All language subtitles for le-casse-film_1971_

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Original subtitles

Merci à tous.

C'est parti.

Merci.

C'est parti !

État.

Arrête, t'es sur le numéro du coffre.

Sous-titrage FR ?

Mais les sélecteurs à zéro.

Attends-moi ici.

C'est votre voiture ? C'est un copain.

Elle est en panne.

Quelle qu'elle a ? Si je le savais.

Y a pas de garage dans le coin ? Je viens de faire deux kilomètres environ,

tout est fermé. Vous savez l'heure qu'il est ? Vous avez vos papiers, s'il vous

plaît ? J'espère.

Représentons.

Voyage d'affaires ou tourisme ? Affaires.

Ça rapporte ? Ça dépend.

Quand on n'est pas trop souvent en panne.

Vous pourriez peut-être me ramener en ville.

Oh, je vous l'aurais proposé, mais vous savez, les règlements sont bizarres.

Vous ne pouvez monter dans ma voiture qu'en état d'arrestation.

Bon, alors je vais dormir dans ma voiture en attendant le jour.

Bonne chance et bon séjour.

Merci.

Ça va ? Ça va.

E-M-P-S.

E-M-P-S.

Touche pas à ça, ils ont dû relever les numéros.

Qu'est-ce qui se passe ? Je comprends rien.

Comment il s'appelle, ton bateau ? L'Arax. Il devait arriver cette nuit.

Débrouille-toi pour le savoir.

Chacun son boulot, merde.

L

'Arax

a été annoncé à 2 heures du matin.

Il est même rentré dans le port.

S'il est entré dans le port, il doit se trouver quelque part.

Quand j'ai contacté le commandant, tout était d'accord.

Tu lui as bien précisé que c'était pour un voyage organisé ? Une brigue par tête

pour un coin de pont.

Il se doute bien que c'est pas pour visiter les îles grecques.

Bon ben, si c'est pas un bateau fantôme, on va le trouver quelque part.

Et si on prenait un autre bateau ? C'est faisable.

Mais faudrait trouver un capitaine qui pose pas trop de questions.

Zavary, rien de grave. Il en a pour cinq jours.

Merde. Qu'est-ce que j'y fasse, moi ? On ne te reproche rien.

T'es sûr que le capitaine ne va pas changer d'idée à la lecture des journaux

? Compte mieux qu'une ligue.

On embarque dans cinq jours, pas de problème.

Descendez.

Hansi, tu conduis la voiture au bout du quai.

Nous, on va traverser le grand silo.

On se retrouve là-bas.

C'est idiot, il n'y a aucune raison que vous passiez... J'espère qu'il n'y a

aucune raison, comme tu dis. Pour le moment, tu ne discutes pas, tu exécutes.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Je vais me planquer dans un petit hôtel.

Pas la peine de vous faire courir de risques.

Le flic d'hier soir a mon portrait dans la tête. Il va sûrement faire le

rapprochement. Avant tout, on planque les émeraudes.

Je m'en charge.

Où ça ? Je te le dirai dans cinq jours.

Bobby voilà !

Vous risquez rien, vous êtes pas repérés.

Tu crois que les gardiens de la villa te reconnaîtront ? Sûrement. J'y suis allée

trois fois pour mesurer les moquettes.

On va t'éloigner de la ville.

Je vous téléphone pour vous dire où je suis.

Je vois que tu descends toujours dans les hôtels des premières catégories. J

'ai préparé le coup pendant deux mois ici. Tu peux bien rester quatre jours,

non ?

Dis-moi adieu gentiment.

Je te dirai adieu gentiment quand tu partiras pour la Chine.

N'oublie pas de m'appeler tous les jours à midi au bar de Wilton.

Allez.

C'est parti !

Vous savez qu'il y a une limitation de vitesse dans cette ville ? Je suis

désolé, je suis étranger.

Je ne sais pas lire dans votre langue.

Les chiffres s'écrivent de la même manière.

Nous sommes très indulgents avec les étrangers.

À condition de ne pas en abuser.

Savez-vous à quelle vitesse vous rouliez ? 30 ? 40 ? 50 ?

60 ? Non, dites pas que j'ai roulé à 70 dans le milieu de la ville.

Vous rouliez à 120.

Alors mon pied a dû se coincer sur le champignon.

D'habitude, je suis un très bon conducteur.

Vous avez de la chance d'être tombé sur moi.

