Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Je vais travailler un peu.
Ah ! Joli, hein ? Très bien, très bien.
400. Non, monsieur, mais ça augmente.
La viande, le beurre, les oeufs, c'est pas... Eh bien, alors 300.
Ça, qu'est-ce que c'est, ça ? Ça, c'est une gare.
Une petite gare, une petite.
200.
Et ça, qu'est-ce que c'est ? Alors, celui-là, je pensais vous le laisser.
Ah non, non, mais je veux le payer, moi, alors.
Oui, enfin, vous le laissez à 700.
Ah ! Vous savez, il y a des heures de travail, il y a la toile, les peintures.
Depuis le temps que ça sèche, quoi.
Alors, monsieur Dubois.
Bon, excusez-moi.
Comme il est tard, nous reprendrons cette séance demain matin, ça ne vous
dérange pas.
Rhabillez-vous.
Bon, alors, combien est-ce que j'ai de toiles à prendre ? Moi, j'y comprends
plus rien.
Alors, nous disions, c'est... Deux.
Celui-là, je vous le fais 300.
Oui, mais attendez, attendez. Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
Sept.
Ah, ben, ça fait onze.
Oui, mais celui-là, ça fait huit.
Oui, ben, il m'en manque trois.
Faites voir ! Faites voir ! Je ne vous fermerai pas, monsieur ! Qu'est-ce que c
'est que ce genre ? Qu'est-ce qu'il a dans le dos ? Un tatouage. On dirait une
reproduction d'un modigliani.
Est-ce que j'ai une tête à avoir une reproduction ? Non, mais faites voir !
Mais faites voir ! Oh, mais arrière, jeune homme ! Ne me direz pas de dire !
Mais je n'ai rien à vous dire, monsieur ! Vous le saviez, hein ? Non. Pourquoi
ne me l'avez pas dit ? Je veux voir ce tatouage tout de suite. Allez, hop !
M. Legrin, je voudrais vous présenter M. Mézeret, un grand ami des arts, un
collectionneur, un financier. Et le dernier n'est pas le toquet, vous
oubliez de le dire.
C'est vraiment un Modigliani ? C'est un Modigliani.
Authentique ? Je ne permets pas un vanuptier de votre espèce de mettre en
doute la parole d'un légionnaire.
Mais c'est vraiment Modigliani qui vous l'a tatoué. Mais merde ! Vous avez
raison.
La ferme.
M. Legrin, vous m'entendez ? Je vous l'achète.
Me prendriez-vous pour un saucisson ou un quai de porc, M. l'épicier ? 500 000.
Allez, 500 000.
Bon, alors, un million.
Savez-vous, jeune homme, que je vais vous foutre mon petit recul ? Oh,
messieurs, messieurs ! Mais la ferme, vous ! Comment la ferme ? Je dis ça à l
'autre, là. Écoutez, écoutez, écoutez. Je vous donne deux millions pour ce que
vous avez dans le dos.
Comment, ce que j'ai dans le dos ? Est-ce que vous me parlez pour une
prostituée, vous, gros labruti ? Trois ! M.
Dubois, je ne vous félicite pas pour la qualité de vos relations.
Excusez-le, c'est un original, il est un peu fou. Je vous ai déjà dit l'affaire.
Il me manque trois tableaux. Il faut le temps.
Alors mettez-y le pépé, la mémé, tout le monde.
Votre assistante est déplacée, monsieur.
Monsieur Lagarde !
Écoutez-moi ! Écoutez-moi !
Attendez ! Attendez ! Attendez !
Attendez ! Bougez pas ! 20 millions.
Voilà ! Regardez ! Alors ? Oh
! C'est bien, hein ? Oh ! Oh, monsieur le grand ! C'est pas mal, hein ?
Monsieur le gars, alors, vous êtes sidéré, hein ? Oh, vous m'entendez ? Qu
'est-ce que vous en pensez ? Qu'est-ce que vous répondez à ça, hein ? Ça fait
rien, c'était très bien, c'était parfait, c'était parfait, très bien,
très bien.
C'était très bien, c'était parfait, c'était très bien, mais alors très bien.
Comment est-il comme homme ? Attendez, posez ça là, vous. Comme homme, comment
est-il ? Très gentil, très bien élevé, très bien, très talon rouge, vraiment
gentil. Oh, très gentil, très gentil. À ce point-là.
Ça ne vous dérange pas qu'il soit noir ? Mais non.
Ça ne vous dérange pas qu'il soit noir ? Non.
Vous n'êtes pas raciste ? Mais non.
Vous n'êtes pas raciste ? Quelle idée.
Moi non plus. Que l'horreur. Que l'horreur.
On dit pardon ? Pardon.
Quelle taille le tableau ? Qu'est-ce que vous dites ? Quelle taille le tableau ?
La taille, oui.
Et le prix ? Non, attendez, attendez, attendez.
Alors, premièrement, c'est un Modigliani.
Deuxièmement, c'est un magnifique Modigliani.
Troisièmement, c'est une œuvre unique au monde. Elle est tatouée sur peau humaine
et sur une bonne peau. Bon, bon, bon, mais tout ça va arriver à combien ?
Voilà, justement.
Avant de parler du prix du Modigliani, il faudra m'acheter tout ça. Tout ce qui
est par terre. Regardez. Il y a ça, il y a ça, il y a ça, il y a ça. Et puis
alors, regardez celle-là.
C'est moi qui les fais.
Regardez si c'est joli. Elles sont invendables.
C'est justement pour ça que je me voulais vendre.
They're awful.
Comment ça se dit ? Mais elles sont affreuses.
Ah non, elles ne sont pas affreuses.
Elles sont horribles.
Elles sont hideuses. Ça, je ne peux plus les voir. Alors c'est pour ça que je
vais vous faire un prix pour tous les deux. Un prix, un prix.
150 millions.
Jamais ! Pour avoir le mot d'église ennemi, il faut m'acheter tout ça. 150
millions. Pas de question.
Jamais, jamais, jamais.
Allô, vous m'entendez ? Oui, monsieur.
Alors, passez-moi en priorité et sur cet appareil, Burnham de New York.
Ah non, pas Burnham ! Allô ?
Bon, 150 millions.
160.
Vous avez déjà dit 150.
170. Mais écoutez... 180 ! D'accord. D'accord.
Alors, vous m'entendez ? Oui, monsieur. Gardez-moi M. Bernays sous pression.
Ça, au non-jour, c'est du liquide. Oh, je n'ai pas. Mais non.
Mais non.
Mais non. Mais non. Mais non. Mais non.
Mais non.
Mais non.
Voilà, voilà, un peu plus vite, voilà, voilà.
Dis, on va respirer un peu.
Allez, on reprend, vite, vite.
Alors, on va aller voir M. Legrin, qui est un monsieur... Non, non, il ne faut
pas que ça vous arrête d'écouter.
Un monsieur charmant, distingué, mâle, talons rouges, etc.
M.
Legrin !
Monsieur le Grain ! Encore ? Et avec tes complices ? Non, non, non, on va vous
expliquer ! Et ben moi aussi, nom de Dieu ! Ben y'en est au canon français !
Ah non ! Ah si ! Ah non ! Ah si ! Vous ne me laissez pas faire ! Oh, il m'a
expliqué de mieux ! Et des Anglais en plus ! Azincourt, Fachada, l'ennemi
héréditaire ! Mais ce sont des Américains ! Alors, Ralph ! Ils viennent
de New York ! Et ben pour moi c'est pareil ! Mais non ! Mais si ! Non ! Si !
Les Espagnols ont tué les Incas, ils ont trucidé les Indiens. Ça, il a raison.
