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-Berk ! -Berk.
-Berk. -Berk.
-Berk. -Berk.
-Berk. -Berk.
-Vous jouez à quoi ?
Qu'est-ce qui schlingue comme ça ? Montez dans la voiture.
-Soupe aux choux, 3 fois par jour.
Ma coiffeuse a fait ça.
Elle a perdu 10 kg.
-2 jours que ça pue. Je peux venir chez toi ?
-C'est pas prévu.
Comment tu fais pour avaler ça ?
On se dépêche. -J'ai mis des herbes
pour l'améliorer, mais ça reste
du chou. -Pour améliorer tes maths,
t'as prévu quoi ? -Je m'en fous des maths.
Je veux être cuisinier. On y va ? -Tu as tout ton temps
pour te décider. -C'est décidé.
Maman est OK. -Hein ?
-Attends. -Tu dis que ta famille
a voulu t'empêcher
d'être flic.
Rire gêné.
"Respect".
-What you want, baby I got. What you need,
you know I got it.
All I'm asking
is for a little respect when you come home.
-Just a little bit. -When you get home.
-Just a little bit.
Just a little bit.
-I ain't gonna do you wrong
while you're gone. Ain't gonna do you wrong.
-Bonjour, la messagerie d'Hervé. On commence à bien se connaître
toutes les deux. J'espère qu'il va bien et j'espère
qu'il va me rappeler aussi, voilà. Tchao, tchao.
Candice, avec un C comme conne !
-Je pourrais avoir vos P.-V.
avant midi ?
-Les miens sont sur ton bureau. -OK.
Redonne-moi les mêmes,
sans fautes d'orthographe.
-OK. Chouquettes ? -Non.
-"Ce matin,
"à 11 h 11, monsieur..."
-"Van Der Vaeren
"va mourir."
-J'ai le même.
-Vous l'avez eu ?
-Hum. -Au travail, vite.
-Ca ressemble à une blague.
Vandermachin existe peut-être pas.
-Si. Christian Van Der Vaeren est le PDG d'une mine
de bauxite à Pézenas.
-Voilà. -On appelle, alors.
-L'appeler ? Bien sûr.
"Bonjour M. Van der Vaeren. Vous allez mourir aujourd'hui.
"Vous inquiétez pas, on connaît l'heure, 11 h 11."
-On va y aller. -Vite, il est déjà
10 h 30.
-M. Van Der Vaeren ?
-Non, c'est lui. -Appelez-le, c'est une urgence.
-Patron ?
-Oui.
-2 flics veulent vous voir.
C'est urgent. -Je bosse, moi.
-Merci.
-Commandant Renoir. Descendez immédiatement,
c'est un ordre. -Le patron, c'est moi. C'est pas
une gonzesse qui va m'en donner.
-Fermeture administrative
de la mine, ça vous tente ?
-Je vais vous poser quelques questions.
Vous êtes ici depuis longtemps ?
-Oui.
-Pas de dysfonctionnements récemment ?
-Il va où, lui ?
Arrêtez !
Le camion va l'écraser !
Arrêtez !
Arrêtez !
Hoooo !
-Ca va pas !?
Vous êtes dingue !
-Qu'est-ce qui te prend ?
-Ben...
Euh... pff !
Il a failli l'écraser.
-"Ce matin, à 11 h 11,
M. Van Der Vaeren va mourir."
C'est pour ça que vous venez jouer aux cow-boys chez moi ?
Des menaces à 2 balles ? Vous êtes tarés !
-Calmez-vous.
-11 h 12. Toute bonne chose
a une fin.
-Ma grosse,
je vais en parler au préfet. C'est à ça que servent mes impôts ?
Je t'en foutrais, va !
Aïe !
-Merde. -Crise cardiaque.
Appelez les secours !
-Allez.
Allez !
-Ils devraient pas tarder.
Alors ? -Il revient pas.
-Arrête.
Arrête. -Non !
-Candice, c'est terminé.
Allez,
viens.
C'est terminé.
-Cardiaque ! Il était cardiaque !
Vous comprenez ?
Vous l'avez stressé, il a fait
une attaque.
-Calmez-vous.
-Sans elle, il ne serait rien arrivé.
Porte.
-Oui, je sais. J'ai merdé.
