All language subtitles for Watch Candice Renoir الحلقة الثامنة

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Original subtitles

Celle-là.

-Hmm... -Non.

Euh...

Mais...

Ma bague de fiançailles vient d'ici ?

C'est top secret.

-Celle-là. -Non.

C'est trop.

C'est pour la vie.

Essayez-la.

-Oh... -Hmm ?

Oui.

En même temps, je t'épouse pas pour ton argent.

-La caisse ! -Stop !

Police !

Les pinces.

Oui, oui.

Approchez la voiture.

Bien reçu.

T'as des méthodes, toi.

Je t'aurais pas embrassé.

Elle soupire.

Elle est à combien ?

What you want, baby, I got.

What you need, you know I've got it.

All I'm asking is for a little respect when you get home.

Hey baby, when you get home.

Mister.

I ain't gonna do you wrong

while you're gone.

I ain't gonna do you wrong.

Déclics de l'appareil photo.

Anette Granier, 41 ans.

Elle soupire.

Fan de parfums.

Pupille dilatée.

Salivation de la bouche.

Température très basse.

Elle s'est grattée au sang.

Poison.

Heure du décès ?

Je dirais hier soir.

La PTS va analyser ça.

Surtout pas, les poisons, c'est mon violon d'Ingres.

Comme le tueur.

Un verre, un couteau, une fourchette,

une tasse :

célibataire.

Elle bossait chez Lacombe.

Le parfumeur ?

-Oui. -Les pauvres !

C'est noyade ou poison...

C'est vrai, t'es pas d'ici.

Je vais longtemps être

-la Parisienne ? -L'Albatros,

il a fait naufrage.

Avec à bord des employés de Lacombe.

La gardienne l'a trouvée, les clés étaient dedans.

-Ca va ? -Oui.

-Une chaise ! -Oh, ça va.

Ce sont les émanations du poison. Ca va aller. Ouf !

J'ai le remède.

Ah...

Grésillements.

C'est quoi ?

-Un bon steak. -Non merci.

Pas de steak.

Oh...

Elle en veut pas.

-Elle délire. -Ca va.

Ca fume !

Oui, t'as raison.

L'eau coule.

Allez...

On sort tous.

Samy, t'aéreras.

-Ca va ? -Oui, ça va.

Explique.

Le détecteur de fumée est

-une caméra. -T'as vu à travers ?

Ca a fumé, il a pas sonné.

Et ça se met pas dans une cuisine, ou dès qu'un truc cuit, ça sonne.

C'est une caméra ?

J'avais vu ce modèle sur Internet quand Emma... Bon !

Ca marche par wi-fi.

Le récepteur SD doit être dans un rayon de 30m.

Vous, cherchez dedans.

JB et moi, on sort.

Regarde la camionnette.

-Attention ! -Stop !

Coupez le moteur ! Allez !

Sortez, mains sur la tête !

Ecoutez...

Plus tard. Venez là, tournez-vous.

Tiens.

Lionel Favier, employé

-chez Lacombe. -A la sécurité.

Dans un combi ?

Je ne peux rien dire.

-On enquête pour meurtre. -Comment ça ?

Rien remarqué ?

J'ai relevé la carte SD, pour visionnage.

Par qui ?

Voyez la PDG, Géraldine Lacombe.

-On a tué Anette ? -Pas de question.

Bon, refus de parler.

Je note.

9h27 : vous êtes en garde à vue.

Fais son audition.

Il y a pire, comme usine.

Le premier cadeau de mon mari, c'était un parfum Lacombe.

On est en pèlerinage ?

Respectez les délais.

Toutes fraîches, M. Lacombe.

J'ai foncé pour vous les livrer.

-Incroyable. -Changer

de fournisseur, c'est risqué.

Désolée, l'atelier historique est fermé.

Non, tant mieux.

Donnez-moi votre avis.

Peu importe leur aspect, c'est pour le nez.

Ca sent le citron.

Avec une note de miel.

-Oui. -Géraldine,

il nous les faut.

Augustin, vois avec eux.

Vous avez du nez, Madame... ?

Police.

Mauvaise nouvelle : Anette Granier a été tuée.