Ah, vous taisez-vous ou je vous scalpe ? Ah non ! Si ! Non ! Si ! Ça va dans la
lune avec des ordinateurs et du Coca-Cola, mais ça bouffe du gigot à la
confiture. Mais non ! Mais si ! Allez, rembarquez-moi vos trompettes de glace,
vos téléviseurs et vos pilules à dépeupler.
Messieurs, qu'on rôme ! Mais non, mais écoutez, monsieur Legrin, il voulait
simplement voir ce que vous aviez dans le dos.
Mais je suis pour un musée national, mon Dieu ! Mais si ! Non ! Si ! Non ! Si !
Mais comme je suis aimable en souvenir de la faillite de Pershing, je vais vous
le montrer, mon dos.
Regardez, vous allez voir. Ah, vous l'obsédez au coin.
Non, là-bas.
Et vous ne le regardez pas.
Non, non, non, je ne le regarde pas.
La visite est terminée, on ferme. Merci beaucoup.
Il doit être de 1918.
Monsieur, vous faites erreur. 14 juillet 1919, le soir du défilé de la Victoire.
11 kilomètres. Et on croyait que c'était la dernière.
Vous connaissez Modigliani ? Oui, oui, oui, il le connaissait très bien.
Non, jeune homme, je ne connaissais personne.
Il était deux heures du matin, je suis entré au café du Dôme, à Montparnasse,
il régnait comme une démence.
Alors, il y a un type qui s'est approché de moi, il m'a dit, je veux te tatouer
une femme dans le dos.
Oui, monsieur, et je me suis couché sur le billard.
Oui, monsieur, et ça n'est que vingt ans plus tard que j'ai appris que c'était
Modigliani que j'étais devenu un chef-d'oeuvre.
Ceci dit, ça n'avait aucune importance, car j'étais resté à la Légion et je
continuais à me battre sous l'emblème apathride de la grenade à sept flammes.
Oui, mon petit, oui, mon petit, oui.
Vous êtes là ? Allez.
Aïe ! Qu'est-ce qu'il y a ? Mon pied ! On dit pardon.
Vous vous foutez de moi, non ? C'est vous qui me l'avez dit. Qu'est-ce que c
'est que ça ? D'abord, pourquoi vous me regardez de si haut ? Comment ? Parce
que je suis le valet de chambre.
Comment ? Parce que je suis noir.
Mais vous n'êtes pas noir.
Mais si, je suis noir. Mais enfin, pas tellement. D'abord, qu'est-ce que vous
avez de plus que moi ? Qu'est-ce que... Comment ? Qu'est-ce que vous avez de
plus que moi ? Je dis un tas de choses.
Voilà. Lesquelles ?
Comment ? Qu'est-ce que vous avez de plus ? Comment ? Dites-le, vite !
Bonsoir, monsieur.
Vous connaissez Mme Mesret ? Jérémie, je te présente Mr. Smith. Oh, Mr. Smith !
Mr. Larson ! Oh,
Mr. Smith et Mr. Larson ! C'est tellement heureux de vous rencontrer.
Il m'a tellement parlé de vous. C'est un véritable plaisir de vous recevoir ici.
Je vous en prie, c'est d'un, c'est d'un, Mr. Smith.
N'écoutez pas, vous mettez ça là.
Vous avez vu, il me regarde maintenant.
Alors, ces messieurs... Allez-y, allez-y.
Ces messieurs prendront bien un petit apéritif. Deux doigts de pastis.
Mais non, chers amis, ces messieurs ne prennent que du whisky.
Ils sont américains.
Alors, ils prennent du bourbon.
Du bourbon ! Du bourbon ! Bon, au sujet du modigliani.
C'est là qu'il a débuté, il poussait une charrette. Darling ! Yes ?
Au sujet de Modigliani.
Quand je pense qu'il l'a trouvé au marché au plus, c'est là qu'il a débuté,
il poussait une charrette.
Darling ! Yes ? Au sujet de Modigliani.
Quand je pense qu'il l'a trouvé au marché au plus... Envoie-la, c'est là !
Et moi, pour en revenir au Modigliani.
Lisez cela, il n'y a que des nouvelles horribles.
Alors revenons à notre affaire.
Le mode d'Igliane.
Comment allez-vous le livrer ? C'est très simple. Il y a une journée, une
petite journée de clinique.
Une petite journée de clinique, on prend un petit gaz...
Il s'achète tout.
Comme une serviette, c'est fini.
Et il est d'accord ? Oui.
Moi, je vais le mettre d'accord.
Ça sera combien, ça ? 500 millions.
Combien ? 500 millions.
Pour le tatouage ? Avec le cadre.
Moins les 180 millions.
Ah non !
C'est fini. Je vous ai vendu tout ça. C'est fini. C'est loin, loin, loin. C
'est fini.
Non, non, non. Ah, c'est fini. Non, non, non. Ça, non. M. Berman.
Oui, M. Berman. Bon.
Bon.
Mettons. Demain soir, à 8 heures, vous allez me donner la signature de M.
Legrin. Écrit.
Vous l'aurez.
Sinon, vous rendrez les 180 millions.
Attention, M.
Mazaret. Attention.
Il faudra les rendre.
J'avais beau avoir l'air de rigoler, hein, j'ai quand même compris.
T'as compris ? Tu as compris quoi, hein ? Tu as compris quoi ? Tu es fou d'avoir
vendu ce tatouage avant de l'avoir acheté.
Tout le monde est à vendre, c'est une question de prix.
Et si quand même il ne voulait pas ? Il le vendra, ou alors je ne m'appelle plus
maisserelle. Si quand même il y avait des... Oui, si, ça fait 20 ans que je
supporte des si, et des si, et pourquoi si ? Pourquoi si ? Bon, écoute, mon
petit Coco...
Alors d'abord, je ne suis pas ton petit coco. Je suis le petit coco de personne.
Est-ce que j'ai une tête de petit coco ? Comme tu veux.
Ah oui, oui, justement, si j'étais comme tu veux, je voudrais te demander de ne
plus me tutoyer.
Pourquoi ? Parce que dans un ménage comme le nôtre, qui a acquis une
certaine aisance, une certaine classe, on ne se tutoie plus.
On ne se tutoie plus ? Non.
On ne se tutoie plus jamais.
Plus jamais.
Plus jamais ! Comme
vous voudrez.
Bonsoir, monsieur.
Voilà. Bonsoir, madame.
Oui, je sais, vous avez risqué votre peau sur tous les champs de bataille, c
'est d'accord.
Elle n'est pas à vendre, bon, c'est d'accord.
Vous méprisez l'argent, c'est toujours d'accord. Mais jusqu'à quelle hauteur ?
50 millions, hein ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Du jumeau ou haricots rouges ?
Du jumeau ? Du jumeau. Vous ne connaissez pas, vous, c'est biscottes
salades, moi, c'est l'ivar au Beaujolais.
Oui, mais regardez, eh. Eh bien, regardez.
Ça vous dit quelque chose ? Non, non, ça, je pourrais jamais.
Dites-moi en revenir d'autant.
50 millions.
Mais vous vous rendez compte, 50 millions ? Je n'ai pas besoin d'argent,
je suis hors du circuit.
Quel circuit ?
Le vôtre. Vous êtes fou, mon petit. Car vous êtes fou. Mais non.
Ah si. Mais non. Si, mais comme vous m'êtes très sympathique, voyez-moi, n
'insistez pas. Allez trouver vos Américains et dites-leur que je ne suis
pas vendeur.
Enfin, vous vous rendez compte ? 58 000, c'est vous qui êtes fou.
