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Sous-titrage ST' 501
Il est là, Miro ? Je suis désolée, il est parti pour Milan.
Ok, d'accord, sérieusement, il est où là ? Je vous assure, il est à un salon.
À un salon.
On va dire quoi ?
El
Di ?
Sur la tête de ma mère, je suis en train de t'appeler, là. Viens ici, viens.
Tu vas voir qu'est-ce qu'il y a.
Alors maintenant, tu vas me rendre le pognon que tu me dois. Ça y est,
bientôt, si Dieu veut. Non, mais t'inquiète pas, Dieu, il veut.
Tout le monde veut, y a que toi qui veut pas.
Qu'est-ce que tu fais, là ? T'es en train de nous planter ou quoi ? On a pas
été corrects avec toi, nous ? T'es en train de nous mettre à genoux, t'es venu
avec ton embrassement, mais t'es fou, quoi. T'énerve pas, calme-toi.
Dov, dis-lui de se calmer. C'est pas moi, c'est la banque. Ils m'ont tout
pris. J'ai plus de chéqué.
La carte bleue, c'est la carte bleue de ma
C'est après tout le pognon qu'ils ont perdu dans leur magouille de merde. Là,
il faut qu'ils fassent rentrer l'oseille, tu comprends ? Et sur qui ils
tapent, hein ? Sur qui ils tapent ? Sur des petits, comme moi, comme d'habitude
! Quel petit ? Quel petit ? Tu drames plus de 20 bouclards, espèce d'enfoiré !
Attention, j'ai pas été fait avec un doigt, moi, hein ! Tu vas vendre mon
oseille, maintenant ! Ah, ton oseille ? Et où tu veux que je le trouve, moi, ton
oseille ? Je te dis que je dépose ! Je suis à la rue, je te jure que je suis à
la rue ! Regarde, regarde, j'ai plus de calme.
On m'a tout saisi.
Arrête, Eddy, Eddy, arrête, ça sert à rien, regarde ! Tu m'avais donné ta
parole ! Hé, Eddy, désolé,
Il y a raison, on ne peut pas continuer comme ça. Le sentier, c'est mort.
On n'arrête pas de se faire planter.
De toute façon, aujourd'hui, ce n'est plus là que ça se passe.
C'est avec les hyper qu'il faut travailler, avec la grande distribution.
C'est là qu'il y a le boulot. Et quand on voit qu'on a des mecs qui disent qu
'ils te payent le 30, ce n'est pas le 31.
Mais tiens, malade, la grande distribution, mais tu ne réalises pas.
Tu sais qu'on est pour eux, nous, on est des nains, on est walos. Et alors ? Mais
ça ne coûte rien d'essayer.
De toute façon, on n'a plus le choix.
C'est ça qui me fait chier, dis-moi, c'est qu'on n'a pas le choix.
Alors vas-y, qu'est-ce que tu proposes ? T'
Même si t'es au top, ils vont te niquer. C'est comme des scorpions, ils peuvent
pas s'empêcher. Va demander à Alberzo Tunis.
Fizi, Tunis. J'ai une fize, mais c'est un cake. Il a eu pas les épaules, lui.
Allez, Dov, ça va, je t'en fais. Viens.
Viens, on va les déchirer. Qu'est-ce que tu vas déchirer ? Tu vas rien déchirer
du tout.
Serge ! Mon chéri ! Serge
! Serge, quoi ? Téléphone, c'est ton cousin Patrick.
Patrick ? Patrick ?
Il faut que tu me rendes un grand service.
J'ai une amie qui arrive de Sao Paulo, mais là je suis kéblo, j'ai un conseil d
'administration grave.
Sois gentil, va la chercher.
Attends, Patrick, j'ai une journée de ouf aujourd'hui.
Tant pis, c'est pas grave.
Je voulais te proposer de prendre la Rolls.
La Rolls ? Ah bah attends, attends, attends, je consulte mon planning.
Bon, c'est vrai, la pauvre Suzy, elle vient de Sao Paulo.
Et dis-moi, pour les frais ? Quels frais ? Il y a tout ce qu'il faut à la maison.
Tu la déposes, tu la fais patienter, tu lui sers à boire.
Mais attention, tu la touches pas, hein.
Attends, ça va, tu me prends pour qui ? Bon, ça y est, oui.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va, c'est bon, on y va, oh. Oui, non, mais c'est gentil
parce qu'on aimerait bien jouer, nous aussi. Ah, va jouer.
Mais c'est pas possible.
Mais c'est qui ces mecs ? Pour qui ils se prennent ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je
me concentre.
Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui, je ne suis pas en forme.
Il est où le voiturier, là ? Sans déconner, c'est le bordel.
S'il vous plaît, c'est la voiture jaune, merci.
Ah, c'est très gentil, mais vous savez, j'ai déjà la mienne qui est juste là,
vous voyez ? Eh, dis-moi.
Moi, c'est la rose, d'accord ? Tu fais pas trois tours avec, hein, d'accord ? T
'as qu'à la laisser là en double fil, comme ça, je peux la voir. Tiens, voilà
les clés, et après, tu me gardes la voiture de mademoiselle, qui est juste
là.
Vraiment, hein, désolée.
Je suis chaine à bout de boules.
Serge Benhamou.
Enchantée. Eh, tout le plaisir est pour moi.
Bonne journée.
J'ai rendez-vous avec quelqu'un. Vous êtes ? Patrick Habitbol.
C'est-à-dire que moi, c'est Serge Benhamou, mais Patrick Habitbol, c'est
mon cousin, c'est lui qu'a rendez-vous.
Je vois, si vous voulez bien me suivre.
Je l'ai pris pour nature.
Merci.
Bonjour, Serge Benhamou. Je suis le cousin à Patrick.
Il m'a demandé de passer vous prendre.
Mais pourquoi ? Parce qu'il avait un petit empêchement. Le pauvre, il est
coincé. Je suis désolé.
Oh non.
Non. Cette fois-ci, c'est trop.
Attendez, attendez.
95 francs, monsieur.
Vous mettez ça sur le compte de M. Abitbol. Il a un compte ici.
Très bien, excusez-moi.
Vous voyez la table avec la jeune fille ? Vous leur mettez une bouteille de
champagne de la part de Serge.
Bien amour. Tu sors quand même de mes solitaires.
T'as tout compris, toi.
On y est.
Vognes.
Attendez, attendez.
Ramène-moi.
Patrick va arriver d'une minute à l'autre.
Il n'y a pas amour, amour.
Non ! Non, non, non, non, je suis très fâchée.
Non, je ne vais pas attendre jusqu'à demain matin.
Non, non, non, non, tant pis pour toi.
C'était Patrick.
Il ne vient pas.
Alors là, il va me le payer.
Ça, il ne vient pas.
Qu'est-ce que vous faites là ? C'est mon cousin, je ne peux pas lui faire ça.
On n'est pas obligé de lui dire.
On n'est pas obligé de lui dire, non.
Oh la la ! Oh la vache ! Oh la vache !
Tu
as la capote ? Il faut la
capote ! Oui !
Où tu es ? Je suis un traître.
Je suis un traître.
Je suis un traître.
Vi ! J'arrive ! Je te casse le cul, toi. Tu vas pas comprendre.
Où tu es ?
Où tu es ?
Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire !
Qu'est-ce que c'est ? C'est pas vrai, c'est péché ! Mais non, je t'assure, c
'est très beau au slip. Montre-moi un peu ça.
Arrête ! Mais lâchez-moi ! Voilà l'anniversaire.
C'est l'amour.
C'est un veinard, toi. Tiens.
Viens voir où tu fais la gueule.
S'il y a quelqu'un qui doit faire la gueule, ici, c'est moi, hein, salopard.
Pourquoi ? Je te demande de t'occuper de mon ami et tu lui sautes dessus.
Moi ? Attends, mais... Quand je suis rentré, j'ai tout de suite vu que j
'étais né en brouille.
D'ailleurs, j'allais partir.
Un slip kangourou.
Tu prends pour un babou.
Serge, tu m'as encore déçu.
Sur les yeux de tonton Maurice que j'aurais jamais fait une chose pareille.
Ça, je peux te le jurer.
Eh bien, t'aurais dû.
Parce qu'au prix qu'elle m'a coûté, deux fois t'aurais pu la niquer.
Allez, bon anniversaire.
Je te jure, sur ma vie, j'ai pas pu venir. J'étais au boulot, voilà.
Mais arrête, Isa, on va pas recommencer avec... Mais arrête, Isabelle, il y a ma
femme qui est là, ok ? Je peux pas te parler.
D'accord ? Tu comprends ? Allô ? Isa ? Isabelle ? Ah, Dov, mon chéri, dis-moi
où tu étais ? Rien, j'étais là, j'étais... Qu'est-ce que t'as ? T'es
tout bizarre.
T'as des soucis ? Alors voilà ce que j'ai pensé pour tes dettes.
Quelles dettes ? Quelles dettes ? Tu me demandes quelles dettes ? Ça fait 20 ans
que tu m'empruntes de l'oseille. Qu'est-ce que je dis depuis que tu es né
?
Ecoute, Patrick, je mets de l'argent de côté, mais tu sais, c'est pas facile.
Tu sais que j'ai un nouveau boulot, maintenant.
T'es conseiller chez Staiwi ? Il m'a appelé l'autre jour, il paraît que t'es
toujours en retard.
Arrête de tripoter ce truc-là, ça coûte les yeux de la tête.
Tu m'écoutes ? J'ai une grande nouvelle pour toi.
Tu ne dois plus rien.
Attends, t'es sérieux, là ? Sur ma vie, on efface tout.
Et on part à zéro ? On reste à zéro !
Ça change de sentier.
Détends-toi.
Décontracte-toi.
Ne souris pas, j'ai envie de chier.
Ne souris pas, ne souris pas.
Monsieur ?
Non, vraiment, là, je suis pas convaincu.
Enfin, monsieur, regardez la finition.
Rien que la finition, je ne sais pas.
Franchement. Qui travaille encore comme ça aujourd'hui ? J'ai l'impression qu'on
parle dans le vide, là.
Oh là, pardon, monsieur, si je vous fais part de votre temps... Non, mais
attendez, attendez.
Vous avez peur de ne pas vendre ma marchandise, c'est ça ? Alors voilà ce
que je vous propose.
Si jamais vous aviez des invendus, mais ça n'arrivera pas, vous verrez.
Je vous les reprends.
Sans condition. Tous les invendus.
Chiche. Denis Verhouten, chef du département achats.
Edi Bubert.
Je présente mon collaborateur, monsieur Yvan Thouati.
Enchanté. Monsieur Verhouten, je m'en vais. Oui, merci Romain, vous étiez
parfait, comme d'habitude.
Alors ? Ah, c'est sympa ces petits lapins.
Qu'est-ce que vous en pensez, Pesnay ? Oui, c'est justement ce que je disais, c
'est ravissant.
Oui, c'est une idée de méfie.
Intéressant, c'est bien.
C'est super.
Bon, vous avez montré tout ça ? Vous les accompagnez dans mon bureau ? Julie
!
Julie ! Surtout, tu perds pas de temps.
Elle te plaît ? Si tu voulais, tu pourrais te la payer.
Je te l'ai déjà dit.
Viens bosser pour moi.
Tu vas pas passer ta vie à faire le coursier, non ? Je sais pas, il faut que
je réfléchisse.
Réfléchis pas trop.
Tu peux te faire un paquet d'oseilles, hein.
Serge ! Oui ? Si je te dis ça, c'est parce que je t'aime bien. Tu comprends l
'histoire ? Bon, j'y aille, là. Je vais presser, hein.
Serge ! Oui ? C'est une proposition sérieuse, hein.
Ouais, ben... Ah, Serge ! Oui ? N'oublie pas que t'es un gagnant.
Ma belle-mère... Ma belle-mère...
Ça voulait dire qu'on était riches Ma BME Patrick, je t'en prie, c'est
quoi ce truc là ? C'est un sculpteur grec qui l'a fait.
En Californie c'est de la folie, tout le monde se l'arrache.
Et ça sert à quoi ? Ça sert à quoi ? C'est de l'art, il est con celui-là.
Tu sais combien je l'ai payé ? 40 plaques. Et en plus cash parce que cet
enculé il se la joue. Je suis un artiste, je prends pas les chèques. Et l
'autre il me demande à quoi ça sert.
Ça sert à rien, tu mets ça chez toi et puis c'est tout.
Et en plus, tu touches pas avec Grégoire. Déjà, la femme de ménage aime
la passer au miroir. Cette connasse, elle m'a niqué une lamelle. Qu'est-ce qu
'on fout, là ? C'est une soirée musée ou quoi, là ? Ça fait une heure que tu nous
crasserais les couilles avec ton hélice. On joue ! Attendez, c'est quoi les
annonces, maintenant ? C'est 80 à carreaux pour vous. Mange du crabe, tu
as dit 90 ! Mais attends, t'es fou ou quoi ? J'ai jamais dit ça ! Putain, je
peux pas jouer avec toi, t'as un malade mental ! Tiens, prends celui-là dans ton
terre-moule et allez vous faire voir ! Allez,
c'est qui le patron ? D'où tu sors ces tasses, toi ? De mes couilles, je sors
ces tasses ! Allez, va au bois ! T'as vu ça
De tes couilles ? C'est comme ça que tu parles à ton cousin ? Patrick, arrête,
joue. Attends, laisse-moi.
