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Encore votre corps ? Ah,
il fait souffrir.
Vous mettez une petite herbe que je connais.
Vous mettez une petite herbe.
Vous faites une petite herbe ? Non.
Une petite herbe, ça vous fait du bien.
Alors, collègues, c'est pas encore demain qu'on va manger des champignons.
Et les hors-d'oeuvre ? Tu les as, toi, les hors-d'oeuvre ? Parce que je vais te
dire, chercher des escargots par un temps pareil, il faut être un peu
diminué de la coquille. J'en ai trouvé ! Seulement, il me plaisait pas, c'est
tout. Je préfère encore ce qu'elle fait, ma femme.
On dirait du crabe.
Bon, alors, si jamais tu ramènes des escargots, tu les mettras dans le panier
à champignons. D'accord.
C'est tout.
On reviendra demain, on aura peut-être plus de chance. Aujourd'hui, ils sont
comme nous, ils sont partis casser la croûte.
Vous avez fini votre gymnatique, vous ? Attendez, chef.
Je crois entendre un bruit de voiture.
C'est dans votre tête qu'il y a du bruit. Vous deux, bredouilles, comme d
'habitude. Chef, on fait ce qu'on peut, non ? Moi, j'aurais pu avoir des
champignons si je n'avais pas prêté mon panier. Dites, chef, vous ne voulez pas
que Moreno fasse une infraction au code de la route ? Si, je voudrais tellement
mettre une contravention. Puis, comme ça, on ne rentrerait pas en bredouille.
Quand je vous disais qu'il n'avait pas toute sa tête.
Et encore, le peu qui lui reste, il a de travers.
Non, écoute-moi.
Si tu ne t'es pas... Je te fais éplucher des patates pendant un mois. Allez,
embarquez. Allons.
Allez. Vas-y.
Il ne passe jamais de voiture sur cette rose. Vous voyez, chef, avec votre manie
de partir avant l'heure, vous savez bien que j'allais en croiser un jour.
Mais il m'engueule non plus.
Vous avez pris le numéro ? Ah non, chef.
Et vous, chef ? Moi, j'en suis sûr, c'était une voiture rouge. Ah non, non,
non, chef. Elle était marron. Ça, j'en suis sûr que je l'ai vu. Marron.
Comme les escargots ? Non, elle était marron comme les champignons. Mais c'est
fini, oui.
Moi, ce que je sais, c'est qu'elle était rouge, un peu orangé.
Je lui aurais collé le maximum. Non.
Maximum ! Je connais le maximum ! Poussez-vous de là, incapables !
La population le déteste et nous sommes obligés de partir aussi. Alors, voilà à
quoi j'ai pensé. Je demanderais pas mieux, surtout ma femme.
Mais chez nous, on est tout juste à l'étroit et encore des fois, on est
serré. C'est pas injuste.
C'est toujours à moi que ça arrive, ce truc.
La coopération, elle sera presque bien.
Eh bien, mon vieux, c'est rudement compliqué d'être gendarme chez vous.
Moi, j'aime mieux être du côté des voleurs.
Ritz, tu mettras le tournée générale sur le compte de ces deux ingrédients.
Oui, ils avaient organisé, comme vous le direz, une sorte de journée de
solidarité. En faveur du ministère des Finances. Vous pouvez dire que le
chômage, vous ne le connaîtrez jamais.
Avec tout ce que vous allez recevoir, vous êtes parés jusqu'à la fin de vos
jours.
Non, non, tu t'es pas rendu tout de suite.
Oh, ben, pleure pas, ma louloute. On va aller porter plainte à la gendarmerie.
La gendarmerie ! Tiens, c'est ça. On va aller voir ses copains les fondardes.
Eh ben, mademoiselle.
Vous sifflez partout comme ça.
Oh là là, tu en fais une histoire pour une bosse sur la tête ? Et puis, pense
un peu à ce que ressentent tes étudiants quand tu joues avec ta matraque ? Oui,
oh capitaine !
Ah bah dites donc, de quel côté vous êtes-vous ? Ah bah dites donc, chef, un
pavé dans la gueule, ça fait mal, non ? Messieurs, soyons indulgents, pensons
que nous pourrions être à leur place.
Doucement.
Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Je suis là, là.
Vous qui voulez toujours vous rendre utile, allez chercher la table.
Attention,
attention ! Il a bien pris, là.
Pas drôle tous les jours d'être CRS, toujours en première ligne.
Ça, c'est bien vrai.
Nous, on est bien ici.
Alors ? Ne nous faisons pas remarquer.
Eh, messieurs, pas de zèle. Pas de zèle.
Et alors, moi, qu'est-ce que je deviens ? Je m'attends de longtemps.
Je te brûle pas, mais c'est brûlant. Non, non, attends, je sais pas.
Doucement, va.
Là, là, là.
Alors, chef, on s'entraide pour les barricades ?
Quel cataplace, monsieur,
là.
Vous voulez goûter, chef ? Elles sont délicieuses. Pur bœuf mélangé avec du
mouton. Tu vas te régaler. Un délice.
Qui c'est qui a fait ça ? Ça, c'est maison.
Vous voulez goûter, chef ? Ces brochettes, elles sont super
délicieuses.
Mais c'est pas vrai. J'ai dû mettre trop de piquant dans les merguez.
Je supporte pas comme nous, les pauvres.
Flash de dernière minute.
Grève générale de tous les pompistes de France.
Je t'ai dit d'aller plus loin, 10 km, il y a une station, j'ai vu la publicité.
Et puis, et puis, tu n'as pas pensé à mettre un vélo descendant avant l
'arrière à une fois, hein ? Tu ne vois jamais rien.
Tu sais, tu m'affrontes, tu m'énerves, hein ? À tout penser, toi, à me faire
penser, hein ? Ça a des manières, ça, pour les Français de se mettre en grève
juste au moment où on vient visiter leur pays. Un conseil à nos amis
automobilistes. Les stations Joris-Duchenoc vous offrent actuellement
pour chaque plat...
Un cadeau, alors arrêtez-vous dans cette station.
Encore faudrait-il avoir de l'essence, hein ? Des schnocks que toi-même, hein ?
On va aller chercher une dépanne, c'est pas grave.
Mais tout est fait mal, hein ? Écoute, je vais vous attendre, hein ? Reste là,
toi !
Au revoir.
Le sucre, tu as encore oublié le sucre ? Jamais, jamais, moi, pour maigrir.
Alors, j'oublie toujours, c'est pas de ma faute. Tu ne veux pas y aller, ça,
moi ? Non, non, restez là. Non, non, vous l'êtes bien. Non, non, ça va, il n
'y a pas encore de mal.
Regardez. Qu'est-ce que t'as ? La pipe dans le café.
T'as fumé ta cuillère ? C'est très bien, bravo, c'est très intelligent.
Où tu mets la main, tu mets la mère, toi, vraiment.
On n'aurait pas dû laisser le petit tout seul avec la voiture, tu sais.
Ouvre-toi que là, il n'y a plus de sang.
Donnez-le-moi, je vais aller le porter. Surtout pas, monsieur le directeur, ce n
'est pas votre rôle.
Et puis les gens.
Vous avez raison.
Où est le télégraphiste ? Il doit être... Donnez-moi le télégramme et
allez le chercher.
Asseyez-vous, je vais le chercher moi-même.
Vous ne dérangez pas.
Et là, mademoiselle ? Vous soufflez partout comme ça.
Hé, Camin, il y a ton patron qui te demande.
C'est pour quoi ? C'est pour ma pension de veuve de guerre.
Je viens tous les mois, tu devrais le savoir depuis le temps.
Quelle identité ? Elle se moque de moi en plus.
Nom d'un chien, nom d'un chien. Vous voyez ce que je connais.
Il y a le comte au moins ? Qui sait ?
C'est pas exaillible, l'administration.
Je voudrais placer cet argent sur mon livret de caisse d'épargne.
C'est le guichet d'à côté.
Eh oui, vienne pas vite, votre ouvrier.
C'est vrai, ça.
Oh, et de deux. Oh, ça fait mal.
