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LE SURLENDEMAIN...
L'histoire commence une chaude nuit de printemps...
� une r�union des employ�s de la 20th Century Motors.
C'est un soir que je n'oublierai jamais.
TOUS POUR UN !
� la mort du proprio de la compagnie, ses enfants ont pris la rel�ve...
et introduit un nouveau plan de gestion de l'entreprise.
Tous travailleraient aussi fort que possible...
mais partageraient les salaires et le profit selon leurs besoins...
Ceux qui pr�tendraient avoir le plus besoin d'argent...
seraient les mieux pay�s.
C'est un moment crucial dans l'histoire de la compagnie.
Rappelez-vous, chacun de nous appartient maintenant � l'autre...
en vertu de la loi morale que nous adoptons et acceptons tous.
Sauf moi.
Je ne l'accepte pas.
Ses paroles �taient source de confusion...
mais il se tenait l� comme un homme s�r d'avoir raison.
Je mettrai fin � cela une fois pour toutes.
Comment ?
J'arr�terai le moteur du monde.
Qui est ce type ?
Et sur ces mots, il disparut.
Au cours des 12 ann�es suivantes, la lumi�re s'�teignit dans des usines...
qui avaient �t� solides comme des ch�nes durant des g�n�rations.
Leurs barri�res se ferm�rent sous l'empire d'un pouvoir silencieux.
Le monde s'�croulait tranquillement sans fin en vue.
Les mers n'�taient plus s�res.
Les cargos n'arrivaient plus � destination.
Ragnar le Pirate frappe encore
Le transport a�rien fut paralys� et la route devint inabordable.
La production de charbon, de gaz, de p�trole et d'�nergie nucl�aire cessa.
Les pannes de courant se multipli�rent faute de cuivre...
pour l'entretien des lignes.
Taggart Transcontinental, le plus grand chemin de fer du pays...
�tait l'une des rares entreprises encore en exploitation.
Nous commen��mes � parler de ce qu'il avait dit...
et pens�mes qu'il avait peut-�tre tenu parole...
qu'il avait peut-�tre arr�t� le moteur du monde.
Certains m�me le cherch�rent, mais il avait disparu...
de m�me qu'un tas d'autres gens.
Nous nous demand�mes quel pouvoir il avait pour tenir parole.
BANQUE MULLIGAN
PDG, BANQUE MULLIGAN, LA PLUS GRANDE D'AM�RIQUE
DISPARU
Les meilleurs �l�ments disparaissaient sans explication.
PDG, WYATT OIL, PREMIER PRODUCTEUR D'�NERGIE
DISPARU
Peut-�tre se posait-on la question...
parce qu'on savait que quelque chose �chappait au monde.
Peut-�tre est-ce pourquoi nous commen��mes � le dire.
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE UNIVERSIT� PATRICK HENRY
DISPARU
Nous ne p�mes nous emp�cher de penser au jeune technicien de labo...
qui avait dit qu'il arr�terait le moteur du monde.
Vous voyez, il s'appelait...
- Qui est John Galt ? - John Galt.
LA GR�VE III
QUI EST JOHN GALT ?
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CHEF D'EXPLOITATION, TAGGART PREMIER CHEMIN DE FER D'AM�RIQUE
DISPARUE
Ne bougez pas. Mlle Taggart, vous �tes bless�e.
- Vous me connaissez. - Depuis des ann�es.
- Est-ce que je vous connais ? - Je pense que si.
- Comment vous appelez-vous ? - John Galt.
Vous vous appelez John Galt.
- Pourquoi cela vous effraie-t-il ? - Parce que je vous crois.
- �tait-ce vous que je suivais ? - Oui.
O� est votre avion ?
Sur la piste d'atterrissage.
- La piste d'atterrissage ? - De l'autre c�t� de la vall�e.
Il n'y avait rien.
Regardez. Attentivement.
Vous voyez cette image r�fract�e ?
C'est pour �loigner les intrus.
VIGNOBLES AKSTON
Je vais appeler Doc Hendricks. Vois ce que tu peux faire.
D'accord.
H�, Doc. Oui, c'est l'avion.
Dagny. �a va ?
Est-ce le Dr Akston ?
Dieu merci !
J'ai sauv� ce que j'ai pu des d�bris.
La derni�re fois que je t'ai vue, j'ai dit que tu ne le trouverais jamais...
et te voil� dans ses bras.
Dans quels bras ?
De l'homme que tu cherchais... mon �tudiant de philo.
L'homme qui a invent� le moteur.
Vous avez invent� le moteur ?
Vous avez de la veine de ne pas vous �tre cass� le cou.
- Va-t-elle bien ? - Il semble.
Nous n'avions pas pr�vu cela.
J'en serai responsable.
O� sommes-nous ?
Dans la vall�e de Mulligan.
Midas.
- C'�tait tout un exploit, Dagny. - Que fais-tu ici ?
J'ai vu ton avion.
Je n'ai jamais imagin� qu'il �tait pilot�...
par l'une des deux personnes encore disparues de cette vall�e.
Qui est l'autre ?
Hank Rearden, bien s�r.
Je suis content que tu sois sauve.
Doc Hendricks vous rencontrera.
Emmenez-la chez moi ce soir. J'arrangerai quelque chose.
- C'est chez vous ? - Oui.
D'accord. Doucement.
Bonjour, Dagny.
Je suis le Dr Thomas Hendricks.
- Puis-je voir vos blessures ? - Le neurochirurgien ?
Oui. Mais ici, je pratique aussi d'autres m�decines.
�a ne prendra qu'une seconde.
C'est un instrument de diagnostic que j'ai mis au point ici � Atlantis.
Chaque m�decin devrait l'avoir.
C'est fascinant ce qu'on peut faire sans bureaucratie.
Bonne nouvelle. Rien de grave.
Entorse � la cheville, c�tes contusionn�es.
Aucun signe de commotion.
�vitez de marcher pour quelques jours et reposez-vous.
Appelez-moi si vous avez des questions.
- Merci, docteur. - De rien.
Envoyez-moi la facture.
Absolument pas. Je l'acquitterai moi-m�me.
Nous en parlerons plus tard.
Notre premier intrus.
- Merci, docteur. - De rien.
- Vous avez donc invent� le moteur ? - Allons � votre chambre.
- Je peux marcher. - Je sais.
Voil�.
- Suis-je invit�e ou prisonni�re ? - � vous d'en d�cider.
Comment puis-je si j'ai affaire � un �tranger ?
Ce n'est pas le cas. N'avez-vous pas nomm� la ligne John Galt d'apr�s moi ?
Oui. Mais je l'ai nomm�e d'apr�s mon ennemi.
C'est la contradiction que vous aurez � d�brouiller...
t�t ou tard.
C'�tait vous, n'est-ce pas ?
Vous avez d�truit ma ligne.
Vous �tes le destructeur.
Reposez-vous.
Midas nous a invit�s � d�ner.
Il y aura l� des gens d�sireux de vous voir.
Pourquoi devrais-je vous faire confiance ?
La crise mondiale empirait.
Alors que le chef de l'�tat allait s'adresser � la nation...
�COUTEZ LE PLAN THOMPSON
le bruit se r�pandit qu'une autre g�ante de l'industrie, Dagny Taggart...
�tait disparue.
Entre-temps, le gouvernement augmenta encore sa r�compense...
pour la capture du pirate Ragnar Danneskold.
Dagny. Pour une femme tomb�e du ciel, tu parais en bon �tat.
- Merci, Midas. - Et toi, tu ne changes pas.
Entrez.
Mesdames et messieurs, Taggart Transcontinental.
Bravo, bravo !
