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[musique intrigante]
[propos indistincts]
[message radio indistinct]
[bip et déverrouillage]
[léger bourdonnement]
Quelle œuvre incroyable. C'est...
C'est... magistral, révolutionnaire, futuriste !
Merci de nous avoir fait confiance.
C'est du génie, vraiment, du pur génie !
Ça me bouleverse.
Qu'est-ce que c'est que cette merde ?
C'est... une œuvre d'art créée par monsieur Fujiko.
Et entièrement animée par intelligence artificielle.
Elle se sert de l'émotion du public pour créer un tableau autour d'elle.
Tu veux essayer ?
- Moi ? - Oui.
Non. L'intelligence artificielle...
Je préfère réfléchir
avec ma tête. L'art, ça se fait avec les mains.
Tout le monde dit que c'est l'avenir, hein.
Il faut vivre avec son temps, mon cher Gabriel.
- Ah, OK. - Excusez-le, il est...
brut.
Je vous rejoins dans quelques instants.
Si vous voulez bien...
Konbanwa.
Bravo, hein !
- T'en rates pas une. - [il rit]
[léger bourdonnement]
Le Marquis, il t'a dit quoi ?
Que les Cat's Eyes allaient voler un tableau Cranaff chez Ribera.
(Attends, tu...)
(Elles sauraient pour la messagerie et les QR code dans les Cranaff ?)
Le Marquis a dit que non, mais...
Bon, on a assez
perdu d'amis à cause de ces petites connes.
Finissons-en, et vite.
[en riant] Monsieur Fujiko !
[musique inquiétante]
[sonnerie de téléphone]
- Allô ? - Octave, écoute-moi bien.
Ça concerne ton Cranaff.
Le guignol de Marquis m'a lâché
que les Cat's Eyes allaient le voler cette nuit.
- Cette nuit ? - Oui.
Elles sont peut-être déjà en planque chez toi.
Octave, j'ai besoin que tu sois très attentif.
Tu dois les laisser faire.
Je m'en occupe.
- Je les veux vivantes. - Vous pouvez compter sur moi.
C'est bon,
j'ai vérifié, il y a personne.
Pas de gardien, pas de chien, Ribera est détente.
Des barreaux au rez-de chaussée, quelques caméras...
- On a eu pire. - On passera
par les toits. - OK.
Cette nuit, on récupère le tableau.
[cliquetis]
[craquements]
[musique ragtime entraînante au piano]
Chérie ?
Chérie ?
Chérie !
[la musique s'estompe au loin]
[musique pesante]
[Prudence] Pourquoi t'as mis ça ?
Tu sais que ça me fait penser à mon frère.
Je sais, mon amour, mais...
si je te disais que cette nuit...
[musique au piano au loin]
...3 petites chattes...
allaient venir se promener dans notre jardin...
ça te ferait plaisir ?
[musique inquiétante]
Pour de vrai ?
Pour de vrai, mon amour.
Tu vas l'avoir, ta vengeance.
["Signé Cat's Eyes", de Anne Sila]
- ♪ Filles d'aujourd'hui ♪ - ♪ Enfants de la forme ♪
♪ Nous aimons rire et danser ♪
♪ Vienne minuit ♪
♪ Quand d'autres s'endorment Nous devenons pour la nuit ♪
♪ Trois vives panthères ♪
♪ Qui en un éclair savent bondir ♪
♪ Sans un bruit ♪
♪ Sœurs et solidaires ♪
♪ Sur terre ou en l'air ♪
♪ Relevant tous les défis ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé Cat's Eyes ♪
♪ Cat's Eyes ♪
♪ Signé Cat's Eyes ♪
♪ Belles incognito Fabuleux trio ♪
♪ Au mépris de tous les dangers ♪
♪ Cat's Eyes ♪
[vibreur]
Il est quelle heure ?
Il est 3h.
- On va faire des courses à Rungis. - OK.
["Rien de rien", de Édith Piaf]
♪ Non Rien de rien ♪
- [cliquetis] - ♪ Non je ne regrette rien ♪
[bips]
- ♪ Ni le bien ♪ - [détente mécanique]
♪ Qu'on m'a fait Ni le mal ♪
♪ Tout ça m'est bien égal ♪
♪ Non ♪
♪ Rien de rien ♪
♪ Non Je ne regrette rien ♪
- [grincement] - ♪ C'est payé ♪
♪ Balayé Oublié ♪
♪ Je me fous du... ♪
- [bips et craquement du vinyle] - ♪ Fous du passé ♪
♪ Non ♪
- [alarme] - ♪ Rien de rien ♪
Elles sont entrées. Elles sont là-haut.