Qu'est-ce que tu faisais chez Woolly Journaux ? Rien.
Rien ? Espèce d'enculé, je t'ai vu sortir de sa boutique. Qu'est-ce qu'il
veut avec toi ? Il t'a proposé de rentrer dans ses combines, c'est ça ?
Attends, quel rapport ? On joue, là ! Le rapport, c'est que cette tête de zob, c
'est mon cousin et que je veux pas qu'il aille en prison.
Tu sais ce qu'il trafique, Woolly, avec son frère ? Il faut endosser des chèques
sans nom par un pigeon.
Le mec qui va à la banque, il met son nom sur les chèques, et une semaine
après, il lui ramène le pognon liquide.
Et eux, ils lui laissent une com' de merde, genre 2%. Non, 5.
Arrête ! Tu me fais croire qu'il t'a rien dit ? Tu te fous de ma gueule ou
quoi ? D'accord, je l'ai vu, mais je lui ai dit que j'étais pas intéressé. Voilà,
sur ma vie, c'est la vérité, putain ! Allô ? Comment ça va, ma chérie ? Bien ?
T'es où, là ? Non.
C'est tout ce que tu portes ? Bah attends, t'es une vraie salope, toi.
C'est pour ça que je t'adore.
Non, pas tout de suite, ma chérie, je suis en réunion, là.
Hein ? Tu verrais mes potes, ils sont comme des ouf, là.
Ouais.
Bien sûr qu'ils ont tout entendu.
Mais non, je leur dis pas quitter, ça va pas ou quoi ? Attends, je suis pas comme
ça, tu me connais.
Hein ? Ok, ma chérie.
Bon, allez, je t'embrasse, je te laisse. Je dois te laisser. Je t'embrasse, ma
chérie. Bye.
Je te jure, je leur dis pas, c'est bon.
Allez, je t'embrasse. Bye, chérie.
C'était Martine.
Bienvenue à tous les... Qui est Martine ? Qui est Martine ? Martine qui est
Martine. Quoi, tu connais pas Martine ? Non.
Dove, tu lui as jamais présenté Martine ? Quoi, tu connais pas Martine ?
Oh putain les mecs, sans déconner, vous pourriez me faire croquer un peu de
temps en temps, merde ! Attends, tu veux que je la branche ? Me laisse tomber,
attends, il peut pas, il peut pas, je te jure. Non mais lâche l'affaire, tu fais
pas le poids à Martine, c'est une allumée, je la connais.
Dove ! Non sans déconner, attends, attends, je vais l'éclater sur ma vie,
je suis un marteau pilon là, je vais la casser là. Attends, je lui branche ou
pas ? Allez, allez, allez. Je te branche ? Allez, va, allez. Mais attention, t'as
vu comment je l'ai parlé ? Tu vas dire avec franchement, tu la joues pas genre
les poètes disparus ou le haraï tout ça, ok ? Tu lâches au fat donf sinon c'est
niqué, d'accord ? Allô ?
Ouais, bouge pas une seconde.
Allô, cher copain de nov', il m'a dit que t'aurais rien quand t'as un petit 5
à 7 avec un mec super bien monté. Ça tombe bien, je suis un gros gros chaud
de la bite.
Tu sais quoi, je vais te casser tes petites pattes arrière et puis je vais
te faire bouffer le temps polochon. T'entends ? Serge ? C'est toi mon fils
? Maman ? Oh putain, votre temps de culer ! Ton cul est votre race, mais j
'ai ça, ça m'aime !
Putain, à ma mère, vous m'avez fait ça ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends !
Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends !
Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends ! Attends !
Quel problème ? On a fait une grosse erreur avec vos modèles.
Très grosse.
On aurait dû en commander plus.
C'est vrai, les petits lapins, ça marche très fort.
Vous pouvez nous livrer plus ? Bien sûr, oui.
On va s'organiser.
Très bien.
Je vous prends 8 références.
Ça fait 160 pièces.
Soit 35 520 pour l'ensemble de nos hyper.
Je suppose que le référencement est assuré, non ? Vous savez, la petite
cotisation. pour couvrir les frais de dossier. Ah bah oui, c'est que vous
commencez à être un fournisseur important.
Et c'est pas fini, hein ? Vous leur avez dit pour les têtes de gondole ? On va
exposer vos modèles à l'entrée de tous les magasins, ça va vous faire une
publicité énorme.
Vous verrez, nous quand on aime, on n'hésite pas.
Naturellement, il faut à chaque fois un employé pour organiser le rayon, un
autre pour le réasseur des stocks, une démonstratrice.
Vous comprenez bien que c'est pas à nous de les payer.
Mais attendez, c'est vos employés, non ? Oui, peut-être, mais le temps qui passe
à écouler vos vêtements, il ne les passe pas à vendre la marchandise de nos
autres fournisseurs. C'est ça le problème. Tout à fait.
Mais non, je ne suis pas d'accord.
Franchement, ce n'est pas normal, ça. Attendez, qu'est-ce qui est normal
aujourd'hui ? Alors, les choses bougent.
Et puis, la différence entre vous et moi, c'est que pour moi, votre
collection, c'est qu'une affaire.
Tandis que pour vous, c'est peut-être la dernière.
Ok.
Donc, ça coûtera combien ? 400 000.
Peut-être 500, mais pas plus.
Vous savez quoi, Peznek ? Ils sont sympas.
Allez, on va vous mettre sur le catalogue. Pour rien.
Alors 300 000 francs, hors taxes.
Café, c'est pour nous.
Non, non, merci, ça va.
Bon, eh ben, on a fait le tour de tout.
Hein ? Ah non, non.
J'oubliais.
Grande nouvelle.
Nous fusionnons avec le groupe Commercia.
Vous vous rendez compte du marché qui s'ouvre à vous ? Hein ?
C'est plus 200 hypermarchés que vous avez comme clients. C'est près de 500.
Ce qu'on veut savoir, c'est ce que vous comptez faire pour la corbeille.
Quoi ? Quelle corbeille ? La corbeille de la mariée.
La fusion nous coûte beaucoup d'argent.
On vous demande juste un petit geste.
Excusez-moi, mais je ne comprends pas. Bon, je vais vous aider.
On veut que vous nous reversiez 5% de votre chiffre d'affaires annuel.
Sinon, on ne veut pas l'affaire.
Il est marrant, non ? Il est grand.
Et il y a quelque chose qu'on oublie de préciser quand même, c'est important
Eddy. C'est pour la pipe, c'est à quelle heure ? Pardon ? À quelle heure je te
suce ? Ah mais non, ce qui n'est pas... Non, non, excusez-le, il plaisante. Non
mais c'est quoi cette histoire de corbeille de mariée là ? Alors c'est à l
'heure nulle noce et c'est nous qu'on encule, c'est ça ? Qu'est-ce qui se
passe là ? Il y a un problème ? Non, il n'y a aucun problème. Alors vraiment, il
n'y a absolument pas de problème. Mon ami est un petit peu surmené parce que
nous avons beaucoup travaillé ces derniers temps, mais il n'y a pas de
problème.
Hein, c'est quoi ces conneries ? Tu vois pas qu'ils nous baladent là ?
Et me regarde pas comme ça, toi. Me regarde pas comme ça.
Excusez-nous, il prend tout au tragique.
On est sur nous ? Arrête de tirer cette tronche, on s'en est toujours sortis,
non ? Des clients, on en trouvera d'autres. Mais quels clients ? Il y a
plus de clients.
C'est viroutel, le client.
Il nous tient par les couilles, on n'a pas le choix.
J'ai pas envie de mettre 15 personnes sur le trottoir parce que monsieur a les
états d'âme. Mais quels états d'âme ? C'est des pourris !
Bon, qu'est-ce qu'on va faire alors ? 30 000 pièces de plus.
Quoi ? Non, tu déconnes. J'ai négocié 30 000 pièces de plus.
Voilà. Ils sont chaud bouillants sur les petits lapins.
Jamais ils les auraient lâchés.
Je vous l'avais dit, ce logo, c'est de l'or en barre. En plus, on peut
décliner, il n'y a pas de limite.
C'est quoi, Eddy ? T'es un génie.
Et toi, Yvan, tu vas tenir un carreau.
Parce qu'avec tes conneries, j'ai été obligé d'accepter de sponsoriser le
marathon annuel d'Eurodiscount.
Quoi, t'as encore fait de l'eau ? Mais non ! Mais c'est quand que tu vas te
calmer un peu, toi ? Mais d'où je me calme ? Va te faire cuire le cul, toi.
Tu me fais peur. Tu dors pas ou quoi ? T'as vu l'heure qu'il est ? C'est quoi
ça ? Tu pars ? Moi ? Non.
Toi, tu pars.
Quoi ? Ouais, tu t'en vas à Dove. C'est fini.
Attends, t'es complètement folle. T'as pété un câble ou quoi ? Qu'est-ce qui te
prend ? Isabelle m'a tout raconté.
Karine, sur ma vie, c'est pas du tout ce que tu crois.
Mais t'es une ordure.
Comment t'as pu me faire ça ? Tout le salon de coiffure est au courant. Ok, c
'est arrivé une fois. J'ai été me faire couper les jouets. Elle m'a carrément
sauté dessus.
De qui tu parles ? D'Isabelle, la coiffeuse.
Mais espèce de saloche ! Je te parlais d'Isabelle Toledano, la pharmacienne !
Karine, attends ! Karine ! Je ne peux jamais te voir comme ça.
Karine, c'est bon, ok, j'ai déconné, je te demande pardon, ça va ? Je crois que
t'as plus rien à faire dans cette vie, ok ? Karine. Tu sors. Karine, arrête.
Ah c'est clair, tu sors ! Ok.
Je me casse, moi.
Je me casse.
Regarde, je me casse.
Eddy.
On a un problème avec les boutons. Frédéric, 190 au lieu de 85.
C'est pas grave, tu discutes pas, on est trop à la bourre, on s'en reparlera la
prochaine fois.
Quoi ? Notre fille ? Ma fille, je vais te dire.
Ma fille, c'est moi qui vais la prendre, Rebecca, et c'est moi qui vais la mettre
au top, ma fille.
Ouais, tu vas voir. Qu'est-ce qu'ils lui ont mis là-bas ? Laisse-le.
Tiens, il veut divorcer, ça fait deux semaines qu'il vient à la maison. Moi,
je dors dans la bagnole pendant deux semaines, t'en as rien à foutre. Je
perds 30 kilos en dix jours, t'en as rien à foutre.
Quoi ? Ouais, vas-y, prends un avocat, ok, tu vas voir. Ok, ouais, c'est parti,
allez, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Allez, on y va, c'est
parti. Je sais qu'il a des problèmes, mais c'est pas de raison pour tout
foutre en l'air, il y a du boulot, merde, allez, on y va, on y va, oh !
Merde ! Tiens, eh, tu fais gaffe, c'est hyper fragile, hein, c'est pour le
patron de Meubléco et Marie-Saphie aujourd'hui. D'accord. En passant, tu
récupères mes places pour l'art à Fabian, je les ai fait mettre de côté.
D'accord.
Et t'oublies surtout pas parce que le titre m'a dit que c'était les dernières.
Pas de problème.
Attends, attends, attends, t'as bien pigé, hein, tu
Comme d'hab ? Non, justement, pas comme d'hab. Oh putain, là, la friandise est
là ! Oh putain, non.
Après tu vis à l'Olympia et tu me récupères mes places contre Lara Fabian.
Bonjour monsieur, c'est pour une raison.
Oui monsieur, je vous avance. D'accord.
Je vous demande Ricky, c'est le manager de Lara.
Je suis Benhamou.
Serge, vous êtes bien Serge ? Vous vous souvenez de moi, chouchane à bout de
boule ? Comment ça va ? Ça va super, c'est drôle.
Vous savez que je suis la sœur de Dina ? Dina ? Ben oui, la mariée. Enfin, je
veux dire la future mariée. Excusez-moi, mais il faut que j'y aille.
Je dois partir.
Non, quel dommage, vous n'allez pas partir tout de suite, la fête vient de
commencer. Si. Attendez, je vous présente mon père.
Papa ? Oui, chérie.
Qu'est-ce qu'il y a ? Je voudrais te présenter Serge Benhamou.
Mon père.
Enchanté. Monsieur.
Je suis désolé, je reviens du polo.
Tant que vous laissez vos chevaux dehors... Qu'est
-ce que c'est, ça ? Viens vite,
allez, viens, dis-nous au revoir. Allez ! Ça y est, pas de problème, allez-y.
Allez !