Dagny, c'est merveilleux de t'avoir avec nous.
Profite de la soir�e.
Merci, Rebecca.
Tout le monde a une histoire ici.
- Est-ce Kay Ludlow ? - En direct de Hollywood.
Comment en es-tu arriv� l�, Midas ?
Moi ?
J'ai fait ma fortune en pr�tant � des gens pour construire...
et je n'ai pr�t� qu'� ceux qui pouvaient me rembourser.
Bien s�r.
On m'a trait� de sans-c�ur, ce que je pouvais tol�rer.
Mais quand on m'a forc� � pr�ter � qui ne pourrait pas me rembourser...
je me suis barr�.
Viens. Tu dois avoir faim.
Quand les politiciens se sont mis � prendre des d�cisions pour moi...
j'ai d�cid� que je ne pouvais plus pratiquer la m�decine.
Ici, je traite mes patients selon mon jugement professionnel...
pas une directive politique.
Dagny, nous sommes en gr�ve.
Ce qui est arriv� � Midas, ce qui est arriv� au docteur...
est arriv� � chacun de nous.
Aucun homme n'appartient � un autre, Dagny.
Mais il est des gens au pouvoir qui veulent que tu penses autrement.
Nous voulons bien faire la charit� et la bienfaisance...
mais � nos conditions...
volontairement, et non pas de force.
Les puissants tentent de nous culpabiliser pour notre succ�s.
Et nous sommes coupables... coupables de nous �tre sacrifi�s...
et d'avoir travaill� � leurs conditions.
Nous avons donc d� nous retirer, faire gr�ve.
Mais qu'en est-il de ce que vous avez laiss� derri�re ?
Nous n'avons rien laiss� derri�re, Dagny.
Nous avons emport� la seule chose de valeur.
Dagny, c'est une gr�ve de l'esprit.
Qu'exigez-vous alors ?
Rien. Nous ne tentons pas d'imposer nos valeurs au monde.
Il est libre de continuer � croire ce qu'il veut, quoi qu'il veuille.
Il devra le faire sans nous.
Bravo, bravo.
- Dagny. - Ellis Wyatt.
Je ne peux pas le croire.
Je me suis sentie abandonn�e.
J'ai compl�t� la ligne John Galt pour ton p�trole et tu as disparu.
Tu es parti alors que j'avais le plus besoin de toi.
Vous �tes tous partis.
Tu sais pourquoi maintenant.
Peut-�tre, mais vous avez rendu impossible une t�che tr�s difficile.
Je ne pouvais continuer de soutenir un syst�me r�solu � me d�truire.
Les y aurais-je laiss�s faire, ils n'auraient jamais cess�.
Tout le monde le sait ici.
Nous savons ce qu'il faut pour b�tir quelque chose...
et le peu de reconnaissance du monde ext�rieur.
Tu vaux davantage.
Tu vaux d'entendre ce que nous avons entendu � notre arriv�e ici...
Bien fait, Dagny. Bien fait.
Alors que le gouvernement adoptait La Loi sur l'unification du m�tal...
pour parer � la p�nurie d'acier par une r�glementation plus stricte...
Ragnar Danneskold a coul� des navires charg�s de cuivre...
entra�nant la multiplication des pannes d'�lectricit�.
Dagny, reste un mois pour voir par toi-m�me.
� la fin, tu peux choisir de rester ou de partir.
Mais durant ton s�jour ici, tu dois suivre nos r�gles.
La premi�re, c'est que personne n'offre de subsistance indue.
Je paierai mes frais.
J'en doute. Tu es sans le sou.
- Quoi ? - Ton argent ne vaut rien ici.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
L'or est la monnaie d'�change dans le Gulch.
Je vois.
Je gagnerai ma vie alors.
- Comment ? - Embauche-moi.
Je ferai la cuisine, le m�nage et le lavage en �change de la pension...
et d'un peu de monnaie pour me procurer des v�tements.
Tu veux vraiment faire cela ?
Oui.
Alors, tu es embauch�e.
Tiens.
Une avance.
O� as-tu pris cela ?
La banque Mulligan.
� qui appartient cette maison ?
Francisco.
Il a �t� le premier.
Il a d�truit sa r�putation et les mines de cuivre de la famille pour la gr�ve ?
Ce n'est pas tout ce qu'il a abandonn�.
Tu sais que lui et moi �tions tr�s pr�s � un certain moment.
Je sais.
Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
Rien de particulier, mais avec son ton ?
Tout.
Ils seront contents de te voir.
MAGASIN G�N�RAL
POMMES DE TERRE DES MARAIS
Ragnar Danneskold ?
Dagny Taggart. T'es-tu jointe � nous ?
Non. Je suis...
Une briseuse de gr�ve ?
J'ai enfonc� la barri�re. Litt�ralement.
Tu es jaune alors.
Et tu es pirate.
N'est-ce pas ?
J'ai �t� accus� de rendre les mers dangereuses.
Mais seulement pour les navires transportant des marchandises...
enlev�es � leurs propri�taires par le gouvernement.
Je rends simplement ce qu'on a vol�.
Si cela fait de moi un pirate, tant pis.
� plus.
Sans doute.
- Bonjour, Mlle Taggart. - Bonjour.
Ils ne sont pas � l'�cole ?
Non. Je leur enseigne � domicile.
Je ne les confierais pas � un syst�me qui ne leur enseigne pas � r�fl�chir.
Ils ont de bons mod�les ici.
Oui. Et ils sont tr�s heureux.
- Bonne journ�e. - Merci.
Merci.
Alors que le 100e anniversaire du pont ferroviaire Taggart...
le plus important en Am�rique �tait marqu� discr�tement...
PONT TAGGART
Jim Taggart a continu� de tromper le public...
en annon�ant que la p�nurie de fil de cuivre...
n'affecterait pas forc�ment le transport du bl� du Minnesota.
Il a aussi annonc� que Dagny �tait morte...
et que son absence n'affecterait pas l'exploitation du chemin de fer.
NOUVELLES BOURSI�RES
Messieurs, la science appartient au peuple...
et pas au simple individu qui l'a cr��e.
CHEF DE L'�TAT
PDG, TAGGART TRANSCONTINENTAL
DIRECTEUR ADJOINT, INSTITUT DE SCIENCE DE L'�TAT (ISE)
CHEF DU BUREAU DE PLANIFICATION �CONOMIQUE
Chaque homme sur terre...
a droit au partage des avantages du progr�s technologique.
Il est important de maintenir une opinion publique positive.
Nous ne pouvons permettre que le projet soit critiqu� maintenant.
Messieurs, nous devons �tre fiers d'inaugurer cette nouvelle �re.
Ces nouveaux instruments de paix nous prot�geront contre une agression.
Le projet F permettra de maintenir l'ordre et de prot�ger le public.
- M. Thompson... - Jimmy.
D�sol� d'apprendre la perte de votre s�ur Dagny.
- Elle nous manquera. - Merci.
Nous avons vraiment besoin de la Loi sur l'unification des chemins de fer...
pour sauver notre syst�me de transport.
Tous pour un, un pour tous. C'est la cl�.
Mettre les choses en marche.
Nous avons d�sign� Cuffy Meigs pour diriger l'initiative.
- Pour le bien public. - Absolument.
Le discours doit �tre diffus� sur tous les r�seaux.
De bien des fa�ons, cette vall�e repr�sente...
ce que ton a�eul Nat a vu dans ce pays...
d'infinies possibilit�s, o� l'innovation est r�compens�e.
Il a construit le pont Taggart sur le Mississippi...
et reli� tout le pays par rail.
