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16 heures, le moment propice
pour une d�claration historique.
Non, je ne crois pas � l'astrologie.
� cette heure-ci, l'annonce sera relay�e aux infos
et dans les journaux � travers tout le pays.
Allons-y.
Bonsoir, Tim.
Mesdames, messieurs, asseyez-vous, je vous prie.
Venez vous asseoir, Tim.
Certains savent d�j�
que c'est avec une l�g�re r�ticence que je me trouve devant vous.
J'ai l'habitude de servir le pays dans l'ombre.
Mais de nombreux compatriotes
m'ayant apport� leur soutien,
il serait bien arrogant de les ignorer.
Voil� pourquoi
je me pr�sente � la t�te du Parti Conservateur.
J'ai grande foi en les gens de ce pays.
Je crois qu'ils savent quel gouvernement leur conviendrait.
Un gouvernement � la fois ferme et juste.
Un gouvernement qui n'aurait pas peur de gouverner.
J'aimerais voir moins d'id�ologie et un peu plus de bon sens.
Un peu plus d'humanit�
dans la conduite de nos affaires chez nous et � l'�tranger.
Papa.
�a ira. Merci.
- Alors, Tim ? - C'�tait bien.
- Vous ne vous �tes engag� � rien. - Oui.
Mais ces discours vibrants ne suffiront pas.
Premier tour dans 6 jours. Qui affronte-t-on ?
McKenzie, Earle, Woolton, Samuels
et 3 autres sans int�r�t : Bearsted, Llewlyn-Jones-Rhys et Bogg.
Bogg. Bien. McKenzie. La sant�.
Il ne compte pas visiter un h�pital, je suppose ?
Il ne va plus dans les h�pitaux. Les infirmi�res le frappent.
Son assurance ne couvre plus.
O� est-il encore le bienvenu ?
Aux Labos Cybertec. Demain.
- Un fabricant de chaises roulantes. - Des chaises roulantes ?
Voil� une belle opportunit�.
- Nous arrivons. - Bien.
Vous verrez le directeur Fairchild
et le Dr Sunita Brahmachari,
l'ing�nieur qui a cr�� le fauteuil prim�.
- Un Indien ? - Une citoyenne britannique.
N�e � Coventry.
- Et ce prix ? - M�daille d'or � Bruxelles,
Prix du Design � Helsinki.
Adopt� comme nouveau standard
en Su�de, aux Pays-Bas, en Norv�ge et en RFA.
- Mais pas chez nous ? - Trop cher.
Bien. Le Dr Brahmachari, c'est �a ?
Oui, M. McKenzie.
Nous y voil�.
Que se passe-t-il ?
Qui les a laiss�s entrer ?
Je refuse. Partons.
Avan�ons dans le planning.
- Je suis coinc�. - Sortez-moi de l� !
Rassurez-vous, c'est ferm�.
Faites ce que je dis, klaxonnez et reculez !
- C'est une mauvaise id�e. - Faites-le !
LE PAYS DOIT RESTER VERT
Il est mort.
"Le ministre de la Sant� estropie un handicap�."
Le pauvre homme a d� paniquer.
- Parfait. Ensuite ? - Harold Earle.
Un dossier sur lui ?
Il s'est retrouv� emp�tr� dans un scandale, il y a 10 ans.
Un gigolo dans un train.
Vers Redhill. Exact.
On avait achet� le silence du gigolo.
Ce serait tr�s discourtois d'en reparler.
La vie priv�e d'un homme doit rester priv�e.
Oui, mais se faire sucer en seconde classe est indigne
d'un futur Premier ministre.
Vous n'avez pas tort, je l'admets.
Je crois que nous avons autre chose. Voyons voir.
EARLE SE RETIRE
"Pour des raisons familiales." Triste.
Sa m�re serait tr�s malade, para�t-il.
Woolton et Samuels ?
Samuels est irr�prochable.
Il ne commet jamais d'impair.
Un tas de rumeurs sur Pat Woolton
mais rien qui nous aiderait.
J'ai le temps pour Woolton.
McKenzie est un idiot et Earle un risque.
Il fallait les �carter.
Si Samuels ou Woolton m�ne dans les sondages, je me retirerai.
En politique, l'ambition personnelle n'est pas tout.