♪ Je ne regrette rien ♪
Tu vas l'avoir, ta vengeance, mon amour.
♪ Car ma vie Car mes joies ♪
♪ Aujourd'hui ♪
♪ Ça commence avec ♪
♪ Toi ♪
[la musique se termine]
[musique mystérieuse]
(Chelou.)
(Alex !)
(Les meufs, c'est une hyène !)
- (Alex, viens, on s'en fout.) - (Ouais.)
(Il est là.)
- (Ouvre-moi ça.) - (Oui.)
[musique inquiétante]
[bips et déverrouillage bruyant]
(Non. Attends. Tam.)
[cliquetis]
[détonation]
- [musique mystérieuse] - [souffle de la fumée]
Pas si détente, le Ribera.
[grincement au loin]
(Qu'est-ce qu'il y a ?)
Qu'est-ce qu'il y a ?
[musique à suspense]
[Tam] (Syl, viens voir.)
- (Comment on désactive ces trucs ?) - (T'inquiète, pas besoin.)
- (Ah bon ?) - (Laisse faire la pro.)
- (Qu'est-ce que tu fais ?) - (T'inquiète, je gère.)
[bourdonnements]
Alors ? C'est qui, la boss ?
- (Ouais, super.) - (Allez, le QR code.)
(Insupportable.)
(Bon...)
[musique glaçante]
Tu trouves ?
(C'est bon, j'y suis presque.)
- (Voilà.) - [déclic photo]
[Alex] (C'est bon !)
[fracas]
[bourdonnement des lasers]
(Les meufs ?)
- [fracas] - [les bourdonnements cessent]
(Les meufs, vous êtes où ?)
[cliquetis de canne]
[musique à suspense]
Bonjour, chaton.
T'as fait quoi de mes sœurs ?
Fâcheuse manie, de débarquer comme ça,
mais je suis ravie de vous recevoir.
J'attendais de me remettre sur pieds pour vous rendre une visite.
[cri de rage et coup]
(Merde...)
Salut, c'est Tam. Laissez un message.
C'est moi, ça serait cool, quand tu reviens de Rungis,
qu'on mange ensemble, si t'as le temps.
Redis-moi, bisou, je t'aime.
(Qu'est-ce qu'ils foutent ?)
Vous mangez vraiment de la pizza à 8h du mat' ?
- On a passé la nuit ici. - Ouais.
Vous êtes malades, et ça pue !
- Viens voir, Quentin. - Attends.
- Viens voir ! - Oui, bah ça pue.
- Désolé... - Viens voir.
Les gars, vous abusez.
Euh... j'ai réfléchi, après le brief de la commissaire,
sur comment trouver d'autres tableaux de Cranaff
et j'ai eu une idée plutôt de ouf :
utiliser l'intelligence artificielle.
J'en ai parlé à Ben,
qui a un logiciel. - C'est en cours.
Dans le logiciel, on a mis les photos
des suspects de vols de tableaux de ces dernières années
et une image de la signature Cranaff
du tableau trouvé chez Dalembert.
- Le logiciel a... - Traité les informations.
Oui, et on lui a demandé de trouver d'autres tableaux Cranaff.
Et avec ta tête de ravi de la crèche, vous avez un truc ?
Eh oui ! Oui !
Regarde.
Regarde !
Ça, c'est chez Durrieux, Dalembert...
C'est un Cranaff, ça aussi,
et ça aussi !
Les 3 tableaux sont des putain de Cranaff !
C'est une dinguerie.
- C'est qui, lui ? - Octave Ribera,
un banquier collectionneur d'art. - T'as son adresse ?
- Ça se trouve. - Si tu la trouves, on va chez lui.
- Je te l'envoie par SMS. - Là ?
Oui, mais prends une douche, ou tu montes pas dans ma caisse.
Dépêche-toi.
- Il a pas tort. - "Monte pas dans ma caisse..."
[musique à suspense]
[sonnerie de téléphone]
- Allô ? - [Gabriel] Alors, elles sont venues ?
- Non, elles sont pas venues. - Comment ça ?
- On les a attendues toute la nuit. - Tu rigoles ?