Un agent de la circulation vous aurait retiré votre permis.

Au revoir, monsieur.

Monsieur.

Azad. Ça veut dire libre dans un certain langage.

Moi, je m'appelle Abel Zakaria.

Ça ne veut strictement rien dire.

Commissaire Zakaria.

Bonjour, commissaire. Je m'appelle Malor. Je représente la compagnie d

'assurance. Monsieur Tasco vous attend.

Il vient de rentrer de Saint-Moritz dans son avion personnel.

Allô, Lydia ? Je ne te réveille pas, j'espère ? Mais non,

mais non, ma chérie, je ne suis plus à Saint-Moritz.

Je vous parle de chez moi. Je suis rentré ce matin à l'aube.

J'ai été cambriolé, ma chère.

Mes émeraudes.

Toute la collection.

Attends, je vais te passer Isabelle, j'ai la police chez moi.

Isabelle ? Alors là, vous lisez vraiment trop de romans policiers.

Dans la réalité, ils sont beaucoup moins brillants que ça.

Ils font des beaux dossiers et puis ils classent l'affaire.

Ah oui ? Je suis très triste.

Oh ben oui.

Je crois qu'ils ont envoyé quelqu'un de la police.

Vous êtes fous, on ne change pas notre programme.

Dans deux semaines, on vogue vers les tropiques.

L'équipage est prêt, je prends un cuisinier supplémentaire. Un chinois,

une vraie petite merveille.

Je l'ai piqué au Dinsi.

Faudra pas leur dire.

Bon,

je pense que ce n'est pas la peine de vous demander si vous êtes sur une

piste. Monsieur Tasco, je comprends votre impatience, ce sont vos émeraudes

qui se sont envolées.

Mais ne demandez jamais à un policier s'il est sur une piste.

Ah oui ? Pourquoi ? Par superstition.

Pour arrêter un voleur qui se promène parmi un million de gens, il faut avoir

la foi.

Il faut croire au surnaturel.

Moi, j'y crois.

La grande force d'un policier, c'est qu'il est payé à l'année. Il ne classe

jamais une affaire.

Je peux. Mais je vous en prie.

Ils ont pris que l'écrin contenant les émeraudes.

La collection est évaluée à un million de dollars.

Le voleur doit être un spécialiste.

C

'est pour

vous, commissaire.

Si vous me retrouvez mes émeraudes, évidemment.

Et ma compagnie est également prête à verser une prime de 10 %.

Eh bien, messieurs, je crois que nous allons pouvoir moderniser nos bureaux

qui en ont grand besoin.

Vous pourriez aussi vous acheter une nouvelle voiture.

On vous entend arriver de très loin et les voleurs ont l'oreille fine.

Voyez-vous, commissaire, gagner une fortune ou la perdre, ce n'est pas

important.

Ce qui est important, c'est de réussir en coup.

Ceux qui ont emporté ces émeraudes ont marqué en point.

Alors prenez votre revanche.

Je prendrai ma revanche, Monsieur Tascot.

Vous pouvez prendre votre communication au bar, monsieur.

Allô ? Oui, c'est M. Hazal.

Je la prends ici, oui.

Allô, Hélène ? Oui, oui, tout est calme ici.

Et toi, le coin de Play ? Tu as trouvé un bon hôtel ? Oh là là, y a que ça, ici

! C'est la côte d'Azur du coin.

Eh ben, tant mieux ! De vraies vacances, quoi.

Dis donc, je voudrais te demander quelque chose.

Je voudrais savoir si je peux sortir.

Comment si tu peux sortir ? Mais bien sûr.

Je veux dire, même avec quelqu'un ? Pourquoi pas ? À condition de ne pas

vous parler.

Ah bon ? Ça ne t'ennuie pas ? Pas du tout. Si on t'invite, vas-y, il n'y a

pas de mal à ça.

Ah bon ? Non, je voulais juste savoir.

Savoir quoi ? Si je pouvais sortir avec un homme.

Tu as fini de faire l'idiot.

Mais qu'est-ce qui te prend ?

C'est la première fois que tu me poses une question pareille.

Parce que c'est la première fois que je vais sortir sans toi.

Non, écoute, raccroche. Sinon, tu vas gaspiller ton fric en téléphone et t

'auras plus rien pour sortir.

Allez, rappelle-moi demain à la même heure.

Comme ça.

Vous pourriez l'épingler dans votre chambre.