Mais je ne vous permets pas, je ne suis pas fou, je suis riche et je tiens à le
rester. Je dépense, moi que je ne touche, c'est la seule formule. Ma
fraide de légionnaire me paye le boire, le manger et le tabac. Et moi, monsieur,
je passe l'hiver à Paris et dès la belle saison, je gagne ma campagne. Vous avez
une campagne ? Oui, jeune homme.
Avec une maison dessus ? Oui, jeune homme.
Je parie que cette maison est en mauvais état. Oui, jeune homme. Alors, écoutez,
M. Legrin, si vous le désirez, cette maison... Non, non, je roure de ça.
Cette maison, ce sera un château.
Un château. Votre campagne, moi, je vous la remets à neuf. Je roure du neuf. Non,
mais je veux dire que je vous la remets en état, la cuisine, les papiers, le
plafond, les murs, le château central, tout ! Tout ! Tout ! Bon, allez, et puis
je vous fais un papier, tout de suite.
Voilà. Je vais voir.
Je sous-signe.
Ah ! Maiseré. Vous allez voir.
Manga... Ah, mais tiens !
M'engage, à la présence, à restaurer
de fond en comble...
C'était ça.
Il a dû fumer.
Ah oui.
Voilà.
Et alors, en échange, vous me signez ce petit papier.
C'est pour le tatouage.
Non.
Comment ça, non ? Je ne signerai que quand les travaux seront commencés.
Vous n'avez pas confiance en moi ? Non.
Non, parce que vous êtes fou. Ah non. Ah si.
Si. Bon alors, on va voir la bicoque.
Quand ? Tout de suite. Tout de suite. Tout de suite. Alors, rassemblez-moi.
Allons-y !
On n'avance pas.
Où il est, votre compteur de vitesse, là ? J'ai débranché en 1931.
À quelle heure on va arriver ? Ça, je ne m'occupe jamais de l'heure.
Ça fait deux heures qu'on roule, mais elle est à combien de kilomètres de
Paris, votre maison ? J'ai jamais voulu le savoir.
Mais moi, je n'avais pas prévu ça, et puis je téléphone.
Il y a une auberge, on peut s'arrêter.
Non, je ne m'arrête pas.
Mais j'ai faim, je n'ai pas déjeuné.
Au volant, je ne bois pas, je ne mange pas.
Sécurité, sobriété.
Ça va faire quatre heures qu'on roule.
Vous n'avez pas pleuré toutes les deux heures, non ? Si ça continue comme ça,
on ne sera jamais de retour à Paris ce soir.
Qui vous a dit qu'on serait à Paris ce soir ?
C'est très grave ce que vous dites. Il faut que je téléphone.
Décidément, c'est une psychose.
De toute façon, je me demandais de m'arrêter un peu plus loin.
Pour téléphoner ? Je ne m'arrête jamais.
Moi, je prends mes précautions avant.
Il faut s'arrêter.
Non. Il faut le faire.
Vous ferez plus tard.
Je ne pouvais pas.
Oui, par ici.
On est arrivé ? Pour ce soir, oui.
Comment ça, pour ce soir ? Ben, où est-elle, votre maison ? Dans le
Périgord Noir, le dernier refuge des loups. Le Périgord ? Foutez-moi, et où
va-t-on dîner ? On ne dîne pas, on mangera demain. Ce soir, on dort.
Vous n'avez pas la prétention de me faire coucher dehors, non ? Avec les
petits oiseaux.
Vous allez voir si c'est chouette.
Vous n'avez jamais entendu des petits oiseaux, la nuit ? Bon, je m'en fous.
C'est pour téléphoner.
Il y a quelqu'un?
oh oh
Comme ça, dans le calme et dans le silence, c'est pas mieux que l'hôtel ?
Vous avez encore sommeil ? Il y a longtemps que vous n'avez pas quitté
Paris ? Bon, bon, c'est normal.
C'est le grand air qui vous fatigue.
Il n'y a pas d'essence. Il est loin, le village ? Le village est loin.
Il y a loin, loin.
On prend la première route à gauche.
Si vous prenez à droite, là, c'est loin.
Il faut pas... Il vous a bien tout dit, quoi.
Très bien.
Elle a pas un trop bon pied, votre vache.
Quoi ?
Le lait du pit Blanchette.
C'est du bon pain, ouais. J'ai jamais de chimie, hein.
Là, là, elle a un peu détraqué.
Oh, c'est magnifique ! Oh, c'est magnifique ! Oh, ça valait le détour !
Oh là là ! Regardez, c'est... Oh là là là là ! C'est envolé, là, regardez ça !
Oh, que c'est joli ! C'est très joli ! Oh, regardez ça, si c'est joli ! Vite,
maintenant, on va chez vous, on est pressé, hein ? Ben, c'est ici, chez moi.
Non.
Ben si, c'est ma maison de campagne. Mais alors ? Ben, vous m'aviez dit que
vous vouliez en faire un château, vous voyez que le plus gros est fait.
C'est pas possible.
C'est pas pour ça que vous m'avez fait signer ! C'est vous qui avez voulu
signer ! Mais il fallait m'en empêcher ! Vous êtes fou et c'est dangereux de
contrôler les fous ! Regardez ça ! C'est une ruine ! Ah ben il a brûlé quatre
fois ! La dernière fois en 44 ! Je m'en fous ! Regardez-moi ça ! Regardez-moi ça
! Regardez-moi ça ! Regardez-moi ça ! Regardez-moi ça !
Il y a le téléphone ?
Ni téléphone, ni eau, ni gaz, ni électricité. Il n'y a rien, alors.
Non, mais vous allez tout mettre.
Comment ça, tout mettre ? Vous l'avez écrit de fond en comble. Non, mais
attendez, attendez, fond en comble, on va peut-être pas tout faire de fond en
comble. On va laisser quelques ruines. C'est joli, des ruines. Vous avez été à
Rome, il y a le Colisée, il y a le Forum, c'est joli, des ruines. Par
contre, là, je suis d'accord.
Là, cette restauration de 80, c'est pas beau, c'est pas joli. Ah, ben, ça, je
suis entièrement d'accord avec vous. Faut tout foutre par terre, puisqu'on
veut tout remettre dans l'état d'origine.
Ah, vous auriez dû m'empêcher de signer, bon sang ! Ah, dites donc, et rappelez
-vous que vous m'avez empêché de manger mon jumeau aux haricots rouges !
Oh,
les mandales ! Qu'est-ce qui se passe ? Où êtes-vous ? Là.
Où ça ? Là, là.
Ah ! Qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, il se passe, mon cher, que vous venez
encore de perdre des millions et que vous le faites d'une façon stupide.
Quoi ? Mais comment ? Hé, les pilleurs de Château ! Une agence sonnoise qui
travaille en sous-main avec l'anticole du faubourg Saint-Germain.
Mais est-ce que vous pouvez répéter parce que j'ai pas très bien compris ?
Eh ben, ça veut dire qu'ils ont volé les tapisseries offertes à ma famille par le
duc de Bordeaux à la révocation de l'éditement.
Vous n'avez déjà rien à voir là-dedans ! Écoutez, monsieur le légionnaire, il
faut voir les choses en face.
Oh, ça, mon petit, il faut les voir bien en face.
Les assises romancent ces boules, la charpente s'effondre et la toiture est
pourrie. Mais enfin, maintenant, c'est pas grave, on fait des injections de
métaux armés et c'est fini !
Non, non, non, pas d'injection. Écoutez-moi bien.