Qui est ce garçon ? Tu le connais ? Non, pas encore.
Il y en a qui se garent vraiment n'importe où.
Tu te gênes pas toi ? Qu'est-ce que tu fais là ? Ça va, je regarde pas.
Pas dans ce qu'il y a de moins en plus.
C'est bien ce que je pensais, toute la collection est sous-taillée.
Attendez, regardez, vous lui avez donné un 38, là.
Oui, et alors ? Comment ça, et alors ? Elle fait un bon 42.
Mademoiselle, vous faites du combien ? Du 38 ? Enfin, c'est ridicule, si
mademoiselle fait du 38, moi je fais du 2. Mais peut-être. Ah oui, oui, tout
est... Qu'est-ce qui se passe ici, il y a un problème ? Monsieur Verroutel, vous
tombez très bien.
Toute la collection est sous-taillée, toute. Mais enfin, il est dingue, mais d
'où il sort, lui ? Doucement, hein, on se calme.
Monsieur Lopez connaît son métier.
Ah oui, c'est sous-taillé, oui.
Ça fait pas un pli. C'est le cas de le dire. Mais enfin, évidemment, il lui a
filé un 38. Passez-lui un 42, vous verrez bien.
Écoutez, monsieur Vuber, on n'est pas dans le sentier, ici. Il y a des règles
à respecter.
Non, écoutez, vous pouvez pas me dire ça.
J'ai fait tout ce que vous m'avez demandé.
J'ai accepté toutes vos conditions.
Vous refusez la marchandise. Non, mais c'est une blague.
Désolé, vous le saurez pour la prochaine fois. Attendez, monsieur Verrouten, s'il
vous plaît. Attendez, il faut que je vous parle.
Mais attendez, c'est quoi ce coup tordu ? Attendez, il faut que je vous parle.
Enfin, c'est pas possible.
Mais vous croyez que je vais me les éduquer comme ça ?
T'es reparti comme ça, avec la cam ? Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
Leur fourguer de force ? Oh la vache, on s'est bien fait niquer.
À tous les coups, ils ont trouvé un fournisseur moins cher. Quoi, moins cher
? Et puis tu vends ta mère aussi fort par le droit de bosser.
La vérité, si je trouve pas une solution, je suis mort, moi.
Je suis conscient personnel dans cette histoire.
On peut tout me prendre, vous comprenez ça ? Et toi, t'as rien à dire,
évidemment. S'il te plaît, Yvan, t'es gentil. À ta place, je la ramènerai pas
trop. Mine de rien, c'est toi qui nous as foutus là-dedans. Quoi ? Moi ? C'est
qui qui nous a bassinés avec la grande distribution ? C'est pas toi ? Tu fais
chier, Dov. Qu'est-ce que tu veux ? Foutre la merde ? Tu crois qu'il n'y a
pas assez de problèmes comme ça ? Mais quel problème ? On a perdu un client, c
'est ça les problèmes ? Ça nous est déjà arrivé, on s'est toujours relevé.
Mais pas cette fois, connard ! Et dis, une écaution personnelle, tu comprends
ce que ça veut dire, ça ? Moi, qu'est-ce que je fais dire à Sandra ?
Non, j'ai essayé de t'appeler toute la journée au bureau, mais ça
répondait pas. Ça va, chérie ? Ouais.
Elle est bizarre, ta secrétaire.
Ah bon ? T'en fais une drôle de tête, ça va ? Oui, ça va, non, non, tu sais, t
'inquiète pas, c'est juste le voisin, il arrête pas de me prendre la tête en ce
moment, il est chiant. J'ai une surprise pour toi.
Ah bon ? Assieds-toi, détends-toi.
Les chaînes ? Les chaînes.
Faut que je... Il faut que je te dise quelque chose.
Moi d'abord, hein ? En fait, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t
'annoncer.
A ton avis, c'est quoi la bonne nouvelle ? Je sais pas.
Sarah, c'est inscrite à la danse ? Non.
Elle a une petite dent qui pousse.
Je suis enceinte.
C'est pas vrai.
Comment ça c'est pas vrai ? T'es pas content, c'est ça ? Mais si, je suis
très content.
Non. Je t'assure, je suis très content. C'est quoi la bonne ? Pardon, la
mauvaise nouvelle, c'est quoi ? En fait, le bébé est pas très bien accroché, tu
vois.
Le médecin m'a dit qu'il fallait que je fasse attention, que je me repose, que j
'évite les contrariétés. Ah oui ? Mais qu'est-ce qui se passe ? T'as changé d
'avis, c'est ça ? Non, pas du tout. Pourquoi je changerais d'avis ? Pas du
tout, je suis très content, je t'assure, c'est génial.
Tu sais, je pense qu'il va falloir qu'on achète une nouvelle voiture et qu'on
déménage, tu sais.
L'appartement, il devient un peu petit, tu sais, on est un peu à l'étroit ici.
Bien sûr.
Mais oui.
Je vous le dis franchement, ça ne va pas être une partie de plaisir.
Ces gens sont très puissants et ils jouent gros.
S'ils perdent, ça peut faire jurisprudence.
Écoutez, moi j'ai fabriqué, j'ai investi, j'ai tout misé dans cette
affaire.
J'ai plus le choix.
Je joue ma pour moi.
Vous allez être obligé de demander à la cour de nommer un expert.
C'est parfait.
À moins de tomber sur un aveugle, je vois pas comment on peut passer à côté
de l'arnaque.
Monsieur Hubert, je ne me prends pas en traître.
Ça va coûter très cher.
Je me débrouillerai.
Tu veux faire les marchés ? Ouais.
Bien sûr, je vais me gêner.
Je savais que t'étais ouf, moi, à ce point-là.
Attends, l'avocat, il me prend une fortune.
J'ai une famille à nourrir, moi. T'as une meilleure idée, toi ? Parce que tu
crois que c'est comme ça que tu vas remonter la pente ? Putain, j'ai
commencé par les marchés, moi. Je sais ce que c'est, hein. Non, mais c'est
provisoire. Il faut que je tienne trois mois. Dans trois mois, l'expert rend son
rapport. Et je les explose.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est te lever à 4h du matin qui te fait peur ? Mais non,
ça n'a rien à voir.
Mais mon père, il m'a demandé de retravailler au magasin. Je peux pas me
permettre de refuser.
Ah bon ? Je comprends, ça va.
Je te fais de la peine ? Non, ça va.
Le bar à Los Angeles, c'est pas plus mal.
Karine, depuis la naissance de Rebecca, de toute façon, elle a changé. C'est
plus pareil.
Avant, on niquait du matin au soir, n'importe où, on se la donnait grave.
Aujourd'hui, ça y est, y en a que pour la petite.
Elle a même pas essayé de te retenir.
Mais t'es fou, quoi, Yvan. Elle a masqué, tu parles. Attends, tu crois que
j'ai pas senti qu'elle mourait d'envie que je reste ? Qu'est-ce que tu veux, la
pauvre ? Elle est amoureuse, et moi, j'en ai marre, ça y est, putain.
Elle m'a trop pris la tête.
Aujourd'hui, j'ai envie de m'éclater.
Tu sais ce que c'est ? J'ai envie de me sentir vivant.
Vivant, tu sais ce que c'est ?
Ça, c'est parler d'œuvre. Tu vas voir, on va se la donner grave.
Par contre, si tu vois quelqu'un tourner autour de Karine, tu m'avertis, hein.
Direct.
Merci, mon frère. Tu vois, c'est ça, les amis.
C'est ce qui reste quand on a tout perdu.
Hé, Yvan ! T'as vraiment le cul de me donner un coup de main pour les valises,
hein ? Mais ça va, c'est ton cousin, tu fais chier. Oh, t'arrasses, toi ! Allez,
mon frère.
Bon voyage, Patrick.
Alors, hein ? Je compte sur toi.
Tu passes prendre le courrier et tu te casses.
Et surtout, tu te touches à rien, OK ? Bah, t'as pas de problème.
Tu laisses le bagnole.
Tu fais pas de conneries. Attention, Riol, hein.
Attends, je me connais pas. Là, j'ai beaucoup changé.
Merci, hein.
Tiens, prends les journaux.
Nique-les, hein. Allez, au revoir. Allez !
Quel spectacle ! Elle était géniale, j'ai adoré.
Merci, c'est incroyable que tu aies réussi à avoir ces places, vraiment.
Bon, écoute, c'était pas grand-chose, je te dis, je connais bien son manager.
D'ailleurs, c'est con, je voulais qu'on dîne avec Lara, mais bon, elle est
claquée. T'as vu ce qu'elle donne aussi sur scène ? Personne.
Et tu m'emmènes dîner où ? Tu veux voir si une petite surprise ?
Tiens, attends.
Est-ce qu'ils sont là ? Pardon, excuse-moi.
Ça, tu vois, ça, c'est mon péché mignon. Oh, Bouboule ! Eh, Serge ! Qu'est-ce que
tu fous dans cette caisse ? Tu t'en marres pas, toi. T'as gagné au loto ou
quoi ? C'est qui, ce type ? Tu le connais ? Je ne l'ai jamais
vu.
C'est encore un type qui veut impressionner sa nana.
Ah là là, qu'est-ce qu'il y a comme mytho, hein ? Ça fait peur.
Mais toi, parle-moi un peu de toi.
Je sais pas, t'as l'air tellement discrète, tellement mystérieuse.
Ouh là ! Moi, y a rien de bien intéressant.
J'ai pas fait Polytechnique de Londres, ni aucune business school comme toi, tu
sais. Je suis dans une école d'art graphique, en fait.
Mais, dis-moi, y a un truc que je veux te demander depuis tout à l'heure.
Comment ça se fait qu'un mec comme toi, enfin, je veux dire, avec une telle
réussite et tout ça, soit pas encore marié ? Tu dois être très sollicité, non
?
Oh, mais tu sais, c'est tout simple, j'ai pas le temps.
Je travaille 16 heures par jour, je voyage énormément.
Dans le peu de temps que j'ai, je le passe au bord de ma piscine, seul, à
lire.
À lire ? Oui, je lis énormément.
Sartre, Mauriac, Kandinsky.
Kandinsky ? Oui, ça m'aide beaucoup.
C'est la tradition, monsieur. Pardon, excuse-moi 5 secondes.
Tu mets ça sur le compte de M. Abitbol.
Tu connais, c'est mon cousin.
Oui, naturellement.
Et tu... C'est lui qui paie le repas. Tu m'amènes une petite bouteille de
champagne. Je l'apporte de suite. En revanche, pour l'heure, je suis désolé.
M. Abitbol a fermé son compte avant de partir.
Non, c'est pas vrai.
Jusqu'à nouvel ordre.
Je vous apporte la bouteille ? Non, non, non, parce que... Non, c'est pas... C
'est pas très intelligent parce que j'ai de la route à faire.
Euh... Bah écoute, merci.
Yvan, il faut que tu me sauves la vie.
Mais 2000 balles, c'est pas grand chose. Écoute, cette fois-ci, je te les rends.
Yvan, la vérité, si je mens, je te les rends demain matin.
Yvan ? Merde, putain, ça rasse. Oh, Serge, ça va ?
Ah, Willy.
Oui, ça va, ça va.
Oh, ça n'a pas l'air.
Tu veux te détendre un peu ? Non, non, dis-moi, tu pourrais me rendre un
immense service ? J'ai besoin d'oseille.
Combien ? Deux mille. C'est parce que j'ai oublié mon portefeuille.
Je passe demain au magasin, je te les rends. D'accord ? D'accord. Merci.
Mais je la nique.
Quoi ? Ta meuf, là.
Il la nique.
C'est normal.
Celui qui paye l'addition, c'est toi qui croque.
Tu trouves ça juste, toi ? C'est quoi cet embrouille, là ? Serge, tu sais
comme moi que je reverrai jamais mon oseille.
Comment tu vas faire pour me rendre deux mille balles alors que t'as même pas de
quoi payer un resto à ta gronzesse ? C'est normal que j'ai des compensations.
Elle est mignonne, en plus.
Moi, je veux bien rajouter 55.
Ok, d'accord. Merci, les mecs.
Te fâche pas, Serge.
Te fâche pas, mon Serge.
Les 2000 balles, si tu voulais, tu pourrais les gagner en 5 minutes.
Ta petite, tu pourrais la sortir tous les soirs.
Laisse-le.
Il veut pas, il veut pas. Il préfère faire le larbin sur sa trottinette.
Bon, allez, ok, ça marche.
Je l'ai gagné.
Non.
C'est toi qui as gagné.
Fasse-le voir demain au magasin.
Merci, mec.
T'es un gagnant, CH.
Putain, me parle pas de l'art à Fabien. On m'a piqué mes places.
Non. La vérité, si je croise l'enculé qui m'a fait ça, il est mort.
Eh, te casse pas. J'ai pu avoir des places pour la Rousseau.
Je suis désolé, hein. J'avais un coup de fil important à passer.
J'ai quitté de partie. Mais non, mais non, mais non.