Lorsque les tribunaux ont voulu l'arr�ter, il s'est battu et a triomph�.
Ce pont est encore debout.
Oui, avec la prosp�rit�...
on a donn� au gouvernement de plus en plus de pouvoir.
Les gens en place ont cru leur pouvoir menac� par les hommes d'affaires...
et ils ont pris ce qu'ils avaient cr�� au nom de l'int�r�t public.
Tu as convaincu les autres de faire gr�ve.
Chacun a �t� invit� ici.
Tu es la premi�re personne � y �tre venue par accident.
Si tu choisis de rester...
tu devras te joindre � ce que nous cherchons � accomplir.
Tu as une d�cision importante � prendre.
Mais j'adore le chemin de fer que mon arri�re-grand-p�re a construit.
Bonne nuit.
Est-ce que �a a �t� aussi difficile pour les autres ?
La premi�re nuit.
- Est-ce la chambre d'accueil ? - Je ne te la destinais pas.
Bonne nuit.
�A VAUT LE COUP TU T'EN REMETTRAS
�A IRA MIEUX DEMAIN
Les mines de cuivre de Francisco D'Anconia...
les plus grandes au monde...
ont �t� ferm�es en raison d'une s�rie d'explosions.
Aucun travailleur n'a �t� bless�, mais il n'y a plus de cuivre.
Francisco.
- Tu as deux jours de retard. - D�sol�.
- Entre. Je te verse un verre. - Mais �coute.
Je suis venu te dire que je ne resterai pas longtemps.
- Francisco. - Je suis inquiet...
Dagny. Je ne peux pas croire que tu es vivante !
Et tu es ici.
Tu sais tout maintenant.
Tu comprends pourquoi.
Frisco, je suis ici par accident. Je ne participe pas � la gr�ve.
- Comment es-tu venue ici ? - C'est une longue histoire.
L'essentiel, c'est que tu sois sauve.
Il a raison.
- Je passerai plus tard. - D'accord.
- Je veux passer du temps avec toi. - Moi aussi.
- Je passerai. - Au revoir, John.
Bienvenue.
Je vais passer � la centrale v�rifier le niveau de production.
Centrale �lectrique ?
Oui.
Viens.
Le moteur g�n�re assez de puissance pour toute la vall�e.
En fait, il pourrait alimenter toute la c�te ouest.
Comment ?
Il convertit l'�lectricit� atmosph�rique en �nergie...
pratiquement sans frais.
- Est-ce ceci ? - Oui.
Je ne peux croire que �a alimente toute la vall�e.
Aucune force ne peut donner acc�s � ce moteur.
Tu permets.
Je jure sur ma vie et sur mon amour de la vie...
que je ne vivrai jamais pour quelqu'un d'autre...
ni demanderai � personne de vivre pour moi.
Pas tout de suite.
Tous les habitants de la vall�e ont pr�t� ce serment.
Sauf toi.
C'est ce que je fais.
Je vis pour moi, pas pour les autres.
Mais au contraire de toi, je n'abandonne pas le combat.
Nous devrons voir lequel de nous a tort.
Jusque-l�, je sais que tu ne prononceras pas ces mots...
avant de croire sinc�rement � ce qu'ils signifient.
Je jure sur ma vie et sur mon amour de la vie...
que je ne vivrai jamais pour quelqu'un d'autre...
ni demanderai � personne de vivre pour moi.
Je ne comprends toujours pas que tu n'aies pas de mulets, Francisco.
Des mulets, John ? Ces b�tes ne sont pas si dociles.
Ils sont aussi t�tus que des femmes.
Tu perds ton temps � sortir le minerai de cuivre de cette fa�on.
Tu devrais b�tir un rail menant au haut fourneau.
Je sais, mais c'est difficile.
Et la production ne justifie pas de tel investissement.
C'est insens�. Tu vois ce col vers l'est ?
- Oui. - C'est une pente douce.
Il faudrait peu de courbes.
Peut-�tre 5 km de rail, faible �cartement.
- Tu as un stylo et du papier ? - Tiens.
Il se paiera en trois ans.
Je peux devoir creuser un tunnel de quelques centaines de m�tres...
et j'aurai besoin de chevalets en acier pour traverser la gorge.
Nous le m�nerions ici.
Ce n'est pas si difficile et �a enl�verait 1 500 m de courbes.
Je pourrais b�tir le chemin de fer en trois mois.
Pourquoi ? Abandonner un syst�me transcontinental...
pour b�tir 5 km de voie ferr�e.
Si tu changes d'id�e, je t'embaucherai sur-le-champ.
Ou Midas peut te faire un pr�t si tu veux en �tre propri�taire.
Non, je ne peux pas. Pas maintenant.
J'aimerais rester ici sans savoir ce que mon fr�re fait du chemin de fer.
Tu en entendrais parler... chaque d�raillement, chaque explosion...
chaque ligne rompue.
Un jour, l'effondrement du pont Taggart.
Cela n'arrivera pas.
Dagny, personne ne reste ici en faussant la r�alit�.
Je retourne � mon boulot.
Profite de ta derni�re semaine, Dagny.
Voici une question pour toi...
Si Taggart Transcontinental �tait ton entreprise...
embaucherais-tu ton fr�re Jim ?
Bon Dieu, non. M�me pas comme cheminot.
Il est tout � fait incomp�tent.
Pourquoi Jim et ses copains ont-ils tant de pouvoir alors ?
Pourquoi ?
Parce qu'ils d�fendent l'id�e qu'on peut prendre d'un homme...
et donner � un autre.
Dagny, toute ta vie, tu as entendu dire...
qu'il faut aider les moins fortun�s...
que la mesure de la vertu...
n'est pas ce que tu accomplis, mais ce que tu fais pour les autres.
Tu as entendu dire...
que les gens ont le droit de vivre parce qu'ils sont humains.
Pas le droit de gagner ta vie.
C'est un droit � la vie que tu es tenue de leur offrir.
Y vois-tu des th�mes communs ?
Le besoin des autres est primordial et le tien secondaire ?
Leur philosophie est fond�e sur le sacrifice pour les autres...
pas sur ce que tu accomplis.
Leur philosophie ne marche pas.
� moins que tu continues � travailler et travailler et travailler et travailler...
et que tu surmontes les obstacles qu'on a mis sur ton chemin.
Quel que soit ce qu'on te prend...
on compte sur ton �thique du travail, ton int�grit�...
ton d�sir de continuer � produire.
Mais j'adore ce que je fais.
Non, je sais. Oui. John aussi.
Oui. Mais il a refus� d'accepter leurs id�es.
Il a refus� de mettre son talent... son moteur...
� leur service.
Tant que tu l'accepteras...
on continuera d'exploiter tes talents extraordinaires.
Tandis que Thompson et ses amis �taient clo�tr�s � l'h�tel...
Wayne-Falkland de New York...
pr�parant son grand discours du 23 novembre...
Henry Rearden continuait � rechercher Dagny Taggart.
John, c'est Hank Rearden, que tu n'as pas encore recrut�...
et que tu veux depuis un moment.
Peut-�tre Francisco peut-il le convaincre.
Peut-�tre.
Comment a �t� la conf�rence ce soir ?
Eh bien...
John, qu'y a-t-il ?
Quelque chose te tracasse.
Je te connais trop bien, l'ami.
De nous tous...
je sais que tu es celui qui a abandonn� le plus.
T'inqui�te, John.
Il est temps de recruter Hank.
Il n'y a plus de g�teau au chocolat.
Tu m'as fait peur.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je t'ai dit. Je te surveille.
Je n'arrivais pas � dormir. Je suis trop agit�e. Toi ?
