Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
-C'est pas trop dur, les vacances ? -On fait grève.
-Pardon ? -La grève des bagages.
-Mais, mes chéris, pour avoir droit de faire la grève,
il faut travailler. -On n'y va pas. Y a que des vieux.
-A Valenciennes, j'ai même pas le droit de faire la cuisine.
-Comment il fera sans nous, Fun ? Regarde, il déprime.
-Bon... Vous allez réfléchir deux secondes.
Aller chez ses grands-parents à Noël,
ça va vous permettre d'avoir... deux fois plus de cadeaux.
Comme le jeu que vous vouliez, tous les deux,
ce super jeu vidéo !
-Si c'est pour l'avoir en double, merci !
-Martin ! Léo !
-What you want, baby, I got.
What you need, do you know I've got it ?
All I'm askin'
is for a little respect when you come home.
-JUST A LITTLE BIT. -When you get home.
-JUST A LITTLE BIT. -Mister !
I ain't gonna do you wrong
while your gone. Ain't gonna do you wrong.
-Toi, c'est pire. -Oh ! Chrystelle !
-La voilà.
-Quoi ? On a perdu au foot ?
-Faut qu'on se parle. -On a eu des notes trop basses.
-T'as fait quoi, là ? -Pour les évaluations ?
Pourquoi toujours mettre le maximum ?
On est à "L'Ecole des fans" ou à la police nationale ?
-On passe pour des nazes. -Tu ruines ma carrière.
-On en parle tout à l'heure ? Là, je dois aller aux...
-Faut que je te parle, pour les évaluations.
-Oui, Antoine et J.-B. m'en ont parlé.
Je peux aller au petit coin ?
-L'autre prend racine. Madame, faut sortir !
C'est chacun son tour.
-Tu peux peut-être aller aux toilettes des mecs ?
-OK.
On en parle après. -Bien sûr.
Ca va, madame ?
Je peux faire quelque chose ? Légers sanglots.
Tenez. Moi aussi, je pleure pour un rien.
Du coup, j'ai les yeux gonflés, c'est ma spécialité.
Avec les tortillas, évidemment.
J'ai un mascara, si votre maquillage a coulé.
Waterproof !
-Non !
-OK.
Alors ?
Que se passe-t-il ? C'est un chagrin d'amour ?
J'adore les histoires d'amour, vous pouvez me raconter.
-C'est pas ça.
-C'est quoi, alors ?
-Un truc grave, et aucun flic ne me croit.
-Vous vous appelez comment ? -Alice.
-Candice. Vous venez ?
-Ma mère a disparu. -Elle s'appelle comment ?
-Magali Fontanel. -Elle a disparu depuis longtemps ?
-3 jours. Elle est partie à Deauville pour son travail.
Elle répond ni à mes appels ni à mes textos.
Les flics s'en foutent : ce serait pas une disparition inquiétante.
-Donne-moi son numéro.
Merci.
-Bonjour.
Vous êtes sur le portable de Magali Fontanel.
Appelez la clinique vétérinaire au 04 67 53 51 35. Merci.
-Madame Fontanel,
ici le commandant Renoir, de la BSU de Sète.
Rappelez-moi de toute urgence au 04 67 69 12 94.
Je vous remercie. Au revoir.
Que t'ont-ils dit, à l'accueil ? -De revenir avec mon père.
-Et ton père n'est pas inquiet ? -Si, mais il fait genre que non.
-Il sait que t'es ici ? -Vous me croyez pas, en fait ?
-Je sais que c'est dur, à 17 ans, de venir dans un hôtel de police...
-OK. Vous faites la gentille, mais vous êtes pourrie comme les autres.
-Y a pas la Wi-Fi chez tes grands-parents.
Waouh ! T'as pensé à appeler SOS Enfance Maltraitée ?
Emma, je me fous pas de toi, je suis juste... Emma !
Emma ! -Candice.
On doit discuter de tes petites notations.
-Oui... Mais là, j'ai une urgence familiale.
