All language subtitles for Watch Candice Renoir الحلقة العاشرة

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

-Vous êtes encore là ? -Oui.

J'attends qu'il se réveille.

-Ca peut prendre un peu de temps.

Vous pouvez lui parler. Ca peut l'aider.

-Oui. Je sais.

Qu'est-ce que vous voulez

que je lui raconte ? -Ce qui vous passe par la tête.

-Qu'est-ce qui t'a pris ?

-What you want, baby I got it.

What you need, you know I've got it.

All I'm asking is for a little respect.

Baby. -Just a little bit.

-When you get home.

-Just a little bit. -Mister.

-Just a little bit.

-I ain't gonna do you wrong

while you're gone. Ain't gonna do you wrong.

-Vous tenez le coup ?

-Oui. D'après les médecins, il est sorti d'affaire.

-Je sais. Ils l'ont placé dans un coma artificiel.

-C'est ma faute. -Ne dites pas n'importe quoi.

Vous êtes pâle comme un fantôme. Ne restez pas comme ça.

-Qu'est-ce que je peux y faire ? -J'ai ce qu'il vous faut.

-C'est du sadisme. -Tu exagères.

-Ca fait deux nuits blanches.

Attia, ce qu'elle veut, c'est de la perversité.

De la perversité sadique.

-C'est magnifique.

-De quoi ? -Un meurtre au théâtre.

-Je ne vois pas ce que ça change.

-Si ça se trouve, on connaît la victime. C'est une actrice.

-Si Antoine rate une enquête avec Marion Cotillard

-Marion Cotillard ici ? -C'est qui ?

-Amira Badani.

-"Amira Badani" ? Tu connais ?

-Non. -Vous imaginiez qui ?

Madonna ? C'est nous

qu'on a appelés, pas le FBI. -Ici, c'est nous, le FBI.

-La victime est là-bas.

-Ils jouent "Les Fourberies de Scapin".

-C'est vieux.

-Je l'ai joué au lycée. C'est moi qui faisais Hyacinthe.

-C'est ce que je dis : c'est vieux.

La victime est algérienne et est arrivée en France l'an dernier.

C'est là.

-La victime a dû être frappée violemment.

Fracture du crâne.

Hématome intracrânien.

Elle a dû mourir sur le coup.

Ca a dû se passer il y a 2 heures.

-L'arme

du crime ? -Un chandelier.

On est dans un théâtre. Tout est faux.

Pas de vrais couteaux, mais le chandelier était solide.

-Tu as relevé

les empreintes ? -Aucune trace.

-Un crime prémédité ?

-Et personne n'a rien vu ?

-Ils se préparaient dans les loges.

C'est un acteur qui l'a trouvée.

-Elle jouait qui ?

-C'est important ?

-Zerbinette. C'est le metteur en scène qui me l'a dit.

On a l'arme, le lieu du crime.

Il ne reste plus qu'à trouver le colonel Moutarde.

-Le régisseur et tous les membres de la troupe sont là.

Tout était fermé pendant le crime. Personne n'a pu entrer.

-Le meurtrier est parmi la troupe. -Ca serait plus logique.

-On les embarque tous ?

-Non. On reste.

C'est le moment ou jamais de leur faire passer une audition.

Bonjour.

-Bonjour. -Votre nom ?

-Simon.

Je suis le metteur en scène. Simon Ferrer.

Je joue aussi Scapin. C'est ma troupe.

Ca fait 4 ans qu'on travaille pour jouer dans un théâtre pareil.

Perdre Zerbinette à 3 jours de la première est une tragédie.

-Pas un week-end sans répétitions. Plus de vie de famille.

Et ça en valait la peine.

-C'est lui qui l'a trouvée au foyer.

-Hugues Desrosières.

C'est moi, Géronte. -Corine Delpond.

Je joue Hyacinthe. -Moi aussi.

J'avais joué Hyacinthe au lycée. -Ce n'est pas le plus difficile.

Depuis que je travaille avec Simon,

j'ai eu des rôles plus exaltants.

-Françoise Ferrer. Je suis la costumière.

-"Ferrer". -Oui.

La mère de Simon. On a besoin de toutes les bonnes volontés.

-Vous l'avez déjà entendue se disputer avec ses camarades ?

-Vous croyez que j'ai le temps

de m'occuper de ça ?

