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-Emma !
Emma !
-Déjà partie.
-Avec un gros sac. -Elle t'a pris du fric.
-Un sac ? -Elle a téléphoné.
-Oui, à la gare.
-A la gare ?
-Elle part longtemps. Elle a pris les fruits.
-Et les légumes.
-Elle a pris les endives.
-C'est plein de vitamine B.
-Elle a pas fugué.
Elle n'emporterait pas les endives pour fuguer.
-What you want, baby, I got.
What you need, you know I've got it.
All I'm asking is for a little respect when you get home.
Hey baby, when you get home.
Mister.
I ain't gonna do you wrong
while you're gone.
I ain't gonna do you wrong.
-Vous êtes ? -Aline Jego.
-Bienvenue à Sète.
-Je suis gâtée ! -J'ai eu aussi
un meurtre le 1er jour. Que de bons souvenirs !
Vacarme du train.
Alors...
On a quoi ?
-Aline ne se prononce pas.
-Je suis technicienne, pas légiste.
-Tu viens de Paris.
Parce qu'en province...
Les médecins légistes ne se déplacent pas.
On doit se débrouiller.
-Je fais des relevés.
-Ah, t'attends la retraite !
-Antoine ! Elle y peut rien si elle y connaît rien.
-En tout cas, il est bien mort.
Fracture du crâne, hémorragie.
-Il a de la peinture
sur le doigt.
-Il est tombé de là.
-Pas tout seul, il s'est défendu.
-Heure de la mort ?
-Entre minuit et 3h.
Les tagueurs attendent
la fermeture des bars. -Argument très scientifique !
-T'as un thermomètre ?
-Pas de caméra
de surveillance.
-C'est pas un tagueur.
-Ah ! -Vous avez un médium.
-Qui risquerait
de mettre de la peinture
sur des baskets neuves ?
-Et sur la main ?
-Il en a sur l'index, de la couleur
du chat là-haut.
Comme s'il avait voulu voir si la peinture était fraîche.
-Portefeuille !
Sous la rambarde !
-C'est le Chat.
-On connaît le coupable.
-On a besoin de vous pour la perquisition.
Você ficara com força.
-Se Deus quiser.
-Que casa bonita.
Il avait réussi.
-Il me disait :
"Je ne quitterai pas la cité, je veux rester près de toi."
Moi, je lui disais :
"Pourquoi rester ? Tu l'as mérité.
"Vai, meu filho !"
-T'as vu ?
Son entreprise nettoyait des tags.
-Merde !
-C'est la chaleur.
-Tu fais aussi dans l'électricité.
-Il s'était disputé avec quelqu'un ?
-Eu sou livre ?
-Il avait une copine ?
-Il était trop pris.
Il disait que la famille,
ce serait pour plus tard.
Meu Deus !
Dire que je ne le reverrai jamais !
-On peut prier.
-PAI NOSSO QUE ESTARES NO CEU.
SANCTIFICADO SEJA O VOSSO NOME.
VENHA A NOS O VOSSO REINO. SEJA FEITA
A VOSSA VONTADE ASSIM NA TERRA COMO NO CEU.
Sirène.
-Et au 36, t'as connu Loucet ?
-Loucet ? Il est à la retraite.
-Déjà ?
Il avait une sale gueule. -Oui.
T'as raison. Le slogan préféré de mon ex.
-Ca sent l'amour fou.
-Il me croyait
hôtesse de l'air !
-Mes affiches "antitabac" sont pas là ?
-Ben... non.
Pourquoi ? -Elles étaient
dans le couloir. -Elles étaient
comment, Michel ?
-Ben... comme ça. -Tu vas vite
les retrouver.
-Merci.
-Au revoir, Michel.
Ca fait chier, leurs campagnes
anti-tout !
Bon, j'ai vérifié
ta théorie sur l'index, je dois analyser les peintures.
-Les relevés
téléphoniques.
-Et ?
-Tu vas adorer.
Le même numéro revient souvent, Pablo l'a appelé avant de mourir.
-Tu fais quoi ? -Je l'appelle.
-C'est qui ? -Tu vas voir.
Sonnerie de téléphone.
-Allô.
Allô ?
-Tu avais quels rapports avec Pablo Alves ?
-Bonjour.
En quoi ça te regarde ?
-Il est mort.
Il a été assassiné. -Quand ?
-Cette nuit.
-Je l'ai eu hier.
-Je suis là pour ça.
-C'était mon indic. -Quoi ?
Alves ?
-Pour les tagueurs.
