All language subtitles for La Verite Si Je Mens 1 - 1080p FR EN x264 ac3 mHDgz

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Original subtitles

Oh, viens, viens, viens, à Jean-Lépin, où l'on a peint le soleil sur fond de...

À Jean-Lépin, où l'on a peint la même couleur de tes yeux.

Viens, rappelle-toi nos rêves de l'été dernier.

Viens, je prendrai sur tes lèvres des baisers salés.

Sous-titrage MFP.

Dans ce monde en joie, nous irons danser Quelques verres d'alcool viendront

allumer Du feu dans tes yeux

Ça suffit, hein, maintenant, hein ? Tu vas payer ce que tu dois ? Laissez-moi

jusqu'à ce soir et je vous paye.

À chaque fois, tu dis pareil.

Je suis pas l'armée du salut, moi.

Tu connais personne, ici ? Laissez-moi jusqu'à ce soir et je vous rembourse les

promis. T'as intérêt, sans s'attirer à dormir dehors.

Merci, monsieur.

Oui, allô, bonjour, excusez-moi de vous déranger, je vous téléphone au sujet de

l'annonce par Uspatin.

Oui.

Ok, d'accord.

Très bien, merci beaucoup.

Au revoir.

Oui, monsieur, bonjour. Vous voulez un sandwich ?

Regardez

bien, je montre bien la partie. Découvrez-moi la noire, comme ça. Je

paye la noire, la rouge perdue, la noire. Qui l'a vu, la noire ? C'est la

noire qui gagne, la rouge perdue cachée, la noire.

Pour 200, je paye 400, monsieur. Allez-y.

Tournez la carte, bonne chance.

Découvrez la carte. La noire, elle est gagnée. La rouge, elle est perdue. Comme

ça. Qui l'a vu, la noire ? Elle est là. Coupe 200, 400.

Découvrez, bonne chance. C'est gagné. C'est payé. C'est oublié. La partie

continue. Regardez, monsieur. La noire, comme ça, elle est gagnée. La rouge,

elle est perdue. Comme ça, cachée. Qui l'a vu, la noire ? La noire, qui l'a vu

? Coupe 400.

400, vous êtes à deux.

Découvrez la noire, monsieur. Découvrez.

La noire, bonne chance. Non, c'est perdu.

Non, la rouge est perdue. Qui l'a vu, encore une fois ? Je remontre la partie.

Je montre bien la partie. La noire, comme ça, elle est gagnée.

Je mets 200 balles là-dessus. Allez-y, monsieur. 200, je vous paye 400.

Découvrez bonne chance.

C'est quoi ce coup d'arnaque ? À vous, monsieur. À votre tour. La partie

continue. Allez-y ensemble, tous les deux.

Quand c'est la noire, je paye, monsieur. La rouge, je l'ai perdue. Elle est où,

la noire ? Non, non, non. On touche pas les cartes. On touche pas les cartes.

On touche pas les cartes.

On touche pas les cartes. On touche pas les cartes. On touche pas les cartes. On

touche pas les cartes. On touche pas les cartes.

On touche pas les cartes.

Qu'est-ce qu'il se passe, mes spiraux ? Victor, te mets le passeur !

Casse-toi, Henri.

Tu nous fais honte.

Laissez-le partir.

Quoi, laisser partir ? On te dit qu'on en a affaire.

Henri, tu sais très bien que j'ai jamais voulu discuter avec ton frère. Combien

il te doit ? 1500.

1500, l'enfoiré ! C'est pas vrai, monsieur. J'ai joué à leur jeu de con. J

'ai gagné. Ils veulent pas me payer.

Dis-donc, Henri...

Tu voudrais dire qu'il est plus malhonnête que toi ? C'est pas possible

! Peut-être pas chez M. Victor ? Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe ! Comment tu me

parles ? Attends, j'ai pas bien entendu là. Comment tu m'as parlé ? Henri, tu

veux dire à ton frère de me parler correctement ? Il a oublié le respect,

oui ? Ça va, ça va, vous énervez pas.

Classez-vous là ! Et toi, je te vois plus jamais dans le sentier, t'as

compris ? Fais ça, va faire dodo.

Viens ici.

Qu'est-ce que tu fous dans cette rue avec ces gens-là ? Je fais rien,

monsieur. Ils m'ont piqué tout mon pognon. J'ai plus de pognon, j'ai pas de

travail. Je suis dans la merde.

T'as plus de travail ? T'appelles comment ? Cosette ? Non, je m'appelle

Edouard.

Edouard.

Moi, c'est Victor.

Victor Benzakem. Et on peut pas dire que j'ai déjà laissé tomber quelqu'un dans

la merde.

Surtout s'il est de chez nous.

On ne perd plus.

C'est péché.

Comment ça, de chez vous ? De chez vous ?

Vas-y maman, j'ai perdu la magane David.

Tch, tch, tch. T'as perdu quoi ? Mon étoile de David, je l'ai perdu.

Oh putain ! Allô, c'est moi.

Thierry, calme, calme, tu peux te la mettre.

Plus tard tu me laisses parler, oui ! On avait dit quel jour ? On avait dit

mardi. Mardi, on est quel jour là ? Alors tu te fous pas de ma gueule.

Mais non Thierry ! Thierry ! Non ! Mais qu'est-ce que tu me parles de tissu à

fleurs ? Mais je le prendrai pas ton tissu.

Mais... Attends, t'es un babou, quoi.

Non, je... Non, mais attends, attends. Tu me prends pour un con, là.

Dis-le. Non, mais dis-le.

Maurice, je te prends pour un con.

Attends, mais t'es con ou quoi ? Mais qu'est-ce que tu fous, là ? C'est de la

merde, ça. De l'âge fafa.

Même les solderies, elles en veulent pas.

Mais vous m'avez dit de charger le camion. Mais je t'ai dit de charger le

camion. Je t'ai dit de charger, mais pas avec ça. Avec ça.

Je suis désolé. Bah oui, je suis désolé. Bon, alors maintenant, tu m'enlèves tout

ça, et puis tu me charges ça. T'as une demi-heure.

On réussit des buts, enfin... Ça va ?

Ça va, ouais.

T'inquiète pas, on est tous passés par là, même lui. Mais il a oublié.

Comment tu t'appelles ? Je m'appelle Eddy.

Dove.

Hé, petit.

Tiens. Demain matin, 6 heures. Sois pas en retard.

C'est bien, petit.

Pas trop fatigué ? Ah non, ça va. Pas de problème.

Pardon, monsieur, s'il vous plaît.

Qu'est-ce qui se passe ici ? Tout est fermé, là.

Le Shabbat, c'est tout fermé.

C'est quoi ? C'est un Shabbat, on travaille par le Shabbat.

Et ça dure longtemps, ça ? Toi, t'es pas décidé, toi.

Non.

C'est super.

C'est super, ça.

Merci, Annie.

Alors, M.

Boisis, qu'est-ce que t'en penses ? Elle est pas belle, cette cam ? Si, elle est

bien. Tu m'en mets 10 pièces.

Prends-en au moins 30.

30, t'es gentil. Et si je me plante ? Tu donnes pas sa chance au produit.

Elle est de 40 et on n'en parle plus.

Ecoute, tu m'en donnes 30, mon petit, et je prends mes responsabilités.

Monsieur,

s'il vous plaît, vous allez où ?

Ben, je vais... je cherche quelqu'un.

Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Y a monsieur Benzaclem qui m'a demandé que

tu fasses l'ouverture demain matin. Eh merde ! Who's that guy ? Euh, yes.

Qu'est-ce qu'elle dit ? Qu'est-ce qu'elle dit ? Non, elle demande qui je

suis. Oh putain, tu parles anglais ? Ouais, un petit peu. Oh, c'est toi ! C

'est quoi déjà ton nom ? Comment tu t'appelles ? Edouard.

Edouard, il dit Liberty, il y vend.

Salut. Bonsoir.

Nice to meet you. Hi, nice to meet you. T'as dîné ? Non, non, mais là, il faut

que j'y aille. T'as dîné ?

Et la petite, qu'est-ce qu'elle mange ? What do you want to eat

? Just vegetables, please.

Simplement de légumes.

Vegetables, good.

C'est vrai qu'elle est bonne et mignonne comme tout.

Dis-lui qu'il y a des yeux qui sentent le cul.

Dis-lui qu'il y a des yeux qui sentent le cul. Je peux pas traduire un truc

pareil. Vas-y, ton Billy, ça lui fera plaisir.

Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit... Il dit que tu es très mignonne.

Ah, c'est bien.

Merci, toi aussi.

Putain, t'es salaud, c'est moi qui l'ai chauffé, merde.

Allez, avance.

Non, monsieur, c'est une soirée privée.

Mais monsieur, on est arrivé ensemble, monsieur.

Non, c'est bon, Lili, elle est avec nous.

Tiens.

Il y a de la biche ce soir, regarde ça.

Ah, merde ! Je te la laisse.

Vas-y, vas-y, prends-la, prends-la. C'est bon, j'ai compris.

C'est un problème, c'est un problème.

Ça va bien, je vais te présenter.

Ça va ? Ça va, Raffi, et toi ? Hein ? Raffi ? Eddy ?

Raffi, style mode.

Style mode ? C'est à cause du magasin. Viens, viens, assieds-toi, viens.

T'as qu'à passer à la boutique, parce que, la vérité, tu fais de la peine.

Non, c'est vrai, ton copain fait de la peine. Ouais, ouais, je sais.

Et ta copine, la grande blonde, elle vient pas ? Quelle copine ?

Ah mais non, c'est une amie arrivante.

Tu sais bien que moi, les jumeaux suédois, c'est pas mon truc.

D'autant que je sors, mais t'imagines la merde, il faut que je sorte ma langue.

Tu vois le mec là-bas, côté de Maurice ? C'est Serge Benhamou, c'est un ami à

moi. Il commence toujours ses phrases par « assieds-toi, tu veux gagner de l

'argent ». Ah merci, putain, c'est vraiment super.

Vraiment, tu me sors de... C'est quoi un coup ? Ah, génial.

Tiens, regarde les deux là-bas.

C'est Atiay Benchimoud, les plus gros clients du magasin.

Il dit qu'il s'est arrêté avec sa copine.

Voilà le champagne.

Salut, Monsieur Nii ! Monsieur Nii ! Comment ça va ? Moi, je suis Serge,

Serge Benhamou.

Enchanté. Viens, viens, viens, assieds-toi. Viens, viens, viens. Coupe

-toi un petit peu pour qu'on parle business. Viens, viens mettre la soie

là. Je te présente après, on va parler un petit peu de boulot, alors.

