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Putain de...
Putain de tricheur !
Raf !
Salut, c'est Greg.
Michelle veut apporter des modifications au dossier.
Peux-tu les envoyer avant de partir en week-end ?
Je l'ai déjà fait.
Ouais, non, je les ai.
Mais nous avons une nouvelle langue.
Non, j'ai déjà quitté le bureau.
Quoi ?
Je vais prendre un ferry.
- Tu sais qu'il n'est que 14h, non ? - Je dois y aller, je te verrai mardi.
Mais qu'en est-il...
Salut, c'est Greg.
Rappelle-moi quand tu auras...
Écoute, je me suis occupé du dossier
mais j'aimerais que tu me tiennes au courant
- quand tu as des obligations à l'extérieur. - Connard.
- Pardon ? - Oh, non, rien.
Vous avez besoin d'autre chose ?
Juste l'addition, s'il vous plaît.
Salut Joseph, c'est Michelle.
J'ai parlé avec Greg.
J'ai pris les devants et mis en place une session d'évaluation
pour la semaine prochaine avec les RH et moi, O. K. ?
On se voit mardi.
Ton petit ami ?
Le travail.
Quel dommage.
Où travailles-tu ?
Dans un cabinet d'avocats.
Laisse-moi deviner.
Réceptionniste ?
Avocat.
Waouh.
Tu sais,
c'est un excellent endroit pour oublier ce genre de soucis.
Je vais régler tout de suite.
Où vas-tu si vite ?
Je dois rejoindre des amis.
Ils peuvent attendre.
Oh non, désolé.
On s'occupe d'un spectacle de dragsters.
Revoit tes mensonges, petit avocat.
Et un conseil d'ami,
plus personne ne va au Meat Rack.
Quoi ?
Je t'ai vu aller sur Google.
Je pensais qu'un jeune comme toi l'aurait connu.
Y'a que Grinder maintenant, mon chéri.
Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
78,65 $.
Vous avez une cabine d'essayage par hasard ?
J'ai oublié de vous le demander avant.
Non, désolée.
O. K.
Merci.
Excusez-moi.
Savez-vous où se déroulent les fêtes ?
J'ai lu ça en ligne quelque part sur...
Oh, la saison n'a pas encore vraiment commencé, chéri.
Vous êtes un peu en avance.
Oh.
Demandez au kiosque.
S'il y a quelque chose, ils le sauront.
Oh, si t'as envie, arrête de t'exciter tout seul.
Oh, je plaisante, chéri.
- Coucou mon cœur. - Hé, tu as appelé ?
Oh oui, tu as laissé ton permis de conduire ici.
Je te l'envoie demain.
O.K., merci.
Tu es au travail ?
Je suis dehors, en fait. J'avais besoin de prendre un peu l'air.
Oh, c'est bon pour toi, chéri. Eh bien, c'est toujours passionnant ici.
Je suis en train de faire une tonne de linge.
Tu vas t'amuser un peu pendant ce week-end ?
Pas vraiment.
- Pas de rencontres ou de trucs comme ça ? - Maman.
Hé, je demande juste. Une maman peut demander.
Tu sais à qui je pensais récemment,
c'était ton ami à l'école.
Il est venu chez sa mère le week-end.
Johnathon ?
Ouais, Johnathon, c'est ça.
Je pense qu'il travaille dans la finance ou un truc comme ça, car il publie toujours
des articles de presse sur cette entreprise qu'il a vendu à cette banque.
First Bank.
Je ne sais pas, peut-être que ce sont tous des robots russes.
Qui peut savoir si c'est possible de nos jours ?
Eh bien, de toute façon, il vit à New York, n'est-ce pas ?
Ouais.
Bien.
Maman, Johnathon est hétéro.
Vraiment ?
Ça alors, il me semble si délicat.
Peut-être qu'il connaît des gens.
Oh, chéri, je suis désolée.
Je ne voulais pas insinuer que tu ne connaissais personne.
Pas de souci.
Tu sais... j'étais en train de lire un article
qui disait que certaines personnes les plus intelligentes sont des introvertis.
- Maman. - Oh chéri, je suis désolée.
Je te laisse te remettre au travail. Tout se passe bien ?
