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Original subtitles

C'est toi, Octave ? C'est pas sérieux de venir ici. Mon père est à côté, s'il se

veille.

Non, non, je t'en prie, pas maintenant.

Non, non, tu ne dois pas.

Dis-moi quelque chose.

Vous n'êtes pas Octave?

Mais qui êtes-vous?

Qui êtes-vous?

Laissez-moi passer.

Je ne vous fais pas de mal.

Votre fille vous dira.

Ne parlez pas de ma fille.

Votre fille, oui.

Ne parlez pas de ma fille.

Je vous ai dit que je ne vous fais pas de mal.

C'est vous ? Ou c'est le vieux du monde ? C'est le vieux, l'imbécile, hein ?

C'est pas possible.

On peut pas continuer comme ça.

Si ça continue, on va se retrouver en taule.

Et tout ça pour une gonzesse, ça me ferait mal, hein ? Je

vais me retrouver en taule.

Faites de la vête.

La vie est faite pour être vécue, pas subie.

Mais qu'est-ce que vous leur trouvez à toutes ces femelles ? Elles sont toutes

pareilles une fois qu'on est dedans.

Pour en arriver là, quel voyage.

Vaincre, forcer, violenter, souiller.

Se sentir mouillé rien qu'à les regarder.

Pénétré et inaccessible.

M'investir l'inexpéniable à n'importe quel prix.

Le vieux général, lui, il le connaît le prix.

C'est pour ça que je préférais qu'on aille dans un autre bled.

Bah, c'était un accident.

Mais pour te tranquilliser, nous rentrons à Paris tout de suite, après

mon rendez-vous.

Une petite...

Au vu qu'elle porte une jupe, qu'importe le flacon, c'est qu'on est l'ouvresse.

Crétin ! Viens, il me semble sentir une odeur de femme.

J'ai eu beaucoup de mal à la convaincre de venir ici.

Et je sais qu'elle ne demande qu'à être prise.

Prise et jetée comme une vieille chaussette.

Tais-toi donc.

Regarde ses formes.

Unique.

Cette peau encore intacte. Mais pour très longtemps.

L'attrait du fruit vert.

Et défendu.

Elle vire.

Eh oui, ta femme, mon cher Joan.

J'ai mis du temps à retrouver ta trace.

Je suis là.

Surpris, hein ? Surpris et ravi.

Mais excuse-moi, un rendez-vous important.

Pour disparaître le lendemain de nos noces.

Une petite puce en prison, si tu vas m'expliquer, sans doute.

À peine consommé le mariage et... C'est de ma vie.

Mais je t'aime, Joanne.

Tu me l'as assez dit.

Alors maintenant, prouve-le en me laissant partir.

Dis-moi où est-il passé.

Dis-moi où je peux le retrouver.

Laissez donc tomber.

Pourquoi vous continuez à vous faire des illusions ? Il est déjà avec une autre

femme, si ça se trouve.

Des femmes.

Il y en a partout.

Dans tous les pays.

Dans toutes les villes. Dans tous les villages.

Il n'y a rien qui passe plus facilement qu'épouser.

C'est fou ce qu'il aime épouser.

Pelette, je me suis fait une petite liste pour m'amuser. Et puis, ça peut

servir.

Je ramasse les miettes.

En France, on en est à 580.

En Italie, 470.

Un peu plus rétive.

En Angleterre, 610.

Les Anglaises, c'est les plus doués, il paraît.

En Espagne,

1 300.

1 300 ? 1 300.

Vous ne croirez pas, hein ? Faciles, les Espagnols.

Montre-moi qu'est-ce que c'est que tes mille croix.

Il y a de tout.

Des grandes, des petites, des grosses, des maigres, des blondes, des brunes,

des rousses, des blanches, des noires, des jaunes, des belles.

N'importe quoi, pourvu qu'il y ait un jupon à tousser.

Ça m'a payé.

Eh, où allez-vous ? J'ai posé une plainte.

Bon.

Une de plus.

Ça me fera que...

C'est vrai que t'es là.

T'as vu un peu cette petite ? Vous la connaissez ? Ah non, mais je ferais bien

connaissance.

Elle vient juste de se marier.

Ma petite chérie, toi ici, déjà mariée ? Moi qui t'ai connue, autre comme ça.

Viens, Charlotte, le cortège nous attend.