L'information était fiable, je sais qu'elles sont venues.
- Je sais pas quoi vous dire. - Je vais mener mon enquête.
Si j'apprends que tu me la fais à l'envers...
[il raccroche]
Gabriel vient de m'appeler.
Et alors ?
Je sens qu'il m'a pas cru.
Il peut débarquer en moins d'une heure.
Une heure, c'est largement suffisant.
Ça va être rapide et intense.
Tu vas chercher les chevaux ?
- [gémissement] - Alex ?
Ça va ?
Tam ?
- Ça va ? - Hm...
[cri de rapace]
[klaxons]
[fracas]
Putain, c'est quoi, ça ?
C'est quoi ?
[la musique s'estompe]
[grognements d'effort]
[grincement de porte]
[soupirs de surprise]
Mes petits chatons...
J'ai beaucoup pensé à vous pendant ma convalescence.
À cause de vous,
j'ai eu un...
Un regrettable accident.
J'ai été trop confiante, avec votre père, et il m'a échappé.
Je m'en suis voulu.
Il est où, maintenant ? Avec le réseau ?
Vous avez l'impression
que je travaille pour le réseau ? Hm...
Alors, au cas où ça vous aurait échappé...
ils ont tué mon frère à cause
de votre petit numéro.
Disons que je leur en veux
autant qu'à vous.
50/50.
Laisse-nous partir, et on t'aide à faire tomber le réseau.
[elle rit]
C'est mignon, ça. Vous et moi contre les méchants
du Cranaff ? J'adore l'idée.
Je me vois dans ma combinaison
rouge et noire à faire des sauts de cabri avec vous.
- Mais ça va pas être possible. - Qu'est-ce que tu veux, alors ?
Ce que je veux ?
Vous défoncer la gueule.
[musique haletante]
- [cris de lutte] - Tam !
Ouh, le vilain chaton, dis donc.
Mais vu que je suis un peu joueuse,
je vais vous laisser une chance de vous en sortir.
C'est ça que tu veux ?
- [grognements] - Hm-hm...
Loupé. Et puis je t'aime pas, toi.
- Va chercher. - [tintement de clé]
Allez !
- Vas-y ! - Prends la clé.
J'y suis presque. Vas-y, viens !
C'est bon !
(À tout à l'heure.)
- Tiens, vas-y. - Donne.
[musique de tension]
Là-bas !
Venez, venez, venez !
Attends, attends !
Les filles !
[hennissement de cheval]
Venez vite !
Oh ! Oh !
Oh !
On se les fait avant que Gabriel arrive.
Sinon, c'est nous qui sommes morts.
T'inquiète.
Allez !
Vite ! Vite, vite, vite, vite ! Vite !
Plus vite !
Plongez ! Plongez !
[sifflement de l'air]
[tirs nourris]
[clapotis de l'eau]
[halètements et gémissements]
Aide-moi !
[halètements]
(Là-bas !)
[grincement]
- C'est un tunnel ! - Défonce la grille !
Avec le pied !
Vas-y. Alex !
[sifflement dans l'air]
- Aïe ! - Alex !
Alex !
- Vite, vite ! - Vas-y !
[musique de tension]
[gémissements au loin]
Elles sont rentrées dans un tunnel.
OK, je vois. La sortie est un peu plus loin dans la forêt.
Je les attends là-bas.
Très bien.
[petit rire]
Vous avez entendu, les filles ?
Je vous envoie quelqu'un à la sortie.
Quand je vous attraperai,
je vous ferai bouffer votre cervelle !
Quand j'ai rejoint les Brocs,
je m'attendais à ce qu'on arrête des petits faussaires,
des escrocs à la petite semaine, qu'on retrouve un tableau...
En fait, on a des vies de dingue !
On court dans tous les sens, on se fait tirer dessus...
Bruneau, elle est jamais contente...
Jamais contente !
Tu me fatigues, Théo.
[passage de voiture]
[clapotis de l'eau]
[musique de tension]
Attends, attends, attends...
Bourrine ! Allez !
Ah ! Ça pique, ça pique...
Je vais regarder.
Attends, doucement.
- Ça va ? - Ça pique, ça pique.
Enlève ton sac, je vais regarder. Enlève ton sac.
Tu y arrives ? Doucement.
Attends, doucement, doucement.
Ça fait mal, ça fait mal.
- Aïe... Alors ? - Attends... Laisse-moi regarder.