Bon. Va le chercher, moi. Et ça va parler pour son matricule. Est-ce que tu
ferais mieux de soigner ton patron, hein?
Je vais l'appeler, moi, le gamin.
C'est que c'est peut-être important.
Vous n'avez pas assez ce que j'en ai.
C'est pour quoi ? Ça vous intéresse ? Vous en êtes encore à ces conneries-là ?
Sans vos enfants, c'est... C'est le braconnier qui a tué. Ça lui a rien
apporté, l'aveugle, allez, plus grand.
Qu'est-ce que vous regardez ? Hein ? Qu'est-ce que vous voulez ? Qui êtes
-vous ? Vos papiers, s'il vous plaît.
Vous regardez, il est levé, mais il est encore à la sieste.
Maréchal des logis.
Qu'est-ce que vous les voulez, aux maréchals des logis ? Hein ? Qu'est-ce
que vous les voulez ? Vos papiers.
Allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez,
allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez,
allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez,
allez, allez,
allez,
Vous n'avez pas retenu l'employé des PIT, le petit télégraphiste ? Ah, vous
savez, les jeunes maintenant, ils ont tellement d'imagination que tous les
déguisements et tous les prétextes sont bons pour arriver à leur fin.
Surtout si c'est des fanatiques.
Eh, un bien fanatique.
Alors, écoutez-moi bien.
Alors, vous, écoutez-moi bien.
Comme vous avez l'air d'avoir une imagination débordante, vous allez aller
passer une heure au carrefour, deux heures au carrefour, trois heures au
carrefour. Vous, vous y passez à la soie.
Et pas de zèle.
Surtout pas de zèle. Mais j'avais personne au carrefour. Ça vous reposera.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Vous lisez encore ces conneries ? Si je l'ai pris
dans votre bibliothèque. Posez ça là.
Et sortez, restez à chez vous. Sortez.
Qu'est-ce que c'est ? Merci.
Attendez une seconde.
Déjà ?
Vous seriez mieux sur la chaise.
Chef.
Chef.
Vous n'êtes pas malade ou moins, chef ? Chef, ça va, chef, ça va.
Où ça ? Vous allez sceller la voiture, il faut que vous m'emmenez à New York.
Oui, chef.
À Manosco, on va aller à Manosco. Oui, d'accord, mais il n'y a rien de grave au
moins, chef. Il n'y a plus d'essence, les puits sont à sec. Ah oui, non mais
ça on le sait depuis longtemps.
Mais il ne faut pas vous en faire pour ça.
On a des réserves. Il faut y aller parce que le shérif me convoque.
Il ne faut pas le laisser attendre.
Le shérif, il vous convoque.
Chef, vous êtes sûr que vous n'êtes pas tombé sur la tête tout à l'heure ? Qu
'est-ce que c'est cette histoire que vous me racontez ? Le shérif, les puits
de pétrole sont à sec, il faut fermer les mines.
On n'est pas au Texas ici, chef.
On va aller au Texas.
Ah oui, d'accord. Alors, ça continue.
Alors, qu'est-ce que je fais, chef ? Je cède la diligence ou je prends le cheval
? À cheval. On va y aller à cheval. Ah, très bien. D'accord. Avec le Wichester.
Sous-titrage
ST' 501
Allô, chef ? Où on va ? Au Pécosque.
Les puits de pétrole sont à sec pour fermer aussi les mines.
Encore ? Allez, chef, arrêtez vos sternes. On n'est pas aux USA.
Allez, fouette que j'ai à l'amorce. Pas de déjeuner.
Moréno ? Oui, chef.
Moréno ? Moréno, ne vous cachez pas, je vous trouverai.
Ah. Qui va, chef ? Moréno.
Descendez de là-dessus, vous montrez là-dessus quand je vous en donnerai l
'ordre. Allez, descendez, mon vieux.
Quelle vendure ! Quelle vendure ! Ça va, Moreno ? Vous avez l'air très bien.
Moreno, c'est pas mon travail d'être là au volant. Je suis maréchal de la vie,
moi, Moreno.
Enfin, venez prendre votre place.
Il faut tout leur dire.
Allez, Moreno, on se dépêche. C'est pas les Jeux olympiques. Allez, allons-y. On
roule. Allez, on s'en va. On s'en va pour aller où ? Dans le Kentucky ou dans
l'Oklahoma ? De quoi vous me parlez, là ? Où est-ce qu'on allait ? D'abord, vous
voulez aller à Manosque. À Manosque ? Oui.
Qu'est-ce que vous voulez qu'on aille faire à Manosque, c'est pas dans notre
secteur ? Je sais pas.
Qu'est-ce que c'est que ça que vous tenez à la main ? Je sais pas, je sais
pas. Vous êtes choqué, mon vieux ? Mais naturellement, vous m'en venez à
Manosque. Ah voilà, quand même, je suis pas choqué, vous avez dit à Manosque. On
s'en va à Manosque.
Bon, mais, chez qui à Manosque ? Vous me déposerez à l'entrée de la ville et vous
m'attendrez.
D'accord, chef.
Allez, bon. Allez, chef.
C'est un peu drôle ça.
Vous ne bougez pas d'ici quoi qu'il arrive. Rien, c'est compris.
Vous ne voulez pas mettre la sirène
pendant que vous êtes metté la sirène ? C'est pour vous protéger, chef.
Allez, prenez-vous.
Vous êtes déjà là ? Vous êtes au rapide
? Un
grand beau monsieur comme vous ?
Eh bien, vous, mon cher !
Il vous en arrive des choses le même jour.
Et surtout des bonnes.
Surtout des bonnes.
Et ça là, c'est quoi ça ? Des moins bonnes aussi.
Mais qui c'était cet abruti ? Rien du tout. Une petite frappe qui voulait
faire une ponction dans mes caisses.
C'est pas la première fois d'ailleurs.
Mais ici, il faut se lever de bonne heure pour prendre quelque chose.
Vous pourriez porter plainte ? Je suis là, moi.
Ne pensez pas que la gendarmerie a autre chose à faire.
Comme ça, on les aide.
Moi, je finirais bien par les pincer.
Si tout le monde faisait comme vous, on serait au chômage, nous.
En tous les cas, le chômage, vous, vous n'êtes pas prêts de le connaître.
Avec tout ce que vous allez recevoir, vous êtes parés jusqu'à la fin de vos
jours. Des millions de dollars, votre héritage. Des millions de dollars.
Ça fait combien en anciens francs ? Beaucoup.
Et d'où vient tout cet argent ? D'Amérique.
Je vous l'explique sur le télégramme.
Votre mère avait bien un frère inné qui s'appelait... Martin
Adrien Auguste Riboule.
Tintin, oui, Riboule.
C'est Tintin Riboule, c'est le nom de Geneviève de ma mère. Voilà, eh bien
voilà !
Je suis très heureux de boire à vos innombrables réussites.
Vous savez, moi, un petit galon de plus sur la vanche et je serai heureux. Mais
enfin, chef, rendez-vous compte.
Quand vos supérieurs vont apprendre qu'ils ont dans leur unité le gendarme
le plus riche de France, même peut-être du monde, votre galon, c'est dans ça qu
'il est assuré.
Non, je veux le gagner avec mon travail.
Oui, c'est ici.
Non, il n'est pas là. Rappelez plus tard.
En attendant vos dollars, moi, je vous fais une avance pour vos
petits frais personnels.
Mais j'ai pas besoin d'argent, moi. Non, chef.
Tout le monde a besoin d'argent.
Non, non, pas moi. Ça va, moi. Vous êtes sûr que ça va bien ? Chef, prenez cet
argent, croyez-moi, car avec la délimitation, vous comprenez...
Ça, ça vous fera 3,50 dans un an. Ça peut bien.
3,50 dans un an, ça sera mon encombrant.
Alors, vous comprenez maintenant pourquoi il faut que vous preniez cette
avance ? Si vous le dites, maître, c'est que vous avez raison.
Allons, dépêchons, dépêchons. Voyons ça un petit peu.
Là.
C'est très bien, ça. C'est très bien.
Vous n'avez qu'à signer ça.
En bas, oui, c'est pour ma comptabilité. C'est simplement un petit reçu.
