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Prison pour femmes
Bonne chance, frangine.
DEUX ROUQUINES DANS LA BAGARRE
Dorothy !
D�foule-toi, versons des torrents de larmes.
Tu sais ce qu'on disait ?
Que si tu avais pay� le magasin, je serais peut-�tre sortie.
Je n'aurais pas r�uni la somme, tu le sais.
Je ne te reproche rien.
Je vais faire tout ce que j'aurais d� faire avant.
La prochaine fois, tu auras l'argent ?
Il n'y aura pas de prochaine fois.
C'est ta voiture, June ?
- Pour de vrai ? - Oui. Monte.
Si les copines voyaient la r�ussite de ma s�ur !
On met les voiles.
David Dietz Inspecteur principal
Dorothy Lyons, arr�t�e d'abord pour chapardage.
Mise sous la garde de sa s�ur.
Vol � l'�talage : 6 mois de conditionnelle.
Puis arr�t�e pour vol de bijoux :
condamn�e � 5 ans.
A fait 18 mois.
Elle sera rel�ch�e pour raison de sant� mardi.
Aujourd'hui.
- En conditionnelle ? - Pour trois ans.
Merci, Dave.
Une minute, Ben.
Pourquoi cette fille t'int�resse ?
Je monte des archives.
Une sorte de bottin.
Pour Solly Caspar ?
Non, pour Ben Grace.
- Pourquoi ? - J'ai une id�e brillante.
Raconte.
Tu en entendras vite parler.
Tu r�ves, Ben.
Faut r�ver.
On te rep�chera dans le fleuve.
�a ne fait pas partie de mon r�ve.
Tu as d�j� r�v� de devenir pr�fet ?
Souvent, autrefois.
Je ferai de toi un pr�fet.
- Le maire est dans ta poche ? - De quel maire parles-tu ?
Ben !
Avec cette fille, fais gaffe.
Oui, je te remercie.
Descends.
Voil�, enfin � la maison !
� la maison ?
C'est ici que tu habites ?
Oui, et tu es chez toi.
Tu es une secr�taire de choc.
D'un homme qui a le vent en poupe.
C�libataire ?
M. Jansen n'est pas mari�.
- Martha ! - Je vous ai vues arriver.
- Ma s�ur, Mlle Dorothy. - Enchant�e.
Bonjour.
Quelles belles fleurs !
Le chauffeur de M. Jansen les a apport�es.
- Des messages ? - Juste du courrier.
- Un verre ? - Pas maintenant.
Marlowe soutient Jansen aux municipales
Marlowe, l'�diteur du journal,
� la t�te du mouvement du renouveau
June !
Comment expliqueras-tu ma pr�sence ?
Je dirai que tu es ma s�ur.
Et que j'ai pouss� du jour au lendemain ?
On ne sait rien de toi...
et on ne saura rien.
Et l'agent qui me surveillera ?
Tout ceci est bien cach�.
En prison, on apprend � penser � tout.
Qui c'est ?
Mon patron, Frank Jansen. Il me l'a donn�e il y a un an.
- Vas-tu l'�pouser ? - Je devrais ?
Ce serait une bonne id�e.
Je vois les serviettes de toilette...
J. J. !
Si je veux d'autres initiales, Jansen le saura.
Tu veux te doucher et voir ta chambre ?
De l'eau chaude, du savon...
- Des draps propres. - Viens, je t'accompagne.
Tu sais ce que je faisais hier ?
Je cousais des uniformes avec 600 femmes.
Ne parlons plus de tout �a.
Tu vas commencer une nouvelle vie, on n'a plus de souci � se faire.
- Salut, Ben. Solly regarde la t�l�. - Merci.
Ce n'est pas trop t�t, Solly te demandait.
- Me voil�. - �a chauffe.
Depuis 30 ans que je publie ce journal,
jamais je n'ai organis� de campagne
aussi importante que celle pour l'�lection de Frank Jansen.
Le conseil municipal est vendu.
Vendu, corrompu et dissolu.
Tout le monde sait qui fait la loi :
Sol Caspar.
Quand il ne vole pas,
il soudoie. Sinon, il tue.
Sa p�gre ne fait que s'�tendre depuis 15 ans,
car ceux que vous avez �lus pour vous prot�ger
ont �t� achet�s par Sol Caspar.
Je vous conjure...
- On laisse faire ? - La ferme, je veux entendre.
... d'�lire un homme sans parti,
loin des politiciens et des criminels.
Il nettoiera Bay City. Mesdames et messieurs,
choisissez Frank Jansen
pour maire.
- Ben, trouv� autre chose ? - � qui de donner ?
Ravi de te voir, g�nie. Marlowe est un dur � cuire.
Il faut un gros dossier sur la ch�rie de Jansen.
J'en ai un, Solly.
Parfait, exit le boy-scout.
On peut coincer n'importe qui.
Et on coince un redresseur de torts en prouvant
que ce n'est pas un saint.
�a tient debout.
Qu'avons-nous contre lui ? Photos, enregistrements, ch�ques ?
J'ai un dossier sur son amie.
Ce sont des angelots.
Tu as boss� une semaine !
Ils sont sans tache.
Je n'y peux rien si Jansen est malin.
Ah, bravo !
Tu parles d'une nouvelle, � 10 heures du soir,
� une semaine des �lections !
Tu sais ce qui nous attend si Jansen est �lu ?
Tu peux remballer ton appareil photo de choc...
Et elle ? Une femme cache des choses !
Je n'ai m�me pas de photo d'elle.
Elle ne sort jamais en douce � 2 heures du matin ?
En voil� une secr�taire !
Une bonne secr�taire, une fille bien.
Tu devras coincer Jansen autrement.