Je ne dormirai plus, déjà en vous regardant de face sur la table d'écran.

Vous permettez ?

Bien sûr. Maintenant qu'on est des amis intimes.

Ça rapporte ? Ça dépend des photographes.

Et si j'étais photographe ? Vous ne l'êtes pas.

Votre regard est trouble.

Vous rateriez la photo.

Vous ne me laissez même pas arriver.

Consolez-vous.

On ne me jette que dans les kiosques.

Et ça ne vous gêne pas de poser à... Enfin, comme là-dedans ? Non.

Il y a deux ans, on ne voyait que mes cuisses, c'est tout, mais c'était très

choquant. Aujourd'hui, je montre tout le reste et c'est tout le reste. C'est tout

au marrant, non ?

Autrefois, ça se feuilletait dans les arrières boutiques, avec des arrières

pensées.

Maintenant, on parle de la foire du sexe.

C'est ça qui me choque, moi.

Oh, vous savez, il y a toutes sortes de plaisirs. Mais l'alcool conduit à la

cirrhose. La drogue conduit à l'asile du fou. Et le sexe, eh bien, le sexe

conduit à l'acte d'amour.

Ça vous amuserait de poser ? On cherche un homme.

J'ai un principe, ne jamais remplacer un professionnel. D'accord, mais personne

ne vous empêche de vous instruire.

Qui est le professeur ? Suivez le guide.

Le cabaret le plus érotique du monde, l'Eldorado.

C'est l'enfer et le paradis réunis. Un spectacle unique et choquant.

Alors, hello.

Attendez-moi là, je reviens dans une minute.

Le théâtre érotique de l'Eldorado vous présente ce soir le spectacle le plus

osé de notre temps.

Et voici, venant directement de Hambourg, Sigrid et Marlène dans un

skate super érotique, la maison de l'amour.

un chaleur d'amour

Allô Sigrid, un verre d'eau s'il te plaît.

Sous-titrage ST' 501

Amusant, non ?

Au fait, je m'appelle Lena.

Et vous, c'est comment ? Azad.

Azad. Un prénom dynamique, mais je le trouve aussi très doux.

Et qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Voyons, si je vous disais que je vends

des poupées pour les enfants et... Je ne vous croirais pas.

Ah oui, parce que c'est mon côté dynamique qui doit être plus fort que

mon côté doux. C'est pour ça que vous ne me croyez pas.

Bonsoir, messieurs.

Vous voyez que je vous attendais.

Je n'aime pas boire seul.

Je vois que vous n'êtes plus que deux.

Qu'est-ce que vous voulez ? Les émeraudes.

On sait pas.

Ah.

C'est très imprudent de laisser traîner les armes.

En cas d'accident, l'enquête conclura un banal règlement de compte et je

classerai l'affaire.

Je voulais vous offrir à boire, mais vous n'êtes pas raisonnable.

Ça fait des années que je n'ai pas bu une goutte d'alcool, moi.

Premier verre.

Nous allons voir si l'alcool influence la précision de mon tir.

C'est pas très bon, ça.

D'habitude, je ne rate jamais le centre de la cible.

J'ai l'impression que l'alcool et les armes à feu ne font pas bon ménage.

Deuxième verre.

Écoutez-moi.

Premièrement, vous pouvez fouiller, vous trouverez rien ici.

Deuxièmement, c'est vous qui êtes entré par effraction.

Ça, c'est pour la première grossièreté qui vous a échappé.

Ça, c'est pour la seconde.

Fouillez ! Les effets de l'alcool commencent à se faire sentir.

J'ai failli vous tuer.

Si j'étais raisonnable, je ne boirais plus.

Où sont les émeraudes ?

Écoutez, commissaire, c'est pas nous qui les avons planquées.

Les émeraudes.

Ah, enfin vous avouez.

Prenez note, brigadiers, ils ont tout avoué.

Rassurez-vous, messieurs, je suis venu seul.

C'est le dernier chargeur.

Dépêchez-vous, messieurs.

Mon tir devient nettement moins précis.

Où sont les émeraudes ? On vous dit qu'on sait rien.

Et où est celui qui sait ? Pour quelqu'un qui perd ses réflexes,

vous me laissez une bien faible marge d'erreur.

Vous voyez, un accident est vite arrivé.

Il ne me reste plus qu'une balle.

Mais je ne peux pas vous rater de si près.

Où est Azad ?