Voilà. Voilà.
Et ce n'est pas ma peine de lire. C'est juste un petit bout de papier. C'est pas
grave. C'est pour mon comptable.
Les comptables, tous les mêmes.
Doucement, doucement.
C'est le troisième.
Allez, c'est le dernier.
À la prochaine.
À la prochaine.
Vous finissez votre nuit. Oh, chef.
Chef, vous savez pas à quoi je rêvais, là, à l'instant.
Je rêvais qu'il y avait deux filles superbes qui me suppliaient pour que je
reste avec elles. Et finalement, c'est une troisième qui m'a emmené dans sa
villa. Tout frais payé. Extra.
Qu'est-ce qu'on peut rêver comme idiotie.
Allez, poussez-vous.
Vous n'avez pas dû boire du chocolat. Si on vous fait souffler dans le ballon, il
faut faire un alambic.
Qu'est-ce que vous avez là ? Le trésor de la Sierra Madre. C'est des dates.
Allez, poussez-vous.
Tenez-moi ça.
Allez, hop.
Allez-y.
Vous avez du tenue.
Allez-y.
Dis, chef.
Vous savez... On n'est pas pressé, on a tout notre temps, chef.
Ça vous rappelle votre retour d'Algérie ? Pas si vite, chef, pas si vite.
Vous avez la trouille, hein, Morello ? Quelle trouille, quelle trouille, quelle
trouille. Mais moi, je vais vous dire comment on est revenu d'Algérie, puisque
vous me le dites, là.
C'était pas un bateau qu'on a pris, c'était le radeau de la méduse.
Et on était un wagon plus quinze sur ce pont, là. Et c'était pas de partir que j
'avais la trouille. C'était d'arriver, parce qu'on sait ce qu'on perd, mais on
sait pas ce qu'on trouve.
Mais vous êtes contents les deux avec tout votre temps, Moreno ? Ouais, chef,
j'aurais pu tomber plus mal, surtout avec vous, chef. Mais quand même, si
vous allez doucement, c'est mieux pour arriver.
Allez, ça, ça tient la route, ça ! Ouais, chef, c'est quand même pour votre
femme. Arrivons ensemble quand même, chef, entiers.
On va arriver tous les deux, Moreno !
Mais je ne suis pas à mon père appelé comme ça parce qu'il n'a pas rien su de
la glace.
Féminin.
Au lieu de faire des rêves érotiques, vous feriez mieux de surveiller le
matériel de l'administration. C'est moi qui ai conduit. C'est votre travail.
Lui qui crève à l'arrivée qu'au départ, non seulement est conduit comme un fou,
il crève ici et c'est moi le responsable.
Oh
curé,
c'est ça ton nouveau copilion ?
Ah les vaches ! Ils m'ont piqué ma pompe à vélo ! Chef, il y a du courrier pour
vous sur le bureau.
C'est de madame votre femme.
Elle dit que c'est beau, que ça va bien et que vous n'oubliez pas surtout d
'arroser les plans de l'appartement.
C'est tout ce qu'elle dit ? Ah ben dites-moi, je n'ai pas le courrier des
autres.
C'est le facteur, il l'a mise devant moi à l'envers.
Je n'ai même pas vu la photo qu'il y a dessus.
Je ne sais pas si c'est la meurtre ou je ne sais pas quoi.
Elle est jolie au moins.
Mais qu'est-ce que c'est que ce raffut ?
C'est rien, il va se calmer.
Tant que ça dure, il sera fatigué avant moi.
Et où il est aujourd'hui en Afrique ou en Indochine ? D'après la musique, c'est
sûrement les Viettes.
On va passer une bonne journée.
Je me demande si la vente dans les crises de palu ou aussi de tueur au
flanc pour ne pas prendre ses tours de garde.
Levé la jambe à tour de braque quand son mari n'était pas là.
Alors, commissaire, vous êtes à nouveau à l'échange.
Eh oui, savez-vous, ça n'est pas drôle pour nous.
On pensait dormir ce soir à la frontière une fois.
Et puis nous voilà, Chloé, ici, sans hôtel, sans chambre à louer, dans ce
petit patelin, là.
Ça n'est sûr, toi.
Ça a eu comme frite, savez-vous.
Frite, prisonnier, ici, depuis plus de 30 ans.
Yaya, Fritz ! Yaya, curé ! Ça n'est pas bien de se moquer comme ça des gens, une
fois, hein ? Ça est sûr.
Oh, dis, curé, raconte-leur un peu comment Fritz, lui aussi, il était tombé
en panne à l'essence, ici.
Oh... Eh bien... Eh voilà.
Fritz, ce jour, il arrive ici avec son char complètement paumé qu'il était.
Avec son char, une fois ? Oui, monsieur, oui, avec son char.
Puis ne m'interrompez pas comme ça tout le temps, je vais me souvenir de rien,
moi.
Ça m'étonnerait, ça fait plus de 200 fois qu'il nous la raconte.
Fais gaffe, Mathieu, je vais te foutre à la main d'une tournée, moi.
Alors son char, il était crevé ? Fritz, serre-moi le verre, tu le mettras sur le
compte de cet ignare.
Non, monsieur, non, pas crevé, non, comme vous, à sec, complètement à sec.
No benzine, nix pétrole.
Fritz était soldat et son char n'avait plus d'essence.
Fritz, passe-moi mon fusil et ma cartouchère.
Tu ne l'as plus ta cartouchère. Tu l'as échangée au dernier Belge qui se
revenait d'Italie contre une bouteille de Chianti.
Mon casque et mon bilan.
Ah oui, il est vide.
À l'époque, il était plein.
Si on veut faire un vrai, il faut qu'il soit plein.
Vous êtes d'accord ? Bien sûr, restez-vous.
Bon, alors, sur leur compte.
Je continue.
C'est que j'en étais, moi.
Ah oui, vous avez une chaleur.
Une chaleur.
Une de ces chaleurs.
La place.
J'étais déserte.
J'avais perdu mes camarades de maquille.
J'étais seul.
Seul. Tout seul.
Moi aussi, j'avais perdu tous mes copains.
Fritz, mets ton casque et rentre dans ton char.
Ah, curé.
Tu sais que j'en étais loin.
Faisais une chaleur.
Une chaleur.
Une de ces chaleurs.
Je me demandais si j'allais traverser la place.
Tellement de canards.
À part ceux qui boivent, il n'a jamais vu un canon de sa vie.
Et si Fritz n'était pas égaré, nous, on n'aurait jamais vu un Allemand ici.
Fritz, tu mettras une tournée générale sur le compte de ces deux abrutis.
Il n'y a rien à curer.
Bref, il fallait que je prenne la décision et je me dis tant pis, je vais
traverser la place.
Je prends mon fusil, je m'avance sur la pointe des pieds.
Et je n'avais pas fait de maître que j'entends derrière moi une grande
demande du tonnerre.
Tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac.
Je me retourne et qu'est-ce que je vois ? Là, devant moi, un maître, un char d
'assaut.
Là, je vous dis là, là, là.
Je prends mon fusil, je le mets à jour et au stupeur, le char s'arrête net.
Là.
Alors là, c'est que...
Richard Dassault, ce n'est pas une brouette.
Je regarde à droite, je regarde à gauche.
Mes camarades n'étaient toujours pas là.
Il fallait que je prenne une décision.
Je me dis, je le contourne ou je l'encercle.
Et tout à coup, il me vient une idée.
Avec mon fusil.
La tourelle du canon se met à virer, s'arrête devant moi,
le toit s'ouvre, et qu'est-ce que je vois sortir ?
Une espèce de grand couillon, avec l'air barbare.
Alors, Fritz, tu sors ! Non, non, non, pas tout de
suite, je m'excuse, tu ne t'es pas rendu tout de suite, je regrette... Tu n'es
pas senti nous de suite, non ? Tout de suite ou tout à l'heure, il ferait bien
qu'il se rende. Il n'avait plus d'essence et sa vitrailleuse est
enrayée. N'empêche que si j'avais eu des cartouches.
Heureusement que vous n'en aviez pas de cartouches. Parce qu'aujourd'hui, Fritz
ne pourrait pas nous servir de Ricard.