J'ai une �trang�re chez moi.
- Quand m'as-tu vue la premi�re fois ? - Je m'en souviens bien.
Tu �tais debout sur le quai des passagers de Taggart.
Tu portais une robe de soir�e et un ch�le...
et si ton ch�le avait gliss� davantage...
tu aurais �t� nue.
Et tu �tais � ta place.
Pas dans un salon, mais l�.
Parmi les rails.
As-tu vu cet avion survoler la vall�e aujourd'hui ?
Oui.
C'�tait Hank Rearden.
Hank est un bon homme.
Craignant plus d'agitation...
ACC�S INTERDIT AU PUBLIC
l'Institut de science de l'�tat met au point des instruments...
de ma�trise des foules.
Le Conseil d'unification �tant incapable de d�gager l'�boulis...
bloquant le tunnel Taggart...
le transport est-ouest est maintenant paralys�.
Alors, Dagny...
As-tu pris une d�cision ?
Je pense.
Mais je n'en suis pas s�re.
C'est trop important pour ne pas �tre absolument certaine.
Si ton incertitude est due...
� un conflit entre ton c�ur et ta t�te...
suis ta t�te.
Ce n'�tait pas le conseil que j'attendais.
Il te reste du temps pour d�cider.
Tu es encore avec nous ce soir.
Francisco, tu seras de retour dans quelques mois.
Novembre au plus tard.
John, tu ne retournes pas � New York cette fois, non ?
Je n'ai pas encore d�cid�.
Tu ne penses pas retourner � cet enfer ?
- Si. - Mais pourquoi, John ?
Je te dirai lorsque j'aurai d�cid�.
Tout le monde est ici sauf Hank et il y sera bient�t.
Et Dagny, si elle le choisit.
Ton travail est fait. Tu n'as plus rien � explorer.
Je sais.
Quand le rail sera nationalis�, tout s'effondrera.
Pourquoi le risquer ?
On prend les disparitions au s�rieux.
On soup�onne quelque chose. Tu ne devrais pas �tre l�.
L'infrastructure s'�croule.
Le risque physique de machinerie complexe dans les mains d'aveugles...
Tu cours un risque en prenant le train. Une collision n'attend pas l'autre.
Sans parler des armes dont l'ISE fait l'essai pour garder la paix...
comme il dit.
Si je retourne, ce ne sera pas pour la gr�ve.
Ce sera pour obtenir la seule chose que je convoite.
Il y aura des �meutes.
L'�lectricit� est rationn�e.
Les cha�nes d'alimentation sont rompues.
Bient�t, il n'y aura qu'un train par semaine, puis un par mois...
et le pont Taggart s'�crasera.
Non. Cela n'arrivera pas.
Tu as pris ta d�cision alors.
Oui.
Tant que je vivrai, je ne d�serterai pas une bataille qui m'appartient.
Tu reviendras, Dagny.
Nous t'attendrons.
Nous devons parler des conditions de ton d�part.
D'abord, promets de ne rien dire de cette vall�e.
Tu ne peux r�v�ler notre cause...
notre existence ni o� tu es depuis un mois...
� personne pour aucune raison.
Je vous donne ma parole.
Ensuite, ne tente jamais de revenir sans �tre invit�e.
As-tu d�cid� ?
Retournes-tu ?
Oui.
Mais Frisco dit que c'est trop dangereux pour toi.
Je ne veux pas que tu y ailles.
Ce n'est pas � toi de d�cider.
Tu y vas pour moi.
Non, pour moi.
Nous reverrons-nous ?
Me surveilleras-tu ?
Plus encore.
Pourquoi ?
Pour y �tre le jour o� tu d�cideras de te joindre � nous.
Et si je te disais que je ne me joindrai jamais � vous ?
- Tu mentirais. - John, le risque.
Je ne le prendrais pas si je n'avais pas de but �go�ste.
Quel but �go�ste ?
Je te veux ici.
Je dois m'assurer que tu ne retrouveras pas ton chemin.
Tu trouveras une gare Taggart en ville.
Ne me cherche pas.
Au besoin, je serai l'homme le plus facile au monde � trouver.
- Hank. - Dagny ?
Je suis d�sol�e.
�a va. Tu n'as pas � t'excuser.
Je dois te dire une chose.
Je suis content d'entendre ta voix...
de savoir que tu vas bien.
Je ch�rirai toujours le souvenir de ce que nous avons v�cu.
- Je suis d�sol�e, Hank. - Je suis content, Dagny.
Je dois me presser. Frisco attend.
Nous nous verrons bient�t.
Qui est John Galt ?
Jim Taggart donne une conf�rence de presse...
pour annoncer le retour de sa s�ur Dagny � New York.
Des m�tallos de Rearden ont �t� tu�s en r�sistant � l'invasion...
d'une aci�rie par des casseurs syndicaux � la solde du gouvernement.
Entre-temps, les trains d�tourn�s de Taggart ont cess�...
de transporter le bl� attendu du Minnesota vers la c�te est.
DIRECTEUR, INSTITUT DE SCIENCE DE L'�TAT (ISE)
ANCIEN PROFESSEUR DE PHYSIQUE DE JOHN GALT
Je n'ai pas l'habitude d'�tre �cart� de l'ISE sans raison.
Dr Stadler. Exactement.
Je l'appr�cie d'autant plus.
Pourquoi suis-je ici ?
Accompagnez-moi. J'ai une autre r�union dans cinq minutes.
Plus que jamais, le gouvernement doit pr�senter un front uni...
pour gagner la confiance du peuple.
Le chef de l'�tat a une grande vision pour l'avenir.
Il s'attend au plein appui de l'Institut de science de l'�tat...
pour notre projet actuel.
Mon plein appui pour quoi ?
Vous le saurez plus tard.
�coutez attentivement, docteur.
Ce que je m'appr�te � vous confier est hautement confidentiel et...
essentiel au bien-�tre de la nation.
"Le projet F" ?
PROJET F
Mais cela ressemble � un instrument de torture.
Pourquoi n'en ai-je pas �t� inform� ?
Comment osez-vous utiliser ma recherche pour cr�er cette arme ?
Je n'ai pas pass� huit ans pour la voir ainsi transform�e.
- Je veux dire, j'ai... - Votre signature, docteur.
Le public doit savoir que...
l'imp�t consacr� � la recherche de l'ISE sert le public.
J'ai fond� l'ISE pour repousser les fronti�res du savoir.
Ce n'est pas le moment d'un id�alisme sans esprit pratique.
Le motif du projet F n'est pas sujet � discussion.
Consid�rez-vous inform�, docteur.
Et si je refusais mon soutien ?
Et si je n'�tais pas d'accord avec cette abomination ?
Eh bien, alors.
... toutes les op�rations.
D'autre part, le chef de l'�tat Thompson a d�clar� que...
la s�curit� a�rienne n'est nullement menac�e...
malgr� l'�crasement d'hier qui a fait 35 morts.
Fais-le, Eddie.
DIRECTEUR, PLAN D'UNIFICATION DU RAIL
Tu as �t� le bras droit de Dagny durant des ann�es, occupe-t'en.
ADJOINT AU CHEF D'EXPLOITATION DE TAGGART TRANSCONTINENTAL
- Dagny... - Je suis avec toi dans un instant.
Raye le Com�te de l'horaire de demain et de mardi.
Active l'Arizona pour le sp�cial pamplemousse...
et �mets les ordres sur-le-champ.
Tu ne feras rien de tel.
Le Minnesota a besoin de cette ligne pour transporter sa r�colte.
Ex�cute les ordres.
Pardon.
Dieu merci.
- Dagny, je croyais que... - N'ex�cute pas ces ordres.