Avec du solide.
Tu as peut-�tre raison, g�nie.
Si ces deux-l� s'en sortent,
j'aurai celui qui les soutient.
- Marlowe ? - Oui.
Sans lui, Jansen serait rest� dans l'ombre.
Je te conseille de faire gaffe avec Marlowe.
Un conseil, hein ?
Je vais m'occuper de lui ce soir et tu m'accompagnes.
Non, ne compte pas sur moi.
Quoi ? Tu n'aimes pas la bagarre ?
�a te fait peur, g�nie ?
Pas du tout.
Je n'y crois pas. Un malin peut s'en passer.
Donc, je ne suis pas malin ?
Tu es un petit g�nie et je suis content de t'avoir.
Mais tu es vou� � me suivre
sans donner de conseils.
Pourquoi ?
Moi j'agis, lui il dirige.
Dans tous les sens,
par tous les temps, il dirige.
Toi, tu n'es pas assez costaud pour agir.
Tu pr�f�rerais lire de bons livres, pas vrai ?
Attends.
Les gars, venez tous ici !
Les gars, je voulais vous montrer
comment je vais agir sur M. Norman Marlowe.
G�nie, t'es tout juste bon � gratter quatre sous.
Tu louvoies comme tu peux,
tu ramasses o� tu peux sans te mouiller.
Tu mourras dans ton lit avec un petit magot sans avoir agi.
Va prendre l'air, sans que �a te monte � la t�te !
Je n'enverrai pas mon fils � l'universit�...
si jamais j'ai un fils.
Oui, Jansen est honn�te.
Et apr�s, s'il est �lu ? Il ne pige rien � la politique.
Il sera pi�g� d'ici six mois, j'ai d�j� vu �a.
Mais la ville sera sans tache, on pourra manger sur les murs.
All� ?
- Mlle June Lyons ? - Oui ?
�coutez attentivement.
Solly Caspar va s'occuper de Marlowe ce soir.
Que Jansen l'avertisse, ou faites-le.
- Ne perdez pas de temps. - Qui �tes-vous ?
Un ami.
Dites-le-lui vous-m�me. Qui �tes-vous ?
All� ?
- Qui est-ce ? - Personne, rendors-toi.
J'ai entendu une voix d'homme.
Sans doute un farfelu qui veut semer la panique.
Tu n'as pas pris son num�ro ?
C'est bien dommage !
Journal de Bay City
"L'homme �lu pour vous prot�ger serait soudoy� par Caspar."
Merci d'�tre rest�e si tard, Gloria.
Bonsoir.
M. Marlowe ?
Bonsoir, M. Marlowe.
Quelques mots, Marlowe.
Caspar !
Vous !
Nous pouvons parler demain.
J'ai appris que j'�tais malade.
Vu le raffut, je veux parler maintenant.
- Vous ne m'arr�terez pas. - N'appuyez plus Jansen.
Ne publiez plus rien sur moi.
Je publierai la v�rit� sur vos manigances !
Vous allez arr�ter, richard.
Ou vous finirez comme les journalistes de Scenic City.
Nous parlons maintenant.
�coutez-moi !
De l'eau.
Il est mort ?
N'en fais pas tout un plat, de l'eau !
Trop tard. Vous l'avez tu�.
Tu en es certain ?
On dirait bien que oui.
On va employer les grands moyens.
Ouvrez la fen�tre, il va prendre l'air.
Allez, un bon bol d'air !
Voyons si on arrive en bas avant lui.
Marlowe a �t� tu�
J'�tais encore endormie. Il �tait presque 2 heures.
J'ai pens� t'appeler, Frank,
mais �a n'avait pas l'air s�rieux.
Mais cet horrible meurtre...
Un appel en pleine nuit ne prouve rien.
Ce n'est pas une co�ncidence.
Vous ne semblez pas press� d'enqu�ter.
C'est forc�ment un meurtre.
M. Marlowe �tait votre ami, il vous appuyait.
Vous tirez des conclusions. Moi, je vais moins vite.
Je ne fricote pas avec les politiciens,
je suis en place depuis 22 ans pour �a.
Merci, je sais o� vous trouver.
Tu n'as pas reconnu la voix ?
Quelqu'un du bureau, peut-�tre ?
Je la reconna�trais si je l'entendais.
Je regrette, c'est si incroyable !
Ne te reproche rien, c'�tait trop tard.
- Je dois aller en ville. - Merci d'�tre venu.
- � plus tard. - Au revoir.
Inspecteur !
Ce policier n'a pas cru un mot de ce que j'ai dit.
Comme toujours. Viens, on va prendre le soleil.
- Oui ? - Vous vous rappelez de moi ?
Franchement, non.
Je m'appelle Ben Grace.
Que voulez-vous ?
Frank Jansen pour maire.
Entrez.
C'est coquet chez vous.
Merci.
Jolie fille.
Dites-moi pourquoi vous �tes venu.
Bien, j'irai droit au but.
Je vous ai t�l�phon� cette nuit.
Vous !
Inutile, j'ai attendu qu'ils s'en aillent.
- Comment saviez-vous... ? - Je le savais.
- Mais... - M. Jansen est bien,
mais incapable de l'emporter.
Je ne suis pas bien. Mais le linge sale, �a sert.
Vous avez du linge sale � vendre ?
Pr�cis�ment.
Contre de l'argent ?
Pas du tout.
Quoi, alors ?
Contre une administration propre. Et Jansen comme maire.
C'est un id�aliste, vous �tes concr�te.
Il a besoin de vous et il paie.
Laissez, je me m�fie des d�sint�ress�s.
Alors ?
Connaissiez-vous Marlowe ?
Oui.
Asseyez-vous.
�coutez.