-C'est les enfants ? -Si tu veux.
-Faites quelque chose !
-Je vous ai déjà expliqué.
-Il ne doit pas mourir maintenant. Ca briserait le coeur de mon fils.
-Le docteur est absente. Elle seule peut l'opérer.
-Vous n'êtes pas docteur, vous ?
-Non. -Je vous en supplie,
opérez-le. -Je n'en ai pas le droit.
-Vous ne savez pas ? Vous ne pouvez pas ?
Vous ne servez à rien, en fait !
-Bon, à nous, maintenant. Entrez. -Pardon.
La vétérinaire ne va pas revenir ?
C'est votre femme ? -Oui. J'ignore quand elle rentre.
Vous savez, les femmes... -Non, je sais pas. Enfin...
j'aurais voulu la voir pour mon chien.
-Qu'est-ce que tu as, mon pépère ? -Laissez tomber, il parle pas.
J'ai essayé mais ça marche pas.
Il mange pas non plus. Je viens pour ça.
-Il a l'air en pleine forme, pourtant.
-Vous trouvez ?
D'habitude, il est plus...
-Le problème du chien vient souvent de son maître.
Vous êtes au régime ? -Oui. Non. C'est pas la question.
-Oh que si !
Votre régime le stresse. -Mais vous, votre femme disparaît
et ça ne vous stresse pas ? -Pardon ?
-Commandant Renoir, de la BSU de Sète.
Votre femme a disparu et vous, vous êtes pas inquiet ?
-Qui vous a dit ça ? Alice ? -Peu importe.
Vous n'êtes pas inquiet ? -Non.
Venez avec moi.
Voilà.
Je vous présente Etoile, Sabrina, Iago, Prudence.
-Ils sont à vous ?
-A ma femme. Enfin, à son association.
Certains étaient des stars des hippodromes.
Suite à une maladie, une blessure,
ils partent à l'abattoir. Magali les récupère et les soigne.
-C'est pour ça qu'elle est partie à Deauville ?
-Pour en sauver un autre. Pondichéry, il s'appelle.
Parfois, c'est un peu violent. -Ah oui ?
-Pour sauver Iago, ils ont bloqué l'accès d'un abattoir
et versé de la peinture rouge sur la tête du patron.
Ma fille ne vous a pas dit que ce genre de voyage arrivait souvent ?
-Ca n'empêche pas d'appeler.
-Quand il faut sauver un cheval, pour Magali, plus rien n'existe.
Pour Alice, c'est dur de l'admettre, mais on passe après.
-Ouvrir une enquête pour disparition serait prématuré ?
-Ma femme va rentrer. Demain, après-demain, je sais pas...
Mais elle va revenir avec un nouveau cheval à nourrir,
qu'elle soignera matin, midi et soir... Et même la nuit !
Hennissement.
-J'espère que vous avez raison.
-Bonjour, vous êtes sur le portable de Magali Fontanel.
Appelez la clinique vétérinaire au 04 67 53 51 35. Merci.
Bip. -La boîte vocale est pleine.
-Tu voulais la liste des passagers du Montpellier-Paris ?
-Fais voir.
Elle marmonne.
-Tu m'expliques ?
-Candice, je te parle.
Mais tu m'entends pas.
C'est ton adjoint qui te parle. Ca fait un an qu'on bosse ensemble.
Même si c'est perso, tu peux m'en parler.
-Elle n'a pas pris l'avion.
Sur son blog, elle disait qu'elle prenait l'avion.
-Qui ?
-Magali Fontanel, 42 ans, vétérinaire,
présidente de l'association Espoir Chevaux.
-C'est quoi ? -Une sorte de Bardot du canasson.
-Elle devait prendre l'avion samedi.
Elle ne l'a pas pris.
Son dernier appel a été passé à 10h54. Depuis, plus rien.
Plus d'appels, pas de nouvelles, téléphone éteint,
elle ne s'est pas servie de sa CB. -Elle a voulu changer de vie ?
