Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Range-moi ça.
Tu regardes bien.
Ah.
Alors monsieur Carem, tout est prêt ?
Il faut bien monter toi.
Monseigneur nous a prévenu très tard. Il
y a encore beaucoup de désordres
là-haut.
Quelle fumée ! À tout à l'heure. Tiens
tiens mon déjà le foyager
à vide.
Quelle heure est-il ?
Bientôt minuit.
Et ben vivement qu'on se bâche.
Il va rentrer bientôt, tu crois ? Bon,
avec lui, on peut pas savoir, hein.
J'étouffe
et l'orage, hein.
Ouais, il pas seulement dans le ciel.
Tu as raison. Allez, ils sont malfamés à
ce moment avec tous ces griffetons qui
traînent dans la semelle et rien que des
anglais, des Allemands.
Fallait pas les laisser rentrer.
E ils sont là.
Il faut faire avec les occupants. Oh
puis c'est pas notre truc. Mais reli
tout ce bazar. On en a pour des
plombranger tout ça.
Arrête, il arrive tout juste.
Hiercore, il était à gang. Alors
donne-lii le temps de souffler, de se
remettre dans ses meubles.
Et où il est ? Tu le sais toi ?
Chez Wellington.
Salot d'anglais.
Tu as vu le diable boiteux ? Manger
l'anglais maintenant. Fais pas pour lui.
Il est tous les rateliers.
Il
y a qui ce soir à la maison ?
Tu le sais très bien. Le gros carê ses
fourneaux. Le serveur à la porte.
Et nous pour le service
et la petite nièce
elle l'attend dans son dodo comme toutes
les nuits
pour un petit bonsoir.
40 berges de moins que lui et luisante
on comprend qu'elle leur réchauffe.
pas moi ça hein. Ça ça
de couverts pourquoi deux
il a un invité.
Alors quel invité ? Tu as vu ce qui les
attend à la cuisine ? Un vrai soup de
roi
ou de reine ?
On la connaît
en tout cas celle il veut pas la
montrer.
Sauf à nous. Oui, nous on a sa
confiance.
Regarde-moi ça.
On est dans le beau drain.
Qu'est-ce qu'elle fout la rousse ? Au
moins du temps de foucher, il y a une
police.
J'aime pas le peuple.
Les gens sont curieux ce soir.
Ils n'aiment pas beaucoup ceux qui
roulent carross.
Un peu plus, on la prenait sur la
cabèche celle-là. On peut encore sbigner
par le jardin. Tu m'accompagnes ?
C'est lui. Tiens, tu mets ta perruque.
Ah.
Jésus.
[musique]
[musique]
H
Quelle joie d'être reçu chez vous.
Je n'avais jamais eu ce privilège.
Je vous prie d'excuser
ce désordre, monsieur Foucher, mais
j'étais encore un gant avantier.
Laissez-l
avait été apposé sur ma porte.
Non mais vous qui savez tout, je ne vous
apprends rien.
En quel temps nous vivons ?
Avez-vous fait bon voyage ?
Excellent. J'étais avec sa majesté.
Sans vous, elle serait encore à Gan.
Elle est encore à Saint.
Vous avez manœuvré une fois de plus
divinement en sa faveur.
Je vous remercie.
Vous ne pouvez imaginer le plaisir que
je ressenti quand je vous aperçu chez
Wellington.
Avez-vous remarqué comme il s'était
forcé de nous tenir loin l'un de l'autre
alors que de toute l'assemblée, vous
étiez le seul dont j'espérais la
conversation ?
[grognement]
Vous me comblez ?
Mais nous sommes gens à nous parler
demain. J'ai audience à Saint-Den chez
le roi.
Deux couvert.
Vous étiez bien sûr de vous monseigneur
en me proposant tout à l'heure à soupl.
Nous sommes seuls.
Je ne vous suffit pas, monsieur Foucher.
Je pr une petite faim.
[musique]
[musique]
de Basmine. Oui, je sais. Mais me est
comme des cadavres
et m'appartenant Corée.
Asseyez-vous, je vous en prie.
[raclement de gorge]
Depuis combien de temps n'avons-nous pas
causé dans le particulier ?
Le temps vous aurait semblé long.
Oui, vous me manquiez, monsieur le duc.
Osé l'espérer
[acclamation]
plus les temps sont troublés, plus
l'amitié est précieuse.
Je dirais même nécessaire.
entre certaines personnes.
