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501
Tenez, on aura buvé ça.
Merci.
Alors dites-nous, qu'est-ce qui s'est passé ?
Alexandre est mort.
Alexandre ? Tu t'es en Afrique avec Anna ?
Bon. Toi,
au lit.
Mais je rate toujours le meilleur ! Hugo, s'il te plaît.
Alexandre m'a laissé un message.
Il chuchotait. Il disait qu'il était en danger.
Il s'est évadé de la clinique et me demandait de le rejoindre dans un
parking du 17ème.
Quand je suis arrivée, le parking était désert.
J'ai cru qu'Alexandre n'était pas encore arrivé.
Et puis je l'ai vu.
Charles, c'est moi.
Alexandra a été tuée, on vient de me tirer dessus.
Où es-tu ? Parking des Batignolles, troisième niveau.
Tu touches à rien, je m'en occupe. Je te retrouve comme d'habitude chez Maurice.
D'accord.
Comme d'habitude, chez Maurice, c'est un code entre Charles et moi.
Ça veut dire rendez-vous à la gare du Nord, sous le panneau des grands
départs.
Charles et Nora, je suis au rendez-vous et je...
Et quand je suis arrivée chez moi, ils étaient déjà là.
Alors je suis venue ici.
Oh là là, ma pauvre Nora, vous êtes dans un beau merdier.
Vous pensez que c'est Charles qui a envoyé des agents à ce rendez-vous ? Je
sais pas.
C'est probablement celui qui vous a tiré dessus.
Bon, qui d'autre peut être au courant de ce rendez-vous ?
Aucune idée.
Tenez, les vues changées dans ma chambre.
Merci.
Nora, on peut faire quelque chose pour vous ? Vous pouvez retourner au parking
? Voir si la police a trouvé quelque chose ? Un indice ? Ok, j'y vais.
Allez, on y va ! Non, il n'y a pas de discussion possible.
Nora, vous passerez la nuit chez Marc et Isabelle, d'accord ?
Tu es avec moi ?
Vous,
vous n'avez rien entendu ? Pas de coup de feu ? De coup de feu ? Je vous l'ai
dit, il ne s'est rien passé ici.
Vous êtes restés là toute la nuit ? Ben oui.
Écoutez, je ne sais pas ce que vous cherchez, mais ce n'est pas ici.
Bon, je vais vous laisser m'ennuyer en téléphone.
On ne sait jamais, au cas où.
On va faire comme ça.
Bon, là, j'ai rien.
Bon, c'est pas grave, je repasserai. D'accord. Bon, super. Merci beaucoup, en
tout cas.
Super ça. Au revoir.
Voilà, ça, c'est les enregistrements de la vidéosurveillance. Et comment t'as
fait ? Je les ai juste téléchargés pendant qu'on a pas eu de sache chez le
gardien.
C'est légal, ça ? Évidemment non.
Bon, ça fait deux fois qu'on regarde les vidéos de surveillance du parking, il n
'y a aucune trace. Vous êtes sûr de l'endroit ? J'ai trouvé.
Regardez.
Regardez quoi ? Le sac plastique par terre, là.
Il disparaît comme par magie d'une image à l'autre. Vous voyez ? Une partie de la
vidéo a été supprimée.
Ils ont dû payer le gardien. Tout à fait les méthodes de la DGSE.
On fait tout disparaître, rien ne s'est passé.
Qui veut le donner ? Ok.
Tu donnes jamais de biberon toi ? Oh bah...
Bon, il faut qu'on trouve une solution.
Je veux pas mêler ma famille à ça.
Ça vous dit quelque chose ce numéro ? C'est un des numéros de Charles.
Il faut pas répondre.
On sait vraiment que c'est la DGSE qui a tué les pauvres ?
Les dérapages pour raison d'état, ça arrive tout le temps.
Je peux pas faire confiance à mes supérieurs.
Bon, je vais rester avec vous cette nuit.
Mes enfants sont à la péniche, je préfère être là.
Prenez le carapace, je vais prendre nos trucs, là.
Merci, c'est gentil.
Ça vous dérange si j'éteins ? Faites.
Bonne nuit.
Merci, Philippe.
Mais t'en penses quoi, toi, de cette histoire de Nora ? Ce mort, là, qui
disparaît ?
C'est dingue, non ? Je t'assure que j'en ai vu d'autres à la PJ.
En tout cas, il y a 48 heures, les deux zozos ne s'adressaient plus la parole.