Attends, non, mais... Attends, je rêve, là.
Alors là, il va m'entendre.
Eh, oh, ça fait une heure que j'ai demandé une bouteille de champagne.
Tu rêves ou quoi, là ?
Bien, bien, monsieur. Bien, bien, monsieur.
Tout ce que j'entends.
Bonsoir, demain ? Écoute, c'est pas raisonnable.
Ah, je te plais pas, hein ? Même pas un tout petit peu ? Mais non ! C'est pas
ça, idiot.
Mais tu l'as dit, tu passes ta vie à l'étranger pour tes affaires.
Et moi, attends, c'est pas mon truc.
J'ai pas envie de souffrir, tu comprends ? Ah, mais attends, moi, si je voyage,
je me jette un corps perdu dans le travail, c'est uniquement parce que j'ai
jamais rencontré quelqu'un comme toi.
C'est vrai ? Mais bien sûr que c'est vrai. Alors c'était qui la fille l'autre
jour au club de l'étoile ? Mais non, elle c'est une copine.
Serge, n'essaye pas de me mentir. T'as aucune chance, je le vois tout de suite.
Très bien, tu veux la vérité ? Écoute, j'ai eu une vie... C
'est vrai que je suis beaucoup sorti, c'est vrai que je laisse pas
indifférent.
Ok, mais...
Tu sais, je suis fatigué. Je suis fatigué des aventures sans lendemain. Je
suis fatigué du showbiz.
Je suis fatigué des mannequins entre deux avions.
Tout ça, c'est terminé.
Moi, je suis quelqu'un de simple.
Et j'ai besoin d'amour.
Et je suis raide d'un de toi.
Mais ça, tu sais, ça, c'est vrai de vrai.
Qu'est-ce que tu fais là ? T'as vu l'heure qu'il est ? Non, non, il est
quelle heure là ? Il est 5 heures. 5 heures ? T'es sûr ? Je sais pas ce que
tu as en ce moment, c'est vraiment bizarre.
Viens te recoucher. Non bébé, je vais pas me recoucher maintenant alors que je
suis réveillé, c'est ridicule.
Puisque t'es debout, ça te dérangerait pas de donner le bébrou à Anna ?
Dis, c'était où putain ? Je t'ai cherché partout, t'as vu l'heure ? C'est pas
vrai. T'es venu toi alors ? Ouais.
J'ai lâché mon vieux, il m'a fatigué, j'en pouvais plus.
Qu'est-ce que c'est que ton placement ? Qu'est-ce qui t'es mis là ? Qu'est-ce qu
'il y a ? Tu t'es fait niquer comme un bleu ! Comment tu veux vendre des sapes
entre du claquos et du gruyère ? Ça pue ici ! Je me suis foutu là.
Ah oui ? Tu t'es mis quoi ? Alain, tu peux pas nous mettre là-bas. Trouve-moi
une autre place, je t'en prie. Yvan, j'ai pas de place. Où veux-tu que je me
mette ? Je sais pas. Trouve un truc.
Ça fait 10 ans que mon père est venu ici.
Tu peux pas me faire un truc pareil.
Y a rien.
Regarde, je peux très bien me mettre à côté des ceintures. On est bien là.
Regarde, tiens, tu vois, ça, c'est un collector.
Non, non, achète pas les placiers. Mais qu'est-ce qu'il te parle d'acheter ? C
'est un cadeau, ça me fait plaisir.
Non, non, je t'en prie, fais-moi ce plaisir.
Non, mais tu lui as pas filé ta Rolex, quand même. Tu sais, ça me fait comme un
vide, c'était un cadeau de mon père, ça, quand même. Non, mais ça va pas, mais t
'es complètement dingue, toi ! Mais non, je les ai à 50 francs, 20 000. Mon père,
il les retourne la semaine prochaine, si je veux, j'en ai 10.
Allez, mesdames et messieurs, vous avez raison, il faut s'en aller maintenant.
C'est la mode de Californie, ça, et pour tout ça, aux Etats-Unis.
Il y a tous les prix, et même les plus petits, surtout les plus
Tu déposes les chèques à ta banque et tu me rapportes le liquide dans 5 jours. Ça
va ? Ça va, c'est bon.
Oh.
Si le banquier te pose des questions, tu lui dis que tu viens d'ouvrir une petite
boîte dans le quartier et que ça commence à travailler gentiment. Tu
vois, les banquiers s'en foutent tant que ça rentre.
Allez.
Allez. Je t'appellerai, hein. Oui.
Tu es un gagnant, Serge.
Je l'ai toujours dit.
Ça fait plaisir de te voir.
C'est vrai, hein. Depuis que Dove est parti, vous m'avez tous lâché.
J'ai pas ça, Karine, mais avec ces putains de marchés, on n'a plus le temps
de rien foutre.
Karine, tu sais ce qui me ferait plaisir ? C'est que t'appelles Don.
Vraiment.
Bon bah tu vas se boire un verre au moins, hein ? Tu sais où c'est ? Je vais
me changer, j'en peux plus, Rebecca.
Tu vas mettre le pyjama ?
Tu
frottes bien, hein ?
Non, non, pas du tout, je cherche les verres.
Bon, ça fait rien, Karine, j'y vais.
Reviens, Rebecca, on va mettre le pyjama.
Salut, chérie.
Oh là là, les belles lunettes. Mais t'es super gâtée, nous, maman.
Ça, tu peux le dire.
Quand tu vas ouvrir la note, 6 000 balles.
Ah, quand même.
Très gâtée, ma chérie.
En fait, maintenant que j'y pense, il faut que j'appelle la banque parce qu'à
la pharmacie, ils m'ont refusé la carte bleue. Ah non, non, non.
Non, non, t'appelles pas la banque. Je m'en occupe, moi.
Bon, d'accord.
J'arrive ! Pardon,
excuse-moi, j'étais au téléphone.
Viens, rentre.
C'est quoi ça, Théa ? Ça, ça c'est la marque Peter
Alawi. Peter Alawi ? Oui, c'est australien.
Je peux faire toutes mes chemises là-bas.
Ça a besoin d'aide ? Là, là, ça va !
Magnifique ton taquis, Smeros. J'adore, c'est sublime ce truc. Ah
oui,
j'ai payé 40 plaques.
Ça sert à rien, mais bon.
C'est l'art.
Les rimes.
Ça suffit maintenant, on rentre.
Qu'est-ce que tu prends ? On y va, carioche.
Ça va, c'est quoi ce plan ? Je m'amuse. Tu t'amuses. Elle veut qu'on reste
tranquille. Tu prends tes affaires, maintenant tu te casses. Je vais pas
rejeter tes affaires.
Tu me saoules.
Tu sais ce qui m'énerve ? C'est qu'il m'a pris par surprise.
Sinon, je lui ai cramouillé sa gueule.
Assieds-toi, je reviens tout de suite.
Laisse tomber, c'est pas l'appel, je vais y aller.
Je t'assure.
Cinq minutes, hein.
Tu vois ? C'est pas terrible.
Tiens.
Tu m'as fait peur.
J'ai cru que t'allais me gifler.
Non.
T'aimes pas me voir danser ? Si, si, mais c'est à cause de l'alcool. Je suis
désolé.
Je te fais mal ? Non, non.
Qu'est-ce que t'as ? Je vais y aller, je vais y aller, je suis fatigué.
C'est mieux, non ? Tiens.
Non mais...
Carine, c'est moi.
Tof ? C'est quelle heure il est ? Carine, tu devineras jamais avec qui je
suis. Mel Gibson, sur la Torah Mel Gibson.
Je viens de lui parler, je l'ai embrouillé grave, c'est bon. Il a dit,
dès qu'il est sur Paris, il vient passer un shabbat à la maison.
Tu veux que je le passe ? Dove.
Karine, Mel Gibson, putain. L'arme fatale 1, l'arme fatale 2, l'arme fatale
3, l'arme fatale 4. Je t'explique pas, les meutes au restaurant.
Dove, je dors.
Ah ouais, c'est vrai, putain, je me goure à chaque fois.
Elle t'a dit la baby-sitter que j'avais appelée hier soir ? Ouais.
T'étais sortie ? Enfin, je veux dire, t'étais... T'étais quelque part ou...
Excusez-moi, nous cherchons M. Wiber.
Oui, je connais.
C'est à quel sujet ? Christelle Chabert, huissier de justice.
M. Wiber, c'est bien quatrième droite ? Pas du tout.
C'est M.
Agenor, quatrième droite.
M. Wiber, c'est quatrième gauche.
Vous pouvez pas vous tromper, c'est un paillasson bleu et rouge.
Je vous remercie, monsieur. Je vous en prie.
Allons-y, monsieur.
C'est bon, procédez à l'ouverture.
Je n'ai pas rendez-vous.
J'ai rendez-vous dans trois minutes. C'est quoi celui-ci qui débarque chez
moi ? Je lui ai déjà dit, M. Hubert, on ne peut plus vous suivre.
Vous êtes sans activité depuis trois mois. Sans activité ? Mais je bosse jour
et nuit.
Je me lève à quatre du matin pour décharger les camions.
Tout l'argent que je gagne, il est pour vous. Qu'est-ce que vous voulez que je
fasse de plus, moi ? Ça dépend pas de moi, vous le savez très bien. Mais bien
sûr, c'est la direction. Mais il lui faut combien, vos directions, pour
arrêter la procédure ?
Là, c'est impossible.
Rien qu'en indemnité de retard, on est déjà à 200 000 francs.
Ok.
Je vous apporte la moitié dans deux semaines.
Dix jours.
Ok, ça va.
En échange, je veux trois mois de délai pour repartir. Trois mois.
Bon.
Je prends d'énormes risques, hein.
Pas autant que moi, monsieur Lannis.
Pas autant que moi.
Oui, je voudrais parler à M. Denis Virouten, s'il vous plaît.
M. Vanier, Banque BRL.
M. Virouten ? Oui, M. Vanier.
Dites-moi, j'ai de très bonnes nouvelles concernant notre affaire.
Ah oui, non, c'est quasiment réglé, là.
Ah non, non, non, ne vous inquiétez pas.
Il a aucune chance de s'en sortir.
Mon amour, allez, réveille-toi. Faut vraiment qu'on y aille, maintenant. Mon
père se lève dans une heure.
Oh non ! Oh écoute, je ne suis pas le plus à te ramener comme ça en pleine
nuit, moi.
Ok, d'accord, je vais prendre un taxi, ça me dérange. Mais non, non, je dis pas
ça. Mais non, mais écoute, moi j'ai envie de me réveiller avec toi, j'ai
envie de faire la grasse matinée dans tes bras, moi j'ai envie de t'amener le
café au lit.
Je voudrais qu'on soit un couple normal, quoi.
Oh, mon amour, c'est le plus beau jour de ma vie.
Mes parents vont être fous de joie.
Des parents ? Pourquoi ?
Quand on va leur annoncer qu'on se marie.
Oui, mais... Attends, faut qu'on en parle. Non, mais faut... Non, faut qu'on
parle.
Un cigare ? Non, merci, non, pas maintenant.
Ah bon ? Tu vois, Serge, j'ai eu tout ce qu'un homme
peut désirer. Une femme merveilleuse, deux filles adorables, belles,
gentilles, intelligentes.
J'ai bien réussi dans les affaires.
Mais il y a une chose que j'ai toujours regrettée, c'est de ne pas avoir eu de
fils. Et Dieu m'a entendu.
Ma fille Dina a épousé Simon, et maintenant, il y a toi.
Vous savez, M. Boutboul, moi, je... Fais-moi plaisir, tu veux ? Tu m
'appelles Maurice et tu me dis tu, hein ? Très bien.
Vous savez, il faut que je vous dise que... Non, écoute, c'est moi qui parle.
J'ai une affaire très saine.
Et puis, il n'y a pas que les magasins, hein ? Il y a l'usine, la scierie, et
puis, il y a les forêts, hein ?
Tout ça à mon âge, c'est très lourd, très lourd. Alors je vais pas tourner
autour du pot plus longtemps.
J'ai besoin de quelqu'un qui puisse me succéder.
Quelqu'un de confiance.
Je peux pas demander ça à Simon.
Il est médecin, le pauvre.
Oui, mais vous savez, Maurice, moi, je suis pas du tout... Dans le meuble, je
sais. Mais vous, les polytechniciens, vous savez vous adapter, non ? Moi, je
suis de l'ancienne école, comme on dit.
Aujourd'hui, si on veut survivre, il faut gérer l'entreprise autrement.
Et pour ça, tu serais, mais alors, parfait.
Oui, mais c'est pas possible.
Je sais bien que t'as déjà tes affaires.
Je te demande pas de chambouler tout du jour au lendemain.
Réfléchis. Oh, excusez-moi.
Chérie, tu as demandé à Serge quand ses parents pourraient venir dîner à la
maison ? Mes parents ? Et pourquoi ? Pour que nous puissions les rencontrer
avant le mariage. C'est la moindre des choses, non ? C'est vrai, c'est vrai.