Comment ça va ? Ça va. Alors, comment ça, il parait que t'es de Fort Pignon ?

Oui. Dis-moi, tu veux gagner de l'argent ? Hein ? Tu connais Patrick Bruel ? Bon,

ça a très bon ami en moi, hein ? Pas vrai, Doc ? Dis-moi, c'est un bon ami.

Bien sûr.

On est en train de faire un parfum qui s'appelle le parfum Patrick Bruel. C'est

comment l'histoire ?

Hein ? Si tu veux rentrer dans l'affaire maintenant, c'est 25 barres.

Attention, parce que t'es un ami de Dove.

Dove m'a dit que tu voulais investir de l'argent.

Non ? Qu'est-ce que tu fais des signes par derrière, toi ? Mais putain, on s'en

est connus, merde ! On est en train de faire du business ! Hé,

toi, il est où, Maurice ? Ah, je ne sais pas.

Il va arriver, monsieur.

Sois gentil, je suis pressé. Montre-moi ce que vous avez reçu de nouveau.

J'ai pas que ça à faire, j'ai un maximum de taf, là.

Celui-là, c'est un top.

Celui-là, il fait un carton, en ce moment. Regardez.

Il bouge pas, il se croise pas. 60 degrés en machine.

La couleur, elle dit pas un mot.

Voilà, c'est superbe, ça.

Ça, c'est haut de gamme.

Non, décidément, je suis pas convaincu.

Et ça, c'est quoi ? Ça, là ? Ah non, ça, c'est pas à vendre, monsieur.

Qui t'a parlé de vendre ? Il est malin, lui. Montre-moi, déjà.

Ah non, non, c'est pas possible. Non, non.

Non, il est déjà vendu.

Non, non, touchez pas. Pas les plastiques, M. Benchimoul. Mais non, ça

se fait pas.

Ça a pas l'air terrible.

Mais la commande est prête. Ça part pour l'Allemagne, ça.

L'Allemagne ? Qui t'a acheté ça en Allemagne ? Non, je sais pas si vous

connaissez.

C'est M.

Attia. Quoi ? Vous avez vendu de la cam en beau-frère sans me prévenir ? C'est

pas sérieux, ça.

Il est où, Maurice ? Il se cache ?

On a une très belle flanelle.

Il n'y a pas de flanelle. C'est celui-là que je veux. Je veux ce tissu et rien d

'autre. Il n'y a aucune raison que vos frères aient été servis avant moi.

Si vous voulez, M.

Benchemoul, ce que je vous propose... Il n'y a pas de M.

Benchemoul qui tienne. Je partirai pas sans ce tissu. Tu m'entends ?

Merci. À la prochaine.

Même à un franc le maître, je lui prendrais pas son coton.

La vie de maman, elle meurt à l'instant.

On peut se faire du coup en or si vous marchez avec moi.

Arrête tes conneries, tu veux te faire des couilles en or avec Robert Partouche

? Ce mec-là, il a planté tout le sentier.

Rien qu'à moi, il me doit 12 bâtons.

Arrête, Serge, ça va les affaires, c'est sérieux, s'il te plaît. Il me doit 12

barres, je vous dis. C'est moi qui lui ai vendu son pas de porte.

Du jour au lendemain, cet enculé, il dépose pas le bilan avec mon oseille.

Tout à fait.

Je vais aller voir son frère, Prosper.

Le vendeur de merguez, là ? Quel enculé, celui-là aussi.

Tu sais combien il facture le sandwich merguez ? Vas-y, dis un prix, dis, dis.

12 francs. 18 francs.

18 francs.

18 francs un bout de pain rassis comme ça avec une saucisse.

Ça lui revient à quoi maximum, sans déconner ? 40 centimes ? Il se fait 17

francs 60 de bénéfice par sandwich. Tout ça au black. Tu veux pas finir ton

histoire, Serge.

Les mergueuses de Prosper, on s'en fout. Il faut voir la taille du sandwich. Tu

prends deux bouchées, tu te bouffes les doigts.

Je termine. Bon, je vais le voir à son kiosque, là.

Rue... Comment ça s'appelle ? C'est lourd ! Rue Richet ! Rue Richet. Et là,

sur qui je tombe ?

Envers en personne, oui monsieur, avec une banane comme ça.

Comment tu vas Serge ? Je suis content de t'avoir.

Quel bon vent t'amène ? C'est une tornade qui m'emmène en culée.

Comment tu vas faire pour me rembourser maintenant ? Une vie.

Et là il commence à prendre sa voix de miel de Tunisien de sa race.

Il s'approche de moi et me fait, écoute Serge, tu es mon ami.

Allez, allez.

Il me fait, tu es mon ami.

Je te dois 120 000 francs, la fruite à 8 francs, la saucisse à 12.

Avec un coca, ça fait 30 francs. Tu peux venir déjeuner chez moi quand tu veux,

pendant 10 ans.

Et le café, c'est moi qui l'offre. Eh ben, tu vois, il est réglo.

Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Je vais pas me taper pour 12 patates de

merguez. Moi, ce que je veux, c'est mon pognon ! Oh, Serge, calme-toi.

Il y a du monde, là. Dis-moi, Serge, comment ça se fait que Maurice Aflalo

ait encore offert une nouvelle caisse ? Et toi, tu as toujours ta vieille BM

pourrie. Hein, la putain de toi ? J'ai vu ça. Il s'est acheté la Z3, cet

enculé. Il peut ronder en concorde, je m'en tape.

Oh ! Ça va ? Qui c'est ? C'est Sandra Benzacum, la fille de ton patron.

Quel gâchis, j'te jure. C'est la vie de ma mère, ça me fait de la peine.

Franchement, quel suceur, il mérite pas.

Elle est belle, mais elle est trop grosse.

Trop grosse ? Il est ouf, lui, ou quoi ? Hé, bien sûr, tu vas pas te garer avec

ça dans le Paris à creuse du capot.

Bourricot.

Tu sais que Ben Shemoul, c'est un client à Maurice ? Alors, non seulement t'as

piqué un client à Maurice... Non, c'est lui qui a insisté.

Laisse-moi parler.

J'ai dit, non seulement t'as piqué un client à Maurice...

Tu étais au café.

En plus, tu lui as vendu le tissu qu'il gardait pour la solderie.

Je croyais que ce tissu, vous vouliez... Combien ils t'ont donné à la solderie ?

6 500 en taxes ? 6 500, oui.

Qu'est-ce que je lis là ? 175 000 ? 175 900.

Je lui ai fait un prix.

175 900.

Il lui a fait un prix.

Maurice fait pareil.

Je peux pas te garder dans l'entrepôt.

Tu respectes pas les règles ! Ecoutez, monsieur, je suis désolé.

Mais par contre, je t'engage demain à la boutique comme vendeur.

C'est bien, petit, t'apprends vite.

Sans recul, Boris ? Sans recul.

Tu fais attention, tu mets les pieds avec ce mec-là, parce que c'est pas à

tendre.

Maintenant, on va chez Raph.

Quoi, Séraphie ? Maintenant que t'es vendeur, il faut que ça se voie.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Voilà.

Enfilez ça, vous allez voir.

Non, je ne vais pas mettre ça.

Ah ben oui, ça va avec.

J'ai fait le même pour Patrick Bruel.

Allez-y.

Extra.

Très, très bien.

Ça fait trop mal.

C'est les tendances de cette année, c'est comme ça.

Oui, mais il est trop petit, quand même.

Pour moi, il est beaucoup trop petit.

C'est vrai qu'il est un peu plus carré que Bruel, ton copain.

Je veux bien bleu marine. Bon, Karine, tu vas chercher un 54 en bleu marine ?

Il y en a un derrière.

Oui, bien sûr.

Attends, Karine, je vais aller avec toi.

Ça va ? Tip-top. Ça fait bizarre, le gilet blanc. Impeccable.

C'est comment votre nom déjà ? Edi.

Edi Vuibert.

Vuibert ? Mais c'est pas séfarade ça ? Non, non, non.

Ah, vous êtes ashkénaze, j'ai vu tout de suite que vous étiez... Non, non plus,

non plus.

Non plus ? Mais quoi, vous êtes pas juif ? Ah si, pardon.

Si, si, je suis juif, oui.

Vous êtes ashkénaze, c'est bien ce que je disais.

Voilà, voilà. Non mais c'est parce que j'ai pas compris.

Oui, Vuibert c'est... Vuibert c'est Vébert, c'est pareil, c'est la même

chose, c'est comme Bansar. Oui, c'est pareil.

Ben, Sarlov Talmo, vous connaissez ? Non.

Il s'est pris un nom de pathos.

Un nom de pathos ? Le cateau.

Il se fait faire genre bon français, mais en réalité, il s'appelle Ben Saïd.

Karine, ça vient, oui ? C'est bon, je l'ai ! Qu'est-ce qu'il fait, ce soir ?

Je sors avec Rafi. Comme ça, vous êtes ashkenazes.

Il n'y en a plus beaucoup ici, maintenant, c'est les séfarades qui sont

installés là.

C'est pas grave.

Mais encore une cravate à carreaux, y'a que des carreaux. C'est la mode. Les

pâte-toits ou les trucs comme ça, c'est... Je voulais te demander, est-ce

qu'il y a des pathos dans le sentier ? Non, tu rigoles.

Ils tiendraient pas de moi, les pauvres.

Je connais un Arménien, Marc.

Mais bon, tout le monde le prend pour un juif.

Ah oui ? Bah oui, c'est pas marqué sur son front qu'il égoye. Bah oui,

évidemment.

On va où, là ? On va chez ma mère. Tu vas pas rester tout seul pour Shabbat,

quand même.

Shabbat ?

Ah non, non, voilà.

T

'es chez toi,

ici. D'accord ?

Amen.

Ecoutez, il est super.

Il est vraiment super.

Il est vraiment...

Parcours... À tard.

En tout cas, c'est vachement sympa chez vous, vraiment.

C'est super.

Ça

sent

drôlement bon, en tout cas.

Ah, d'accord.

Merci.

Merci. Et votre nom à vous, c'est quoi ? Eddy.

Eddy Wüber.

Wüber ? C'est juif ? Oui, Wüber, c'est Weber.

C'est la même chose, en fait. C'est comme Ben Saïd.

C'est pareil, c'est Ashkenaz.

Vous connaissez Ben Saïd, le dentiste ? Vous connaissez pas ? Parce qu'en fait,

son vrai nom, c'est pas Ben Saïd, c'est Bansar qui s'appelle.