C'est un article de fond. Deux, m�me.
Vous y figurez. L'Independent s'int�resse � la chute d'un PM.
J'ai vendu une id�e au Sunday Express concernant...
Veuillez m'excuser, c'est un peu cru...
Les d�put�s sexy.
Est-ce trop vulgaire et frivole pour vous ?
- Je ne sais pas, c'est... - Vous vous �tes vite impos�.
C'est votre question qui a cr�� la pol�mique.
Intelligent et charismatique.
L'id�e est que certains politiciens,
ayant l'avantage d'avoir autorit� et style,
savent saisir les opportunit�s quand elles se pr�sentent.
- Vous avez su le faire. - La chance, je suppose.
Non, nous savons qu'il y a autre chose.
De bonnes relations, pour commencer.
Qui vous a renseign� sur les services de sant� ?
Je ne peux rien dire, vous le savez.
Je le sais bien, oui,
mais aidez-moi � deviner.
Ce doit �tre quelqu'un du Cabinet
ou de Smith Square, je me trompe ?
Vous avez beaucoup d'amis
mais aucun au Cabinet conservateur.
Mais vous �tiez aux RP pour Glick et Featherstone,
tout comme une ou deux personnes du bureau du parti.
Il est temps de changer de sujet, Mattie.
�videmment.
Dites � Roger que son secret sera bien gard�.
M. Urquhart, auriez-vous une minute ?
Non, rude journ�e.
Je sais, premier tour ce soir.
- Bonne chance. Et je... - Allez-y,
j'arrive. Vous tombez mal, Mattie.
Je dois vous parler. Rien de personnel.
Ma femme ne sera pas l� ce soir.
Venez tard, apr�s minuit. En taxi.
Si le perron est �clair�, partez. Ce sera tout, rien � ajouter.
Les r�sultats du premier tour sont les suivants :
M. Peter Bearsted, sept voix.
M. George Bogg, une voix.
Le tr�s honorable Maelgwyn Llewlyn-Jones-Rhys, 13 voix.
Le tr�s honorable Michael Samuels, 99 voix.
Le tr�s honorable Francis Urquhart, 91 voix.
Et le tr�s honorable Patrick Woolton, 91 voix.
Aucun candidat ne s'�tant d�tach�,
nous proc�derons � un second vote
dans une semaine.
Allez, bon sang.
- Urquhart. - Francis, on a des ennuis.
Je suis d��u. Vous m'avez mis tr�s en col�re.
Pourquoi, qu'ai-je fait ? Ce regard s�v�re
- ne me pla�t pas. - Vous savez bien.
- C'est Kendrick ? - Oui.
- Il a pr�venu O'Neill. - �a complique tout.
- J'esp�rais l'avoir par surprise. - D�sol�e.
Vous aviez promis de me laisser faire.
- Vous avez menti. - Je suis d�sol�e.
C'�tait idiot de ma part, je le vois bien.
Ce n'est pas un d�sastre,
mais il me faudra plus de temps pour gagner sa confiance.
- Ce n'est rien. - Je suis b�te.
L'essentiel, c'est de ne pas vous mettre en danger.
Roger O'Neill n'est pas dangereux, mais son sup�rieur l'est.
Qui est-ce ?
Vous le savez, non ?
Pour le moment, nous n'avons que des soup�ons,
mais vous devriez avoir une id�e.
Billsborough. Lord Billsborough complote avec Samuels.
Vous pouvez le penser, Mattie.
Vous pouvez le penser.
Mais il ne faut plus prendre de risque.
Vous ne devez pas vous mettre en danger.
- Me le promettez-vous ? - Oui.
Oui, je vous le promets.
Bien.
Jouer avec les espoirs, les r�ves d'une fille,
�tre tendre, puis violent,
r�primander, puis r�compenser,
punir, puis pardonner.
Les plaisirs d'un p�re.
D'un p�re qui a des filles.
Quel plus grand pouvoir que celui-ci ?
Pourquoi un homme voudrait-il davantage ?
Pourquoi d�sir�-je tant qu'ils m'appellent tous papa ?
Que de bons articles.
L'empire de Landless vous soutient prudemment
malgr� votre refus public de le soutenir.
The Guardian est toujours en faveur de Samuels. Normal.