Depuis le temps qu'on devait les voir, un coup, ils sont en voyage, un autre
coup, c'est ton père qui a un tournoi de golf.
Dis-moi, tu nous les cacherais pas par hasard ? Peut-être qu'on est pas assez
bien pour eux. Non, c'est pas ça. Non, la vérité, c'est que... Ça suffit, ça
suffit. Tu n'as qu'à leur dire de venir pour Shabbat. Ne discute pas.
C'est un honneur pour nous de les recevoir.
Merci beaucoup. Au revoir.
Mais qu'est-ce que t'as aujourd'hui, toi ? C'est pas possible.
Mais rien, je t'assure, ça va.
Non, je pensais juste à un truc, là.
J'ai un copain, figure-toi, je te compte.
Il est tombé raide dingue de la femme de son meilleur ami, tu le penses ? T
'as couché avec Karine.
Hein ? Mais pourquoi tu dis ça ? Ça va pas, non ? Ça va pas, mais c'est pas
vrai, t'as pas fait ça ! Comment je pouvais prévoir, moi ? Je l'ai jamais
calculée, cette fille.
C'est comme ma sœur.
T'es amoureux ou quoi ? Je sais pas, c'est tout neuf.
Enfin bon, tu la connais, hein.
Elle est super, hein.
Il dort ?
Oui, Dov, oui.
Attends, c'est ton pote.
Il va bien falloir que tu lui dises. Ah bon ? Monsieur Weber ?
Oui, c'est moi.
Messieurs, je suis désolé, mais nous avons honte de saisir la marchandise
pour un payé.
C'est une demande écrite de M. Vanier de la banque VRL.
Écoutez, attendez, c'est quoi le problème ? Écoutez, monsieur, regardez,
j'ai ma patente.
Attendez, je vous en prie, s'il vous plaît, ne touchez pas. C'est une blague,
c'est notre marchandise, ne touchez pas. Oh, oh, excusez-moi, excusez-moi.
Aïe ! Aïe, mon doux ! J'ai eu une opération du genou ! Arrêtez, ça me fait
mal ! On va quoi, juste un reculé de banquier ? Il me fait le froid à vos
aînés, c'est lui qui me fait saisir ? Et tout l'argent qu'on lui a fait gagner, j
'arrive pas à le croire. Je comprends pas, c'est lui qui nous a soutenus sur
la grande distrib.
Mais je l'ai jamais senti, ce mec-là, moi, tu vois ? Je vous préviens, ça va
pas se passer comme ça. Calmez-vous, monsieur Wibler. Je suis très calme,
comment je vous paye ? Ne vous inquiétez pas pour ça.
J'ai eu des nouvelles ce matin, on aura le rapport d'expertise après-demain.
C'est vrai ?
Franchement, j'ai pas aimé.
Qu'est-ce qu'il est beau, mon fils, par là ! Ça,
c'est de la veste. Bien ! Chauffe, chauffe ! On dirait pas... Roger
Lanzaque ! Merci, maman.
Vraiment, je suis content.
Vous pouvez me faire plus plaisir.
Franchement, c'est pas un peu trop, tout ça ? Qu'est-ce qu'il y a de trop ? C'est
une Versace !
Bon, maman, sois gentille. Explique-lui parce qu'il me fait peur. Je te jure, il
va tout te gâcher. Tu veux nous faire honte devant les parents de ta future
bruce, c'est ça ? On est bien d'accord. Vous leur posez aucune question.
Ça risque de les embarrasser.
Surtout avec les maladies du père de Shoshana.
Quelle maladie ? Shoshana veut pas que j'en parle. J'en parle pas. Comment ?
Mais c'est important.
Dis-nous.
Qu'est-ce qu'il a ? Il a... Il a que... Il a pas toute sa tête.
Il est Alzheimer ? Alzheimer.
Non, pas jusque-là, mais presque.
Disons qu'il dit des choses qu'on ne comprend pas, il pose des questions, on
ne sait pas toujours, il confond les gens.
Mais bon, il faut faire comme si de rien n'était, tranquille.
Quel malheur, ah oui, oui.
Comment il fait pour son travail ? Il est quand même PDG de Meubléco, c'est
pas rien.
Ah non, mais ça fait des mois qu'il ne va plus au bureau.
Attends, il est PDG parce que personne ne veut lui faire de la peine, mais la
vérité c'est qu'il est incapable de diriger quoi que ce soit.
C'est pour ça qu'il me demande de reprendre la boîte.
J'espère que ce n'est pas héréditaire.
Maman, surtout pas de gaffe à propos du père de Serge.
Il voulait pas que je vous en parle, promis, papa.
Ne t'inquiète pas, ma chérie, on fera comme si de rien n'était.
J'ai un fournisseur qui est un très grand dépressif, alors je sais ce que c
'est. En tout cas, j'espère que c'est pas congénital.
Ça va pas ou quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? Leur fils, il est
polytechnicien. Et alors, justement, quelquefois, ça peut sauter une
génération, ces choses-là.
Tu me promets ? Je vais vous dire.
Je ne rentre jamais avant 20h du bureau.
On sort une belle ligne de table basse.
Et il faut que je m'occupe de tout. Un travail de dingue, dingue, dingue. Bien
sûr, je comprends.
Oui, c'est pour ça que je compte sur votre fils pour me rejoindre.
Évidemment, j'attendrai qu'il trouve un homme de confiance pour s'occuper du
restaurant.
Hein ? Quel restaurant ? Mais enfin, le... Attends.
Pardon.
Le restaurant de votre fils à Los Angeles, en Amérique.
Vous vous souvenez ? Enfin, papa, le restaurant.
Le restaurant ? Ah, oui, oui, oui, oui ! C'est
vrai ! C'est vrai ! Où j'ai la tête ? La tête !
Le restaurant.
Oui, oui, oui.
Bon, si nous parlions un petit peu du mariage. Faut que vous sachiez que
Shoshana, c'est ma fille aînée.
Alors je veux qu'elle ait tout ce qu'il y a de mieux.
Le top, quoi. Le top.
L'oiseau pour les limousines verra pour les fleurs. Et moi, je vois pour la
réception, le précathlon.
Chérie, chérie.
Je ne sais pas de votre côté, mais pour nous, rien qu'avec la famille et les
amis, il faut compter au moins, au moins, 250 personnes.
Ça va ? Excusez-moi. Et pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait
prendre le nôtre.
Pourquoi pas ?
Et qui c'est ? Comment ? Le traiteur.
Qui c'est ? C'est le nôtre.
Mais si vous préférez prendre le vôtre... On n'a qu'à prendre le vôtre.
Parfait.
Alors ? C'est qui ? J'ai compris.
Vous ne voulez pas le dire.
Bon, je vais commencer à consulter mon agenda pour voir s'il y a des dates
possibles.
Chérie, tu sais pas où j'ai mis les lunettes ? Elles sont devant toi, chéri.
Ah, le pauvre, vous savez, il perd la tête.
Eh oui,
nous sommes au courant.
Ce coup-là, il y en a pour 200 000.
Tu sais quoi ? Il va falloir que tu ouvres un troisième compte.
Tu sortes l'argent progressivement.
Discreto, Serge, discreto.
Ça va, je suis pas armé.
Au fait, c'est bien gentil tout ça, mais moi j'aimerais bien qu'on accélère un
tout petit peu la cadence.
Comment ça ? Tu t'es fait près de 40 000 ce mois-ci, ça te suffit pas ? Eh non,
parce que tu vois, je vais me marier, moi il faut que j'assure, et je peux pas
continuer à me pignoler avec des cacahuètes.
Bon, plus de son que pas.
La banque va trouver sa louche. Mais ça va, y'a aucun problème, je leur ai dit
que j'avais la start-up.
Start-up ? C'est quoi cette connerie encore, la start-up ? Quoi, tu connais
pas la start-up ? Ça déconne, qui sort d'où lui ? Oh, technologie ! La start
-up, c'est un mot magique. Tu dis ça à un banquier, il t'ouvre le coffre et en
plus il te lèche le zb
Bonne technologie.
C'est ce que j'aime en toi, Serge.
C'est que t'es un ambitieux.
Maître ? C'est foutu.
L'expert a considéré que votre marchandise est défectueuse. Il donne
raison. Reduce point à 100%. Non, mais vous êtes très sérieux. Vous me faites
marcher. Je suis désolé. Il faut tout arrêter.
C'est n'importe quoi, c'est pas possible. Il faut demander une contre
-expertise, c'est tout.
Mais ça servira à rien qu'un expert ne prendra le risque de désavouer un
confrère. Non, le mieux est de renoncer au procès pendant qu'il en est encore
temps. Quoi ? Vous allez dépenser votre argent pour rien.
C'est pas possible, ça va pas ou quoi ? Maître, au revoir. Au revoir.
Je le connais, lui, c'est qui ? C'est...
C'est l'expert. Mais c'est pas possible ! Mais bien sûr ! Il était chez Rodi, je
coûte à chaque fois ! Très mal pour eux ! Eh monsieur, s'il vous plaît ! Eh,
enfoiré, reviens là ! Maître, il faut dénoncer l'expert ! Non, monsieur
Wiberg, soyez raisonnable. Je t'ai fait les touts panneaux que j'avais,
maintenant tu m'annonces que vous n'avez aucune chance ? Non mais ça va pas ou
quoi ? Monsieur Wiberg, s'il vous plaît ! Ça va pas se passer comme ça ! Non
mais attention, c'est le bureau de mon père ! Laissez ça là, monsieur ! Vous n
'avez pas honte de faire le métier que vous faites ? Ça va vous coûter très
cher, la petite comédie de l'autre jour ! Ecoutez madame, laissez-moi ça !
Arrêtez monsieur, s'il vous plaît ! Mais pose
Non, je pars chez ma mère.
Tu préfères laisser ta femme dans un appartement sans électricité, sans
téléphone, sans gaz, toute seule ? Allez, tiens, on s'en va.
Arrête, mais qui je suis pour toi ? Quand est-ce que tu vas arrêter de me
prendre pour une conne ? J'ai appelé la banque, ça fait des mois qu'on est dans
le gouffre.
Pourquoi tu m'as menti ? Pourquoi t'as pas confiance en moi ? Sandra, écoute
-moi, chérie.
Je t'en supplie.
Viens ici.
Laisse-moi tranquille ! Laisse-moi, Sandra.
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a, chérie ? Qu'est-ce qu'il y a, chérie
? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a, Sandra ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ça
va pas
Respire, chérie.
Respire, chérie.
Entrez.
Salut.
Ça va, chérie ? Tu te sens ?
Rien.
J'étais injuste avec toi.
J'aurais dû deviner.
Avec toi, il faut toujours tout deviner.
Attends, laisse-moi parler.
J'ai quelques... Il y a quelque chose à dire de très important.
Moi aussi je voudrais te dire quelque chose.
Attends Sandra, laisse-moi s'il te plaît. Vas-y, je t'écoute, vas-y.
Voilà, je vous ai tout caché parce que je voulais vous protéger.
Toi, les enfants.
Maintenant tu sais, on n'a plus rien.
C'est un garçon.
Alors ça sera dur mais... Un garçon
? C'est vrai ?
C'est un garçon.
Qu'est-ce que tu voulais me dire de plus important que ça ? Sandra, c'est
merveilleux. Une fille aussi, ça aurait été merveilleux, non ? Bien sûr que c
'est merveilleux, évidemment.
Mais je suis très fier de mes filles. Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Mais
c'est un garçon.
Et pour moi, c'est un signe. C'est un signe de Dieu.
On a touché le fond, on ne descendra pas plus bas.
Eddie ? Eddie ? Oh !
Bonjour.
Comment ça va ? Je fais besoin de Shoshanna, on va se marier. C'est pas
vrai ? Ah bah bah, Zeltor.
Merci, bonjour.
Je suis content de te voir, tu es en pleine forme.
Tu sais qu'on attend un bébé ? C'est un garçon.
Magnifique, tu sais, c'est la plus belle chose de la vie, la vérité.
D'abord, quand j'ai vu la voiture, j'ai cru que c'était Patrick.
Il faut que j'y aille.
Tu as des nouvelles ? On se rappelle et puis je te raconterai tout ça. De toute
façon, tu vas souvent en faire part.
Allez, courage !
Votre monnaie.
Merci, au revoir, monsieur.
Merci, au revoir.
Vous gênez pas ? C'est mes lapins !
Regarde ! Regarde ! Regarde ça ! Regarde ça ! Mais c'est pas possible
! Il y en a là-bas aussi.
Ils fabriquent en Chine.
Putain, c'est... Non, attends, Eddy, Eddy, attends. C'est pas une bonne idée,
ça. Attends, attends, calme-toi, calme-toi ! Eddy, attends, on va te
faire chauffer ! Arrête ! Arrête, laisse-toi !
C'est bon, c'est bon, ça va, jamais.
Calmez. Jamais.
Aurélien, allez-y.
Voilà,
voilà. Qui qu'on soit, on a l'air.
Et voilà.