C'est que...
Je pense vraiment partir.
Faire quelque chose de plus marquant dans ma vie
dans la défense ou autre, je ne sais pas.
J'ai l'impression que je n'ai pas encore trouvé ma place, tu vois ?
Tu es là ?
Bébé, je suis vraiment désolée, le sèche-linge a bipé. Tu peux répéter ?
- Rien, je dois y aller, je te parlerai plus tard. - Tu es sûr ?
Ouais, je t'aime, bye.
Salut.
Salut.
Quel est ton nom ?
Joseph.
Juste Joseph ?
Pas Joey,
ou...
- Jojo ? - Non.
Depuis combien de temps es-tu ici ?
Je ne sais pas.
Je vais peut-être partir bientôt.
Je ne m'amuse pas autant que je le pensais.
C'est ta première fois ?
Avec qui es-tu ici ?
Ça ne m'étonne pas, mon pote !
Tu es seul ici en basse saison ?
Pouah, tu parles comme un assoiffé.
Tais-toi.
Tu en veux ?
Montre-moi comme tu as soif.
Tu as déjà visité le Meat Rack ?
Tu as entendu ça ?
Entendu quoi ?
Je pensais avoir entendu...
Peu importe.
- Tu te sens bien ? - Ouais.
Tu peux enlever ton tee-shirt ?
Ferme tes yeux.
Détends-toi.
Je me sens...
Du calme, du calme.
Je me sens...
Je me sens lourd.
Ça va aller.
Arrête.
Arrête.
Non.
Reste à terre, pédé !
Hé !
C'est quoi ce bordel ?
Oh mon Dieu, Carlos.
Cet enfoiré m'a fait renverser mon verre.
Tu en avais assez bu de toute façon.
Lui aussi, allez.
Il se réveille.
Où suis-je ?
Tu es dans aux Pins et je m'appelle Cameron,
celui que tu peux remercier.
Tu étais dehors depuis un bon moment. Tu...
Tu es allergique à l’aspirine ?
Tiens.
À l'aide !
Hé !
Oh là, oh là, oh là.
- Je dois partir. - Ça va aller.
- Je dois partir. - Ça va aller.
Tout va bien.
Hé, hé, ça va.
O. K., c'est bon.
Respire...
Respire, O. K. ?
Je suis désolé.
Non, ça va.
Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Juste de passer dans une succursale à mon retour.
Comment va ton mal de tête ?
Tu es médecin ou un truc comme ça ?
J'ai suivi une fois un cours de secourisme.
Il y a quelqu'un d'autre que tu veux appeler ?
Pas vraiment.
De toute façon, je ne connais pas les numéros par cœur.
Ils sont tous dans mon téléphone.
Merci de m'avoir prêté le tien, au fait.
Pas de souci.
Tu te souviens d'autre chose ?
Je...
Je suis juste très fatigué.
Bien,
tu peux rester ici pour l'instant.
Il y a une chambre d'amis où tu pourras dormir.
Merci.
Pas de problème.
Dis-moi si tu as besoin de quelque chose.
Merci pour tout.
Oh mon Dieu, arrête de dire ça, on est pas aux Oscars.
J'y vais.
Joseph !
Beyonce ?
C'est Carly Ray.
Le voilà.
Tu as bien dormi ?
Oh, bien.
Merci pour les vêtements.
Oh, Cameron, tu es une chic pétasse.
Jaloux.
Joseph,
comment tu te sens ?
Joseph, voici Anabi, il est médecin.
Voici Shane, un trou du cul.
Amusant.
Je serais ravi de t'examiner plus tard si tu le veux.
Je vais bien, merci. Je me sens bien.
- Tu veux un petit déjeuner ? - Oui.
Alors, tu as été drogué et agressé.
- Je suis... - Shane !
Désolé, mais c'est dingue.
Ouais.
Alors...
qu'est-ce qui t'amène à Fire Island ?
- Oh, je n'y suis jamais venu. - Il n'a pas manqué grand chose.
Il est énervé parce qu'il ne sait pas utiliser les applications.
Je sais comment les utiliser, je regrette juste comment ça se passait avant.
Tu veux que ça redevienne comme avant ?
Je dis juste, comme les années 70, O. K...