-Je vous aime pas, Renoir et vous le savez.
Si vous étiez responsable, je vous chargerais.
Vous n'y êtes pour rien. Allez vous reposer.
Demain, il fera jour.
-Candice ?
On a trouvé l'origine du mail. Candice ?
Tu vas pas le croire.
Ca vient de l'hôpital, service de cardiologie.
-Ca n'a pas de sens.
-C'est pour ça qu'on y va. -Toi, tu y vas. Moi, je rentre.
Hooo !
-Monte, je te ramène.
T'as vomi ?
Ou alors quelqu'un connaissait Van Der Vaeren à l'hôpital
et a voulu le faire payer. Tu en penses quoi ?
C'est là que j'ai commis mon 1er meurtre, une blonde.
Je l'ai enterrée là.
-On est à l'hôpital, là. Tu devais me déposer chez moi.
-J'ai oublié. Viens avec moi, après je te ramène.
-Sûrement pas.
-Quand on tombe de cheval, il faut remonter tout de suite.
Alors, est-ce que vous connaissez cet homme, Nathalie ?
-Oui.
C'est M. Van Der Vaeren.
-Vous le connaissiez bien ? -C'est un patient.
Il était là hier
pour un rendez-vous.
Le Dr Gribi était en retard.
Il était en colère. Docteur ?
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ces gens...
-Capitaine Dumas, je suis de la BSU de Sète et voici le...
Le commandant... On enquête
sur la mort de M. Van Der Vaeren, un de vos patients.
-Le défibrillateur d'hier ?
Que lui est-il arrivé ? -Crise cardiaque hier.
-Pourquoi vous enquêtez ?
-Un mail a annoncé sa mort 1 heure avant. Il émanait de vos services.
-Ridicule, c'est une erreur.
-Je vais devoir accéder à vos ordinateurs.
-Vous avez entendu parler du secret médical ?
-Mais qu'est-ce qui lui arrive ?
Ca va aller ? -Ca va.
-Ca y est, elle reprend des couleurs.
-Ca fait longtemps que vous vous affamez
comme ça ? -Euh...
2-3 jours.
-Prenez ça, ça vous fera du bien. -Merci.
Mmm !
Elle est bonne, cette papaye.
Vous l'avez trouvée où ?
-Notre chef les a rapportées
des Seychelles.
-Vous savez ce que vous risquez avec votre régime débile ?
On a assez de boulot comme ça avec les vrais malades.
-Ca l'a pas détendue, les vacances. -Ici, on perd vite
le bénéfice des vacances.
-On est sous pression
du matin au soir.
Je dois y aller, Gribi m'attend.
-Dépêche.
-Gribi non plus n'est pas commode. Il donne pas envie d'être malade.
-C'est un bon médecin.
En ce moment,
c'est dur. -Un patient décédé le lendemain
de son examen, c'est gênant.
-Vous savez ça, vous ?
C'est vrai que depuis 8 jours,
faut pas le chercher. -8 jours ?
-Hum.
-Moi, je vous parlais de ce matin.
-Ouais. Hum, hum.
-Alors ?
On en est où ?
-Il refuse qu'on saisisse l'ordinateur.
Il appelle son avocat. -Mets-lui les points sur les i.
-T'as raison.
-Ouais.
-Je peux lui parler, s'il vous plaît ?
-Je vous le passe, maître.
Tenez.
-Capitaine Dumas, à qui ai-je l'honneur ?
Oui, bonjour.
Euh... oui. Oui, oui, oui.
Oui, c'est... c'est préférable.
D'accord, oui.
Au revoir.
-Merci.
-On y va.
-Non. Je dois prendre les dossiers des ordinateurs.
Depuis quand l'avocat fait la loi ? -On se casse, je te dis.
-C'est qui, l'avocat ?
-Avocate, Me de l'Estang, ténor du barreau de Montpellier.
Pas commode. -Et ?
-Au moindre faux pas, elle écrase l'enquête.
-T'as peur d'elle ? -Non. Je mets les chances
de notre côté. -J'ai pas peur des avocats.
Je les mange crus le matin, moi. -Reste sur la soupe aux choux.
-Un autre patient est mort il y a 8 jours en sortant
de chez le cardio.