-Son dernier retrait remonte à 48h avant sa disparition : 200E.
Ca suffit pas pour changer de vie. -Tu as appelé les hostos ?
-Personne ne correspond à son signalement.
-Donc rapt ou meurtre. -Il faut localiser son véhicule.
-Après avoir revu le mari.
Sa femme disparaît 3 jours, et il fait rien !
On frappe.
-Je vous dérange ? -Notre petit chat ! Bonjour, Sarah.
-Elle va pas taguer partout ? -Un flingue sur votre bureau ?
-Quand elle sera ta supérieure, tu feras moins le malin.
-Vrai ? Tu vas passer le concours ? -Si j'arrive à m'inscrire, oui.
Tu m'aides ? -Oui. J'ai la dalle.
-C'est bien le moment de déjeuner ! On n'a pas de boulot, là.
-Travailler à jeun donne des aigreurs.
Bonne journée. -Au revoir, Sarah.
-Je te jure...
-Je te comprends, elle est mignonne.
-T'es aveugle, toi.
-Tout à l'heure, j'étais sourde.
-Oui, sourde et aveugle. Ca fait beaucoup.
On frappe.
-Bonjour.
Vous avez trouvé ma mère ? -Non, je viens voir ton père.
-Papa ?
-Vous allez bien ?
-Oui. -Loulou,
couvre-toi, tu vas prendre froid. -Ca va, j'ai pas 12 ans.
-Prends ton écharpe.
-Vous me tenez au courant ?
-Oui.
-Votre chien va mieux ? -Il s'agit de votre femme.
-On reconstitue son emploi du temps.
C'était samedi, c'est ça ? -Le jour où elle est partie ? Oui.
On devait aller à Marseille, où Alice jouait un match.
Ma fille est championne de basket.
-Et ? -Magali a reçu une alerte
au sujet de ce pur-sang en danger à Deauville.
En 5mn, elle nous a laissés en plan.
Elle a réservé un vol pour Paris, et nous, on est partis à Marseille.
-Elle n'a pas pris l'avion.
On a vérifié. -Qu'est-ce que ça veut dire ?
Il lui serait arrivé un truc ? -Il n'y a aucune trace d'elle
dans les hôpitaux. -Je peux jeter un oeil ?
-Oui.
Vous pouvez localiser son portable, non ?
-Il est éteint.
-Je comprends rien.
-C'est à vous ? -Oui.
C'est la vôtre ?
-Oui, c'est notre chambre.
Que cherchez-vous exactement ?
-Votre femme, elle a des ennemis ? -Comment ça ?
-Y a des gens qui pourraient lui en vouloir ?
Le pauvre, il a les boules.
-Au contraire, il nous balade. -Pourquoi tu l'as pas questionné ?
-Il a trop de maîtrise sur lui-même.
Avec les méthodes habituelles, il nous dira rien.
-Tu crois ? -Je connais ce genre de types.
Faut faire autrement.
-C'est fermé au public.
-Pas pour nous. -On voudrait voir Alice.
-Alice.
-Elle joue bien !
-Vous jouez ? -Un peu.
-Alice est ma meilleure joueuse. Je l'entraîne depuis ses 12 ans.
Elle pourrait aller loin si elle voulait. Elle a été sélectionnée
en équipe de France minime mais elle décidera rien sans sa mère.
-On peut se parler, juste toi et moi, Alice ?
-Oui.
-Bon ! Il me manque une joueuse. -Non, même pas en rêve.
-Pourquoi ? C'est important, de rêver. Allez !
-Aucune nouvelle ? Vous, vous avez les moyens pour la chercher !
-Oui, mais toi, tu la connais.
J'ai besoin de savoir qui elle est.
Si elle a des problèmes... -Elle en a pas plus que vous !
-Tes parents ont des problèmes de couple. Parle-m'en.
-Mes parents s'adorent. Mon père ferait tout pour elle.
-Ta mère ne dort plus dans leur chambre, ça se voit.