Aucun de nous n'a vécu dans les années 70, donc...
Eh bien, je le sais, mais ce n'est pas mon avis.
De quoi manquons-nous ?
Comme te cacher derrière les buissons pour brancher un mec ?
Allo ?
Sans vouloir t'offenser.
Vous voyez, c'est pourquoi je ne peux vous emmener nulle part.
De mémoire, je ne suis pas allé dans les bois pour brancher.
Bien sûr que non, chéri.
Tu habites en ville ?
Ouais.
J'y suis allé à l'école.
Je travaille dans un cabinet d'avocats et j'habite à Harlem.
J'adore Harlem.
- Beaucoup de gentrification ? - Oh, mon Dieu, Shane, tais-toi.
Quoi ? C'est vrai.
Non, non, c'est vrai, c'est vrai.
Je suis propriétaire. C'est avantageux.
Mmm, il est propriétaire.
Allez, il est réveillé le garçon blanc.
Tu ferais mieux d'arrêter ici ou tu vas avoir de sérieux ennuis.
- Tu as un petit ami ? - Ça ne te regarde pas, Shane.
- Il a un problème pour sucer les bites. - Il est juste un peu désespéré,
dit le médecin qui lui a proposé de l'examiner gratuitement.
Je contribue juste à la couverture maladie universelle.
Hum, hum, hum.
Bon, revenons à la question, s'il vous plaît.
Non, pas de petit ami, mais j'en désire vraiment un.
Je veux dire, une relation.
C'est venu bizarrement.
Non, c'est juste que c'est venu.
Hé, tu es le seul à parler.
Tu as déjà été au « The cock » ?
Oh mon Dieu, Shane.
- Quand as-tu fait l'amour pour la dernière fois ? - C'est pas moi, c'est lui.
- Un an. - Arrête.
Je m'amuse plus souvent.
2 ans.
Hé, tu m'insultes, ordure.
Ce membre du Congrès que tu as rencontré à Washington.
- Je ne sais pas de quoi ils parlent. - Le républicain.
- Oui. - Oh, tu n'as rien fait depuis le républicain ?
Oh, tu te masturbes au moins ?
Arrêtez, le changement climatique est la cause de tout.
Une sécheresse est une sécheresse, un point c'est tout, abrutis.
Alors, vous louez cet endroit chaque année ?
Tu crois que je peux me le permettre ?
Non, c'est seulement Cam et Rafael.
- Hum... comment va-t-il au fait ? - Quoi ?
Qu'est-il arrivé à Rafael ?
- Eh bien, lui et Marcus ont rompu. - Quoi ?
- Il a claqué la porte, quand ? - Je suis désolé, désolé, désolé.
- C'était son petit ami ? - Fiancé !
- Quand ont-ils rompu ? - Stop.
Désolé, je ne voulais pas...
C'est vraiment très stressant pour lui en ce moment.
Pour eux deux.
Et...
Il est parti ce matin de toute façon.
Alors, tu travailles à Washington ?
Ouais.
J'analyse professionnellement les choses.
C'est vague.
Tu aimes ça ?
Plus maintenant.
Alors, pourquoi tu ne fais pas autre chose ?
Je suis désolé.
Tu n'as pas dit que tu étais avocat ?
J'aime être avocat.
Je voudrais juste que ce soit différent.
Oh.
Eh bien, je te renvoie la balle.
Si ça ne te plaît pas, tu devrais changer les choses, non ?
Je n'ai pas dit que ça ne me plaisait pas.
- Mais tu viens de dire... - Que je n'aimais pas mon travail,
mais je suis très doué dans ce domaine.
Ça compense un peu.
Alors, qu'est-ce que tu analyses ?
Tu es mystérieux.
Je ne le suis pas.
Tu es militaire ?
CIA ?
Non.
Département d'État.
Mais je suis en quelque sorte dans l'armée.
Vraiment ?
Traducteur.
J'ai été affecté en Allemagne durant un certain temps.
Waouh.
Quelles langues ?
Beaucoup de langues.
Dis quelque chose.
Que veux-tu que je dise ?
N'importe quoi.
« N'importe quoi ».
Tu es bête.
Tu dois me dire la langue.