Ce qui compte pour moi, c'est ce qui se passe ici.

Et Amira, elle était formidable.

Je l'ai su dès sa première audition il y a 4 mois.

Je l'avais trouvée. C'était elle.

-Ce n'était pas l'actrice du siècle.

Une jeune fille sérieuse, gentille.

Un peu débutante.

Elle faisait du théâtre pour faciliter son intégration.

Ca aide, pour avoir des papiers. -Elle était très inégale.

Je me souviens d'une répétition

où elle oubliait une réplique sur deux.

-Zerbinette, c'était mon rôle. Elle n'avait rien de plus que moi.

-Vous étiez où, quand elle est morte ?

-Heu

Dans le couloir des loges.

C'est de là que j'ai entendu crier.

-Vous n'avez rien remarqué d'inhabituel ?

-Non. Mais j'étais au téléphone. Je réglais des problèmes de décor.

-J'ai passé la matinée dans le foyer à retoucher des costumes.

C'est là que Hugues est arrivé. Il était paniqué.

-Quel choc !

J'ai couru pour chercher de l'aide. J'ai couru vers les loges.

-Vous n'êtes pas allé au foyer ?

-Je ne sais plus. Je

J'ai vu Simon, d'abord. Ca, j'en suis sûr.

-Et Françoise ? -Non. Elle est arrivée après.

Enfin, je crois.

-Je répétais mon texte. -Vous étiez avec Simon ?

-Non.

Il était dans les coulisses, quand Françoise m'a prévenue.

-Françoise vous a prévenue ? -Oui. Après, je l'ai dit à Simon.

J'ai cru qu'il allait s'évanouir.

-Aucun moyen de vérifier leurs alibis et aucun mobile.

-Et la comédienne qui a perdu son rôle ?

-Assassiner quelqu'un pour jouer Zerbinette au lieu de Hyacinthe ?

-Si ça se trouve, le meurtrier venait de l'extérieur.

-Il a pris un passage secret. -C'est surtout que

Il y en a un qui s'est moqué de nous.

-Qui ça ?

-Jean-Baptiste.

Et je ne parle pas de toi.

-Elle est chelou, aujourd'hui. Elle me soûle.

-Poquelin ! Chrystelle ! C'est Molière !

Il soupire.

-Je vous dérange ?

-Où est-ce qu'on en est ?

-Je ne vais pas vous déranger longtemps.

C'est juste que je suis curieuse et que j'adore le théâtre.

Dites-moi.

Pourquoi "Les Fourberies de Scapin" ? Ce n'est pas moderne.

-Molière est et sera toujours moderne.

C'est la 8e de ses pièces que je joue.

Le rythme, la comédie. Tout y est. -C'est vrai. C'est drôle. Moi

-Je sais. Vous l'avez jouée.

Vous me l'avez déjà dit deux fois.

-Molière au Théâtre Molière. C'est drôle, ça.

-Il a habité la région. C'est pour ça que ce théâtre porte son nom.

-Bien sûr. Vous êtes un spécialiste, quand même.

-Heu S'il vous plaît. Vous pourriez

poser ça. C'est fragile. Merci.

-Dites-moi. Molière, il aimait les hommes ?

-Non. Pas du tout.

Il a épousé une de ses actrices, Armande Béjart.

-Oui. Il lui donnait les premiers rôles.

-Oui. Pourquoi ? -Comme vous et Amira.

-C'est-à-dire ?

-Vous étiez son amant. Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?

-N'importe quoi.

-Son maquillage.

Vous allez avoir du mal à me jouer la comédie.

-Qu'est-ce que c'est que ce cliché ?

-Elle se présente peu de temps avant un spectacle crucial.

Elle est débutante et décroche le 1er rôle ?

-C'est la meilleure. -Votre troupe

n'est pas de cet avis.

-Je suis metteur en scène. Je sais reconnaître le talent.

-Vous l'avez tuée ! Elle vous a trompé.

-Vous nagez en plein délire. Je n'ai pas couché avec Amira !

-C'est gênant de perdre la mémoire, pour un comédien.

24 heures de garde à vue !

On en est où ?

-Amira Badani était bosseuse. Pas le genre à sortir.

-Elle avait mieux à faire avec Simon Ferrer.

-Je ne pense pas. Personne ne l'a jamais vue avec lui.