N'appuyez plus Jansen.
Ne publiez plus rien sur moi.
Je publierai la v�rit� sur vos manigances !
�coutez-moi !
- De l'eau ! - Trop tard. Vous l'avez tu�.
O� avez-vous trouv� ceci ?
Ce qui compte, c'est ce que vous et Jansen en ferez.
Je ne suis pas preneuse.
Qui vous a envoy� ici ? Solly Caspar ?
L'enregistrement est authentique.
Je peux vous donner une arme. Si vous n'osez pas tirer...
c'est votre affaire.
D�sol�e, je n'aime pas votre combine.
Elle a tout d'un traquenard.
- Vous l'avez fabriqu�e... - Trop compliqu�.
Par exemple, prenons votre s�ur.
D'abord arr�t�e pour chapardage,
puis pour vol � l'�talage...
Sortez d'ici !
Me croyez-vous maintenant ?
Je n'aime pas le chantage. Sortez d'ici.
Je suis dans l'annuaire.
Ben Grace, G-R-A-C-E.
M. Jansen d�cidera. Quant � moi et � ma s�ur...
On parle de moi ?
Je pr�f�re le faire moi-m�me.
- Au revoir, M. Grace. - Enchant�e.
Je suis la petite s�ur, Dorothy.
- Mlle Lyons. - Appelez-moi Dor.
- Frank, une occasion en or. - Il doit partir.
J'adore ce tissu. Il est doux au toucher.
- Je le remettrai pour vous voir. - Ne vous donnez pas ce mal.
- Elle est charmante. - Elle le restera.
Retenez mon num�ro : 365-67.
- 365-67. - C'est bien �a.
Frank Jansen Bureau du P.D.G.
Fatigu�e ?
Pas vraiment, ch�ri.
Mais j'ai beaucoup de soucis.
Une jolie fille comme toi ?
Tu devrais seulement �tre belle...
et tenir la maison d'un homme qui t'aime.
Merci.
J'aurais sans doute d� cr�er une atmosph�re plus romantique,
sur fond de violons et d'orchestre.
Mettons fin � ces atermoiements et marions-nous.
Pas maintenant, pas tout de suite.
Peux-tu attendre encore un peu ?
Alors, c'est non ?
Pas du tout, mais ce n'est pas le moment.
- Je veux que Dorothy se fixe... - De pr�f�rence ailleurs,
o� elle n'embarrassera plus son beau-fr�re ?
- Tu es au courant ? - �a m'est �gal.
Je veux t'�pouser pour toi, elle ne compte pas.
Inutile de repousser � cause d'elle.
- Il n'y a pas d'autre homme. - Bien s�r que non.
- Puis-je entrer ? - C'est ouvert.
Vous avez chang� d'avis ?
J'ai parl� avec M. Jansen.
Si les choses sont comme vous dites...
Comment peut-on aider M. Jansen � �tre �lu ?
� part ce demeur� de Caspar et sa folie des grandeurs,
il y a Wilson et James.
Ils �taient l� quand Marlowe a �t� tu�.
Le FBI les veut depuis longtemps.
La recette du Blue Grill a augment� de 4 % le mois dernier.
Quant au golf, il a baiss� un peu.
Mais dans l'ensemble, les affaires marchent.
Que veux-tu, g�nie ?
Jansen passe � la t�l�. Tu ne veux pas le voir ?
Je vais aller regarder ce pitre.
Hames, rentre chez toi. Je veux des comptes florissants.
Quelle joie d'avoir un g�nie parmi nous.
J'avais un autre discours de cl�ture avant le vote.
Apr�s m�re r�flexion, je l'ai rang�.
Je pr�f�re consacrer quelques minutes
� un crime qui nous a tous choqu�s hier.
Un crime qui devrait d�cha�ner le pr�fet et le procureur...
mais que, curieusement, ils semblent �luder.
Il s'agit du crime, du meurtre de Norman Marlowe.
Quant au criminel,
c'est le ma�tre de la corruption
dans notre ville,
quelqu'un qui a des appuis jusque dans la mairie,
Solly Caspar.
Comment le sait-il ?
Vous savez que je ne dirais rien au sujet d'un meurtre !
Tu parles peut-�tre trop, Gloria.
Walter, James, je vous arr�te !
Embarquez-le !
Emmenez-le !
Ils ont �t� tuyaut�s. Le pr�fet a agi de son propre chef.
M. Caspar, vous devriez quitter la ville,
peut-�tre l'�tat ou le pays.
Dites � votre chef qu'il a int�r�t � me couvrir.
Wilson et James ont l�ch� tout le paquet.
Y a un dossier de 9 000 pages chez le procureur.
- C'est garanti. - D'o� �a vient, Solly ?
Plus j'y pense, plus je me dis que le g�nie man�uvre.
Je me ferai un plaisir de...
Non, personne ne bougera.
Laissez-le faire, l�chez-lui la bride.
Si c'est lui, je reviendrai lui ciseler la peau.
Je dois �tre � l'a�roport dans 40 minutes.
Silence ! Silence, s'il vous pla�t !
Nous apprenons par la presse que le maire sortant abandonne !
Au nouveau maire.
Mon absence va �tre remarqu�e.
C'est bon d'�tre avec vous, de se d�tendre
et de comprendre que c'est fini.
La victoire est douce ?
Oui, pas vrai ?
Vous savez ce qui m'a �tonn�e ?
C'est qu'au milieu de tous ces inconnus...
j'ai compris tout � coup que vous, moi et Frank,
on s'�tait donn� un mal de chien pour eux.
- Je me d�couvre altruiste. - Vous parlez trop.
Pourquoi avoir fait �a ?
Pour voir votre r�action.
Et alors ?