The Sun trouve Woolton tr�s sympathique.
Comme bon nombre de nos coll�gues parlementaires.
Envisageriez-vous une alliance ?
Woolton et Urquhart, les anti-Samuels ?
Pas encore, Tim.
Il faut laisser Patrick faire le premier pas.
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
Je suis d�sol�.
Mais ils savent pour Praed Street.
Ils ont devin� pour Kendrick.
Vous devez m'aider. Je n'en peux plus.
Ce n'est pas mon domaine.
Que faites-vous ? Francis, vous m'�coutez ?
Je ne compte pas me calmer. Si je tombe, je parle !
Personne ne va tomber.
Personne ne va parler !
Vous serez fait chevalier, Roger. Chevalier.
Personne n'a rien contre vous,
quoi qu'ils pensent savoir.
Aucun journal ne publiera les fac�ties de Mattie.
C'est une bimbo hyst�rique et perturbatrice.
Il n'y a pas � s'inqui�ter, Roger. C'est compris ?
Bon sang, Francis, je ne vais pas bien.
Je ne suis pas fait pour �a.
�coutez-moi.
Rentrez chez vous. Votre amie s'occupera des affaires.
Encore mieux, allez passer quelques jours sur la c�te.
Puis chez moi, � la campagne.
Pour boire, sortir les chiens
et discuter de tout �a.
Je vous garantis que dimanche soir,
vous n'aurez plus � vous inqui�ter.
Je vous le promets, Roger. D'accord ?
D'accord, Francis.
Vous �tes un bon ami.
Merci.
- Un probl�me ? - J'en ai peur.
Nous allons avoir un invit�.
Pas celui que tu pr�f�res.
Roger O'Neill, je suppose.
Il va tr�s mal, il craque.
On l'a questionn�, et la presse s'en m�le.
Il semble que sa jeune prot�g�e ait parl� � la mienne.
Tu disais pouvoir la g�rer.
Et c'est le cas.
Rien ne me relie � O'Neill. Personne ne sait qu'il vient me voir.
Il finit par �tre g�nant, non ?
Apr�s ce week-end, tout sera fini.
Qu'y a-t-il ce week-end ?
- C'est secret. - Bien s�r !
Tu t'es trouv� une autre cr�tine ?
Non, ce sont les affaires, Penny.
C'�tait le week-end o� nous devions partir !
C'est pas vrai...
- Que te dire ? - Rien.
Je m'en fiche parce que tu n'es plus amusant.
Toi qui �tais si charmant,
tu ne penses plus qu'� mentir,
te droguer, t'�vanouir et te pisser dessus. Sans moi.
- Amuse-toi bien. - O� vas-tu ?
Je retourne vivre chez moi, cr�tin !
Tu peux appeler si tu veux, je d�crocherai.
Mais si tu veux me revoir, recouvre tes esprits. Compris ?
Penny, �coute...
"Ceux qui ont une conscience sociale
voteront Michael Samuels.
Ceux qui ont une conviction profonde, de march� et guerri�re
se tourneront vers Patrick Woolton. Ceux qui ne peuvent se d�cider
choisiront in�vitablement Francis Urquhart."
C'est The Guardian ? Aucun n'est flatteur.
Non, mais je m'en tire le mieux. Je d�fends quelque chose.
Aucun conservateur n'admettra avoir vot�
avec sa conscience sociale
ou pour un type sans vision.
"Francis Urquhart. Qui est-ce ?
Non, j'ai vot� pour Pat Woolton. C'est un type bien."
C'est ce qui se dit ?
Quelque chose comme �a, oui.
- Qu'est-ce ? - Comment le saurais-je ?
Si c'�tait une bombe, elle aurait saut�.
"Patrick Woolton au Congr�s."
Vraiment ?
Pas de dialogues, de Congr�s europ�en ?
Non, il n'y a que �a.
Mets-la. Voyons voir ce que c'est.
G�nial.
- C'est bon. Comme �a, oui. - Attends.
Je peux bouger mon bras ?
- Oui ! - Tu me fais mal.
Tu aimes quand �a fait mal. Tu aimes �a.
Tu as aim�, Penny ?
- C'�tait formidable. Merci, Pat. - Tant mieux.
Tant mieux, tu sais pourquoi ?