Quel Ben Saïd, le dentiste ?

Hubert, c'est juif, alors ? Bien sûr que c'est juif, si Edi est juif. Son père

peut ne pas être juif.

C'est des choses qui arrivent, malheureusement.

Il est juif, votre père ? Mon père est mort.

C'est malin, mon pauvre garçon.

Les liédov aussi, ils ont plus leur père.

Mais votre mère, Mskina, la pauvre, vous auriez dû lui dire de venir à la maison.

Elle est morte aussi.

En fait, ils sont morts les deux. Ils sont morts tous les deux.

Simon, tu arrêtes de faire des boulettes, c'est péché.

Maman, arrête de me resservir sans arrêt, s'il te plaît.

Vous avez vu comment il me parle, ce Hema ? Il sait pas la chance qu'il a d

'avoir encore sa mère, lui.

Tu voudrais être orphelin comme ton ami, c'est ça ? Ça doit vous paraître

bizarre, mais ici, on est très strict.

Par exemple, le Shabbat, on prend pas la voiture, on allume pas la télévision, on

se consacre à des choses beaucoup plus spirituelles. Vous comprenez ? Bien sûr,

oui.

Écoutez, je suis désolé, mais il y a... Il y a un malentendu, là.

Je suis pas... Vous n'êtes pas pratiquants, c'est ça ? On avait deviné,

vous savez. C'est pas grave, hein. On peut pas se gêner pour ça.

Enfin, laissez-le, c'est quoi, cet interrogatoire-là ? Enfin, à chaque fois

qu'il y a quelqu'un qui vient à la maison, c'est le même cirque.

Dites-moi, vous connaissez cette histoire ? C'est une dame, elle est sur

la plage... Simon, t'arrêtes de jouer avec les bougies, c'est péché !

Elle court, elle est sur la plage, elle est en larmes.

Je me méfie de ses blagues. Maman, écoute, ça te concerne.

Elle crie, au secours, au secours, il y a mon fils avocat qui se noie.

Il est gracieux.

Il est gracieux.

Guigui, regarde ton fils, il a allumé la télévision.

Mon Dieu, qu'est-ce que tu fais ? Je t'avais dit de t'occuper de lui.

Qu'est-ce qu'on va faire ? On va la laisser s'allumer jusqu'à demain soir.

Robert ! Bah quoi ? C'est pas interdit.

Elle est déjà allumée.

Présente-moi.

Allez,

viens.

Bonjour, Mathieu.

Tiens Sandra, ça va ? Tu connais Eddy ? Il travaille au magasin.

Bonjour. C'est vous le fameux Eddy ? Mon père parle que de vous.

Il faut que j'y aille.

J'étais ravie de vous rencontrer.

Moi aussi.

Si vous voyez Maurice, vous pouvez lui dire que j'ai pris un taxi ? Problème.

Merci.

C'est une affaire en or, c'est pour ça que j'ai pensé à toi. Écoute, tu mets

ton nom à la place de la marque, t'écris rapistilement dans les tons. Serge,

passe-moi la clé de ma caisse, vite.

Ma caisse ? Mais t'es fou ou quoi ? Y'a que moi qui sais la conduire. Non mais,

je t'en supplie, tu me sauves la vie.

Eh merde.

Bon, eh, qui fait super gaffe, elle est hyper fragile, hein. C'est la BM grise

qui est devant la porte. Je te la ramène tout de suite. Eh, tu passes par la

portière passager ! Tu peux mettre un petit peu d'essence ? Je peux vous

raccompagner ? C'est sur mon chemin.

Vous savez où j'habite ?

Et merde, j'ai oublié de lui dire pour les freins, là.

Ah, alors tu m'apprends un verre ? Ben ouais, tiens, t'as qu'à prendre ma

coupe, comme ça tu vas lire de mes pensées.

Je vais pas prendre un verre plein.

Et t'en veux un vide, tiens.

Suis-moi, merde, oh.

Oh, merde ! C'est la première fois que tu vois une voiture ? Non, non, non,

mais je comprends pas ce qui se passe.

Essaie plutôt celle-là, non ?

Je suis désolé, je vais vous demander de... Je dois passer par là parce que la

portière est bloquée.

Je suis désolé.

Au revoir, merci quand même.

Putain, je t'ai cherché partout, qu'est-ce que tu fous ? Non mais... Bon,

mène-toi, on se tire.

Quoi, on va où ? Bon, à tout de suite.

Dis-moi, Muriel, la copine de Karine, elle te plaît ? La brûle, là ? Non,

parce que je t'explique, Karine et moi, on doit se casser, parce qu'elle doit

passer la nuit avec Muriel à cause de Rafi, t'as pas compris ? J'ai rien

compris. Bon, laisse tomber, tu m'attends dans la voiture, je m'occupe

de tout.

Bon, bah, qu'est-ce qu'ils foutent ? Je sais pas, moi.

Sur ma vie, c'est toujours la même chose avec eux.

J'en ai marre.

Serge, mon frère, faut que je te parle. Tu vas me rendre un grand service.

Quoi ? J'ai besoin de les clés de la villa de Patrick.

Non, non, non, non, non, non, non, non, non. Allez ! Attends, déjà la dernière

fois, moi, j'ai foutu le bordel. Non, non ! Mais sur la vie de ma mère, on

touche à rien.

Arrête tes conneries, vous faites chier.

Si jamais il apprend, il me tue.

Qu'est-ce que c'est ? Tu rends pas un service à un ami ? T'es un chien ou quoi

? J'ai l'héritier, tu me déçois.

Putain ! Tiens, va.

Merci, je t'adore.

Eh, attends, attends, eh ouais, attends.

C'est qui ? C'est Léa, d'ailleurs.

Tu fermes ta gueule ? Ouais.

C'est Karine.

Karine ? Karine Benchetrit ? Enculée et rapide. Ouais, on s'en bat les couilles.

Bon, faut que j'y aille.

Bon, ben attends, je vais vous raccompagner.

Non, c'est pas la peine. Reste avec tes amis, amuse-toi.

Tu sais, faut que je parle avec Muriel, elle est pas très bien. Ah ouais ? Bon,

ben je t'appelle demain.

Non, moi je t'appelle.

Bon, alors bisous.

Au revoir, mon cœur.

Au revoir.

Elle rappellera demain.

Pas pressé quand même, on n'est pas à la chaîne.

C'est pas trop tôt.

Putain, je crois qu'il me lâcherait jamais. Vas-y, démarre, on est

partisaniers ! Elle est bonne, hein ?

Qui c'est, ce

Patrick Abitbol ? C'est le cousin de Serge, il est en Israël.

Comment tu la trouves, sa baraque ?

Classieuse, non ? Superbe, superbe.

Mais je croyais qu'il avait fait faillite. Faillite, tu rigoles ? C'est

les banques qui ont fait faillite, il les a plantées.

Maintenant, il a assez de blé pour être entier toute sa vie.

Alors, les filles ? Tu viens de baigner ? Ouais.

Pourquoi bien ? Elle

vient, elle dit ça à qui ?

Lady, oh, Lady, réveille-toi.

Réveille-toi.

Quelle heure il est ? Six heures.

Oh, putain. Allez, mène-toi le cul en t'attendant dans la voiture.

Oh, putain.

T'as pas envie d'aller plus loin avec elle ? Avec Karine ? Non, tu rigoles.

Elle est gentille, mais bon, le mariage, c'est pas encore mon truc.

Karine, elle en pense quoi, elle ? Y a pas de malaise.

Tu sais, c'est plutôt cool pour elle. D'un côté, y a le magasin, l'oseille qui

rentre tous les jours, de l'autre, elle s'éclate.

De quoi elle pourrait se plaindre.

Tu sais, je voulais le demander pour son nom.

Arrête tout, t'as aucune chance. C'est une princesse. En plus, elle est dingue

de Maurice.

Laquesta, fais pas la gueule. T'as oublié qu'il tient ou quoi ? Moi, c'est

à qui je suis ? Eh ben, t'es un enculé de vendeur.

Tiens, moi, mais tiens.

Ça, c'est pour toi.

Merci, hein.

Tu sais que j'ai fait un carton avec ton stretch ? Je le dis toujours, monsieur

Baptiste. Il faut toujours donner sa chance au produit.

Eh oui.

Écoute, si un jour tu veux qu'on travaille ensemble, disons directement,

tu m'appelles.

Pourquoi pas, si Dieu veut.

Guido,

on a fait cette partie.

Écoute, Victor, j'arrive, non ? Eddie.

Viens, mon fils, viens.

C'est vraiment gentil de nous accompagner, Ellie. Mon nom, c'est

Eddie, madame.

Excusez-moi.

Et vous partez où, si c'est pas indiscret ? A Miami.

Ma soeur habite là-bas avec son mari.

Alors, comme ça, vous êtes un garçon sérieux et travailleur.

Je sais pas.

Faut demander ça à votre mari. Vous avez une petite fiancée ? Ah non.

Ben quoi ? Il est très, très mignon.

Je vous l'excuse, il n'y a pas plus indiscret que ma mère.

Et parce qu'elle croit que je vous drague.

Je vais vous dire, Elie.

Faites ce que vous voulez.

Mais surtout, ne nous ramenez pas une goye. C'est tout ce qu'on vous demande.

Bien sûr, madame. Je suis entièrement de votre avis. Tu peux t'arrêter là, s'il

te plaît ? Je vais descendre. Je comprends pas. Vous n'allez pas à l

'aéroport ? Ah non, non, moi je pars pas. J'ai un cours très important à la

fac.

Ça va, Clémy ? Comment vas-tu ? Ça fait longtemps.

Salut.

Qu'est-ce qu'il y a ? Faut que je te parle. Viens, je te présente.

Faut que je te parle.

On se voit tout à l'heure.

Qu'est-ce que tu veux encore ? On peut faire un malheur.

Il suffit d'avoir des couilles pour ça.

On se fait pas assez doser chez Benzacum ? Tu veux te mettre des responsabilités

sur le dos, c'est ça ? Profite un peu, amuse-toi. Tu comprends pas que c'est

maintenant ou jamais. Si c'est pas nous, c'est d'autres qui vont le faire.

Tant mieux pour eux.

On va rester des petits vendeurs à la com toute notre vie ? Il faut qu'on

monte notre boîte, il faut qu'on monte plus haut.

Ça va, je vois où tu veux monter plus haut.

Non, parce que si tu veux frimer la fille Benzacum, laisse tomber les pas

pour toi. Mais non, mais n'importe quoi, aucun rapport, aucun rapport.