Allez, encore quelques mètres.
Allez, un petit effort.
Vous allez bien dépanner un collègue à vous.
Votre mari n'est peut-être pas brigadier, savez-vous, mais c'est un bon
gendarme dans notre pays. Allez, allez, arrête de radoter ma femme. Le chef sait
bien ce qu'il a à faire une fois.
Bien sûr qu'on ne va pas vous laisser dans les ennuis, mais le problème, c'est
qu'il n'y a pas d'hôtel ici.
Il y a peut-être une solution.
Dis-donc, Fritz, la mère Henri, elle a toujours des chambres ? Ça se pourrait,
mais aujourd'hui, c'est le jour de sa pension. Elle a dû aller à la ville par
le dernier quart et elle ne sera là que demain matin.
Chef,
il y a peut-être un moyen de sauver le coup.
Qu'est-ce que vous allez encore inventer ? Je me méfie.
Dites-moi ça, doucement.
Ça ne va pas, non ? Pourquoi pas de la gaffe ? Moi, ce que j'en dis, c'est pour
rendre service.
Venez voir, venez voir.
Il y a un étranger qui a été diffusé.
Vous avez été tellement gentil. Je vais vous offrir une bière.
Non.
C'est beaucoup mieux.
Je resterai bien ici, moi.
Chef, ce n'est pas une solution.
Oui, chef. Il n'en est pas question.
Mais, chef, qui sait qui va le savoir?
Moi, je vais le savoir.
C'est normal.
Mais vous, rien. C'est la même chose.
Puisque vous serez d'accord.
J'ai poussé une voiture belge, mais belge.
Mais qu'est-ce qu'elles ont, les belges ? Elles sont plus lourdes que les
autres. C'est pas ça.
Allez, frère.
Eh bien, dis-donc, on soigne ta clientèle.
Merci pour eux, Mère Henri.
Le bon Dieu vous le rendra.
Laissez le bon Dieu tranquille. Il n'a rien à voir là-dedans.
Ils n'ont pas d'animaux, moins. Non, non, non.
Animaux toi-même, vieille chouette.
Excusez-moi, Seigneur. Mais elle m'énerve, cette vieille vigote. Eh
bien, mon ami,
moi, je ne vous serais pas tuée. Non.
Oui, peut-être dans l'affolement, mais je l'aurais regrettée toute ma vie.
C'est une bonne histoire, mais bon, je ne sais pas qui sont bêtes ces journaux.
Gustave, écoutez.
Oui, c'est quoi ? C'est qui ? Qui ? C'est qui, qui ? Ce n'est pas Kiki,
madame, c'est Fritz, quand vous avez été demandé de prendre tel chenet.
À mon auberge. Et comme vous êtes en vacances, moi j'ai voulu faire surprise.
Ça passe.
Qu'est-ce que c'est donc tout ce bruit?
Moi j'ai faim, maman.
Je vais poser le plateau ici.
Prenez tout votre temps.
Le café est bien, bien chaud.
Arrêtez-moi, c'est chaud!
Merci, maman. C'est gentil.
Mais il aurait pu y avoir un peu de confiture, quand même.
Flou de chemineraille.
Saloperie, là.
Attends.
Attends.
Saloperie, là.
Tiens, mets-toi sur ton peigne.
On me saute dans la fraise.
Maman, tu sais bien que je n'aime pas la confiture à la fraise. Gustave, va
chercher du café, le petit la fin.
Bon, maintenant on tire pour former les équipes.
Attendez, le curé n'est pas encore arrivé.
Toujours lui qui en attend.
Oh, j'étais bien poiché de perdre.
J'espère qu'aujourd'hui on ne sera pas ensemble, j'en ai marre de payer les
tournées. Quand même, ce n'est pas trop tôt. Mais qu'est-ce qu'on attend pour
lancer le cochonnet ? On ne vous a pas attendu. Ah oui ? Où il est ? Je ne vois
rien moi.
C'est un nouveau jeu.
On cherche d'abord le cochonnet et puis après on tire.
Il était là.
Il était là ? Mais oui, je l'ai lancé là.
Ah, c'est pas possible quand même.
Vous avez tous vu.
Je ne sais pas, moi je n'ai pas fait attention.
C'est ça, dites que je suis un menteur.
En tous les cas, il faut en trouver un. Moi, c'est le cinquième que je perds.
Vous n'êtes pas pour tout le monde. Non, écoutez, on n'a pas dit que vous étiez
un menteur. Mais si vous perdez la boule, ce n'est pas notre faute à nous.
Bon, allez, finissons là.
On a perdu assez de temps comme ça.
Faut voir un peu ce que je n'ai. Ah non, pas vous.
Vous nous les perdez tous.
À ce régime-là, c'est eux qui vont inspirer !
à tomber sur la tête, avoue, hein. Oui.
Marcel ! Tu m'entends, Marcel ? Marcel ! Tiens, c'est déjà midi.
Mets donc les informations.
Voici notre classe d'informations.
Reprise accentuée. Les livraisons de carburant dans les stations de service.
Vous verrez, elle est brave, cette dame. Elle a bien eu ses petites lubies, comme
tout le monde, mais elle est brave.
Allez, petit enfant, dépêche-toi, hein. Dépêche-toi, voyons.
pas de votre femme. C'est dû au commandement.
Vous avez deux chambres en haut avec un cabinet de toilettes. Les WC dans la
cour.
Pas d'animaux.
Pas de bruit après 9 heures et pas de radio. Et surtout, pas à manger dans les
chambres. Vous pourrez, sans en abuser, vous servir de ma cuisine.
Qu'est-ce que tu regardes, gamin? Il n'y a pas de poussière ici.
Même partout comme ça.
Qu'est-ce que t'as fait encore ? Maman, maman, moi ça j'ai rien fait. Écoute, je
te jure, mais c'est madame qui perd ses boules.
Eh bien, ça commence bien.
Gendarme, on nous annonce la venue, pour un temps indéterminé, d'un coopérant
venant faire un stage dans notre brigade.
Son arrivée est prévue à l'autocarde demain matin.
C'est quoi un coopérant ? Un coopérant, c'est quelqu'un qui coopère.
Moi, je coopère avec personne.
Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.
Qu'est-ce que j'ai dit ? Les vaches.
Quand j'étais en Indochine... C'est une erreur de
jeunesse.
Bon, messieurs, un coopérant, pour ceux qui ne le sauraient pas, et ça me fait
de la peine, c'est comme qui dirait un collègue africain qui vient
perfectionner son savoir sur notre métier.
Alors, la lettre du ministère dit de le prendre en charge pendant tout son
séjour. Chef, moi, je vais le prendre en charge.
Je vais le faire ramper dans l'assure, la culasse ouverte.
Moi, je vous dis qu'il est là pour un bon moment.
Bon, on verra ça. Pour l'instant, ce qu'il faut, c'est lui trouver une
chambre. Et il n'y en a pas de livres.
Ah, ben... Il y a la prison.
Elle est toujours vide. Et les Belges, ils ne s'en sont pas pleins.
Non, non, non.
C'est le représentant des gouvernements amis.
Pourquoi pas les faire ça ? Il y a bien la chambre à débarras.
Alors là, c'est un vrai trottoir.
De toute façon, le plafond est crevé.
Il y a de la blague partout.
Il n'y a qu'un de nos juges qui n'avait rendu. Mais si ! Non !
Le chef du ministère est formel. Il ne doit pas loger en dehors de la brigade.
Bon, messieurs, je sais que je peux compter sur votre aide.
Alors, voilà ce que j'avais pensé.
J'avais pensé le loger chez l'un.
C'est une bonne idée.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Merci !
Parlez, Morello.
Moi, chef.
Je ne demanderai pas mieux, surtout ma femme.
Mais chez nous, on est tout juste à l'étroit. Et encore, des fois, on est
serré. Alors... Ben oui, mais notre légionnaire de service, quand il a six
crises de palud, le beau, il bouffe du jaune et du noir, c'est peut-être pas
très indiqué.
Chef, il ne faut pas plaisanter avec le palud, hein.
Parce que les moustiques, c'est vachement rancunier.