Une histoire d'amour, ça laisse des traces.

-Ils allaient chez lui.

-Son appart est une poubelle. Ca sent le marchand de sommeil.

-Pourquoi pas ?

-Non. On s'égare.

Il faut enquêter sur Simon Ferrer. -C'est toi qui t'égares.

-Elle n'avait jamais connu le grand méchant loup.

La victime était encore vierge.

-"Vierge" ? -Sûre et certaine.

-A force de se la jouer perso, on fait des conneries.

-Tu parles de Simon Ferrer ?

C'est ma faute si Antoine est dans le coma ?

-Rassure-moi.

La psychologie, c'est facultatif, à l'école de police ?

-Fait chier.

La porte s'ouvre.

Je suis désolée. Ce n'est pas ce que je voulais dire.

-Tu avais raison.

Je n'en ai fait qu'à ma tête. J'aurais dû laisser faire la BRI.

-Ne dis pas n'importe quoi. On savait ce qu'on faisait.

Antoine le 1er.

-Il s'est pris une balle pour moi.

-Il aurait fait pareil pour moi et pour JB.

Même pour Attia, il l'aurait fait. -Même pour Attia.

-C'est Antoine. Il est comme ça.

-Monsieur Ferrer. -Je cherchais votre supérieure.

A moins que je reprenne mes répétitions.

Si vous m'y autorisez.

-Amira vient juste de mourir et vous ne pensez qu'à jouer ?

-C'est l'occasion de devenir professionnel. Vous comprenez ?

-J'essaie.

-Quand il s'agit de théâtre, je perds le sens de la mesure.

C'est comme ça.

C'est dans mes gènes.

Mon grand-père avait un théâtre.

Il a continué à jouer pendant la guerre. Jusqu'au bout.

-Je ne sais pas si votre histoire est vraie, mais d'accord.

Vous pouvez continuer vos répétitions.

Mais attention : vous restez tous à ma disposition.

-Merci.

-Ouais. Très bien.

J'attends votre appel. Merci beaucoup. Au revoir.

J'ai demandé au consulat de prévenir les parents d'Amira.

Ca va être compliqué pour les joindre.

-Elle retirait 500 euros par mois, sûrement pour son loyer.

-Tu penses à quoi ?

-Peut-être qu'elle s'est engueulée avec son propriétaire.

-Mais l'assassin était au théâtre. -Tu as mieux ?

-Elle a peut-être assisté à une scène compromettante.

-Genre blanchiment d'argent ?

Ou la traite des blanches. Dans cette troupe,

ils ont tous des têtes chelou. -Candice ? Tu en penses quoi ?

-Que cette enquête est une mauvaise idée.

-On est en plein syndrome post-traumatique.

Sonnerie.

-Bonjour. Vous êtes la mère de Léo et Martin ?

-Oui. -Je suis la maman de Tristan.

-Ah oui. Ils sont très copains.

-Ce n'est pas ce que je dirais. Léo a frappé mon fils.

-Mon Léo ? Vous êtes sûre ?

-Vous devriez penser à faire aussi la police chez vous.

-On y va.

Pourquoi tu as fait ça ? -Il était jaloux.

-"Jaloux" ? -Tristan ne l'a pas choisi

dans son équipe de foot. -On ne tape pas son ami pour ça.

-Ce n'est pas mon ami. C'est celui de Martin.

Je le déteste.

-Je te déteste. -Ta gueule !

-Ta gueule ! -Tu es mort !

Sonnerie.

Ils crient. -Chrystelle ?

-Allô ? Candice ? C'est quoi, ce bordel ? Tu es où ?

Candice ?

-Attends. -Qu'est-ce que tu fous ?

-Vas-y.

-J'ai trouvé le propriétaire d'Amira.

-Hugues. Mais concentre-toi.

Sinon, on ne sera jamais prêts. -Je n'y arrive pas.

Je pense à Amira. -Je sais.

-Je suis désolé. -Ca n'a rien à faire sur scène.

Nos vies, nos soucis, ça doit rester en coulisses.

Moi, je veux entendre du Molière.

C'est Géronte que je veux avoir en face de moi. On reprend.

-Ah.

L'invention est bonne.

-La meilleure du monde.

Tu me paieras l'imposture. -Quoi ?

-Je dis que vos amis seront bien attrapés.