C'est la brigade des atteintes aux biens ici.
-C'est pas du gros délit.
-Nettoyer coûte des centaines de milliers d'euros.
Mort comment ?
-Ben, cette nuit, il a été poussé d'un pont.
En poursuivant un tagueur.
"Le Chat", tu connais ?
-Ca fait 50 fois que
cet enfoiré m'échappe.
Il taguait chez Pablo pour l'emmerder.
-Tu tues pas quelqu'un car il efface des tags.
-C'est un truc de mecs,
laisse tomber.
Graffer, c'est leur vie.
-Que sais-tu sur lui ?
-A quoi bon s'il a pas de mobile ?
-Oh !
J'enquête. -Non, moi.
-Il y a crime. -C'est quoi,
un tag vandale ?
Elle y connaît que dalle
à ce milieu ! -Stop !
Le commandant
dirige l'enquête.
Avec le capitaine.
Merci pour la visite.
Vous pouvez disposer.
-On fait quoi ?
-On n'a pas le rapport d'autopsie ?
-Un collègue de Vidal m'a dit que le Chat était sa bête noire.
-Le Chat, la bête noire, c'est...
Pardon, Majesté.
-Il y a 2 ans, il coursait le Chat
et a glissé sur un toit.
-J'ai son book.
Avant de nettoyer un tag,
il est pris en photo.
Nous, on l'analyse,
et on cherche le pseudo.
Et quand on les chope,
on les leur met sur le dos. Le proc apprécie.
-Il fait que
des chats ? -Il se fout de ses tags.
Seul compte où il tague.
Sur des murs visibles.
Toujours en hauteur.
-Bonjour. L'agence Dunois ?
Je cherche un appartement.
J'habite actuellement dans une maison avec jardin.
J'en profite pas.
On cherche un appartement, avec mes 4 enfants,
dans le centre-ville, et j'en ai vu un rue Louis Arago.
C'est loué ? Dommage.
-Mais enfin,
un mec est mort.
-Et celui de la rue
Louis Ramond ?
Ah !
Et rue Brassens ? -Il tague près
d'apparts vides.
-Il risque moins d'être
dénoncé. -Ah !
Listez-moi vos appartements
du centre-ville, s'il vous plaît. Je vous donne mon adresse par SMS.
-On prend la liste,
on vérifie s'il y a des murs à taguer et on planque.
-Ah, Barbie vient de mettre la pâtée à GI Joe.
-On va coincer ton chat.
-Vous l'aurez jamais.
-Ca te fera des vacances.
-Emma, t'as raflé mes légumes pour la Semaine du goût, tu plaisantes ?
-Tu t'es fait Renoir.
Non, attends... Elle a un physique.
-Tu penses à mon régime ?
-Je l'aurais bien
culbutée.
Tu mates son cul... -C'est ma boss.
-Et alors ?
-Les tomates, c'est sacré, comme les vaches.
Il soupire.
-Mais c'est lui. Regarde !
-On a notre homme.
-Vas-y.
Il se met en place.
Grouille !
-Hé ! Hé ! Police !
-Arrête ! -C'est la police !
-Arrête de bouger ! Alors, on aime l'orange ?
-A toi l'honneur.
-Ah oui.
-C'est une souris.
-Qui a tué.
-Ca va ? -Je t'emmerde.
-Par ici !
Elle rit. -Ah oui !
-Non... ça a du style. -Ca déchire.
-Ca dénonce. -C'est très toi.
-Trouve un blaze. -Attends... voilà.
Super.
Rire ironique.
-C'est pas facile avec ça.
Essayez pour voir.
Coups de klaxon.
-Ca fait plusieurs années que tu balises Sète
de ton blaze, ça fait beaucoup.
Je comprends pas.
T'as un père restaurateur, une mère instit, un bac S mention très bien,
tu fais du droit. -Vous êtes trop vieille
pour comprendre.
-Ca suffit. C'est de la racaille, point.
Que fous-tu la nuit ?
-Moi ? Je m'éclate, Ducon.
L'avenir me fait gerber. Ramper pour décrocher
des stages de merde, faire 500 CV pour un CDD.
Toujours souriante ou c'est la porte.
Alors, je vous emmerde. C'est pas cher payé.
-T'es pas là pour tes tags. T'es là pour Pablo Alves.
Le meurtre de Pablo Alves.
-Pablo est... est mort ?
-Oui, il avait
de ta peinture sur lui.
Tu l'as poussé du pont. -J'ai juste graffé sa baraque.