Attends, je trouve pas le trou...
- C'est bon ? Tu fais quoi ? - C'est superficiel.
Ce n'est pas très profond. Ça va juste te piquer.
Mon téléphone... Oh non !
Oh non, non, non, non, non !
Putain, il est pété ! Fait chier !
C'est bon.
- Le QR code est bon. - Les filles, il faut y aller !
- OK ! - Allez, doucement.
Donne ta main.
[gémissements]
Vas-y.
Allez, par là !
- Ça va ? - Ouais.
Aïe...
[sabots de cheval]
[tirs]
C'est terminé !
Les mains derrière la tête ! On écarte les jambes ! En ligne !
En ligne !
Voilà. Mettez-vous à genoux !
(À genoux...)
Voilà, c'est bien.
Oui, c'est très, très bien.
- [sabots] - On attend.
On regarde devant soi.
On ferme sa petite gueule.
Chérie,
par laquelle tu commences ? - Je sais pas.
Une volontaire ?
- (Les filles.) - (Quoi ?)
(À trois, on fait l'ours.)
- (Comment ça, l'ours ?) - ♪ Je commencerai par toi ♪
♪ Mais comme la reine et le roi ♪
- ♪ Ne le veulent pas... ♪ - Trois !
[elles crient]
[musique de tension]
Allez, allez !
Courez ! Tam, viens !
Tam !
Tam ! Tam !
- Allez-y ! - Viens, Tam !
Barrez-vous !
Allez, lève-toi, occupe-toi des autres !
Allez, allez !
[gémissements et halètements]
[Tam étouffe]
[musique dramatique]
Tu es où ?
Pas loin de là où tu m'as laissé. J'ai perdu les deux autres.
Tam ! Tam ! Tam !
Tam !
Tam ! Tam, tu m'entends ? Tam !
Elle est morte !
Elle respire plus ?
- Réponds-moi ! - Pousse-toi !
Elle respire plus !
Elle respire plus ! Fais quelque chose, putain !
Pousse-toi ! Parle-lui ! Tu lui parles !
- Tu lui parles ! - Tam, je t'en supplie...
Tam, je t'en supplie...
Tam, je t'en supplie...
Tam, je t'en supplie...
[sanglots]
Allez !
Allez, Tam, je t'en supplie, putain !
[elle reprend son souffle et tousse]
[musique enlevée]
Respire. Attends, laisse-la respirer.
Doucement, doucement. Chut.
Laisse-la respirer. Laisse-la respirer.
Regarde-moi. Est-ce que tu peux marcher ?
On va se relever. Alex, tu me regardes.
On se relève. On se relève. Aide-moi à la relever. Alex !
Prends la droite. Prends la droite.
Allez, Tam.
Allez, 1, 2...
3 !
(C'est bien, allez. C'est bien, ma belle.)
Allez, ça va aller, ça va aller...
Attention...
[sonnette]
[détonation au loin]
Vous êtes sur la messagerie d'Octave Ribera.
Laissez un message.
[Prudence] Fait chier ! Comment tu as fait pour louper les deux ?
Je savais que j'aurais dû faire ça toute seule !
[Octave] Arrête de me gueuler dessus !
Tu les as laissées filer !
Incapable ! Incapable !
- Oh, tu te calmes ! - Non, je me calme pas !
Comment on fait, avec les deux dans la forêt ?
- J'y retourne. - Trop tard, elles sont déjà loin.
Elles t'ont vue.
Si Gabriel l'apprend, on est morts.
Mais Gabriel... Gabriel,
c'est le poisson le plus con du bocal.
Il va faire quoi ?
Ne le sous-estime pas.
- Fais pas comme ton frère. - Non. Tu parles pas de mon frère.
OK ? Ne parle pas de mon frère !
- [crissement de pneu] - [dans les graviers]
C'est un flic. Je le connais.
Cache-toi. Je vais m'occuper d'eux.
[il soupire]
- M. Ribera ? - Oui, qu'est-ce que c'est ?
Capitaine Chapuis de la BRB.
Si c'est pour les calendriers, j'ai déjà donné.
- On a des questions à vous poser. - À quel sujet ?
J'ai un avion à prendre.
- Un tableau. - Un tableau signé Cranaff.
Entrez, mais je n'ai que 5 minutes à vous accorder.
Merci.
Suivez-moi.
- C'est grand, chez vous. - Oui, oui.
On est sûr pour les animaux empaillés ?