Je veux que chaque pierre soit dessertée au burin à froid et recollée au mortier
de chaux et de sable marin comme en utilisaient les bâtisseurs de
cathédrales. Mais il n'y a plus d'ouvriers qui travaillent comme ça ! Eh
bien, il n'y a qu'à en former.
Dites, vous êtes bien légionnaire ? Ex.
Vous habitez Saint-Ouen ? Oui.
Alors ce château historique où nous sommes, comment s'appelle-t-il et qu'est
-ce que c'est au juste ?
Montignac, mon cher, demeure ancestrage des Montignacs depuis le XIe siècle.
Époque de lutte sanglante entre les comtes et les évêques. Mais les comtes
ne céderaient jamais, mon petit. Vous m'entendez ? Jamais.
Et pour un de leurs fils morts, trois évêques y passaient.
C'est très amusant de réveiller les comtes de Montignac. Il n'y en aurait
plus. Il en reste un.
Oui, enfin, donc, ce château n'est pas à vous.
Notre accord est caduque et je ne vous dois rien.
Qui va là ? C'est Lucien, monsieur le comte.
Ah, entre, mon bon Lucien.
Je suis content de te voir. Qu'est-ce qui t'amène au château ? Le courrier,
monsieur le comte. Je vois que vous avez de la visite. Aucune importance, viens
boire un coup. Merci, monsieur le comte.
Monsieur le comte ! Oui, mon petit.
J'avais cinq lettres des impôts pour vous, alors je suis monté.
Ça tombe bien d'aller allumer le feu.
Hé, monsieur le gamin ! Vous êtes le comte de Montignac ? Le dernier des
Montignacs, c'est moi.
Alors ce château est à vous ? À moi.
Dites, vous avez bien dit que vous signeriez quand les travaux auront
commencé. J'ai dit.
Bon, alors, il faut que je téléphone.
Ça vous reprend ? Oui, ça me... La poste. À trois kilomètres. Dépêchez
-vous, elle ferme dans une demi-heure.
Et vous êtes venu comment, vous ? À vélo, parmi. Très bien.
Donc, monsieur le comte ? Oui ? Qu'est-ce que c'est que ce type-là ? C
'est un maniaque du téléphone.
Pardon, monsieur, s'il peut avoir un numéro de téléphone, s'il vous plaît ?
Paris. Quel numéro, monsieur ? Comment ça, quel numéro ? Ah bah oui, Bagatelle
1115, c'est chez moi.
Non, 1511.
Non, c'est 1115.
1511. Alors, c'est 1115 ? 1115, ça y est.
Bagatelle 1115. 1115.
Allô, Casals ? Oui. Ici Montignac.
Tu vas bien ? Oui, ça va très bien. Bon, dis-moi, je voudrais Cahors en V.A. Oui.
Qu'est-ce que c'est que ça V.A.
? Je ne sais pas, monsieur. Ah bon.
Dites, vous ne traiteriez pas un entrepreneur en maçonnerie pour faire
des maisons ici ? Un entrepreneur ? Ah, pour les maisons ? Oui. Oui, une
seconde, monsieur. Alors, Cahors ? Oui. Bon, alors, je voudrais à Paris,
Bagatelle, 11-15.
Oui. Unité trois fois et le 5.
3 et 2, 5. Pour la cabine de Montignac. Monsieur.
Je m'en fous. Pour la cabine de Montignac. Oui. Par Casals. Je m'en
fous. Oui, j'attends, d'accord. C'est ça, oui.
Euh, Pelé.
Pellet. Non, non, Pello, Pello.
Pello, Pellet. Et les murs, là ? Oui, sur la plage, juste en face, là. Maurice
Pello, une maison sérieuse, vous pouvez y aller.
Sur la plage, juste en face, là. Très bien, je vais tout de suite. Ah,
monsieur, monsieur, j'ai ma gantelle, là.
Monsieur, ça y est, j'ai Paris, là. Ah, très bien. Alors, la cabine 1.
Pellet. Alors, la cabine au fond, là.
Pellet, je vous dis. Non, Pello, Pello. Je vous dis Pellet. Mais non, mais non,
je vous ai dit Pello. Alors, la cabine 1.
Allô ? Allô, c'est toi ? Oui. Non, mais j'ai pas le temps de dire vous. Si on
commence à dire vous, on en... Alors, je suis dans le Père d'Igor.
Oui, parce que sa maison est dans le Périgord.
Alors explique aux Américains que c'est une question d'heure.
Ben oui, ben oui, ben oui, ben oui,
ben oui.
Je ne peux pas dire ben non, c'est vrai.
Alors écoute, calme-les et dis-leur que je serai de retour demain avec l'accord
signé, signé par lui.
Voilà. Allô, c'est coupé ? Oui, ben ça ne fait rien.
Dites. Vous nous avez coupés, là ? Vous avez vu l'heure ? Ah, excusez-moi. Ah,
monsieur, 5 francs la communication.
Aïe.
Voilà. Merci. Eh, euh, Pélé. Pé-lo. Oh ! Pé-lo.
Pé-lo, voilà.
Pé-lo.
Pé-lo. Pé-lo. Ah, voilà. Pé-lo.
Pé-lo.
Vous allez me restaurer le château.
Quel château ? Le château de Montignac.
Le château du fou ? Oui, c'est ça, le château du fou. Alors je désirerais, il
faut, je veux que vous commenciez les travaux tout de suite.
Tout de suite ? Tout de suite. Ce n'est pas possible, tout de suite, il est trop
tard, je n'ai pas d'ouvriers.
Alors tout de suite, on ne peut pas.
Demain ? Demain, c'est samedi, je marie ma fille.
Ah bon, vous ne travaillez pas là.
Dimanche, c'est dimanche. Oui, on ne travaille pas là.
Lundi, c'est lundi.
On ne travaille plus.
Mardi... Attendez, attendez, on va prendre le problème à l'envers. Alors
attendez, lundi ? Je travaille pas.
Bon, dimanche ? Je travaille pas.
C'est ça, samedi ? Je marie ma fille, je travaille pas.
Et maintenant ? Maintenant, si vous voulez, je me tue à vous le dire. Alors
il va tout de suite ? Mais tout de suite ! Allez !
C'est autre chose.
Là, ça va chercher loin.
Mais non, en fait, vous arrachez le lierre, vous coupez quelques branches,
vous consolidez un peu, vous donnez un bon coup de balai, puis c'est fini,
enfin. Vous savez faire les arches gothiques, vous, Pello ? On peut tout
faire, mais... Attention, je les veux de la même portée, pas soutenues.
Faut que ça fasse authentique. Mais c'est en ruine que ça faut authentique.
Alors, pour les toitures, maintenant.
Ah non, pour les toitures. Pour les toitures, Pello.
Les toitures, il y en a bien 5000 m2.
Oh, écoute, alors, je vous le dis tout de suite, je ne marche pas. Voilà. Si
ces travaux sont au-dessus de vos moyens, je ne vous retiens pas.
Je ne dis pas ça, mais alors signez ! Quand les travaux seront commencés.
Vous pouvez commencer quand, vous ? Demain, c'est pas possible. Je m'arrête
ma fille.
Vous pouvez commencer quand ? Demain matin, 7h. Non, ce soir, 7h.
Même avec 100 millions, je pourrais pas.
Je suis obligé de rester ici jusqu'à demain.
Vous allez voir qu'on dort très bien, ici.
Non, mais dites-moi, qui êtes-vous exactement ? Anguéran de Montignac, né
en 1896, entré au petit séminaire à 13 ans.
Vous avez été séminariste ? Oh, putain ! En 14, j'ai rompu avec Dieu pour m
'engager à la Légion sous le nom de Legrin.