Washington l'a envoy� pour veiller � l'application de la Loi sur le rail.
Washington ne dirige pas ce chemin de fer. Je le dirige.
Dagny. J'ai appris que tu �tais sauve.
Je suis content de te revoir. En vie.
Le plus urgent, c'est d'annoncer � la presse que tu n'as pas quitt�.
- Je ne rencontre pas la presse. - Il le faut. Elle est...
Je ne rassurerai pas le public sur l'�tat de notre industrie, Jim.
Qu'est-ce que cette Loi sur l'unification du rail ?
Une nouvelle organisation entr�e en vigueur il y a trois semaines...
que tu approuveras, appr�cieras...
et trouveras tr�s bonne pour Taggart Transcontinental.
Qu'est-ce que c'est ?
Tu sais que nous sommes en situation de crise, oui ?
La priorit� du pays est de pr�server l'industrie du transport.
La survivance nationale exige...
Quel est le plan ? Que fait-il ?
Tous les chemins de fer sont unis en une �quipe.
Mettent en commun leurs ressources.
Vous avez nationalis� les chemins de fer.
Tu ne perds rien.
Cuffy, je t'en prie.
Dagny, en vertu de la loi...
les recettes brutes seront vers�es...
au Conseil du rail � Washington...
qui les r�partira selon un principe de distribution plus moderne...
Quel principe ?
Nous allons bien. C'est bon pour les affaires.
Nous allons tr�s bien.
Nous terminerons plus tard.
CALIFORNIE
Voyez-vous ce que je vois l�-bas, patron ?
Le fil �lectrique est compromis.
- L'aiguillage ne fonctionne pas. - C'est pas ma faute !
D�brouille-toi.
- Op�rations. - Eddie Willers ?
Ce n'est pas � moi de vous le dire, mais personne d'autre ne le fera.
- Nous aurons une catastrophe. - Qui parle ?
Un poseur de rails en Californie. Je n'en dirai pas plus.
On me dit que ce sont des ordres du Conseil d'unification...
et de me m�ler de mes affaires.
Comment vous appelez-vous ?
Peu importe. Je d�campe.
- Bonne chance. - Attendez !
Les conseillers de Thompson font un battage autour de son discours...
pr�disant qu'il sera le plus �cout� de l'histoire.
Dis � cet arnaqueur que j'ai d�j� acc�l�r� les aiguillages de rechange.
J'ai...
C'est un vrai d�sastre, Jim.
Qu'est-ce que tu racontes ? Quel d�sastre ?
Votre Plan d'unification du rail.
- Nous allons vers l'ab�me. - Quoi ?
Le conseil a d�tourn� tout notre mat�riel roulant.
Le bl� pourrit au Minnesota.
Nous n'avons pas le fil de cuivre n�cessaire � l'exploitation.
C'est pas vrai.
On donne la priorit� aux projets essentiels au bien-�tre public.
Certains devront attendre leur tour.
Dis-le � la famille qui n'a plus de quoi manger.
Tu dramatises.
Dramatise ? � quoi tu penses ?
Nous sommes le dernier chemin de fer pouvant transporter le bl�.
Envoie des trains l�-bas ou la c�te est manquera de vivres.
Que veux-tu faire ? Tu es celle qui trouve les solutions ici.
Oui, je le suis.
Et si je me r�veillais un matin et disais que je n'ai pas de solution ?
Si je partais tout simplement ?
Tu as �t� partie un mois � faire Dieu sait quoi.
Qui s'est occup� de mener la barque, crois-tu ?
Personne.
V�rifie celle-ci encore, Eddie. Tu veux ?
- Je m'en occupe. - Merci.
A-t-on lib�r� le mat�riel roulant ?
Il y a un d�ner tr�s important demain soir au Wayne-Falkland.
J'ai promis que tu y serais.
S�rieusement, un d�ner ? Sais-tu ce qui se passe ici ?
- Le s�rail de Thompson y sera. - Pourquoi ?
Nous parlerons du transport du bl�. Tu veux prendre part � la d�cision ?
On d�cidera de la fa�on de sauver la r�colte � un d�ner ?
Si tu veux aider tes amis fermiers, c'est ta chance.
Amis ? Ce sont nos clients.
C'est habill�, mais n'exag�re pas.
�a leur plairait.
Dis-moi que tu blagues.
Personne, ni m�me Dagny Taggart...
ne niera qu'il y a des moments o� il est n�cessaire...
de sacrifier les parties pour le bien du tout.
De quelles parties parlons-nous, M. Meigs ?
Des parties malades, bien s�r.
Comme le Minnesota.
Il doit �tre sacrifi� pour sauver...
tout le syst�me.
Sacrifier le Minnesota ?
Oui.
Nous devons garder les routes transcontinentales intactes...
au cas o� il faudrait d�placer des troupes entre les �tats.
Tu comprends. �quilibrer le maintien de la paix et la reprise.
Pour maintenir l'ordre.
Vous coupez le Minnesota, vous coupez l'approvisionnement de bl�.
Vous pouvez sacrifier un bras ou une jambe...
mais vous ne sauverez pas le corps en sacrifiant le c�ur ou le cerveau.
Nous comptons sur les fermiers locaux du nord-est...
pour combler les besoins.
Nous y comptons.
Il n'y a pas assez de fermiers locaux pour nourrir une telle population.
Mlle Taggart...
c'est une lourde responsabilit�...
de d�cider de la vie ou de la mort...
de millions de gens...
d'en sacrifier des milliers, s'il le faut.
Mais nous devons avoir le courage de le faire.
Il faut �tre pratique, scientifique.
- Le bien-�tre public est notre... - Tais-toi, Jimmy.
Cuffy, il y a du trouble en Californie.
On parle de s�cession.
L'Oregon est envahi par des gangs.
Deux percepteurs d'imp�t ont �t� assassin�s.
Excusez-moi.
Cuffy a raison.
Sortons le mat�riel roulant du Minnesota.
Eddie. Quoi ?
Quand ?
J'y serai dans 10 minutes.
- Excusez-moi, messieurs. - Dagny ?
- Dagny, o� vas-tu ? - Assieds-toi, Jimmy.
Nous laissons tomber le Minnesota.
- Jeff. - Mlle Taggart.
- Qu'y a-t-il ? - Les signaux de commutation sont morts.
Quatre trains entrants et deux sortants sont gel�s.
Je ne peux les sortir des tunnels. Nous ne savons pas o� est le bris.
Il n'y a pas de directives pour ce type d'urgence.
Je vais m'en occuper.
Eddie, o� est l'ing�nieur-syst�me ?
Introuvable.
Appelle Chicago Southern.
Qu'il tire le sien du lit et nous l'envoie.
- Je paierai ce qu'il faudra. - Je m'en occupe.
Nous �tablirons nos propres directives, Jeff.
Fais venir tout notre personnel non administratif.
Hommes d'entretien, parcoureurs, quiconque est au terminus-
- Je les veux ici tout de suite. - Ici ?
Je suis responsable. Trouvez autant de fanaux que possible.
Puis, trouvez du cellophane rouge et vert et du ruban adh�sif.
- Des fanaux ? - Des fanaux. Allez.
- Oui, madame. - Que faisons-nous ici ?
- Nous allons faire rouler les trains. - Comment ?
Manuellement. Je veux un homme avec fanal � chaque commutateur.
- �a peut prendre toute la nuit ! - Et demain, s'il le faut.
Mais ces trains rouleront. Excusez-moi.
Apporte-le ! Arrivez, les gars.
- H�, les gars, �coutez ! - H�.
Je suis Dagny Taggart.