Je me suis donn� tout entier.
J'ai vraiment tout donn�, Penny.
Une fille � une conf�rence. Tu sais...
. comment c'est. �a arrive.
Je suis d�sol�, Stephanie.
Dieu sait comment elle...
- Je n'aurais jamais cru... - J'ai conscience que �a arrive.
Apr�s tout, c'est comme �a que l'on s'est connu.
Mais cette fois, tu n'as pas choisi la bonne.
Trouve ce que veut ta putain.
- Soudoie-la. Fais ce qu'il faut. - Bien s�r, Stephanie.
Qu'est-ce que tu attends ?
Une derni�re chose.
Pr�viens-moi si je dois faire un d�pistage.
Pourquoi as-tu fait �a, tra�n�e !
- De quoi est-ce que tu parles ? - Sale menteuse !
Ne l�ve plus jamais la main sur moi !
De quoi est-ce que tu parles ?
Une cassette o� l'on nous entend baiser � Brighton.
Ma femme l'a pass�e � table.
C'est toi qui as d� la faire et qui as d� l'envoyer.
Je refuse que quiconque sache pour nous.
J'ai d�test� �a. Je d�teste y repenser.
Je ne suis pas une pute.
Je ne menace personne, j'ai de l'argent.
J'aimerais juste avoir des amis fiables.
Si ce n'est pas toi...
alors qui ?
- All� ? - M. Woolton, merci.
C'est pour toi.
- Qui est-ce ? - Un inconnu.
Ceci est un avertissement sanitaire.
Dans votre cas, il n'y a pas de rapport prot�g�.
Dans votre cas,
le retrait est la seule solution viable.
Je suis s�r que vous comprenez.
Je ne ferai qu'une d�claration et ne vous r�pondrai pas.
Je retire ce jour ma candidature au poste de dirigeant.
Je suis pragmatique et Francis Urquhart
a plus de chances que moi de gagner.
Et je refuse que nous perdions tous les deux.
� partir de maintenant, je soutiens Francis Urquhart.
Et lorsqu'il sera Premier ministre, ce en quoi je crois,
je serai fier de servir � ses c�t�s.
Merci beaucoup.
Pourquoi Urquhart ? Tu l'appr�cies ?
Non, pas du tout. Je le d�teste m�me.
Mais je ne veux pas que l'autre salopard gagne.
Cette fille...
sort avec un type du Bureau central, O'Neill.
O'Neill ob�it � cet enfoir� de Billsborough.
- Qui soutient Michael Samuels. - Si tu veux.
Oui, ce vieux Teddy Billsborough.
Il chevauche Samuels,
ses mains enserrant son cou tel un dieu de la mer.
Samuels appartient � Billsborough, O'Neill aussi,
la fille voit O'Neill
donc lui appartient aussi.
Quelle charmante vision du monde...
Tout le monde appartient � quelqu'un.
Billsborough et Samuels m'ont �vinc�. Je le prouverai.
Urquhart est aussi le plus �g�.
Et les vieux s'entraident ?
Non, ils partent plus t�t. J'attendrai dans l'ombre.
Crois-moi, je reviendrai.
Je suis d��u. Vous m'avez mis tr�s en col�re.
Qu'ai-je fait ? Ce regard s�v�re ne me pla�t pas.
Vous savez bien.
- C'est Kendrick ? - Oui.
Il a renseign� O'Neill.
Quoi ?
Comment le saviez-vous ?
- D�sol�e. - Vous aviez promis
de me laisser faire.
Vous avez menti.
J'ai cru comprendre, juste entre nous,
que M. O'Neill avait un probl�me de coca�ne.
- Pardon ? - En tant
que chef de file, je sais �a.
... nous, que M. O'Neill avait un probl�me de coca�ne.
- Pardon ? - En tant
que chef de file, je sais �a.
Il doit un service � quelqu'un.
Vous devez me croire, Mattie. Roger est inoffensif.
... qu'il �tait d�j� au centre. Quelqu'un de ce b�timent...
- Il faut croire. - ... a fait croire que Charles
�tait abonn� depuis le 1erjanvier.
Puis-je vous confier quelque chose ?
- C'est ultraconfidentiel. - Oui.
Bien s�r que vous pouvez.