On a arrêté Nicolas Favier.

Ca avance ?

Hmm... aconitine.

-Plus classieux que l'arsenic. -M'offre plus de café.

Regarde. C'est pas beau ?

Le "casque de Jupiter".

Le plus vieux des poisons.

Les Grecs le disaient né de la bave du chien Cerbère.

Dis ça aux Granier.

C'est le poison que Médée, épouse du roi Egée,

tenta de donner à son beau-fils.

Grande empoisonneuse mythologique.

Et sinon, ça s'achète où, ça s'utilise comment ?

Profane.

Il y a 2 mois, une page d'un document

top secret a été oubliée dans la photocopieuse.

C'était Anette Granier.

On l'a su grâce à son badge.

Pourtant, elle avait 20 ans de maison.

Elle a travaillé pour Edmond, puis pour mon mari,

Michel.

Qui lui a succédé.

Et après sa mort, pour moi.

Qui l'a fait espionner ?

Moi, je dirige cette maison.

Vous ne vous rendez pas compte.

Excusez-moi, mon Parkinson me ralentit.

Regardez... En rouge, nos usines, toutes françaises.

En vert, ce sont nos boutiques.

Ca fait 4 000 personnes.

En vendant nos secrets, elle menaçait ces emplois.

-Favier avait carte blanche. -Ca inclut le meurtre ?

Mais non !

Je voulais qu'on porte plainte.

On n'est pas des mafieux.

Bien sûr.

On l'aurait tuée par balle, ça aurait été différent.

Mais on a utilisé un poison

pulvérisé en spray. Un poison extrait d'une fleur.

Et ici, on les aime.

Vous pouvez prouver sa culpabilité ?

Elle a volé quoi ?

Si j'ai le projet le 25, ça me va.

On est pressés.

Polissez le verre à la flamme.

Mais le peignage de la soie, nos meufs le font.

"Nos meufs"...

Papi, tu préfères :

"Nos géniales ouvrières" ?

Voici la police.

Adam nous a rejoints au décès de son père.

Il dirige le service "Flaconnage" et dessine lui-même nos flacons.

Qu'a photocopié Anette ?

Des plans.

On va bientôt lancer Calice,

un nouveau parfum, donc un nouveau flacon.

Moi seul ai les plans, et elle me les a pris.

Des contrefaçons pourraient sortir en même temps

-que le vrai. -Pire.

Même avant les vrais.

On doit marcher à l'intox.

J'ai même conçu un faux flacon dont on a laissé fuiter les plans.

Faites voir.

Je vous en prie.

Le commandant seulement.

Ca, c'est le faux.

-Magnifique. -On doit y croire.

Et...

Le vrai.

Waouh...

Sublime mobile de meurtre !

Sirène.

Alors, voilà Mata Hari dans toutes ses oeuvres.

S'entraînant à des tortures barbares.

Préparant un explosif artisanal.

Buvant la potion qui rend invisible. Mais ça marche pas.

Et là, attention, le meurtre.

On n'apprend rien du tout.

Je vois mal Favier ou Lacombe la tuant.

Si elle les a trahis.

Voilà un relevé de compte d'Anette Granier, suisse.

Dépôt de 50 000E il y a 15 jours.

Par une société domiciliée

-aux Caïmans. -Ca, c'est pour la DCRI.

Titi qui tue Tata, on fait, mais un truc intéressant, non.

Experte en paradis fiscaux ?

80% des contrefaçons de parfums viennent d'Asie.

Anette a dû vendre ça à des Chinois.

On refouille chez elle.

Ses complices ont dû laisser des traces, chinois ou pas.

Elle pouvait avoir 2 téléphones.

Elle attendait le flacon Calice.

Bingo !

C'était planqué dans les papiers de sécu.

Fiche du flacon et traduction en chinois. Chrystelle avait raison.

On transmet à la DCRI.

Candice...

Il soupire.

Tu fais quoi ?

Anette Granier n'a jamais vendu ces plans.

Regarde.

Elle classait ses flacons par taille.

La place du Calice.

Mais le faux, car le vrai devrait aller là.

-On aurait... -Mis les plans chez elle.

C'est pas une espionne.

Elle a été piégée.