Les circonstances,
elle rapproche à de certains moment.
Alors, remercions-les. J'ai toujours
pressenti qu'un jour nous aurions ce
face- à face et qu'il nous faudrait
décider du cours des choses.
En somme nous entretenir à cœur ouvert.
Nous sommes faits pour nous comprendre.
Admis mots,
ce sera suffisant. Oui,
nous ne sommes ni des soldats ni des
hommes de cours auxquels il faut tout
expliquer.
Oui,
nous nous tirons les fils.
À ce jeu-là,
je suis le maître. pas toujours.
Ne m'avez-vous pas dit à l'instant que
Jacques Massoulier et Jean-Vincent vous
appartenaient Cors et armes
mais de Valet
il serait en affaire avec vos services.
[soupir]
Vous semble pas qu'il fait très chaud ?
J'ai toujours froid monsieur Foucher.
Même quand il fait chaud
j'ai froid.
C'est de nature
et puis il y a quelque chose en vous
divernal.
Je vais augmenter mes valais.
Il le mérite.
Je connais l'orge. Faites un effort, mon
seigneur.
À notre amitié.
Oui.
Elle est proverbiale.
Je vais vous le prouver.
Grat truffé desper donc de chez moi
prince vous savez vivre
une habitude monsieur Fouché
le savoir vivre et le savoir mourir
cela chez nous se à la naissance
à votre avis combien de temps avons-nous
pour souper dans le calme
Cons la caragnole vive le sang
la carmagnole vive le sang
tomber le cul de nous faire tomber le
cul mais le coup a manqué elle a le
déprippé
dans la caragnole vive le son vive le
son dans la caragnole
le son
alors fouché combien de temps
très peu de temps.
Pas plus gar plus.
Je ne contrôle plus que mes agents qui
risquent d'être débordés à tout instant.
Devons douter les meutes. J'en ai
l'expérience.
Croyez-moi. Ils feront pas le détail.
Disons 2h
2h pour trouver un régime à la France.
Il reste que cette fois ce ne sont pas
les alliés qui sont sous vos fenêtres,
mais le peuple parisien qui nous
déteste, qui vous déteste
et n'attend pourtant son salut que de
nous.
Nous sommes d'accord sur ce poids, fou.
Si vous le voulez bien, nous partirons
de là pour aller où ?
Où que nous allions, je crois que nous
cheminerons ensemble.
Aviez-vous besoin de mon bras ?
Oui, comme vous avez besoin de ma tête.
Si je dire
somme il était temps pour nous de
renouer
à des faux de tranché
encore un peu de ce fora prince
être traité par vous c'est presque vous
appartenir.
Regardez la suite.
Asperge en petit poids,
cul d'arti à la ravigote,
saumon à la royale
filet de perdrierie à la financière.
À votre table, on ne peut pas penser à
changer de régime.
Et ce champagne,
cadeau du duc de Wellington,
il meilleur goû chez vous que chez lui.
Que vous a-t-il semblé de Wellington ?
J'ai trouvé tout à fait creux. Il n'est
plein que de lui-même,
mais d'un ennui
désespérant. Heureusement qu'il a pour
lui d'avoir gagné à Waterlot.
Mais servez-vous, monsieur le sénateur ?
Servez-vous.
Comme cette formule est politique,
nous n'avons tous deux qu'une carte à
jouer, vous le savez fort bien.
Mais peut-être auriez-vous également un
projet pour la France.
J'en ai plusieurs, monsieur l'ancien
chef du gouvernement de Sa Majesté.
Plusieurs ? Racontez-moi ça.
Qu'est-ce que c'est ça ? Un qu'est-ce
que j'ai loué ? Il vient de répéter ici
toutes les nuits après avoir joué au
Stitalien.
Minuit, c'est l'heure où ils arrivent.
Un orchestre. Je reçois ces jours-ci le
colonel Orlof et le prince de Méternique
et j'ai pensé que s'ils faisait chez moi
leur entrée en musique
en musique de leur pays, cela pouvait
les prévenir en faveur de la France.
[musique]
[musique]
C'est une val
une nouvelle dance faisait fureur au
concret. Et votre orchestre dort ici ?
C'est une question que je ne me suis
jamais posé demandez à mes valis.
La situation n'est pas simple.
La chambre a proclamé Napoléon 2
empereur,
le fils de l'ogre.
Soyons sérieux.
Et Marie-Louise régente. Je me permets
de vous le rappeler.