-Mon père ronfle, c'est pour ça.
-Alice, arrête de mentir.
Alice ! Tu t'assois et tu m'écoutes.
Je sais que tu mens.
Moi aussi, à ton âge, je mentais à mes copines
en leur disant que mon père adorait ma mère. En vrai, il la battait.
Il faut du courage pour pousser la porte d'un commissariat.
Je l'ai fait, moi aussi.
Mon père avait pris un couteau.
Il fallait que je parle. Je pouvais plus me taire.
Dénoncer son père...
c'est horrible.
Mais je sais que ce jour-là, j'ai sauvé la vie de ma mère.
-C'était la semaine dernière.
Mercredi ou jeudi.
Je dormais et j'ai entendu des cris.
Le lendemain matin, maman pleurait.
Elle m'a dit que papa l'avait frappée.
Et qu'elle allait porter plainte.
-Elle l'a pas fait ?
-C'est moi.
Je l'ai suppliée de pas y aller.
C'était juste une engueulade, et elle avait pas de marques.
Et c'était la première fois.
-Tu sais pourquoi ils se disputaient ?
-Le fric, les chevaux, le cabinet... C'est récurrent.
-C'est à cause de cette nuit que ta mère t'a pas suivie à Marseille ?
-J'en sais rien.
-Elle t'a rien dit ?
-Samedi, quand je suis partie au lycée, elle dormait encore.
Après les cours, papa m'attendait.
Il m'a dit que maman ne venait pas, qu'elle partait à Deauville.
-Ce matin-là, tu l'as pas vue ?
-Ca change quoi ?
-Candice.
Ton ex essaye de te joindre.
Candice ! -Merde !
On entre. -Putain ! Ca fait des plombes !
-Tu devais nous emmener à la gare ! -Hé ! A qui vous parlez ?
Y a des bus pour partir à la gare !
-On t'aurait pas dit au revoir. -Elle a trop hâte qu'on se casse.
-On se dépêche ! Chacun prend sa valise.
Attends. -Quoi ? Tu veux des excuses ?
-Non. Dis-moi ce qui va pas.
-On va faire une réunion à chacun de mes retards ?
-Tu vas pas bien. Pourquoi ?
-J'ai poussé une gamine de 17 ans à témoigner contre son père.
Il est violent.
Je pense qu'il a tué sa femme. -Merde.
Je dis à mes parents qu'on reporte.
-Non !
Laurent, t'annules rien ! D'accord ?
Tout va bien. Je sais que c'est pas mon père.
Je gère. Dépêche-toi, vous allez louper le train.
Salut. -Pourquoi je dois subir ça ?
-C'est peut-être pas le plus beau
mais c'est coloré. -Le symbole me gêne !
La religion m'agresse.
On connaît pas la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ici ?
On bouffe de la promo de Noël !
C'est un lieu de travail, ici ! Ils m'ont pourri la journée !
Putain !
-On a repéré la voiture de Magali Fontanel dans un parking.
-J.-B., t'as les infos que je voulais ?
-Oui : comptes dans le rouge, clinique en faillite.
La semaine dernière, Magali a hypothéqué la maison et le cabinet.
-Le mari était d'accord ?
-Pas besoin, tout est à elle.
-Le type est frustré : il est pas vétérinaire,
il est au service de sa femme.
Elle préfère les chevaux, claque tout ce qu'elle a.
Il voit l'argent s'envoler, devient violent, ça dégénère.
Perquise chez les Fontanel.
-Allons d'abord voir la voiture. -Oui, c'est une piste solide.
-La maison va pas s'envoler. -On va chez les Fontanel.
Antoine, rappelle-moi un truc : le chef de groupe, c'est qui ?
Bien.
-Tout est en place.
OK, terminé.
-Vous perdez votre temps ici au lieu de chercher ma femme.
-Vous êtes le dernier à l'avoir vue. C'est la procédure.
-C'est pas à la maison qu'il lui est arrivé quelque chose.
