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Les Rohingyas sont persécutés depuis des générations en Birmanie.
Beaucoup d'entre eux vivent dans des camps de réfugiés
et ils sont considérés apatrides.
Top départ !
Un.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
Sept.
Huit.
Neuf.
Dix.
Je suis pas prêt !
Un.
Deux.
Ça y est ?
Oui.
Un.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
Je suis tombé dedans.
À ton tour.
Un, deux, trois, soleil !
Un, deux, trois, soleil !
J'arrive.
Ça suffit.
Rangez vos jouets, vous vous êtes assez amusés.
Il faut se préparer à partir.
Ramassez tout.
Venez.
On va prendre ce sac.
- On joue ? - Non.
Il leur faudra de la nourriture,
c'est un long voyage.
Qu'elle n'emporte pas trop de sacs.
D'accord.
Dis-le bien à maman.
Prends plus d'affaires et d'habits.
Le voyage sera long, il faut de la nourriture pour les petits
et des habits.
Qu'elle ne se charge pas trop.
Elle ne pourra pas s'occuper des enfants
si elle est trop chargée.
Oui, elle ne prendra que le strict nécessaire.
- Il y a deux enfants. - J'ai à manger.
Ils auront faim sur la route.
Surtout, qu'elle n'emporte pas trop d'affaires.
Elle n'aura droit qu'à un seul sac.
Je ferai tout pour réussir à les joindre.
Que la paix soit avec toi.
Et avec toi aussi.
Mon Dieu, viens en aide au peuple rohingya oppressé.
Mon Dieu, accorde-lui Ta miséricorde et donne-lui Ton amour.
Je t'en supplie, protège-le.
Protège-le du danger en mer, dans les vallées et sur la route.
Fais preuve de miséricorde
et écarte-le de tout danger.
- Un seul sac. - Ce sera impossible.
Tu vas recevoir un choc électrique.
Tu risques même de te brûler.
- Allez, Shafi ! - Amène-toi.
Viens m'aider.
Tu prends ça.
On y va.
Dieu tout-puissant,
place-nous sous Ta protection.
Bonsoir.
- Comment tu vas ? - Bien, merci.
- Et vous ? - On va bien.
Bonsoir, ça va ?
Il faut qu'on y aille.
On doit emporter tout ça.
Allons-y.
Je peux porter le sac.
Donnez-moi ça.
Je te remercie.
Dépêchez-vous.
Faites attention.
Allez-y.
Au suivant.
Je dois repartir.
Prenez bien soin de vous. À bientôt.
LES FLEURS DU MANGUIER
JOUR 1
Vous avez quitté le camp ?
Oui.
Obéissez bien à votre tante.
Vous voudrez quoi en Malaisie ?
Des talons et une robe.
Moi, je veux des jouets et des chaussures.
Et un chapeau.
Parlez l'un après l'autre, pas tous les deux en même temps.
Je veux des chaussures
et des nouveaux jouets.
Et un chapeau.
Je vois.
Si vous êtes sages, je vous en achèterai.
C'est d'accord ?
Oui.
Prie pour notre sécurité
et pour qu'on arrive sains et saufs.
J'attendrai impatiemment votre coup de fil.
J'ai hâte de te revoir, mon fils.
Je nous ai trouvé un logement.
J'espère qu'il vous plaira.
Descendez.
Sortez du véhicule.
Dépêchez-vous.
Un après l'autre.
À toi, maintenant.
Un après l'autre.
Allez !
Au suivant.
Un après l'autre.
Avancez.
- Je peux garder mon téléphone ? - Non.
- C'est pour passer un appel. - Impossible.
- Ce sera rapide. - C'est interdit.
Montez sur le bateau.
Vous n'avez droit qu'à un seul sac.
Seulement un.
C'est pour les enfants.
On confisque tous les téléphones.
Aucune exception.
Ne prenez qu'un seul sac,
pas deux.
Juste un sac.
- Réorganisez vos affaires. - On se dépêche.