Les instructions que vous allez recevoir viennent de moi.
Les hommes qui les �mettent agissent sur mes instructions.
Le chef de la tour affectera les aiguilleurs � leur poste.
Je compte sur vous...
pour faire rouler les trains et...
�a ne va pas, Mlle Taggart ?
Proc�dez aux affectations.
- Allons. - Allons !
H�, je peux voir le signal !
�a marche ! �a marche !
Bon sang !
Qui est John Galt ?
PDG, REARDEN STEEL PREMI�RE ACI�RIE D'AM�RIQUE
DISPARU
Lorsque les usines Rearden ont ferm� apr�s la disparition de Hank...
le Conseil d'unification l'a trait� de capitaliste �go�ste et rapace...
alors que Thompson promettait de remettre le pays sur la bonne voie.
En m�me temps, Cherryl Taggart, femme de Jim...
apprenait qu'elle avait �pous� un imposteur.
Jim Taggart n'�tait pas l'homme qu'elle pensait.
MME TAGGART MEURT
- Floyd ? - H�, Jimmy.
J'ai lu l'article sur Cherryl.
- Non, ce n'est pas ma faute. - D'accord.
- Je n'ai rien eu � y voir. - Bien s�r.
C'est tragique. Je...
Ta s�ur va aider Thompson, oui ?
Oui. Oui. Je la ferai monter sur la sc�ne avec lui.
Tr�s bien. Oui.
�a aidera les d�favoris�s. Tu devrais le savoir.
Tu cherches toujours � cacher que tu viens des bidonvilles.
Je suis un g�nie ! J'aurai plus de fric que tu peux imaginer.
Plus que ces m�caniciens, que Rearden et ma s�ur.
Quoi qu'ils fassent, je peux le d�faire en un clin d'�il !
Comme de casser un dos.
- Tu veux casser des dos maintenant ? - Je n'ai jamais dit cela.
Je n'ai jamais dit cela. C'est pas ce que je voulais dire. Qu'as-tu ?
- Qu'est-ce que tu as ? - Qu'est-ce que j'ai ?
Je viens m'excuser. Tu n'as pas de raison de me pardonner.
Je viens d'apprendre la v�rit� � propos de toi et de Jim.
Je sais que tu g�res le chemin de fer et que tu as b�ti la ligne John Galt.
Peux-tu me pardonner ?
Bien s�r que je te pardonne.
Merci, Dagny.
Tu veux baisser le ton un peu.
M. Thompson s'assoit entre la science et l'industrie.
Dr Stadler, je vous prie.
� la gauche de M. Thompson.
Mlle Taggart, � droite.
L'�mission va commencer.
Vingt secondes.
Suis-je invit�e ou prisonni�re ?
� vous d'en d�cider.
N'avez-vous pas nomm� la ligne John Galt d'apr�s moi ?
Je l'ai nomm�e d'apr�s mon ennemi.
C'est la contradiction que vous aurez � d�brouiller.
... quatre, trois...
- Je n'y participerai pas. - Non ?
C'est pour l'audience autant que pour la presse.
- Dagny, pour l'amour du ciel ! - Cherryl m�ritait mieux.
Ramenez-la ! Reste-t-il quelqu'un d'intelligent dans ce pays ?
Mesdames et messieurs, le chef d'�tat Thompson.
Bonsoir.
Ce soir, je peux...
Mesdames et messieurs...
M. Thompson ne s'adressera pas � vous ce soir.
Son heure a sonn�.
Depuis des ann�es, vous demandez : "Qui est John Galt ?"
Vous avez pos� cette question avec d�sespoir et r�signation...
� mesure que fermaient les usines, que les biens se rar�fiaient...
que les emplois disparaissaient.
Votre vie devient difficile...
avec l'�puisement de la force vitale de votre monde.
Vous avez pos� cette question sans attendre de r�ponse.
Je suis ici pour y r�pondre.
Je suis John Galt.
M. Thompson ne vous dira pas la v�rit� sur la crise. Moi, si.
Avez-vous remarqu� que parmi le d�clin de tout autour de vous...
une chose continue de cro�tre ?
C'est le pouvoir de vos gouvernants.
Aucun de leurs plans et directives...
n'a r�solu vos probl�mes ni am�lior� votre vie.
Il n'en est r�sult� qu'un plus grand contr�le sur vous...
au d�triment de votre libert�.
Savez-vous pourquoi ?
Vous leur avez donn� le pouvoir.
Ils vous ont demand� de vous sacrifier...
et vous avez cru que c'�tait noble.
Ils ont dit que travailler pour vous et votre famille...
�tait �go�ste et insensible.
Ils vous ont culpabilis�s.
Ils ont qualifi� les chefs d'industrie d'exploiteurs rapaces-
les Ellis Wyatt, les Hank Rearden.
Et vous avez acquiesc�.
Ensuite, vous demandez...
"Pourquoi eux et d'autres comme eux sont disparus ?"
Je vous les ai enlev�s.
Leur r�ussite d�coulait de leur esprit cr�ateur.
Lorsqu'ils ont compris que la tentative de contr�ler leur travail...
�tait une tentative de contr�ler leur esprit...
ils sont partis.
Les gens en gr�ve travaillaient pour eux-m�mes...
pour leur vision du possible.
Lorsqu'ils ont reconnu l'honneur qu'ils m�ritaient...
ils se sont rebell�s contre la honte que vous vouliez leur faire ressentir.
Vous comptiez sur eux pour continuer � produire...
pour continuer � penser...
alors m�me que vous les traitiez d'�go�stes.
Je leur ai montr� qu'ils �taient punis pour leurs vertus...
et comme c'�tait mal.
Je me suis donn� mission d'aider ces h�ros � dire non.
Tout ce dont le mal a besoin pour triompher...
c'est le consentement de braves gens.
Ils se sont joints � moi pour produire, �changer, coop�rer...
et se faire concurrence librement dans un lieu o�...
les droits de tous sont prot�g�s.
N'essayez pas de nous trouver.
N'essayez pas de marchander notre retour.
�tez-vous de notre chemin.
Quiconque m'entend...
a maintenant un choix � faire.
Si vous d�cidez d'appuyer la notion de sacrifice impos�e par l'�tat...
c'en est fait de vous.
Votre monde est sur une mauvaise pente...
et vous entra�nera dans sa destruction.
Mais si vous partagez les valeurs de notre gr�ve...
si vous croyez que votre vie est un bien sacr�...
que vous pouvez faire fructifier...
si vous voulez vivre selon ce que vous dicte votre esprit...
et non pas les d�crets de l'�tat...
suivez-nous.
Ne soutenez pas vos oppresseurs.
Cessez de vous laisser exploiter par le syst�me.
Formez vos communaut�s aux fronti�res du monde d�cadent.
Vos dirigeants vous tiennent par votre endurance...
� porter les fardeaux qu'ils imposent...
par votre g�n�rosit� � r�pondre aux cris de d�sespoir...
et surtout par votre innocence...
qui vous emp�che de voir la profondeur de leur m�chancet�.
Le monde dans lequel vous vivez est le monde qu'ils veulent.
Laissez-le-leur.
Ceux qui vous ont quitt� d�sirent b�tir un monde meilleur...
un monde de libert� et de perspectives d'avenir...
un monde fond� sur le respect mutuel.
Dans ce monde, vous vous l�verez le matin avec un esprit d'enfant-
un esprit d'impatience et d'aventure...
et l'assurance que le monde est ce qu'il est...
et qu'il est � d�couvrir.
Dans ce monde, vous n'attendrez pas d'aum�ne, ni de piti�...
ni le pardon de vos p�ch�s...
mais honneur, respect et justice.