Charlotte, Charlotte jolie.

Se retrouver un jour comme celui-ci, je ne te quitte pas.

Ton papa est là ? Il est mort depuis deux ans. Vous l'avez connu ? Comment ?

Mort déjà ? C'était un ami d'enfance.

C'est très bien. On est très contents de vous avoir connus, mais on nous attend.

Ce n'est pas question de se quitter. Charlotte est presque ma fille. Je vous

invite tous.

Mais enfin, tout est déjà prévu. On va perdre les... Qu'à cela ne tienne, je

réglerai. J'organise un bal ce soir et je vous veux tous.

D'accord, mais en attendant, on va manger.

Votre voiture vous attend, jeune homme.

Permettez que je profite un instant de Charlotte, si vous ne l'avez pas vue

depuis si longtemps.

Vous aurez toute la vie, vous.

Charlotte, que tu es devenue belle.

Mais dis-moi une chose qui me préoccupe.

Ton fiancé, enfin, je veux dire ton mari, il fait quoi ? Il a une belle

situation, ouvrier ébéniste.

Oh, tu es trop belle pour une vie masculine.

Tu sais que j'avais formé d'autres dessins pour toi.

Tu pourrais devenir ma femme.

Votre femme ? D'ailleurs, je revenais à Paris dans un an.

On va venir te chercher.

Tu auras une vie française.

Ça te plairait ? Tu as

déjà

couché avec ce garçon ?

Non, ce soir, ce sera la première fois.

La première fois ? Qu'est-ce que vous faites ?

C'est la première fois, c'est vrai.

Ne crains rien avec moi, tu n'auras que du plaisir.

Cette fois, tu ne m'échapperas pas si facilement. Mais je ne veux pas t

'échapper, ma chère.

Méfiez-vous de ce monsieur, ma petite.

Il est très dangereux. Mais je le connais bien, c'est un ami de mon père.

Tu es bien ? Très bien, pourquoi j'irais mal ? Ça pourrait vous arriver.

Ne l'écoutez pas, c'est une folle.

Fuyez loin pendant qu'il est important.

La malheureuse a perdu la raison, elle-même sans espoir.

Si vous désirez vous joindre à nos amis pour faire la fête, je vous en prie.

Mais bien sûr.

Merci.

Vous êtes la femme de Jean ? Oui.

Où est-il ? Il m'a promis de m'aider à retrouver le meurtrier de mon père.

Le meurtrier de votre père ? Comment le connaîtrait-il ? Ça s'est passé en

Espagne.

Je lui ai donné le meilleur signalement possible de l'homme.

Il semble le connaître.

C'est cet homme là-bas.

Occupe-toi de Pierrot, que je puisse m'occuper de Charlotte.

Écoutez, il y a une dame masquée qui vous cherche. Il me semble que c'est la

jeune fille dont vous avez tué le père.

Tranquillise-toi, elle n'a jamais vu mon visage.

Va, Pierrot est là.

En attendant, j'ai de quoi me mettre sous la dent.

Allez, toi, t'as assez profité. À moi de la marier.

À moi de nous amuser un petit peu avec elle. Allez, venez tous dans la parole.

Allez, on se donne la main.

Elle serait avec mon mari.

Je serai ton mari, si tu veux.

Vous ne pouvez pas vous marier avec moi.

Certainement que je peux.

Mais vous ne me connaissez même pas.

Tu me brûles de te connaître.

Vous ne m'aimez pas.

Que si.

Et en voici la preuve.

Ce n'était pas ça ? C'est moi.

Je ne l'avais jamais touché.

La touche.

Contente-toi.

Et contente-le, lui.

Qu'est-ce que j'en fais ?

depuis l'enfance.

C'est méchant, hein ? Oh, qu'il te plaît.

Ah oui, c'est très bon avec votre ton.

d'abuser des jeunes épousés.

C'est lui, ce malotru ! Tu veux voir ce qu'il en coûte de manquer le respect à

mes invités ? Tiens ! C

'est lui ! Je reconnais sa voix ! C'est l'assassin de mon père ! Arrêtez-le !

Allez, musique ! Je

vous retrouverai. Mais tu m'as retrouvé, ma chérie.

Et tu as peur de te laisser reprendre.

Sois sans crainte.

Je ne reprends jamais une femme que j'ai eue.

Vous êtes Dieu.