-Tu sais qui c'est ? -Non. On n'a pas accès
aux données de Gribi. -On va trouver
autrement.
-Je vais chercher les décès des derniers jours.
Portable.
-Laurent.
Oui, Laurent ?
Le rendez-vous ?
Bien sûr que je me souviens du rendez-vous.
Je suis dans la voiture.
Je cherche une place.
Dès que j'ai trouvé la place, tu me vois.
Tu me prends pour qui ? A tout de suite.
-6/20 ! Je l'ai fait travailler tout le week-end.
-C'est pas si grave. Jules sait ce qu'il veut faire, c'est bien.
-Comment ça ?
-Mme Michal parle de la cuisine.
-Il est plus épanoui depuis qu'il a trouvé une vocation.
-Il pense ça aujourd'hui. A son âge, je voulais
être prof !
-Vous voulez dire
que vous n'adhérez pas
à son projet ? -Si.
-On veut qu'il passe son bac avant. -Oui.
-Pourquoi accepter qu'il fasse
une 3e DP6 ? -Une quoi ?
-Une 3e qui prépare à l'entrée au lycée professionnel.
-On veut pas qu'il fasse de lycée professionnel.
-Mme Renoir a signé
le formulaire.
-Pourquoi tu m'as rien dit ?
Hein ?
-Je peux voir le formulaire ?
Merci.
-T'as pas signé ça ?
"Renoir".
-Comment t'as pu signer pour moi ?
-Pour te rendre service.
Tu es débordée. -Tu savais que je dirais non.
-Tu dis toujours que je dois
prendre confiance en moi. -Arrête ! T'as imité ma signature !
Tu as menti. Tu m'as ridiculisée au collège ! Tu m'as fâchée
avec ton père. -Pour ça,
pas besoin de moi. -Tu vas aller
en seconde et passer ton bac.
C'est clair ?
-Tu es énervée. Demain, tu verras que t'as tort.
Passe-moi le sel. -Non ! Tu arrêtes de cuisiner !
Lâche ça, va dans ta chambre !
Ca t'apprendra à imiter ma signature !
-C'est toi qui vas cuisiner peut-être ?
-Salut, Candice.
-Salut.
Pourquoi on fait des enfants ? -Pour payer nos retraites.
-Ta fille va mieux ? -Non.
Elle veut qu'on sache qu'elle fait ses dents.
-Donnez-moi ces dossiers médicaux !
-Vous avez tort, maître.
-Pourquoi ils hurlent ? -L'avocate est flippante.
-Je répète,
vous n'avez aucun motif pour saisir de telles données,
lieutenant ! -Je suis capitaine.
-Regardez ce qu'en dit le code de procédure pénale.
-On n'a pas respecté quel article ? -Le code,
c'est un gros carnet avec des mots.
-Bonjour, Me de l'Estang.
Cdt Renoir. Enchantée. -Enchantée.
Le principe, c'est de les apprendre
afin d'éviter les erreurs. -Je lui dis
d'arrêter de se servir du code
pour frapper le docteur. Il m'écoute pas.
Que faites-vous là ?
-Vous n'avez pas tous les droits.
Mon client n'a pas à subir
votre harcèlement. -Oui.
C'est bien, ça.
Faut le noter.
-Vous n'oublierez pas.
Bonne journée à tous.
Lieutenant.
-C'est qui,
cette folle ?
-Les puissants
sortent l'artillerie.
-Comment
tu la connais ? -C'est une star du barreau.
-C'est pas notre petite visite chez Gribi qui l'a fait
débarquer comme une furie. Tu lui as fait quoi ?
Tu devais épouser sa fille et tu as annulé
le mariage ? -Je travaille. Merci.
-Elle a parlé du code.
C'était ton prof de droit ?
T'as couché
avec elle ? Elle t'a tout appris ?
-C'est lourd. -Rougis pas,
c'est pas ta mère.
C'est ta mère ?
-Oui, voilà !
C'est ma mère, voilà !
-La marquise, ta mère ?
-Sérieux, c'est ta mère ? -Oui, c'est ma mère !
Quoi ?
-Antoine Dumas de l'Estang. -Pourquoi t'as jamais rien dit ?
-T'es un aristo. -C'est juste un nom.