Allemand.
Hum, fastidieux.
« J'adore boire des mimosas le week-end ».
Comment je peux savoir que tu ne dis pas de conneries ?
Tu ne peux pas.
Espagnol ?
Je pense que c'est bon.
Oh, tu crois ?
Arabe.
C'est des « Mille et une nuits ».
J'ai dû traduire les textes une fois.
Mes grands-parents l'ont faite.
La seconde guerre mondiale.
Je ne pourrais jamais m'y faire.
Bien sûr que si.
Tu es là, non ?
Ce n'est pas pareil.
Tu sais, mettre ta vie en jeu.
Tu es quelque part.
Tu vois ce que je veux dire.
C'est toujours un défi.
Et tu ne peux pas avoir de changement social sans défi.
Qu'ils soient contre une puissance étrangère,
ou de la tyrannie de la majorité bien pensante.
Tu prêches.
Je ne voulais pas...
Je ne pouvais pas m'engager ouvertement, il n'y a pas si longtemps.
Les filles, on y va !
On ne peut pas être en retard pour l'ouverture de pré-saison de la piscine.
Tu veux un mimosa ?
Ça ira.
Joseph ?
Je peux boire ?
Connasse, tu n'as pas besoin de sa permission ! Si tu veux un mimosa, tu bois un mimosa !
Tu cherches quelque chose ?
Non.
Bien, parce que j'ai rien à offrir.
Je déteste parfois les gens.
Surtout ici.
Quel est ton nom ?
Tu causes pas beaucoup, hein ?
Nan.
Écoute, je suis juste venu pour dire bonjour. T'as pas besoin de te la jouer.
O. K., tu as dit bonjour.
Tu peux partir maintenant.
Je vais te laisser continuer à noyer ton chagrin.
Tu peux partir maintenant.
Donnez-moi ton truc.
Mec, dégage.
J'ai dit,
donne-moi ton truc, putain de loser.
Mais putain, tu m'as pété la main !
C'est une entorse.
Je peux te la casser, si tu veux.
Bonjour.
Hé !
Pas de sperme dans le jacuzzi, vous deux !
Pétasses.
Waouh, belle première fête de la saison.
Ouais.
C'est pourquoi tu ne fais rien à Fire Island en avril.
Hé, je t'ai parlé du changement climatique au moins 16 fois !
- Je suis désolé, tu parlais ? - Tais-toi.
En tout cas, de toute façon, c'est au tour du nouveau.
Je n'ai jamais...
embrassé une fille.
- Allez. - Hou !
Arrête, on perds notre temps.
Les gens veulent quelque chose de plus croustillant.
Eh bien, les règles sont les règles, le jeu est le jeu. À la vôtre, les gars.
Dépêchez-vous afin qu'on passe aux bonnes questions.
Oui !
Donne-m'en un !
Allez tout le monde, vous devez en prendre un !
Oh mon Dieu, tout le monde en prend un.
Allez.
Cul sec.
- Qu'est-ce que je vous sers ? - 2 Ballast Points, s'il vous plaît.
- Ça arrive. - Merci.
- Salut. - Salut.
Je suis désolé.
À quel sujet ?
L'autre fois.
Si je t'ai choqué.
Merci.
On fait quoi ?
Qu'est-ce que tu en penses ?
On devrait pas fermer la porte à clé ?
Non.
- Et si quelqu'un... - Oh, mon Dieu.
Tu es stressé ?
Un peu.
Sortez ! Sortez ! Sortez !
Pourquoi tu dis ça ?
Qui a eu cette putain d'idée d'aller dans la salle de bain ?
Moi ? C'est toi !
- C'est toi ! - C'est toi !
Non, c'est pas moi. Je ne ferais jamais ça. Je suis classe.
Attention, il n'y a pas de garde-corps, alors sois prudent.
Où on va ? Où on va ?
On va par là.
Allons-y.
J'ai gagné !
- Tu crois que je vais te donner une médaille ? - Ouais.
Oh, oui ?
O. K., viens.
Attends, attends. Non, non, Non.
Ici.
- Oh. - Ouais.
Tu sais quoi, enlève ça.
O. K., doucement.
Maintenant, c'est qui est le prude ?