Et il y a des fois, je suis contagieux.
Quant à moi, ma chambre n'est pas terminée, la salle d'eau n'est pas
aménagée, et avoir un invité sans salle de bain, ça ne fait pas bien quand même.
Surtout, quelle opinion il va se faire de l'accueil français ? Mais vous, chef,
vous avez la place.
Surtout, surtout que madame, votre femme, étant absente, par le fait qu
'elle n'est pas là pour un bon bout de temps. Alors, moi, vous comprenez...
Merci. Juste le temps qu'on répare la toiture, au-dessus de la chambre à
débarras. Alors, chef.
Là, la potiche. Oui, là-bas.
Attention à la potiche.
Donc, chef, lui, il sera là par le fait.
Désolé, vous me le mettez dans le coin. Je le mets dans le coin.
Alors, moi, je vais... Non, non, non, par là.
Non, toi, tu dois être là. Non, je ne veux pas. Non, mais si tu... Mais non.
... ... ...
... ... ... ...
...
La coopération, elle sera presque bien.
Allez, chef, levez-vous.
Maintenant, c'est moi qui vais changer vos draps.
Vous n'avez plus besoin de moi.
Pourquoi, vous les catégoriez maintenant ?
A gauche, gauche, sur le morceau de base.
Alignement.
La France.
N'oubliez pas que vous êtes les dignes représentants de la France.
Je compte sur vous.
Comment
tu
crois qu'il est, le coopéré ? C'est pas le coopéré, c'est le coopérant.
Il est comme toi et moi.
À part qu'il vient de la brousse, alors peut-être qu'il a pris un coup de soleil
sur la tête.
Parce que moi, je me souviens quand j'étais en Afrique dans la légion...
Laisse tomber, arrête, ensuite, ensuite, ça va, ça va.
J'espère, j'espère qu'il n'a pas emporté son tam-tam avec lui.
Parce que sinon, il va nous faire la tête comme un tambour, ce badjid.
Bon, messieurs... Et où est-ce qu'il est, lui ? Il est parti, chef. C'est
pour ça qu'il n'est pas là, par le fait. Mais il avait un besoin urgent. Il va
revenir, chef. On prend ses précautions. Je vous avais dit de prendre vos
précautions. Moi, j'ai pris, mais lui, il a oublié. Je ne suis pas responsable.
Eh bien, chef, il n'est pas venu chez... Et alors, qu'est-ce que j'y peux, moi ?
Il a dû louper celui de midi, on viendra pour celui de 6 heures. Encore ? On va
revenir ? Eh, on viendra.
Alors, les copains, c'est moi qu'on attendait ? C'est gentil, ça.
Enfin, chef, chef, il est en train de nous narguer, ce Pajé, tiens.
Bonjour,
chef.
Qu'est-ce que c'est que ces décorations ? Deux usées, et d'un.
feu rouge arrière manquant et... Ça ? C'est très simple. Chaque fois que mon
cousin reçoit une médaille, moi je reçois la même à double.
Ici, vous n'aurez pas l'occasion de les arborer. Ah bon ? Vous savez, chef, je
suis ici plutôt en vacances. Je vous explique.
Je suis le petit cousin du président de la République de notre pays. Et après
avoir passé un mois avec vous, je rentre chez nous avec un certificat de présence
que vous m'aurez signé. Alors là, je suis nommé d'office. Général de
gendarme.
Bon, messieurs, regardez-vous.
On rentre, vous aussi.
Vous aussi.
Il faut faire plaisir à votre ministre des Finances qui nous envoie des mandats
tous les mois.
Sinon, à quoi ça servirait la coopération ? Général logique invisible
et de droit.
Je crois qu'il va falloir pousser. C'est rien, rien.
C'est simplement la batterie. Vous allez voir, elle démarre toute seule.
C'est pas beau.
Il faut y aller.
Poussez, poussez.
Il faut pousser, il faut pousser.
Attends, mon guerrière.
S'il n'y a pas encore général,
je vais te faire voir ce que c'est des vrais gendarmes.
Et après, on pourra parler.
C'est sûr que vous ne voulez pas manger ? C
'est
sûr que vous ne voulez pas manger ? Non, non, merci.
Franck, cher, on fait des heures supplémentaires ou quoi ?
J'avais un rapport à finir.
Dites-moi, est votre invité, le viking, il est déjà couché ? Je ne sais pas.
Je vous demandais, vous qui avez beaucoup de diplomatie, vous avez du
doigté. Moreno, vous avez du doigté.
Vous ne voulez pas lui demander demain de garer sa voiture de marchand de glace
ailleurs que dans la cour de la brigade parce que ça attire un peu l'œil. Non,
je sais que ça, ce n'est pas méchant.
Moi, j'aime bien cette couleur.
C'est agréable, c'est bien, c'est coloré.
Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, c'est coloré.
Vous voulez bien vous en charger ? Je vais essayer, chef. Merci.
Parole d'honneur, je vais essayer, c'est comme si j'étais fait.
Bonne nuit, chef.
Chef, j'espère que ça ne dérange pas.
Non, non, c'est des vieilles affaires dont ma femme ne se tient plus.
Très bien.
Vous ne voulez pas m'ouvrir la porte, s'il vous plaît, chef ? Merci.
Si ça ne gagne pas, ça débarrasse.
Je n'ai pas pour longtemps, chef. Vous n'aurez pas mis votre pyjama et je serai
de retour.
Prenez votre temps.
Vous voyez, ça n'a pas été long, hein ?
Mais moi, j'ai oublié de vider la péchoire.
Les gens, reviens, sors.
Némo, écoute, c'est quand même bizarre qu'on n'entende rien.
Tu ne crois pas qu'ils vont faire la nouba quand même, non ?
Allez, Marcel, va, couche-toi.
C'est vrai
qu'on n'entend rien. Je ne suis pas fou.
Ce n'est pas normal.
Si on n'entend rien, c'est qu'il se passe quelque chose.
Peut-être qu'il crie doucement.
Justement.
Pour ne pas faire de bruit.
Voilà. C'est pour ça qu'on n'entend rien.
Ah, bon. Alors comme ça, c'est normal.
Enfin.
Merci.
Eh bien, mon gaillard, pas con, mon piège à cambrioleur.
Maman ! Vous avez des ennuis, Madame Henri ?
C'est bon !
Fais une histoire pour une petite bosse sur la tête.
Et puis pense un peu à ce que ressentent les étudiants quand tu joues avec ta
matraque. Allez, allez, il ne faut pas confondre. Il y a gendarmes et
gendarmes. Et puis d'abord, dans le secteur que je contrôle, il n'y a pas d
'étudiants.
Vous allez m'en dire des nouvelles. C'est une vieille oignole. Oh là
là. Comme s'ils ne pouvaient pas jouer avec des cochonnets en caoutchouc.
te coucher.
Ah non merci, non c'est déjà le troisième, après je vais éprimer.
Merci madame Henri, bonsoir madame Henri.
Saloperie de volaille, toujours une heure d'avance
Oui, oui.
Il y en a un ou deux qui est trop ici.
Et ce n'est pas moi.
D'habitude, je rave en couleur. Cette nuit, j'ai lavé en noir et blanc.
Ah ben, la journée commence bien, va.
Chef ! Ma parole fâche le camp, mais il détend, le... Je sais pas s'il détend,
mais j'ai passé une nuit blanche.
Vous allez boire une bonne tasse de café bien noire.
Ça va vous rendre les idées plus claires.
Ouais.
Ça a été dur, mon chef.
Très dur. La guerre.
Ça a été...
Merci, Mme Moreno. Le Vietnam.
Le Vietnam.
Non, là, l'Afrique.
Dites-moi, gendarme Moreno, si votre chiffon n'est pas trop sale, j'ai une
grosse poussière sur ma voiture.
Bien sûr, M. Sarmont. Et le thé à 5 heures, vous le voulez avec ou sans
citron ? Plein.
Si c'est moi que vous traitez de poussière, vous allez tomber sur un
énorme pavé.
Il est méchant, le baroudeau.
Chef, chef, il va me bouffer tout cru, le monsieur.