Allons-y.
Avancez.
Vite !
Allez.
Vite, le soleil se lève !
Allez, sortez.
Asseyez-vous là.
Magnez-vous.
Le petit se met au milieu.
Venez.
Asseyez-vous là-bas.
Asseyez-vous.
Placez-vous sur le côté.
Sur le côté.
Plus vite ! Allez vous asseoir.
JOUR 2
Tiens.
Donnes-en à ceux-là.
À ceux-là aussi.
Va en rechercher.
Mangez.
C'est mon tour.
Yousuf, la Birmanie est là-bas.
Où ça ?
Là-bas.
On est déjà si loin ?
Tu crois ?
Quand je repense à ma terre natale
J'ai le cœur brisé
Quand je repense à ma terre natale
J'ai le cœur brisé
Mon pays me manque tellement, c'est insupportable
Je me demande quand on rentrera chez nous
Je me demande quand on rentrera chez nous
Mes frères
Je me souviens d'Arakan
Comment pourrai-je vivre ailleurs ?
Je me demande quand on rentrera chez nous
Vous allez la fermer, bande de demeurés ?
Vous êtes là pour chanter ?
Imbéciles !
Bouclez-la !
JOUR 8
Ça fait déjà une semaine et on n'est pas encore arrivés.
Peut-être qu'on s'est perdus.
J'aime pas ça.
Mange, il le faut.
Tiens. Mange, s'il te plaît.
- Mange. - J'ai pas envie.
Si tu manges pas, tu vas mourir.
Shafi, il faut que tu manges.
Si on compare cette épreuve au passé, ce n'est rien du tout.
Gardons espoir.
Quand j'étais petite,
en Birmanie,
devant notre maison,
il y avait un énorme manguier.
Votre maman aimait ce manguier, elle aussi.
J'en ai gardé plein de souvenirs.
Votre maman et moi, on grimpait dans l'arbre.
Et on jouait parmi les branches.
On se faisait souvent gronder.
Le village
a été incendié,
mais le manguier est resté intact.
C'est pas vrai.
Si.
Le manguier existe toujours ?
Quand tu seras vieille
et quand tes enfants seront vieux,
il existera toujours.
Un jour,
quand notre peuple
sera libre,
je t'emmènerai voir ce manguier.
Mon Dieu, aie pitié de son âme
et accorde-lui la vie éternelle après la mort.
Mon Dieu, aie pitié de nos âmes.
Aie pitié
de chacune de nos âmes
et de l'âme de celui qui nous a précédés dans la mort.
Accorde-lui Ton refuge
ainsi que Ta miséricorde.
Béni soit le nom de Dieu.
JOUR 14
J'aperçois le rivage.
Où tu vois ça ?
On est où ?
J'en ai aucune idée.
Impossible d'aborder ici, il faut aller ailleurs.
Accroche-toi bien.
Ne me lâche pas.
À toi.
J'ai pas envie d'y aller.
N'aie pas peur, je suis là.
Allez, saute !
Viens.
J'ai peur, je veux pas.
Les autres l'ont fait.
N'aie pas peur, dépêche-toi.
Dépêche-toi, sinon on te laisse là !
Allez, vite !
C'est bien, descends.
Stop ! Garde-côtes !
Fuyez !
Yasin, il faut nager.
Dépêche-toi, Yasin. Tu y es presque.
Courage !
Viens, Yasin.
Ça va ? Relève-toi.
Vite, lève-toi.
Yasin !
Où est ma tante ?
Elle est pas avec nous.
Allez, on y va.
- Par ici ! - On recule.
Par ici.
Venez.
Je suis pas de la police.
Vous êtes rohingyas ?
Montez, je vais vous aider.
Aidez-nous à retrouver les autres passagers.
Aidez-nous à retrouver les autres passagers.
Maintenant,
vous êtes ici, dans le sud de la Thaïlande.
Sud de la Thaïlande.
C'est près de la Malaisie ?
La Malaisie
est là.
