d'identité. - Je vous le répète,
j'ai une urgence médicale...
[musique sombre]
(Urgence... Urgence...)
Y a urgence !
- Allez, y a urgence ! - Arrête-toi.
À genoux, mains sur la tête. Dépêche-toi !
À genoux, les mains sur la tête !
À terre, je vais pas te le dire 10 fois !
Les mains sur la tête, dépêche-toi !
[coups de feu]
[Quentin souffle]
Police ! Restez pas là, tout le monde au fond !
Tout le monde recule, on se dépêche !
- [coups de feu] - On se dépêche !
Vite, tout le monde dans le fond !
Ouvrez la porte !
- [alarme] - Cachez-vous, cachez-vous !
[musique de tension]
[Gwen hurle]
[elle crie d'effort]
Hé, lâche-la ! Lâche-la ! Lâche-la, je te dis !
[gémissements de lutte]
Hé !
Gwen, fais gaffe !
- M'oblige pas à tirer ! - Tu la veux ?
Tiens !
[Gwen crie de douleur]
[Quentin gémit]
[Gabriel rugit]
Lâche-moi ! Lâche-moi !
Recule ! Recule, je te dis !
- [il ricane] - [Gwen] C'est ça, rigole.
Tu t'arrêtes.
Tu t'arrêtes, je te dis !
Tu t'arrêtes !
- Bye-bye. - Arrête-toi !
Putain...
Ça va ? Quentin ?
Ouais, super... Nickel.
- Non, ça va pas. - Faut qu'on arrête le Dr Marquisio.
Y a un mec qui se fait passer pour un médecin,
il a 2 complices. Fais passer le message.
Assaya à tous, on recherche le Dr Marquisio,
un faux médecin qui évacue 2 malades avec des complices.
On a aussi un suspect très grand, armé, dangereux,
qui vient de quitter les couloirs. 2 m, casquette bleue,
habillé en noir. T'es sûr que ça va ?
Tu me laissais 5 minutes, je le déboîtais sa mère.
Putain, il a niqué mon téléphone.
Il va me le rembourser, ce chien.
À tous, suspects au niveau de l'héliport !
1 homme, 2 femmes avec 2 brancards. C'est eux, ils vont s'échapper !
- Suspects au niveau de l'héliport ! - C'est lui ?
[musique intrigante]
[Gwen] Allez, on se les fait.
[Quentin souffle d'effort]
Putain, elle est bloquée.
- [vrombissement] - [des pâles de l'hélicoptère]
Putain !
- Putain de merde ! - [Quentin souffle]
[ils halètent]
[Tam soupire]
Il appelle pas.
Théo a dû lui dire, là.
On en sait rien. Il a peut-être cassé son tél
ou paumé, Tam. On en sait rien.
En tout cas, je capte pas sur l'appli.
- Au café, ça donne quoi ? - Y a rien, c'est vide.
Y a personne, y a pas de flics, rien.
Bon, sa jambe va bien.
Toutes ses constantes sont normales. Je pense aussi
que son trauma crânien n'était pas grave.
Il a juste besoin de repos.
Les effets de l'antidouleur sont en train de s'atténuer,
il va retrouver toute sa tête.
S'il y a un problème, vous appelez Lucas.
- Il saura où me joindre. - OK, merci beaucoup.
- Merci, bro. - Je t'en prie.
Je te raccompagne.
- Au revoir. - Au revoir.
Merci, les filles.
Eh ben voilà, les nouvelles sont bonnes.
Tout va bien.
On n'a pas la même notion du "tout va bien".
Ton médecin, il est sûr ?
Bien sûr. Je le connais comme un frère.
J'étais en foyer avec lui.
Bon, essayez de profiter un peu.
Vous verrez, la mise au vert, ça fait du bien.
Si la pollution vous manque, on est à une heure de Paris.
Servez-vous, il y a une voiture dans le garage, juste, pas de folie.
Ne faites pas la courte paille pour savoir qui conduit.
C'est la meilleure qui conduit,
parce que j'y tiens. - Merci.
Avec plaisir. Tamara...
Je te raccompagne.
"Je te raccompagne."
- Merci pour la planque. - De rien.
Fallait bien que je me fasse pardonner.
C'est pas faux.
Attends...
Ben je te le rends.
Il est à toi.
[musique douce]
Tu peux le garder. Il t'ira mieux que moi.
Il va retourner à son propriétaire.
On vole pas pour l'argent.
-T'es parfois sans tes sœurs ?
Ça m'arrive.
Parce que j'aimerais bien te revoir.
Sans elles.
Je connais un petit resto pas très loin d'ici,
très bon. C'est en Italie,
mais c'est une heure de vol,
vraiment rien du tout. - Bien sûr.
C'est au lac de Côme, tu connais ?
[en italien] Je n'y suis jamais allée.
[en italien] Mais on dit que c'est magnifique.
[en italien] Oh tu parles italien ! Bravo.
[en italien] Tu devrais y aller alors.
[en italien] Avec moi.
[en italien] J'y penserai.
[en italien] Je t'y emmènerai.
- Ciao. - Ciao.
[musique douce]
[il imite les pales d'un hélicoptère]
Une heure de vol.
Tam, viens ! Viens, c'est Théo !
Je me situe devant l'hôpital central,
où la situation est tendue.
Il y a eu des échanges de coups de feu à l'intérieur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le policier Théo Iribarren aurait été grièvement blessé.
Il est sous haute surveillance.
Il s'agit d'un homme de la BRB, qui lutte contre le trafic d'art.
Il a été pris dans une violente fusillade
impliquant la célèbre voleuse Cat's Eyes,
qui a réussi à s'échapper avec l'aide de complices.