Absolument. Je suis chasseur et taxidermiste.
- Ça vous plaît pas ? - Euh... Si, si.
Très bien. Par ici.
C'est le petit tableau au fond.
OK.
Pour une fois, on arrive
avant Cat's Eyes. - Vous l'avez depuis longtemps ?
Il appartenait
à ma tante, qui l'avait récupéré de sa grand-tante,
qui elle-même l'avait... Après, je sais plus.
Ça fait longtemps qu'on l'a.
- Cranaff, vous le connaissez ? - Non, pas personnellement.
C'est un peintre du 20e siècle. Il imitait des styles
de différentes époques.
C'est une originalité dans le monde de l'art.
Ce n'est pas très coté, mais il est de bon ton d'en avoir.
[bris de verre]
C'était quoi, ça ?
Je sais pas, ça doit être mon chat. Arrête, Pompon !
Pompon, tu joues pas avec la hyène !
Euh... M. Ribera,
ça vous embête pas si on vous l'embarque
pour quelques examens ?
J'aime pas trop qu'on touche à ma collection...
Vous allez pas nous demander une commission rogatoire ?
Vous allez rater votre avion. Ce serait...
- Allez-y. - Voilà.
[elle gémit]
Chut !
- S'il vous plaît, messieurs. - Allez.
- Merci, M. Ribera. - Merci !
[bruits de pas]
[elle gémit]
Vous nous faites signe
quand vous revenez de voyage ? - Oui, oui.
Allez, merci, M. Ribera. Bonne journée.
[il souffle]
Chérie ? Ils sont partis.
Chérie ?
[tintement de cloche]
[musique sombre]
Ben alors ?
Elle est pas morte, ta copine.
Elle a une sale gueule, en plus.
Tu t'es foutu de ma gueule avec les trois filles.
Elles sont où ?
Dans ton cul.
- Vas-y, cherche. - En plus,
tu as donné le Cranaff aux keufs.
Tu connais le code.
Mh-mh.
On va attendre que les flics s'éloignent un peu.
Ça risque de faire du bruit.
[murmures indistincts]
Les chasseurs, c'est le truc qui me dérange, à la campagne.
[tirs au loin]
Venez, c'est par là.
- Venez, c'est bon. - Allez, Tam.
Allez, on y est presque. Vas-y. Allez.
Tombe pas. Tombe pas.
C'est bon ? Allez !
Allez, allez !
Vas-y ! Prends la main d'Alex. Prends le pied.
Aïe ! Aide-moi, Syl !
Tam, donne la main. Tam, regarde-moi. Allez !
Allez, donne-moi la main. Voilà.
- Donne-moi la main ! - Allez, Tam !
Il y a une voiture qui arrive ! Allez !
[gémissements]
- Stop, stop ! - Qu'est-ce qu'il y a ? Quentin ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Quentin ?
Il est malade ? Quentin ?
Quentin ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu as vu un truc ?
- Tu as vu... - Je sais pas !
Y a rien. Allez, on y va.
Allez. Allez, moi, je suis crevé !
J'ai pas dormi. Tu vas faire quoi, arrêter un lapin ?
Allez !
Y a rien, là. Y a rien du tout.
Ils ont été prévenus. Le Marquis nous a balancées.
Je vous avais dit de pas lui faire confiance.
- C'est bon, t'as fini ? - Ouais.
C'est pas passé loin.
J'espère qu'on n'a pas fait ça pour rien.
- [bips] - C'est bon.
Ça a marché, les meufs !
OK !
Yes !
[déclic photo]
Faut un code. Putain...
- [Alex soupire] - C'est dans tes cordes ?
Ouais, enfin je sais pas.
Faut que je prenne du temps pour le savoir.
C'est-à-dire ?
Je sais pas ! 5 heures, 5 jours, 5 ans ?
On peut pas continuer comme ça.
On va y laisser notre peau.
Papa aussi, s'il reste entre leurs mains.
Tu doutes jamais ?
T'as failli crever, là.
Il a pas hésité à nous abandonner, lui.
T'es encore là-dessus ?
- Eh oui. - Tu peux pas passer à autre chose ?
Mais non !
Bien sûr que non ! C'était compliqué pour lui
de donner un signe de vie, de reprendre contact ?
Il nous a fait croire qu'il était mort.
C'est beaucoup, quand même, ça, non ?
Vous réalisez ou pas ?