Ca change rien. -Le fait
que ta mère soit l'avocat du Dr Gribi, ça pose
un problème.
T'es déchargé de l'enquête.
-Tu plaisantes ? -Non.
Occupe-toi des plaintes. Nous, on se fait un brief
sur les patients du docteur. -Tu veux pas
le nom du 2e patient décédé ? -Donne.
Antoine ?
Je vais compter jusqu'à 3.
Un.
Deux...
-T'es pas ma mère.
-Antoine !
-Antoine, on se demandait un truc.
Ta mère, tu la vouvoies ? -Lâche-moi.
-On bosse avec un comte, on est curieux.
-De l'Estang, ça date de l'Empire ? -Un minimum.
-On arrête 5 mn, d'accord ? -OK. T'as un château, du coup ?
-"Germon", c'est là.
-C'était la semaine dernière, en fin de matinée.
Je remplissais un dossier pour la fac.
Ma mère
regardait son émission préférée.
Ca avait l'air d'aller.
Elle répondait aux questions avant les candidats.
Et d'un coup...
-C'était une crise cardiaque ?
-J'ai essayé
de lui faire un massage cardiaque, j'avais appris.
-Ca va ?
Je vais chercher de l'eau.
-La veille de sa mort,
elle devait aller à l'hôpital ?
-Oui. Tous les 6 mois, elle faisait une visite
de contrôle pour le défibrillateur. -Tenez.
-Son émission préférée, c'était pas "Motus" ?
-Pourquoi
vous demandez ça ?
-Elle est pas morte
à 11 h 11 par hasard ?
Ce jour-là, elle n'a pas reçu un appel
qui l'aurait stressée ? -Non.
-Candice, viens voir.
-"Aujourd'hui à 11 h 11, vous allez mourir."
-Elle l'a pas lu.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Je vais ouvrir une enquête
sur sa mort. -Personne ne l'a touchée.
Elle s'est écroulée devant moi. -Pourtant, quelqu'un l'a tuée.
On frappe. -Quoi encore ?
-Deux patients sont morts à 8 jours d'intervalle d'une crise cardiaque.
-Une urgence, je te rappelle. J'appelle mon avocate.
-Les 2 avaient un défibrillateur et les 2 sont morts le lendemain
d'une visite de contrôle. -Coïncidence.
-Tous les deux ont reçu le même mail.
"Aujourd'hui à 11 h 11,
"vous allez mourir."
-Le mail vient d'ici.
-Je comprends pas. -Quelqu'un ici dérègle
vos défibrillateurs.
-Je réponds de mon personnel.
-Je vous demande de suspendre vos interventions.
-Vous n'êtes pas sérieuse ?
-Je peux pas prendre le risque d'une 3e victime.
-Vous avez vu
tous ces gens en salle d'attente ? Si l'un d'eux y passe,
la meurtrière, ce sera vous.
-Le docteur
ne vous recevra pas cet après-midi. On aurait dû vous prévenir avant,
désolée. -Candice ? Tiens, c'est le listing.
-On va le reprogrammer tout de suite, madame.
-Où sont les patients avec défibrillateur ?
-Vous l'avez pas fait ? -Je peux pas tout faire.
Le listing
des défibrillateurs ? -Oui.
-C'est pas le Dr Gribi.
Non, vous énervez pas.
C'est mauvais pour le coeur.
-Candice, tu peux venir ?
-Montrez-moi d'abord votre mandat.
-L'abus des séries est mauvais pour la santé.
-Où est le planning du personnel ? -Le matériel doit être défectueux,
mais vous préférez penser que
c'est la faute du personnel ? -Vous voulez
en parler au commissariat ? -C'est dans le dossier planning.
Le code est "FLO34".
-Imprimez-les.
-Non. C'est ma 1re pause
depuis 5 heures !
-Regarde ça. -C'est quoi ?
-Un défibrillateur implantable. Ca envoie un choc en cas de besoin.
Comme dans la série "Urgences".
Il est équipé d'un télétransmetteur qui envoie à un boîtier chez toi
des infos sur l'état de ton coeur.
-Montre. -Ca vaut 20 000 E.
-Tu déconnes ? -Ca se change tous les 5 ans.
Candice ? -J'ai faim.