C'était probablement un cerf.
Il y en a de partout dans ce putain d'endroit.
Viens, je vais te montrer.
Elle a dû partir.
Elle ?
Ce ne serait pas une biche plutôt qu'un cerf ?
Tu es qui ?
Maria Von Trapp ?
Non, attends.
O. K.
Hé.
Tu as des préservatifs et ce qu'il faut ?
Ouais, j'ai tout.
Donne-moi une seconde.
Bonsoir ?
Qu'est-ce que ?
Raf ?
Je suis désolé, je pensais que c'était un intrus.
Jésus !
- Je ne savais pas. - Donne-moi une serviette.
- Putain. - Ça va aller.
Ça va aller, lève la tête, lève la tête. Pince, pince, pince.
Aide-moi à le relever.
C'est bon.
Attention à la marche.
Il y a une marche, une marche juste là.
O. K.
Sur les oreillers.
Jésus.
Raf, tu dois tenir ça sur ton nez, d'accord ?
Hé, tu m'entends ?
- Tu peux aller chercher un seau ? - Ouais.
Mais qu'est-ce que tu as foutu ?
Hé !
Pardon.
Aide-moi à le retourner.
1, 2, 3.
Il y a un seau à côté de toi, O. K. ?
- Ça va ? - Ouais.
Je suis vraiment désolé.
Ce n'est pas ta faute.
Il était censé rentrer chez lui par le ferry aujourd'hui.
Et pourquoi il ne l'a pas fait ?
Je ne...
Écoute, je vais rester ici un moment,
pour m'assurer qu'il va bien.
Oui, bien sûr.
Bonne nuit, Joseph.
Bonne nuit.
Bonjour.
Je vais prendre un café, tu en veux un ?
Bien.
Je ne pensais pas que vous sympathiseriez aussi bien.
Joseph, voici Rafael.
Rafael, Joseph.
Nous nous sommes déjà rencontrés.
Non, pas du tout.
Hier soir.
Tu ne t'en souviens peut-être pas.
Qui a fait le café ?
Ton mec l'a fait.
- Je vais t'en chercher. - Non, ce n'est pas la peine.
Quoi ?
- Je ne savais pas que tu en prenais. - Oh non, c'est super.
J'espère que tu ne rateras plus ton ferry.
Désolé que tu l'aies raté hier soir.
Ouais, je n'ai pas encore décidé.
Tu n'as pas décidé quoi ?
Si je reste un peu plus longtemps.
Tu crois que c'est une bonne idée ?
Tu sais, avec tout le travail que tu as.
Anabi nous a invités à un pique-nique, si tu veux y venir.
Désolé, je voulais te faire oublier ta rupture.
Ouais, peut-être que tu devrais.
Ça pourrait être bien pour toi de voir d'autres personnes, tu sais ?
Tu sais quoi ?
Merci.
Je vais voir si je peux.
Tu as fait tout ça ?
Ouais.
C'est mon truc.
Je pensais que l'arabe était ton truc.
J'ai fait plein de choses, mon enfant.
J'ai trouvé ma carte d'identité hier soir.
Tu l'as trouvée ?
Je croyais que c'était le gars qui t'avait agressé qui te l'avait prise.
Il l'a prise. Je l'ai trouvée par terre hier soir,
quand Rafael est entré.
Il l'a trouvé quelque part ?
Je ne sais pas, je ne lui ai pas demandé.
Eh bien, c'est super que tu l'aies récupérée.
Ce sera beaucoup moins compliqué pour sortir.
Ouais.
Je me demande juste comment il l'a eue, tu vois ?
Ce n'est pas quelque chose qu'un agresseur laisserait tomber comme ça.
Tu vois ?
Qu'est-ce que tu proposes ?
Rien.
Tu le rencontres d'une façon inattendue...
mais je suis sûr qu'il y a une explication logique sur le fait qu'il l'ait trouvée.
Oui, bien sûr.
Il me semble...
que je te dois des excuses.
Nous avons été interrompus hier soir, je crois.
Oui.
Tu te souviens où nous nous en sommes arrêtés ?
Je crois que tu étais en train d'aller chercher des préservatifs.
Non.
Des préservatifs et « ce qu'il faut ».