Bonne r�action.
Je ne vous connais m�me pas.
"Placements Ben Grace" ! Et �a s'arr�te l�.
J'ai bien travaill� pour vous, non ?
� quand la note ?
La maison offre.
Quoi ?
Je pensais...
pauvre Frank.
�lu et assi�g� par des qu�mandeurs.
Tout le monde voudra quelque chose maintenant.
Et vous le doublez.
Sans avoir la moindre excuse.
Vous voulez l'aider ?
Oui.
Qu'il nomme Dave Dietz pr�fet.
- Dietz ? - C'est un type bien.
Il ne fait pas partie de la bande ?
Il n'a jamais pu faire ce qui lui plaisait.
Il n'y a pas mieux.
Vous avez �t� de bon conseil, je vais y r�fl�chir.
Bonsoir.
Bonsoir, Ben.
Tu ne l'as pas fait entrer ?
Ne cherche pas Martha, elle m'a surveill�e,
mais il y a des heures qu'elle a fil�.
Viens, on va se coucher. Il est tard.
J'ai appris la bonne nouvelle pour l'�lection.
- F�licitations. - Merci.
- Jansen a appel�. - Ah bon ?
Deux fois. Il se demandait o� tu �tais pass�e.
Il �tait tr�s d��u.
C'est de famille.
Quoi donc ?
D'avoir des gens tout juste �lus qui appellent de nuit.
- Tu parles. - Mais si !
Surtout quand, entre-temps, on est avec quelqu'un d'autre.
Tu ne dors pas ?
Je n'ai pas sommeil.
Tu veux quelque chose ?
- Oui. - Un lait chaud ?
Ben Grace.
Mon chou !
C'est simplement le premier homme que tu croises depuis longtemps.
Je n'attends pas que tu comprennes.
Tu passes ton temps � man�uvrer pour r�ussir.
Mais je ne suis pas comme toi, j'ai un c�ur.
Et je dois l'�couter,
co�te que co�te.
On va attendre des ordres encore longtemps ?
Moi, personne me dit ce que je dois faire.
Et si je commandais...
Que ferais-tu ?
Je vais te le dire : j'organiserais une loterie.
�a pla�t toujours.
Je partagerais la recette : 1/5 pour les �uvres, 1/5 pour vous.
- Et le reste ? - Pour la t�te pensante.
Alors ?
Quelle est la combine ?
Qu'est-ce qu'on fait, g�nie ?
Rien du tout.
Nous, on reprend la main.
Vous finirez en taule.
Si vous lisiez le journal au lieu de BD,
vous sauriez qu'on a un nouveau maire.
Joue pas les cultiv�s, on le sait autant que toi.
Les choses doivent se mettre en place,
ne fichez pas mes plans en l'air.
- Tes plans ? - Tu as entendu.
Monsieur a des plans ?
J'ai des plans.
Bien jou� ! Et comment tu tiens le maire ?
J'ai lu � la biblioth�que.
Je vois, merci pour le tuyau.
Que ce soit bien clair,
on la met en veilleuse.
- Dis, Ben... - La ferme quand je parle.
J'ai rien entendu, je dois �tre dur d'oreille.
Je te le r�p�te :
on refait surface quand je le dirai.
Jusqu'� la fin des haricots, g�nie ?
On doit pas contrecarrer ses plans, on...
Gare !
Si je dois te tuer, je le ferai.
Je n'aime pas �a,
mais avec toi je n'h�siterai pas.
- Tu parles beaucoup. - Solly, lui, agissait.
Je le sais, Solly fon�ait.
- Avec moi, �a change. - Cause toujours.
Je donne aussi.
Qu'est-ce que tu as donn� ?
La mairie.
J'ai un vieux copain bien plac�, le nouveau pr�fet.
C'est Dave Dietz qui fera la loi.
Lenny...
on t'aurait sans peine.
Le pr�fet ne sait pas exiger un plus beau bureau ?
La semaine prochaine.
Je ne sais pas quoi dire, si ce n'est...
j'ignore comment tu as fait, mais merci.
- Un cadeau ? - Le premier pot-de-vin.
Je viens de voir Jansen, c'est un type bien.
Tout se passera pour le mieux.
- Tu veux bien m'�couter ? - Vas-y.
Tu es le flic le plus verni de l'Ouest.
Jansen sera content, ses �lecteurs aussi,
on formera tous une grande famille.
Chouette, si tu y arrives.
J'y arriverai.
Nettoie la ville.
Plus de prostitution,
arr�te voleurs et arnaqueurs...
que les citoyens se sentent tranquilles.
Que vas-tu y gagner ?
Je vais mettre la main sur 30 maisons de jeu
o� les gogos pourront se ruiner tout leur so�l.
Sans histoire.
Ils vont remplir les poches du petit Ben.
Tu entretiens la guerre pour y gagner ?
Bien s�r.
Je t'aime bien. On se comprend.
Tu oublies deux choses.
Jansen vaut six millions, il ne doit rien � personne.
Il lui suffit de dire � son pr�fet de fermer tes 30 maisons de jeu.
Et tu oublies la bande de Solly.
Elle peut te jeter � l'eau dans du ciment.
Ne t'en fais pas pour moi, Dave.
J'ai tout pr�vu jusqu'au bout.
La confusion r�gne, M. Grace.
Les �lections, le d�part de M. Caspar.
Les chiffres en p�tissent.
C'est � moi d'analyser la question.
Je ne voulais pas...
M. Grace, du nouveau de M. Caspar ?
On le dit au Mexique.
C'est bien vu quand on risque gros.
On a du liquide ?
Si... M. Caspar en a ?
Eh bien, il y a trois mois,
il avait 160 000 $.
O� �a ?