Et maintenant, ils dorment ensemble dans le salon.
Au moins, il y a du progrès.
Non, ils dorment pas ensemble. Ils dorment dans la même pièce.
Je te dis qu'ils dorment ensemble dans le canapé.
J'entends des petits bruits, écoute.
Ah oui ? Ah oui ? Oui, oui, oui, oui. J'entends bien ton fils qui se réveille,
oui.
Ah oui.
Non, ton tour.
Non, n'y pense même pas.
Non, non, non.
Alors, il y a croissant, pain au chocolat, baguette, du beurre, du jus d
'orange. Vous vous régalez.
Tiens, il a pris son biberon. Voilà, papa.
Moi, je vais prendre mon petit déjeuner. Oui, mais moi, je ne suis pas prête.
Mon petit Lucien.
Regarde qui est là.
Tata Nora.
Mais si, c'est Tata Nora.
Regardez, voilà.
Bonjour, tout le monde.
Alors ? Bon, alors il y a deux hommes dans une voiture en bas de l'immeuble.
Il y en a près de la péniche, devant l'agence, je sais pas.
Bonjour tout le monde, bon appétit.
Ça va mon bébé ? Margot, Nora, Nora, Margot.
C'est vrai qu'Auxenia m'a beaucoup parlé de vous. Oui, oui, c'est une amie d
'Auxenia. Et une superbe habitude pour notre petit Lucien.
Bon, dans un premier temps, le mieux c'est de vous planquer à l'agence.
Merci.
Ah, mais je vous aide, mais je changerai pas d'avis. On travaillera plus
ensemble.
Ah, tu es là.
J'en étais sûre. Tu ne peux pas t'empêcher de te maler de tout.
Hein ? Bon, comment je fais pour sortir d'ici, moi, maintenant ?
C
'est toujours pareil.
Chaque fois, tu me parles la même chose.
Qu'est-ce que tu veux, procrastiner, refaire un fucking crise cardiaque ? Ne
sois pas grossière, j'ai honte de ça ! Et moi, j'ai honte que tu me prennes
pour une idiote ! Tu m'avais promis de rester au calme ! Je tente de te
remettre sur les enquêtes ! Vous entendez comme elle me parle ? À moi !
Elle m'interdit ! À moi ! Je suis un rebelle, madame ! La liberté ou la mort
! Eh bien, si tu continues comme ça, je peux te donner la réponse tout de suite
! Ne pleure pas, mon chéri, calme-toi !
Calme-toi, maintenant.
Allons, calme-toi.
Ça y est, elle est partie.
J'avais oublié. C'est le super stimulant de faire des enquêtes. Tu vois ?
Laurel n'est pas avec vous ? Oh, finement. Observez, Santo, vous allez
fier par l'avoir, votre diplôme de détective.
Papa, c'est bon, il flippe déjà assez comme ça. Son examen, c'est dans trois
jours, je te rappelle.
Alors, l'oiseau est rentré au nid ? Non, pas encore.
Elle devrait pas tarder. Pas le genre à se laisser piéger par ses potes de la
DGSE.
Un colis pour M. Roche.
Comment vous êtes rentrés ? Hop, panier.
C'est sûr, la DGSE surveille l'agence.
Un coursier, ça rentre et ça sort immédiatement.
Et là, le deuxième.
Hop ! Oui, alors, pendant votre absence, on a un peu revisté la déco.
C'est plus chaleureux, non ? Santo, petit panier ?
Oh ! T'es con ! Salut Stéphane.
Salut le nouveau papa.
T'es alors heureux ? Ouais, quand il fait ses nuits.
Non, non, mais je suis heureux, ouais.
Et toi, le boulot, ça va ? Verdi prend sa retraite.
Tu sais qu'il a fini divisionnaire, le salaud ? Non.
Si.
On va voir qu'il était pas méchant.
Con, mais pas méchant.
Dis-moi, t'as mes infos ? Oui, mais y a rien, hein.
Aucune enquête sur la mort d'autant de types, là.
Aucun mort retrouvé dans un parking.
Aucun macchabée qui pourrait correspondre.
Bonjour, bonjour.
Salut Margot.
Je vous ai ramené Christian.
Il a pris son biberon, il l'a changé il y a une heure.
Voilà, mais il est super mignon.
T'es sûr qu'il est de toi ? Ah, l'humour de poulet, on s'en lâche jamais.