-Oui. Oui.

-Mettez-vous bien jusqu'au fond.

Et surtout, prenez garde

de ne vous point montrer et de ne point bouger, quoi qu'il arrive.

-Laisse-moi faire. Je saurai me punir.

-Chut !

Cachez-vous ! -Quoi ?

-Voici un spadassin qui vous cherche.

Quoi ? Cri.

Je n'aurai pas l'avantage de tuer ce Géronte,

et quelqu'un par la charité

ne m'enseignera pas où il est. -Non, non, non. Non, non.

Rire nerveux.

-Oh ! Doucement.

Doucement, quand même.

Mais enfin, Simon, arrête !

-C'est ce que vous méritez, à louer des appartements miteux.

En louant aux gens des logements à des loyers indécents.

-Qu'est-ce que vous racontez ?

-600 euros le deux-pièces pour Amira.

Alors ? Vous avouez ? Il gémit.

J'ai toute la journée.

-Arrêtez.

Je vais vous expliquer. Je vais vous expliquer.

-Je suis désolée. Je crois que

Vous allez devoir remplacer Géronte aussi.

-Heureusement que vous aimez le théâtre.

-D'accord. C'est vrai.

Comme elle ne trouvait pas de toit,

j'en ai profité pour augmenter les prix.

Ce n'est pas ma faute.

-Non. Ce n'est pas votre faute.

-Comment vous croyez que Ferrer a pu se payer une représentation

au grand théâtre ? Vous croyez que c'est pour ses beaux yeux ?

C'est moi qui finance sa troupe.

Tout l'argent que je gagne, je l'investis dans le théâtre.

-Bien sûr. Vous êtes là pour aider des immigrés en détresse.

D'ailleurs, vous méritez l'ordre du Mérite.

-Je l'ai déjà.

-C'est pour sauver votre réputation

que vous avez tué Amira ? -Elle a voulu vous dénoncer.

Hop ! Un petit coup de chandelier et on n'en parle plus.

-Vous n'y êtes pas.

Amira savait que c'était moi qui lui louais son logement.

C'est lors d'une visite que j'ai découvert

sa passion pour le théâtre. Je l'ai présentée à la troupe.

Sans moi, elle n'aurait pas eu le rôle.

-A 500 euros le taudis, vous pouviez jouer les bienfaiteurs.

-Ce n'était pas la 1re fois que je l'aidais.

Elle a été arrêtée par la police. Elle n'avait pas ses papiers.

J'avais des copies dans son dossier.

Je les ai amenées au commissariat. Demandez à vos collègues.

-Oui. Je vais le faire.

Je vais téléphoner au procureur.

Je vais lui parler de vos logements.

-Les collègues confirment

pour Hugues Desrosières.

-Allez. Un en moins.

C'est rageant.

L'un d'entre eux est le meurtrier. On n'a pas le début d'une piste.

-Elle voulait le rôle d'Amira. C'est le meilleur mobile.

-Elle était où, au moment du meurtre ?

-Alors. Là, tu as les loges. Le couloir. Pendant ce temps

-Que faites-vous ?

-On lui parle. -Lui parler, oui.

Mais il a besoin de se reposer.

-Il a pris de l'avance.

-Bon. Allez. Dehors.

-Alors ?

-Ils ont peur que nos histoires de meurtre le stresse.

-C'est mal le connaître. -Dis-le-leur.

-Amira n'avait pas ses papiers. C'est bizarre.

-Candice oublie bien sa carte de flic.

-Avec tous ces contrôles, moi, je fais gaffe.

-Tu as une tête d'ange. -Non. D'Arabe.

C'est chelou, de sortir sans papiers.

-Et ?

-Une certaine Amira Badani est arrivée en France en juin.

C'était deux jours après avoir été arrêtée.

-On lui a volé ses papiers.

-Il n'y a pas eu de déclaration de vol.

Ses papiers étaient sur elle le jour de sa mort.

-Elle les aurait prêtés ?

-Je ne vois que ça.

Mais si la douane le découvre, ils te renvoient.

Et tu peux faire une croix sur tes études.

-Mais pour qui elle aurait pris ce risque ?

-Ouvre la fenêtre ! Tu tombes bien. Il nous intoxique.

-Le canard, ça se saisit.