Au bord de la mer.
- On va le prendre. - Mais je ne peux pas !
Je vous en reparlerai.
Je serai en retard, on passe me prendre
et je ne suis m�me pas pr�te.
Entrez ! C'est Mme McCullor ?
Pas vraiment.
Tu attends du monde si t�t ?
Bonjour, l'injoignable !
Assieds-toi.
- Un caf� ? - Non, merci.
J'arrive bient�t.
Il est 9 heures !
Partez si Mlle Dorothy est pr�te.
Excuse ma tenue, il fallait t�l�phoner.
J'aime remercier en personne.
Merci pour Dietz, tu ne le regretteras pas.
Frank tient � te parler.
Je vais sur la c�te. Il n'est pas content ?
Il veut remercier celui � qui il doit tout.
Je l'inviterai � d�jeuner,
apr�s t'avoir invit�e trois fois.
Je pr�f�rerais le soir.
Vous avez enfin sauv� le monde ?
Presque.
Tu es pr�te ?
D'apr�s Martha, oui.
Le docteur m'attend � 9h30, non ?
N'oublie pas que Martha t'attend.
Tout le monde s'en va ? Moi aussi.
Vous partez ?
D�posez-moi, ne d�rangeons pas Martha.
Nous avons tout pr�vu !
C'est sur sa route. Je vais au Centre montrer mes yeux.
Je la d�pose.
Tu as � faire ! Toi, comment tu rentreras ?
Je prendrai un taxi, tu n'as pas confiance ?
All� ?
C'est Mme McCullor.
Oui ?
Oui, je vous attends.
Je pensais que vous bougeriez avant.
Bouger ? Pour quoi faire ?
Je savais qu'on finirait ensemble, et vous aussi.
Vous en �tes si s�re ?
On est pareils. On est m�chants !
Vous avez une cigarette ?
On a � faire tous les deux. Allez au Centre, hein ?
Vous saviez que je voyais un psy.
Non, mais �a me para�t une bonne id�e.
Vous �tes probl�matique.
Vous voulez me gu�rir ?
Le briquet !
- Je vous le rendrai. - Donnez.
Vous �tes folle !
Vous aimez jouer dur.
Je peux �tre tr�s douce.
O� allez-vous ? Le Centre est l�.
Je saute la s�ance divan.
J'ai deux heures pour faire du l�che-vitrine.
Vous voulez aller � la mer avec moi ?
Enfin une offre all�chante !
Cette maison ?
C'est un relais routier transform� en villa.
Une villa au bord de la mer ?
Dites donc !
C'est le r�ve.
Quel salon !
Solly aimait les choses simples.
Et les filles aussi.
Je l'essaie ?
Oui, enfilez-la.
Au cas o�, fouillez dans les placards.
Am stram gram, pic et pic et...
col�gram...
Montez vous changer.
L�. � tout � l'heure.
Je ne discute pas.
Ce ne sera pas long.
Je vous tiens en joue !
Posez �a,
c'est dangereux.
Ce petit joujou ?
Malade, esp�ce d'idiote !
Vous �tes folle ? Vous pourriez tuer quelqu'un !
Vous jouez dur vous aussi.
On est pareils, je le disais.
J'aurais d� l�cher le psy avant.
Venez.
Allez vous baigner pour vous calmer.
Juste un peu.
La plage est en bas.
On ne sera pas d�rang�s ?
Solly est au Mexique.
Arr�tez !
- June n'est jamais venue ? - Non.
Un point pour la s�urette.
Vous savez l'heure qu'il est ?
Sur le divan du psy, je regarde l'heure.
Sur le v�tre...
Venez.
Prenez ma voiture, laissez-la au Centre.
Je ne peux pas.
Arr�te, ma jolie !
Plus un geste !
Tu veux que je la bute, Ben ?
Faites ce qu'il dit.
Filez !
Solly a aussi pay� la caution pour James. Il t'aura.
Solly Caspar ?
Esp�ce d'idiot !
L�ve-toi ! Solly a pay� la caution ?
C'est moi qui ai pay� !
Voil� le re�u.
Lis-le !
Je n'en savais rien.
Maintenant, tu sais. Repars !
- Comment va-t-elle ? - Bien, elle dort.
- Je m'en vais. - Elle a...
beaucoup parl� avant de s'endormir.
De cet apr�s-midi.
Quoi, cet apr�s-midi ?
La villa, ce qui s'y est pass�...
Vous deux. Elle en a dit long.
Et tu l'as crue.
Je ne sais plus que croire.
Crois-moi...
c'est toi que je veux.
Tu ne nous veux pas toutes les deux ?
Ben, serre-moi !
Ne me l�che pas, serre-moi fort !
Bonjour, Martha.
Des pralines pour ma s�ur, elle adore �a.
- Elle va bien ? - Elle n'est pas l�.
- Vous en �tes s�re ? - Oui.
La voil�.
- Oui ? - Sergent Chaney, de la police.
Qu'y a-t-il ?
On a suivi un taxi jusqu'ici. On veut voir sa cliente.
C'est une erreur, il n'y a que Mlle Lyons.
Rouquine, 1m 70,
20 ans environ, robe et chaussures vertes.
Pourquoi la cherchez-vous ?
Pour vol.
Un collier de perles chez Hathaway.
La vendeuse qui voulait d'abord contr�ler son stock
a not� le num�ro du taxi.
En tout cas, Dorothy n'est pas l�.
Est-ce que je peux chercher Dorothy ?
Bien s�r, je vous montre sa chambre.
Dorothy !
Ce monsieur vient d'Hathaway.
Enchant�e.
J'ai ce collier depuis des ann�es.
Collier de perles : "152,50 $, moins 10 %, Hathaway."