Et dites-moi Margot, vous avez réfléchi à ce que je vous demandais ? Ah oui,
oui, c'est bon, je vais le faire.
Ça me fait plaisir de vous rendre service.
Passez une bonne journée. Merci. Au revoir.
Ça, ça me donne envie d'avoir des enfants.
Des bénéficiaires.
Bonjour, je suis bien à l'agence Roche à Badi ? Roche tout court.
Philippe Roche, enchanté.
Enchantée. Je vous en prie. Merci.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? Voilà, je pense que ma soeur jumelle est
victime d'une secte. Ah, merci.
Merci.
Voilà, je vous ai à peu près tout dit sur elle.
Je... Elle est tellement fragile, vous êtes mon dernier espoir.
Je vais avoir besoin de son adresse et de son numéro de téléphone.
Je vais vous noter ça derrière la photo.
Ouais.
Et vous inquiétez pas, je vous contacte dès que j'ai quelque chose.
N'hésitez pas. Surtout, vous pouvez m'appeler le jour ou la nuit. Je vous
prendrai en priorité.
J'adore cette phrase.
Qu'est-ce que vous faites ? Je suis sûr que cette cliente fait partie de la DGS.
Je vous rappelle que recevoir des clients fait aussi partie de mon métier.
Si elle avait voulu... Si elle avait voulu m'embrouiller, je m'en serais
aperçu. Croyez-moi, face à la DGS, vous ne faites pas le poids.
Merci.
En attendant, vous n'avez rien trouvé ?
Un micro ? Je sais pas, je demande.
Un de mes instructeurs disait toujours, ne cherchez pas l'espion sous votre lit,
il est dans votre lit.
Bon, je vais pas vous faire une leçon, vous savez très bien comment ça
fonctionne. La DGSE, c'est pas la CIA, ni le FBI.
On approche nos cibles en douceur. On gagne la confiance, on se fond dans le
décor. Et la cible a toujours l'impression que c'est elle qui a noué
le contact.
Mais ils vont vraiment continuer à nous approcher ? Oui, ils vont essayer, oui.
En tout cas, tant que je suis toujours à Paris. Et nous, alors, on fait quoi ? On
va organiser le départ de Nora.
Dès qu'elle sera partie, ils nous lâcheront. Mais comment vous faire
sortir s'ils vous surveillent toujours ? C'est pour ça qu'on a besoin de tout le
monde. Allez, on n'a plus beaucoup de temps. Allez !
Fred, je crois que ça s'enroule aussi là, elle est en train de s'arracher.
Elle s'arrache !
Fonce
! Fonce !
À
tous, on prend direction Champs
-Élysées. Je répète, Champs-Élysées.
On nous emmène où, là ? On
est bloqué par une poussette, là.
Allez, allez, dégage ! Elle monte sur un scooter.
Je répète, elle monte sur un scooter.
Allez ! Oh ! Allez ! Bon, on passe le relais, hein.
Je l'ai en visu.
Les photos proviennent des caméras de surveillance d'Orly.
Pendant que le scooter traversait tout Paris, il n'aura fil à l'air au port.
Vous vous êtes fait balader, quoi.
Et vous êtes sûr qu'elle est partie ? Son signalement correspond à une
passagère qui a embarqué pour Agadir.
Sous une identité qu'on ne connaissait pas.
Bravo.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Attendez les ordres.
Ah, je commence à m'inquiéter. Ça a été ? Parfait, ils sont tombés dedans
direct. C'est bon, elle est passée sans problème ? À ce temps-ci, elle vole pour
rien dire.
Alors, c'était pas mal foutu, mon truc ? Mais donc, concrètement, vous l'avez
fait quand, le premier changement ? Bon, d'accord, sans tout. Viens.
Je n'ai pas compris.
Tu es bien concentré, là ? Alors, je t'explique.
Le roi est sorti de l'agence, bien en vue.
Mais dès qu'elle a tourné le coin de la rue, c'est Margot qui a pris le relais.
Qu'est-ce qu'on fait ? On n'attend pas
tout.
Marc leur a fait son petit numéro avec Lucien.
C'est Marc, il en a fait des tonnes comme d'habitude.
Mais ça a fait diversion.
Et c'est Xenia qui a pris le scooter.
Elle les a baladés dans tout Paris.
Et pendant ce temps-là, Maxime a déposé bien visiblement Marco à Orly,
alors que Nora n'a jamais quitté le coin de la rue.