Sur moi est une merveille. Il vient du
rein par courrier spécial de Strasbourg
à Paris.
Je pense que chez Wellington on mange du
bouilli dans de la marmelade.
Je vous accorde que l'glon n'est pas un
prétendant très sérieux devant
l'opinion. Mais il n'est pas le seul à
postuler. Il a Louis Philippe d'Orléan,
le fils du régich.
Allons si loin ?
Non, pas si loin, monsieur Foucher. Je
ne pense pas que le tour du duct
d'Orléan soit encore venu.
Voyons plus près.
Plus près ?
Oui, tout près.
Le peuple. Mais où veux-je la tête ?
Bien sûr, le peuple français. Ah non,
non, non, non, non, ne riez pas. Une
République revenue de tous ces excès et
délivré [musique] de ses illusions
serait une solution à la vacances du
pouvoir.
Vous voulez revenir au directoir Fouché
?
Ce 7 juillet 1815 à minuit, la France
est à qui la voudra et jamais son
gouvernement ne fut plus provisoire.
Je sais que vous présidez monsieur
Foucher, mais que présidez-vous en fait
? Un troupeau de parlementaires est bêté
encore sous le choc de Waterlot.
Que surgisse demain un homme résolu et
se coucheront.
Le voilà le danger, un nouveau bon
appart issu du peuple et dont l'autorité
se nourrira de la faiblesse du pays.
J'estime plus prudent
de nous donner nous-même un maître,
un maître que nous connaissons et qui
aura besoin de nous.
Un maître dont vous présiderez le
conseil encore une fois.
Mais cette fois avec vous près de moi,
Excellence.
Un voisinage dangereux
mais qui vous permettra de ne pas me
perdre de vue.
Vous me surveillerez fouché.
Me surveillerez de près. Vous verrez, ce
sera très intéressant. Suis excellence,
mais nous jouons à cela plus tard si
vous le voulez bien. Il y a plusieurs
urgents. S'il vous plaît,
revenons au Bourbon.
Je crains qu'il ne soit plus accepté par
le peuple.
Vous craignez
vraiment je crain si je me mets à votre
place.
Entrhance en façon la tête de roi, nous
avons démontré qu'il n'était qu'un homme
ordinaire. En effet, le ciel ne nous est
pas tombé sur la tête pour cela.
Alors, une deuxième restauration dans ce
pays après ce qu'il a vécu depuis un
quart de siècle me paraît pour le moins
décevante et difficile.
Alors,
alors la monarchie n'est plus de droit
divin avec qu'une solution mais parmi
plusieurs. Une solution fragile est
aujourd'hui impopulaire. Il faudra
l'imposer aux gens. Et avec quelle force
?
Il y a plus d'armée française.
D'ailleurs, bien longtemps qu'elle
n'était plus royaliste. Et
quant à ma police, bon bien que
puissante, elle ne peut réprimer à elle
seule une insurrection générale.
Et puis
et puis pourquoi ne pas vous le dire,
mon seigneur,
je n'ai pas envie de faire tirer sur le
peuple. Mais quel gouvernement a envie
de faire tirer sur le peuple ? Monsieur
Fouch.
Disons qu'un gouvernement conscient de
sa responsabilité envers le peuple est
parfois obligé de faire disperser des
attroupements de faxieux
dans la terre même du peuple.
J'ai un projet,
j'en suis très curieux.
m'appuyant sur les jacobines, je dissou
le gouvernement
et forme un pouvoir communal et de salut
public où se retrouveront tous les
républicains,
des conventionnels repentis au-dessus de
l'empire.
Ça fera beaucoup de gens. Rien que des
Parisiens Paris n'est pas la France. 93
Paris donne le et la province suivra mes
agents me l'assurent. Elle n'a aucune
raison de ne pas faire confiance à une
République assagie égalitaire, une
République espérée en secret par tout le
pays et que je lui prépare avec soin
depuis des mois.
Alors
si [grognement] vous pouvez faire
comprendre au gros bourbon, préférable
pour lui de repartir une fois de plus et
définitivement vers la Belgique avec les
siens.
Il va de soi que je me ferai un devoir
de vous confier les relations
extérieures à mon côté dans mon
gouvernement.
Vous êtes sérieux ? Fouchez ?
Qu'en pensez-vous ? En tout cas, vous ne
manquez pas d'imagination.
cette façon de disposer des hommes et
des événements sur le papier.