C'est bientôt fini, la corrida. Je vous attends au rapport, dans 30 secondes.
Vous êtes prêts, les lépreux? Regarde.
Allez, descend.
Arrête de déconner, arrête.
Sinon, je ne te prête pas ma voiture.
Avant de vous dire, dépêchez-vous de vous en servir de votre rouleau
compresseur. Parce que demain...
Elle part à la fourrière.
Quoi, la fourrière ? Une voiture de ce prix-là ? Tais-toi, Milab. Ta bagnole, t
'as dû la payer avec des cacahuètes. Allez, viens.
Gendarme.
Oui,
chef.
Gendarme, l'heure est grave.
C'est la guerre.
Mais que se fout...
Aïuri, taisez-vous, ignare.
C'est la catastrophe, c'est l'abolition.
Des nations ? La réédition sans condition ? Non, messieurs, pas sans
condition.
Oh, à quoi on joue, là ? Vous voulez m'expliquer ? Justement, on ne joue
plus. Comme me dit le chef,
l'heure est très, très grave.
Comment vous le savez, vous ? Je n'ai encore rien dit.
Oh, cher, vous n'avez pas besoin de parler.
D'accord, moi, je ne lis pas entre les lignes.
Mais je lis dans le regard.
Et vous, vous avez un regard éloquent.
C'est vrai.
J'ai un regard qui parle.
Et comme ça, je peux lire que la moitié des phrases.
Allô, ici Brigade de Gendarmerie.
Oui, mon capitaine. Bien, mon capitaine.
Oui, mon capitaine. Ici le marchand de... Oui, mon capitaine.
Oui, mon...
C'est bien triste, mon capitaine.
Hein ? Oh là là, mon capitaine.
Oui,
on ne sait pas encore... Oui, mon capitaine.
Ah, je peux demander une odeur sous le sous-préfet.
Bien, mon capitaine.
Merci du rep... Oui, mon capitaine. Merci, mon capitaine.
Au revoir, mon capitaine. Mes hommages... Il a raccroché.
Comme je vous le disais, nous sommes un tournant de notre carrière.
Notre brigade doit être dissoute.
Nous sommes tous mutés dans un endroit différent. Notre brigade
n'a plus de raison d'être.
Restructuration, recentralisation, comme ils disent en allemand.
C'est gentil au sous-préfet de me recevoir si vite. Chef, vous croyez qu
'il y a de l'espoir ? On ne sait jamais, vous savez, Moreno, on ne sait jamais.
Il me demande de passer le voir à sa campagne à dimanche pour qu'on ne soit
pas dérangé.
C'est qu'il a le bras long, le sous-préfet.
Vous croyez qu'il a le bras assez lent pour aller jusqu'à Paris ? Soyez pas
défaitistes, Moreno.
Soyez pas défaitistes.
Au suivant.
Ah c'est comme ça.
Pour votre pénitence, vous irez trouver le premier gendarme que vous
rencontrerez.
Attention, un gendarme de chez nous.
Et vous lui balancerez un grand coup de pied dans les tibias.
Dans les tibias, dans les tibias. Et vous attendrez sa réaction.
Oh, pas trop fort le coup de pied.
C'est pas joli, joli tout ça, hein ? Mon Dieu, que c'est vilain ! Pour votre
pénitence, vous irez trouver le premier gendarme que vous rencontrerez.
Attention, hein ? Un gendarme de chez nous, pas un gendarme de la ville
voisine. Oui.
Et vous lui tirerez la langue.
Trois fois.
Trois fois, trois fois.
Et c'est lui-même qui vous collera la pénitence et qui jugera bon.
Au suivant.
Chantal, j'ai décidé de passer à l'offensive.
Il faut montrer en haut lieu que nous servons à quelque chose.
Surtout si nous voulons rester ici.
On veut, mais surtout nous.
Nous, on est d'accord.
Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse de plus que ce qu'on est en train
de faire ? Ah, j'ai pensé.
Je pensais que nous pourrions être un peu plus sévères avec nos concitoyens.
Mais comment sévères ? Qu'est-ce qu'on va pas les frapper quand même ? Enfin,
on n'a rien à leur reprocher.
Et en plus, chef, si vous permettez, on risque de se faire mal voir par le fait.
Alors là, mes amis, faites-moi confiance, les contraventions, ça
pleuvera. Arrête, arrête.
Doucement, doucement, doucement.
Moi, je suis venu en vacances.
Alors, vos histoires de famille, ça ne me regarde pas du tout. Mais alors, pas
du tout.
De quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Enfin, un peu.
Seulement un tout petit peu quoi.
Dis donc toi le coopérant, t'es venu pour coopérer. Et si jamais tu coopères
pas, alors là.
Allons, allons, gendarmes, c'est pas le moment.
Serrons les rangs, serrons les coudes.
Franchement, j'ai l'impression que cette histoire, elle part en blibli.
À moins que, par hasard, vous ayez une idée.
Eh bien, j'ai une idée.
Nous allons partir en croisade. Notre carnet de contraventions d'une main.
Eh bien, c'est bien ce que je disais.
Mais vous inquiétez-moi, chef, j'ai les miennes.
Doucement. Oui, d'accord.
Pas assez de contraventions, pas assez d'efficacité. Nous partons. Trop de
contraventions, trop d'efficacité. Et nous partons aussi. Non, pas bien sûr.
Parce que, première solution, nous supérieurs, nous rapatrie. Alors le
rapatriement, ça je connais.
Je pourrais même vous donner des conseils.
Deuxième solution, la population le déteste et on est obligé de partir
aussi. Alors, voilà à quoi j'ai pensé.
J'avais, depuis quelque temps, une petite réserve dont je ne pensais pas me
servir parce qu'elle m'était pour ainsi dire tombée du ciel. C'est l'argent du
shérif. C'est le trésor du Colorado.
Vous lisez aussi dans les paquets, maintenant, à Montréal ?
C'est votre dernière prime ?
C'est pour jouer au melamboli ? Non !
assez d'argent pour toutes les contraventions que vous allez faire.
Non mais, vous n'allez quand même pas donner une prime à tous ceux qui auront
une contravention ? Je ne veux pas vous voir revenir avec un seul centime. C'est
clair ? Vous avez compris ? Eh bien, mon vieux, c'est rudement compliqué d'être
gendarme chez vous.
Moi, j'aime mieux être du côté des voleurs.
Non mais, ce n'est pas vrai.
Tu n'as encore rien compris. Mais qu'est-ce que tu as là ? Bon, écoute
-moi. Le chef, il est malin ?
Tu files une contredanse à l'indigène du coin. Hé oh, mais c'est tout pas, hein ?
Indigène toi-même. Je ne t'ai pas dit que tu étais un indigène. Ah bon ? D
'abord, tu n'es pas du coin. Ah, ça c'est juste.
Alors écoute-moi.
Et puis, qu'est-ce que je disais ? Euh... Ah ouais, voilà, voilà.
Écoute. Alors, tu administres une contravention de 200 francs. Et en plus,
tu donnes 100 francs au contrevenant.
Il vient payer.
Le chef, il récupère ses 100 balles et l'autre, il paie sa contravention. Et
voilà, c'est simple, t'as compris. Et ben voilà.
L'honneur est sauf.
Et voilà.
C'est fini ? Alors écoutez-moi bien.
Vous allez coller une contrave en soi, tout ce qui bouge. Puis, vous leur
donnez le prix de celle-ci. Et vous l'accompagnez au bureau de poste pour qu
'ils postent le tout à la perception.
C'est clair ? Bien.
Alors on se dépêche parce qu'on joue contre la montre.
Sans ça, les prochaines que vous aurez données, ça sera dans le nord.
Insulte à un représentant de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions, 100
francs.
Nom, prénom.
Nom du père, de la mère.
À quoi vous jouez, ma petite dame ? On dirait une machine à sous.
Plus je tire la langue, plus je touche d'argent.
Non, non, mon brave, vous ne vous jouez pas. Non, vous ne vous jouez pas. Allez,
allez, ça ne marche pas. Allez, allez, mon brave. Merci, collègue, merci.