Mais pourquoi pas sous le nom de Montignac ? Pour emmerder mon père qui
avait épousé sa bonne, une demoiselle Legrin. Une fort brave femme, d
'ailleurs. C'est elle qui m'a laissé le pavillon de sainte, moi.
Mais on dirait un... C'en est un.
Vous l'avez-vous acheté ? Je ne l'ai pas acheté, c'est mon arrière-grand-oncle, l
'amiral des Galères.
Mais vous seriez vendeur ? Dites, mon petit, foutez-moi la paix avec vos
achats de tableaux.
Où êtes-vous ? Là.
Vous me voyez ? Un peu, oui.
Envoyez-moi un peu de pain et un couteau, s'il vous plaît.
Voilà, merci.
Très bien.
Quand j'étais tout petit... Vous avez été petit ? Oui.
On a du mal à le croire.
Quand j'étais tout petit, j'étais pauvre, pauvre, pauvre. Alors j'ai
travaillé et je suis devenu riche, riche, riche.
Eh bien, moi, quand M.
mon père a bouffé la grenouille, j'ai décidé de ne plus jamais dépendre de l
'argent. C'est pour ça que j'ai choisi l'aventure et la Légion. Ah, je
comprends. Non.
Pour comprendre, il faut avoir connu Lyotek, Abdelkrim et le Sud-Marocain.
Mais c'est bien d'être comme vous. Moi, je suis tout le contraire. Il faut que
je possède, il faut que j'amasse, il faut que je compte.
Eh bien, je vous plains.
Vous avez vu ? Quoi ? Vous avez pas vu un lièvre comme ça ? Je vois un lièvre,
c'est un rat.
Un rat ? Oui, Platon, mon rat.
Excusez-moi, maintenant que j'ai tenu parole, vous pourriez avoir confiance en
moi, quand même. J'ai déjà donné 5 millions à mon entrepreneur. Vous pouvez
signer, quand même, de papier.
Si vous me secouez encore comme un prunier, je vous fous dans le cul de
basse fausse.
Excusez-moi.
Quoi ? Comment ? Oh, mais c'est mon rat ! La nuit, il est nerveux.
Ah, monsieur de Montignac, j'ai peur.
Alors là, je vous comprends, parce que dans ce tri même, c'est une égonte de
Montignac. Je donne à un templier son père les surpris et les égorge à comme
des gorées à la place où vous êtes.
Je vais dormir dans la voiture. Eh bien, à votre aigle.
Si vous voyez du sang couler des houttes, c'est celui des hérétiques
cathares.
Bon, ben là, je reste avec vous.
Alors, silence.
Foutez-moi la paix et dormez.
Les pilleurs de châteaux. Je ne sais pas moi.
Je suis courageux.
Je suis courageux.
Je ne veux pas revenir dans le même endroit.
Il est un peu lourd.
On va bien finir par se faire piquer. Il n'y a personne.
Pourquoi tu parles comme ça ?
Ça
y est, elle est armée. Je ne sais pas où j'ai été. On appuie là ? Non, là, ici,
là-dedans. Là ? Ouais. Oh ! Allez, retire ailleurs.
Mais n'appuyez pas, parce qu'on le prend tout droit de cul.
Alors, vous restez là. Quand ils arrivent, vous arrosez. Mais vous me
laissez pas tout seul, là.
Faut que j'aille leur couper la retraite, moi.
Ils sont tous morts ! Non, pas encore, mais allons-y !
Restez là, n'y bougez pas.
Vous êtes votre arrière !
Qu'est-ce que je m'amuse !
En juste au-dessus de la tête. Mais non, ils vont attendre la morlante en buvant
l'eau croupie et en mangeant le pain d'angoisse.
On ne vous demande qu'une chose, livrez-nous à la police.
Aux archers du roi, jamais.
J'ai le droit de haute et basse justice sur mes terres. Ça vous apprendra.
Écoutez, monsieur... Non, non, mais devenez donc, on dit monsieur le comte.
Monsieur le comte, laissez-nous sortir, je vous rendrai vos tapisseries.
Non, non, non, non, qui vole une tapisserie, vole une épicerie.
Je vais vous rappeler là, ça n'a rien à voir, une épicerie.
D'abord, on le retrouvera pour leur squelette avant 5 ou 6 siècles. C'est
très bien, c'est parfait, ça leur donnera le temps de réfléchir, avant de
recommencer. Ah !
Alors, on ne déjeune pas ? Les couleurs d'abord.
Quelles couleurs ? Les couleurs. Ici, le premier mouvement du matin, c'est d
'envoyer les couleurs.
Ça
ne
sait même pas envoyer les couleurs. Je vais les envoyer, moi.
Six points derrière moi, vous allez présenter les armes. Prenez-moi le
fusil. Mais rasez-moi mes couleurs, mon Dieu.
Mais donnez-moi mes couleurs, quoi !
Quel temps ? Votre temps de service militaire ? Je me rappelle depuis l
'avoir fait, vous. Ah, vous ne vous rappelez pas ? Eh bien, mon petit, on va
combler cette lacune et tout de suite.
Armes aux pieds ! Mon Dieu, je n'ai pas dit l'armataire, j'ai dit l'arme aux
pieds. Position de l'arme aux pieds.
Allez !
Je vois ce que c'est, l'école du soldat sans armes.
Quand est-ce qu'on déjeune ? Après l'exercice. Je voudrais déjeuner, moi.
Silence, dans les rangs.
Trois pas en arrière.
Marche. Un, deux, trois.
L'or était pour moi, il n'était pas pour vous. Maintenant, il est pour vous.
Trois pas en avant.
Et vous ne sortez pas de votre trou, mes vrais, je vous fous d'un cul de basse
-fond ! Bon, et bien moi je vais déjeuner.
Mais attendez, je vais aussi... Hein, vous voilà ! Eh bien pour vous être
planté, garde à vous ! Ah non ! Garde à vous ! Garde à vous à gauche-gonfle ! À
gauche-gonfle, j'ai dit ! Coup d'encore ! Pas de gymnastique ! Marche !
Monsieur Pelé est là, je dirais Pelé, et vous allez signer. Quand les travaux
seront commencés, nom de Dieu ! Vous avez entendu le mot ? Qu'est-ce que vous
attendez, Pelé ? Pelé !
On peut regarder.
Les travaux sont commencés.
Alors, on signe ? On signe. Allez.
Ah, la visite.
Après, on va signer. Oui.
Bonjour, messieurs.
Messieurs de la marée chaussée, bonjour. Je vous présente M. Mézeret, expert en
peinture. Mais qu'est-ce que vous faites comme ça, vous ? C'est pour une
signature. Oui.
Rapport. Dites-moi, on a entendu comme une fusillade cette nuit. Oui. Vous êtes
au courant ?
Ils ont encore voulu me piller.
C'est leur camionnette.
Ils transportaient des explosifs.
C'est très dangereux, les explosifs.
Ils sont passés où, ces pilleurs ? Incapables de vous le dire.
Je vous signe ? Oui.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Oui, qu'est-ce que c
'est ? Vous les auriez pas collés dans vos oubliettes par hasard ? Vous signez
? Non, non. Vous dites non, maintenant.
Non, j'ai dit oui. On va signer. A eux, j'ai dit non. A vous, je vous dis oui.
Si les gendarmes ne nous embarquent pas, les deux dingues vont nous murer
vivantes. Vous croyez ? Monsieur les gendarmes ! Monsieur les gendarmes ! Je
pense qu'il faut se fatiguer pour une engeance pareille.
Allez, allez, voilà.