T'es un fou furieux. Dove, écoute-moi, marche avec moi.

Oh, regarde.

Quoi ? C'est pas la caisse de Maurice, hein ? Hein ? Oui.

Eh ben alors, viens, on va rigoler.

Ça va, voilà, on arrive, voilà, on est là.

Ça vous arrive souvent de vous garer comme ça ? Vous êtes des grands malades,

vous !

Non mais ça va monsieur, excusez-nous, on s'en va.

Excusez-nous, on pensait pas rester, y'a que des tons dans la boîte. J'm'en fous

! Ça fait une heure qu'on attend à cause de vos conneries ! Calme-toi Georges ! Y

'a pas de Georges ! Mais ça va, oh oh, faut se calmer monsieur.

C'est pas grave monsieur, c'est pas grave, on s'en va. Oh, t'entends ? T

'entends ? Oh putain, j'adore, j'adore ce morceau.

Ça c'est bon. Ça c'est bon.

Qu'est-ce que vous foutez de ma gueule là ? Ça c'est bon. Deux minutes, on

revient.

Attends, je le crois pas, il se fout de ma gueule, là.

Attends ! Enculé ! Pédé ! Je vais en faire une machine à coudre de ta caisse

de merde ! La batte.

La batte.

Je suis pas loin, je suis rendu.

C'est chaud, hein ? Oui, c'est chaud.

Dis-moi, il y a un mec qui tourne autour de ta voiture depuis un moment, tu

devrais aller le voir. Ah bon ? Tu bouges pas ? Dépêche-toi, parce que le

type, il va pas la mettre.

Sincèrement. Regarde-moi.

Sous-titrage ST'

501

Oh, Eddie.

Bonjour.

Bonjour.

Ben, entre.

Je suis contente de te voir.

Tu sais, je suis vraiment désolée pour l'autre jour.

Tu sais, ma mère a appelé de Miami. Je sais pas ce que tu lui as fait, mais

elle t'adore.

Ah bon ? Dis donc, Eddie.

T'es venue pour moi ou pour ma fille ? Oh, ben, je vous laisse.

Assis-toi.

Elle est belle, hein ?

Et puis elle a du caractère, comme sa mère.

Tu vois, mon garçon, ce qu'il y a d'important dans la vie, c'est pas les

affaires, c'est pas l'argent.

C'est la famille.

Moi, je voulais vous proposer une affaire.

Ben vas-y, n'aie pas peur.

Non, mais j'ai pas peur.

Ça fait déjà quelque temps que j'y pense.

Et je trouve que c'est dommage de continuer à travailler comme on le fait.

C'est vrai, vous nous dites toujours...

Aujourd'hui, la mode, ça ne dure plus deux ans comme avant. Il faut aller

vite, plus vite. Il faut réagir au quart de tour, tout le temps.

D'accord.

Alors, souvenez-vous le léopard.

Le léopard, le temps qu'il arrive chez nous, on ne sait pas pourquoi la mode a

changé, on est passé à l'écossais.

Résultat, on s'est trouvé avec un stock infourgable de léopard et on a raté l

'écossais. Ça ne va pas.

On ne peut pas continuer à travailler comme ça.

Ça veut dire qu'il faut trouver un système, il faut trouver un moyen de

raccourcir le circuit.

Je pense que si on arrive...

à imprimer à la demande du client chez nous, enfin chez vous.

On livre en 48 heures, c'est bon.

Rendez-vous compte, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il n'y a plus de

problème de stock, plus de problème de délai, plus de problème de livraison.

Ça réduit considérablement tous les problèmes de trésorerie.

Dans ce système, il va falloir qu'on... qu'on achète des machines.

C'est le problème.

Faut investir, quoi.

Déjeune, t'as des idées ?

C'est bien.

Mais moi, ça fait 40 ans que je suis dans le business.

Et aujourd'hui, aucune banque ne me refuse un crédit.

Je sais, bien sûr.

Tu sais.

Vous m'avez pas compris, M.

Benzakem. Excuse-moi, je t'ai pas compris, je suis vieux ! Heureusement

que t'es venu ! Qu'est-ce que je ferais sans toi, Eddy ?

Et

alors ? Alors rien, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je suis parti, moi.

En fait, t'es un malade ou quoi ? Mais personne parle aux vieux comme ça.

Mais qu'est-ce que tu crois ? Écoute, écoute-moi, écoute-moi.

Tu sais comme il pèse, ce mec ? Il a des intérêts partout dans le sentier,

enfin... Alors, Eddy ? Ah.

Parait que t'as plaqué.

Ah, dis-donc, t'as vu ? C'est très vite.

Ouais, tu vas enfin retrouver tes clients.

T'as raison, la vérité, j'aurais dû faire la même chose.

Tu sais que, si t'as besoin de quoi que ce soit, je suis là.

T'as vu ? Dov, il faut qu'on monte notre boîte.

Enfin, il faut du blé pour ça.

Tu peux pas monter une boîte du jour au lendemain comme ça ? Tu sais comment il

fait, Benzacum ? Il a des banques derrière lui. Non, je parle pas de

Benzacum, je t'en prie. Non, non, je te jure. Non, non.

Il rentre pas dans l'affaire. Il comprend plus rien au business.

Tout, ça va, c'est bon.

C'est bon ? C'est bon, battu.

Tu rêves ? Tu tiendras pas une saison ? Est-ce que tu crois que je vais laisser

tomber ? Jamais.

Dov, si on part à deux ?

Combien tu peux mettre ? Ah non, compte pas sur moi.

J'ai promis à ma mère que j'achèterais un appart.

Elle rêve de finir ses jours sur la côte. La pauvre, je vous donne bien ça.

Je suis déjà sur un bon plan.

Il y a du liquide qui va rentrer.

Il faut juste que j'amorce la pompe et après, les banques, elles vont suivre.

Non, sérieux, je peux pas risquer de me retrouver sur le carreau.

Moi, j'irai pas au-delà de 200 000, 500.

Et attention, si mon père le sait, il me tue. Ça va, t'inquiète pas, ça baigne.

Il y a un os, un gros.

Le client va forcément savoir d'où vient la cam.

Et partout, je dis, il doit de l'argent à tout le monde, ici. Non, mais qui te

parle du sentier ? Oui, nous, Baptiste, l'orital.

Mais t'es malade, c'est un client de Victor.

Je suis plus chez Victor, moi.

Oui, Baptiste, quand même. Il marche avec nous, il est d'accord sur 30 000

piastres. Le problème, c'est qu'il veut la cam dans une semaine.

Quoi, quoi ? Mais attends, mais c'est n'importe quoi.

Même les Turcs, ils fabriquent pas aussi vite.

Oh, tu peux pas t'arrêter deux secondes quand je te parle, putain ?

Venez, venez. C'est pas des sims.

Des tyrans, j'ai pas confiance. Ils sont bizarres, ces mecs.

Non, ça va, t'inquiète pas.

Voilà.

Ce qu'il nous faudrait, c'est que vous nous fassiez 30 000 pièces comme ça. 30

000. La même chose.

Il faudrait 30 000 pièces comme ça dans 3 jours. Dans 3 jours. Pareil,

identique.

Merci. Merci.

Merci. Merci.

Arrête, j'ai pas le temps.

Quoi ? Raffi ferme pas avant 8h.

Allez, viens.

Moi, à ce moment.

Putain, tu me fais bander.

Je te jure. J'ai pas envie de vivre.

Oh là là, qu'est-ce que t'as aujourd'hui ? Je

vais quitter Raffi.

Pourquoi tu dis ça ? T'es folle ou quoi ? Je suis enceinte, Dove. Quoi, enceinte

?

Enceinte. Tu sais pas ce que ça veut dire ? Non, mais bien sûr que non que t

'es pas enceinte.

C'est quoi ces conneries, là ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu crois que c'est de moi, c

'est ça ? Je crois rien du tout, j'en suis sûre.

C'est la meilleure, ça. Comment tu peux être sûre ? Tu te rappelles le samedi à

l'hôtel quand mon diaphragme, il... Quoi ? Qu'est-ce que c'est que ces histoires

de diaphragme ? J'en ai rien à foutre de ton... Putain, mais si il y avait un

risque, il fallait me le dire, c'est tout ! J'aurais fait gaffe, moi, OK ?

Oh, ça arrive, c'est tout ! Qu'est-ce que tu crois que je l'ai fait exprès ?

Non, mais...

Tu peux pas me faire ça, Karine. Pas à moi, t'as pas le droit.

Je t'avais prévenu, je te l'avais dit.

Allez, viens.

Touche pas, tu me dégoutes. Pourquoi je te dégoutes ? Allez, viens.

Putain de merde, là, ça va.

J'ai rendez-vous avec René les yeux bleus. Je viens de parler à Maurice.

Maurice est à Flaloux.

Voilà,

j'ai une grosse commande qui va être payée en liquide.

Je vous rembourse dans une semaine.

Est-ce que vous avez besoin de garantie ? Tu es un ami de Maurice ? Ça me

suffit.

Marco, tu donnes du thé à mon ami ? Non, ça va, je vous remercie. C'est sûr ?

Non, vraiment.

Vas-y, recompte.

Une semaine.

Do ! On va se faire des couilles en or.

Do !

C'est pas la fin du monde.

Un bébé, ça se décide.

Pourquoi elle me fait ça à moi ? J'ai toujours été cool avec elle.

Elle va pas le garder.

C'est une folle.

Ça veut dire que de toute façon, elle me met dans la merde.

Elle veut même aller voir ma mère.

Arrête de paniquer.

Elle joue de sa partie, c'est normal.

Si tu veux qu'elle fasse.

Qu'est-ce qu'on y a préparé ? Je suis chauffé de la p'tite fifi, celle avec

les gros seins.

Ça va pas vous délirer ou quoi ? C'est un trave.

C'est un trave, il a une glotte.

Arrête tes conneries ! Tiens, tiens, leve-la, leve-la ! Il est là, il est là

! Patrick ! Yalla ! Patrick

! Yalla, yalla ! Yalla, yalla,

yalla ! Regarde comme il est beau, il a pas changé ! Plus beau que jamais !

Attends, je rêve, tu commençais à vendre du V. Mais non ! La vérité, c'est bon de

vous voir.

Attendez, il faut que je vous présente.

Éphir is my friend.

Serge, Raffi et Yvan.

Éphir, ma fiancée.

Bonjour.

Raffi, enchanté.

Hi.

Aïe, aïe, aïe.