-Ce modèle, c'est le Double Heart.
L'hôpital en a l'exclusivité.
Le contrat arrive à son terme. Ca attise
la concurrence. Tu me suis ? -Oui.
-Un concurrent a pu trouver quelqu'un du service
avec des besoins financiers pour l'aider à discréditer Double Heart.
Candice ? Candice ?
-Je peux pas réfléchir si j'ai pas mangé.
Soupir.
Voilà.
Waouh !
Elle va être bonne.
Qu'est-ce qu'elle est bonne, cette papaye.
Vous l'avez ramenée des Seychelles ?
J'y suis allée en voyage de noces, il y a 20 ans.
Pff !
La Digue, Praslin.
Les poissons-clowns.
Les cocos de mer.
L'eau transparente.
Quand j'arrivais sur la plage, j'avais l'impression de rentrer
dans la carte postale. Vous aussi ? -Un peu.
-Un peu, hein ?
Vous n'avez pas d'alliance, donc c'était pas votre voyage de noces.
Une infirmière, même chef,
n'a pas les moyens de s'offrir
les Seychelles.
Alors...
Qui a payé ?
-M. Casasse, vous êtes le représentant de Childe Plus.
-En effet.
-Vous fabriquez des défibrillateurs ?
-Les meilleurs.
-Vos êtes aussi l'amant
de l'infirmière chef du service de cardiologie.
-Il y a conflit d'intérêts. -Je voyage avec qui je veux.
-Casasse bosse pour la boîte qui cherche à conquérir le marché
des défibrillateurs et il vous invite.
Bizarre, non ? -On s'aime.
-On va éplucher vos comptes.
Autant nous dire qui a payé le voyage.
-C'est la boîte.
C'est une boîte américaine.
Ils sont pas compréhensifs.
Ils me collent la pression, j'ai pas le choix.
-L'idéal pour eux,
ça serait de discréditer
les concurrents, non ? -Je ne comprends pas.
-Vous m'avez bien parlé
de matériel défectueux ?
-Ca, c'est le planning
des consultations de réglage. Florence est là à chaque fois.
-Et alors ?
-Et si elle avait déréglé
les défibrillateurs ?
-Je crois pas que vous ayez fait ça pour l'argent, mais par amour.
On fait des folies par amour. -Moi, faire du mal à un patient ?
Comment pouvez-vous penser ça !?
-Que s'est-il passé ?
-Je ne sais pas. Au moment des réglages, je n'étais pas là.
-Vous êtes pourtant sur le planning.
-Le personnel minimum requis, on ne l'a pas.
J'ai fait des consultations. Les 2 fois, j'ai été appelée
par un autre médecin. -Gribi restait seul
avec les patients ?
-Pourquoi ne pas le dire avant ?
-Je ne voulais pas créer d'ennuis au Dr Gribi.
-C'est lui, alors.
-Bien sûr, Mme la substitut.
Ces mesures sont nécessaires, oui.
Très bien, vous pouvez compter sur moi.
Merci.
Au revoir.
-Alors ?
-Tu vois l'épée de Damoclès sur ma tête ?
-Et les autopsies ? -En cours pour Van Der Vaeren.
Le juge signe l'exhumation de Mme Germon.
-Ah non !
Ca attendra demain.
-On a des questions.
-Mon fils a été viré du lycée. J'ai rendez-vous à Charles Péguy.
Ils veulent bien le prendre.
-Reportez le rendez-vous. -Non. Il n'a pas d'enfant,
il peut pas comprendre. Moi, si. Le Dr Gribi viendra demain à 9 h,
au bureau. Ca te va ? -Non, les meurtres passent avant
la scolarité d'un gamin. -Mon avocate m'a dit
qu'elle a eu un fils qui foutait rien en classe.
Il était viré de partout.
Que des emmerdes !
-Je te le concède,
Gribi est antipathique.
Tu lui vois un mobile ? Qu'est-ce qu'il a à gagner ?
Sa réputation et son service dégustent.
Je vois surtout un homme qui a des problèmes de couple.
On voit la trace de son alliance.
Et un ado qui doit pas être facile. Ca fait pas de lui
un serial killer ? -Tout converge vers lui.
-Par contre, toi, tu as des comptes à régler avec ta mère.