Voilà. Ça nous fait donc cinq procès-verbaux pour insulte visuelle à
gendarmes et à régler sur le champ. Et pour les règlements, c'est par là.
Voilà.
Mais il est con, ce mec, non ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Alors, mon vieillard,
obstruction à la circulation, vitesse inférieure à 20 à l'heure,
contravention. Quoi que tu dis, mon gars, parle plus fort.
Je dis que vous gênez la circulation ! T'as rien trouvé de mieux pour emmerder
le monde ? Ah ben, je suis obligé de verbaliser, hein ? Alors, vous me donnez
votre nom, votre carte grise, voilà, et non seulement je vous paye l'amende,
mais en plus, je vous donne 100 balles pour boire un coup.
Donne, donne, gamin.
Tiens, mon gars, prends mes papiers, tu vas payer pour moi, et moi, je vais
boire un coup !
prioritaire. Quel motif votre contravention ? Non respect de la
priorité à Carrefour. Et moi aussi je suis prioritaire, j'en ai cinq.
Et moi j'en ai deux. Du calme, du calme, procédons par ordre. Les femmes et les
enfants d'abord.
Qu'est-ce que je raconte moi ? C'est pas un naufrage.
Ça pourrait le devenir.
Eh dites-donc curé, c'est pour chez moi qu'il y aurait la queue comme ça.
Vous vendez trop cher mon vieux, vous vendez trop cher. Au moins il faut me
défrier.
Non mais ça va pas non plus.
Qu'est-ce qui t'a pris la politesse, hein ?
Ça
va pas, curé ! Pas de temps qu'ils vont aller se faire tuer un
oeuf avec leurs contredanses ! Hé, curé ! T'es moi la paix, qu'est-ce que c'est
que cette merde ?
Alors Moreno, comment ça s'est passé pour vous ? Une merveille chef, j'ai
tout liquidé. Tout ! Faut dire qu'avec votre formule, ça marche mieux que la
vente des billets tombant là au bal de la police.
Maintenant, là-haut, ils ne pourront plus nous reprocher de ne pas être
rentables. Je ne me voyais pas attendre ma retraite à Enalieta.
Rien à craindre chef, je suis tellement à sec que je n'ai même pas de quoi
acheter un oeuf.
On vous l'offre.
Eh bien chef, je vais vous dire, je me sens moins seul.
Ah ma louloute, ne pleure pas ma louloute, on va aller porter plainte à
la gendarmerie !
Vous en avez de la chance.
Et les bananes, elles sont mûres?
Oui, madame, et on vous en enverra un kilo. Mais s'il vous plaît, passez-moi
ma communication.
Vous voyez pas que je suis en conversation avec ma collègue des
antipodes?
Bon, une fois que mon téléphone me transporte à l'étranger.
Allô? Au revoir, dada.
Ah, bon, ben, je vous quitte, hein.
Mon correspondant, broie du noir.
Cabine 1, parlez.
Merci, madame.
Mais ton fils Ibrahim II, ton huitième héritier, celui qui vient après le
septième ? Oui,
oui. Non, dis, papa, je voudrais te demander... Écoute, papa, ne dis pas
non, je n'ai encore rien dit.
Ah bon ? C'est non quand même ? Écoute, papa, tu sais, si tu veux que je
devienne général, ah bon, tu t'en fous ? Évidemment, vie sous cet angle.
Mais dis-moi, papa, tu n'as pas encore touché ta pension ?
Tu ne pourrais pas m'envoyer un tout petit mandat ? Non.
Allô ? Allô ? Allô ? Il a raccroché.
Bon. Hé, cabine 1.
Oui ? Ça fait 100 francs. Comment ça, 100 francs ? J'ai demandé à papa de
payer. Oui, mais il n'a pas accepté.
Ah bon ? Fritz ! Oh, Fritz ! Tiens.
Mets le rosé au frais. Tu vas nous faire une...
Pousse pas, curé. Tu as déjà dépassé. J'ai de la faute de ton crédit.
Qu'est-ce que c'est, ça ? L'ardoise du mois dernier ? Oui, pourquoi ? Où c'est
qu'elle est, l'ardoise de ce mois-ci ? Euh... Ir.
Ir. Eh bien, tu vois bien, il n'y a encore rien à mon crédit.
C'est vrai, ça.
T'as du gaz ? Il y en a un.
Alors, va nous faire un cuire neuf.
Ritz et les oeufs.
Vous pouvez dire que vous m'avez fait courir. Moi ? Mais j'ai rien fait,
monsieur l'agent. Je voulais apprenner à 20 heures.
Gendarme, s'il vous plaît.
Gendarme. Où est-on, monsieur ?
Dites
-moi, bonhomme.
Ça vous rappelle quoi, ce panneau ? Ça, ça, c'est un sens interdit. Je ne vous
le fais pas. Alors, pouvez-vous m'expliquer ce que vous faites dans un
sens interdit ?
Il n'y a pas de bain-bain.
Vous n'êtes pas dans un sens interdit. Oui, monsieur l'agent.
Gendarme, s'il vous plaît.
Gendarme.
Présentez-moi vos pétres.
C'est vous, ça ? Oui, c'est moi, ça.
Vous n'avez rien tiré sur votre photographe.
Oh, dites-moi.
Dites-moi.
Vous marchez souvent sur vos chaussettes ? Pourquoi ? Il n'y a pas de pourquoi, c
'est moi qui pose des questions.
Pourquoi vous roulez sur vos chambres à air ? Je ne vois rien sur mes pneus.
Moi non plus.
Moi non plus. Qu'est-ce que vous leur rapprochez alors à mes pneus ? Leur
absence.
Et je n'ose pas regarder à l'arrière.
C'est quoi ? Vous êtes de quelle région ? Parce que, pour le deviner, d'appeler
votre plaque minéralogique, Il faut s'appeler Madame Soleil. Madame Soleil,
je l'ai fait laver hier. C'est ça, vous l'avez salée aujourd'hui.
Viens.
Dites donc, qu'est-ce que c'est que ce machin-là ? Mais c'est mon rétroviseur
extérieur. Viens, viens.
Et à qui il sert ? Hein ? A l'automobiliste d'en face ? Hein ? Vos
feux de position, ils fonctionnent ? Ah, ça oui, ils ont été révisés.
Hier, je sais. Mais on va quand même les essayer.
Hein ?
La marche, monsieur l'agent ? Mais il se fout de moi ! Gendarme, je vous ai dit !
Gendarme ! Trouve un autre couillon, mon gars, si tu veux faire tes classes ! Il
se fout de moi ! C'est pas juste.
C'est toujours à moi que ça arrive, ce truc-là.
Excusez-moi, grand-mère, je peux vous demander un renseignement, s'il vous
plaît ? Tu cherches le notaire, gamin ? Oui.
Tu arrives trop tard.
Ah bon ? Hé, il est parti ce matin.
Comment ça, il est parti ? Avec qui il est parti ? Il est parti avec deux
gandins habillés comme toi.
Enfin, il va revenir ? Oui, dans 20 ans.
Mais où est-ce qu'il l'a emmené ? Hé, par la pêche à la palourde.
Mais son employée, la petite rousse, elle garde son bureau.
Oh, Pitchou, mais t'es pas d'ici, toi.
Ou alors, il y a longtemps que t'as quitté le pays.
La petite rousse, comme tu dis.
Elle est partie, mais pas avec les mêmes zèbres.
Même que cette nuit, ils ont fait un grand feu dans le jardin. Et ils ont
brûlé pas mal de papier.
Que ça va sûrement arranger pas mal de monde.
Ou peut-être en ennuyer d'autres.
Va savoir.
Eh, va savoir.
Bon, ben, on va y aller, hein. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ça n'a pas l'air de
te formaliser beaucoup.
C'est fait, c'est fait, hein. Qu'est-ce qu'on peut faire, maintenant ? Bon, eh
ben, que la journée vous soit bonne, grand-mère.
À toi aussi, mon gars.
À toi aussi.
Vous voyez pas, vous m'avez fait sauter une main, non ? Oh, je... Allô
? Oui, oui, c'est bien ici.
À qui c'est que vous voulez parler ? Quoi ? Qui c'est qui est à l'appareil ?