A notre retour, sa voiture n'était plus là. Vous l'avez cherchée ?
-Rien ici, je passe à côté. -T'es sûre ?
T'as vérifié le chauffage ? Un accident est vite arrivé, hein ?
-Vous croyez que je frappe ma femme ?
-Le jour, non.
Mais le soir ? La colère remonte. Comment ça se passe exactement ?
Elle vous pousse à bout, vous la frappez, mais où ?
Là, sur le lit ?
Vous fermez la porte pour qu'Alice n'entende rien ?
-Vous êtes dingue ? Elle est dingue ?
-Oui, bien sûr !
C'est un mec : il vous protègera ! C'est mieux sans témoins, hein ?
Vous faites comment pour la frapper sans laisser de traces ?
-Arrêtez ça tout de suite.
-Aucune trace de sang ni de lutte. Y a rien qui cloche.
-On a été trop vite. -J'ai tout vérifié !
J'ai même inspecté le congélateur, au cas où ce serait un dingue !
Allons voir la voiture
au parking.
Quoi ? -Là !
La terre a été retournée. Il faut creuser !
C'est bon, là, ou on creuse jusqu'en Australie ?
-Que faites-vous encore ?
-On rebouchera. -Dites-nous la vérité.
-Je vais porter plainte.
-Prenez pas cet air supérieur.
Je sais que vous mentez.
-Chrystelle, raccompagne M. Fontanel.
Je peux te parler ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Comme d'habitude, tu contestes mes méthodes !
-C'est pas comme d'habitude. Où sont tes super pouvoirs ?
-Je t'emmerde, Antoine !
-Je vais faire un truc pour ton bien.
On remballe ! Perquise terminée !
Bon, Candice...
-C'est comme ça. Je le sens, on passe à côté de quelque chose.
-Je t'emmène à la voiture, on trouvera quelque chose.
-Tu marches sur le romarin ! -C'est pas grave ! On y va.
-C'est pour la cuisine, ça.
-Oui. D'ailleurs, allons manger.
-Un carré d'herbes aromatiques n'a rien à faire à côté d'un enclos !
Surtout à 100m de la cuisine, ça n'a pas de sens !
Amenez les pelles !
Venez !
-On va pas recommencer. -Il était là-bas !
Près de la cuisine. Il l'a déplacé pour cacher qu'il a creusé !
Ici, sous ce carré d'herbes. Il faut creuser.
-Sur ordre du ministre uniquement. -Tant pis, je fais sans vous.
Ca s'enlève tout seul, en plus !
Regarde ça !
-Annie, viens voir.
-Pousse-toi.
-Putain...
-C'est la couverture de leur chambre.
Chrystelle, va chercher Fontanel.
-Le corps est déjà très abîmé.
Elle a des contusions au cou.
Elle a dû être étranglée. Tu avais raison.
-Donc, vous renoncez à la présence d'un avocat.
-J'en ai pas besoin. Dites-moi juste où est ma fille.
-Votre belle-soeur s'occupe d'elle. Elle est très choquée.
Elle comprend pas.
-Racontez-nous comment ça s'est passé.
-J'ai pas tué ma femme.
-Très bien.
Admettons.
Comment ça se fait
que vous n'avez pas remarqué que le couvre-lit de votre chambre
avait disparu ? Votre belle-soeur dit que ça venait de sa grand-mère.
Vous savez ce que je crois ?
Vous avez enterré votre femme dedans parce qu'elle y tenait.
-J'ai pas tué ma femme, je l'aimais.
-C'est ce que disent tous les hommes violents.
-Il est coriace. -Il ment pas.
Il est dans le déni, il assume pas ses actes et refuse la réalité.
C'est pour ça qu'il disait que sa femme rentrerait
et qu'il faisait son sapin de Noël. -On lui rafraîchira la mémoire.
Tu rentres déjà ? -Ouais.
Je me sens pas très bien. Donc... à demain.
-A demain.
-Chrystelle dîne avec un mec : enfin une bonne nouvelle.