Toutes les caméras d'aéroport ont vu Nora partir pour le Maroc. Donc
officiellement, elle n'est plus là.
Voilà. Et pour Margot, ça lui fait quelques jours de vacances, tout ferait
payer au Maroc.
Vous avez compris, là ? Maintenant, oui.
Alexandre était un très bon agent.
Ce qu'il a découvert en Afrique l'a mis suffisamment en danger pour se faire
tuer. Alors il a forcément laissé un indice ou des infos quelque part pour qu
'on les trouve s'ils devaient disparaître.
Et ça ne peut être qu'à la clinique.
Exactement. Des nouvelles du gardien du parking ? Marqué dessus.
Vous êtes sûr qu'il reste rien dans sa chambre ? Ah non, quand il est parti, il
a pris toutes ses affaires. Mais on pourrait quand même jeter un coup d'œil.
Non, il y a une nouvelle patiente qui l'occupe.
Désolé. Normal, merci.
Vous pouvez me dire ce qu'on cherche ? Une clé USB et une carte SIM.
Mais là, ça pourrait être n'importe où.
Aidez-moi.
À quoi ? Qu
'est
-ce que vous faites ? On lave les têtes mais rarement les oreillers.
Et ça vous met en colère, c'est ça ?
Voilà.
Tout va bien.
L'opération s'est très bien passée.
L'opération ? Mais quelle opération ?
Ils savent pas qu'ils sont faits ? Chut.
C'est Bertrand.
On est pas bien, là ? À la fraîche ?
Euh non,
c'est mon portable.
Quoi ? C'est la photo du contact du gardien de parking.
C'est Charles.
C'est trop tôt pour en tirer des conclusions.
Il a peut-être juste voulu l'interroger pour savoir ce qu'il a vu ou pas, comme
moi.
Je le saurai en le voyant. Pour l'instant, c'est beaucoup trop
dangereux.
Perso. Il fait hyper beau et je te dis pas la piscine.
T'as raison, me dis pas.
Ok, salut, bisous.
Bon allez, bisous.
Y'a quoi sur la queue du USB ? Une vidéo et un dossier codé.
Quoi, y'a juste ça dans le dossier ? Oula.
Tiens, check la vidéo.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Un trafic, manifestement.
Seigneur, tu peux obtenir une image plus lisible de l'homme, là ? L'image, elle
est bien pourrie, hein. C'est filmé d'un téléphone, je pense.
Vous avez une idée de qui ça peut être ? Non.
Bon, j'ai une course à faire, j'en ai pas pour longtemps.
Merci d'avoir répondu à mes messages.
Où est Nora ? Aucune idée.
Elle est passée un soir à la péniche. Elle avait l'air très inquiète. Elle
nous a juste dit qu'elle allait quitter la France, c'est tout.
C'est tout ? Ben, on a un peu coupé les ponts avec Nora, vous savez.
Ce n'est pas votre genre.
Quoi ? De tourner le dos à quelqu'un qui a besoin de vous.
Qu'est-ce que vous en savez ? Oui, remarquez, avec toutes les caméras et
les micros que Nora a posés partout chez moi et à l'agence.
Nora m'a souvent parlé de vous.
Je suis inquiet pour elle.
Alexandre a disparu, elle prétend l'avoir vu mort. Si c'est vrai, c'est
elle qui est maintenant en danger.
Vous savez moins vos histoires.
Tout ce que je sais, c'est qu'elle est partie à l'étranger, c'est tout.
Il n'y a que moi qui puisse l'aider, vous comprenez ? Surtout, qu'elle n
'agisse pas seule.
Bah ok.
Si elle me contacte, je lui dirai.
J'ai pu décoder les dossiers qui étaient sur la clé USB.
C'est pour ça qu'Alexandre s'est fait tuer.
Il avait la preuve d'un trafic d'armes entre la France et les rebelles.
Regardez. Il y a des références codées, des dates.
Mais ça, à votre avis, c'est des dates de livraison ou de sortie ? J'en sais
rien. Il y a des noms codés de rebelles aussi.
Et ça, ça doit être leur contact en Europe.
Qu'est-ce qu'il y a ? Il s'appelle Ares.
C'est lui qui leur fournit les armes.
Et c'est lui qui aurait tué Alexandre.
Mais alors, vous le connaissez ? À la DGSE, on a tous un pseudo en fonction
des régions et des périodes auxquelles on intervient.