Bonjour, monsieur Hazat.

Vous me reconnaissez ?

Quelle ville

! On ne peut pas faire deux pas sans tomber sur une connaissance.

Un steak frites ? C'est le meilleur moyen de vous faire repérer.

Voilà ! Comme d'habitude, pour deux.

Je suis très gêné. Ne protestez pas, ce soir vous êtes mon invité.

Confidentiellement, je ne paie jamais ici.

Quelles sont les spécialités dans ce pays ? Moi, par exemple, je chasse des

petits malins comme vous.

Je prends tous ces risques pour 150 000 francs par mois.

Ça ne vous révolte pas ? Vous avez des avantages.

Vous faites des corridors en voiture.

Vous vous installez à la table qui vous plaît. Vous ne payez pas au restaurant.

Ça compense.

Donnant, donnant, où sont les émeraudes ?

Quoi ? Quoi appelez-vous ça ?

Dolma.

C'est du riz enrobé avec des feuilles de vigne. Ça baigne dans l'huile.

Mangez, ça délie les langues.

L'impression qu'on ne se quitte plus tous les deux depuis 24 heures.

Ça, j'en ai mangé pendant 20 ans, c'est toute ma jeunesse.

Ça ne pouvait plus durer.

Depuis que je côtoie des gens de votre espèce, j'ai pris des goûts de luxe.

Maintenant, j'ai décidé de travailler pour mon compte personnel.

Depuis quand ? Depuis hier soir, devant la villa.

Quand j'ai pris les clés de la voiture, j'ai tout compris.

C'est pour ça que je n'ai pas voulu tourner la clé de contact.

C'est très vilain pour un flic.

A chacun son métier. Vous voulez faire les deux. Ça entraîne des complications.

Pas du tout, c'est très simple, au contraire.

Je joue sur les deux tableaux.

Si ça tourne mal, j'agis en flic, vous comprenez ? Alors dites-moi gentiment,

où sont les émeraudes ? Vous êtes vraiment pourri.

Pourri, oui.

Mais bon prince.

Je vous laisse le temps de digérer.

Réfléchissez bien.

Vous avez jusqu'à demain 5 heures pour me remettre personnellement les

émeraudes. Sinon, je vous jette en cabane.

On partage ? Je veux la collection

entière. Est-ce que je pose des conditions au moins ? Et si j'accepte ?

La liberté, monsieur Hazard.

Vous pourrez quitter la ville avec vos amis sans être inquiétés.

Allons, allons.

Je vous offre la possibilité de reprendre vos vieilles habitudes de

steak frites et vous me chicaner.

C'est bon.

Qu'est-ce que c'est ? Ça s'appelle Imam Bayeldi.

La légende dit qu'un sultan s'est évanoui en y goûtant.

Depuis, il a donné son nom à cette spécialité.

Attendez, vous allez voir.

Voilà, c'est meilleur comme ça.

Pas mal.

Et vous, ça s'appelle comment ? Ça s'appelle la moussaka.

Une couche de lamelle d'aubergine frite, une couche de viande hachée assaisonnée

aux herbes du pays, de la menthe, de la marjolaine, mais un petit peu de

cannelle.

Une autre couche d'aubergine.

Une couche de tomates fraîches, une couche de sauce béchamel et du fromage

râpé et le tout gratiné au four.

Et alors cette délicieuse chose-là que vous ne voulez pas partager avec moi ?

Ça, ce sont des œufs de cabillaud.

Évidemment, on aime beaucoup les mélanges dans ce pays. Ça dépend.

Tenez, ça, par exemple, c'est un excellent fromage doré dans le beurre.

Vous voulez goûter ? Non, merci.

Vous n'avez plus faim ? Ce n'est pas moi qui vous ai coupé l'appétit.

Mais si.

J'ai tranquillement assis en train de manger un bout de viande grillée.

C'est ce que je vous reproche, M. Azat.

Vous voulez manger tout seul.

Eh bien, je m'en vais respecter votre solitude.

Alors, à demain avant 5 heures.

Tenez.

On réfléchit mieux avec un bon cigare.

Et nous restons en ville, M. Hazard, n'est-ce pas ? Vous êtes très connu à

nos frontières.

C'est pour moi.

Je t'avais dit de pas venir.

Qu'est-ce que t'as ? Il vient de descendre, Renzi.

Viens.

Tu veux voir un Toubib ? Calme-toi, c'est pas grave.