Favier est sorti ?

Oui, il a avoué la surveillance, pas le meurtre.

On le réinterroge. Il a dû piéger Anette Granier.

Ma montre... Le fermoir est cassé.

-Tu veux l'heure ? -Non, je veux mon heure.

Et on interrogera Géraldine Lacombe.

Elle est là.

Oh, j'ai rencard !

T'as rencard ?

Tu sais comment Néron tua son frère ?

Il fit appel à Locuste, un alchimiste du crime,

qui lui prépara une mixture d'amanites.

Ca a été radical.

Pourtant, à petite dose, ça fait plutôt planer.

Question de dosage.

Hmm...

Excuse-moi.

Pff ! Ce meurtre, c'est pas gagné.

Je vais prendre...

Un mojito.

Je vais me soûler.

Pourquoi ?

Pff...

L'angoisse.

Avant, j'avais...

un amant, deux prétendants.

Tandis que là...

je suis seule.

Oh... pas seule, libre.

Non, libre, c'est une place de parking. Moi, je suis abandonnée.

Je suis frustrée.

J'ai failli embrasser

-Antoine. -Le pauvre !

Oh, ben... Merci. Il en a vu d'autres.

Ah bon ? Au boulot ?

Ah oui. Il y a eu Pascale, ma copine que tu remplaces.

Laurence, des stups, avec...

-La mèche. -Oui.

Et puis sans doute Attia.

Elle est en cloque de lui !

-Attia enceinte ? -Ou elle porte une bouillotte.

Non, crois-moi, j'ai l'oeil.

Attia attend un bébé ?

14 semaines sans elle, ça se fête, non ?

Beau gosse, deux tequilas.

Il frappe. M. Favier, police !

Pas de bagnole.

Il y a rien qui bouge.

Il doit être en cavale.

J'ai pas dormi, elle a toussé toute la nuit.

Et quand elle a arrêté, j'allais voir si elle respirait.

Je faisais ça aussi. Mais les enfants, c'est super résistant.

-Ah oui ? -Oui.

Vivaldi. Appelle Lacombe.

-Je veux voir Géraldine. -OK.

-Antoine ? -Il a filé.

J'appelle un serrurier.

Laisse tomber.

Salut. Tu fais quoi ?

C'était pas verrouillé. Reste là si tu veux.

Quelqu'un marche dans le couloir.

Vous êtes bien consciencieuse.

Lire l'intégralité de la circulaire "Animaux errants".

Vous cherchez quelque chose ?

Une bouillotte.

Une bouillotte.

-Géraldine est là. -Elle a grossi.

Qui ?

-On traque pas les kilos. -Elle est enceinte.

Enceinte ?

-Moi aussi, j'ai pris. -Enceinte !

J'ai l'oeil.

OK.

Oh...

-Antoine ! -Quoi ?

Espionnage industriel ? Je vois pas ça.

Vivaldi.

Antoine ?

Favier et Granier étaient ensemble et ne se cachaient pas.

Géraldine n'en a pas parlé.

Ils ont rompu, elle a dû le plaquer.

Il la pistait partout.

Il l'aurait piégée.

Par vengeance.

Oui, on dirait un bon vieux crime passionnel.

Il faut voir.

-Retrouvez Favier. -OK.

Du temps de Mao Zedong, le parfum était interdit.

Depuis, le marché explose.

Notre 1re boutique a été ouverte en 2008 à Shanghai,

par Michel Lacombe.

Désolée, une pause s'impose.

Diane, faites la visite.

S'il vous plaît.

Vous avez caché la liaison entre Anette et Favier.

Pour tenir la maison éloignée d'un fait divers ?

-Ca m'était sorti de la tête. -Ah oui ?

Et qu'il accuse son ex...

C'est pas lui qui l'a dénoncée, c'est parti du document oublié.

Elle n'a rien fait.

Il l'a piégée.

Je ne sais pas quoi dire.

Ils avaient rompu après le naufrage.

Le naufrage de... de l'Albatros ?

Ma famille et 30 salariés y étaient.

Mon mari s'est noyé.

Mon fils a été traumatisé, j'ai survécu dans des conditions...

Oh... je suis désolée.