La jeune femme serait venue exfiltrer un patient de l'hôpital
placé sous haute surveillance policière.
Tous les enquêteurs s'interrogent
sur les liens entre la jeune femme et le patient disparu.
Tous les moyens de la BRB sont mobilisés
pour faire la lumière sur cette affaire.
- [bips] - [un téléphone vibre]
[tonalités]
[un téléphone vibre]
Qu'est-ce que tu veux ?
Comment il va ?
Ben il est dans le coma.
(Oh putain...)
- Je suis désolée, Quentin. - Ah, tu es désolée ?
Mais désolée de quoi ?
Vas-y, je t'écoute.
Tu es désolée parce que mon pote a failli crever
ou parce que c'est de ta faute ?
- Je... - Il faut que tu saches,
si c'est toi, Cat's Eyes, là, tu as un peu de sursis,
mais les médecins pensent que Théo,
il va se réveiller.
Et là, on va tout savoir.
Je peux venir te voir ?
C'est trop tard, Tam.
J'ai plus envie de parler avec toi.
[musique pesante]
[tonalités]
[son téléphone vibre]
Vous êtes sur le répondeur...
Vous êtes sur le répondeur...
Putain !
- Tam ! Tam ! - Laisse. Laisse.
[musique mélancolique]
[notification]
Tu veux quoi ?
T'expliquer.
M'expliquer ?
Je sais pas, ça me paraît très clair.
Tu voles des tableaux, tu kidnappes un patient,
mon meilleur pote est dans le coma à cause de toi...
Le patient que j'ai enlevé n'est pas n'importe qui.
Il est victime d'un réseau de trafiquants d'art
qui pourrit ma vie depuis longtemps.
Je veux que justice soit faite,
tout comme toi,
et comme Théo.
C'est ça que tu te racontes pour justifier tes vols ?
Ils me servent à démanteler le réseau.
Et le collier que tu as volé avec le Marquis, c'est quoi ?
C'est pour faire tomber le réseau aussi ?
Ou c'est pour faire connaissance
avec ton nouveau collègue ? C'est ça ?
Je l'ai volé pour obtenir des informations de sa part.
Je n'ai rien à voir avec lui.
Putain, tu attends quoi de moi, en fait ?
Que tu me croies.
Que tu me croies.
On veut la même chose, toi et moi.
OK. OK. Après, il va se passer quoi ?
Quand tu auras fait tomber le réseau ?
Vas-y, je t'écoute.
Je disparaîtrai.
Tout redeviendra comme avant.
Pourquoi je te ferais confiance ?
Parce que tu l'as toujours fait.
Ferme les yeux.
[le vent souffle]
[musique émouvante]
- Ça va, papa ? - Oui. Et toi ?
Ça va.
Bon, tu vas pouvoir tout nous expliquer.
Tu veux pas qu'on respire 2 secondes ?
Laisse. Ta sœur a raison.
- Je vous dois une explication. - Très bien.
[Syl] Pardon.
Vas-y, on t'écoute.
Pour commencer, c'est qui, ce gars, Marcus Graven ?
Celui pour qui tu te fais passer ?
[le père] C'est un personnage que j'ai inventé
quand je me suis enfui au Moyen-Orient
pour échapper à Durrieux.
Avec son identité, je me suis fait passer
pour un conservateur véreux.
D'un côté, je protégeais des sites archéologiques menacés,
et de l'autre, je mettais la main sur des artefacts
qui me permettaient de reconnecter
avec le réseau. C'est comme ça que j'ai rencontré Ribera.
- Le mec de Prudence ? - Oui. Ribera m'a fait confiance.
Du coup, j'ai réussi à intégrer les mécanismes du réseau.
[Tam] C'est là que tu as découvert les QR codes ?
[le père] Oui. Peu de temps après,
je suis remonté jusqu'à Gabriel.
S'il a voulu me tuer,
c'est parce que j'ai découvert qui est à la tête
du réseau et comment les faire tomber.
C'est qui, celle-là ?
- C'est Barbara Altman. - Ouais.
La cheffe de l'Union des musées de France.
Je l'ai croisée au musée Guimet.
[le père] Le nom de Altman est revenu plusieurs fois
et a attiré mon attention.
Je me suis mis à la suivre.
Régulièrement, elle se rendait à la tour Montparnasse.
Elle abrite une banque privée exclusive,
la NHSB.
C'est là que se trouve le terminal ?
Oui, dans un des coffres ultra sécurisés.
On fait ça quand ?
Ouh la, doucement. Cette banque est l'une des mieux gardées au monde.
Ça va pas se faire comme ça. Je suis pas en état.
Et puis je crois que...
On a un truc à célébrer, non ?
J'en ai tellement loupé...
Celui-là, j'ai pas l'intention de le rater.
Tu parles de mon anniversaire ?
- Oui. - Mais j'en ai rien à foutre.
Moi, ce qui m'intéresse,
c'est ce que tu as foutu
ces 12 dernières années ?
Ces 2 derniers mois,
je m'en cogne !
- Va lui parler. - [Tam] Non, ça sert à rien.
Il faut la laisser redescendre.
Bon...
Il faut qu'on profite du coup d'avance qu'on a.
S'ils t'ont vu la suivre, ils vont déplacer le terminal.
Je veux bien, mais on n'entre pas comme ça dans cette banque.
Sauf si on nous aide.
Non, c'est mort, je t'ai déjà dit.
On va arrêter avec ce mec, il va nous la mettre à l'envers.
Il nous a sorties de la merde à l'hôpital !
Tu t'entends ? On dirait que c'est ton gourou.
Il est expert en coffre-fort.
Ça t'arrange bien.
Alex, on a besoin de lui.
Si on réussit notre coup,
cette banque, ce sera notre dernier casse.
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