J'ai l'impression que non.
Quand on lui a sauvé la vie, il a disparu
comme si on était la pire chose de sa life.
Et Quentin, t'y as pensé ?
Quel rapport ?
Gwen a pas tort
quand elle dit qu'il a failli crever 1000 fois
en te courant après.
C'est pas ma faute s'il est flic.
Tu te rends compte de ce que tu dis ?
Tam...
Tu me prends la tête !
Tu me prends la tête !
Tu crois que j'adore devoir choisir entre la vie
de mon mec et celle de mon père ? - T'as pas forcément à choisir.
- C'est ce que je te dis. - Tu veux qu'on fasse quoi ?
- Tu veux qu'on fasse quoi ? - Qu'on arrête de faire
les justicières, de faire de la merde,
qu'on aille parler à la police, à Quentin.
- On va finir en prison. - Pas forcément !
Bah si. On a foutu un bordel pas possible.
[musique émouvante]
Le meurtre de Rupert, le meurtre de Dalembert, Durrieux...
Ils vont tout nous mettre sur le dos.
J'en aurai rien à foutre de la prison
si y a l'une de vous qui meurt.
Tu comprends, ça ?
J'ai eu peur, moi, là.
Jamais, jamais j'ai eu peur comme ça.
Et c'est de ma faute.
C'est à moi de vous protéger.
Tu comprends ?
Désolée.
Je t'aime.
[vibreur]
- C'est Quentin. - Décroche.
Et s'il nous a vues ?
Et alors ?
Décroche.
Vas-y.
- Ouais, Tam, c'est moi. - Ouais.
Je suis en bas de chez toi. On peut se voir ?
Euh... Ouais, ouais.
Attends, je descends.
- Si tu veux, je monte. - Non, je descends.
Réfléchis bien à ce que tu vas lui dire, OK ?
[Tam sort]
Vous êtes pas encore ouvert ?
On a eu des petites galères.
Des galères ? À Rungis ?
C'était toi dans la forêt ?
Je sais pas ce que tu branles, mais faut que tu m'expliques.
Je suis fatiguée.
Justement, explique-moi.
Tu peux tout me dire.
Eh !
Tam, je te connais,
t'es une belle personne.
Je sais pas ce que t'es en train de faire,
mais je sais que tu le fais pour une bonne raison.
Mais dis-moi, s'il te plaît.
- Ça m'oppresse trop. - Il faut
que je comprenne, putain !
[musique triste]
- Dis-moi, s'il te plaît. - Tes questions m'oppressent !
Des questions
sans cesse, encore et toujours des questions. J'en peux plus !
J'étais avec mes sœurs à Rungis.
OK ?
OK.
OK.
Tu te fais du mal toute seule.
C'est toi qui abîmes tout avec ton obsession pour ton enquête
et les questions de Gwen que tu répètes tel un perroquet.
J'essaie juste de t'aider, bordel !
- De m'aider ? - Oui.
Tu crois que tu m'aides ?
Tu m'aides pas, tu m'accuses !
Je peux pas continuer comme ça.
Ça veut dire quoi, ça ?
On n'aurait pas dû se remettre ensemble.
[elle renifle et soupire]
[elle souffle]
[bris de verre]
Je ne suis pas
une experte en art, mais quand même, ça, c'est très moche
- C'est... - Oui, c'est pas
de très bon goût,
comme les animaux empaillés chez lui.
On est sûrs qu'il est connu, ce Cranaff ?
Oui, selon Ribera, mais on n'a rien trouvé sur lui.
Mais tout le monde a l'air de vouloir ses tableaux,
le réseau comme Cat's Eyes.
- Chapuis, y a un problème ? - Non, ça va.
[Gwen] T'es sûr ?
Selon Théo, tu voulais vérifier un truc.
Ça n'a rien donné.
Il y a des choses qui changent pas.
Bon, positivons. On a un Cranaff, c'est un très bon début.
Vous allez l'envoyer au labo pour le faire analyser.
On veut savoir ce qui se cache derrière... cette croûte.
Et il faut creuser sur Ribera. Il possède un Cranaff,
il appartient peut-être au réseau. - Je suis d'accord,
je crois pas aux coïncidences. - [Gwen] Moi non plus.
Allez, au boulot !
[musique inquiétante]
- [Gabriel] Allô ? - Oui, c'est moi.
Je t'envoie les instructions sous peu.