Ensuite, ça a été difficile.

Pendant un temps, je n'étais plus moi.

Diriger la maison m'a aidée à surmonter ça.

Mais Anette et Lionel... ce n'était pas ma priorité.

Favier a laissé un mot d'adieu dans son bureau.

Vous avez pas un grenier, des caves, où se pendre ?

Les Murano, ils sont où ?

Je sais pas.

-On verra après. -C'est lourd.

Il y a un lac ?

Méthodique, le gars.

Il a pris des somnifères.

Il a mis les presse-papiers dans ses poches. Ca pèse lourd.

Et il s'est menotté.

-Un meurtre ? -Non, il n'a pas lutté.

T'es attendu.

"Je veux en finir.

"Je ne peux pas vivre en lui ayant fait tant de mal."

Super clair ! Il l'a tuée ?

C'est pas forcément des aveux.

Vois avec les vidéos saisies chez lui.

J'appelle mes enfants.

-Salut. -Salut.

-Ca va, pas trop débordé ? -Tu veux quoi ?

J'avais besoin de voir ta patronne.

Elle est partie voir son mec.

-Pas grave. -Je connais ses dossiers.

Salut.

-Alors, ces vidéos ? -Dis-moi...

T'as sorti un mytho à Canovas.

Je me suis rancardé. C'est Casanova, le mec.

Casanova ?

Tu kiffes Candice ?

-Arrête. -Si, tu la kiffes.

-Bon, JB, lâche-moi. -OK.

Si tu kiffes...

Va plutôt baiser ta femme. Ca changera.

Retire ça ou je t'en colle une.

-Vas-y. -Du nouveau ?

-Non. -Oui.

Oui ou non ?

Favier a un mobile.

L'amant d'Anette. Il a pas supporté ça.

Rêvant de l'étrangler, il l'asperge de poison.

Ce soir-là, il était avec sa mère.

On a vérifié.

Alors, c'est l'amant. Regardez.

Son porte-clés a un logo.

Visible comme une patte de mouche.

Explorez cette piste, tous les deux.

Il y a une femme là-dessous !

Il est...

pas électricien.

Pas poissonnier.

Rire de fillette.

Oui, bébé.

39,8 ?

Tu l'as baignée à 38 ?

Non, je pourrai pas.

Non, je peux pas.

Je te laisse, bon courage.

Pas quincaillier.

Oh...

JB... café fort, deux sucres.

Quelqu'un entre.

Alors ?

JB est expert en mouche. Il a le nom et l'adresse.

Son nom ?

Barthès.

Bien.

Belle équipe.

T'es con, mais t'es mon pote.

Si tu la kiffes, va lui dire.

Ou Canovas va la choper.

T'auras plus qu'à coller des photos d'elle sur les murs.

Va la voir.

Bruno, décale-toi de 5m sur la gauche.

-M. Barthès ? -Oui.

-C'est moi. -Commandant Renoir.

Il s'agit du décès de Mlle Granier.

-Il fallait nous prévenir. -De quoi ?

-Votre liaison. -Ca va pas, non !

Je l'embrassais pas, je lui disais ce que

-je pensais. -Pourquoi ?

Elle défendait les Lacombe.

Ces salauds ont tué mon gosse.

Clément avait 25 ans. Il bossait pour Lacombe.

Pour la croisière,

ils ont tiré au sort 30 employés pour y aller.

Clément a été choisi.

Il était sur un nuage.

Il ignorait la suite.

Les assurances nous ont dit comment...

Lacombe l'a envoyé chercher un truc

dans sa cabine lors du naufrage.

Il est resté coincé.

J'ai porté plainte contre Edmond Lacombe.

Anette connaissait Clément.

Un jour, elle a baratiné ma femme.

Lacombe était prêt à payer.

Du fric pour une vie !

Depuis sa mort, Nicole...

elle vit plus.

Alors, Anette lui a fait peur.

Lui disant qu'on perdrait.

Et Nicole a craqué.

D'où votre visite.

Je lui ai tout sorti.

Qu'elle était du côté des riches.

Et je lui ai passé le message.

Quel message ?

Clément m'a appelé du bateau.