-Bonsoir. Contente de vous voir. La journée a été bonne ?

-J'y retourne. -Fais des meringues.

-Lui, je l'adore. -Il est trop drôle.

J'ai vu le film.

-Maman, je suis avec Tristan.

-Tu es sur l'ordinateur depuis que tu es rentré ?

Tu as fait tes devoirs ?

-Non. -Emma, tu devais l'aider.

-Je ne suis pas sa baby-sitter. Sinon, paie-moi.

-C'est ton petit frère.

Tu peux le garder gratuitement. Jules cuisine sans contrepartie.

-Vu le temps que je passe, je pourrais travailler ailleurs.

-Je ne suis pas contre.

-OK.

Je te dois combien pour savoir où est Léo ?

Pourquoi tu n'es pas en bas ? -Laisse-moi tranquille.

-C'est à cause de Tristan ?

-Ils ne veulent plus jouer avec moi.

-Oui, mais

C'est bien aussi que ton frère ait d'autres copains.

-Pourquoi ? -Heu

Vous ne serez pas toujours ensemble.

C'est bien d'être autonome.

-Je suis bien avec lui. Plus tard, il n'y a pas de raison.

-Réfléchis.

Si tu me paies pour m'occuper d'eux, ça te reviendra moins cher

qu'une nouvelle étudiante. -Ca ne va pas fort, les jumeaux.

C'est à cause du départ de papa ? -Tu dramatises. Ils grandissent.

C'est normal qu'ils défusionnent.

Il y a un problème ?

Maman ?

-Mais tu es géniale.

Tu es géniale !

-C'est OK, pour le baby-sitting ?

-A quoi ça sert de revenir ici ? -Candice a une nouvelle idée.

-Ca n'a pas intérêt à être foireux.

-Ce n'est pas un Schtroumpf, que tu as bouffé. C'est Gargamel.

-Je suis crevé. Depuis l'accident d'Antoine, Audrey a peur pour moi.

-C'est rare.

-Oui. Mais bon. Il suffit d'une fois.

J'ai une fille.

-Moi aussi, j'ai un fils.

Ca ne te dérange pas, de faire ton shopping chez la victime ?

-Vous ne remarquez rien ? -Si. Ca risque d'être juste.

-C'est la même taille, mais ce n'est pas le même style.

Ce n'est pas la même personne qui portait ces vêtements.

-Quelqu'un d'autre vivait ici ?

-Sa soeur. Sa soeur jumelle. Elles n'ont pas défusionné.

Voilà pourquoi Amira a pris des risques

pour la faire venir ici.

-Ca ne prouve rien, ton histoire de fringues.

C'est courant, de changer de vie quand tu quittes ton pays.

-Mais c'est rare d'être ambidextre.

Sur cette photo, elle est droitière.

Là, elle est gauchère.

-Il y a donc une soeur jumelle. Il reste à la trouver.

-Elle a dû paniquer en apprenant la mort de sa soeur.

Elle doit déjà être loin.

-Ca m'étonnerait. A mon avis, elle est sous le choc.

-Et sans papiers.

-RAS dans la salle de bains.

-Si elles se ressemblent, si ça se trouve, la victime,

c'est sa soeur.

Miaulement.

-Petit chat. Mais tu viens d'où, toi ?

Viens me voir.

-Socrate ?

Socrate ? -Bonjour.

Police. On a laissé la porte ouverte.

-Ca ne change rien. Il vient toujours ici.

-Il était à Amira Badani ?

-Oui. Elle l'a pris quand elle est arrivée en France. Elle l'adorait.

Puis elle est devenue allergique. Il y a deux mois,

elle m'a supplié de le prendre. -Ah bon ?

-J'ignore pourquoi. -C'était peut-être devenu

trop petit pour trois.

-Quand Audrey est tombée enceinte, elle m'a forcé à donner mon chat.

Ca m'a fait de la peine. J'étais attaché à ce chat.

-Mon chat.

-Qu'est-ce que j'ai dit ?

-Voilà des anti-vomitifs.

Amira a donné son chat pour les mêmes raisons que toi.

Sa soeur est enceinte.

-Ca ne fait pas dix fois que j'appelle.

Ah. Quand même. Mais ça ne fait pas dix.

Est-ce que le chirurgien a pu

Tonalité. le voir ? Quel con !