Je veux pas que l'enquête en pâtisse.
C'est vrai, Tu avais des problèmes à l'école ?
-Je m'allonge et je te raconte ? -Je veux bien.
Bonjour, mon chéri.
-Pff !
-On mange quand ?
-On a faim !
-Vous êtes des estomacs sur pattes ?
Bonjour, d'abord.
-On a très faim.
Portable.
Musique classique.
-J'appelle quand c'est prêt.
-Fais un truc bon.
-Comme d'habitude.
Allô ?
Ca va ?
Oui, demain, je suis libre. Tout à fait.
20 h, super. C'est parfait.
Ca va, toi ?
Allô ?
Euh...
C'est adorable, ça. C'est...
Oui, oui. Moi, je vais bien. Je vais bien.
Jules me fait la gueule. Je patauge dans une enquête.
J'ai plus rien à manger, mais...
Je gère, je gère.
J'avais dû oublier de fermer.
-C'est Jules.
Il me fait la gueule. -Ben oui, à moi aussi.
-C'est quand même
notre boulot de le pousser à faire les meilleures études, non ?
-Ben oui.
En même temps, la cuisine, c'est sa passion et il est doué.
-C'est dur, regarde mes grands-parents avec leur café.
Lever 5 h, coucher minuit
tous les jours. Imagine il se lasse au bout de quelques années.
Il fait quoi sans le bac ?
Toux.
C'est immonde, ton truc !
Rire.
Comment tu peux t'infliger une torture pareille !?
Tu sais quoi ?
Moi je dis qu'elles sont parfaites, tes rondeurs.
Ca me plaît. -Ben oui.
Pourtant, tu m'as trompée avec une fille plate comme une limande.
-Bon, ben, bonne nuit. -Bonne nuit.
-Annulez tous mes rendez-vous de la matinée, c'est simple, non ?
Je veux vous voir, vous.
-Ca me fait plaisir, bonjour.
-Vous m'expliquez ? -Votre client
est convoqué à 9 h
pour une audition. -Sauf que l'audition
a déjà commencé.
-J'ai une lettre que vous avez envoyée à la direction
de l'hôpital. "Si nous continuons à raisonner de manière mercantile,
"nous irons vers les erreurs médicales
"les plus tragiques."
Signé "Dr Ali Gribi". C'est vous ? -Oui. En plus de mes compétences,
j'ai aussi une conscience professionnelle.
-Vous avez
surtout un ego monstrueux. Vous détestez avoir tort.
-Vous allez où ? -M'assurer que mon client va bien.
-C'est qu'une audition,
c'est pas une garde à vue. -Un dérapage est vite arrivé.
Toutes ces procédures qui échouent pour vice de forme.
-Vous avez des problèmes perso,
vous vous noyez dans le travail, le CHU s'effondre
alors vous avez pété un plomb.
-Qu'est-ce que vous racontez ? -Il y a 10 jours, vous avez agressé
votre directeur administratif
car il avait supprimé un poste. -Vous y étiez ?
La bêtise m'énerve. Elle me donne envie de cogner.
-Vous êtes dangereux.
-J'ai juste claqué une porte un peu fort. Il est encore vivant,
que je sache.
J'ai assez perdu de temps.
-Asseyez-vous !
-Sinon ? -Obéissez !
-Vous insinuez que mon client n'est pas libre de ses mouvements ?
-Il fait chaud !
Oh !
Oh, la gourde !
Je suis désolée.
Pas de panique. On fait une pause.
On peut pas continuer si les dossiers sont pas complets.
Vous lâchez rien, hein ?
Vous lui rendez coup pour coup, au fiston.
-Je ne règle aucun compte.
-Votre client a de la chance de vous avoir rencontrée.
-Figurez-vous
que c'est tout le contraire, il m'a sauvé la vie.
Ali est un homme admirable.
En plus du CHU, il va au Vietnam sauver
des enfants cardiaques. Fils d'immigré, on le jalouse,
on le critique.
Je suis sûre que c'est une machination.
T'as pas vu le sigle sur la porte ? -Candice, je peux te voir ?
C'est urgent.
-Voilà l'analyse de la mémoire du défibrillateur
de Van Der Vaeren. -Il n'y a aucune modification
sur son défibrillateur. -Il était juste devant nous.