Je me l'occuperai demain matin.

T'as le numéro de téléphone de Tasco ? Oui, pourquoi ? Donne-le-moi.

Je voudrais parler à M. Tasco, de la part du Père Noël.

Non, ce n'est pas une plaisanterie. Dites-lui que c'est au sujet des

émeraudes.

Allô, M. Tasco ? Trouvez-vous demain à 5 heures dans le bureau du commissaire

Zaccaria, si vous voulez retrouver vos émeraudes.

Je vais voir un ami.

Venez me chercher.

Je suis venu sans armes.

Vous avez eu tort.

Asseyez-vous.

Quel est le tarif dans ce pays pour la mort d'un salaud ? La pendaison pour

vous, la médaille posthume pour moi.

On retrouve toujours l'assassin d'un flic dans l'exercice de ses fonctions.

Banco, je prends le risque.

La mort de votre ami, c'était un accident.

Qu'est-ce que vous avez là ? Une dent creuse ? Bougez pas la mâchoire, le

coup, vous partirez tout seul.

J'appuie, vous n'aurez plus de dents.

Plus de joues.

Et vous resterez vivant.

Un vivant sans mâchoire.

Adieu les feuilles de vigne.

Adieu les dolmas qui baignent dans l'huile.

Peut-être... Là.

Ça rentrera par ici.

Et ça sortira de l'autre côté.

Vous aurez deux trous.

Bien propres.

Gros comme une émeraude.

Mais que de dégâts entre les deux trous.

Plus de cervelle.

On verra à travers.

Écoutez, je suis venu parler affaire.

Vous n'allez pas rendre ces bijoux pour une bouchée de pain.

J'accepte votre proposition.

Fifty-fifty et vous quittez le pays.

Je crois que j'ai trouvé.

Je vais tirer là.

Vous serez borgne et paralysé.

Vous ne ferez que fifty-fifty.

Deux... Trois...

Eh

bien... Nous

voilà à égalité.

Je n'aurais peut-être pas les émeraudes, mais je n'aurais pas tout perdu.

Au nom de la loi, je vous arrête.

Mon cul.

Écoutez, si on ne s'entend pas amicalement,

M. Tasco va récupérer ses émeraudes.

Il va être un peu plus riche. Il ne vous oubliera pas.

10% et 90% de gloire.

Oh, vous savez, la gloire.

Avec des gens de votre espèce, un accident est si vite arrivé.

Et quand on a eu la chance de rester vivant, premièrement, on vous arrête.

Tout le monde trouve ça parfaitement normal.

Deuxièmement, on ne vous arrête pas, mais on est méprisés.

J'ai le regret de vous dire que vous allez rester dans la deuxième catégorie.

J'ai oublié de vous dire que je ne suis pas venu seul.

Je suis désolé, mais la partie va être courte.

Parce qu'il y a une seule raquette, et c'est moi qui la tiens.

Eh oui, mais c'est moi qui les balle.

Eh bien, voyez-vous, c'est mieux comme ça.

Nous allions faire une bêtise.

Des armées, tu sais qui peut être charmante ?

Tu récupéreras les émeraudes.

Tu connais la poste d'Hilton ? Je vois où c'est.

Tu trouveras le topo de la cachette dans une enveloppe.

Attention, seulement en cas d'urgence.

Je m'en souviendrai.

Mais il t'arrivera rien.

Allez, à jeudi.

Mademoiselle, excusez-moi, je reviens.

Allô ? Ici M. Hazan.

Allô, Hélène ? Oui, c'est moi.

Ça va ? Le temps ne paraît pas trop long sans moi.

Tout va bien.

On part après-demain.

Donne-moi l'adresse de ton hôtel, je viendrai te chercher.

Tu as rencontré des personnes intéressantes ? Si tu crois que j'ai le

temps de m'amuser.

On va parler d'une blonde.

Qui ça ? Une blonde qui a mauvais genre, avec un énorme chapeau. et un gros

livre.

Je te préviens qu'elle sait pas lire, elle fait semblant parce que ça lui

donne un genre intellectuel. Qu'est-ce que tu racontes ? Allô ? Allô ?

Dis

donc, tu vas me dire qu'est-ce que tu fous ici ?

Alors je te laisse deux jours et tu donnes dans le satire.

Oh, parfait.

Qui c'est ? Une pute ? Oui, je l'ai cru au début, mais... Ah bon ? Parce qu'il y

a eu un début ? Bravo.