-T'as été filmée à 1h.
Tu l'as poussé. -A 1h,
on était aux bus, et au canal,
il y a pas de caméra. -C'est vous les bus ?
Donne ta bande.
Et si on appelait papa maman
pour discuter ?
Non, attends,
il y a mieux.
On va y aller, à 6h.
On va sonner,
les réveiller, dire que leur fille chérie,
celle pour qui ils ont fait
péter leur livret A,
vandalise les murs.
Ils vont aimer. -Dites rien.
-Tu devrais parler.
Tu risques gros.
-Tu sacrifies
tes parents ou tes potes ?
-Va te faire foutre. -Quand tu veux.
-Vidal !
On devait appliquer ma stratégie, pas la braquer !
-T'es chef ? Agis en chef.
Pas en secrétaire.
-J'aurais eu des noms.
-Elle est seule, elle a tué Pablo.
Elle te ballotte, cette gosse.
Il claque la porte.
Le chien gémit. -Chut !
T'es debout ?
-La Semaine du goût, c'était il y a 2 mois.
Martin voulait une tarte, j'en ai acheté une au supermarché,
et je l'ai cracottée pour faire naturel.
-On aurait dit que
t'avais roulé dessus.
Je peux avoir des idées.
-Oui, ça m'intéresse. Tu m'expliques ?
-Tu sais lire.
La boîte qui fournit la cantine, c'est des monstres.
Ils fabriquent des prisons en Chine.
Nous, on boycotte. -Qu'en dit le proviseur ?
-C'est un fonctionnaire. -Ca sent les ennuis.
-Comment avoir des valeurs
si on a juste le droit d'être des moutons ?
-Emma...
-Quoi ?
-Nom du garçon ?
-Jamais tu crois que je peux agir par moi-même ?
Jamais ?
-Emma !
La porte claque.
Sirène.
Une porte claque.
-Hé, Dumas !
-Pas le temps.
-Tu la libères ?
-Oui, elle a un alibi.
-J'ai demandé de sa part
à ses potes tagueurs la vidéo du dépôt de bus.
On l'y reconnaît.
-C'est pas tout.
Pourquoi t'as tagué
la maison de Pablo Alves ?
Abord facile, rez-de-chaussée.
C'est mesquin pour toi.
-Alves a trahi.
Avant de nettoyer les graffitis,
il était graffeur.
-Tu le savais.
Tu focalisais sur le Chat,
et t'as caché la piste de ses copains,
fâchés avec lui. -Je les connais pas.
Elle a filé les noms. Non ?
Et elle sort ?
J'ai des charges.
-Si tu partages pas les infos, tu quittes le groupe.
-Waouh...
Vous la filez ?
-Demande plus.
Il claque la porte.
-Une société d'ambulances.
-Suivez Sarah.
On va voir le type. -OK.
On suit la fille.
-Bonjour.
-Bonjour. -Vos papiers.
-Oui... J'ai fait quoi ?
-A vous de le dire.
Vous connaissez
Pablo Alves ?
-C'était mon pote jadis.
-Vous taguiez ensemble ? -C'est fini,
j'ai arrêté.
-Mais libérée, Sarah fonce
vous voir...
-Je suis sorti du circuit.
Mais je sers de grand frère aux jeunes.
Le tag, c'est dangereux.
Sonnerie. Je dois y aller.
-Pas encore.
-J'aurai des ennuis.
-On va vous accompagner.
-J'ai qu'une place.
-Ca me va, je monte avec vous.
D'accord ?
M. Samir Chahid. Je peux dire "Samir" ?
-Au début, le tag,
c'était pour l'adrénaline.
Jouer avec les flics, tout ça.
-Allez, M. Simon, voilà votre chauffeur.
Pour un petit examen.
-Bonjour, M. Simon.
Allez, M. Simon.
Doucement avec la hanche. -Ah !
Petit con, t'es en retard.
-Vivement l'infirmière. -Oui.
En voiture, Simone.
-J'ai connu Pablo et Martin à la maternelle.
Et quand on était ados, on était dingues de graffitis et on a monté
une équipe de graffeurs. -C'est que
des cochonneries.
-J'ai des dossiers
sur vous aussi.
Votre syndicat...
Retenir un directeur,
c'était pas
du kidnapping ?
-Ah, on était des bandits.
-Ca a fini comment ?
-Pablo a monté son entreprise.
Moi, je me suis fait choper. Récidiviste :
8 mois avec sursis, et le prochain coup,
la taule, j'ai arrêté.