J'ai entendu que la presse allait attaquer le Premier ministre.
Une vraie crasse.
Elle va utiliser son fr�re,
Charles Collingridge. Vous le connaissez.
28 juillet.
Vous avez entendu.
Qui vous l'a dit ?
Non.
Vous avez confiance en moi ?
Bien s�r.
Vous avez confiance en moi ?
Bien s�r.
Roger, formidable. Vous �tes venu.
Francis, quel plaisir de vous voir.
Entrez donc.
- Quelle magnifique demeure. - Merci.
- Merci. Sant�. - Sant�.
- Roger ? - Oui ?
Sauf incident, nous serons bient�t au pouvoir.
Je r�fl�chissais � ce dont j'aurai besoin. Mais vous, alors ?
Justement, j'y ai r�fl�chi moi aussi.
� ce que vous et moi voudrions.
Et j'ai r�alis� que vous pourriez tr�s bien
avoir besoin de moi au 10 Downing Street.
Sp�cialiste de la publicit�. Attach� de presse.
Non, c'est r�gl�. J'aimerais que vous restiez � Smith Square
� votre poste, mais sous un nouveau pr�sident.
Mais...
C'est ridicule.
C'est b�tement ce que je fais d�j�.
Vous deviez vous occuper de moi.
Et ma m�daille, Francis ?
Vous la m�ritez.
Mais malgr� tout, une m�daille ne se d�cerne pas � court terme.
N'essayez pas de me d�biner, esp�ce de salopard !
Apr�s tout ce que j'ai fait.
J'ai menti pour vous, vol� pour vous.
J'ai m�me perdu la meilleure des femmes pour vous.
Si vous me laissez dans la merde,
je vous y entra�ne jusqu'� ce que vous creviez.
Roger, mon cher ami,
je dis juste que c'est fichu pour cette ann�e,
mais il y a une remise au printemps.
Je dois avouer que je ne pensais pas �a de vous.
Vous m'avez l'air tr�s mal en point.
J'esp�re encore pouvoir compter sur votre discr�tion.
Que dire ?
Il n'y a rien � dire.
Mais je suis d�sol�.
Je m'y suis v�ritablement mal pris.
Ce travail m'a mis beaucoup de pression,
Penny est partie et...
Mais vous pouvez compter sur moi pour tout ce que vous voulez.
Je ne dirai rien, je le jure.
Oui, Roger.
Je vous crois.
Allez, buvons un autre verre.
Cette fille m'aimait, Francis.
Et je l'aimais aussi.
Je l'aime.
Elle est partie.
Elle ne travaille plus pour moi.
Elle va travailler pour un autre homme.
Elle m'a demand� si je lui en voudrais.
Comment pourrais-je lui en vouloir ?
Ce que je lui ai demand� de faire sortait du cadre professionnel.
Cela ne devrait jamais �tre demand�,
sauf pour un poste de putain.
Parfois, je me dis que nous sommes tous des putains.
Je trinque aux putains.
Sauf que...
Sauf qu'elle devait le faire.
Je n'ai jamais eu la t�te dans l'oreiller.
Elle ne m'aime plus.
Elle ne m'aime plus et j'en souffre tellement.
C'est vraiment terrible.
Mais c'est dr�le, n'est-ce pas ?
Car j'en suis le seul responsable.
Qui aurait cru que j'en serais l� aujourd'hui ?
Avez-vous imagin� ce � quoi ressemblerait votre vie
avec vos yeux d'enfant ?
Le Bon Dieu voulait-il �a pour nous ?
"Si vous pouvez p�n�trer les germes du temps
Et dire quel grain cro�tra, quel grain ne cro�tra pas."
- Quoi ? - Rien.
J'aime le whisky.
Parfois, j'aimerais �tre un alcoolique.
La vie serait si simple.
Se procurer autre chose est p�nible et prenant.
C'est comme dire merde � la vie.
Sera-ce plus facile une fois d�cor� ?
Sir Roger O'Neill.
Une affaire � 50 livres pour Sir Roger O'Neill, et vite.
Je veux simplement �tre heureux, vous savez.
Et retrouver ma charmante m�tisse dans mon lit.
Juste pour un c�lin.
Juste pour se tenir chaud.
Depuis son d�part, j'ai si froid.