Vous êtes un poète
et j'ai les moyens de donner vie à mon
poème.
Il me suffit d'y croire.
[raclement de gorge][toux]
Vous avez bien dit Asperge en petit
poid.
Oui,
une recette que je doise à monsieur de
Cussy.
Vous découpez le tendre de l'asperge en
forme précisément de petit poids. Vous
le lavez les bouts dentés. Vous le
passez au feu avec un bon morceau de
beurre, un peu de sariette, un clou de
girofle et pour finir vous y mettez une
liaisson de jaune d'œuf avec un d de
crème fraîche.
Je finirai par croire mes agents qui
m'assurent que vous passez une heure
chaque jour dans vos cuisines.
Il vous trompe, monsieur Foucher, j'en
passe deux. Comment on nourrit les gens,
on les connaît.
cher
soudaard en veulent à vos vitres nous
gâter les perdrés
plus cher
savez-vous qu'il voulait faire sauter le
pont diena simplement parce que ce nom
lui rappelait un mauvais souvenir
ces gens se croient chez eux
fouché laissons pas la situation pour
rire pour moi la restauration
ne me bousculez pas je sais oui vous ne
voyez que les bonbons vous n'entendez
que les bonbons quoi vous avez bonbons
en tête
je comprends qu'il vous fasse peur.
Je suis Tuc, sénateur, conseiller d'État
et je préside le gouvernement. Les
Jacobas sont à ma bot et la République à
nos portes. Alors, vous m'intimiderez
pas. Personne ne m'a jamais intimidé.
Et j'ai la police. Il faut reste en
effet quelques agitateurs.
C'est suffisant pour retarder la
restauration mais non pour rétablir la
République.
Il faut vous y faire, foucher. L'avenir
aujourd'hui est au passé.
Les bourbons sont les seuls à présenter
certaines garanties. Oui,
pour vous,
pour moi et pour vous si je m'emmèle
et même pour le pays.
Alors Louis X
encore
et oui, un homme qui a le soutient des
alliés, il faudrait pas l'oublier par il
est occupé. l'occupant a son mot à dire
et il l'a dit. Vous avez entendu
Wellington ce soir
loveis.
[acclamation]
[acclamation]
Demain matin, je n'aurai plus que mon
verre de montre. Ça c'est un cour
républicain.
Marseillaise
amis jacobin
finiront par venir nous tuer dans ce
salon. Monsieur Foucher.
Vous peut-être ?
Mais pas moi.
Rétablissons la légitimité. Excellence,
il n'y a pas une heure à perdre. On
attend plus que vous.
En effet, si le veut coucher au tuerie
ce soir, il n'attend plus que moi pour
lui faire la couverture.
C'est indubitable. Il a besoin de vous
en ce moment.
jamais de rival à la police.
Le roi ne l'ignore pas. On a toujours
besoin d'un grand ministre à la police.
Avec une bonne police, il ne peut y
avoir qu'un bon gouvernement puisque
personne n'ira jamais dire qu'il est
mauvais. Bah
sauf tous ceux qui sont en prison pour
avoir dit qu'il n'est pas bon.
Il est vrai que les gens qui sont en
prison sont de mauvais citoyens. Donc le
rabie ne compte pas. qu'ils en ai un et
même une insolence à l'égard du pouvoir.
Bon,
admettons que le roi se sent obligé de
me faire bonne figure,
mais il y a dans ce pays plus royaliste
que le roi.
Les ultras, mais il ne que par vous.
Même cet enragé de cru se ven supplier
le roi de vous rappeler aux affaires.
Et le beau sexe fouché, le beau sexe, il
n'a de regard que pour vous.
[raclement de gorge]
Je sais que par vertu vous préférez vous
tenir loin de ces apparts. Mais tout de
même, monsieur le président, toutes ces
avocates que vous avez dans le faubour
ont de quoi vous rassurer.
[raclement de gorge] Monsieur Foucher,
tout le faour vous veut. Me dit pas de
lui faire un peu peur.
Ça ne durera pas.
Dès que tous ces gens ont cessé d'être
inquiets,
je le paraîtrai moins aimable et lâcher
entre leurs mains. Du sud, vous aurez
établi sur chacun d'eux un dossier
rougir
plein de détails délicieusement
compromettants.
Il vous les tiendre à leur tour,
vos nouveaux amis du faubour.
Oui oui, j'ai pensé. Oui.