Qu'est-ce qu'on a ? -Aucun gynéco ne connaît Amira.

-Il en reste combien ?

-4. Dont Robert Assous,

à 2 rues d'ici. -Où ?

-Là-bas. -On y va.

-Je la reconnais. Mais je suis tenu au secret médical.

-On sait qu'elle est enceinte. -Très bien.

Je lui ai fait sa 1re échographie hier.

-A quelle heure ? -10h30, mais j'avais du retard.

-Elle était là à l'heure du crime. -Votre patiente a disparu.

Que savez-vous sur elle ? -Elle s'appelle Amira Badani.

Je dois avoir son adresse.

Vous pouvez regarder ?

C'est l'avantage

de la carte Vitale. -Amira Badani, c'est sa soeur.

-Ah. Je vois.

Encore une fraude à la Sécu. Et c'est une émigrée.

-Je suis aussi français que vous.

-On n'est pas là pour ça.

Elle vous a parlé du père de l'enfant ?

-Elle ne me l'a pas dit. Ce n'est pas le genre à se livrer.

Je ne peux rien pour vous.

-Vous êtes en secteur 2 ? -Oui.

-Vous ne vous embêtez pas. Même moi, je ne peux pas le payer.

-Oui. C'est bizarre.

Pourquoi elle est allée chez vous ?

-Venez.

En fait, je ne la faisais pas payer.

C'est un service

que je rendais aux Ferrer. -Comme Simon Ferrer ?

-Sa mère et moi sommes amis. On a été élevés ensemble à Alger.

On étaient inséparables.

Elle habitait dans le théâtre de son père. Je vivais à 3 rues.

Voilà.

Et puis, la guerre est arrivée.

Nous sommes arrivés en France sur le même bateau.

-Elle vous a demandé de traiter la soeur d'Amira ?

-Non. C'est son fils.

Simon.

-Il n'avait pas de liaison avec Amira

mais avec sa soeur jumelle.

-Mademoiselle Badani, c'est la police. Ouvrez.

-On voudrait vous parler du meurtre de votre soeur.

-Je défonce la porte ? -Tu es malade ?

-Ben, quoi ? -Attends.

Il parle arabe.

Bonjour. Brigadier Medjaoui.

-Leila Badani.

-Je vous comprends.

Amira était plus que votre soeur. C'était votre jumelle.

-Ca va sembler fou, mais quand elle est morte, je l'ai senti.

J'étais chez le médecin.

J'ai cru que je perdais le bébé.

Il m'a fait une écho

pour me rassurer.

Quand Simon est rentré, il était livide.

Il n'arrivait pas à me le dire,

mais j'ai compris.

On était inséparables.

-Pourquoi vous n'avez pas eu de visa ?

-Je n'avais pas de diplômes.

-Votre français laisse penser que vous avez fait des études.

-C'est en lisant que j'ai appris.

Je lis un livre par jour.

Les auteurs français en général.

Mais pour émigrer en France, mieux vaut être un scientifique.

-Amira n'a jamais fait partie de la troupe.

Zerbinette, c'est vous.

-C'est le propriétaire

qui a sonné chez ma soeur. J'ai ouvert

et il m'a prise pour elle.

Il m'a proposé d'auditionner.

Moi, je ne voulais pas, mais c'est Amira qui

Qui m'a poussée.

Pour ne pas que je reste enfermée.

-Et vous avez rencontré Simon.

-Oui.

-C'est vous qui faites du théâtre. Pourquoi on a retrouvé Amira ?

-J'avais des nausées.

Il fallait que je voie un médecin. Elle m'avait déjà remplacée.

-Vous étiez la seule à savoir qu'elle vous remplaçait ?

-Oui.

Avec Simon.

Vous pensez qu'on a voulu me tuer ?

-Bonjour.

Accent anglophone. -Il paraît qu'on peut voir

les amphores romaines.

-Oui. Attendez.

Une compagnie propose l'exploration des fonds marins

sur des bateaux à fond de verre. -Impossible. J'ai le mal de mer.

-Ah oui.

-On peut les voir depuis la côte ?

-Les amphores ? -Oui.

-Heu C'est-à-dire

que c'est difficile.

Elles sont au fond de l'eau.

-Je vais réfléchir, alors. -Je vous en prie.

-Merci. -Bonne journée.

-Au revoir. -Au revoir.