Tout ça est à moi.
Viens, connard. Non, non, non, mais c'est bon, on y va.
On y va, on s'en va, je te dis.
Lâche le bras, je te dis.
C'est fini, c'est fini.
C'est fini.
Edi, Edi, regarde qui est là.
Pourri, c'est fini pour toi. Tu me le paieras. Eh ben, il y a mis le temps.
Eh, tu me rendras mon argent au centume, toi.
Tu m'entends ? C'est fini pour toi ! Sur la vie de mes gosses, tu me le verras !
Espèce de pourri ! C'est toi qui est fini, connard. Descends, je te dis !
Descends, viens !
Bonsoir,
monsieur Benhamo.
Ça va ? Bonsoir, monsieur Benhamo. Passez une bonne soirée.
Attends, me gêne pas l'œil, toi, hein.
Tiens.
Allô ? Oui, ah ! Willy, justement, j'étais en train de penser à toi.
Attends, commence à jouer, mon amour, j'arrive. Je peux dépenser combien ?
Mais attends, je te l'ai déjà dit, tu es no limit.
Ça va très mal.
Charlie a eu la visite des flics, ça commence à être chaud ici. On arrête
tôt. Attends, comment ça, vous laissez tout tomber ? Deux... Non, vous déconnez
ou quoi, là ? J'ai pris des engagements, moi.
Je sais pas si vous imaginez, mais moi, je me marie dans un mois.
Mazel tov, c'est à cause de toi si on est dans cette merde.
Tu voulais accélérer la cadence ? Voilà où ça nous mène. Non, déconnez pas les
mecs, j'ai besoin de ce boulot, je vous en supplie, me laissez pas tomber, pas
maintenant. Déjà, ramène-nous l'oseille que tu nous dois.
Quelle oseille ? Quoi ? Attends, tu te fous de ma gueule ou quoi ? En deux
semaines, on t'a filé pour plus de 200 000 balles de chèque. Je t'attends
demain à la boutique. Mais demain, comment veux-tu que demain, enfin je
veux dire... Serge, me dis pas que tu as dépensé l'argent.
Attends, attends, attends ! Je passe sous un tunnel, là ! Je... Allô ? Allô ?
Dis, mon amour, ça te dérange pas si on
rentre ? Parce que je suis crevé.
Tu veux pas jouer encore un peu ? Ça va te détendre, ça te fait du bien. Non,
pas ce soir. Tu vois, j'ai pas envie.
Ça te dérange pas ? Non.
De toute façon, j'avais plus de jeu.
Allez, tiens.
Au fait, papa a téléphoné tout à l'heure. Il voulait savoir si t'avais
une réponse, tu sais, pour le traiteur.
Personnel.
c'est pour payer tes dettes oh mon amour chérie
c'est trop mignon merci mon
amour je vais tout payer comme ça chérie
Ça va, papa ? Oui, ça va, ma chérie.
Chérie, tu viens dîner ? Ça va très bien.
Ça va très bien, chérie.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va très bien.
Attends.
Toi.
Oh.
Qu'est-ce qu'il y a ? Oh, toi.
C'est ce qui se passe.
Yvan, j'ai trouvé.
On le tient, Yvan.
On va niquer Vérouten.
J'ai vérifié tous les détails.
Le gros problème, c'est la mise de départ.
Faut faire les choses en grand, sinon ça marchera jamais.
Évidemment, j'ai bien pensé à Patrick, mais avec les baisses qu'il s'est
ramassées, c'est pas évident.
Tout ça, il faudrait que tu lui parles, toi.
Discreto, tu vois de rien.
Mon frère, tu peux pas savoir comme je suis content de te voir. Fais-moi
pareil. Ça va ? Ouais.
Yvan ! Karine.
Elle est où, Karine ?
Karine, c'est à cause de la petite, c'est... C'est quoi ? Tu lui avais bien
dit que j'arrivais, non ? Oui, évidemment, je lui ai dit que t
'arrivais, mais bon, c'est pas simple, c'est le temps de se retourner, quand
même. Se retourner ? Mais c'est quoi ces conneries ? Ça fait un mois que je suis
parti, je suis retourné, de quoi se retourner ? Alors, Los Angeles, il doit
y avoir des bonnes, non ? Dov, raconte un peu, merde ! Attends, tu crois que j
'avais la tête à ça, moi ? Non, ils ont des belles gonzesses, y a pas... Mais le
seul problème avec les ricains, c'est qu'ils niquent plus.
Non, mais la vérité, c'est que vous n'avez pas su vous y prendre, surtout.
Je te dis, les ricains, ils niquent plus.
Leur truc, c'est les dates.
C'est ça, leur kiff.
Avoir une date avec une gonzesse.
Ah, super, j'ai une date.
Ils veulent des dates, ils sont fous ou quoi ? C'est quoi, ça ? Mais c'est pas
des dates qu'il est bête, celui-là.
Des dates.
Des dates, c'est des rencarts.
Une date, ça veut dire que tu crois que tu vas niquer, mais en fait, tu niques
pas. C'est ça, une date.
Bon, Karine, elle a un mec ? Quoi ?
Oh Dov, il faut que je te parle à ce sujet-là.
Putain, j'en étais sûr, je te l'ai dit, je le sentais, sur ma vie je le sentais.
Ah non, tu vas pas remettre ça à un abdine du matin au soir, il m'a pris la
tête avec Karine. Un mot en anglais, il a appris, un seul, Kérine, Kérine il a
appris. Je vais le buter sur la tête de ma fille, il est mort l'enculé.
Oh, arrêtez, merde, faites gaffe. Ça m'a pas de te mettre dans des états pareils
pour une gonzesse, mais qu'est-ce que tu crois qu'elle allait t'attendre après
tout ce que tu lui as fait voir ? Attends, franchement, c'est vrai, mais
toi, ça place un peu à Karine, Dov.
C'est pas grave, c'est des conneries, c'est pas sérieux.
Qui c'est cet enculé ? Je le connais ou pas ? Ça va, il y a une chose qui est
sûre, c'est que c'est pas en te comportant comme un dingue que tu vas la
récupérer. Alors calme-toi.
Il a raison, il faut que tu te calmes, Dov.
Calme-toi avec cette histoire-là.
Et quoi, stoïque ? D'où, stoïque ? Tiens, malade, toi. Le mec, je vais le
choper et je vais lui arracher la bite, à ce connard.
Attends, Dov, c'est hyper égoïste de raisonner comme ça.
Pense un peu à Karine, la pauvre, comment elle a souffert, la malheureuse.
Et toi, tu veux venir et tout bousiller alors qu'elle veut reconstruire quelque
chose ? Mais je veux pas qu'elle reconstruise, moi, tu comprends ça ?
Putain, mais bon, je peux pas vivre sans elle.
J'ai pigé plein de trucs, là-bas, c'est bon. Maintenant, je sais qu'elle et moi,
c'est pour la vie.
Je suis désolé, vieux, mais tu peux pas parler comme ça.
C'est trop tard, maintenant. Tu t'es barré, c'est fini.
Putain, mais t'es un enculé, toi.
Tu crois que j'ai pas compris ton petit jeu, là, ou quoi ? Quoi ? Quel petit jeu
? Quel petit jeu ? Je t'ai demandé d'avoir un oeil sur elle, de la
surveiller. Évidemment, t'as rien vu, toi, hein. T'as rien vu ! Non.
File-moi les clés de ta caisse. Je vais aller la voir et je veux qu'elle s
'explique. Non.
Fais surtout pas ça. Ça, c'est la pire connerie que tu puisses faire, hein.
Alors là, c'est... Écoute, essaie de la comprendre un petit peu.
Elle essaie de ressortir la tête de l'eau.
Tu crois que c'est facile pour elle ?
Élever sa petite fille toute seule... Sa petite fille ? T'es ouf, toi. Sa petite
fille, ma petite fille, de quoi tu parles ? Je lui envoie de l'argent tous
les mois.
Regarde, regarde.
Pourquoi elle appelle pas, putain ? Putain, mais pourquoi elle appelle pas ?
Pourquoi, putain ? Non, c'est...
Allô ? C'est moi.
Ah, c'est toi ? C'est ma mère.
Embrasse-la pour moi.
Dove t'embrasse. C'est vrai ? Non, c'est trop gentil.
Il aurait quand même pu passer voir sa fille. Ben oui, j'ai tout fait pour ça,
mais qu'est-ce que tu veux ? Pour nous, tu lui as dit ? Oui.
Comment il a réagi ? Bien, très bien.
Il s'en fout, c'est ça ? J'en étais sûre.
De toute façon, je suppose qu'il ne s'est pas gêné de son côté.
À ton avis.
Écoute, là, je ne peux pas te parler.
Je te rappelle.
Je t'embrasse, maman.
Maman.
C'était maman.
Je sais, tu me l'as déjà dit.
Tu sais quoi, Yvan ? C'est toi qui as raison.
Faut que je la surprenne.
Je vais la jouer archi cool, genre grand prince.
Comme si de rien n'était, je vais la scotcher.
Tu vois, quand tu veux. C'est ça qu'il faut faire.
Putain, mais quand même, si j'aimerais bien savoir qui c'est cet enculé, juste
pour le choper et lui mettre... Arrête avec ça, ça n'a aucune importance.
Sois cool.
Ça y est, je suis cool.
Je vais te dire une chose, Ivan.
Je sais pas ce que je ferais si t'étais pas là, mon frère.
Allô ? T'es où, enculé ? Ah, Willy ! Écoute, la vérité, j'ai eu un petit
problème. Ah oui ? Mais là, tu vois, tu vas avoir un gros problème. Tu sais ce
que tu vas faire ? Tu vas aller embrasser ta mère une dernière fois.
Écoute... Oh, putain ! Oh, putain, Tunel, il va jamais me croire ! Serge ?
Fais attention, hein, mais fais pas le coup du Tunel, hein !
Serge ! Serge !
Qu'est-ce que tu foutais là, toi ? Oh
Patrick ! Oh Dieu, sois loué, tu es rentré. Écoute,
il faut que tu me sors de là, je suis dans une merde, mais grave.
Faut pas entendre que tu penses, enculé. C'est quoi ce bordel ici ? Attends,
attends, c'est terrible ce qui m'arrive, je vais mourir.
Bien sûr, c'est moi qui vais te tuer. Comment t'as vu me faire une chose
pareille, enculé ? Arrête, arrête, arrête ! C'est pas de ma faute, tu es
amoureux ! Bouge pas, tu n'as rien pour attendre.
Qu'est-ce que c'est ?
Benhamou ! Benhamou ! Oh, Serge
! Voilà, où t'es, mon Serge ? Hein ?
Benhamou ! Allez-là, mon Sergio !
Maintenant, tu vas nous rendre notre oseille.
Commence à compter jusqu'à 5.
Et puis jusqu'à 4.
D'accord ? 1, 2, 3, 4.
Coupe, coupe, coupe. Vas-y, coupe. Je vous perds jamais.
Vous pouvez m'arracher les yeux ou me brûler la bite.
Ça sert à rien. Vous n'aurez pas un centime. Rien.
Enfin, Willy, tu sais très bien que je n'ai jamais rien rendu à personne.
Autant ça, il s'est fait un bail que je l'ai dépensé.
Sans déconner, je savais que vous étiez mauvais, mais là, vous dépassez tout.
Filez des chèques sans ordre à moi.
Faut vraiment que vous soyez limite.
T'apprends à bosser avec des nazes.
Ecoute-moi bien, si tu me payes pas, ta tête de chien, je l'arrache et j'en fais
de la bouffe pour les poissons.
Tu comprends l'histoire ? Je te lâcherai jamais.
Et toi gros connard, c'est valable pour toi aussi.
C'est ton cousin, non ?
Vas
-y
ma chérie, c'est bien.
Vas-y Rebecca.
Ils vont t'en parler ?
Et t'as dit pour un... Ouais, ah ouais.
Il avait tellement peur de te l'annoncer.
Ah ouais, pourquoi ? Bah je sais pas, c'est... C'est quand même ton meilleur
ami. Bah ouais, justement, moi je préfère que ça vienne de lui.
Dove, t'es sûr que ça va ? Ça va, ouais, ça va.
Écoute, Karine, je sais que je t'ai fait souffrir.
C'est pour ça que je me sens pas le droit à moi de t'empêcher de
reconstruire ta vie.
Je le sais, ça.
Franchement, je suis heureux de vous avoir tous les trois.
Tous les trois ? Bah ouais.
Toi, Rebecca et Yvan.
J'ouvre la fermière, je sais pas où c'est. Il a trouvé encore celle-là, mais
c'est une fraîche.
Vas-y, toi.
Je te préviens tout de suite, si c'est pour me parler de Serge, c'est pas la
peine. Tu perds ton temps, il existe plus, je le connais plus.
Comment tu vas ? Ça va, merci.
Ils me sont tombés dessus comme des porcs, j'ai pas compris.
Aïe, attention, attention.
Il paraît que t'es sur un gros coup.