-Pablo vous a trahis.
-Il a tourné le dos à ses frères.
-On va où maintenant ?
Il arrête le moteur.
-T'as des pois chiches. -Merci, petite mère.
-Ca va ? -Oui.
-T'as l'air fatigué. -Ca va, ça va.
-Tu dors bien ?
-Oui, super.
-C'est qui ?
Elle est en forme.
Tu l'emmènes où ? -En psychiatrie.
J'y vais.
-Fais attention à toi.
Habibi.
-Tenez-moi ça.
Depuis sa transplantation rénale, maman peut plus bosser.
Elle a les allocs de la COTANEP.
Alors, si moi, je vais en taule...
Pff... c'est juste pas possible.
-Votre colère contre Pablo n'est pas que politique.
-Le "crew"...
Tous les trois...
on était comme les doigts de la main.
-C'est vous ?
-Là, on a eu chaud.
Déclic.
Aboiements.
-Grrr... ouah !
Grrr... ouah !
Elle soupire.
-Vous étiez où hier à 1h ?
-Chez ma mère. Elle dormait.
-Martin... il est devenu quoi ?
-Un gros friqué qui se croit artiste.
-Salut, man. -Salut.
Cette fresque, j'ai vu la même à New York.
Ici, il me fallait un espace.
Au niveau des couleurs, tous ces...
-T'as bien trouvé ? -Oui.
-On va voir un certain Martin.
-Dégage, crevard. -Arrête.
-Dégage ta gueule, avec ta caisse à formol.
-Tu me fais honte. C'est Mégalo 34 ton vrai pseudo,
bouffon.
-Hé ! -T'es qui,
connard ?
-Police !
-Et le boudin ?
-Commandant Renoir.
-Elle est pourtant belle.
-C'est vous ?
-Une expo aux States.
-Avant ou après la mort d'Alves ?
-Avant.
-Votre dernière rencontre ?
-Il y a un bail.
C'était le passé.
Ca compte pas.
-Vous avez réussi aussi.
-Lui, c'était une boniche de luxe.
Moi, je fais de l'art,
du négoce, je voyage.
Grésillements.
Allô !
-Vous savez
d'où ça vient ? C'est le transformateur.
Ca coupe quand ça chauffe. Le lieu n'est pas assez aéré.
-C'est pas mon job.
-Pas comme Pablo. Il avait un CAP d'électricien.
Il était pas doué, chez lui, il a fait la même erreur qu'ici.
-C'est lui qui a fait
l'électricité ?
C'est le présent.
-Tu dis quoi
au boudin ?
-OK, c'est lui.
-Hum, voilà... On y va.
-Vous venez ?
-Pablo était votre associé.
-J'avais besoin de thunes pour la galerie.
Pablo m'a aidé, mais j'ai rien dit.
Car c'était comme m'associer avec un keuf.
-Mais vous trafiquiez le bilan pour le payer moins.
-Shadow 34,
c'est moi, c'est mon art.
J'allais pas lui refiler 50% toute ma vie !
200 000E par an. -La loi du capitalisme.
-Pablo savait
que vous le grugiez ?
Il possède 51% de la boîte, ça fait la majorité.
C'est un bon mobile.
-Il aurait pu vous virer. Alors, vous l'avez tué.
-Heure du crime ?
-1h du mat.
-J'étais à une fête. Après un vernissage.
J'ai plein de témoins :
mon attachée de presse, l'adjoint du maire, torché.
Et le maire.
Rien que du beau monde.
Et il y avait
quelqu'un d'autre... une meuf... brune.
Bien gaulée, avec un métier
important... quoi déjà ?
Ah oui, commissaire.
-Votre suspect était avec moi à 1h du matin.
Je suffis pas comme témoin ?
-Je vérifiais.
-C'est fait. Trouvez le coupable.
Pff...
Eclats de voix.
-Bon, je vais pas vous faire un dessin.
-Chef, ça craint parfois.
-On continue à filer Sarah ?
-Connards !
Criminels !
Des criminels en uniforme !
-Peace and love !
-Lâche-moi !
-Emma ? -Laisse-moi.
-Pour les mineurs, on appelle les parents.
-C'est ta mère ? Une flic ? Tu m'as dit qu'elle était
femme de ménage.
-Oui, je fais le ménage à l'hôtel de police.
-Ho ! Ho !
Qu'y a-t-il ?
Mettez 2 gamins
par bureau et en silence !
-Je te démonte !
Ah !
Tu vas voir !
Il pousse des cris.