Quoi ?
Je ne peux pas croire que je l'ai frappé hier soir.
Je n'ai jamais donné de coups de pied à personne auparavant.
Et tu as dit que tu n'aurais pas pu être dans l'armée.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Avec Rafael ?
Nous avons grandi ensemble.
Il était le seul à le savoir.
Pendant longtemps.
Il m'a aidé à sortir du placard.
M'a parlé de ma première relation,
et de sa terrible fin.
Nous avions peur et nous étions jeunes, mais...
nous nous sommes rencontrés.
Tu vois ?
J'aimerais avoir vécu ça.
Je veux dire...
je sais que c'est mieux maintenant, mais...
je n'avais que ma mère.
Je n'en ai jamais vraiment parlé.
Maintenant, elle est juste obsédée par mon mariage.
Tu n'as pas un meilleur ami ou quelqu'un comme ça ?
Si nous nous étions rencontrés normalement, tu penses que ça l'aurait fait ?
Ton manque d'assurance est tellement mignon.
Je ne manque pas d'assurance.
Non, je suis juste curieux.
Et bien... probablement pas.
Parce que je ne couche pas aussi facilement que ça.
Je ne manque pas de confiance.
Je ne veux simplement pas que les gens aient le dessus sur moi à cause de ça.
Que veux-tu dire ?
Je me souviens il y a quelques années, lors du défilé de la gay pride,
plein de chars commerciaux ont commencé à faire leur apparition,
et une partie de moi était rassurée
que ces entreprises soient enfin présentes.
Ouais, pour tes revenus personnels.
C'est encore le cas.
Je me souviens qu'un groupe a commencé à siffler,
et chanter des conneries ou des trucs dans ce genre.
Ils étaient furieux d'avoir perdu...
leur défilé de drag-queens en cuir à moitié nues.
J'étais tellement furieux contre eux.
Ils ne comprenaient pas ce que ça signifiait.
Que nous ne serions plus des exclus.
Cependant, l'acceptation ne met pas fin à la violence.
- Ce n'est pas ce que j'étais en train de dire. - Mais si.
Non, c'est pas ça.
Si tu permets à une peur existentielle de conditionner ta vie,
ça fait de toi une victime,
que tu sois accepté ou non.
Tu es vraiment à côté de la plaque, n'est-ce pas ?
Ne sois pas fâché.
Je ne suis pas fâché.
Tu sembles contrarié.
Tu viens de dire que je suis un faible.
Je disais ça dans le contexte...
Peu importe.
J'aurais au moins flirté avec toi.
Joli rétro-pédalage.
Tu boudes ?
Hé !
Oh, fils de...
Attention au verre.
Raf !
Putain.
Vous reprenez un verre ?
Quand veux-tu y aller ?
Dès que Raf revient.
Oh, il va enfin émerger
de sa post-déprime de rupture ?
Relax.
Pourquoi, tu veux mettre un jockstrap au cas où ?
Au moins, j'ai un jockstrap.
Je pense qu'il vient d'aller à la plage.
En parlant du loup...
Raf ?
Je t'ai envoyé un texto.
Raf, si tu veux rester ici, tu dois te comporter normalement.
Voila des chips et de la sauce, tu vois ?
Je suis normal.
Qu'est-ce que tu fais ?
Hé, je t'ai posé une question.
- J'ai trouvé ses affaires. - Quelles affaires ?
- Quelqu'un nous espionnait ! - Hé !
Parle moi fort.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Quelqu'un se cachait derrière les buissons.
Je l'ai vu s'enfuir et quand je suis rentré tout à l'heure, j'ai trouvé ça.
Les gens se rencontrent au Meat Rack tout le temps.
Comment sais-tu que ça appartient à...
Ça pourrait appartenir à n'importe qui.
- Raf, tu dois y aller. - Pas encore, je dois m'assurer...
Non, tu te comportes comme un putain de lunatique.
En y retournant nuit après nuit,
tu vas te mettre en cause tout seul.
Il n'y a pas encore eu de crime, tu te souviens ?
Plus tu restes ici,
plus tu as de chances de te faire arrêter.
Ou, nous deux.
Vous êtes prêts ?