Mais c'est à votre soir. Jamais vous ne
cess de penser à vos dossiers.
Ils sont vos souvenirs d'amour.
Je sais que j'ai moi-même un dossier
chez vous.
Qui n'en a pas ?
Moi non.
Mais un comme le vôtre, mon seigneur,
aussi complet, aussi terrible,
il en est peu.
Faut me flatter.
Il est vrai que depuis le temps que nous
nous connaissons.
Depuis combien de temps fouché ? Depuis
toujours.
Nous nous connaissions avant de nous
connaître.
Ainsi parlent les amoureux.
Puis-je vous prier foucher, de m'aider à
étendre ma pauvre jambe ?
Elle me tire vers le bas.
Je crois qu'elle sera en enfer avant
moi.
Mais revenons à nos rapports
de police
précisément, n'est-ce pas moi qui vous
ai fait nommer et justement la police en
l'an 8
dont vous m'avez faire évoquer le 28
fructidor de l'an 10
pour vous faire rentrer au sénat et en
messidor de l'an 12 Napoléon sur mon
conseil vous redait votre chère police
et vous deveniez son excellence mon
seigneur le sénateur ministre
et vous vice-grand électeur
le seul vice qui vous manquait
fouché je vous fais rire
On voit au tuilerie lorsque le corse
découvrit votre petit complot en faveur
de Murain. Pendant 3h et j'ai regardé ma
montre, il vous couvrit d'insultes.
Un quart d'heure de plus que vous le
lendemain de l'attentat de la rue
Saintquaise.
Nous sommes les deux hommes qui l'aura
le plus insulté et pourtant vous
l'aimiez.
Ne lui avez-vous pas écrit : "Je ne suis
pas complet quand je suis loin de vous ?
et les deux seuls dont il n'aura jamais
pu se passer.
Deux prêtres,
un petit frère, moi et vous évêque par
décret royal.
Enfin, tout évêque que j'étais,
savez-vous combien de fois j'ai dit la
messe ?
Oui, cette fois.
Imbattable.
En tout cas, petit frère ou évêque, aux
yeux de Dieu, une onction est une
onction et nous avons tous deux des
froqués.
Vous êtes gâté à plaisir, mon seigneur.
Pas plaisir.
On m'a poussé vers Dieu
sur ce piedlà.
Et peut-être lui en ai-je voulu
à votre pied ?
à Dieu.
S'ennuie pas avec vous, mon seigneur.
Et moi qui m'ennuie tant avec moi-même.
On ne saura jamais foucher tout ce que
ma carrière doit à mon ennui.
Que n'ai-je fait pour le fuir ?
On vous dit pourtant paresseux.
Que n'avez-vous été davantage fauché ?
J'ai fait ce qu'il fallait. Je ne suis
pas toujours dans la joie mais je l'ai
fait.
Alors faites en sorte que le roi
revienne au tuilerie.
Faites en sorte fou. Faites en sorte.
Mais quoi ? Faites en sorte que Paris
soit paisible. Faites en sorte que le
roi rentre tranquillement dans sa ville.
Faites en sorte que vous présidiez de
nouveau son conseil. Mais oui, je le
peux bien sûr. Mais de retour et sa père
oublié. Quel sera mon emploi ?
J'ai peut-être beaucoup d'imagination,
mon seigneur, mais je vous imagine très
bien d'ici de ou tr mois me proposant
avec l'accord du souverain une ambassade
au pays des peaux rouges
ou bien me délivrant un mandat pour
visiter les bergeries dans les provinces
du midi. Mais je ferai un très bon
inspecteur des bergeries. Je me connais
comme personne en Bélier Minos. J'en
élève un troupeau dans une de mes fermes
en Provence.
[grognement]
À votre avis, monsieur le vice
chancelier, mon avenir ne serait-il pas
dans l'élevage en grand du bélier
Mininos ?
Écoutez
quoi ?
Le silence.
Sont tous là.
Que peuvent-ils attendre ?
Ils savent que nous sommes ensemble.
Oui, vos agents ont déjà répandu la
nouvelle.
Alors, ils attendent le résultat de
notre rendez-vous.
Je réfléchis fouchi.
Comment pourriez-vous parvenir jusqu'au
roi
sans que je vous ferai le passage ?