Ne laissez pas mourir le feu �tincelle par �tincelle...
dans la confusion et le d�sespoir.
Soyez s�rs de votre voie.
Le monde que vous d�sirez est � votre port�e.
Il existe. Il est r�el. Il est possible.
Il est � vous.
Venez, allons-y.
Est-ce que �a vient d'arriver ? Arr�tez ce fichu bourdonnement !
Passez � l'horaire r�gulier.
Quelqu'un a le courage de dire la v�rit�.
"Soyez s�rs de votre voie." Est-ce cela ?
Si ce discours ne tue pas Thompson, je ne sais pas ce qui le tuera.
Ce n'est pas dr�le. Le peuple a besoin de gouvernement.
L'une des denr�es les plus rares de ce pays est le courage.
Nous en avons vu beaucoup ce soir.
Si nous ne l'avons pas interrompu, il semblera que nous l'avons autoris�.
Idiot ! Pr�f�rerais-tu qu'on pense que nous ne l'avons pas autoris� ?
- Muselez ces commentateurs ! - Galt est un homme.
Je ne sais pas qui il est, mais il faut l'arr�ter, l'humilier.
Le public ne le croira pas !
Ce discours les a d�pass�s.
Galt a raison... le public ne peut penser de lui-m�me.
Il doit �tre contr�l�.
Que nous proposes-tu, Floyd ?
Il vous a donn� les r�ponses.
- Que voulez-vous savoir de plus ? - Dagny, je lui ferai un march�.
Bonsoir, messieurs.
Merci de ta franchise.
Tu peux nous faire confiance. Nous ne sommes pas tes ennemis.
Nous avons fait des erreurs. Nous sommes humains !
Trouve-le, nous lui ferons un march�.
Il n'est pas ouvert � un march�. Ne t'avance pas trop.
Tout le monde est ouvert � un march�.
Elle est avec eux.
Surveille-la. Je pense qu'elle peut nous aider.
D'accord.
M. Thompson a d�clar� : "Il n'y a pas lieu de s'alarmer."
Il invite le public � ne pas tirer de conclusions h�tives...
pour pr�server une atmosph�re de tol�rance et de discipline.
"Il faut le tenir pour un point de vue parmi d'autres, a-t-il dit.
"La v�rit� a bien des facettes. Nous devons rester impartiaux."
- Nous voulons Galt ! - Oui !
- Nous voulons Galt ! - Nous voulons Galt !
Nous voulons Galt ! Nous voulons Galt !
Nous l'avons entendu dans la rue. Nous l'avons entendu en ligne.
Nous l'avons entendu partout.
Les gens veulent Galt.
Qui est John Galt ?
- Je suis John Galt. - Je suis John Galt.
Je suis John Galt !
Les jours de Thompson sont compt�s.
Qui est John Galt ?
Je dois vous dire qu'en le voyant...
je pense : "Criez-le ! Criez-le !"
C'est ce que je ferais... tout � fait � tort.
Personne ne l'entendrait et il aurait l'air d'un fou.
Enfin, quelqu'un dit la v�rit�...
et il la dit comme elle est cens�e �tre dite.
Le pouvoir �mane de la vision, pas du volume.
Nous voulons Galt !
Je veux que �a arr�te.
Nous voulons Galt ! Nous voulons Galt !
Am�ne-moi Dagny Taggart.
Il n'a pas � s'engager � rien.
Je veux juste qu'il sache que je suis pr�t � accepter ses conditions...
quelles qu'elles soient.
Je ne peux vraiment pas vous aider.
Nous avons essay�, mais nous ne pouvons pas trouver M. Galt.
Nous avons plac�...
Ce que M. Thompson veut dire, c'est que nous esp�rons qu'il est vivant.
Mlle Taggart, je suis un homme pacifique.
Je veux simplement l'aider.
Et si un homme moins aimable que M. Thompson...
allait le trouver avant nous ?
J'ai horreur de penser...
Floyd.
Nous offrons aussi une bonne r�compense.
Je ne saurais comment vous aider.
Vous croyez qu'elle ment ?
Elle sait o� il est.
Nous voulons Galt !
John Galt repr�sente aujourd'hui...
le sentiment de millions et de millions de gens...
qui en ont assez des guerres sans fin...
des assauts contre nos libert�s civiques...
de l'abus de ce qui se passe dans l'�conomie...
de la pauvret� qui approche.
Ce sont les gens qui s'expriment et ils avaient besoin d'une voix.
John Galt, � bien des �gards, est cette voix.
H� !
J'avais peur. Je devais te pr�venir.
Tu n'as pas � t'expliquer, mais tu as �t� suivie.
Je ne pense pas.
Ce sont d'habiles espions. Ils seront bient�t ici.
Fuyons alors.
Tu dois leur faire croire que tu es avec eux, que je suis ton ennemi.
- Quoi ? - J'ai alors une chance d'y survivre.
Ils me veulent vivant, mais ils n'h�siteraient pas � te faire du mal.
Je ne pourrais pas le souffrir.
Dans ce cas, je me tuerai et les arr�terai sur-le-champ.
Convaincs-les que tu me d�testes.
- Tu dois. Comprends-tu ? - Oui.
Tu habitais donc ici toutes ces ann�es, comme ceci ?
Eh bien...
plut�t comme ceci.
Le moteur !
- Nous devons le cacher. - �a va.
M. Galt ! Ouvrez.
Bon. N'aie pas peur. D'accord ?
Allons-y.
M. Galt !
- C'est lui. C'est John Galt. - Sortez !
Restez o� vous �tes. D�gagez, je vous prie.
Juste l�.
Pi�ces d'identit�, je vous prie.
Je suis Dagny Taggart. C'est lui.
- Vous deux. - C'est lui que vous cherchez.
M. Thompson attend de lui parler en personne.
Je collaborerai si vous �loignez cette femme de moi.
- Cette chambre est-elle libre ? - Mlle Taggart, merci.
Vous pouvez sortir. Nous nous occupons du reste.
J'attendrai ma r�compense.
Mlle Taggart, M. Thompson sera reconnaissant de vos efforts.
M. Galt.
C'est un honneur, monsieur.
Que cherchez-vous ?
� nous assurer que vous �tes hors de danger. Ce sera vite fait.
- Suis-je en �tat d'arrestation ? - Non, monsieur.
Nos ordres sont de vous escorter chez le chef d'�tat Thompson...
o� votre pr�sence est requise.
- La porte n'ouvre pas. - M. Galt ?
- C'est ferm� � cl�. - Vous voulez ouvrir la porte ?
- Il n'y a pas de cl�. - J'ai ordre de fouiller l'appartement.
- Ce serait utile si... - Allez-y.
Aucune force ne peut donner acc�s � ce moteur.
Tu permets.
"Je jure sur ma vie et sur mon amour de la vie...
"que je ne vivrai jamais pour quelqu'un d'autre...
"ni ne demanderai � personne de vivre pour moi."
Nous n'avons rien.
Nous devons y aller.
Nous voulons Galt ! Nous voulons Galt !
All� ?
Tiens, tiens. Vous �tes le jeune homme � l'origine de tout �a.
Je suis ravi de vous rencontrer. Ravi.
- Je suis Thompson. - Enchant�.
Mettez-vous � l'aise. Vous �tes un homme important.
Vous avez fait tout un discours.
Vous avez fait quelque chose � ce pays.
Je ne sais pas quoi ni pourquoi.
Mais... les gens semblent vouloir ce que vous vendez.
Je ne suis peut-�tre pas d'accord avec tout ce que vous dites...
mais je suis toujours pr�t � changer d'id�e.