-De quoi tu parles ? -Elle a du rouge à lèvres.
-Ah oui !
Son téléphone sonne.
-Oui, Antoine ?
Là ? Maintenant ?
Tu gardes la maison ? Hein ?
Je vais voir le bébé de J.-B.
Il babille. -Oui...
-Antoine ? -Entre.
Quoi ?
-Et alors...
Alors ? Il te fait peur, ton baby-sitter...
-Pas du tout. Elle a mal aux dents, je lui ai donné du gel. Tiens.
-Viens...
Ca a bien changé chez J.-B. C'est "baby-land" !
T'as essayé une cuillère glacée ?
-Je suis pas sûr qu'Audrey soit fan de tes méthodes.
-Fallait pas sortir.
Pourquoi elle t'a confié sa fille ? -Ils font un dîner en amoureux.
-On va attendre un peu, maintenant. Oui, c'est papa, ça...
Encore un peu de patience... Hein, ma Lili...
C'est à cause de Sarah ? J.-B. ferait pas une connerie pareille.
-Sa vie, c'est engueulades, biberons, nuits blanches.
Une blonde lui sourit : il plonge.
-Et toi, tu vas sauver son couple ?
Non, c'est gentil...
-Oui. Tu savais pas que j'étais gentil ?
-Si, je sais que t'es gentil. Hein ? Il est gentil, Antoine.
-D'ailleurs, si tu veux parler, je suis là.
-T'as à parler à Antoine, toi ? -On a déjà parlé, Lili et moi.
On se demandait pourquoi cette enquête te touchait autant.
-Tu crois que je vais te raconter ma vie ?
-Pourquoi pas ?
-Alors...
Mlle Lili Nedjaoui
va rencontrer son 1er esquimau. Téléphone.
-Oui, Audrey.
Tu l'entends pleurer ?
Eh ben non.
-Ils ont réparé la machine, mais ça reste dégueulasse.
Ton client a une sale mine.
-J'espère que vous avez très mal dormi.
Et que vous avez pensé à votre fille toute la nuit.
-Il est mûr, là. -On y va.
-Arrête-le !
-Non !
Choc.
On frappe.
-Je suis désolé, mais faut que tu viennes.
-J'ai eu le labo.
L'ADN retrouvé sur la victime n'est pas celui de Vincent Fontanel.
C'est pas lui qui l'a tuée.
-Faut pas t'en vouloir. Tu pouvais pas savoir.
On trouvera le coupable. Y a forcément une explication.
-Alice...
-Foutez-moi la paix ! -Je suis désolée.
-Vous l'avez tué !
-Alice ! Attends-moi !
-L'ADN n'est pas dans nos fichiers. -On fait quoi, alors ?
-Va chercher Candice.
-Candice ?
Elle est où ? Candice ?
-Le commandant Renoir a été très agressif avec le suspect ?
-Vous cherchez à lui mettre la mort de Fontanel sur le dos ?
-Je dois faire un rapport. -Vous voulez sa tête.
-Elle vient de me l'offrir.
-Pardon ? -Oui.
Elle démissionne car elle a poussé un innocent au suicide.
-Il n'est pas innocent. Il est mêlé à la mort de sa femme.
-Cette enquête est trop sensible pour Renoir. Reprenez l'affaire.
-Que savez-vous que je ne sais pas ?
-C'est confidentiel.
Résoudre l'enquête est le meilleur service à rendre à votre chef.
-Et la lettre de démission ?
-Quelle lettre ?
Il frappe.
-Candice ?
Candice !
T'es là ?
Candice ?
Que fais-tu là ?
Eh... Dis-moi.
-Je me suis acharnée sur le suspect.
Tu vois... Il s'est suicidé comme mon père.
-Ecoute-moi bien.
Ton père ne s'est pas suicidé parce que t'es allée voir les flics,
mais parce qu'il battait sa femme
et qu'il pouvait pas enrayer ce cycle de violence.
-Je sais.
Mais... -Y a pas de mais.