Depuis des ann�es, hein ?
Rhabillez-vous en vert et venez.
Junie, aide-moi !
Je paierai ! Ne l'arr�tez pas, elle est malade.
5 minutes. Je laisse la porte ouverte.
- Junie ! - Dorothy !
Tu as promis !
Tu as promis !
- Dorothy ! - Je n'ai rien fait !
L�chez-moi ! June, emp�che-les ! Tu as promis de m'aider !
- Arr�tez ! - �a ne devait plus arriver !
Je t'aiderai, Dorothy !
Je vais t'aider, je le promets ! J'arrangerai tout !
Le poste 449.
Betsy, passez-moi le maire tout de suite.
Je vais attendre.
Betsy,
laissez.
Ne dites pas que j'ai appel�.
- Entrez, Mlle Lyons. - Merci.
�a suffit, les gars.
Par ici.
3 000...
plus 4 �galent 7.
Ben, Mlle Lyons est l�.
Allez prendre l'air.
Ben, aide-moi, Dorothy a �t� arr�t�e.
Toujours pareil ?
Hathaway. La police l'a arr�t�e chez nous.
- Raconte. - Elle a...
Elle a pris un collier de perles.
Un sergent est venu et l'a emmen�e � Lincoln Heights.
All�,
Dietz est encore l� ? Ben Grace.
Une fille a �t� arr�t�e. Dorothy Lyons, pour vol.
Fais-la sortir, et efface les traces.
Je ne peux pas, je devrais m'exposer.
D�brouille-toi, mais fais-le.
�a vient de Jansen.
Rappelle-moi chez moi.
Je ne peux pas y croire.
� quoi ?
Toi qui mens � Dietz...
Tout, Ben. Cette maison et ce qui s'y passe.
C'est celle de Caspar, il est au Mexique.
C'est donc vrai. Les horreurs qu'on raconte sur toi !
Je ne voulais pas y croire.
C'est toujours la m�me histoire, hein ?
Tu m'as pouss�e � proposer Dietz pour pr�fet,
et en avant la musique !
Caspar n'est plus l�, mais �a continue.
Tant que les gens joueront, �a continuera.
C'est moi ou quelqu'un d'autre.
Si j'avais du courage, j'irais tout raconter � Jansen.
Tu crois que �a cesserait ? Pas longtemps.
Un autre le fera � ma place.
Grandis !
Je veux ma part de g�teau.
All� ?
Et le dossier sur elle ?
On en parlera demain, envoie la fille au plus vite.
Bonsoir, merci.
Elle sera l� dans une heure.
Bravo.
Tu en parleras � Jansen ?
Tu sais bien que non.
Pour deux raisons.
Pour Dorothy. Et l'autre raison ?
Tu la connais aussi.
C'�tait forc�ment une erreur. Moi, voler une babiole ?
Ma ch�rie, tout va bien !
C'est Ben Grace qui t'a fait sortir.
Ben, merci !
Vous m'avez sauv� la vie. C'�tait affreux !
C'est oubli�. On a tous besoin d'un verre.
Oh, oui ! Plein � ras bord !
C'est pas mal ici, je ne peux pas rester ?
Ma foi, ce serait plus s�r.
Elle a besoin de se reposer !
Il y a bien une domestique. Je me reposerai !
Tu seras beaucoup mieux � la maison.
Bois ton verre,
puis nous rentrerons.
Bon, si tu insistes.
Je peux revenir chez Ben quand je veux.
Vous pr�tendiez vouloir une administration honn�te !
Et voil� que vous ob�issez � un autre voyou ?
- �a ne devait pas se savoir... - L� n'est pas la question !
Je veux un rapport demain, quitte � d�missionner
ou � vous d�classer !
Oui, monsieur.
C'est Ben Grace qui l'a demand�.
Et alors ?
Apr�s tout ce que vous et lui...
Ce sera tout.
Oui, monsieur.
June, tu veux bien venir ?
Oui, monsieur.
- Oui, Frank ? - Je vais �tre brutal.
Je sais que Dorothy a �t� arr�t�e et sortie.
Il ne fallait pas l'arr�ter, elle a besoin de soins !
Elle l'a �t� et elle doit en r�pondre.
Le gouverneur m'a donn� jusqu'� demain
pour la traduire en justice.
- Le gouverneur ? - Oui.
Il pourrait m'accuser, elle �tait � l'essai.
Ce serait terrible de la renvoyer en prison !
Elle est au bord du gouffre, le moindre choc...
Je trouverai l'institut qu'il lui faut.
Elle ne finira pas au cachot.
Tr�s bien...
que dois-je faire ?
Am�ne-la demain, je ne veux pas de mandat contre elle.
June...
mes sentiments ne changent pas.
Je suis navr� de ce que tu dois endurer.
Je sais, tu es gentil. Tu ne pouvais qu'agir ainsi.
Je ne te juge pas.
Je t'aime.
- Junie ! Tu rentres t�t ! - Oui.
- Elles vont bien ici ? - C'est parfait.
Bonjour, Martha.
Personne n'a appel�. Elle va bien, tr�s bien.
- Comment vas-tu ? - J'ai dormi comme un loir !
Dor, les choses se sont compliqu�es.
Je suis vraiment d�sol�e...
mais tu dois y retourner demain.
- En prison ? - Pas forc�ment en prison.
Dans une maison de repos, pas loin.
Mais tu dois en passer par l�.
Un bel institut d'�tat, avec tout le confort !
Avec des barreaux et des traitements de choc !
- Dorothy ! - Je les connais !
Les bons et les minables, ceux o� on porte l'uniforme !
Je suis experte !
C'est pour ton bien, tu dois gu�rir.