D'où tu viens ça ? D'Israël, qu'est-ce que tu crois ? On s'est rencontrés à

Haïfa, le coup de foudre, hein, chéri ? Petit bisou.

Vous voulez que je prenne vos bagages, là ? Mais laisse béton, elle parle pas

français. Je te dis que je rencontre Dieu en Israël.

T'as vu ça ? Ils bossent comme des dieux, ces mecs.

Très bien, dépêche-toi de les payer. Je te jure, je préfère encore les tueurs.

Super.

Attends, attends, attends.

Y a pas de fermeture éclair ? Quoi ? Oh non, ils ont oublié les fermetures

éclair, je ne crois pas.

Non, t'as oublié la fermeture éclair ? T'as pas dit Jeep ? Qu'est-ce qu'il dit,

là ? Non, non, je sais pas. Attends, la fermeture éclair, tu l'as oublié ? T'as

pas dit Jeep ? Donner argent. Non, pas argent, pas argent. Il me faut le zip,

tu comprends ça ? T'as pas dit Jeep ?

Non, non, il n'y a pas besoin de dire zip. C'est normal qu'il y ait un zip sur

un blouson. Un blouson, ça a toujours un zip. C'est normal.

Arrête de me prendre pour un con, hein.

Il nous faut les zips pour ce soir.

T'as compris ? Capiche ? Attends, Eddy, il y en a un qui me regarde bizarrement.

Alors donne-leur ce qu'ils veulent pour les zips et on se casse, d'accord ? Non,

mais pas question. J'ai pas blessé l'enculé, non ? Sinon, hé, j'ai tout

misé dans cette affaire, moi.

Tu nous fais chier, Eddy. Donne-leur ce qu'ils demandent et on se casse.

Soyez prudents sur la route.

J'ai toute ma vie là-dedans.

Ne vous inquiétez pas. Je vous appelle à l'arrivée à Turin.

Bien joué.

Jamais je n'aurais cru qu'il montrait ses fermetures avec l'air.

Champion du monde.

Je suis sûr que c'est un top, ce chauffeur.

Qu'est-ce que tu fais ? Tout se fait bien.

Tu connais les filles ? Non. Tu ne les connais pas ? Non.

Enchanté.

Dis-moi Patrick, il y a un truc qui m'échappe là.

Comment t'as fait pour bosser avec les Américains en parlant l'anglais pareil ?

Attends, je t'explique moi. Quand je parle anglais, c'est pas pour vendre, c

'est pour acheter.

Alors crois-moi, tout le monde me comprend.

Qu'est-ce qu'il y a ? Viens, on va boire un verre.

Tu sais que je monte ma boîte ? Oui, je sais.

Bravo, d'ailleurs, mon père décolère pas.

En tout cas, je te souhaite bonne chance.

Merci.

Ça va pas être facile, mais je pense que ça en vaut la peine.

Je vais pouvoir enfin te regarder sans voir la fille du patron.

Ah oui, et ça change quoi, ça ? Tout.

T'en as parlé à Rafi ? Je suis assez grande pour savoir ce que j'ai à faire.

C'est bien ce que tu m'as dit l'autre jour, non ? Je voulais simplement que tu

saches que... Enfin... Si t'as quoi que ce soit, je veux dire... Je réglerai

tous les frais.

C'est remboursé par la sécu.

Ça m'étonne qu'un type dans ton genre sache pas ça.

Karine, arrête, arrête.

C'est aussi difficile pour moi que pour toi.

Ça va, lâche-moi maintenant.

Réponds-moi alors.

Qu'est-ce que tu comptes faire ? Tu veux savoir si je te ferais chier ? T

'inquiète pas, tu peux aller dormir tranquille chez ta mère.

Ça va, tu t'amuses bien, on dirait.

Laisse-moi.

Qu'est-ce qu'il y a encore ? C'est très bien de quoi je parle.

C'est parce que je parle avec Lily, c'est ça ? Mais ça fait 15 ans qu'on se

connaît.

Mazel Tov.

Est-ce qu'elle t'a proposé de faire un tour en voiture ? Parce que tu savais

pas, il paraît qu'elle adore se faire sauter dans la manio des mecs. Mais

arrête de déconner, c'est une religieuse, écoute.

Ah ouais.

C'est une garantie.

Tu fais ce que tu veux, j'en ai rien à foutre.

Attends, qu'est-ce qui me prend la tête, là ? Ça fait une heure que tu te donnes

un spectacle devant tout le monde et tu me fais la morale ? Ça va pas ou quoi ?

Non mais fous-moi la...

Tu plaisantes ou quoi ? J'ai pas. J'ai pas, j'ai pas, j'ai pas.

Arrête, Serge.

Sans déconner, cette fois, c'est sérieux.

30 000 ? Ils me foutent dehors, tu comprends ? C'est pas pour moi, c'est

pour mes parents.

Mon père est à moitié aveugle et ma mère, tu la connais, la pauvre.

Il compte sur moi, tu comprends ? Sur un tora, je peux pas, Serge. Je viens de

refaire le restaurant.

Je suis pendu sur 15 ans.

15 ans, t'entends ? Pourquoi tu demandes pas à Patrick ? C'est ton cousin, non ?

Alors, qu'est-ce que tu me casses les couilles, Serge ? Ah, thank you, One.

Tu en veux ? Je veux bien, oui. Tu te rends compte ? Il a fallu que j'aille en

Israël pour amener une pathos.

Enfin, elle va se convertir. Hein, chérie ? Parle lentement.

I don't understand.

J'ai déjà contacté un rabbin.

Seulement, ça prend des années.

Qu'est-ce que tu penses ? Faut que je me marie tout de suite avec elle ou faut

que j'attende qu'elle se convertisse ? Pourquoi c'est si important que ça ?

Enfin, je sais pas, mais... Non, mais si tu l'aimes telle qu'elle est, pourquoi

tu veux la changer ? T'as raison.

Si ça se trouve, elle serait juive, je la garderais même plus.

Après tout, c'est sur la terre promise que je l'ai trouvée, non ? C'est un

signe, ça, non ? Je sais pas.

Peut-être, oui.

Je pense qu'il est milliardaire en dollars, qu'est-ce que c'est pour lui

trente mille balles, se déconner ? Des pois chiches dans le couscous. Mais il

parle pas d'argent tout de suite.

Tu le connais, flatte-le d'abord, il adore qu'on lui dise qu'il est plus

fort. T'as raison, il faut y aller en souplesse.

J'aime bien du monde ! C'est ça, mets-le en confiance, après il donnera tout

ce que tu voudras.

Si tu comparais par contre c'est fichu.

Ça, c'est de la danse.

La vie de Tata ? La vie de Tata.

Viens ! Venez ! Viens ! Viens ! Viens

!

Bouge ! Bouge ! Bouge !

Au moins une petite coupe, s'il te plaît. Patrick ! Elle est vraiment top,

ta fête. Vraiment !

Alors comme ça, il paraît que Hostet, c'était le roi.

Qui t'a dit ça ? Tout le monde. Et ici, on parle que de toi. T'es un exemple

pour nous.

Gentil.

Patrick. Hein ? La vérité, j'ai quelque chose à te demander. Figure-toi que moi

aussi, j'ai quelque chose à te demander.

J'ai besoin d'un conseil, d'un conseil d'ami.

Ah.

Écoute, Serge, j'ai 35 ans.

Bah, au Hachem, j'ai bien réussi dans les affaires.

Côté gonzesse, je crois qu'on peut pas avoir plus niqué que moi.

Mais t'as niqué les plus belles, Patrick, sur ma vie.

La vérité, c'est que j'en ai marre.

Je sais pas si je vieillis ou quoi, mais depuis que j'ai rencontré Effie, je

pense autrement.

Ah, Effie, c'est une gracieuse, hein ? Dis-moi, tu crois que je fais une

connerie de l'épouser ? Dis-moi franchement.

C'est une blague.

Pourquoi ? Mon frère Patrick, tu m'as pas épousé une patosse ! Tu vois,

là, Serge, tu m'as déçu.

Mais alors beaucoup déçu.

Yvan ! Yvan ! Alors, alors, alors ? Ça n'a pas marché, il m'en veut un mort.

Ecoute-moi, tu sais ce que tu fais ? Tu lui redemandes la semaine prochaine, il

aura tout oublié, c'est pas grave ! Mais quoi une semaine ? Mais je peux pas

attendre une semaine ! Ça te retarde, ils vont nous expulser, tu comprends ?

Mais pourquoi tout tellement ? Qu'est-ce que je vais faire ? Mais pourquoi tu t

'affoles comme ça ?

On s'est fait baiser.

Quoi ? La cam, on se l'est fait tirer sur l'autoroute.

Oh putain.

Attends, attends, qui t'a prévenu ? Il y a le chauffeur.

Il bouffait, enculé, il a rien vu.

Il vient de m'appeler, là.

Quoi, il a parté plate ou pas ? Rosemont-Penaud, t'es fou, quoi. Comment

ça, Rosemont-Penaud ? Mais quoi ? Mais attends, mais qu'est-ce que tu veux

déclarer ? On a tout fait au black, la cam, elle existe pas !

On l'a dans le cul, j'te dis ! Pas d'assurance, ma cash ! Mais qui, putain,

qui ? J'en sais rien, moi, ça peut être n'importe qui ! Un mec que partout j'ai

fait marron, partouche lui-même, les Chinois, les Gitans, les Rita, les...

Laisse tomber, ça arrive tous les jours, des plans comme ça ! Attends, t'as

oublié quelqu'un, là ? Qui t'a permis d'entrer ? Victor, on m'a volé ma

marchandise. Qui a fait ça ? Quittez pas venir chez moi me poser des questions.

Non, non, non, je veux ma marchandise, c'est tout !

C'est le seul moyen que t'aies trouvé pour me remercier, de me piquer mes

clients. Quoi, quoi, piquer ? J'ai rien volé du tout, moi. Tout le monde

travaille avec tout le monde, ici.

C'est le business.

Le business ? Tu vois, petit, t'aurais pu devenir quelqu'un à mes côtés.

Au lieu de ça, tu vas repartir comme t'es venu. Une main devant, une main

derrière, à poil.

Les petits cons qui veulent aller plus vite que la musique, ben, ils se cassent

toujours la gueule.

Alors, Deauville, Courchevel, les gourmettes, ta belle-monde, tout ça, c

'est du pipeau.

Tu comprends ? T'es pipo.

Tu croyais plus malade.

J'ai pas dit mon dernier mot.

Ah, bah tant mieux.

T'as rien à perdre, moi.