-Bonjour. -Bonjour.

-Bonjour. -Bonjour.

Il neige, sur Sète, l'hiver ? Je voudrais skier

au mont St-Clair. J'ai d'autres questions.

Est-ce que vous faites une pause ?

Il y avait bien une Armande Béjart dans votre vie.

-Oui.

-Faux témoignage, entrave à une enquête de police.

-J'avais peur pour Leila. Vous pouvez le comprendre ?

-Peur de quoi ?

-Leila risque l'expulsion. Et avec sa grossesse, elle est fragile.

-Elle ne peut pas rester chez vous indéfiniment.

-On va se marier.

C'est prévu. Après la naissance, elle obtiendra ses papiers.

Ca prendra quelques mois.

-Vous étiez les seuls à être au courant ?

-Non. Amira. Elle savait tout. Ca ne lui a jamais posé problème.

Elle nous soutenait.

Sonnerie. -Pardon.

Oui, Chrystelle ?

Du nouveau ?

-Venez.

-On ne prend pas l'escalier ?

-On prend le monte-charge.

-Je ne suis pas exactement une charge.

-On a remarqué que l'accès sécurisé était déverrouillé.

-Quelqu'un l'a emprunté de l'extérieur pour pouvoir entrer ?

-Tu comprends vite, quand tu veux. -Tu me prends pour un abruti ?

-Mais non.

-Tu n'arrêtes pas. -Je blaguais.

-On est où ? -Comment ça ?

-On est sur un monte-charge. Pas dans une cour de récréation.

Ca nous emmène où, ça ? -Tu vas voir.

Au niveau de la scène.

-Oh là là !

Mais c'est comme Johnny au Stade de France, ça !

-Fin de l'hypothèse Cluedo :

n'importe qui a pu rentrer de l'extérieur pour tuer Amira.

C'est une catastrophe.

La victime n'est peut-être pas la victime.

Le meurtrier s'est peut-être trompé de soeur.

Je patauge. Je n'ai plus aucune piste.

Il faut tout que je jette à la poubelle.

Pourquoi tu ne me contredis pas ?

Je n'arrive à rien, sans toi.

Ca va ? Ta mère ne t'a pas appris à ne pas écouter aux portes ?

-Ca va. Je ne suis pas armé. Je viens prendre des nouvelles.

Pas simple, ton affaire.

-Machin avec un chandelier dans la loge

ou dans les coulisses.

-Au Cluedo, quand tu bloques, tu peux ouvrir l'enveloppe.

-J'avais pensé à une piste.

Une liaison secrète entre Simon Ferrer et Leila Badani.

-Simon Ferrer et Leila Badani. Cherchez l'erreur.

-Quoi ? -Il est pied-noir, non ?

-Oui. -Leila est algérienne.

-Et ?

-Un pied-noir ne sort pas

avec une Algérienne. Je le sais parce que ma famille vient d'Oran.

Si j'avais fait ça, je déclenchais une guerre.

Je vois la tête de ma grand-mère.

Accent pied-noir. "Mais tu es malade, non ?"

Je ne le fais pas bien.

-C'est ça. -Ouais.

Quoi ?

Renoir, tu vas où, là ?

Qu'est-ce que j'ai dit ?

-Le changement du coeur d'un amant n'est pas à craindre.

On ne se peut naturellement

-De la légèreté !

De la légèreté !

Tu ne joues plus Hyacinthe. Tu es Zerbinette.

Je dois voir de la liberté.

De la frivolité. D'accord ?

On dirait que tu vends des imprimantes.

On reprend.

-On ne tente point par un autre parti

celui que vous aimez.

-Le changement du coeur -d'un amant n'est pas

à craindre.

On se peut croire assez de mérite pour garder sa conquête.

Ce que je vois de plus redoutable dans ces sortes d'affaires,

c'est la puissance paternelle,

auprès de qui tout le mérite ne sert de rien.

-Ce n'est pas possible. Tu es morte.

-Ce n'est pas moi que vous avez tuée. C'est ma soeur.

-Françoise Ferrer,

je vous arrête pour meurtre.

-Ca ne va pas ?

-La veille du meurtre,

vous êtes allée voir le Dr Assous.

Il vous a appris la grossesse de Leila.

Pour vous, c'était insupportable.