Hélène, tu m'emmerdes.

Je t'avais dit de rester dans ton bled.

Je vais pas t'ennuyer longtemps.

Dans mon bled, comme tu dis. J'ai rencontré un garçon qui est le contraire

de toi.

Très beau, très poli, très affectueux. Tu vois ce que je veux dire ? Il va

attirer l'attention sur nous.

Et pourquoi ?

Est-ce que tu vas recevoir la plus belle claque de ta vie ? Parce qu'on a osé me

faire la cour ? Me dis pas que t'es jaloux.

Ah oui, il va falloir choisir.

D'un côté l'affection, la sécurité, et de l'autre, l'aventure, la vie d

'artiste.

Remarque, pour le moment, je lui dis que j'étais pas libre.

J'ai eu raison, hein, de lui dire que j'étais pas libre.

T'es venue exprès pour me dire ces conneries ? J'ai pas eu raison de lui

dire que j'étais pas libre ? Non, t'as pas eu raison.

Il est encore temps.

Vous avez une pièce d'identité, monsieur ?

Suivez le bus !

Construite au IIe siècle de notre ère, c'est un édifice en marbre...

Monsieur Azad, je sais que vous êtes là.

Nous allons tirer sur tout ce qui bouge.

Si il y a dix, vous ne vous rendez pas.

Oui, c'est moi.

Toujours rien.

Je te rappellerai. C'est ça.

Au revoir.

La même chose pour moi.

Vous êtes ici depuis longtemps ? J'arrive juste un instant.

C'est le paradis, ici.

Le whisky se laisse boire.

Il fait bon.

Joli tableau.

Mais trop de lumière.

Je peux essayer ? Une tape, ça s'éteint. Deux tapes, ça s'allume.

C'est le seul jeu que vous avez ? Oh non, j'ai un autre jeu.

Très érotique.

J'aime.

Ne regardez pas.

Et stoppez-moi quand vous voulez.

Eh ben, dis donc !

La règle de jeu veut qu'on ne discute pas la décision du hasard.

Eh bien, je vais me remettre aux mains du hasard.

Tu permets une seconde ?

Je suis sûre que tu es un garçon merveilleux.

Et moi, je suis sûr que t'es une petite salope.

Qu'est-ce que tu préfères ? Le voleur ou le gendarme ? Tu ne m'as pas encore

laissé le temps de comparer.

C'est pour toi que tu m'as emmené à ton show ? Non, c'était pour Zakaria.

Tu comprends, il ferme les yeux sur notre spectacle.

C'est lui qui t'a choisi pour me surveiller ? Oui, mais je ne savais pas

pourquoi.

La première fois que je t'ai vu, j'aurais dû me méfier.

Je me suis conduit comme un touriste.

Il ne manquait plus que l'appareil photo autour du cou.

Quelle angoisse.

Avec ces grimaces, ma réputation est fichue chez les douaniers.

Ils vont croire que je me suis échappé d'un asile.

Et tout le random d'aujourd'hui ? Les flics à Lilton ? C'était moi aussi.

Bravo. T'as pas honte ? Non.

Allez, habite-toi, tu viens avec moi.

Tu n'as pas confiance en moi ? Oh non.

Et ça n'a fallu de peu que j'ai préféré le voleur au gendarme.

Raison de plus pour venir avec moi.

Allez, hop !

Ben,

dis donc, c'est plus grand que je pensais.

Oh, il n'y a que 54 hôtels, 75 pensions et 150 chambres meublées.

Vous allez la retrouver facilement, votre petite protégée.

Je ne sais même pas sous quel nom elle est descendue.

Eh bien, mais c'est très simple. Nous allons tranquillement nous installer

dans cette île de rêve et attendre les beaux jours.

Et quand les plages seront noires de monde, nous finirons bien par la

trouver, votre sirène.

Oh, puis elle a qu'à se débrouiller toute seule, tiens, puisqu'elle fait la

tête.

On peut savoir ce que cette jeune personne représente pour vous ? Oh,

rien.

Elle compte sur moi, c'est tout.

J'avais 15 ans quand son père m'a ramassé.

J'étais au bout du rouleau.

C'était un krach en électronique.

Il m'a appris à déboucler un coffre scientifiquement.

Nous étions spécialisés dans les pierres précieuses.

Hélène avait cinq ans quand il est mort.

Depuis, elle m'a pu quitter.