Froid comme le marbre.
Jusque dans les os.
Ceci est un acte de charit�.
Vraiment.
Vous connaissez bien notre homme.
Vous voyez qu'il n'a nulle part o� aller.
Il supplie qu'on le lib�re.
Il en a vu assez.
Une fois qu'il reposera en paix,
nous serons libres de nous souvenir du vrai Roger.
Ce jeune homme fougueux au pull vert...
� la fabuleuse esquive l�gendaire...
et au sourire brave et terrifiant.
Un acte de charit�.
Vous dormez depuis des heures, Roger.
- D�sol�, j'ai piqu� du nez. - Il est 18 h.
Il y a du changement.
La BBC va venir ici pour me filmer. J'ai d� accepter.
- Vous ne pouvez rester. - Non.
Vous devez vous ressaisir. J'ai attendu pour vous r�veiller.
- Oui. - �coutez-moi.
Rentrez directement chez vous et restez-y.
Je vous appelle demain.
- D'accord. Francis... - Ne vous inqui�tez pas.
Tout va bien se passer, Roger.
Il n'y a aucun probl�me.
Un instant.
Voil�.
Rester...
Rester �veill�.
Rester concentr�.
Tu l'as d�j� fait.
Tu as tout fait.
Tu as �t� partout.
Tu as tout vu.
J�sus, Marie, Joseph.
Voil� qui est mieux.
�a m'a r�veill�.
Je vais bien mieux.
C'est du g�teau.
Facile pour un fut� comme moi.
Qui �tait le premier en maths ?
Roger O'Neill, et c'�tait le plus jeune de la classe.
Et qui a �t� choisi pour �tre le demi d'ouverture ?
Roger O'Neill.
Le fant�me rieur.
Il s'�chappe, il esquive.
Il s'�chappe, il esquive.
Merci, J�sus, dans ta mis�ricorde.
AIRE DE REPOS
Rien qu'une fois.
Car c'est bien connu, c'est mauvais sur le long terme.
Pour tenir le choc du week-end.
Apr�s, j'arr�te.
Je r�cup�re ma bien-aim�e.
On se rabiboche...
on s'envoie en l'air...
Je l'emm�ne...
Je l'emm�ne sur la c�te ouest.
� Galway.
C'est tellement beau l�-bas.
Voir ses yeux briller lorsqu'elle verra la mer.
Et ce ciel.
Bon sang...
Magique.
Oui, il se trouve que je l'ai lu.
SAMUELS COMMUNISTE GAY
Je trouve cela irresponsable.
Je serais surpris que Michael Samuels
soit communiste ou m�me sympathisant.
Quant � sa position sur les gays et la CND, �a remonte
� l'�poque o� il �tait �tudiant � Cambridge, apparemment.
Je pense qu'il faut pardonner les erreurs de jeunesse de chacun.
Quoi, moi ?
Non, j'�tais un jeune lieutenant
bien trop occup� dans la garde �cossaise.
- Que vas-tu faire ? - Je l'ignore.
Plus rien n'a de sens.
Le dossier vient du Bureau central.
Je suppose que c'�tait encore O'Neill.
Oui, probablement. Mais pour qui bosse O'Neill ?
On pensait que c'�tait pour Billsborough,
mais �a touche Samuels.
Il jouerait un double jeu ?
Landless ? Urquhart ?
- Non. - Non quoi ?
- Pas lui. - Pourquoi ?
Tout �a ne sert � rien.
Je ne sais pas pourquoi je m'acharne.
Je n'ai plus de boulot.
Personne, � part la BBC, ne me voudra en freelance.
Je me dis sans arr�t :
"Encore 2 jours. Je me donne jusqu'aux �lections.
Si je n'ai rien d'autre d'ici l�, j'abandonne."
Le plus rageant dans tout �a,
c'est que j'ai l'impression de conna�tre la solution.
Mais je cherche et je ne trouve rien.
7098.
- C'est John. - Bonjour.
O'Neill est mort.
- Pardon ? - �a vient de tomber.
La police l'a retrouv� sur une aire de repos,
sur les W.-C., vers 4 h 30.
Arr�t cardiaque d� � la drogue, apparemment.
D�sol�. C'en est fini pour lui.
Mon Dieu, je m'en veux tellement.