J'ai eu son message...

qu'après.

Anette l'a écouté.

Là, elle a compris.

Et l'a copié.

-Copié ? -Oui, sur son portable.

Vous l'avez ?

Allô, papa !

Alarme. Le bateau coule.

Le couloir est penché, la lumière...

Il fait noir, non, il y a des veilleuses.

Je sais pas quoi faire. J'arrive pas à monter.

Au secours !

Ah... on bascule !

Je m'en sortirai pas.

Je vais mourir.

Il pleure.

Je vous aime, vous savez.

Bruit d'eau et cri.

Ce soir, j'appelle mes enfants.

Et...

Il était dans le mobile d'Anette ?

Oui et non.

Il a été effacé 3mn après le meurtre.

Par le meurtrier.

Pourquoi ?

Ludovic a tué Anette et effacé ses traces.

Il ne nous en aurait pas parlé.

Il y a quelque chose dans le message.

Vas-y, remets.

L'adieu d'un gamin à ses parents.

Remets.

...des veilleuses.

Je sais pas quoi faire. Cri.

Là, t'as entendu ?

-Je sais pas quoi faire. -Au secours, on m'a enfermé !

"Au secours, on m'a enfermé."

Au secours, on m'a enfermé !

C'est complètement ésotérique, ta piste.

Enfermer quelqu'un lors d'un naufrage, c'est criminel.

Le crime parfait.

Un coup de clé, ni vu ni connu, un mort de plus.

Mais Anette reconnaît la voix et comprend.

Et on la tue.

Le seul suspect, c'est Barthès.

Oui.

Rêvant de l'étrangler, il l'asperge de poison.

-Très crédible. -OK, mais ça, j'y crois pas.

Je vais traquer les acheteurs d'aconitine

-sur le Web. -A toi le tangible.

-A nous l'ésotérique. -Il a raison.

Je veux un oeil critique sur mon travail.

Le couloir est penché.

La lumière... Il fait noir. Non, il y a des veilleuses.

-Je sais pas quoi faire. -Au secours, on m'a enfermé !

Vous connaissez cette voix ?

-Tu veux... -Non.

On m'a enfermé !

C'est Michel, c'est mon mari.

C'est pas possible.

Il s'est noyé près d'Adam,

en voulant le sauver. Il y a beaucoup de témoins.

Il n'est pas mort ainsi.

-C'est sa voix. -Et alors ?

Il a pu rester coincé, puis réussir à sortir.

On ne l'a pas tué.

Vous ignorez ce que c'est de voir les gens mourir autour de vous...

Et ça vous amuse de me tourmenter ?

Selon le rapport, c'est un navire de la société de sauvetage en mer

qui a repêché Michel Lacombe.

Et d'après les témoins, il est mort entre 22h30 et 35.

Clément appelle son père du pont 3 à 22h32...

C'est pas possible.

Michel peut pas sortir

de la cabine, courir dans le couloir, descendre l'escalier,

courir sur le pont, sauter, en moins de 3mn, impossible.

Tu peux pas mourir en 2 endroits à la fois.

C'était pas Michel.

Si, Géraldine l'a reconnu.

Par erreur.

C'était il y a un an.

Avec le temps, la voix s'estompe.

Ttt...

J'ai eu 8 en maths.

T'écoutes ?

Choc.

Oui, oui.

Les parents de Clément m'invitent à Megève.

J'ai juste à payer mon forfait

-et le train. T'es OK ? -Non.

Remonte déjà ta moyenne de maths.

Coups à la vitre.

Oh... Antoine...

Je passais dans le coin.

Ben, rentre.

Je suis venu m'excuser, j'ai été obtus sur ta théorie du navire.

Non, mais t'as raison.

J'ignore où va cette piste.

Je sèche.

Enfin, j'admire ta persévérance.

Au début, ça a été dur.

J'ai eu du mal avec toi, ça allait pas.

Mais...

Cette année, je me dis qu'on forme une bonne équipe, tu vois.

T'es un bon flic.

Et...

t'es une femme...

Maman ! Et le bisou ?

-Salut. -Je vous ai fait des bisous avant.

-On a soif. -De limonade.

Cassez pas la machine.