-Un concours de tee-shirt
mouillé ?
-Elle a honte de moi.
-T'inquiète pas.
Comme tous les ados.
Tu serais vraiment
femme de ménage, elle aurait honte aussi.
-Elle a pas honte de toi.
-Non, mais je suis son père. Beau, intelligent,
cool...
La politique, les garçons,
bon... Il soupire.
C'est pas Action directe.
-Oui. -Et ce côté rebelle
me rappelle quelqu'un
que j'ai bien connu.
Pas aimer la police à 16 ans,
c'est mieux que trop l'aimer.
-T'as eu honte de moi ?
-Honte, non.
Mais les blagues des copains, sur les menottes
de ma femme...
Le gros flingue de ma femme.
-Non...
-Aujourd'hui, ça me manque.
-Va changer
de chemise, tu vas attraper froid.
-A demain.
-Oui.
Il ferme la porte.
Elle soupire.
-Il s'est arrêté rue de la Liberté.
-Rue de la Liberté.
-Bonjour. -Salut.
Emma est sous surveillance
GPS.
Mais non, on file
Samir Chahid. -Ah...
Ah bon... et comment ?
-Son ambulance a un GPS.
Par rapport aux trajets prévus pour ses missions,
il fait des écarts.
-Le 13, il a parlé d'un bouchon
après un concert.
-Mais c'était le 14.
Il a menti. -Intéressant. On y va ?
-OK.
-Et tu m'expliqueras ça.
-A tout'. -A tout'.
Déclic.
-Ca va être chaud.
Vas-y...
-Je suis un kafir de Paris et je débarque à Calais.
Le soleil brûle comme au Mali.
Laisse-moi prendre une bonne bouffée d'air.
Bad one again.
Je m'enfile un parcours chaud comme un chicano.
Arrête de bouger
comme ça. Partout, je suis chez moi.
-Prends ça.
Samir graffait encore.
Il mettait son matériel dans son ambulance.
-Couverture idéale. -Oui.
Tu l'as pris ?
-Il est venu ici plusieurs fois, mais il n'y a pas de tag.
-On va remonter la rue.
-L'audition, ça a calmé Emma ?
-Pff...
Oui, elle recommencera ailleurs, mais plus avec la cantine.
Elle a menti sur mon métier. -Flic, ça craint.
-Et ton fils alors ?
-Je dois déjà intégrer
que c'est mon fils.
J'ai raté quoi ?
-"Dr Mahut, médecin conseil, COTANEP."
La mère de Samir touche des allocations de cette caisse.
Docteur Mahut.
Regarde, le même sticker.
C'est très bobo.
Quand on est pauvre, on lit la pub du supermarché.
-C'est aussi sa boîte.
-Je sais pas, mais j'aimerais savoir
ce qu'il y a dedans.
-Tiens-moi ça.
La procédure attendra.
-Oui.
Ah, joli !
Une sorte de code promo. -Oui.
-Pourquoi devenir médecin ? -Pardon ?
-Le besoin d'aider les autres ?
Comment un médecin du monde devient racketteur de handicapés ?
-Je vois pas. -On a 20 témoins.
Des allocataires de la COTANEP qui n'ont que ça pour vivre.
Pour toucher l'allocation,
ils devaient vous reverser une partie.
J'en ai vu des ordures : assassins,
violeurs, mais vous...
-Mais c'est faux.
-Mme Chahid.
Depuis sa transplantation, elle peut plus travailler.
Vous avez suspendu son allocation.
Elle s'est pendue.
En laissant une lettre.
Vous pouvez être accusé
d'homicide involontaire.
-Mais elle a payé. J'y suis pour rien.
-Expliquez-moi.
-Son fils m'a remis 600E.
-600 ?
-J'aime bien Samir. -OK, merci.
Alves tirait souvent du cash.
Pour payer des gens au noir. Samir a pu lui piquer.
-Il n'a rien tiré avant sa mort.
-Ou le crime était payé.
-600 euros !
-Quand t'as rien, c'est énorme, Majesté.
-Arrête.
On chope Samir ? -Oui.
En carrosse. -J'ai une arme.
-Oui, Aline.
Où ça ?
Je te vois pas.
-Candice Renoir en personne !
Il faut venir à Sète pour trouver une icône.
Ca porte bonheur.
Alors ?
Pas mal, non ?
-Vous pouvez ? -Bien sûr.
-Merci. -Allez, vas-y.
Allez !
On dit "cheese" ! -CHEESE !
-Non, pardon, on dit "Candice".