R�fl�chis, la prochaine fois, ce serait la prison.
- Je veux ce qu'il y a de mieux. - Tu veux te d�barrasser de moi.
Tu veux t'accaparer Ben !
�a n'a rien � voir.
On exp�die la petite Dorothy chez les dingues ?
Comment peux-tu me dire �a ?
J'ai fait mon possible depuis la mort de papa.
Ton possible !
Tu m'as balanc�e � droite � gauche !
Je devais bien gagner ma vie !
Oui, bien s�r. Tu devais avancer, faire carri�re.
Un beau matin, tu as d�cid� d'essayer de faire la une.
J'ai fait mon maximum.
Tu te sentais fautive, tu avais mauvaise conscience.
Tu sais comment j'ai commenc� ?
Le bracelet que maman t'a donn�...
il me le fallait !
Et je l'ai vol�.
Comme j'ai aim� le faucher.
J'ai �prouv� du plaisir. C'�tait bon !
Toi, June, toi...
et tous tes cadeaux, �a vengeait bien des ann�es.
Des ann�es ! Comment ai-je pass� toutes ces ann�es ?
Trembler � la vue d'un agent, arranger les choses,
sauver les meubles et payer,
tout �a parce que ma s�ur faisait n'importe quoi !
Tu veux me donner des le�ons de vie ?
Sans moi, qui aurait pay� pour �loigner les �tres charmants
que tu attires comme une poubelle ?
Dor !
Je te demande pardon !
Tu as raison, June. Tu as toujours raison.
Je dois y retourner demain.
Ce sera tout, sergent.
Qu'est-ce qui te prend ?
Il m'a sorti du lit comme un voleur.
Je lui ai dit de t'amener.
Tu te crois au-dessus de tout le monde ?
Bon, quel est ton probl�me, pr�fet ?
Le probl�me en question, c'est que Jansen t'attend cet apr�s-midi.
Tu as int�r�t � calmer Jansen.
Je pourrais l�cher le morceau sur l'honn�te Dietz.
Tu y seras, ou ce n'est pas un agent que j'enverrai
devant ta jolie villa, mais des patrouilles.
C'est toi qui l'as rel�ch�e, je te ferais remarquer.
On coupe les ponts ?
On manipule ses amis avant de les l�cher ?
De quoi tu te plains ? Tu portes des chaussures de luxe.
�coute, Dorothy Lyons est une voleuse quelconque
et toi un type quelconque qui m'a convaincu.
Oui ?
Dans une minute.
Surtout, pr�sentez-vous chez Jansen.
Soyez ponctuels.
Motif : Solly Caspar
Pour enqu�te de la police de Bay City
Homme correspondant � sa description
vu dans une Buick Sedan noire au nord de la 101
Alerte g�n�rale
J'ai gard� les 30 000 ici, comme convenu.
- Tout est l� ? - Non.
Non, je garde toujours 6 000 $ ici.
Je les prends.
- Et �a ? - Colther l'a demand�.
- L'avocat de Solly ? - Oui.
Il a peur que le procureur bloque les comptes.
- Et cette cl� ? - Celle du coffre, � la mer.
- Le coffre ? - Oui, derri�re la chaudi�re.
Je m'en occupe.
Comment je note les 36 000, M. Grace ?
Passez-les sur le compte du grill.
Je les rendrai dans huit jours.
Plus de rendez-vous, Betsy. Le maire est sorti, je pars.
- Annulez tout. - Tout sauf moi.
Ben, Frank voulait te voir...
- J'ai mieux. - Quoi donc ?
Toi et moi loin de Dorothy, Jansen et Dietz.
Je veux filer avec toi.
Je ne peux pas quitter Dorothy.
Pourquoi ?
- Tu ne lui dois rien. - C'est impossible.
� cause de lui ?
Non, plus maintenant.
Alors, c'est r�gl�.
On file � San Francisco et de l�, on part au hasard.
- �a t'effraie ? - Oui, et comment.
J'ai 36 000 $ en liquide.
J'en aurai bient�t 160 000 de plus.
Il y a deux semaines, peut-�tre. M�me deux mois.
C'est trop tard maintenant. Je regrette.
Dommage, ma belle.
On aurait fait un beau couple.
Dorothy !
C'est bien vous ! Votre s�ur n'est pas descendue.
Non ? L'avez-vous vue ?
Non, ce doit �tre le somnif�re.
J'ai une salade de crabe, mais pour le melon...
Dorothy ?
Ma ch�rie ?
Adieu, s�urette
Martha !
Martha ! Elle est partie !
Je dois la retrouver !
Je suis Dorothy.
Enchant�.
Je suis entr�e. O� sont-ils tous ?
Ben est un de vos amis ?
Ce n'est pas exactement ce que je dirais.
Vous ?
Ce n'est pas ce que je dirais non plus.
Quand va-t-il donc rentrer ?
Non pas que votre pr�sence me chiffonne.
Mais je suis anxieuse.
- Vous ignorez quand il rentre ? - Allez savoir avec lui !
S'il savait que je l'attends bien sagement sur son divan...
il arriverait dare-dare.
Il tient tant que �a � vous ?
Il tient tant que �a � moi.
Debout, Dorothy.
Je ne discute pas.
Enfilez vos chaussures.
- Vous allez me faire enfermer ? - Mais non !
Ben ne ferait pas �a. C'est pour �a que je suis venue.
Vous le verrez tr�s bient�t.
Quel beau tissu,
il me pla�t.
Salut, Jim.
- Le tacot est pr�t ? - Oui.
Mais moi, je prendrais ce bolide.
Je vais sur la c�te. Pour mon oncle.
Bon, mais je l'astique depuis deux jours.
Avec �a, on reconna�t Ben Grace.