-On peut envoyer des mises à jour
de n'importe où. -Tu veux dire...
-Qu'il a été tué à distance.
-Tout le monde est là ?
On cherche un geek capable de pirater le serveur de l'hôpital
et celui de Double Heart. -Quelqu'un en veut au Dr Gribi.
On a voulu l'accuser. -On fait comment ?
-Pascal n'est plus là.
-Des spécialistes de Marseille
vont venir nous aider.
Pour le labo américain, Renoir ?
Renoir ? Demandez l'autorisation au parquet d'envoyer
une réquise à Double Heart.
-Oui.
Je vais téléphoner au lycée et je reviens.
-Pas de problème, les criminels attendront !
-Bonjour, M. le proviseur, je suis la directrice
de l'établissement Charles Péguy.
Je viens d'avoir la visite de M. Gribi.
Son fils voudrait intégrer mon établissement.
Pour quelles raisons vous n'en voulez pas ?
-Je m'en occupe avec Samy. -Pardon, excuse-moi.
Je te coupe.
Malik Gribi a 19 ans, il a triplé sa première.
Vous savez ce qu'il a fait ?
-Non.
-Il a changé ses notes lui-même
en piratant le serveur
du lycée.
-JB, fais signe quand vous êtes en place.
-30 s, le temps
de faire le tour.
-Les experts, rentrez la poubelle. -C'est quoi, cette connerie ?
-La porte est ouverte.
-Top, j'y vais !
Tes mains.
-Le serveur de la brigade,
c'est un gruyère.
Un cryptage symétrique, sérieux ? -Lève-toi.
Je vais pas le répéter.
-Tu es le brigadier Mejaoui ?
2386 E brut
par mois. "Bon élément, dissipé.
"Des absences, peut mieux faire." -D'où il sort ça ?
Réponds ! -Je me suis gouré, toi c'est Dumas.
Capitaine !
4238 E brut.
-Ferme ta bouche, ça vaut mieux. -OK, central.
On va voir
ce qu'on peut faire sur place.
-Dis-moi que c'est pas vrai ? -Je t'ai bluffé, hein ?
Vas-y, avoue.
-C'est pas un jeu vidéo !
Ils sont morts ! -Calmez-vous, ça sert à rien.
-Qu'est-ce que je t'ai fait ? Je sauve des gens et toi, tu...
Tu me fais honte ! -Ca suffit.
-Je suis un raté, t'arrêtes pas de le dire.
-On y va.
-C'est pas de ma faute si c'est facile à pirater.
Le serveur de l'hosto, les codes chez le fabricant,
j'ai cracké ça en une nuit.
-Van Der Vaeren, pour toi, c'est un code.
Pour moi, c'est un homme,
de chair, de sang.
Il est mort dans mes bras.
-Il faut que je sorte.
-Je savais qu'il avait des problèmes, je pensais pas que
c'était devenu
un monstre. -Ca aurait pu être pire,
il aurait pu devenir flic.
-Je fais une pause parce que sinon, je vais le tuer.
Message.
-"Aujourd'hui à 13 h 13, vous allez mourir."
C'est une blague !?
-Non.
Un truc à retardement que j'ai programmé. Je l'ai déclenché
avec un texto. Il vous reste 35 mn.
Tic-tac ! -Petit con !
-Maman...
-Le Dr Gribi est sur messagerie.
-Il a éteint son portable. -Faut l'emmener.
-Pas le temps. Appelle les pompiers.
-Et l'équipe de Marseille ?
-Ils ont besoin de temps aussi.
-Faut débrancher son défibrillateur maintenant !
Passez-moi le service technique.
Quoi ?
A San Francisco ? -Ils sont en route ou pas ?
Elle va faire une crise cardiaque maintenant. Oui, c'est urgent !
Dépêchez-vous !
-Il est quelle heure ?
-Bois un peu d'eau.
-Il est quelle heure ?
-Alors ?
Il reste 10 mn, c'est la panique.
-On trouvera une solution. Je pense que c'est toi
qui devras annuler le programme. -Vous pensez ?
-Tu sais que tu vas passer 20 ans de ta vie en prison ?
-Je veux pas
d'une remise de peine. La vieille va crever.