Lévenard a dit, René te fait une fleur, t'as une rallonge de 24 heures.

Voilà. Je peux pas faire plus.

Maurice. Désolé, vieux.

Et même 50 000, je peux pas. J'ai un contrôle fiscal.

Je sais pas si tu réalises, mais en plus, ils veulent me coller un ABS,

alors... Quoi, un ABS ? Abus de biens sociaux.

À cause du cabriolet que j'ai acheté à Karine, sa race.

Tu comprends ? Ouais, ça va, j'ai compris.

Eddie ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Ton père t'a rien dit ? Ben non, pourquoi ? Tu vois, il me donnait une

saison pour que je me casse la gueule, tu vois ? Faut croire que c'était trop

long. Attends, qu'est-ce que tu racontes ? Mon père a toujours eu de l'estime

pour toi ? Tu vois, finalement, ça lui a réussi, hein, Maurice ? Un jour, il

dirigera la boutique.

Puis peut-être que ton père le laissera t'épouser.

T'es vraiment trop con.

Sandra, écoute-moi, écoute-moi.

La vérité, c'est que vous laissez aucune chance à des gens comme moi.

Tu crois que ça a toujours été facile pour nous ?

Quand mon père est arrivé en France, il savait ni lire ni écrire.

Il voulait conquérir le monde comme toi.

Mais personne lui a tendu la main, lui.

Et moi, on m'a tendu la main, moi ? On m'a tendu la main, Sandra ? Tu me tends

la main, là ? Tu sais ce que je voulais, moi ? Je voulais appartenir à ce monde

-là. Pour une seule raison. Une seule.

Que tu me regardes.

Voilà. C'est tout.

Tu comprends ça ?

T'es con, toi ! Mais putain, t'étais où ? Je t'ai cherché partout ! Je sais.

Oh, putain.

Oh, putain.

Oh, tu m'as fait mal. Tu m'as tué.

Dis donc, c'est zen, chez toi, hein ? J'ai vendu tous mes meubles.

Oh, putain, les enculés, ils t'ont pas loupé. Fais voir.

Je suis dans une merde grave.

Je dois une tonne d'osailles avant ce soir.

Justement, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'annoncer.

Ça va, écoute, je suis pas du même.

Je commence par la bonne.

Pour le blé, t'as un sursis, disons six mois.

Peut-être même un an, je sais pas.

C'est vrai ? Ouais.

Mais comment tu sais ça, toi ? C'est ça, la mauvaise nouvelle, c'est que les 30

bars, c'est à moi que tu les dois, maintenant.

Comme on dit dans les affaires, j'ai repris la créance de ton ami René.

Tu vas aller au paradis, toi. Ouais, je sais.

Attends, attends, attends. Je vais te faire une reconnaissance de dette.

Arrête, on va pas aller chez le notaire non plus.

Mais l'appartement de ta mère sur la côte ? Même si je lui avais acheté, elle

y serait jamais allée, de toute façon. Ma mère, elle quittera pas Paris tant

que je me serai pas marié, alors... Dove, je peux te demander un dernier

service ? Je t'écoute.

Tu peux organiser un rendez-vous avec Patrick Abitbol.

Bon, t'as fait pas d'illusions, hein ? C'est pas parce qu'il t'a à la bonne qu

'il va te faire un cadeau, ce mec-là, il m'y range pas.

J'ai pas le choix, putain.

Tu seras vite fixé. S'il allume un cigare, c'est qu'il est mordu.

Sinon, faudra chercher ailleurs.

Le con de sa race.

Le con de sa race.

C'est plus court, hein ? Combien de machines il faut pour commencer ?

Beaucoup. On ne peut pas se permettre de commencer petit, sinon on ne sera pas

crédibles.

Regarde-moi ce truc-là, cet écran.

C'est le truc le plus perfectionné au monde.

Son, stéréo, laser, dolby et tout, ça m'a coûté les yeux de la tête.

Et ces cons-là, ils n'ont même pas été capables de me régler l'antenne.

Tu préfères qu'on en parle un autre jour ? Ne bouge pas, ne bouge pas, je

réfléchis, ne bouge pas.

Bonjour. Je vais sur le salon.

D'accord, monsieur.

Elle vient de faire la couverture de Vitale.

Ça me fait chier.

Des fois que le rabbin qui doit la convertir tombe dessus.

C'est pas bon pour son dossier.

Enfin, c'est soft.

Je porte un string.

Mais bon.

Ça fait pas religieux, quoi.

OK, on peut prendre de l'oseille. Et moi, de l'oseille, j'en ai.

J'ai cinq mecs à plein temps qui s'occupent de faire fructifier mon blé.

Un par continent.

Tu sais, à cause du décalage horaire.

Alors pourquoi tu veux que j'aille me casser le cul et aller bosser ? Je gagne

un paquet juste en respirant.

C'est pas de l'oseille que je te propose.

C'est mieux que ça.

Qu'est-ce que tu vas raconter à tes gosses ? Que t'es rentier et encore au

Panama ? Mon idée, c'est pas une simple idée.

C'est une bombe.

Tout le sentier viendra chez nous.

Ça veut dire quoi ? Le monde entier.

C'est ça que je te propose.

T'es le roi du monde.

Tu vas quand même pas passer le restant de ta vie à regarder des clips ? En

barboteuse ?

Je veux 80% des rentrées. C'est normal, je prends tous les risques.

Non, pas question.

C'est mon idée.

J'ai déjà acheté les brevets.

C'est 50-50.

Sinon, je marche pas.

50 ? Plus la peau de Penzaquem.

Victor, c'est des oignons, on mélange pas.

T'as raison.

Alors ?

Faut que je réfléchisse.

Les stylistes, on les met en bas, à côté de l'accueil et du standard.

Et là, on met la compta et tout le service du personnel.

Évidemment, l'idéal, ça aurait été une structure modulable, extensible.

Modulable ? C'est pour ça que j'étais plus pour au barbier, quand même. Parce

que c'est sûr qu'ici, ça va être vite trop petit.

C'est super.

Pas mal.

Top classe.

C'est très beau.

J'adore.

On va dérouiller, là.

Il y a des putes qui nous attendent. Je vous montre en bas. Ça, c'est la salle

des machines qui sera entièrement automatisée.

Et puis là, en bas, on mettra le poste de contrôle.

Comment ça marche exactement, là, ce truc-là ? C'est exactement comme les

rotatifs d'un journal, sauf qu'à la place, t'imprimes du papier, t'imprimes

du tissu.

Ça fait comme ça.

Le chemin, le dépôt, sur le chariot.

On vend ça en Extrême-Orient.

Patrick, Patrick.

Je veux parler de petite seconde.

Excuse-moi, je ne parle pas bien.

Je suis désolé.

Si ce n'était pas grave, je ne viendrais pas. C'est l'enculé qui vient me filer

les échantillons.

Le mec qui vient me filer les échantillons. Il me demande un marché,

je suis enculé. Il ne va pas me prendre une balle.

Je suis désolé. Sinon, je me fais niquer demain pour le truc. Tu te fais niquer.

Moi, je me fais pas niquer.

Tu seras livré demain matin, OK ? Allez, ciao.

C'est pas vrai. T'as une minute, là ? Je suis sur un coup qui va plaire. Bon,

tout à l'heure. Viens voir.

Regarde qui est dans mon bureau. Regarde.

Là.

Qui c'est, celui-là ? C'est Vannier.

Eh oui, le banquier de Benzaquem. Qu'est-ce que tu dis de ça ? Ce mec-là

vendrait sa mère pour nous avoir comme clients, maintenant.

Et Benzaquem, on va le mettre à genoux.

Nous savons que votre maison travaille avec un certain nombre de nos

concurrents directs.

Vous faites allusion à M. Benzaquem, peut-être ? Par exemple.

Belle affaire, n'est-ce pas ? Oui, oui.

Cela dit,

ça n'est plus vraiment ce que c'était.

Entre nous, votre affaire ne lui a pas fait du bien. J'irais même jusqu'à dire

qu'actuellement, sans notre soutien...

C'est exactement ce qu'une entreprise comme la nôtre attend d'une banque comme

la vôtre, à savoir qu'elle soit fidèle à ses partenaires, à ses côtés, dans les

bons comme dans les mauvais jours.

Mais certainement, certainement.

Donc, a priori, il n'y a aucun empêchement à ce que nous fassions

affaire.

Tant que M.

Benzaquem aura votre soutien, vous aurez notre confiance.

Et pas un mot à M.

Benzakem de tout l'intérêt que nous lui portons.

Naturellement.

Parfait. Très bien. Donc, je pense que vous pouvez voir ma secrétaire.

Au revoir. À bientôt.

T'es givré ou quoi ? Qu'est-ce que t'as foutu, là ? Il nous mangeait dans la

main, Benzakem, là. T'as oublié, là ? Tu veux plus te venger, c'est ça ? J'ai pas

oublié.

Assieds-toi.

Poser.

Pousse ton gros cul.

C'est vrai que t'as pris un peu, non ? Qu'est-ce qu'il y a ? Non mais qu'est-ce

qu'il y a ? Quoi ? Regarde-le, regarde-le.

Il a l'air bizarre.

Mais non, pas du tout, on t'attendait, on a faim, c'est tout.

Dis-moi, tu savais que Sandra était plus avec Maurice ?

Enfin, quand il dit à tout le monde qu'il a bazé, mais tu parles, c'est elle

qui s'est tirée, ouais.

Alors, on dit plus bonjour ? Bonjour.

Salut, Eddy.

Salut, Sandra.

Qu'est-ce qu'il a ? Comment il est gêné ? Qu'est-ce qu'il a ? Attends, je

reviens, je crois que je sais pas.

Eddy ?

Je suis contente de te voir. T'as meilleur menu.

Merci. Toi aussi.

Enfin, Thérèse Flordy-Saint.

Je voulais te remercier pour ce que t'as fait.

Pour mon père.

Pourquoi tu parles ? Je sais que t'as eu un geste élégant. Ça me touche beaucoup.

Je comprends pas.

T'inquiète pas.

Mon père est même pas au courant. C'est Yvon qui m'en a parlé.

Je voulais juste te dire merci.

Je crois que pour Vanier, ça devait rester entre nous.

J'ai rien dit, la vérité, je te jure.

Toi, t'es un traître, mais je t'adore. Ça va pas, non ? Qu'est-ce que t'as avec

ton gros cul, toi ? Yvan, il est spécial pour ça.

Je te remercie, c'était parfait.

On peut... Tu veux vraiment pas qu'on aille prendre un verre ?