Arès, c'était le nom de code de Charles en Afrique, il y a plus de 20 ans.
Je pense qu'il y a plus que moi qui le sait.
Et comment vous le savez, vous ? Parce que Charles est mon père adoptif.
Vous voyez, il n'y a pas que vous qui travaillez en famille.
J'ai besoin d'un verre.
Mais Ksenia, t'es vraiment sûre ? Oui, papy, ça fait deux fois que je vérifie.
Il n'y a aucun corps non identifié qui a été enregistré à la morgue depuis deux
jours.
Et les hôpitaux ? C'est pareil, j'ai fait le tour, il n'y a personne qui
correspond au profil d'Alexandre.
En même temps, tu vois un mort qui se pointe aux urgences, toi.
Oui, mais un cadavre qui disparaît comme ça par magie... Je ne sais pas, peut
-être qu'ils l'ont balancé dans la Seine.
Mais pourquoi tu fais une fixette là-dessus ? Parce qu'un cadavre, ça
réapparaît toujours.
quand on s'y attend le moins.
C'est comme ça que je commence les emmerdes.
Quand mes parents ont été tués, j'avais 5 ans.
Je me souviens plus du tout de... Et qui s'est occupé de vous ?
Personne.
Pendant la guerre au Tchad, des orphelins comme moi, il y en avait plein
les rues.
Quand Charles m'a trouvée, j'avais 6 ans.
Ça faisait 3 jours que j'étais cachée dans une maison en ruine.
Charles est arrivé avec d'autres soldats français.
Je me suis enfuie.
Et... Quand il m'a rattrapée, j'ai cru qu'il allait me tuer.
Mais il m'a offert à manger.
Et puis il m'a ramenée en Europe.
Il m'a adoptée.
Il m'a offert une vie normale.
La sécurité, des études dans les meilleures écoles.
Sans lui, je serais morte depuis longtemps.
Pourquoi vous ne m'avez jamais parlé de ça ? Parce que je ne l'ai jamais
dit à personne.
Vous êtes le premier.
Ma course de tout à l'heure, c'était Charles.
C'est lui qui m'a contacté. Il voulait absolument me voir.
Je dis que je savais pas où vous étiez.
Mais il avait l'air inquiet.
Je pense qu'il est sincère.
Oui.
J'arrive pas à l'imaginer me faire du mal, mais il y a une chose que Charles a
toujours dite.
Fais confiance à personne, même pas à moi.
Vous me faites confiance ?
Oui.
D'ailleurs, j'ai un service à vous demander.
Pardon, mais récupérer un flingue, c'est pas ce que j'appelle un petit service. C
'est même une grosse connerie.
Je déteste les armes à feu, en plus.
Bon, CZ253BS, c'est votre voiture ?
Ok.
Allez-y, où c'est le flingue ? Ah, dans le coffre. Ok.
Je vous rappelle.
Oh putain ! Oh putain ! Monsieur ?
Oh putain ! C'est pas votre voiture, vous êtes qui ? Hé !
Bon, j'ai des infos.
Ils ont retrouvé de la peau et des cheveux sous les ongles d'Alexandre.
Les analyses sont en cours, mais ils ont déjà un suspect.
Laissez-moi deviner.
C'est moi.
D'autant qu'ils ont retrouvé le flingue qui a servi à tuer Alexandre à côté de
lui dans votre coffre.
Et le vigile qui m'a parlé ? Il n'avait qu'une silhouette de loin et de dos.
Mais vous avez mis des gants avant d'ouvrir le coffre ? Ben non.
Oui, mais en tant qu'associé de Nora, c'est pas étonnant que les flics
trouvent des empreintes partout.
Hein, Philippe ?
Merde,
on parle en flic.
Bonjour. Police, on aurait des questions à vous poser au sujet de Nora Abadi.
Allez-y, il y a mon père et ses collaborateurs qui sont juste ici.
Si la DRH ne nous a pas donné tout le dossier, c'est bien qu'il y a un
problème.
Débranler par des prothèses mammaires, ça vaut une petite fortune. Je crois que
j'ai trouvé une idée... Papayel ! Bonjour, messieurs. Qu'est-ce que je
peux faire pour vous ? Nora Abadie est bien votre associée ? Étée.
Elle travaille plus avec nous.
Vous êtes restés en contact ? Pas du tout, non.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? En deux mots, elle s
'est barrée avec la caisse. Voilà ce qui s'est passé.