Je suis plus fort que lui. -Passer sa vie
en prison juste pour te mesurer à ton père, ça n'a pas de sens !
-Des enfants ? -Ca te regarde pas !
-Vous avez une gueule
à en avoir.
-Annule ce programme ! -Vous croyez qu'ils vous aiment ?
Je suis sûr qu'ils vous détestent.
-Je le veux tout de suite !
Vous en êtes où ? -On n'y arrivera pas.
-Dépêchez-vous, il vous reste 7 mn.
-Je vais le démolir. -Arrête.
-L'équipe médicalisée
arrive. -Coupez le Wi-Fi et les portables
qui communiquent avec son appareil.
On y va. -Toi, tu restes.
-Quoi ?
-Parle-lui. -Tu plaisantes ?
-Mauvaise idée.
-Antoine...
Il n'y a que toi qui peux le comprendre.
-Vous êtes sûre de vous ? -Pas du tout.
-Faut que je te dise un truc, Malik.
Je ne te connais pas, mais ta colère, je la connais.
Je la connais même très bien.
-T'as pas mieux, sérieux ? Il te reste 4 mn.
-Moi, c'est ma mère.
Jamais le temps, jamais d'encouragements.
Je te parle pas de l'affection.
Quoi que je fasse, c'était de la décevoir.
C'est ce qu'elle me disait.
Rien n'était jamais assez bien, ni mes notes.
Ni mes copains.
Ni mes dessins.
Quoi que je fasse, j'étais nul.
Et puis j'étais pas aussi docile et facile que mes frangins, alors...
Je me suis construit autrement.
Ca n'a pas été facile. Ca a été long.
Un jour, je me suis dit que si elle était pas aimante
comme les autres mères, c'est qu'elle avait peut-être pas
les outils.
Et peut-être que c'était pas de ma faute.
Si elle meurt...
-C'est bon, c'est annulé.
Elles soupirent.
-Je vais passer voir Ali avant de rentrer.
-OK.
-Pardon.
Antoine ?
Je sais pas ce qui se passe entre Candice et toi,
mais vous faites un joli couple.
-Tu viens boire une bière ? -Je vous invite.
-Candice ?
-Je peux pas, j'ai un repas. Demain ?
-OK.
-Tchao. -A demain.
-James Bond, tu lui as dit quoi
à l'oreille ? -Rien.
-Ca va, tu peux nous le dire. -Non.
-C'est toi qui nous invites ? -Oui.
-Quel prince !
-J'ai un nom à particule, mais un salaire de fonctionnaire...
-On t'appelle "marquis" ?
-Merci, t'es gentil.
-C'est un plaisir.
-Oui, mais...
-J'y retourne. Bonne soirée.
-Merci.
-Salut.
J'ai raté quelque chose ? -Non.
C'est Jacques, le chef.
Il veut bien prendre Jules en apprentissage tous les samedis.
-C'est une super idée. Jules va adorer.
-Oui. Surtout quand il va se lever à 5 h pour être sur le port
pour attendre les bateaux de pêche.
Son père se fera un plaisir de l'accompagner.
-J'en suis sûr.
-Tiens.
Bois, ça t'aidera à me larguer.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-Je sais pas, t'es aux abonnés absents, donc...
-Ca n'a rien à voir avec toi.
C'est moi. Je sais pas où j'en suis, je suis perdu.
Le seul endroit où je me sens bien en ce moment, c'est en mer.
J'ai besoin d'un break. J'ai besoin de prendre l'air.
Je connais quelqu'un qui a un voilier
et qui part 2 mois aux Açores. -Karine, ma remplaçante ?
-Non. Karine, Jean-Pierre,
je m'en fous. Il devait partir
avec une amie, mais elle s'est désistée.
-Oui, tu lui rends service.
Excuse-moi 5 mn, j'appelle Jules.
-Je t'en prie. Je prends la table.
-Oui.
-J'ai pas réservé. -On va attendre
un peu au bar.
-Vous l'avez embrassée quand, la dernière fois, votre femme ?
-Pardon ?
-Juste là, en entrant au restaurant.
-Vous avez gagné une table, au nom de Mazzani.
-MERCI.
"Respect". Aretha Franklin.
Sous-titrage MFP.
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