Vous ne vous attendez pas � ce que nous soyons d'accord, non ?
Non. Oui. Voulez-vous � boire ?
Donnez-lui � boire.
Le monde est mal fichu, comme vous avez dit.
L�-dessus, je suis d'accord.
Assieds-toi, Floyd. Assieds-toi.
Merci.
Alors...
qu'avez-vous � dire ?
Rien.
Rien ?
Je n'ai pas demand� � vous parler.
Mais nous avons beaucoup de choses � discuter.
Tenez...
je vous offre un march�.
Eh bien...
je suis toujours ouvert � un march�.
Je le savais ! Je le savais !
Je l'ai dit � mes conseillers.
Je suis ouvert � un march� si on a une valeur � m'offrir.
Dites ce qu'il vous faut.
- Qu'est-ce que vous offrez ? - Tout ce que vous voulez.
- Comme ? - Vos conditions, bien entendu.
�coutez, je suis certain...
que vous �tes capable de faire marcher les choses.
Je suis pr�t � c�der. Je suis pr�t � r�former le syst�me.
Je vous ai dit quoi faire.
Quoi ?
�tez-vous du chemin.
Un instant.
J'ai dit "r�former".
Je n'ai pas dit "abandonner".
C'est hors de question.
Je vous offre la position de Wesley Mouch.
Aucune n'est plus importante.
Vous �tes libre de tout faire.
Vous n'aimez pas les r�glements ? Vous les r�voquez.
Vous voulez de plus grands profits, de plus bas salaires ? D�cr�tez-les.
Vous voulez des privil�ges ? Accordez-les.
Vous n'aimez pas les syndicats ? Dissolvez-les.
Vous faites ce que vous voulez...
mais... pensez-y.
� Washington, tout le monde voudra �tre votre meilleur ami.
Vous aurez du pouvoir.
Mais quoi ? Je vous offre le meilleur poste au monde.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Mais ce genre de poste ne devrait pas exister.
Personne ne devrait avoir ce genre de pouvoir.
Je ne vous comprends pas.
Emmenez-le.
Emmenez cet idiot de Taggart avec vous.
- ISE ? - Oui.
Nous voulons Galt ! Nous voulons Galt !
On a emmen� John � l'ISE.
INSTITUT DE SCIENCE DE L'�TAT
P.S. GOUVERNEMENT
Faites-le descendre !
Nagu�re monument � l'individualisme am�ricain...
le pont Taggart a finalement succomb� au r�glement.
Dagny !
As-tu entendu ? Le pont Taggart s'est affaiss�.
�coute, Frisco, je suis pr�te.
"Je jure sur ma vie et sur mon amour de la vie...
"que je ne vivrai jamais pour quelqu'un d'autre...
"ni demanderai � personne de vivre pour moi."
Allons-y.
Ragnar attend avec son h�licopt�re.
Attachez-le l�.
Projet F ?
Que diable faisons-nous ici ?
�a n'a jamais �t� mon intention.
John, ce n'est pas ma faute !
Tu veux peut-�tre sortir. Ce ne sera pas joli.
Je veux �tre ici. Je veux voir �a. Je veux le voir plier.
D'accord. Ton choix.
Cuffy ? Pr�pare-toi � initialiser la mise en marche.
�coute. Tu vas nous aider.
Et tout ceci dispara�tra.
Tu comprends ?
Fais � ta t�te, g�nie.
Surtout pas lui ! Je ne veux pas �tre m�l� � �a.
Va-t'en alors avant que je te mette � sa place.
Allez !
Encore.
INTERDIT D'ACC�S AU PUBLIC
Je viens au nom de M. Thompson.
Vous ne d�sob�iriez pas � un ordre de M. Thompson, n'est-ce pas ?
Non. Vous �tes Dagny Taggart.
Sur ordre direct de M. Thompson, vous devez me laisser entrer.
Le Dr Ferris m'a dit de ne laisser entrer personne.
Vous devez prendre une d�cision.
�coutez-moi bien. Votre vie est en jeu.
Si vous mourez, vous ne saurez pas pourquoi vous mourez.
Si je meurs, je le saurai.
Laissez-moi entrer ou je tire.
- D�cidez. - Je ne suis pas cens� d�cider.
- Je ne suis qu'un homme ordinaire. - Un.
Je ne suis pas cens� prendre de d�cisions sur ma vie.
- Deux. - Je ne dis pas non. Ni oui.
- Trois. - Je suis simplement les ordres !
Assurez-vous que �a va ici.
- D'accord. - Allons-y. Allons-y.
En avez-vous eu assez ?
On me dit que vous �tes ing�nieur en �lectricit�.
Dites-moi alors, M. Galt, � votre avis...
comment nous en tirons-nous ?
Encore.
Encore.
Je pense que le projet F vous aime.
Encore.
D'accord.
Fais-le.
Fais-le !
- Qu'y a-t-il ? - Quel est le probl�me ?
- Quoi ? - Comment diable le saurais-je ?
- Trouve quelqu'un qui le sait ! - Prends garde � ce que tu dis.
Allons.
Remplacez le fusible et la machine fonctionnera.
C'est ridicule ! Je ne le souffrirai pas !
Je ne le souffrirai pas !
- Fais-le ! Fais-le ! - H�, Jimmy, calme-toi !
Allons. Allons !
Nous reviendrons, salaud !
John ! John !
Merde ! Merde ! Je jure sur ma vie !
John, reviens-moi !
Reviens !
John !
Bon sang !
Bon sang. Tu es vivant !
Dieu merci.
- Tu es ici ! - Je suis de retour. Je suis de retour.
- Je t'aime. - Je suis bien.
- John. - Tenez-le, tenez-le.
D'accord. Je l'ai. Je l'ai.
Donne-moi ton bras, John. Allez. Je l'ai.
- Nous t'avons, John. - Nous t'avons.
Nous t'avons.
Nous y sommes presque. Nous y sommes presque.
Allons. Nous y sommes presque.
- D'accord, attention. Attention. - Tiens bon.
- J'ai la porte. - Prends ma main.
Monte ! Monte !
Midas attend de l'autre c�t� des arbres.
Nous avons un autre homme � prendre. � bient�t.
- Eddie. - Merci.
Allons-y.
H�licopt�re 2. Nous sommes en vol.
Votre voie est libre jusqu'� Atlantis.
Le Dr Hendricks vous attend.
Dites � John qu'il est entre bonnes mains.
Ne bouge pas. Ne bouge pas.
- � qui Ragnar parle-t-il ? - � Midas.
Il pilote l'autre h�licopt�re.
Nous n'avons pu les emp�cher de venir, lui et les autres.
T'inqui�te, John. Nous prot�geons tes arri�res.
Bien.
Oui.
�vad� ? Que veux-tu dire ?
Quoi ? O� est Ferris ?
Comment, ligot� ?
All� ? All� ?
Que diable se passe-t-il ?
John.
Je veux que tu saches, je n'ai jamais voulu te quitter.
Tu es mon �ternel.
C'est la fin.
C'est le commencement.
Au nom du meilleur en vous...
ne sacrifiez pas votre sens de la vie � un ennemi...
qui revendiquerait votre esprit.
Ne laissez pas mourir le feu, �tincelle par �tincelle.
Ne laissez pas le h�ros en votre �me p�rir de frustration...
pour la vie que vous m�ritez mais n'avez jamais pu avoir.
Le monde que vous d�sirez est � votre port�e.
Il existe. Il est r�el. Il est possible.
Il est � vous.
Ici John Galt.
FIN
Non... c'est le d�but
Traduction : Jean-Pierre Fournier
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