Bon ben, Antoine...

tu t'en occupes ?

-Voyons voir. -Visse-la.

-Comme ça ? -Oui.

Rajoute les bulles.

Là... Bouillonnement.

-Voilà. -Attends.

Refais ça.

Encore.

Encore.

-Ce sera trop gazeux. -On va se changer

-en montgolfière. -En montgolfière.

Lacombe a été transformé en montgolfière.

Quoi ?

On fait une super équipe, t'as raison.

Vous êtes prêt ?

C'est quoi ?

Un objet dont l'odeur va raviver les souvenirs.

Ca sent le... synthétique.

Le sel, l'iode et...

l'essence. Une odeur marine.

C'est ça... Allez.

On y va.

On va retourner sur l'Albatros.

Vous venez de sauter à l'eau.

Cris.

Oh... Ah...

Papa !

Mon père m'a apporté un gilet.

Il s'est noyé pour me sauver.

Petit, je le détestais, il s'intéressait pas à moi.

Sauf en public, quand il jouait les pères modèles.

Il est mort...

pour moi.

Remettez le masque.

Pardon...

Voilà.

On se reconcentre.

On retourne un peu avant.

Vous voyez votre père dans les phares d'un canot de sauvetage.

Oui, il est...

-Il m'appelle. -Comment ?

-Par un signe des bras. -Il crie votre nom ?

Avec tous les bruits...

-Vous l'avez vu nager ? -Nager ?

C'est moi qui ai nagé.

-Pourquoi ? -Ayez confiance.

Allez, on se reconcentre bien.

On y retourne.

C'est bon ?

L'eau...

Comment est l'eau ?

Il y a des vagues.

-De l'écume. -C'est blanc ?

Bouillonnement.

Non, je...

C'était...

des bulles.

Je comprends pas.

Parlons du visage de votre père.

Non.

C'est bientôt fini. Faites-moi confiance.

Le visage de votre père.

Est-il rouge ? Marqué par l'effort ?

Non, il est...

pâle, livide.

Et son regard ?

-Je ne veux pas... -Examinez ses yeux.

Il est mort.

Il est mort.

Oui.

Il était déjà mort.

Il s'était noyé dans la cabine.

Quand la coque du bateau s'est fendue,

avec son gilet, il est remonté et s'est retrouvé près de vous.

Dans la nuit et les vagues,

les cris, il vous a semblé vivant.

J'ai...

J'ai vu ce que j'avais toujours voulu voir ?

Mon père venant me sauver.

On frappe.

Michel Lacombe a dit à la presse : "La maison Lacombe devrait

"s'ouvrir à de nouveaux investisseurs."

C'est une entreprise familiale.

Tous étaient sur l'Albatros.

Continue à chercher.

Lili a une bronchiolite.

-Oh, galère ! -Je prends 2 jours ?

Euh... mais... ta femme ?

-Elle a géré la gastro. -J'ai besoin de toi.

Oui, alors que ma femme fout rien, c'est une femme, forcément.

Mauvaise mère.

-Je l'appelle. -Vas-y.

-Maintenant ? -Oui, vas-y.

-Sûre ? -File.

Aco... aconinitas... nitos ?

-On va chez Lacombe. -Gracios.

Gracias.

Ca avance ?

Aucun Français n'achète d'aconitine.

C'est mieux que vos eaux troubles.

Mon Dieu...

-Il avait des ennemis ? -Il était têtu.

-Un conflit sur le bateau ? -Oui, avec moi.

J'ai eu des mots avec lui.

Il allait vendre ses parts de la maison.

Pour s'enrichir, pas par stratégie.

La solidarité des Lacombe, il s'en foutait.

Je me demandais parfois si c'était mon fils.

Quelqu'un l'a menacé ?

-On était furieux. -Même les employés ?

Sa mort vous a arrangés. Ca a écarté la menace.

La famille est restée unie, les employés aussi.

Enfin, l'entreprise.

Chez les employés...

Il y en a eu un véhément ?

-J'ai oublié. -Un syndicaliste ?

J'ai oublié.

Vous étiez le seul syndicaliste sur l'Albatros.

Vous en vouliez à Michel ?