Je pensais que t'en avais fini avec cette culpabilité à la con.
-Moi aussi. Je croyais.
Et puis tu vois...
-J'ai fait le forcing.
On aura les fadettes de Fontanel. -Où en est l'appel à témoins ?
-Je les relance.
-Rien dans la voiture de Magali Fontanel.
Celui qui l'a garée a effacé toutes les empreintes.
-C'est les caméras du parking qui m'intéressent.
Toute la semaine dernière.
Putain !
C'est Fontanel.
Réponds, Candice, réponds !
Vibreur.
-Merci.
C'est Antoine. -Et tu réponds pas ?
-Non. J'ai démissionné.
-Pardon ?
T'es sérieuse ? Tu te souviens que je suis au chômage ?
OK.
Tu pourras promener le chien.
-Le pauvre, j'ai oublié de lui donner à manger, hier soir.
Petit pépère.
Les chevaux !
-De quoi tu parles ?
-Je vous ai un peu oubliés.
Mais... hop ! Tu vois, j'ai fini par venir.
-Ah ! Dieu est grand !
Je m'inquiétais. Le docteur est là ?
-Non. -Vous travaillez avec lui ?
-Non, je suis de passage. -Regardez ses yeux de chien battu.
Oui, je parle de toi.
-La clinique est fermée, là. -Barnabé est malade.
Il adorait les papouilles derrière les oreilles, et là, il déteste ça.
-Alors...
Il a quoi ?
Il est irrité, là. Attendez, j'ai peut-être un...
Voilà... J'ai une crème. Ca marche avec tout, ça.
J'en mets sur mes enfants,
ça répare les bobos.
Tiens, regarde.
-Ca a l'air de lui faire du bien.
-Les chihuahuas, c'est mignon,
mais c'est super fragile aussi. -Ceux de Fontanel sont solides.
-Il vous l'a trouvé ?
-Non, son associé. Il a des plans pour des chihuahuas pas chers.
-Vous l'avez vu ? Il s'appelle comment ?
-Je sais pas. Je demanderai son téléphone à Fontanel,
mon amie Andréa veut un chihuahua. C'est une concertiste.
Elle va passer le cap du demi-siècle.
-Excusez-moi.
Oui, Antoine ?
T'as du neuf ? Moi aussi.
Vincent Fontanel faisait un trafic de chihuahuas.
-Le trafic d'animaux est le 3e après les armes et la drogue.
-Ce trafic part des pays de l'Est, de Slovaquie. Achetés 250E,
vendus 1 500E en France. 3 000E avec la caution d'un vétérinaire.
-3 par mois, ça fait 9 000E. Je vais changer de boulot, moi.
-Magali Fontanel vendait des chihuahuas au black ?
-Non, c'est contre ses convictions. Son mari agissait dans son dos.
-Si Magali s'en est rendu compte, elle a dû mal le prendre.
-Le mari n'agissait pas seul. Son complice a pu tuer sa femme.
Alice le connaît peut-être
mais elle veut pas me parler. -Tu veux que j'essaie ?
-Oui. Elle est chez sa tante. -OK.
-C'est quoi, ça ? -Les fadettes de Fontanel.
Sers-toi.
-Zahabu.
Commencez par là, c'est un nom slovaque.
-Non. -Si.
C'est slovaque.
-Tu le connais ?
-Non. Ouais. C'est l'entraîneur de basket d'Alice.
-La soirée rouge à lèvres ?
-C'est pas le genre.
Faites-moi confiance. -On va quand même vérifier.
-Vous faites chier.
On frappe.
-Salut ! T'as oublié un truc ?
-Police, M. Zahabu.
-Que me reprochez-vous ?
Je suis entraîneur de basket.
-Il vous reste des amis en Slovaquie ?
-Regardez. Et y en a d'autres.
-T'es une enflure. -C'est pas ce que tu crois.
-Vous avez donné l'idée à Fontanel de vendre ces chiens au black ?