Allez, amusons-nous, mes amis, et vive la vie et vive la liberté !

Enculure invétérée.

C'est rien, patron.

Mais c'est vrai.

Laisse-moi une petite place.

Alors, patron ? Ça sert bien, hein ?

C'était complètement ridicule.

Votre femme vous connaît trop.

Trop peu.

À son goût.

Elle va bien voir que c'est pas vous.

Il fait nuit.

Le sentir.

Elle ne s'apercevra de rien si tu le veux.

Ah, les cheveux.

Les cheveux. Ah oui, les cheveux. Et voilà les cheveux.

Superbe.

Allez, viens.

Il y a de la lumière.

Va vite chercher la guitare.

Vite, vite.

Bon, mets-toi bien en vue.

Tu feras semblant de chanter.

Elle va descendre et tu l'amuseras.

C'est votre femme.

Ça ne me dérange pas de savoir qu'elle va jouir avec toi en pensant qu'elle est

dans mes bras.

Vous êtes vraiment le dernier des pourris.

Peu de respect.

Je t'en prie, hein ? Pendant ce temps, j'irai souhaiter le bonsoir à sa

cousine, qui est tout ce qu'il y a de plus consommable.

Je comprends.

Mille-cinq, j'aurais dû m'en douter.

Allez, elle ouvre la fenêtre.

Sous ta fenêtre, je viens chanter mon...

Une fièvre ardente, viens je m'impatiente Ne sois pas méchante, calme

mon ardeur Je te veux mon petit cœur, oh viens ma frémissante Tu m'enives, tu m

'enchantes, je veux te caresser Jusqu'à te faire hurler, te donner une nuit Que

jamais on oublie, je veux te faire plaisir Je veux te faire jouir, tu es ma

femme aimée Accepte mes baisers, ne me fais pas souffrir Ne me fais pas

languir, car sinon je meurs de désir

Non, je ne pars pas.

Mais je me cache parce que j'ai honte.

Je ne te crois pas.

Tu as raison.

Je ne te mérite pas.

Je ne peux plus vivre sans toi.

Avec cette lame, je me tue.

Regarde ce sang qui coule pour toi.

Je vais expirer pour toi.

Très bien joué.

Continue et jusqu'au bout s'il le faut.

Moi, je ne suis pas espagnol.

Je suis fait pour l'amour, pas pour la mort. Allez, allez, allez.

Bon amour, je ne savais pas que tu m'aimais autant.

Viens dans ma chambre.

Non, rejouis-moi, rejouis-moi.

Au vu qu'il n'essaie pas de son traitement, Sodomy t'a vite...

Je suis ta femme.

Non, je ne suis pas digne.

Mais puisque je te dis que je t'ai pardonné.

Tu me cherchais ? Je cherchais ton odeur.

Toute la femme est dans l'odeur et tout le désir.

Alors, moi, il suffit.

Rien que je te respire, ma petite.

Odeur du saint nourricier.

Excusez-moi si je n'ai plus de voix, j'ai fait la foire.

Je ne sais pas où il est.

Moi aussi, j'aimerais bien le trouver, il me doit deux briques.

Si on reste groupés, on n'a pas de chance de le rencontrer.

Il vaut mieux partir par là, ou on va dans l'autre direction.

Ah, tu as raison.

J'en veux à mort.

Seulement, je ne tuerai pas, je n'ai pas envie d'aller en taule pour un pourri

pareil. Moi, si je le trouve, je l'assonne avec ma barre de fer.

Oui, tu aurais intérêt à prendre un bateau.

Tu le tueras pas et tu lui ferais plus mal. Tu crois ? Ouais.

Attends.

Attends.

Voilà.

Alors, qu'est-ce que tu lui ferais, mon patron ? Moi, si je le trouve, je le

rosserais avec... Je lui en mettrais des coups sur le dos et sur la tête. Ah, sur

le dos et sur la tête.

Eh ben, voilà sur la tête et voilà sur le dos !

Après tout, on ne fait rien que de permis.

Tuez mon mari.

Enfin, Jean, je te tiens.

Si la justice ne se chassit pas, je vais le faire moi-même. Ne le tuez pas, c'est

mon mari.

C'était mon amant, il a tué mon père.

Vous voulez sa mort parce qu'il n'est plus votre amant ou parce qu'il a tué

votre père ? Un meurtrier mérite la mort.