Et bien maintenant, les notes.
Merci.
Merci, monsieur.
Vous pouvez.
Vous savez, monsieur le comte, que depuis la prise de la bastille, vous ne
pouvez plus faire justice vous-même.
C'est agréable.
Oui, mais moi, théoriquement, je devrais faire un rapport.
Mais fais-le dans ton rapport.
Quoi ? On signe.
Décidément, c'est une idée fixe, c'est comme le téléphone.
Monsieur le comte, si je vais faire un rapport chaque fois que vous venez au
pays, alors... Qu'est-ce que tu veux dire ? Emmène-moi dans ton gibier de
potence, là. On signe ? Oui.
Où allez-vous ? Chercher de l'encre et une plume. Vous m'avez demandé de
signer, oui ou non ? J'ai tout ce qu'il faut. Non, non, pas d'hostilographe.
Maintenant, je vous préviens charitablement que mes deux grands-pères
sont morts à 100 ans.
Et alors ? Vous n'êtes pas prêts d'avoir ma peau.
Ah, petit, jusqu'à propos de peau, je vais vous... Quoi ? Non, je... Mais quoi
? Écoutez, on va signer.
Voilà, on va d'abord signer.
On va signer et on verra après.
Après quoi ?
J'ai pas dit que j'allais rien dire, moi.
Non, j'adore. Je vais signer.
Voilà, et maintenant, vous venez avec moi. Où ? On va à Paris. Non, moi, je
reste ici pour surveiller les travaux. C'est pas possible.
Vous avez voulu ma signature ? Oui.
Vous l'avez ? Oui. Et bien, maintenant, débrouillez-vous tout seul.
Mais comment voulez-vous que je fasse ? Je veux pas le savoir.
La camionnette de M. Pellot, elle est pas là ? La camionnette
de M. Pellot est partie chercher du matériel. C'est pas à moi.
On ne va tout de même pas commencer sans papa.
On va aller attendre l'église.
Dis-donc, Justine, tu n'as pas vu le type de Paris qui a commandé les travaux
à ton père ? Si, monsieur le comte, il est descendu par là.
Par là ? Oui, par là.
Le plafond sur la gueule, c'est raté. Faudra trouver autre chose. Maintenant
qu'on a ma signature, on voudrait me supprimer. Puis moi ? Oui, vous. Vous
expliquerez au château avec votre complice. Mon complice ? Oui, votre
complice. Allez, hop, en voiture.
Mais mon vélo ? M'en fout de votre vélo. Allez, allez.
Allez.
Qu'est-ce que c'est, ton échafaudage ? Ça va pas tenir, là ! De l'autre côté !
Pélot, entrez ! Qu'est-ce qui se passe, M. le Comte ? Il se passe que l
'Inquisition, moi, je vais la rétablir. Allez ! La
vérité,
où je dégoupille, ça sera Cameron.
Mais la vérité, mais quelle vérité, monsieur le comte ? Je vous ai vu aux
jumelles, vous parliez tous les deux.
Eh ben oui. Ben oui, monsieur Meseret voulait m'emporter ma camionnette pour
aller à Paris.
Voilà, c'est tout, c'est tout.
La vérité, chacun ou ta fille sera en folie le jour même de ses noces.
C'est tout, mais on n'a rien dit de plus, c'est tout. Monsieur Meseret, pour
les travaux, ben, il m'a demandé... Enfin, quoi, il... Il m'a demandé de les
bâcler, parce que...
Des goupilles ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non
Mais je ne peux pas ! Mais je suis à Paris ! Mais je vais me faire foutre à
la porte ! Ah ! Tenez, Vladimir, tenez, voilà, allez hop à Paris ! Non mais,
mais j'ai pas le droit de revenir à Paris ! Je m'arrangerai avec le ministre
! Quel ministre ? N'importe lequel, celui que vous voudrez, allez à Paris !
Louis Marie... Attendez, il lit mal.
J'ai mieux lu.
Anguéran, lui, mari de Montignac.
Mais je ne vois pas la signature de M.
Legrin.
Mais c'est la même chose. Quoi, c'est la même chose ? Legrin, c'est la bonne.
Comment la bonne ? Legrin, c'était la bonne.
Elle a épousé Montignac, le comte. Et comme le comte, c'était le père de
Legrin, Legrin s'est fâché. Alors il s'appelle Legrin, comme la bonne, avant
qu'elle s'appelle Montignac.
Je comprends.
C'est pas possible.
Mais oui.
Mais pas moi. Moi, j'ai rien compris de votre histoire.
Ben, il a compris.
Mais lui, peut-être qu'il comprend les finesses de la langue.
La langue.
Comment ? La langue.
Oui. Le nez. Le nez.
Le pied.
Le pied.
Gros pied.
Gros pied.
Ça, c'est le cheval.
Le cheval.
Moustache ? Il n'a rien compris, il ne comprend rien.
Il goûte.
Très bien.
Est-ce que vous voulez dire que le grain et de Montignac, c'est la même personne
? Mais, mais, mais, exactement ! Moi, je ne vois pas sur ce papier qu'il accepte
qu'on lui découpe la peau.
C'est pas écrit ? Pas vrai.
Oh,
il a oublié ? Vous avez bien demandé.
Mais deux, trois fois, même. Il était d'accord.
Il a ri, il était très content.
Attention, monsieur Mazaret, vous entrez dans les ennuis.
Quelqu'un de votre agence peut-il se rendre dans le Périgord ? Nous irons
nous-mêmes. Vous désirez seulement savoir si l'accord exhibé par monsieur
Mazaret n'est pas un faux, c'est tout. C'est tout. Mais soyez discret.
C'est notre métier, monsieur. Par la même occasion, vous ne voudriez pas être
un peu plus renseigné sur monsieur Mazaret ? Ses liaisons, ses opinions
politiques ? Non, pas du tout, non.
C'est le même prix, vous savez, c'est compris dans le forfait. C'est pas une
question d'argent, ça.
He's crazy.
Bon, bon, bon, bon.
Alors, nous disons donc Château de Montignac.
Dis-donc, Perrault, si j'en crois les plans établis par les moines de Cahors,
là, sous l'enduit de la dernière voûte, il doit y avoir une fresque romane.
Alors, à dégager.
Enfin, M. le Comte, on ne va pas toucher par là, c'est le seul coin qui tienne
encore. Ah, si ? Et M.
Mézret ? Ben, il va être ravi, il adore la peinture.
Non, si nous posons des questions sur les affaires culturelles, qu'est-ce qu
'on dit ? N'importe quoi.
De toute façon, les gars du ministère, ils ne doivent pas être très au courant
non plus, alors.
Il paraît qu'il est violent, le vieux.
Oui, tu as raison.
Prenons ce qu'il faut pour l'intimider, on ne sait jamais.
Monsieur ? Monsieur de Montignac ? Lui-même. Nous avons appris que vous
faisiez faire d'importants travaux dans ce très beau château. Si vous avez envie
de le visiter, je trouve ça normal. Je dirais même plus, je vous en félicite.
Vous êtes trop aimable.
Eh bien, si vous le voulez bien, nous allons commencer par les fondations qui
sont romaines et du plus grand intérêt sur le plan archéologique.
S'il vous plaît, je vous en prie.
Attention aux têtes et méfiez-vous des marches, elles sont glissantes.
Messieurs, vous avez devant vous ce que je n'hésiterai pas à appeler un chef-d
'œuvre de l'architecture militaire du XIIe. Vous êtes un merveilleux Cicérone.
Oh, ça y est, nous autres, vieux aristocrates, nous n'avons plus qu'à
coiffer la casquette de guide et nous installer autour du quai.