Je crois que c'est ce qu'on appelle une dette de reconnaissance. Avec le triple

saut de la mort, du suspense, avec le roi de la magie, le professeur Marcy,

n'attendez pas pour louer vos places.

Venez voir ce spectacle unique en famille au Cirque Cornelius ce soir.

Unique représentation ce soir du Cirque Cornelius. Un grand spectacle sous un

petit chapiteau.

Les lions sauvages d'Afrique, les singes savants, le dernier bateau qui clit la

midi. Hélène, je t'attends au débarcadère.

Du rire, de l'émotion, avec le triple saut de la mort.

Du suspense avec le roi de la magie. Le professeur Marxie.

À midi au débarcadère.

Le dernier bateau part à midi. Tu m'entends, Hélène ?

Le dernier bateau quitte l'île à midi, je t'attends au débarcadère.

Unique représentation ce soir du cirque Cornelius.

Un grand spectacle sous un petit chapiteau.

Venez voir ce spectacle en famille, ce soir au Cirque Cornelius.

À ta place, je changerai de méthode. Tu es complètement ridicule avec ça.

Qu'est-ce que tu veux que je lui dise?

Dis-lui que tu l'aimes et ne nous embête plus avec ta dette d'honneur.

Je ne le connais pas, je crois que c'est vrai.

Mais c'est vrai.

Tu veux le rejoindre ? Non, je reste.

Allez, ramasse tes affaires et viens.

Hélène ne viendra pas.

Vous allez la laisser tranquille et partir très vite. C'est compris ? Dis

donc, comment on dit petit con dans sa langue ? Quoi ? Allez, dépêche-toi

maintenant, viens.

Mais dis-lui qu'il compte pas sur moi pour devenir millionnaire.

Qu'est-ce que je ferais d'une gendarme qui n'est même pas millionnaire ?

Tu

m'en veux ?

Je sais que c'est de ma faute tout ce qui vient d'arriver.

Azad, il faut que je te dise quelque chose.

J'ai grandi.

Tu t'en es pas aperçu, mais j'ai grandi.

Toi, t'as continué à être très chic avec moi, comme quand j'étais petite.

Oh, mais moi, j'aurais tellement voulu que... Mais qu'est-ce que tu voulais que

je te dise ? Je pouvais tout de même pas t'épouser de force, non ?

T'aurais dû. Ça t'aurait évité de faire des conneries.

Tu sais que je t'ai jamais vu aussi beau.

Tu commences à avoir des goûts bizarres.

Ça ne va pas te grandir.

Allez, dépêchons-nous.

Zakaria est là.

J'ai pas pu t'avertir, c'est de ma faute.

Tu t'es fait pincer au Hilton ? Comme un con, oui.

Je voulais connaître la planque des émeraudes.

Maintenant, tu sais.

Rassure-toi, j'ai même pas eu le temps de mettre la main sur le topo.

N'en parlons plus.

Alors, qu'est-ce qu'il veut ? Les émeraudes.

C'est pas nouveau.

Dis donc, c'est plutôt flatteur.

C'est la mobilisation générale.

Ils nous laissent monter à bord qu'à cette condition.

Qu'est-ce qui me prouve, quand on lui aura donné les émeraudes, que les flics

vont pas nous t'embêter ? Je vais lui demander.

Il dit que tu as raison.

Regarde, y a pas un flic qui nous connaisse sauf lui.

Alors ou il bouge pas et on monte à bord, ou il fait un geste et on couche

tous en tôle ce soir.

Et alors ? Alors, ça le fait mourir de rire.

Ecoute, Azad, c'est un sadique. Il est capable de tout.

Il veut me coller la mort de Renzi sur le dos.

Je renonce à ma part.

Moi aussi.

Va lui dire que c'est d'accord.

C

'est

d'accord.

Vous pouvez monter à bord, madame.

Non, merci. J'attends monsieur.

Monte, je te rejoins.

On ne partage pas.

Vous ne descendez pas ? Vous avez le vertige, peut-être ?

Si je tire, vous n'aurez plus de cervelle.

Des trous, monsieur Hazard.

Seulement des trous.

Et le mien, il est vrai.

Il est chargé.

C'est parti.

Les émeraudes.

Vous connaissez la poule au pot, le poulet au riz, le poulet en gelée,

le poulet à l'estragon.

Et bien maintenant, il va falloir ajouter le poulet aux émeraudes.

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