[vibreur]
[notifications électroniques]
[vibreur]
[elle soupire]
- Allô ? - [Gabriel] Je peux vous parler ?
Je suis occupée. C'est urgent ?
- On a un problème avec les flics. - Quel genre ?
Ils ont embarqué le Cranaff de M. Ribera.
Ils sont partis décortiquer le tableau dans leur labo.
Ils vont découvrir le QR code et notre système de communication.
OK. On a combien de temps ?
Bon, on a pas mal de temps,
ils sont pas très vifs à la police,
mais les Cat's Eyes...
- Quoi ? - Elles ont pu avoir accès
au Cranaff. Et niveau timing,
elles seront beaucoup plus rapides que la police.
Elles commencent à me gonfler.
J'espère
que t'as une piste pour les retrouver.
Évidemment.
- Bien. - Je vais convaincre le Marquis
de nous rendre un service. - Règle ça vite.
[elle raccroche]
[musique menaçante]
[crépitement de flammes]
[notifications électroniques]
[bips et déverrouillage]
Les filles.
Qu'est-ce que tu veux ?
Vous faites des mojitos ?
- Ta gueule, on est fermé. - OK...
Je suis venu pour vous aider.
Après nous avoir balancées ?
On m'a menacé.
Et t'as pas eu le temps de nous prévenir ?
Vous êtes dures à joindre.
J'ai pas pensé à taper "Cat's Eyes" sur le Net,
trouver un café et venir ici.
- C'est un peu gros. - C'est le concept.
- Le réseau, tu lui as dit quoi ? - Je leur ai dit le strict minimum
pour pas me faire buter.
- Qui t'a menacé ? - Un certain Gabriel.
Un mec qui bosse pour le réseau. C'est une armoire.
Le gars...
Vous voulez pas le rencontrer. A priori, c'est le seul
qui connaît l'identité du chef du barnum.
- Pourquoi t'es là ? - Ça va vous étonner,
mais j'aimerais qu'on s'associe pour faire tomber Cranaff.
- Rien que ça ? - Je suis très sérieux.
Je suis pas en sécurité non plus, OK ?
J'ai failli y rester.
Tout seul, j'arriverai pas à faire tomber le réseau.
On va réfléchir.
- On te rappellera. - Top.
Ça, c'est un bon esprit.
Vous savez où me joindre.
Qu'est-ce que tu fous ?
Tu voulais qu'on arrête tout par peur qu'on crève.
Tu lui fais confiance ?
J'ai pas dit ça.
C'est peut-être la seule solution.
On n'a plus d'autre moyen
pour se rapprocher du réseau
et découvrir ce qui est arrivé à papa.
[musique mystérieuse légère]
OK.
Merci.
[Alex pianote sur son clavier]
[notifications électroniques]
Tu veux manger un truc ?
- Non, c'est gentil. - Tu fais quoi ?
- Rien de spécial. - OK.
T'as pas faim ?
Bon, j'y vais. Je vais retrouver Lili.
- Pas de connerie. - T'inquiète.
[Alex sort]
[notification]
T'as envie de faire quoi ce soir ?
Rien.
Ça te fait chier si Abel passe ?
Non.
T'es sûre ?
Je vais aller me coucher.
- T'es sûre ? - Oui.
- Tu peux rester. - Non.
Te gêne pas pour le bruit.
[sonnette]
[elle expire doucement]
[musique douce]
[elle souffle]
C'est quoi ?
[la musique devient planante]
[Abel pousse un cri attendri]
C'est pas possible !
Comment on va s'occuper d'un chat ?
On sait pas s'occuper de nous-mêmes !
Moi, je peux venir vous aider.
D'accord, j'ai compris.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Ben c'est ma combinaison.
Ça moule, hein.
- Faut peut-être l'enlever, non ? - Peut-être.
[propos indistincts]
Joue pas au con.
T'es sûr ? J'ai des superpouvoirs avec ça.
[rire et marmonnement indistinct]
- (On va dans la chambre.) - Allez.
- [miaulement] - Oh, le chat !
[rires]
Amène-toi. On est là.
Quand t'auras fini, on déposera tout
sur la péniche.
Si ça se passe mal, laissez-moi faire.
Va vérifier les tableaux.
[notification]
Faut que j'y aille.
- Il se passe quoi ? - C'est les trucs
dont je peux pas te parler.
Tam, réveille-toi. Alex a besoin de nous.
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
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