J'ai tout l�ch�. Lui et le travail.
�a ne pouvait plus durer.
Je me disais qu'en le quittant, il se ressaisirait. Il le pouvait.
Je pensais...
Je suis d�sol�e.
Ce n'est rien.
Il pouvait �tre tellement amusant.
Il se fichait du reste.
Il �tait formidable.
Savez-vous ce qu'il faisait � Southampton ?
Il devait passer le week-end avec quelqu'un, j'ignore qui.
Je l'appelais quand m�me trois fois par jour,
pour m'assurer qu'il allait bien.
Savez-vous...
de quoi il est mort ?
Comment �a ?
Arr�t cardiaque. Ou on lui a vendu de la daube.
Qu'est-ce que �a change ? Il est mort.
On s'est servi de lui.
D'o� votre implication.
Quelqu'un le faisait chanter.
Il n'�tait pas le seul.
J'�tais avec Pat Woolton � une conf�rence.
Il a re�u la cassette de nos �bats.
Mon Dieu.
- Qui a fait �a ? - Aucune id�e.
Pat pensait que c'�tait moi.
Vous vous fichez pas mal de Roger.
- Vous voulez juste votre article. - Non, Penny.
Je n'ai plus envie de parler de tout �a.
Roger est mort, le reste n'a plus aucune importance.
Pourriez-vous me laisser seule � pr�sent ?
- Urquhart ? - Non.
Qui alors ?
Un homme ayant des infos confidentielles.
Sur le parti, mais aussi sur le Cabinet.
L'arm�e territoriale,
les h�pitaux et le Mendox.
Il faut faire partie de 3 comit�s diff�rents.
J'y ai d�j� r�fl�chi.
Seul Collingridge fr�quentait les 3
et �a ne peut pas �tre lui.
Reprenons avec les mobiles.
Qui y gagne � d�voiler les coups bas ?
Ceux qui veulent la place de Premier ministre.
�coute, Earle, McKenzie,
Samuels, Billsborough,
Woolton, Urquhart.
Ils ont tous �t� calomni�s ou pi�g�s, sauf Urquhart.
Le hic, c'est qu'Urquhart n'est pas ministre.
- Il n'a pas � l'�tre. - Quoi ?
Il n'a pas besoin d'�tre ministre.
Il a pu �tre au courant car il est le chef de file.
Chaque minist�re a un chef.
Les chefs juniors informent le chef de file.
Le chef de file est au courant de tout sujet politiquement sensible.
Le chef de file conna�t bien ses coll�gues.
- Oui. - Et Woolton et la fille ?
Ils se sont rencontr�s chez lui,
- lors d'une f�te. - C'est pas vrai.
Pourquoi ne pas y avoir pens� avant ?
- Je ne voulais pas y croire. - Pourquoi, bon sang ?
� ton avis ?
Je couche avec lui.
Francis Urquhart ?
Il a l'�ge d'�tre ton p�re.
En quoi est-ce important ?
Je l'aime.
Vous avez connu Patrick chez Urquhart.
Qui avait organis� �a ?
Roger.
Vous �tes revenue pour me faire pleurer ?
Non, bien s�r que non. �coutez.
Pensez-vous qu'il aidait quelqu'un ?
J'en suis s�re mais j'ignore qui.
Francis Urquhart, c'est possible ?
Se connaissaient-ils bien ?
Je ne crois pas.
Roger a travaill� pour lui r�cemment. Urquhart lui en voulait.
Un dossier informatique qui a merd�.
- Il vit � la campagne ? - Oui.
O� est sa r�sidence ?
J'avais les num�ros priv�s du Cabinet mais j'ai rendu la liste.
Non, je peux vous aider. Avec mon code PIN.
0-7-0-3.
0-7-0-3. 0-7.
0-7-0-3...
Allez.
Lyndhurst, 37 428.
- Pourriez-vous r�p�ter ? - Lyndhurst, 37 428.
Comt� de Surrey ?
Non, comt� de Hampshire.
On est au beau milieu de la nuit ici.
Allez.
- All� ? - John.
L'aire o� O'Neill a �t� retrouv�.
- Quoi ? - L'aire d'autoroute
o� Roger O'Neill a �t� retrouv�.