Et pourquoi vous la cherchez ? Elle a arnaqué d'autres gens ? Si elle vous
contacte ou si vous avez de ses nouvelles, vous nous appelez.
D'accord, ouais.
Merci. À vous tous.
Mais je peux plus rester ici.
Ça devient trop grave.
Mais vous allez où ? Elle va aller nulle part. On va trouver une solution.
Bien dit, mon fils.
Les roches ne quittent jamais le navire dans la tourmente.
Bon, d'après les dossiers d'Alexandre, une cargaison d'armes doit partir ce
soir. Ben oui, mais d'où ? Attendez, attendez, j'ai un truc à vous montrer.
On a pu localiser l'homme sur les vidéos ? Non, mais regardez le nom sur une des
caisses. J'ai fait un agrandissement.
Bernouille-Tillage.
On sait où ça se trouve ? Bien sûr qu'on sait.
Organiser un trafic d'armes tranquillement depuis Paris avec des
livraisons d'outillages, c'est un peu gonflé, non ? Mais à votre avis, Charles
fait ça par conviction ou pour l'argent ? Ni l'un ni l'autre.
Et donc ? Charles a toujours obéi aux ordres du gouvernement.
Il n'est pas un des directeurs de la DGSE pour rien.
Armer des rebelles et donc déstabiliser un gouvernement avec qui la France n
'aura pas réussi à trouver un accord, ça peut avoir des avantages.
Et s'il n'avait rien à voir là-dedans ? C'est pour ça que j'y vais ce soir.
Toute seule ?
Justement, je comptais un peu sur vous.
Ah bah oui, tous les deux, on va arrêter un réseau de trafiquants.
Je vais juste prendre des photos, pour avoir des preuves concrètes, et vous
serez pas loin.
Si jamais ça tourne à mal, pour moi, vous appelez les flics, c'est tout.
Vous pouvez le faire ? Merci.
Merci de m'avoir appelé.
Vous êtes enfin décidée à me dire où est Nora ?
Vous n'avez jamais cru qu'elle était partie au Maroc ? Non.
Je la connais trop bien et depuis trop longtemps.
Pareil, oui.
Elle vous a raconté ? Je crois que vous êtes le premier à savoir.
En tout cas, aujourd'hui, elle se méfie de vous.
C'est moi qui lui ai appris à ne compter que sur elle-même.
Qu'est-ce que vous avez à voir dans ce trafic ? Quel trafic ?
J'ai pas réussi à Jean-Philippe.
Ça fait des heures qu'il est introuvable. Je sais, je lui ai laissé
15 messages. J'ai essayé de localiser son portable, mais il a dû l'éteindre.
Il nous a pas dit où il allait, s'il allait voir quelqu'un ? Non.
Tant pis.
Prévenez-moi s'il réapparaît.
Non mais attendez, je viens avec vous. Moi aussi.
Hors de question.
Nous ne jouons pas d'accord à cette question.
Répondez ! Philippe, j'ai besoin de vous, là.
Je suis Superdor.
Rappelez-moi.
Papa, rappelle-moi, s'il te plaît.
Nora, rappelez-moi, on commence à s'inquiéter et Philippe ne répond pas,
et vous non plus.
C'est Isabelle ? Oui, mon amour.
Non, rien encore.
Oui, je te tiens au courant. Je t'aime, ciao.
Alors ? Rien.
Mais les enfants, pas de panique !
Nora sait ce qu'elle fait.
Philippe est un pro. Il n'y a pas à s'inquiéter. Je serais assez d'avis de
prévenir les collègues, quand même.
Mais non, on risque de tout faire foirer.
Bon, alors, les enfants, je vous embarque à la péniche et Alison vous
prépare sa spécialité.
Mais c'est quoi ? Ponce de brebis frottis.
C'est imbouffable. Allez, les enfants, on reste ensemble, OK ?
Allô,
Philippe ?
On commence vraiment à se faire du souci.
Alors on se balade ? Je parle pas avec le petit personnel.
Allez viens.
T'aurais mieux fait de partir au Maroc.
Alors c'était toi.
Alexandre était ton ami, comment t'as pu le tuer ? Tu vas pas me faire la morale
non plus.
Tu crois quand même pas que je suis venue toute seule ? Tout est bien sous
contrôle. Je viens de refaire un point avec les équipes, y'a rien à signaler.
Le site est surveillé depuis 8 heures, y'a pas de problème ni autour ni sur la
route. Alors au revoir Nora.