-CANDICE !
-Une autre : "Candice !"
-CANDICE !
-Super, merci.
-Merci.
-Si ça a marché.
-Signé "la Chouette".
Sarah se fout bien de nous.
Et le fait savoir.
Nouveau blaze, nouveau style.
Mais c'est elle.
-Nouveau style...
-Ben oui.
-Samir a filé.
Samir a filé.
-Laisse tomber.
-Candice !
-Ca, c'est peint par le "crew".
Ca, c'est peint par Shadow 34.
Si tu compares,
il y a un même motif ?
Les yeux.
-C'est un signe de Martin.
-Oui, sauf que sur les photos
des graffs de Samir, on retrouve ce motif.
-Oui, putain.
-On dit "eurêka".
Shadow 34, c'est Samir, pas Martin.
-Ce serait lui ? -Il a changé de nom,
de style, pour éviter la prison.
-Quel bâtard, Martin.
Il lui a volé ses tags.
Si Samir parlait,
il allait directement
en taule.
-Pablo avait ça sur son frigo.
Il savait pour Martin.
Il l'a fait chanter
et Martin l'a fait tuer.
-Il a payé Samir pour ça.
-Il lui fallait des thunes.
C'est convaincant.
-Trois amis, trois destins. Un meurtre, deux assassins.
-Reste à le prouver.
Vivaldi.
-Oui, Vidal.
Quoi ?
Vidal ! C'est quoi,
cette enquête ?
-Que se passe-t-il ?
-Depuis quand Samir
est chez Sarah ?
Calme-toi.
Qu'y a-t-il ?
-Samir m'a laissé ça.
-T'as buté Pablo ? -Oui, je l'ai buté.
-Tiens, ton fric.
Dégage !
-Pourquoi ?
-Il t'a dit quoi ?
-Il m'a pris du matos.
-Pour graffer ? -Oui.
-Il se sait coincé.
Il est parti graffer. Tu sais où il peut être ?
-A des millions d'endroits.
-Au moment de son flag, il était où ?
Cris des mouettes.
Klaxon de bateau.
Cris des mouettes.
Sirènes.
-Il écrit quoi ?
-Shadow 34, son vrai nom.
Pour qu'on sache la vérité.
Cris des mouettes.
Elle hurle.
-Destiny made me flying
in the air.
You want to live, baby, it's not fair.
Nothing to lose, nothing to repair.
Destiny made me flying
in the air.
You want to live, baby, it's not fair.
Nothing to lose,
nothing to repair.
-Le destin m'a fait partir dans les airs.
J'aurais jamais dû le faire, c'était pas clair.
Je me suis laissé embarquer, tiraillé par le passé.
J'ai pas réalisé, et un jour, tout a basculé.
J'ai rêvé, j'en voulais, le destin m'a fait chuter.
-Cadeau.
-Y avait plus rien à faire.
Pas de retour en arrière.
Trois amis, trois destins, j'ai foutu ma vie en l'air.
-Destiny made me flying in the air.
You want to live,
baby, it's not fair. Nothing to lose,
nothing to repair.
Destiny made me flying in the air.
You want to live, baby, it's not fair.
Nothing to lose,
nothing to repair.
Hoo hoo hoo...
Hoo hoo hoo hoo...
Vacarme du moteur.
-Un fond vert, avec "Profiteurs" en gros.
Porte.
-Bonjour, Mme Renoir.
Une journée pas trop fatigante ?
-Un meurtre, un suicide, la routine.
-Je préfère "Criminels" à "Profiteurs".
-Non, c'est légal.
-Mais ça accroche mieux, ça a plus d'impact.
-Oui, si tu veux.
-"Dissidents", ça s'écrit avec un E.
-Tu veux tout contrôler !
-Si tu veux mettre un A...
-Viens, là, ça craint.
-Je voulais juste aider.
Je voulais voir
si c'était pas périmé.
-Tu lis la date avec la langue ?
T'es pas la seule.
Ta fille embrasse le garçon.
-Je vois pas. -Ils se planquent.
Vaut-il mieux voir et savoir ou ne pas voir et imaginer ?
-Tu trouvais normal son intérêt
pour les garçons.
-Oui, mais pas avec la bouche.
-Ils sont beaux. -T'as raison.
On leur ressemblait pour notre 1er baiser.
Dans la cour.
-Non, dans la voiture. -Ah oui.
-Oh, t'abuses, Laurent.
-Porte plainte.
Tu connais l'adresse.
Sous-titrage MFP.
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