Ouvrir le capital, ça veut dire délocalisation, plan social.

-Ca vous a fâché ? -Evidemment, pas qu'un peu.

Les entreprises familiales résistent mieux à la crise.

Michel... il pensait qu'à lui.

La liste des suspects s'allonge.

On fait quoi ?

On auditionne tout le monde

-pendant six mois ? -Bonne idée.

Je vais demander à Attia de te déférer sur ce dossier.

Non ? Non...

On va changer de méthode.

On va faire comme les pêcheurs...

On va poser un appât.

J'achète des asticots ?

J'ai plus appétissant.

Une rumeur.

Oui, M. le procureur.

La lettre était pas chez elle, elle doit être ici.

Oui.

Le témoin est formel.

Ah oui, ah ben oui.

Il a dit qu'Anette Granier savait qui a tué Michel Lacombe.

Elle l'a écrit... noir sur blanc.

La lettre doit être dans son ordinateur.

On a le feu vert ? Bien !

Merci, M. le procureur.

Ce naufrage a dû être dur.

Je fais encore des cauchemars.

-Et avec le... -Meurtre.

Oh, c'est bientôt fini.

Anette Granier a changé le mot de passe, mais un expert va nous cracker ça.

Un expert de Lyon.

On n'a qu'un expert pour tout le Sud.

Il sera pas là dans les 2h.

Vous savez pas le cracker ?

Da, aconitine.

Fransouzki clienti.

Panimaiech ?

Nié panimaiech.

You understand Interpol ?

Oh... Oh, now, you speak english.

I send you a mail and you send me back the clients list.

Panimaiech ?

Spaciba, bistro.

Dankeshon.

Elle toque. Police !

On vient juste vérifier quelque chose.

Ne prévenez personne. Bonsoir.

J'espère que ça va mordre.

JB, putain !

Tu rates rien.

Détends-toi.

Fait chier.

Il assume pas.

Ou il bosse ou il garde sa fille.

Oui.

Justement...

Puisque j'ai Lucas, je prendrais bien le mercredi.

-Ah bon ? -Hmm.

Ben, ça va être compliqué.

-Car t'es pas là ? -Chut !

Elle soupire.

En coréen.

Sha... sha... Bip.

Pouh...

C'était rapide.

Je voulais la liste du mois, pas de l'année.

Alors...

Putain...

Réponds !

Réponds !

Merde ! Candice, c'est moi.

Je sais qui c'est.

Chrystelle !

Rappelle-moi d'urgence.

Porte.

-Mains en l'air ! -Quoi ?

Il me fallait...

L'ordinateur d'Anette ?

Lâchez ça. Lâchez ça ou je tire.

Tirez.

-Lâchez ça ! -Non !

Tirez !

Tirez ou je pulvérise.

Tant pis.

J'aurais préféré.

-Non ! -N'approche pas !

Une ambulance !

-Il faut trouver de la tropine. -Et où ?

Je l'ai lu ça...

C'est contre les maladies du tube digestif,

cardiaques, Parkinson...

-Parkinson ! Le beau-père en prend.

Elle suffoque.

Bips.

La maison avant tout.

Michel m'a déçue. La maison, jamais.

-Et Anette ? -Elle avait deviné.

Que pouvais-je faire ?

Edmond est âgé et Adam est un artiste.

Si j'étais arrêtée, qui prendrait ma place ?

Et que va devenir...

la maison ?

Calice va-t-il marcher ?

Sirène.

Ben... vous faites quoi ?

Géraldine est à l'hosto.

Merde ! Et l'arrestation ?

Elle a juste voulu se tuer et on a failli être empoisonnés,

-sinon, ça va. -Moi qui galérais.

Et Lili ?

C'était qu'un gros rhume, la stagiaire de la crèche a déliré.

Bien pouponné ?

-Un sujet pour Attia. -Ah ben oui.

-Pourquoi ? -Pourquoi ?

-Non ! -Oui.

Téléphone. Capitaine Dumas.

Ah, salut.

-(C'est qui ?) -(Canovas.)

(Je rentre à la maison.)

Elle vient de partir.

Elle tient pas en place, on l'appelle Speedy Barbie.

Voilà.

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