Vous êtes pessimiste.
Lucide.
Par ici, messieurs.
Merci.
Messieurs les tueurs à galles, vous êtes démasqués. Alors comme ça, on vous lève
faire la peau.
Je me suis tordé la cheville.
Comment un fou.
Combien l'infâme meseret vous a-t-il bâillé pour cette basse basogne ?
Mais M. Meserey n'y est pour rien.
Trop pisé, Merlin. Moi, je vais lui dire deux mots, à Meserey. C'est un
malentendu. Tout est malentendu dans la vie, même la mort.
Bon, je vais voir un peu la gueule du propriétaire. Je viens avec toi.
Non.
M. de Montignac.
Lui-même.
Monsieur, je suis réalisateur à la télévision.
Je m'occupe de l'émission Chez d'œuvres en péril, qui travaille en relation avec
le ministère des affaires culturelles.
Vous désirez filmer, sans doute ? Oui, si ça ne vous dérange pas.
Vous serez-t-il agréable de visiter les lieux pour avoir une petite idée ? J
'allais vous le demander.
Eh bien, cher monsieur, venez, nous allons commencer par les fondations qui
sont romanes et du plus grand intérêt sur le plan archéologique.
Attention à votre tête, méfiez-vous des marches, elles sont vissantes.
Chers messieurs, vous avez devant vous ce que je n'hésiterai pas à appeler un
chef-d'oeuvre de l'architecture militaire du XIIe. Vous parlez comme un
guide. Bon, vous savez, nous autres, les aristocrates, nous n'avons plus qu'à
coiffer la casquette et nous installer autour du quai. Pardon.
Par ici, monsieur.
Qu'est-ce qui se passe encore ? Tu veux remonter au château ? Je t'en ai mis
trois autos au frais.
Bonjour. Je viens de recevoir... Ah, on n'entend rien.
Excusez, c'est mes enfants qui donnent une surprise partie. Je n'entends rien.
Je viens de recevoir un coup de téléphone du comte de Montpignac.
Il est à Paris.
Non, il est sur la route. Il a quelque chose... Ah, là-bas.
Il y a quelque chose de très important à nous dire.
Qu'est-ce qu'il y a encore ? Je ne sais pas. Je suis comme vous. Je ne sais pas.
Mon ami. Oui.
Mon ami.
Je suis très occupé, voilà. Eh bien, il y a l'obligence de vous désoccuper.
Alors ? Viens ici, toi. Moi aussi.
Vous allez voir, vos enfants.
Troussez-vous.
Qu'est-ce que c'est que ce langage ? Montre ton ventre. Comment ? Montre ton
ventre ! Oui.
Et toi, ton dos. Oh, non. Montre ton dos.
Oh,
c'est très joli.
Vous êtes vendeur ? Voilà.
Avec vos histoires de Modigliani, ils se sont fait tatouer.
Où es-tu, l'assassin ? Où es-tu ?
Sortez de votre cocotier ou je vous pourfend.
Pitié. Ah non.
Ah non.
Mais défendez-vous, voyons.
Sortez, ribaudes.
Sortez-vous.
Arrière, gorille.
J'ai raison, sortez.
Allez, sortez.
Si on parlait calmement.
Comment ? On veut me trucider comme le duc de Guise. On rate son affaire et
après on voudrait en parler calmement.
On n'a pas ça.
Quant à vos trois mercenaires, je les ai mis au frais.
Qui est le mercenaire ? Votre. Alors plus de mensonges superfétatoires, la
vérité la seule, ou alors je te rends...
Je vous jure sur la tête du gouverneur de la bande de France que je ne vous ai
envoyé personne.
Je n'avais aucune raison de vous tuer parce que je pouvais avoir votre
tatouage autrement.
Et de quelle manière, s'il vous plaît ? Ecoutez, c'est très simple. Vous entrez
deux jours en clinique. Ce serait plutôt à vous d'entrer en clinique.
Ah non.
Ah si ? Ah non. Ah si ! Ecoutez, vous entrez deux jours en clinique. On vous
retire un tout petit morceau de peau sur le dos et vous enverrez un autre.
Quoi ? Vous vouliez me couper en morceaux, Landru ? Horrible gnome.
Ah non, alors, écoutez, je vous entière de vous parler comme ça. Arrête ! Je me
dis...
Vous avez menti, monsieur Meserey.
À tout le monde, je vais porter plainte.
Mais non.
Où sont nos détectives ? Quelles détectives ?
Tout est la faute de M. Mesret.
Nous vous proposons de traiter avec nous directement.
Et tout de suite.
Jamais, monsieur.
Mesret est un anormal, mais il a ma parole de gentilhomme et ma signature de
légionnaire. Écoutez. Je n'ai trop écouté. Ma soupe refroidit et vous m
'échauffez la bile.
Mais pourquoi ? Comment pourquoi ? Et les deux voyous que vous avez envoyés
sur mes terres ? C'était une simple enquête commerciale.
Savez-vous, jeune homme convertu, dans les dires royales de janvier 1312, j
'aurais pu les faire pendre.
Je vous offre trois fois plus que mes oreilles.
Three times more.
Je n'ai pas trois fois plus.
Mais me croyez-vous là de ma parole ? Je sais qu'aux Amériques, il n'y a pas de
gentilhomme et c'est là votre seule excuse.
Retirez l'offre insultante que vous venez de me faire ou nous irons sur le
pas. Je suis l'offensé, mais je vous laisse au choix des armes.
Même leur balai est au canon 75.
Vous m'avez
donné
rendez-vous ici pour quoi faire ? Ah, ben voilà. Monsieur le professeur, je
vous présente monsieur le comte Anguéran de Montignac. Monsieur le professeur
Mortemont, un des plus grands dermatologues de France.
Le plus grand de France.
Excusez-moi, monsieur le professeur. Excusez-moi.
Bon, monsieur le comte, je dois vous expertiser.
Oui, mais non, c'est pas moi le comte, c'est monsieur le comte, c'est monsieur
le comte, là.
Expertise est quoi ? Non, il n'y a rien, il n'y a rien, c'est rien. Si je
comprends bien, vous avez vendu par l'entremise de monsieur... Non, non,
mais expertise est quoi ? Non, c'est rien, c'est rien, ne vous occupez pas.
Je dis, vous avez vendu par l'entremise de monsieur le tatouage de votre dos en
vie âgée au musée de Boston. Voilà, c'est exact.
Mais pourquoi une expertise ? Pour rien.
Mais vous avez un tatouage dans le dos. Ah, ça va pas recommencer, non ? Mais
si, vous avez un tatouage dans le dos. Oui, j'ai un tatouage dans le dos, mais
c'est pas une raison pour avoir une expertise.
Parce que c'est obligatoire.
Mais non, c'est pas obligatoire. Si, c'est obligatoire.
Mais non, c'est pas obligatoire. C'est obligatoire. C'est pas obligatoire.
Si c'est obligatoire, c'est obligatoire. Alors je vais vous examiner.
Mais non, c'est pas à moi d'examiner. C'est à moi de vous faire examiner. Non,
non, mais pas l'expertise. Enfin, vous avez signé. Oui, j'ai signé.
Mais... Attention.
Il ne vous touche pas.
Attention, c'est pas obligatoire.
Il ne vous touchera qu'avec les yeux.
Il n'a pas d'inquiétude à avoir, aucun urticaire, aucune mycose, pas d'allergie
qui puisse altérer le tatouage, la peau est parfaite. Très bien. Vous voyez qu
'une expertise était nécessaire.