J'ai passé une soirée merveilleuse, mais je crois que c'est mieux comme ça, non ?

Tu me donnes un Gilfiz, s'il te plaît ? Non, ça va,

je peux.

Oh, Dove ! Tiens, ça fait plaisir de te voir, tu es au courant pour Karine et

moi ? Tu l'as gardé ? Bien sûr qu'on l'a gardé, le fou,

celui-là.

Non mais enfin, Dove, tu es balade ou quoi ?

Tov, ça va pas ? Non, ça va, c'est rien. On boit quelque chose, mon ami.

Tony ! Tony ! Un Bacardi bien tassé, s'il te plaît.

On va où ? On est à Deauville. Regarde, c'est l'Hôtel Royal.

Ça va ? C'est toi, ma chérie ?

Tu dors pas ? Assieds-toi.

Écoute, papa, je sais très bien ce que tu vas me dire.

Café ? Oui, s'il te plaît.

Regarde pas comme ça, j'ai plus dix ans.

Je croyais que vous étiez plus ensemble, que vous vous voyiez plus.

J'étais pas avec Maurice.

Ah, bien, bien.

Et alors, c'était... Papa, s'il te plaît, je suis fatiguée. Je vais aller

me coucher.

Non, pars pas.

Reste un moment.

On dirait que tu fais... Tu exagères toujours.

C'est dans ta nature. C'est plus fort que toi.

Si c'était pas Maurice, c'était qui ? Non, je demande.

Je demande, je te pose une question.

C'est normal.

J'ai envie de savoir ce que tu fais, ce que tu deviens.

Vous allez où comme ça ? Le patron.

Vous n'aviez pas rendez-vous ? Non, j'ai pas rendez-vous, mais où se trouve le

bureau du patron ? Attendez !

Il est en toute souris, toi.

Ça va, je me plains pas.

Eh ben, vas-y, profite.

Monsieur Benzackem. Laisse-moi parler.

Tu sais qu'il y a des choses qu'un père pourrait pas supporter.

Ma fille, c'est pas un jouet.

Ça tombe très bien, j'ai plus envie de m'amuser.

Eh ben, voilà ce que je voulais entendre.

Ah ! Si tu veux faire des affaires avec Maurice, sache qu'il travaille plus pour

moi.

Ah bon ? Il a voulu lancer un modèle.

Pour son compte, en Espagne.

Un modèle que j'aime pas du tout, d'ailleurs.

Si l'opération réussit, mon père retrouve la vue.

Tu te rends compte ? Je peux pas laisser passer une occasion pareille.

Son truc c'est que gros, il faut que je trouve ses 10 000 balles, parce que je

suis à Rougesien, il me demande un bac chiche, t'enculé.

À qui on peut faire confiance, on le connaît Patrick. Je sais pas.

Où est Fille, je comprends pas, elle était là il y a 5 minutes.

Attends Patrick, je suis en train de te parler de ma mère.

Casse les couilles, va me chercher Fille, dépêche-toi, je crois qu'elle a

trop bu.

Les filles, qui se fait ? Patrick te cherche partout.

Viens avec moi à la table.

Toi aussi, tu me cherches, hein ? Attends, qu'est-ce que t'as, toi ? T'es

folle ou quoi ? T'es folle ? Tu as peur ? Non, j'ai pas peur.

Où tu vas ? Je t'avais pas reconnu.

T'as changé ? Papy, viens avec moi dans les chiottes. Je crois qu'il y a une

embrouille avec Eddy. Quelle embrouille ? À cause de Maurice, tu sais, il nous a

tiré les blousons. Quels blousons, tu parles ? Mais les blousons ! Là, je t

'expliquerai. Viens avec moi, je te jure.

Et puis, je te l'ai toujours dit, il faut laisser sa chance au produit. D

'ailleurs, c'est pour ça que j'ai quitté notre Benzachem, là, sans l'affaire les

mortes ripoux.

Mortes finies.

Mais vis-toi, lui, c'est un enculé, ce mec.

Qu'est-ce qu'il y a ? Un truc, là.

Avec qui tu fracasses, ça va pas ? Maurice ! Je vais le tuer ! Tiens,

tiens.

Je fais toujours de l'aide.

Réveille-toi.

Réveille-toi.

Allez, il faut s'en aller, là, maintenant.

Yvan, qu'est-ce qu'il y a ? Il faut pas rester là. Il a raison.

Réveille-toi.

Allez,

vas-y.

C'est quoi ce bordel là ? Ça va, ça va, ça va. Tiens, tiens.

Vas-y, tu vas sortir.

Eddy,

je peux te poser une question intime ? Vas-y.

C'est vraiment juif ? Réponds.

Ben, évidemment que je suis juif.

De toute façon, même si je n'étais pas juif, ça ne changera rien pour Sandra.

Si t'en es sûr. Parce que si t'avais pas été juif en face du rabbin, t'aurais

aucune chance. C'est tout ce que je voulais te dire.

Putain, attends, combien de temps vous avez mimi ? Putain, ça va ? Ça va et toi

? Allez, rentre.

Qu'est-ce que tu fais ? Fais chier la musique.

Ça va ou quoi ? Qu'est-ce que t'as ? Il arrête pas de faire de la gueule depuis

ce matin.

C'est un gosse des filles, ça va, il finit l'amoureux des filles. Ah les

filles, la pauvre, elle a passé une nuit difficile.

Tout le temps aux chiottes. Hein Serge ? Arrête-toi.

Sérieux, elle va vraiment devenir juive ?

Dis-moi, ça me fait penser, Nicole, la meuf avec qui t'étais avant, finalement,

elle est devenue juive pour rien.

Quoi, juive pour rien, ça existe pas, ça.

Puis qu'est-ce que tu compares, Nicole, c'était rien, j'avais 25 ans. Avec les

filles, c'est différent, c'est une fille solide. Ah ça, pour être solide, elle

est solide. Hein, Serge ? Qu'est-ce qu'il a à dire toujours, un Serge, un

Serge ? J'en sais rien, moi, mais tu peux pas fermer ta gueule, quoi ! Les

gars, vous allez pas vous battre ! T'as de couilles ou quoi ? Attends, attends,

vous me cachez quelque chose ou quoi ?

Yvan, qu'est-ce qui se passe ? T'es en train d'insinuer que Serge a niqué Efi

dans mon dos ? Hein, Serge ? T'as niqué Efi, c'est ça que t'oses pas me dire ?

Mais pas du tout, je te jure que j'ai rien fait, mais Yvan, dis-lui ! Laisse

Yvan en dehors de ça, je t'ai posé une question à toi, alors réponds.

Mais j'ai rien fait.

J'ai rien fait.

Oh, calme-toi, Patrick, je déconne.

Je rigole.

Tu la vois, Efi, avec ta tête ?

Arrête, putain !

Tu

m'emmerdes, oh ! Tu vas lui dire.

Putain, mais ça va, lâche-moi.

C'est grave, tu vas te marier, vous, ou non ?

Elle va bien finir par s'en rendre compte. Mais écoute, c'est pas compliqué

un mariage, il suffit de répondre par oui ou par non. Mais je te parle d'un

mariage juif, bourricot, va !

Sandra

Rachel Tsipora Benzakem, fille de Victor Chaim Moshe Benzakem.

Tu peux pas imaginer la joie que j'ai de te préparer ton mariage, moi qui ai tant

d'estime pour ton père, si bon et si généreux envers notre communauté.

Vous avez porté vos extraits d'actes de naissance ? Euh, oui.

Tenez, je crois que mon père vous a parlé d'Edouard.

Bon.

Et vous ? Moi, je suis désolé, mais je...

Je vous l'apporterai la prochaine fois parce que je suis complètement oublié.

Il me le faut absolument, pensez-y.

Non mais bien sûr mon père, bien sûr.

Je peux voir la kétouba de vos parents ? La kétouba ? C'est l'acte de mariage

religieux. Mais je l'ai pas.

Si vous l'avez perdue, je peux me la faire envoyer par la synagogue où vos

parents se sont mariés.

C'était quelle synagogue ? Ecoutez, je vais vous faire un aveu.

Je crois que mes parents ne se sont pas mariés à la synagogue.

Parce que mon père était contre.

Ma mère n'y tenait pas non plus particulièrement. D'ailleurs, elle, elle

voulait même pas que je sois circoncis.

Mais non, mais je le suis, je le suis. Je peux vous le prouver. Non, non, ça n

'est pas nécessaire.

Mais, excusez-moi, mais si vous n'avez pas une preuve de votre ascendance

religieuse, je vais avoir du mal à établir votre Ketubah.

Eh ben, c'est pas grave, c'est parfait, on s'en passera. Qu'est-ce que vous

voulez que je vous dise ? Non, mais c'est vrai, on n'est pas obligés de

passer par la Ketubah pour se marier. Hein, bébé, t'es d'accord ? Attends, tu

te plaisantes, j'espère ? Non, mais pas du tout.

En plus, attends, je t'ai pas dit, parce que je voulais lui faire la surprise, je

voulais te faire une surprise.

Je peux avoir Goldman.

Jean-Jacques Goldman pour la fête. Il sera là, parce que je connais son

producteur. Ça va être super.

Je crois que je vais rentrer à la maison.

Non, chérie, attends une seconde, attends, attends, écoute.

Mon père, est-ce que vous vous rendez compte que vous êtes en train de tout

gâcher ? Non, mais cessez de m'appeler mon père ! Je suis rabbin ! S'il vous

plaît, je peux vous voir en tête à tête, une minute, c'est possible ? Mon amour.

Qu'est-ce que t'en fais ? Mon amour, je t'en supplie, tu n'as qu'à m'attendre

dans le hall. Juste une minute, je vois avec M. le rabbin et j'arrive tout de

suite. Attends-moi dans le hall. Je suis désolée, je suis vraiment désolée. Mon

amour, excuse-moi.

M. le rabbin ! J'imagine combien

il est difficile de diriger une communauté.

Non, non, ne soyez pas modestes, non, c'est vrai. J'ai vu l'état des sièges et

puis cette fuite sous le toit, l'hiver, ça doit être terrible.

Vous vouliez me parler d'une chose personnelle.

Oui, voilà. C'est-à-dire que moi, j'aurais voulu une sorte... Je sais pas

comment on peut faire, une sorte de confirmation de mon judaïsme.

Pardon ? Oui, parce que je suis pas tout à fait sûr du judaïsme de mes parents.

En tout cas, pas à leur niveau, mais peut-être une ou deux générations au

-dessus. Vous voulez vous convertir, c'est ça ? Mais non, quelle conversion ?