-Tu protèges quelqu'un ?
-Le 2e nom sur la boîte aux lettres, Viktor, c'est qui ?
-Son frère.
-Il fait quoi, ton frère ?
-Il exporte des produits régionaux en Slovaquie.
-Où il est ? -Je sais pas.
Il ramène un chien de temps en temps.
C'est pas un crime. -Oui, J.-B.
-Magali Fontanel a été tuée. -Mon frère n'a rien à voir avec ça.
-J'espère qu'Alice pense comme vous. Elle a fait le mur.
Elle a pris le fusil de son oncle.
-Il va mourir, ton frère.
-Bougez pas.
Bougez pas !
-Attends, Alice.
-Rien à foutre de ce que tu peux dire ! Il a tué ma mère !
-J'ai rien fait. -Tu magouillais avec mon père !
-J'ai rien fait ! -Tais-toi !
Alice, je suis avec toi.
Je comprends ton envie de lui tirer une balle entre les deux yeux.
-Exactement ! Entre les deux yeux ! -Mais là, tu t'y prends mal.
Là, tu vas juste le blesser. Mets-toi bien en face de lui.
Reste souple sur tes jambes pour contrer le recul de l'arme.
Ton cran de sécurité est bloqué.
Tu veux mourir, toi ?
-Je la connaissais même pas, sa mère.
-C'est dommage de réagir comme ça.
Surtout si votre ADN est sur le corps.
-Si tu nous dis ce qui s'est passé, on en touche un mot au juge.
-C'est un accident. Je vous jure. Il devait y avoir personne.
J'étais venu chercher un clebs.
Sa femme est tombée dessus et elle a pété les plombs.
Elle m'a fait mal, alors je me suis défendu.
Un peu fort, peut-être. Mais c'était un accident.
-Tu l'as étranglée !
-Fontanel est rentré et vous l'avez enterrée.
-Non, je me suis enfui. Il a dû l'enterrer lui-même.
-Pourquoi il a fait ça ?
Pourquoi il a pas dénoncé Viktor ?
-Il se sentait peut-être coupable d'avoir déclenché tout ça ?
-Que vais-je faire maintenant ? -Tu vas trouver ça impossible.
Trop dur, trop moche. Tu vas peut-être baisser les bras.
Mais après, tu vas y arriver.
Je te connais pas beaucoup, mais... t'as ça en toi. Je le sens.
Je le vois.
Et après, tu vas aller à Paris. Tu vas intégrer
ta super équipe de basket.
Et tu vas tomber amoureuse.
Klaxon.
Voilà ta tante.
Prends soin de toi.
-Je sais, je suis encore entré chez toi sans autorisation.
-Tu plaides coupable, c'est mieux.
-J'ai même fouillé dans ton grenier.
Y a des cartons que tu déferas jamais, hein ?
-Oui, c'est une vieille habitude d'expat'.
A peine arrivée, déjà repartie.
-Ca te dit quelque chose, ça ? -Mon premier CD !
-Le mien ! Je te l'avais prêté. Il était là avec les autres...
Cure, Talking Heads, Bashung...
-Le Bashung, il est à moi !
-T'es sûre ? -Oui, alors !
-J'ai trouvé ça aussi.
Il serait temps que t'ailles voir ta mère,
ta soeur, ton frère...
-Pas encore.
-C'est bientôt Noël.
-Le Bashung, je suis sûre, il était à moi.
-QUELQUE CHOSE EN TOI NE TOURNE PAS ROND.
UN JE NE SAIS QUOI QUI ME LAISSE CON.
RIEN NE T'AFFOLE ! ET J'AIME ENCORE MIEUX CA !
JE PREFERE CA !
OUI, J'AIME ENCORE MIEUX CA !
CAR C'EST VRAIMENT TOI. ET RIEN D'AUTRE QUE TOI !
NON, RIEN D'AUTRE QUE TOI. QUE TOI, NON, RIEN D'AUTRE QUE TOI.
Sous-titrage MFP.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.