Fais pas l'innocent, c'est Yvan qui m'a dit.
Non mais toi, on peut rien te dire.
C'est pas possible, tu tiens pas ta langue.
Bah écoute, un gros coup, je sais pas, peut-être.
Ça fait plaisir, parce que le business pour moi, c'est terminé.
Je veux plus en entendre parler, je suis désolé.
Non mais c'est pas grave.
C'est pas grave, de toute façon, je compte m'associer avec ma moulure,
donc... Aïe ! Bon allez, c'est bon, lâche-moi maintenant, j'en peux plus là.
Sir, I haven't finished yet.
Si, si, si, finish it, merci, thank you, that's enough, merci, elle est terminée.
Elle m'a pris la tête, celle-là.
Mamoulian, qu'est-ce que tu vas foutre avec un Arménien ? Bah, tu sais, moi, je
lui ai proposé l'affaire, ça lui a plu. Bah, tu le connais, de toute façon. Dès
qu'il a l'oseille à prendre, lui, c'est pas... Ah bah... Bon, écoute, moi, je
vais pas te déranger plus longtemps. Si tu veux, je repasse te voir.
Mamoulian, c'est un tocard.
Bah, c'est un tocard, non. Il a monté un, il a monté une belle affaire sur
Internet. Ça va bien. Moi aussi, je peux mettre trois W devant mon nom, j'achète
la webcam et ça y est, je suis Internet.
Mamoulian, il a monté Wallou.
Il dépense l'argent de son père.
Pourquoi tu ne m'as pas demandé à moi ? Patrick, sois raisonnable.
Franchement, jamais j'aurais osé te proposer l'affaire. C'est pas possible.
En plus, avec les bananes que tu t'es ramassées... Quelles bananes ? J'ai eu
deux, trois coups durs. Il n'y a pas de quoi s'affoler.
Toi-même, tu dis que tu es noir en ce moment.
Attends, je suis noir en Asie, c'est tout.
Tu sais ce que j'ai pris sur le Mad Squad, la lettre d'internet ? Je me suis
gavé, gavé.
Seulement, je ne suis pas comme un moulion, je ne me vende pas.
Je te préviens, si tu ne fais pas ce coup-là avec moi, ce n'est plus la peine
de venir me voir. Tu comprends, je suis sérieux.
Non, ça marche.
Voilà. Vas-y, dis-moi.
Dis-moi ce que je suis censé faire. Alors voilà ce que tu vas faire. D
'abord, tu vas commencer par prendre des petites vacances.
Allez, roule ma poule !
Il
est fou ce mec, il nous fonce dessus ! Ce mergueux ! Et venez vite, viens y un
coup là ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
Qu'est-ce que c'est que ce merdier ? Il faut qu'on soit conscients !
Espèce
de con, ça va pas, non ? Je suis désolé, mais vraiment, je croyais que je
passais. Mais t'as dit qu'il faut la place, connard ! C'est pas possible ! Qu
'est-ce qui m'a foutu un abruti pareil ? On se retrouve au port, je vous offre un
petit verre, d'accord ? C'est ça, au port !
Oh ! Oh, superbe ! Vous les trouvez où, ceux-là ? Saint-Domingue. C'est une
série limitée.
Je... Oh,
merci.
Oh, c'est bon.
Sang, chérie.
Hein ? Sang, sang. Sang ! Je vais le fumer à la maison.
Denis ? Oui ? Vous me permettez de vous appeler Denis ? Bien volontiers.
Manuel !
Allez me chercher une boîte de mes cigares, le grand modèle, s'il vous
plaît, pour Denis. Oh non, non, non, vous plaisantez, non, non. Ça me fait
plaisir, je vous en prie.
Oh non, non, c'est trop, non, c'est trop, je peux pas. Prenez, prenez,
prenez,
je vous dis, j'en ai plein la cale.
Je sais comment vous remercier.
Moi, je sais.
En me tutoyant.
D'accord.
Je l'aime, Eddy, putain, je suis fou amoureux d'elle.
Tu sais que ça n'a pas toujours été facile pour moi, putain, ça n'a pas été
facile. Et là je tombe sur cette fille, belle comme le jour, qui me regarde
comme si j'étais Georges Clooney.
T'imagines ce qu'elle va être déçue ? Tu aurais dû tout de suite lui dire la
vérité. Pourquoi tu lui as menti aussi ? Si elle t'aime vraiment, elle t
'acceptera tel que tu es.
C'est tout.
Mais ouais, mais t'as raison, je suis con, je vais tout lui balancer comme ça.
Tu sais, je vais lui dire, tu sais ma chérie, tu me croyais dans les affaires,
mais en fait non, je suis coursier. D'ailleurs je ne suis même plus
coursier, je blanchis de l'oseille pour la mafia.
Non. Non mais si, non, la rôle j'ai jamais eu, j'ai jamais eu de rôle ce
mois. La piscine, tout ça, c'est walou. La vérité, c'est que moi, je vis avec
mes vieux dans un HLM.
Je suis qu'un gros mytho, voilà, c'est ça. Mais pour l'état du mariage, moi, je
suis complètement open. Qu'est-ce que t'en penses ? Ça a marché, ça, non ? Ça
marche ? Ouais, non, mais... Oui, non, bon, alors... Pas comme ça, il faut pas
le dire comme ça.
De toute façon, c'est pas pour ça que je t'ai fait venir. Tiens.
Non mais ça va pas, non mais ça va pas, non mais qu'est-ce que c'est que ces
conneries, non mais ça va pas. Mais c'est pour mes vieux, je voulais le
donner à mon cousin mais comme pour lui je suis déjà mort, j'ai plus que toi
Eddy, allez tiens, prends-le. Non mais dis-donc, eh Sergio, t'as pas l
'impression d'en faire un peu trop là ? Mais quoi j'en fais un peu trop ?
Attends, Willy et son frère vont me transformer en boulette pour chiens !
Putain, pourquoi je gueule, moi je suis complètement malade.
Ils vont me transformer en boulette pour chiens, t'entends ? Je peux pas leur
rendre leur argent.
Charlie c'est un malade, c'est un boucher, t'as vu ce qu'ils ont fait à
Patrick ? Je suis foutu, Eddy, foutu ! Ça va, calme-toi, on va trouver une
solution. Mais y
Le miracle, ça serait qu'une fois dans ma vie, quelqu'un qui se prétende mon
ami me mette sur un bon coup.
Ah non.
Ah non, non, non, ça c'est pas possible. Et pourquoi pas ? Non, c'est pas
possible. Et pourquoi pas ? Je sais que tu cherches un quatrième, je t'en
supplie, prends-moi, je te jure que je serai bon. Non, je t'en prie, tu peux
pas me demander une chose pareille. Je prends tous les risques dans cette
affaire. Je joue ma peau, moi, sur ce coup. Attends, et moi, je joue pas la
mienne ? Mais tu plaisantes. Putain, vous m'avez jamais tendu la main. Mon
cousin, toute sa vie, m'a traité comme un larbin.
Un petit billet de 500 par-ci, un petit billet de 500 par-là, mais pour ce qui
est des bons coups, hein, ma cash.
Ah non, moi, Serge, il est juste bon à porter les valises, c'est ça ? Et dis
-lui, je te jure que je serai bon.
Non, non, non, je peux pas, Serge. Non, je peux pas.
Dis-moi, c'est cela ton usine ? Putain, je crois qu'on va rentrer, là, c'est
niqué.
Oh, la vue de Tata ! T'en es où, quoi ? Serge, les balis.
Vas-y, taille-le.
Dans cette pièce, on ne pourra pas l'utiliser.
C'est dommage parce qu'il y a une vue magnifique là.
T'as raison, on est dans un poulailler.
Bonjour,
c'est qui ? C'est le personnel. J'ai tourné comme un ouf dans toute la
région. Je t'ai ramené tous les gens qui veulent bosser.
Ah d'accord.
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui savent se servir d'un... Ok, d'accord.
Bon alors j'embauche tout le monde.
Certains d'entre vous vont venir avec moi.
Il va falloir tout nettoyer, tout briquer. Il va falloir du monsieur au
propre.
Allez, toutes les merdes, vous les foutez là-dedans.
Voilà.
Sergio.
Faut que tu fasses la lunette et tes machines.
D'accord.
Taïen, je veux du blanc partout.
Faut pas que ça fasse trop d'oeufs, surtout.
Pour ça, il n'y a pas de problème.
Ok.
Tu sais quoi, Denis ? Tu m'énerves. Tu réussis tout.
Mais toi aussi, tu vas y arriver.
La vérité !
Sa race.
Au fait, Denis, tu m'as pas répondu.
Mon fournisseur tunisien, ça t'intéresse ou pas ? Non, t'es gentil.
L'année prochaine, on va se fournir au Vietnam.
C'est très prometteur, tu sais, le Vietnam.
Tu devrais regarder au moins ses prix, c'est très intéressant.
Enfin, ce que j'en dis, c'est pour toi, hein. L'année prochaine, si Dieu le
veut. C'est comme ça qu'on dit, non ? Nikomuk.
Pardon ? Ça veut dire langue vide.
Oh, c'est incroyable ! Nikomuk.
Les koubouks.
Patrick, je t'en supplie, essaie encore une petite semaine.
Il ne veut rien savoir, ce gros naze.
Deux semaines que je me le cuisine, je ne le supporte plus.
Eddy, fais-moi plaisir, laisse-moi lui démolir la tronche. Je te jure, tout à l
'heure, j'avais le fercet dans la main. Il avait la tête à 50 centimètres, je ne
sais pas ce qui m'a retenu. Donne-nous une semaine.
S'il ne mord pas, je n'ai plus qu'à retourner sur les marchés.
Dieu te préserve, Eddy.
Embrasse les autres.
Non, non, non, je me défile pas, mais il faut que je reste pour mes affaires, tu
sais, c'est plus compliqué que je pensais, voilà.
Mais est-ce que tu te rends compte que le mariage est dans deux semaines ? Tu n
'as même pas prévenu le traiteur.
Je te jure, je vais trouver une solution.
Fais-moi confiance, je t'aime, Shoshana, je t'aime. Moi aussi, je t'aime.
Allez, bye.
Et alors ? Alors, il a dit de lui faire confiance, alors on lui fait confiance,
voilà.
Alors, ça va ?
Attends, je vais couper mon tricard pour le mariage, monsieur.
Sergio, Mazaltov pour le mariage. Oh, c'est très fin.
Écoutez, les mecs, les problèmes personnels, on les met de côté, d'accord
? Toi aussi, c'est pareil. Pourquoi tu dis ça ? On est dans la dernière ligne
droite, maintenant, alors ça va.
Au fait Patrick, il y a du nouveau.
Ça ne semble pas si évident avec le Vietnam.
J'aimerais bien rencontrer ton contact en Tunisie.
Je vais voir, mais j'espère qu'il n'est pas trop tard.
Ça fait plaisir ! Je ne veux pas savoir à quel point.
Tu vas te régaler, crois-moi.
Un ensemble de cette qualité que tu obtiens chez nous pour 59 dollars, la
personne que je vais te présenter te le sort à 42.
Même en Asie, tu ne trouves pas ce prix.
Comment c'est possible ? Il y a un truc.
Bien sûr, il y a un truc.
Mais il ne faut surtout pas le dire, sinon c'est foutu, tout le monde va le
savoir et on ne pourra pas en profiter.
Le gouvernement fait un dumping d'enfer, il veut attirer à tout prix le marché
ici. Alors le type touche des deux côtés, tu comprends ? Formidable.
Naturellement, t'auras ta commission.
C'est normal.
Ne te préoccupe pas pour ça, mon petit Denis.
T'as compris, Serge ? Tu rentres comme un fou.
Tu te mets à hurler que c'est un scandale et que t'es prêt à aller jusqu
'à 50 000 pièces pour avoir l'exclusivité.
Et t'insistes bien sur 50 000 pièces.
Ok, vas-y, répète un coup. Ça va, j'ai compris, je suis pas un demeuré.
Serge, j'en ai pas d'humeur, s'il te plaît, alors vas-y.
Comment ? Qu'est-ce que j'apprends ? Regarde pas moi. C'est Dove, le patron,
n'oublie pas, c'est Dove.
Qu'est-ce que j'apprends ? Vous fourguez ma marchandise à un autre.
Je veux l'exclusivité, vous m'entendez ? Et pour ça, je fais une commande ferme
de 10 000 pièces. 50 000, je t'ai dit.
50 000 pièces.
Mais je vais être livré en priorité. Attention, hein.
Ok, essaie de la jouer normale, quoi. Calme, c'est pas la peine de... Ça va,
je vais l'enregistrer, puis je vais travailler dessus.
Non, je vais me demander 50 000. Tu crois pas que c'est un peu beaucoup,
quand même ? Non, t'inquiète pas, je le connais. À ce prix-là, il vendrait sa
mère et il la livre, en plus.
Ok.
Vas-y.
Comment ? Qu'est-ce que ça vaut ? C'est normal.