Ça en finira par te conter.
Charlotte en sursis. Nora ! Vous êtes bien foutu de ma gueule, hein ? Qu'est
-ce que c'est que cette histoire de DGSE ? Qu'est-ce que c'est ? Hein ? Mais qu
'est-ce qui se passe ? Oh, sortez-nous exactement, là. Moi, je suis venu avec
les types du raid, les flingues, les cagoules, tout ça. Très drôle. Moi, je
pense que si vous baissez tous vos armes, ils tireront pas. Je crois.
Vous jouez à quoi, là ? Ferez gaffe, vous avez un truc rouge, là. Ah oui, et
puis il y a un autre, là.
Celui-là, il va faire mal.
Ah, il va faire mal ? Celui-là ! Lâchez-nous, là !
Vous pouvez me lâcher, c'est gênant là.
Ils reviendront pas ? Non.
Ok.
On n'arrive jamais assez en avance sur zone.
Et alors ? Alors quoi ? Merci qui ? On était tous inquiets, vous auriez au
moins pu laisser un message pour nous dire que tout allait bien.
Donc merci, ce sera pour un autre jour.
Je ne t'aurais jamais laissé courir le moindre danger.
T'as vraiment douté de moi ? Non, pas vraiment.
Malgré tout ce que tu m'as enseigné.
Tu as eu raison.
Tu pourras toujours me faire confiance, quoi qu'il arrive.
Et maintenant que tu sais qu'il y a quelqu'un d'autre, tu peux être sûr.
Alors Nora vous a peut-être pas tout dit, mais il y a un point sur lequel
elle ne vous a pas menti.
Elle est sincèrement attachée à l'agence et à vous.
Oui, papa.
Ouais, tout va bien.
Tout va bien, ouais.
Oui, on arrive, on arrive.
D'accord, à tout à l'heure.
Oh, les enfants ! Tout s'est bien passé, c'est terminé.
Ouf ! Super ! Philippe vient ici ? Non, je crois pas, pas tout de suite, je
pense pas, non.
Pourquoi ? Parce qu'il a des choses à régler avec Nora.
Inévitable.
Mais vous pensez qu'il va revenir sur sa décision ? Une chance sur deux.
Bon, ben, il ne reste plus qu'à attendre.
Il y en a marre d'attendre.
Bon, je vais refaire du café.
Quelqu'un voudrait du thé ? Un, deux ? Et les enfants, si on faisait un petit
poker, non ? Ah ben, vendu.
Non ? Ça serait génial, non ? Ok.
Oh, finalement, c'était assez intéressant ces derniers jours avec
vous. On peut dire ça comme ça, oui.
Je suis désolée de vous avoir embarqué là-dedans.
C'était un peu d'adrénaline en plus.
Merci d'avoir prévenu Charles.
Même si c'était un risque.
Et même une trahison.
Pardon ? Ah oui, non, non, non, je vous vois venir.
Non, ça n'a rien à voir avec votre trahison à vous. Moi, je vous ai sauvé
la vie.
D'accord.
Quoi, je vous ai pas sauvé la vie, peut-être ? Si, si.
Vous voulez une médaille ? Non, mais un peu de reconnaissance.
Voir de gratitude et un soupçon d'admiration, ce serait pas mal.
C'est tout ? Non, des excuses aussi.
D'accord.
Je suis désolée de vous avoir menti. Et espionné.
Oui. Et aussi, je pensais pas que ce serait aussi formidable de bosser comme
ça. Avec moi ? Oui, avec les autres aussi.
Bon, ben voilà, ok.
C'est tout ? Oui, bien sûr, c'est tout. On va pas y passer la journée.
On a un tas de dossiers en retard, on nous attend et... D'ailleurs, il
faudrait que je vous briefe sur les affaires en cours. Oui, et puis il
faudrait qu'on revoie les termes de notre association.
Mais ça, on est sur la même base.
Non, j'ai bien réfléchi, je pense qu'il faut revoir mes parts.
Vous plaisantez ? Pas du tout. Et d'ailleurs, Santo vient d'avoir son
diplôme et il va vouloir une augmentation.
Mais ça, c'est incroyable, c'est toujours la même chose avec vous. On
vous donne ça, c'est l'hémorragie.
C'est ce qui fait mon petit charme. Alors non, ça, c'est moi qui le sers.
Vous n'allez pas me piquer mes réponses.
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