Non. Si, vous allez câbler ça tout de suite au musée de Boston. Tout de suite,
mais... Il y a toujours un mais. Non, non, non, rien de grave.
Quel sport pratiquez-vous ? La guerre, pendant 25 ans. Et quand la paix éclate,
l'homme gonfle. Le comte était très musclé, l'inactivité, voyez-vous, lui
donne de la cellulite.
Vous êtes comme ma femme. J'ai rien à voir avec votre femme.
Je maintiens que l'expertise n'était pas obligatoire.
Si l'embonpoint devait s'accentuer, il pourrait y avoir une tension de la peau
qui provoquerait une distorsion du tatouage.
Qu'est-ce qu'il faut faire ? Un petit régime.
Ça, jamais.
Alors, il faut faire du sport.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Je dis que ce serait peut-être un peu difficile pour vous.
Mais jeune homme, ma condition physique me permet encore de faire du sport.
Mais je ne fais que dans le sport noble. Et je suis même prêt à vous lancer un
défi. Mais non. Merci.
Merci.
Merci. Merci.
On va y aller. Eh bien, quand vous voulez.
Qu'est-ce que vous avez à vous gratter comme ça ? C'est nerveux. Eh bien, il
faut voir un petit cœur de docteur. Non ? Non, pas tout de suite, merci.
Rendez-vous.
C'est attaché.
Salut. En garde à gauche.
Chassé bas.
1, je pivote.
2, je groupe.
3, je frappe.
4, je regroupe.
5, je reviens en garde.
Coup de pied bas.
Revenez. Coup de pied de flanc. 1, je pivote.
2, je groupe.
3, je frappe.
Je regroupe.
Je reviens en garde.
À vos places.
Coup de pied bas.
Riposté. Coup de pied bas.
Riposté. Coup de pied bas.
Riposté. Coup de poing de figure.
Attention, bon sang ! Attention,
hein ! Alors, écoutez, venez enfin ! Attention ! Je peux
rien faire avec lui !
Le mouvement tournant, le coup de pied bas, vous posez et vous tournez.
Un peu de cidre.
Je me demande si ça serait bien prudent.
Manger des tripes sans cidre, c'est aller à Dieu de savoir la mer.
Ah oui, mais ça donne... Des bulles ? Oui.
Ah, ben, c'est de la biscotte. Ah bon ? Ah, ben oui, ça donne des bulles.
Dites-donc, garçon, est-ce que le chou farci est à température ? Voilà,
monsieur.
Très bien.
Vous n'allez pas manger des choux farcis après des tripes ? Oui.
Mais non. Eh si.
Je me donnerai de la crème fraîche avec mon chou farci. Bien entendu.
Oh là là, mais vous n'allez pas manger tout ça.
Si. Mais à votre âge, ça peut être dangereux. Mais j'ai toujours vécu
dangereusement. Moi, des chauffeurs, si je ne fais même pas, même pas une
bouchée, moi. Mais parce que vous savez pas manger. Vous allez voir.
Donnez-nous deux calvards.
Oh là là.
On va faire le trou normand.
Calvadie sous les graisses, l'estomac creuse, et il n'y a plus qu'à continuer.
Ah bon ? Voilà, monsieur.
Mais comment on boit ça ? Du sec. Hum, très bien.
Donnez-moi des choux farcis.
Vous voyez ? Derrière ça, deux bons petits cibalièvres.
Ou alors avec un petit calvin. Avec un bon petit beaujolais qui a du corps.
Faites chambrer le beaujolais.
Jamais, voyons.
Jamais à la température de la cave.
Julienne à 57.
Parfait. Vous ne savez pas vivre, mon petit. Il n'y a que votre argent qui
vit. Vous êtes un fantôme. Le fantôme, il vous dit merde.
Il y a du progrès. Vous allez voir.
Ça vient, le Beaujolais ? Allez.
Doucement. On n'irait jamais jusqu'au bout.
Il y a encore le Liège et les Profitrolles. Les Profitrolles ? J'adore
ça.
Vous avez raison, je ne sais pas vivre. C'est bon, vivre, c'est dangereux, mais
c'est beau.
Eh bien, mon vieux.
C'est bon, ça.
Ce qui est bon, c'est de faire ce qui vous plaît quand on veut. Mais vous,
vous ne pouvez pas, il vous faut une permission.
Allez, je pars trois semaines au château pour faire une cure de foie gras et de
truffes. Je vous mets au défi de venir avec moi.
Je viens.
Et vos affaires ? Je m'en fous.
Et votre femme ? Je m'en fous. Ce sera plus dur, mais je m'en fous. Bon, on va
voir.
Je sais que ce voyage en Amérique.
Je vais à New York comme d'habitude, je vais voir des toiles. Vous partez pour
longtemps ? Je ne sais pas, chère amie. Vous irez au parc hôtel comme d'habitude
? Justement, non.
Non, qu'est-ce que ça veut dire, non ? Non, c'est le contraire de oui. Je vais
voir des toiles. Des toiles ? Des toiles. Des toiles ? Sortez ! Oh non ! C
'est un peu fort, ça ! Félicien ! Félicien ! Qu'est-ce que vous faites là
? Mettez-moi le camp ! Mettez-moi le camp !
Félicien ! Félicien ! Félicien ! Vous avez vu ? C'est tout aux portes. Oui,
assez ! Félicien, vous me négligez.
Mais non, Jérémie, mais non.
Vous me négligez, Félicien.
Voilà plus d'un mois que vous menez une vie de bâton de chaise. Oui, et pour la
première fois de ma vie, j'ai fait prendre des renseignements. C'est pas
vrai. Vous négligez vos affaires.
Il y a une femme là-dessous.
Ah, ça, je ne le permets pas.
Félicien ! Félicien !
Félicien ! Félicien ! Ici !
Il
y a une femme là-dessous.
Non.
Il y a une femme là-dessous. Non.
Alors, qu'est-ce que c'est ? C'est un homme.
Un homme ?
Je ne vous crois pas.
Et je vous avertis que demain, je vous accompagne jusqu'à Orly. Comme vous
voudrez jamais.
Quelle horreur.
Ça y est, il s'en va.
Voir d'étoiles.
Eh bien, lui, voir d'étoiles. Il va voir d'étoiles.
Et vos bagages ? Ils sont dans l'avion.
Ben, vous allez en avoir besoin.
Non, j'ai besoin de rien.
Plus de bagages, plus d'heures, plus de téléphones, plus de rendez-vous, rien.
Décidément, mon petit, plus vous êtes fou, plus vous vous mettez sympathique.
Eh, quand on sera arrivés là-bas, vous pourrez pas faire venir quelques petits
pillards de château qu'on s'amuse un peu, hein ? N'inquiétez pas, on va bien
trouver quelque chose.
Vous avez des ancêtres enterrés dans la chapelle ? Aucun Montignac n'est mort
dans son lit, mon cher. Ils sont à Jérusalem, à Pavie, à Moscou et à
Sébastopol. Et votre père ? Mon père est mort debout à une table de roulette à
Monte-Carlo.
Qui c'est ? Il est là.
Monsieur le ministre.
Permettez-moi de vous présenter monsieur le préfet.
Monsieur le préfet.
Monsieur le ministre, permettez-moi de vous présenter monsieur Mézeret, mon
mécène.
Monsieur Mézeret, au nom du patrimoine artistique français tout entier, je vous
dis merci.
Eh bien si vous le voulez bien, monsieur le ministre, nous allons commencer par
les fondations qui sont romanes et du plus grand intérêt sur le plan
archéologique. Je vous en prie.
Sous-titrage ST' 501
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.