Eh bien, c'est moi, c'est Colette.
Et vous, qui vous êtes ? Allez, blaguez pas, va. Si vous étiez le capitaine
perdu, je vous aurais reconnu tout de suite.
Je le connais, moi, ce viraleur. Mon ami, je reconnaîtrai sa peau au milieu d
'un troupeau de chèvres.
Ah, vous êtes enroué.
Bon, alors admettons.
Donnez-moi...
le numéro de ma brigade.
Oui, c'est ça, vous avez gagné.
Et maintenant, le nom de mon maréchal des logis.
Eh bien, vous avez encore gagné. Eh bien, vous êtes fort, vous.
Oh là là.
Vous devriez vous présenter au jeu de 20 heures.
Eh bien, mon ami.
Bon, bon, bon.
Admettons que vous soyez le capitaine Vertu.
Qu'est-ce que vous lui voulez, mon chef?
Non, non, ils ne sont pas encore rentrés.
Ah, avec tout le travail qu'ils ont, les malheureux, en ce moment.
Bon, là, la brouette, tu la mets dans le hangar à côté du balai que tu vas
prendre pour eux. On se le fout sur la gueule.
Voilà,
voilà, je suis là.
En dessous du curé. Oui, comme d'habitude.
Oui,
oui, j'ai compris.
Vous pensez ? Eh bien, mon ami, il va être contrarié, il n'est pas vrai.
Ben oui, surtout qu'hier, ils se sont donné du mal.
Ils avaient organisé, comme qui dirait, une sorte d'espèce de journée de
solidarité en faveur du ministère des Finances.
Les malheureux, ils sont pas récompensés, hein.
Ouais, enfin, c'est la vie, ça.
On se donne du mal et puis on n'est pas récompensés.
Ah, qu'est-ce qu'il faut faire ? Mais que tout, ben.
Oui, bien des choses chez vous, capitaine.
Oui, bien, il y a le râleur qui a téléphoné. Non, Mme Moreno, je vous ai
dit plusieurs fois de ne pas appeler le capitaine comme ça. Eh bien, pour une
fois, il mérite bien son surnom, hein, parce qu'il ne vous aide pas beaucoup,
votre capitaine. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il y a le ministre qui vient de mer et
sans fanfare.
Il n'a pas fait... Oh non,
c'est pas possible.
Oh là, mais qu'est-ce qu'on va faire ? Nos valises, encore une fois.
Ah non, non, Mme Moreno, non, non, non, ça va bien. Ah non, il faut trouver une
solution.
Vous croyez que ça peut marcher ? Ça est sûr, savez-vous. J'ai eu le même
problème une fois et ça a marché.
Remarquez, au point où on en est, qu'est-ce qu'on risque ? On risque, on
risque de ne pas avoir de partenaire pour les boules, à moins que le Seigneur
soit avec nous.
Et curé, laissez-le où il est, c'est déjà assez compliqué comme ça.
Qui sait, mon fils, qui sait.
En tout cas, je peux compter sur votre concours à tous.
Ah, c'est bon, c'est bon. Bien reçu, là.
Allez.
Allez, allez, confiance, je paye ma tournée, je me rends.
Ça, c'est la meilleure nouvelle de la journée.
Moi, je vais vous dire ce qu'on pourrait faire.
Est-ce que je me souviens, quand j'étais en Afrique... On le sait ! Alors là, on
le sait.
Qu'est-ce que t'as à dire, toi ? Si ça se trouve, t'as jamais mis les pieds en
Afrique, alors... Oh oui, c'est ça, collègue. Je suis né en Bretagne, je m
'appelle Mohamed Benlegoff, Et je suis venu au monde dans un oeuf à chocolat.
Et chef, pour un belge, il porte
pas mal l'uniforme, le gendarme.
Dommage que le costume, il sert un peu trop.
Non, non, il y a eu pire, hein, chef. Quand on en a vu des pas morts, vous, c
'est pas mal.
Ça est à cause des frais de se faire avoir une fois de la mayonnaise et puis
des boules.
avec un pompier.
Au ciel, au ciel, au ciel.
Ah,
mon vieux papa.
Qui c'est qui aurait pensé qu'un jour, il resservirait ton uniforme, hein?
On va leur donner un coup de main à tes collègues. Dans le fond, ils sont pas si
mauvais que ça.
Et puis...
Ils perdent toujours au bout.
Ça serait dommage qu'ils s'en aillent.
J'aurais plus personne pour me payer les tournées.
Toujours rien, collègue.
Toujours rien.
Chère, toujours rien, hein ?
Qu'est
-ce
qu'on perd comme contravention avec ces fous ?
Attention ! Attention, voiture officielle ! Macaron tricolore au centre
du pare-brise ! Vite collègue, c'est notre homme ! Passe les consignes !
Passe les consignes ! Allô ? Allô ? Cordon bleu du désert ! Cordon bleu du
désert ! Ici Prince du Danemark ! Ici Prince du Danemark ! Tu m'as reconnu ?
Bon, alors ça y est, l'ennemi est en vue !
L'ennemi est en vue.
On le voit, l'ennemi, on le voit.
Hé, chérie, ça y est, hein ? Oh, oh, oh, il y a les enfants, là, hein ?
Viens, mon petit, vous restez sages.
Ah, il va voir.
Eh bien, bon voyage, hein ? Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ? Eh bien,
alors, par mon bras, c'est rien. Mais alors, rien du tout.
D'abord, je ne suis pas votre problème.
Savez-vous à qui vous parlez ? Un automobiliste qui est dans la merde.
Allez me chercher votre chef. Le chef, il est aussi dans la merde.
Mais dis-donc, il n'est pas le dernier modèle, votre bagnole.
T'excites pas, papa, c'est l'heure de la fartuse.
Oui, mais c'est ici, monsieur le ministre.
Je voudrais savoir, quel abruti qui m'a fait passer un dossier.
me demandant la suppression de cette brigade de gendarmerie.
Gendarme, gendarme ! Vous cherchez un gendarme, monsieur ? Vous êtes bien
gendarme, à moins que moi je sois évêque. Oh, monseigneur ! Je vous en
prie, gendarme, je suis votre ministre.
Oui, mais moi je ne suis pas gendarme, moi.
Ah, mais si je suis gendarme, vous me faites dire des bêtises. Qu'est-ce qu'il
y a pour votre service, monsieur le ministre ? Portez ceci à votre chef et
dites-lui qu'il active la circulation.
Je suis assez pressé.
Mais qu'est-ce que c'est que ça ? C'est sûrement un pêtre ouvrier qui a repris
du service.
Cheikh, j'en ai une. J'ai réussi à en coincer un.
Regardez.
Et donc, vous n'avez que le numéro minéralogique de la voiture.
Oui, mais le rapport va être salé. Il a accéléré l'équipe à vue, délit de fuite.
Alors, celle-là, elle va rattraper toutes les autres.
Oui, ah oui.
Elle va les rattraper de loin.
Ah oui, de loin.
Elle va les rattraper. Oui, elle va beaucoup les rattraper. Elle va les
dépasser. Elle va les dépasser. Est-ce qu'il y a de si drôle avec une
contravention ? De drôle, il n'y a rien. Parce que tu vois, c'est la voiture du
ministre. Tu vois ?
Là, c'est la voiture du ministre, tu vois.
Oui,
du ministre, là.
Alors tu peux.
et bien le roi des macadames, sacré gendarme.
Dans cette voie qui mène la danse, il vaut mieux monter pâte blanche pour la
qui prodanse, heureux sacré gendarme.
Sacré, sacré, sacré gendarme, à la veille ou à la campagne, et bien le roi
des macadames, sacré gendarme.
C'est moi qui mène la danse, ce qui me vaut mieux, mon trépas de blancheux, au
latin, on danse, hors au sacré gendarme.
Sacré, sacré, sacré gendarme, sacré gendarme.
Au revoir.
Sacré, sacré, sacré gendarme, à la vélo, à la campagne, c'est bien le roi du
macadam, sacré gendarme.
Dans ses doigts qui mènent la danseuse, il vaut mieux monter à l'horche pour la
compondance, oh, oh, sacré gendarme.
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