- L�, vous �tes M. Personne. - Je n'y pensais pas.
Dites, puisque vous la laissez,
ce soir je vois une p�p�e et si vous...
- Tiens, �pate-la. - Merci.
Personne ne r�pond ?
Ben va r�pondre. Il est long � la d�tente.
Dites-lui de venir,
car vous faites la f�te seule et il vous manque.
Ce n'est pas tout � fait vrai. Toute seule...
Ben,
tu es l� ?
Ben, r�ponds !
Dorothy !
D�sol�e, mais je ne crois pas qu'il va r�pondre.
All� ? All� ?
C'est vous, M. Grace ?
Qu'est-ce qui vous retient ?
Je suis l�,
toute seule, dans la jolie villa de Solly.
Ce serait d�licieux avec vous.
Dorothy !
- C'est bon ? - Parfait.
Vous me plaisez bien.
- Vous saviez o� ils �taient ? - Je suis un pote.
Je n'ai jamais vu autant d'argent.
Vous allez le donner � Ben quand il arrivera ?
Je le lui donnerai.
Je peux en avoir une liasse ?
Oui.
Pourquoi pas ?
- Vous l'avez bien gagn�. - Oui ?
Si vous en voulez plus, demandez. Pas de probl�me.
C'est pas dr�le comme �a.
Vous connaissez le Mexique ?
Pas du tout.
Vous voulez y aller avec moi ?
�a pourrait bien me plaire.
- C'est Ben ! - Attendez !
Vous allez tout g�cher. Asseyez-vous en face de la porte.
Dites simplement : "Entrez !"
Entrez !
Entrez !
Dor !
O� est Ben ?
Tu vas bien ?
- Qui est-ce ? - Ma grande s�ur, June.
Elle arrive toujours au mauvais moment.
- Je t'emm�ne. - Je sais o� tu m'emm�nes !
Je te ram�ne � la maison !
- Laissez-la ! - Caspar, elle est malade !
Malade ?
Comment pouvez-vous dire �a d'une chouette m�me ?
Viens, mon chou.
Malade ! Elle est rigolote.
Pour lui, je ne suis pas malade.
Vous �tes la maligne qui a aid� Jansen ?
Je devrais vous tuer.
Je dois le Mexique � vous et � Ben.
Reculez, petite maligne.
Vous allez la buter ?
Sauve-toi, Dorothy !
- Pourquoi, mon ange ? - Oui, pourquoi ?
Les gars arrivent � 9 heures, on va bien rigoler.
Apr�s, j'emm�nerai Dorothy au Mexique.
Et on s'amusera comme des fous tous les deux.
Assieds-toi, mais je veux te voir.
On va faire une vraie bamboula !
Oui, reculez doucement pour ne pas tr�bucher.
Vous sentez la porte, la poign�e derri�re ?
Allez sur la terrasse.
C'est dommage, vous allez rater la f�te.
La mar�e va vous emporter tr�s loin.
Dorothy !
C'est moi, June !
Ben, aide-moi.
Mettons-la sur le divan.
Folle, oui, mais au point de tuer !
C'est moi qui l'ai tu�.
Toi ?
Viens, il faut filer.
Viens m'aider !
Je ne te suivrai pas.
Tu es impliqu�e dans un meurtre avec un t�moin qui d�bloque !
Tu n'as rien � y voir. Prends ton argent...
tu as ce que tu voulais.
Tu es forte, hein ?
- Tu as �t� touch� ! - Oui.
La bande arrive � 9 heures, va-t'en tout de suite.
Je n'irai pas loin comme �a.
5-3...
- Que fais-tu ? - 4-5-3...
Passez-moi M. Dietz.
Dave, c'est Ben. Tais-toi !
Sois � la villa de Solly sur la c�te � 9 heures pile !
Am�ne des hommes et une ambulance.
Dave, arrive � l'heure ! � 9 heures pile !
Lenny, Roos !
Portez-moi dedans. Vous, � la terrasse.
Ben Grace est l�.
On va la monter.
Junie ?
Je suis l�, ch�rie.
Prends bien soin de moi.
Je le ferai.
Il faudra te faire soigner s�rieusement.
Ne t'en fais pas, �a se passera bien.
Oui, mais June...
tu viendras avec moi.
Je serai l�, ch�rie.
Dors, repose-toi.
En haut !
- Junie ? - Je suis l�.
Tournez ce fauteuil.
Ben, c'est fini ! On est l� !
On te tient, Ben !
Tu vas sortir ou on tire dans le tas ?
Si tu sors, il n'arrivera rien aux filles.
- Entendu. - Ben !
Salut, Solly.
Descends.
Le sale boulot, c'est pas ton rayon ?
Toute la bande rapplique pour le ca�d ?
C'est ce qu'il faut � un ca�d ?
Tu me tiens et tu ne me finis pas toi-m�me ?
Le grand chef !
La ferme, minable.
Ni cran ni mains sales.
Rien dans le ventre. Mais tout est dans la t�te !
Monsieur est trop important ! Solly Caspar,
le grand d�gonfl� !
Tu l'as cherch�. Tu as pouss� le bouchon trop loin.
Je vais te mettre en pi�ces tout doucement.
Le vieux r�gle ses comptes seul !
On passe de l'autre c�t� ?
Il y a encore tes jambes, g�nie !
- On ne bouge plus ! - Pas un geste !
- Emmenez-les. - Ben !
Ben ch�ri !
June ?
Tiens bon, Ben, pour moi !
Je ne vaux pas vraiment le coup.
Ne parle pas, ch�ri.
Ne dis rien.
Une civi�re.
Et laisse-moi d�cider si tu vaux le coup.
June !
Traduction : Anne Bruant
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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