Allez, regardez le courage de ce tombeur de femme.

Pitié ! Pitié ! C'est pas de la vôtre ! J'ai vu que son ombre ! Son chauffeur !

J'ai tué personne ! Les pauvres ! Misérables ! Je me suis donnée à son

chauffeur ! Je ne l'ai pas fait exprès, madame Elvire.

Il n'est que le chauffeur, mais il a aidé à l'évasion.

Vous êtes coupable.

Il faut la battre.

Oui.

Allons-y.

Moi, je vous ai sauvé la vie.

Je vous ai servi de bouclier, moi.

Vous auriez pu avoir une mort glorieuse.

Tué pendant l'amour, mort au champ d'honneur.

Moi, je crache.

Je vous laisse tomber, vous et toutes vos greluches.

Tu ne vas pas me laisser tomber maintenant, non ? J'ai organisé une

petite fête pour demain soir.

Surtout pas.

Je devais déjà six mois d'arriéré. Moi, je veux plus bosser pour rien.

Allez, les fous, petite avance.

Un mois d'arriéré, oui, et les cinq autres.

Tu préfères tout perdre.

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez entendu ? C'est... Quoi ? Une voix de mort.

C'est le général que vous avez tué.

J'entends des voix, hein ? Si

on est dans un bistrot, c'est le général qui parle encore de votre mort

prochaine.

Invite-le à la fête demain soir, que je rigole.

On rigole pas avec ces choses-là.

Invite-le, je te dis.

Monsieur le mort, le général, il y a Juan qui vous invite à sa fête demain

soir.

Tu vois que t'entends mes voix ? Non.

Il a dit qu'il viendrait.

Eh bien, comptez pas sur moi demain soir.

Je t'ai payé d'avance. Tu vas remplir ton contrat.

Allez, mes chéris, mangez ! Et à votre santé.

C'est bon de vivre, tu ne trouves pas ? Je ne dis pas non.

Qu'est

-ce

que tu préfères ? Par devant ou par derrière ?

C'est selon, patron, le côté que vous me laisserez.

L'ennui, c'est que j'ai un très gros appétit.

Entre, ma chère, tu ne nous déranges pas.

Cesse d'être instable.

Pas pour moi, je me retire.

Mais pour toi, pour ta santé, pour ton équilibre.

C'est fou ce qu'une femme habillée peut m'exciter.

N'empêche qu'elle n'a pas tort.

Je n'ai jamais cru que cette femme puisse encore me faire bander.

Tu vois ce que je dois faire avec toi ? Abandonne ces filles.

Aime-moi.

que tu vois comment j'entends passer le reste de mes jours.

T'as déjà oublié ? C'est pourtant toi qui l'as invité.

Le général ? Non, non, non, je n'y vais pas.

Tu vas y aller ou je te botte les fesses ?

Asseyez-vous, mon général.

Zouane, abandonne cette vie où tes jours sont comptés.

J'ai déjà dit que j'organise ma vie comme je l'entends, car elle est à moi.

Et je n'en ai qu'une.

Tu es courageux, Zouane.

Acceptes-tu mon invitation à dîner ?

Mais bien sûr, mon général.

Alors donne-moi la main.

Ne faites pas ça, patron.

Ne faites pas ça.

Je connais ce soir ce qui va se passer.

Attention, les filles.

Ça va brûler.

Je le savais que ça finissait comme ça.

C'est bien fait pour lui.

Qu'est-ce qui va me payer mes six mois d'arriéré de salaire maintenant ? Cinq

mois, j'ai déjà payé un à compte, a versé un à compte.

Tu parles ? Tu parles ? C'est pas mal.

Tu lis trop les pauvres ? Ou tu vas trop au cinéma ?

Tu m'as fait marcher avec ta blague de l'autre soir au cimetière.

Une manière de me faire accepter tes remontrances.

Mais moi aussi, je sais faire des blagues.

Alors, on continue alors ? Jusqu'à la fin.

Alors, patron, que dites-vous de petit ? Tu as raison, les pots.

On y a les trois.

Mais alors, quelle chaleur ! Ça sert bien, hein ? Il n'y a que ça de vrai,

le trou mignon !

Elles sont bonnes, hein, patron ? Elles sont toutes bonnes,

tant qu'on les a pas eues.

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