-Ca fait des années que ma mère me réclame un petit-fils.

-Bien sûr. Mais pas avec une Algérienne.

-Mais arrêtez. La guerre est loin. -Vraiment ?

Simon,

racontez-moi la mort de votre grand-père.

-Ils ont posé une bombe

dans le théâtre. On revenait de l'école avec Robert.

Je n'ai même pas pu voir le corps de mon père.

On est partis le soir même.

On a quitté le pays,

notre pays, comme des voleurs.

Sans valise ni cercueil.

Toute sa vie,

il n'a respiré et vécu que pour le théâtre.

Vous l'avez tué comme un chien !

-Leila n'y est pour rien.

-Tu ne peux pas faire un enfant avec les assassins de mon père !

-Tu n'as pas fait ça. -Tu auras d'autres femmes.

-Tais-toi !

-JB. JB.

-Simon. Simon.

Simon !

-C'est ma faute.

Quel gâchis !

-Vous ne lui avez pas parlé ?

-Je pensais qu'avec la naissance du bébé,

ça serait plus facile. Leila ne me le pardonnera jamais.

-Demandez-le-lui.

-Mon Dieu, Scapin.

Fais-nous un peu ce récit du stratagème dont tu t'es avisé

pour tirer de l'argent de ton vieillard avare.

On ne perd point sa peine lorsqu'on me fait un conte

et que je le paie assez bien par la joie qu'on me voit prendre.

-Sylvestre s'en acquittera aussi bien que moi.

J'ai dans la tête quelques vengeances.

-Tu es prête à les rejoindre ?

-Non.

Non. Pour moi, le théâtre, c'est fini. Trop de drames.

-Ouais. -Pas assez de comédie.

-De quoi te vas-tu amuser ?

-De quoi diable te mets-tu en peine ? On reprend.

Là, il y a quelque chose qui est un peu flou.

-Coucou ! -Hello.

-Je ne vous ai pas manqué ?

-Heu Ouais.

-Ils ont dîné ? -Chut !

Rien. Laisse tomber. C'est ma mère.

-Il est où, Martin ?

-Laisse-moi tranquille.

-Qu'est-ce qui se passe ? -Léo m'ignore. Il préfère ses BD.

-Oui.

Je suis contente

qu'il aime lire. -Ca ne l'intéresse pas.

Il fait semblant à cause de Tristan. Je n'ai pas le droit

d'avoir un copain ? -Bien sûr que si. Et lui,

il a le droit d'aimer lire.

Sonnerie.

Allô ?

C'est vrai ?

J'arrive tout de suite.

-C'est quoi ?

-C'est une bonne nouvelle.

Je peux entrer ? -Attendez. On l'examine.

Vous êtes Candice ? -Oui.

-M. Dumas n'arrête pas de prononcer votre prénom.

Vous êtes sa compagne ? -Non. Enfin

-Il a eu un réveil difficile, mais les signes vitaux sont positifs.

Il a eu de la chance.

Vous pourrez bientôt le serrer dans vos bras.

-Ca ne veut rien dire.

J'étais à côté de lui quand il s'est pris une balle.

C'est normal, qu'il dise mon nom. -Oui. Si tu le dis.

-Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?

Qu'Antoine est amoureux de moi ? Je m'en serais rendu compte.

-Ca y est.

On peut le voir. Un par un.

-Vas-y. -Tu es sûre ?

-Oui. Vas-y.

-Je peux te parler ? -Oui.

-JB t'a parlé de sa mutation ?

-Quoi ?

-C'est moi.

Après ce qui est arrivé à Antoine, je veux qu'il change de poste.

-Mais Mais Il est d'accord, JB ?

-Il le vit mal.

J'ai été claire. Soit il quitte le terrain, soit je le quitte.

-Antoine. Antoine.

Ca va, mon pote ?

Tu nous as fait peur.

-On n'a pas le droit d'être là.

-Ne nous refais plus jamais un truc comme ça.

-Et Candice ?

-Elle est là. Elle arrive.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

Je croyais que Dumas s'était réveillé.

-Non. Ce n'est pas ça. -Il y a un problème ?

-J'ai encore perdu un de mes hommes.

Je vais finir par être toute seule.

Ca ne va pas être possible. Tu n'es pas du tout mon genre.

-Tu n'es pas mon style non plus. -Ouais.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.