Elle n'est qu'� 13 km de la maison de campagne d'Urquhart.
- Adrian. - Bonjour, Mattie.
Que se passe-t-il ? C'est No�l ?
- L'�quipe d'Urquhart fait la f�te. - D�j� ?
- C'est l'ann�e du whip, on dirait. - Vous l'avez vu ?
Urquhart ? Non. Pas un mot avant l'annonce officielle.
D�sol� pour vous.
- Une tasse de th� ? - Non...
Je dois voir quelqu'un. Merci, Adrian.
Vous cherchez Francis Urquhart.
Oui, en effet. Merci.
- Vous �tes un whip, n'est-ce pas ? - Tim Stamper.
Ravie. Je suis Mattie Storin.
Ancienne du Chronicle.
Vivant actuellement aux crochets de l'�tat.
On s'est parl� au t�l�phone.
- Ravi de vous voir enfin. - D�sol�, c'est urgent.
- Dites-moi o� est M. Urquhart. - C'est � quel sujet ?
- C'est personnel. - Ah oui ?
Je n'en doute pas.
Vous comprendrez qu'il est tr�s pris.
Je suis s�r qu'il me recevra.
�a ne m'�tonnerait pas du tout.
Le jardin-terrasse.
- Bien. - Il voulait rester un peu seul.
J'esp�re qu'il a vraiment envie de vous voir.
Merci beaucoup pour votre aide.
Mattie. Petite Mattie.
- Je pensais justement � vous. - J'en doute.
Croyez-moi.
� pr�sent que cette guerre est termin�e,
je pourrais vous aider.
Mattie, y a-t-il un probl�me ?
Puis-je faire quelque chose ?
Quelque chose vous tracasse. Qu'y a-t-il, Mattie ?
Dites-moi que ce n'est pas vrai.
Quoi ?
- Dites-le-moi. - Quoi donc ?
Dites-moi de quoi vous parlez.
J'ai des talents mais ne suis pas devin.
Que c'�tait vous. C'�tait vous depuis le d�but
qui avez pi�g� Collingridge et son p�re,
divulgu� des documents,
essay� de me faire peur,
et tu� Roger O'Neill. Dites-moi que c'est faux.
Dites-le-moi.
Regardez-moi.
Voil� qui est mieux.
Vous me faites confiance ?
R�pondez-moi.
Avez-vous tu� Roger O'Neill ?
Mattie, savez-vous combien tout ceci me peine ?
Je suis terriblement attrist�.
L'id�e que vous me soup�onniez m'est insupportable.
Je vous faisais confiance, Mattie.
Pourquoi pas vous ?
Je le voulais.
Je le veux encore.
- Vraiment, Mattie ? - Je vous aime.
Dites-le-moi comme il faut.
Appelez-moi papa.
Je vous aime, papa.
- Je veux juste savoir. - Quoi ?
Avez-vous tu� Roger O'Neill ?
Oui.
- Comment ? - Mort-aux-rats.
Il fallait le faire taire.
C'�tait un acte de charit�.
Il est en paix d�sormais.
Plus rien � craindre.
Quoi ?
Puis-je avoir confiance ?
Vous savez bien que oui.
�a me fait de la peine de le dire,
mais je ne vous crois pas.
Je ne peux pas avoir confiance.
Papa !
Je me suis alors retourn�.
Peut-�tre l'avais-je entendue.
Je n'avais aucune chance de l'en emp�cher.
Oui, je la connaissais. Un peu.
C'�tait une jeune femme talentueuse,
mais � fleur de peau.
Elle m'a souvent interview�.
Elle a tr�s mal v�cu sa perte d'emploi
de journaliste politique au sein d'un grand journal.
Une mort est toujours tragique,
mais celle, inattendue, d'une jeune femme talentueuse
� l'aube de sa carri�re est particuli�rement bouleversant.
Francis Urquhart commentant la mort d'une journaliste
� la Chambre des communes.
M. Urquhart se dirige vers Buckingham Palace,
o� il est invit� par la Reine � former un...
Non, je n'ai rien � dire.
Ne le voyez-vous pas ?
Je devais le faire.
Comment aurais-je pu avoir confiance ?
Vous pouvez le penser.
Je ne peux rien commenter.
Traduction : H�l�ne JANIN
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