Malaisie.
On veut aller en Malaisie.
Vous connaissez un passeur qui pourrait nous y conduire ?
Je leur demande le nom d'un passeur. Vous en pensez quoi ?
Je crois pas que ce soit une bonne idée.
Moi, ça me plaît pas.
Un passeur nous aidera peut-être
à retrouver ceux qui sont restés sur le bateau.
Dieu sera avec nous.
Ça me plaît toujours pas.
D'accord,
je vais appeler un ami.
Il pourra vous aider
à aller en Malaisie.
Pour aller en Malaisie...
Je peux appeler mon ami.
Merci.
J'ai vu d'autres Rohingyas se faire arrêter.
Eux, j'ai pas pu les aider,
mais vous, si.
Vous pouvez rester ici.
- OK ? - Merci.
JOUR 16
Ce sera notre déjeuner.
Le déjeuner !
Oui, voilà notre déjeuner.
- C'est bon. - C'est bon ?
- Soupetom yam . - Très bon.
C'est délicieux.
Très bon.
Bonne nourriture.
Est-ce que vous mangez aussi
de la nourriture épicée ?
- Non ? - C'est différent.
Différent ?
- Épicé ? - Oui, épicé...
Beaucoup plus de curry...
Des épices, du curry.
Je trouverai les autres passagers.
T'inquiète pas, d'accord ?
OK, merci.
Vous reverrez votre tante.
Ne vous inquiétez pas.
Je veux réaliser mon rêve quand on vivra en Malaisie.
Je gagnerai de l'argent, que j'économiserai.
Je monterai une grosse entreprise.
Et elle sera spécialisée dans quel secteur ?
Parce qu'il y en a plein.
Si j'ai assez d'argent,
dans le secteur automobile.
Mais sinon,
si j'en ai pas assez,
j'ouvrirai un magasin.
Quand j'arriverai en Malaisie,
j'obtiendrai un titre de voyage des Nations unies.
Une fois là-bas, je serai transféré aux États-Unis.
J'irai aux États-Unis
et j'y étudierai
pour devenir enseignant.
Je veux être un excellent enseignant.
Et tu te marieras là-bas ?
Oui, si l'occasion se présente.
Je rêve de retourner dans notre pays.
Et j'aimerais construire une école.
Ce sera un lieu où les enfants pourront étudier.
Il y aura un énorme champ où ils pourront jouer.
Une école comme ça.
Après les cours, les enfants joueront dans le champ.
C'est mon rêve.
Je viendrai enseigner dans ton école.
Si Dieu le veut.
Si Dieu le veut.
Crois-moi, un jour,
il se réalisera.
Ça a l'air dangereux.
Donnez plus d'argent. Maintenant.
Plus d'argent.
Payez tout de suite.
Quand on arrivera en Malaisie, je vous paierai.
Non.
Tout de suite.
- Combien ? - 70 000 bahts.
- 17 000 ? - 70 000 bahts.
- Tout de suite. - J'ai pas l'argent.
Appelle ta famille. Et paie.
Appelle.
Appelle.
Ils veulent plus d'argent. On fait quoi ?
Appelle.
Pas de réponse.
Appelle un ami.
Ça suffit, maintenant.
On a pas d'argent.
Ne les écoute pas.
On partira seuls.
Appelle un ami. T'as une minute.
Viens vite.
Partez pas, c'est trop dangereux.
Revenez.
On va où ?
On rentre à la maison.
JOUR 21
J'ai très faim, madame.
Sœurette !
Vous avez de l'eau ?
Donnez-moi à manger, s'il vous plaît.
Sœurette !
Enlève ce chapeau, c'est sale.
Arrête.
Merci.
Donne-moi à manger, sœurette.
Réveille-toi.
Attrape la poule !
Attrape-la !
Comme ça.
T'y arrives ?
Encore un effort.
Ne grimpe pas.
Un peu plus haut.
Encore.
Attrape.
C'est trop haut.
J'y arrive pas.