C'est normal.
Voilà justement M. Abiraman Bouzis qui dirige la première entreprise de
fabrication textile du pays.
Nikoumouk.
C'est un grand honneur pour moi d'accueillir un homme aussi prestigieux
dans ma modeste entreprise.
Non, c'est vous qui êtes modeste, M. Bouzis. Vous avez une magnifique
affaire. Ça va en survie, alhamdoulilah.
Venez, je vais vous faire visiter.
Les machines sont vieilles, mais ça marche encore, tout ça. Mais ça donne de
la précision. C'est des machines assez anciennes qu'on ne trouve pas aujourd
'hui.
Alors ici, nous avons une salle de réunion.
On va aller voir tout le côté logistique.
Salle des ordinateurs.
Voilà, il faut dire que nous sommes très présents sur le net.
On va aller jeter un oeil sur la commande.
Bien, puisque nous sommes d'accord sur la qualité, on va pas tourner autour du
pot, hein ? Combien vous faites pour le tailleur ? L'ensemble veste-jupe pour 30
000 pièces.
Laissez-moi une seconde.
30 000 pièces.
45 dollars.
40, monsieur Bouzise.
Je vais verrouiller ton ami.
Non, 40, non, c'est pas possible. À la limite, 42, mais... Non.
Écoutez, c'est bien pour faire plaisir à mon ami.
40, mais attention, je descendrai pas en dessous.
Et ça ? Ça démarre pas mal, mais rien de cette brique.
C'est d'accord.
Parfait.
On va signer les contrats.
Merci.
Évidemment, nous serons intraitables sur les délais.
Ça, c'est dommage que vous mangez le bénéfice sans pénalité de retard, n'est
-ce pas ? Écoutez, monsieur Verhouten, nous savons travailler vite et bien.
C'est le secret de notre réussite.
Qu'est-ce qu'il fout ? Putain, il va tout faire foirer, je le crois pas.
Un problème ? Non, non, pas du tout, j'étais juste en train de... C'est quoi,
ce balai ? Où tu es, enculé ? Toi, tu es Abdelhaman ! Ah, tu es l'enculé !
Ah,
tu as voulu me fourrer.
Tu as voulu fourrer Massoud.
Massoud qui t'a amené la riche sur un plateau. Et toi, tu essaies de me la
mettre à moi.
Je vais t'apprendre ce que c'est que d'enculer un Ouzbek.
Écoutez, monsieur Massoud, ces messieurs sont venus de France pour passer une
grosse commande, ok ? C'est quoi ça ? C'est un de ça, toi.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça, c'est mon modèle.
Attendez, attendez. Je ne comprends pas très bien, là.
Il n'y a aucun problème. M. Massoud est un client à moi. Il a en effet commandé
ce modèle pour le marché russe, mais rien n'a été signé. Comment ça, rien n'a
été signé ? Ça fait cinq ans qu'on travaille ensemble.
Cinq ans qu'il y en a un, Abderrahman.
Qui êtes-vous, monsieur ? Denis Vérouten, directeur des achats d
'eurodiscount. Deuxième groupe d'hypermarchés en Europe.
Je ne connais pas. Bon, puisque c'est comme ça, je vais prendre l'exclusivité.
C'est ce que tu voulais, Abderrahman. Parce que toi, tu es un malin.
Un instant.
Je ne sais pas qui vous êtes, mais je peux vous dire que vous êtes loin du
compte. Je viens de commander 30 000 tailleurs fermes. 30 000 ? Ah, moi, je
prends pas 30 000, ni 40 000, d'ailleurs.
Je prends... 300 000.
Oh, c'est pas vrai. Oh, mais j'ai l'impression qu'on se moque de nous, là.
Visiblement, ce monsieur est un grand farceur. Pas du tout ! Je prends 300
000, mon neige, que c'est 300 000 ! Et tu me dois l'exclusivité, Abderrahman.
Allez, donnez-moi le contrat que j'ai dessiné. Bon, moi, je crois qu'on n'a
plus rien à faire ici.
Non mais on nage dans le nez, calmez-vous. Qu'est-ce qui te prend, t
'es ouf ou quoi ? On avait dit 50 000 ! Bon, on va pas y passer la nuit, hein !
Donnez-moi le bon de commande, là ! Mais arrête, putain, tu vas tout faire
foirer. Dans le nom de Dieu, j'avais dit à Edi de pas te tromper.
Allez ! 350 000.
Mais monsieur Virouten... C'est l'affaire du siècle.
On envoie la moitié à nos filiales belges et allemandes, ils vont sauter
dessus. Même à 40 dollars, on est 30% en dessous de leur tarif. Mais non, mais ce
type est fou.
Il est pas fou, il est ouzbek.
80 000 ! C'est qui ça ? Ils vont faire la loi ici maintenant ? Je vais te tuer,
tu m'entends ? La vie de ma mère, je te tue, enculé.
380 000, ça y est, yalla ! C'est fini, donnez-moi le stylo. Faut que je signe.
Quel prix pour 400 000 ? 28.
27.
27.
C'est bon.
Affaire conclue.
Si vous voulez bien me suivre, on va changer les
contrats.
Pas la porte. Non, non, non, non. Pas la porte.
On va aller plutôt dans mon bureau, il y a du champagne.
Bien entendu, le prix indiqué, franco on board, payable à l'aéroport, à la
livraison. C'est comme ça chez nous.
Après, le contrôle de qualité, c'est comme ça chez nous.
Quel lieu à l'aéroport, on est bien d'accord ? Absolument.
Je viens de donner des instructions à notre banque, vous serez réglé dès qu
'ils auront reçu l'assurance que la marchandise a bien été contrôlée, les
certifiés conformes.
Allez me chercher les cigares.
Là, Denis, tu m'épates.
Je te savais une pointure, mais alors là...
C'est l'affaire du siècle.
On va inonder l'Europe.
Pour la cosmétique de la facturation.
Pardon ? Ma commission personnelle.
Mon compte à Hong Kong.
En toute discrétion, bien sûr.
On a l'habitude, enfin.
Vous avez les documents ? Oui.
Calme-toi un peu.
Pardon ? Non, non, rien.
Tenez.
Ça, c'est correspondant à ça ? Oui, ça va.
Il y a un problème ?
Alors
? Ça va passer ? Non.
Vous tombez sur un taré des contrôles, il a tout épluché.
Oh putain.
C'est à cause de l'autre naze là, avec son histoire d'Ouzbek.
Attends, c'est ton mec aussi qui a fait le piège et puis c'est tout ? Donc
voilà, donc cher monsieur.
Je vous confirme le virement sur votre compte numéro 0045 blablabla de la somme
de 65 millions 740 mille francs.
Ça fait combien en dollars, ça ? C'est énorme, hein ? Non,
non, non, non, non, non. D'abord, je veux que tu t'excuses.
Serge,
je t'aime.
Non, je veux que tu dises que t'es fier d'avoir un cousin comme moi.
Je suis fier d'avoir un cousin comme toi.
Aussi beau, aussi génial et aussi intelligent.
Aïe ! Va te pisser sur les mains.
Oh, il y a un avion, les garçons ! Qu'est
-ce
qu'il fait, la nuit ?
C'est lui qui livre.
Vous êtes livreur maintenant ? Provisoirement, oui.
Où est la marchandise ? Tout est là, monsieur.
Il n'y a pas 400 000 pièces là-dedans, hein ? Ça va pas, non ?
Où est le reste ? Il n'y a pas de reste.
C'est à quoi correspond exactement Bordeaux ?
Qu'est-ce que c'est que ces conneries, là ? Ouvrez !
C
'est quoi, ça ? C'est quoi, ça ? C'est quoi, ça ? C'est quoi ? Je sais pas,
moi, je comprends pas.
On dirait des habits de poupées, ça.
Le contrôle, bordel ! Le contrôle !
C'est indiqué, voilà, 52 en longueur, 25 en largeur.
Millimètres.
Méroutaine, si jamais vous avez un problème de taille, téléphonez-moi.
On fabrique très vite dans le sentier.
Messieurs, c'est pas des centimètres, c'est des millimètres.
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme des bleus ! On s'est fait baiser comme des bleus !
On s'est fait baiser comme Putain, mon
frère, je suis le plus heureux des hommes.
Salut ! Salut ! Karine, chérie, va drapiller, va nous faire une syncope.
Ça va ? Merci.
La vérité, elles sont magnifiques.
Assieds-toi, viens.
Attends, c'était explosif. On a fait l'amour comme des bêtes. C'était fort,
tu peux même pas imaginer.
Je préfère pas savoir.
Finalement j'ai fait comme tu m'as dit et c'est passé comme sur des roulettes.
Et au sujet du mec là ? Petit malade ou quoi ? On n'en a même pas parlé.
Tu veux que je te dise Yvan, à mon avis elle a inventé tout ça rien que pour me
rendre jaloux. C'est des vicieuses les nanas.
Karine ma chérie.
Viens ma chérie, regarde comme elle est belle, regarde-moi ça.
J'étais en train de lui dire à quel point il avait été formidable.
Yvan.
Non Yvan, tu n'oublieras jamais ce que tu as fait pour nous.
Moi non plus.
Allez, à l'amour.
À l'amour.
Et à l'amitié.
Bien sûr, à l'amitié.
Pas un coup de téléphone depuis 15 jours ? Pas une nouvelle ? Même ses parents,
ils savent pas où il est.
Mon Dieu, quel malheur, ma petite chérie.
Eh bien, il ne reviendra jamais.
Papa ! Je sais ce que tu ressens, ma chérie, je le sais.
Malgré tout, c'est une chance que nous ayons découvert le vrai visage de ce
misérable aujourd'hui.
Imagine que vous soyez mariés.
De toute façon, il n'emportera pas en paradis.
Et voilà ! Maurice, c'est Chanope, les voix !
Bachelier à 14 ans, avec mention.
Diplômé de sciences politiques à 20 ans.
Sorti premier de sa promotion à Polytechnic School of London.
Serge n'est pas seulement l'étudiant brillant, l'entrepreneur audacieux, le
travailleur acharné que nous connaissons tous.
C'est d'abord et surtout...
Un homme de cœur, un homme généreux, qui fait la joie de sa communauté.
Et le fils aimant, qui fait la fierté de ses parents.
C'est pas vrai.
Attends, attends, attends. Non, non, comme une ours ou quoi, le chef, là ?
Attends, va me chercher.
J'en peux plus. Vas-y. Hé, hé, monte-toi, cours ! Bonjour, ça va ?
Profitez, là-bas, il y a un buffet, hein ? Il est en train de me tuer les nerfs.
Tu entends ce que je dis ? Il me tue les nerfs.
Décroche un peu, Sergio, tu vas faire une dépression, là. Mais attends, il m'a
foutu un saumon par sushis, ce hamad, là. Il est en train de me bouffer la
baraque. Oh, non, non, non, non. Tu as vu la beauté ?
Et la beauté, ça, c'est pas la beauté, ça, la femme de ma vie ? La femme de ma
vie, c'est pas la beauté, ça ? Ah,
Peter à la oui ! Vous faites tout comme votre cousin, vous ! Viens, on va dire
bonjour ! Regarde là-bas ! Regarde qui est là-bas ! Oh, mon fils ! Mais alors,
ouais ! Mazel tov, chérie.
Ça va, toi ? Ta mère, quand elle était jeune, ma fille chérie, je t'adore.
J'ai toujours su.
Mon fils n'a plus ma soeur.
Il réussirait. Votre fils m'a dit que vous étiez un champion de golf.
Moi ? Pas du tout.
Ah, le golf ? Oui, champion de golf, bien sûr. Je m'y suis mis aussi il n'y a
pas longtemps.
Vous êtes quoi comme handicap ? Trois de l'œil droit et cinq du gauche.
C'est la fête quand même.
Oui.
Sous-titrage ST' 501
...
Il a presque réussi à me faire pleurer, cet enculé.
Je suis con. Et comment ça va ? Franchement, on est pas bien, là ? On
est royal.
C'est un grand kiff, les mecs.
Il y a juste un truc qui m'inquiète, à moi.
Quoi ?
Si la brigade du kiff, elle passe, qu'est-ce qu'on fait ? On prend perpète.
Serge, il faut qu'on te parle. Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? La Martine. La
Martine. Viens voir, viens voir. Si, si, si. Eh ouais, si, c'est Chanel, c'était
mort. Allez, Sergio.
Arrêtez vos conneries, mais qu'est-ce que c'est que cette Martine ? Je l'ai
jamais invitée, moi.
Allez, là, Martine.
Je l'ai jamais invitée, Martine ! Attention, attention !
... ... ... ...
Qu'est-ce tu crois ? Championne du monde ? Qu'est-ce tu crois ? Si on brasse les
péchés ? Qu'est-ce tu crois ? Ça va ou quoi ? Qu'est-ce tu crois ? On pètera la
oui ? Bien sûr que oui ! Bibi, oublie pas, t'es un gagnant, hein ! T'es un
gagnant !
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