Je suis juif !

Je suis Ashkenaz, demandez autour de moi, c'est pas vrai. Non, non, ce que je

veux, c'est régler ça rapidement, le plus rapidement possible.

Voilà, c'est même pas la peine d'en parler à ma belle-famille, je veux que

ça reste entre vous et moi.

Voilà, bon.

Outre la réparation du toit, comme je vous l'avais dit, je tiens, je tiens, ça

c'est à vous remercier pour votre compréhension.

Non, non. Je sais pas ce qui... Monsieur le rabat ? Scandaleux, j'ai jamais vu ça

de ma vie.

Je suis désolé, mais ce mariage est impossible.

T'inquiète pas, ma chérie. On en trouvera un autre. Les rabbins, c'est

pas ce qui manque.

À cette heure-ci ?

Qui ça peut être

? C'est peut-être ta mère ? Non, elle a les clés.

Qui c'est ? Oh ! Karine !

Karine ! Karine ! Karine ! Raffi, qu'est-ce qui se passe ? Je sais

pas, c'est Dove. Je regrette, Karine, tout est de ma faute.

Pourquoi tu parles ? Le bébé, je croyais que t'allais... Tu comprends, je croyais

que t'allais le faire passer, le bébé.

Je te jure, je deviens fou, je deviens fou, je te jure.

Dove, je t'en prie, tais-toi. Qu'est-ce qu'il y a, ça va pas ? Tu veux qu'on

aille à la clinique ? Non mais enfin, Dove, ça va pas, tiens-toi.

Oh, maintenant tu la lâches, ça suffit. Mais arrête de me faire chier, toi ! Tu

comprends pas que c'est mon enfant ? C'est mon fils qu'elle porte, là.

Et moi, j'ai voulu qu'il meure.

Mais c'est une fille.

C'est une petite fille.

C'est une petite fille.

C'est une petite fille.

Arrête-moi, tu me taffes.

Arrête.

Arrête, s'il te plaît.

Je t'aime.

Je t'aime, mon amour.

Attends. Non, mais c'est pas possible. Non, mais c'est une blague.

Je vais chercher mes affaires. Oui, d'accord.

Ah non, attends. Voilà.

Tiens.

On prendra le reste plus tard.

D'accord ? Mais Dove, vous me faites marcher, là.

Eh oh ! Dove !

C'est une blague.

Mais Karine, ma chérie, dis quelque chose.

De toute façon, tu l'aurais su.

Mais je t'aime, moi.

Ne me rends pas les choses plus difficiles, s'il te plaît.

Je te reviens.

Nous l'avons aimé comme notre propre fils.

Victor lui a trouvé du travail et voilà comme on l'est remercié. C'est Dove qui

aurait dû épouser ta fille.

Ils se connaissent depuis qu'ils sont tout petits.

Mais qu'est-ce que tu racontes ? Ton fils, il va épouser la petite Karine. C

'est vrai ça, de quoi tu te plains ? Elle est juive au moins, elle.

Elle est juive, peut-être, mais elle a un bébé. Mais alors, c'est quand même

Dove le père, non ? C'est ce qu'elle lui a dit.

Et lui, il me skinne le pauvre, il a cru.

C'est pas vrai, Victor ? Et toi, Victor, qu'est-ce que tu en penses ? Ce que j'en

pense, c'est que vous commencez singulièrement à m'échauffer les

oreilles.

Alors si c'est lui qu'elle veut épouser, c'est lui qu'elle épousera.

Voilà.

Enfin, il égoye ! Ça arrive à des gens très bien, non ? T'aurais préféré qu

'elle épouse Maurice ? Non.

Ou bien le fils Benayoun.

Je l'ai pourri au magasin la semaine dernière. Il m'a niqué toute ma

comptabilité. Toute ma comptabilité. Et puis au moins, c'est pas un religieux

comme votre genre.

Bon, alors, qu'est-ce que je fais, moi, maintenant ? Je rappelle le traiteur ?

Il n'y a plus de traiteur.

S'il n'y a plus de mariage...

Je veux mourir, je veux mourir. Non mais vous l'avez vu ? Il se jette sous les

roues de ma voiture ! Me faire ça à moi ! Je veux mourir, je veux mourir. C'est

péché de dire des choses pareilles. T'es devenu ouf ou quoi ? Laisse-moi Patrick,

il se m'a crevé.

Je veux mourir. Arrête de parler comme ça, allez monte.

Je veux mourir. Monte, viens, viens. Allez, viens.

Allez, viens.

Allez, viens. Écrase-moi Patrick. Je vais te ramener chez moi. Écrase-toi.

On ne peut pas avoir confiance aux amis.

T'es l'ami, allez monte.

Monte.

Ça va, ça va, j'ai rien.

Je veux mourir.

Faire un forfait de beauté, ça va me relaxer. Ah ouais, un massage.

Merci.

Oh putain, regarde qui est là.

Reviens. Fais pas la conne. C'est vrai, il faut que je te parle.

Tu peux pas lui foutre la paix, toi. Tu crois pas que tu lui as fait assez de

mal comme ça ? Allez, viens, mon chéri, viens.

Allez, laisse tomber. C'est pas ce qu'elle perd. Viens.

Je t'en fous.

Merci, Georges.

Ecoute, fais comme moi. Je t'ai calculé, mec.

Je t'ai calculé. Ça part, ça passe, j'en ai rien à foutre, moi. C'est bon.

Tu crois que je vais me prendre la tête pour ça ? Ça va s'arranger, dis.

Regarde, Charlie Royaume, il est pas juif, alors.

Qui ça ? Charlie Texgro, Charlie Royaume.

C'est le mari de Rachel, celle qu'elle pêche comme des pastèques.

T'entends ? D'où il est pas juif, Charlie ? Au Wayoun, il s'appelle Ya

'almar. Et alors ? Il est pas juif, sa mère, elle est goye.

Sandec ! T'entends ça, Eddy ? La vérité, si je mens ! Ça n'empêche pas d'aller

passer les fêtes de Pessah à Courchevel. Il est con, mais vous savez qu'il

fallait être juif pour aller à Courchevel.

En tout cas, Charlie, lui, il est même pas circoncile.

C'est Rachel qui te l'a dit ? Non, c'est Mylène.

Mylène fit aussi ? Elle a niqué avec Charlie ? Elle a même baisé avec Yvon.

Mais alors quoi ? Pourquoi non ? Attends, c'est toi le beau et c'est moi

qui nique.

Remarque, Mylène, c'est d'une bombe. C'est Rochima, mon amour. Elle est plus

chaude que le volcan.

Plus chaude que Lily Dayan ? Non. Lily Dayan, c'est pas une chatte que là. C

'est un allume-cigar.

Elle est religieuse avec ça.

J'ai jamais vu une nana qui bouffe cachère et qui fait des saloperies

pareilles. Sans déconner.

La vérité, vous me faites honte.

Vous savez quoi ? Que Eddie vous écoute plus de être content d'être goye.

Pas vrai, Eddie ?

Ça va pas, Aro ? Ça va pas de sortir des conneries pareilles, non ? Tu vois pas

qu'il souffre, là ? De conneries ? C'est lui qui a commencé avec Charlie O

'Hayoun, là.

Tu sais quoi ? Tu mérites pas de serviettes.

Tu mérites pas de serviettes ! Tout nu, tu dois être ! Tout nu ! Je vais vous

la faire bouffer ! Monsieur, s'il vous plaît,

où est-ce que vous allez ? S'il vous plaît, je suis tout interdit par ici.

Lydie ! J'ai un dernier mot à te dire.

Tu vas me foutre la peur. Je veux plus d'idées, ça suffit.

Attends. Je voulais te remercier parce que j'aurais fait la plus grosse

connerie de ma vie en t'épousant.

C'est la police ! Monsieur, s'il vous plaît ! Mais c'est interdit par ici !

Monsieur ! C'est la police ! Vas-t'en, j'ai envie de parler ! Mais écoute-moi !

T'es en train de te faire monter la tête par tout le monde pour ne plus me voir.

Tout ça pourquoi ? Parce que je suis apathos ? Pourquoi tu m'as menti ? Hein

? Est-ce que t'as le culot de prétendre que tu m'aurais épousé si tu l'avais su

? Mais tu m'aurais même pas regardé, Sandra.

C'est pas vrai ? Si, c'est vrai. Parce que si tu m'avais aimé comme je t'aime,

rien n'aurait été plus fort.

Karine ! Non mais arrêtez, vous voyez pas qu'elle va accoucher ? Mais Karine !

Allez, calme-toi. Oh merde ! Ma fille ! Elle est en train d'accoucher.

Viens là, dans les bras de tante Serge, mon amour. Viens, viens, viens, viens.

Alors, mon bijou ?

Comment tu veux qu'elle s'en sorte avec un père pareil, hein ? Ça y est, elle

commence à pleurer. Tiens, prends-la, prends-la. Toi, t'as l'habitude.

C'est vrai ? Regardez-les, si c'est pas malheureux de les voir

comme ça.

Qu'est-ce que vous racontez ? J'ai jamais vu votre fils aussi heureux.

Quoi, mon fils ? C'est Edi.

Pourquoi il va pas la chercher, ce humard ?

C'est pas grave, c'est les petits.

Allez, allez, rends-moi la fille.

Attends, attends.

Rends-la-moi, rends-la-moi. Attends, je veux pas te la donner. Elle est

mignonne, hein ? Celle-là, tu la touches pas, hein ? Pourquoi tu me dis ça, moi ?

Je déconne.

Excusez-moi, je suis en retard.

Alors, il est où, le trésor, là ? Yvan, viens voir.

Robert, il est là, le trésor. Mais pourquoi moi ? Je l'ai fait ce matin.

Parce que je t'aime bien.

Yvan, t'es en train de te faire prendre la tête.

Chut, ne l'écoute pas.

J'ai pris Dieu un an, comme ça vous êtes tranquille.

Oui, merci.

Je peux la prendre un peu ? Oui.

Attention quand même.

Merci.

C'est bien comme elle te ressemble.

C'est un portrait craché.

Hein ?

Eddy

?

Tu te souviens de ce que tu m'avais dit au hammam ? Tu m'avais dit que si je t

'aimais comme tu m'aimais, rien n'était plus fort.

Tu te souviens ? Il n'y a rien de plus fort pour moi.

Masha'Allah

Baby tell me what you want from me

Sous

-titrage

Société Radio-Canada

Sous-titrage ST'

501

Oh!

Maybe, maybe not.

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