Oui, on y va dans une minute.
J'ai pas l'impression d'interrompre une dispute ?
Tu peux prendre ça ?
Les mettre dans le sac ?
Bien sûr.
Pardon.
Je ne pars pas tant que je ne l'aurais pas retrouvé.
Et qu'est-ce qui va se passer si c'est le cas ?
On part ce soir,
même si je dois te tirer moi-même par la peau des fesses.
Ouais, j'ai un régime hyposodique strict. Seulement le sel.
- Vraiment ? - Ça marche.
- Waouh. - Ouais.
Oh mon Dieu, Cam, tu t'apprêtes à partir ou quoi ?
En fait, ils ont besoin d'un coup de main. Tu peux te rendre utile ?
Oui, chef.
- Salut. - Salut.
Écoute...
nous devons partir ce soir.
Je suis désolé.
Le travail nous appelle et nous devons repartir, alors...
tu devrais aussi.
Oh.
Je suis désolé.
J'ai vraiment...
Non, c'est cool.
Je peux te payer le ferry,
afin que tu puisses rentrer sans problème.
Tu rentres de nouveau à Washington ?
On y va, les garçons !
Il a pris l'eau.
Ouais, il ne s'allume plus.
Ça a pris du temps.
Tu es prêt ?
Ouais.
Hé...
Je suis désolé d'avoir pété les plombs l'autre fois.
Tu sais que tu es le plus proche que j'ai dans ma famille, non ?
Ouais.
Je ne ferais jamais rien pour te blesser.
Je sais.
On est là ensemble.
Ouais.
- Tu viens avec nous ? - Ouais.
Ouais, je te verrai là-bas.
Hé...
- je pourrais demander pour ce téléphone... - Je m'en occupe.
Ne t'en fais pas.
Et c'est comme ça que Fire Island est née.
C'est vrai.
J'ai entendu dire qu'il y avait un pirate,
qui habitait l'île,
et qui gagnait sa vie en pillant des butins.
Quel genre de butins ?
Il aurait trouvé un endroit peu profond
et planté ces grands arbres dans le fond de l'océan.
Oh, mon genre de week-end.
Mais c'est vrai.
Dans l'obscurité de la nuit,
il construirait ces énormes bûchers sur la plage
qui étaient visibles à des kilomètres.
Les navires qui passaient voyaient les feux et pensaient que c'étaient des S. O. S.
Alors, ils s'échouaient, ne réalisant pas que leurs navires
allaient rester coincés dans ces poteaux.
Et donc,
quand les équipages débarquaient,
le pirate apparaissait de nulle part
et les tuaient tous, avant de piller les navires.
Oh, je vais continuer à dormir, oh mon Dieu.
Ça s'appelle aujourd'hui Fire Island
à cause de ces feux, un faux S. O. S.
Et cette histoire de fantôme ?
Tu n'as pas dit « histoire de fantôme »,
mais « histoire effrayante ».
Et ce n'était même pas effrayant, Robert Lawrence Stine !
Je préfère les pirates lesbiens.
Hé, Cam ?
Cameroun ?
Je déteste pleurnicher mais, peux-tu me donner du rouge ?
C'est tout droit vers la maison. Tu n'y as qu'à aller toi-même.
Mais tu es déjà debout.
Alors quoi, je ne suis pas ta chienne ?
Non. Quoi ?
Je vais y aller.
Je dois aller pisser de toute façon.
Ha, tu vois ? La galanterie gay n'est pas morte.
Merci chéri.
- Tu sais où ça se trouve ? - Ouais.
Je peux me débrouiller tout seul.
Je m'ennuie tellement avec ces amuse-gueules.
Je t'ai déjà dit pourquoi le Back End porte ce nom ?
Alors...
Raf est sorti de son terrier, hein ?
Il t'as parlé de Marcus ?
Pas vraiment.
Tu sais ce qui s'est passé ?
Hé.
Désolé, je t'ai fait peur ?
Non.
Ils veulent aussi à boire. Je viens te donner un coup de main.
O. K.
Alors, tu me laisses entrer... ou bien ?
Ouais, pardon.
Tu sais,
j'ai l'impression que nous sommes partis un peu froissés.