T'es trop petit.
Regarde là-bas.
Tiens bien.
Tu l'arraches comme ça.
Tire.
Tu mâches.
Et tu craches.
Tiens.
Encore.
On s'en va !
Sœurette !
On rentre quand à la maison ?
Arrête, laisse-moi dormir.
Elle est où, notre maison ?
On rentre quand à la maison ?
On rentre quand à la maison ?
On rentre quand...
On part quand ?
De l'eau fraîche !
De l'eau fraîche...
De...
l'eau...
fraîche !
Un, deux, trois, quatre.
Frérot ?
Réponds, frérot.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
Sept.
Huit.
Frérot.
Non.
Tout ira bien.
Allez, parle-moi.
Tu veux plus jouer avec moi ?
Non.
Je suis petit et t'arrives pas à me porter.
T'es plus grande.
Je peux, moi aussi.
J'arriverai à te porter un peu.
Tes jambes.
Tu peux les soulever ?
Je te vois.
Un, deux, trois, soleil !
Un, deux, trois, soleil !
Pan !
Case départ !
T'as pas le droit !
Pan !
Arrête de m'imiter.
Tu m'as tuée pour rien.
Un, deux, trois, soleil !
Pas ici.
Là, plutôt.
Fais des trous.
Dépose les graines.
Un, deux, trois, je les mets à l'intérieur.
Un jour, ce manguier sera très grand.
Quand ça ?
Il sera énorme.
Quand ça ?
Un jour.
D'accord.
Il sera très grand.
On va prier pour ça.
Mets des feuilles ici.
Enfonce les graines pour qu'elles poussent.
Cet arbre-là aussi deviendra grand.
C'est bloqué.
On doit prendre nos affaires.
Pas ça.
On le laisse.
JOUR 25
À toi.
Comme ça ?
Ça, c'est la Malaisie.
C'est là qu'on va.
Là-bas ?
Dieu va nous aider à aller en Malaisie.
Il nous y conduira.
Quand ça ?
Un jour, Dieu le fera.
- Dieu ? - Oui.
Dieu est là-haut ?
Oui, c'est là qu'Il vit.
C'est la maison en ruines de notre tonton ?
Je sais pas à quoi ressemble sa maison.
Moi, je sais comment elle est.
Notre tata nous attend là-bas.
Oui.
Comme ça, sur un pied.
Tu touches rien et tu sautes.
Première marche.
Deuxième marche.
Je l'ai touchée.
Reviens ici et recommence à sauter.
Tombé.
Il est tombé ?
Encore un.
Vous, là !
Vous faites quoi ?
Ne jouez pas ici, descendez.
Vite, décampez !
Allez-vous-en.
Partez.
Ne restez pas ici.
Cet endroit est dangereux.
On va choisir l'autre option.
Entendu.
Il parle rohingya.
Arrêtez de me suivre.
Allez-vous-en.
On a faim, donnez-nous à manger.
Par bateau.
On a survécu,
mais on sait pas ce qui est arrivé aux autres gens.
- Vous allez où maintenant ? - En Malaisie.
- Pour rejoindre qui ? - Notre oncle.
Et votre oncle, il vit en Malaisie ?
Je sais pas.
Tu as son numéro ?
Non.
Pas de numéro ?
Ces deux enfants
vont nous suivre en Malaisie.
Compris ?
Ça va ?
- Où sont vos parents ? - On n'en a plus.
Pauvre petite.
Vous êtes tout seuls ici ?
Je suis navrée pour vous.
Tout ira bien.
Vous allez nous accompagner.
Pourquoi tu les as amenés ?
Je pouvais pas les abandonner.
Qui les prendra en charge ?
On trouvera bien quelqu'un.
C'est froid, ça me fait peur !
Non, c'est moi qui ai peur.
Ton papa est là, ne t'inquiète pas.
La rivière est pas très profonde, viens.
J'ai pas envie.
Allez, viens.
N'aie pas peur.
Ça, c'est pour toi.