Je sais que tu es vraiment important pour Cam
et, encore une fois, je suis désolé pour la nuit dernière.
Moi aussi.
Tu as récupéré ta carte d'identité, au fait ?
Oui.
Merci.
Ça va ?
Je croyais que Marcus était parti hier.
Il est parti, pourquoi ?
Jean disait qu'il n'avait pas repris le travail aujourd'hui.
C'est un peu bizarre, non ?
Lui et Raf ont rompu.
Oh mon Dieu, sérieusement ?
Je suppose donc qu'il a pris une journée de congé.
Oh, ils ont mis fin à leur union ici ?
Pendant ce séjour ?
Putain.
Ça fait tellement bizarre.
Pourquoi ils ne l'ont dit à personne ?
Je pense qu'ils voulaient juste un peu de discrétion.
Eh bien,
je suppose que ça explique pourquoi Raf s'est comporté comme un con.
Rappelle-moi encore une fois ce que tu fais dans la vie ?
Je suis avocat.
Tu aimes ça ?
J'aime ça.
Droit criminel ?
Non.
Tu te considères comme une personne honnête, Joseph ?
Les avocats n'ont pas la réputation d'être honnêtes,
mais oui, oui, je me considère comme quelqu'un d'honnête. Pourquoi ?
Parce que je pense que tu me mens.
Je pense que tu me caches quelque chose.
J'ai trouvé ça.
C'est à toi ?
- Non. - Non ?
C'est bizarre parce que,
j'ai trouvé ça aussi.
Tu n'as pas vu où est passé Raf, hein ?
Peut-être qu'il fait des châteaux de sable.
Je suis sérieux.
Je ne sais pas.
Raf !
- Qu'est-ce que tu veux ? - Je veux savoir,
pourquoi tu m'as mis à dos mon meilleur ami.
- Je, je, je... - Arrête de mentir !
Tu as menti sur tes vêtements, tu as menti sur ton téléphone !
Tu es un putain de menteur !
- Je t'ai tout dit. - Non, non, Non.
Ce qui va se passer,
tu vas partir ce soir par le prochain ferry,
et tu vas prendre le premier train pour retourner à ta petite vie solitaire.
Et tu ne vas plus jamais en parler.
Ce que tu as fait,
qui tu as rencontré,
ce que tu as vu.
Comme un petit avocat menteur que tu es.
Parce que si tu le fais,
je le saurai.
Je te retrouverai et je te tuerai.
D'accord, Joseph ?
D'accord ?
D'accord.
Je ne dirai rien.
Je sais que tu ne le feras pas.
Les lâches ne le font jamais.
C'est ce que tu as dit à propos de Marcus ?
Lâche-le !
Raf !
Hé, réveille-toi.
Hé !
Joseph.
Oh, mon Dieu.
On dirait que tu te réveilles, ça va.
Recule, Raf !
Ses yeux s'ouvrent.
On doit partir !
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Il ne peut pas voir ce qui se passe.
Laisse-moi m'en occuper.
Tu es blessé ?
Je sais que tu es réveillé.
Je ne suis pas une mauvaise personne.
J'ai fait de mauvaises choses mais je ne suis pas mauvais.
Tu dois comprendre.
Tout ce qui pourrait mal se passer dans la vie d'une personne
s'est mal passé dans la sienne.
Et puis Marcus...
Mais il a toujours été là pour moi.
Donc...
Je vais arranger ça.
Je vais trouver une solution.
Si j'enlève le scotch, tu promets de ne plus crier ?
S'il te plaît, Cam, laisse-moi partir.
Je ne peux pas faire ça.
Je t'en prie, tu le peux.
- Tu vas tout raconter. - Je ne le ferai pas, je le promets.
J'ai promis de ne pas le faire.
Il a raison, nous ne pouvons pas.
S'il te plaît.
S'il te plaît.
Rien de tout ça n'aurait dû arriver.
C'est arrivé tellement vite que je n'ai pas su quoi faire.
Je devais l'aider.
Attends, non, s'il te plaît !
Laisse-moi partir.
Cam ?
Cameron ?
Hé, Cam.
Je suis là.
Hé, Cam ?
Putain.
Tiens bon, mon pote, allez.
Putain.
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