Dors, petit bébé, dors
Je chasserai les chauves-souris accrochées au bananier
Dors pendant que le gâteau est en train de cuire
Dors, petit bébé, dors
Dépêche-toi.
Coupe par ici.
Allez, vite.
Frérot, on va devoir courir très vite.
J'ai peur.
T'inquiète pas, on arrive bientôt.
Où ça ?
Chez nous. N'aie pas peur.
J'ai toujours peur.
C'est bon, ça devrait suffire.
Il faut y aller.
Vite.
Allez, venez.
Avancez doucement.
Lentement.
Attention aux fils de fer.
Faites attention.
Dépêchez-vous.
Stop !
Plus un geste !
C'est la police, sauvez-vous !
Ça sent mauvais. Courez !
Où est mon enfant ?
Je suis là !
Où ça ?
Je ne vois rien.
Attendez-moi !
Ma sœur n'est pas là.
Allez, montez.
- Venez. - Par là.
- Il y a pas tout le monde. - Tant pis, monte.
Allez, montez.
Sœurette !
Sœurette !
Sœurette !
Venez, c'est par ici.
Allez à l'intérieur.
Shaker, viens.
Assieds-toi.
Qui s'occupera de lui ?
Ils veulent un supplément.
Même si on paie,
qui se chargera de lui ?
J'ai pas l'argent.
Ils exigent qu'on paie plus pour lui.
Je veillerai sur lui si personne ne le fait.
Sitara, à vous.
Viens avec moi.
Asseyez-vous ici.
Il faut payer pour l'enfant en plus. Vous avez l'argent ?
Je vous donne 30 minutes, on peut pas attendre plus longtemps.
Tant qu'ils sont sous notre garde, ils sont protégés.
On s'est bien occupés d'eux, non ?
Mais si vous payez pas, je peux pas garantir leur sécurité.
Je vous la passe.
Allô ?
Bonjour, Amin.
Je vais bien, mon fils.
Je suis bien arrivée,
alors envoie-leur l'argent, s'il te plaît.
Oui.
C'est bon, il a payé.
Suivez-moi.
Mon fils !
- Comment tu vas ? - Ça va.
- C'est vrai ? - Oui, ça va.
On se revoit enfin après dix ans.
Enfin !
- Tu as mangé ? - Ne t'inquiète pas pour ça.
Monte dans la voiture, on va chez moi.
Salut, toi.
Comment tu t'appelles ?
C'est quoi, ton nom ?
Est-ce que tu as faim ?
On va y aller tous les trois.
Il faut que je te dise quelque chose.
Tous les gens de mon atelier ont été arrêtés.
Grâce à Dieu, j'ai été sauvé parce que j'y étais pas.
Mais j'ai perdu mon emploi.
T'inquiète pas, mon fils.
Notre Dieu ne te laissera pas dans le besoin.
Tu trouveras un autre travail.
Tiens.
De l'eau.
Va prendre une douche et change-toi.
Je sais que tu n'as pas pu te laver depuis longtemps.
Tu veux plus d'eau ?
Un peu plus ?
Non ?
Comment s'appelle ton oncle ?
Tu sais plus ?
Où habite ton oncle ?
Tu as son numéro de téléphone ?
Tu l'as pas ?
Tu sais pas ?
Voilà, bonhomme.
Tu sais quoi d'autre sur sa maison ?
Le manguier...
Quoi ?
Il y a un énorme manguier.
Il y a un manguier ?
Ça va être facile, alors.
Je trouverai sa maison, petit bonhomme.
T'en fais pas.
Maman, j'avais pas mangé un curry pareil depuis dix ans.
Frérot !
Réveille-toi.
Frérot !
JOUR 28
Un.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
Sept.
Huit.
Neuf.
Dix !
Ce film est dédié
à ceux qui ont perdu la vie pendant leur périple
et à tous ceux qui vivent pour l'avenir.
Adaptation : Cristina Fernandez
Sous-titrage TITRAFILM
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