Il y a vous le savez entre sa majesté et
vous,
[soupir]
ce mot, ce mot tranchant
que vous avez laissé tomber ce matin de
janvier 1793,
il était question ce matin-là à
l'assemblée de la mort de Louis X,
vous en souvenez et lors du vote quand
on vous a prié de donner votre avis.
Oui, Louis X n'a jamais eu un amour
débordant pour son aîné. Ça, je vous
l'accorde. Mais si les rois sont
toujours prêts à s'exterminer en
famille, [soupir]
il ne supporte pas qu'un étranger au
clan vienne leur donner de la lame.
L'ancien régime.
Il revient, il est au porte de Paris.
Avec lui, les préjugés, les rancunes,
les indignations de jadis.
Pour sa majesté par exemple, avez-vous
une idée de ce que vous représentez ? le
seul homme qui puisse la faire entrer
dans Paris sans combat.
Ça c'est votre utilité, pas votre
identité. Non, pour Louis XVI, il faut
que vous le sachiez. Vous n'êtes pas
plus président que ministre, que
sénateur, que policier en chef, que duc
d'Outante.
Il sait même pas où c'est. Autrente.
Ben, je lui apprendrai.
Vous me l'apprendrez en même temps, car
moi non plus je ne sais pas où c'est.
Non. Ce que j'ai pu constater en
conversant avec sa majesté, votre
histoire pour lui s'arrête au 16 janvier
de 1793.
À ce vote fâcheux,
j'ai un remord
mais pour le saumon.
Allez mon cher, allez. Eh, servez-moi
s'il vous plaît pendant que vous y êtes.
Ah, c'est votre désastreux auquel vous
avez dû participer.
Le roi dans sa grande bonté pourrait
essayer d'oublier
les mariages républicains de Nantes.
Je n'ai fait que des carriers.
l'aider à ligoter nul l'un contre
l'autre une nonne et un prêtre et à les
envoyer s'aimer dans le fond de la loire
tout nuouez
tout de même
et à Lyon à Lyon votre façon de faire la
justice républicaine.
Enfin fouché
j'aurais pré un soulèvement roaliste
en parquant les suspects par centaines
dans un coin de caserne et en faisant
tirer dessus au canon
fouché
au canon.
Ah oui, ils étaient très nombreux.
C'est parce que le canon est moins
précis que le fusil que vous lanciez les
cavaliers sur les corps pour finir le
travail au sabre.
C'est parce qu'on était pr dans le feu
de l'action.
[grognement]
et il y a si longtemps, votre jeunesse
jacobine avait de ses invention.
Ah, ce vote.
Que n'étiez-vous en Amérique ce 16 de
janvier de 1793 ?
Bon,
je l'assemblée. Oui,
les circonstances l'ont volé. Je
comprends bien sûr, mais c'est au roi
qu'il faudrait expliquer qu'il n'y a
plus rien de commun entre le
conventionnel Joseph Foucher
et le tout récent du GDO 30.
En somme, j'aurais besoin d'un très bon
avocat.
Un très bon avocat
qui connaisse le fond de votre cœur et
qui est l'oreille du roi.
Vous êtes impayable.
Vous savez bien que non.
Oui, c'est vrai. Oui. Ah, vous venez
très cher. Toute l'Europe le sait pour
un prince, un ministre, un roi qui n'est
payé pour vos services jusqu'à vos
audiences que vous vous faisiez
rétribuer. J'ai dans votre dossier le
détail de tous les pourboirs que vous
avez perçus indument et frauduleusement.
Cette pages inoctavo en petit texte.
Permettez que je m'installe.
l'Angleterre, l'Autriche, l'Italie,
l'Espagne, le Portugal, les gens
d'église, les banquiers, les
ambassadeurs et les rois, même les juifs
d'Alger, ils vous ont tous payé 117
millions et690 francs dans votre poche.
Arrêtons de nous chamailler, je vous
prie. Oui ou non ? Voulez-vous que je
parle de vous au roi ? Mais vous me
ferez mourir de rire.
Votre remettra son gros cul sur le trône
si je le veux bien.
Parlez plus bas, je vous prie. On ne
sait plus ce que l'on mange.
Excusez-moi, mais si vous voulez
présider de nouveau son conseil, il lui
faut s'asseoir de nouveau sur le trône
et ça ne dépend que de moi et de moi
seul. Alors ne venez pas à me chauffer
les oreilles.
Alors fouché mais j'irai plus loin. Il
me suffirait d'apparaître, d'appeler les
jaob dans la rue. Ils envahiraient votre
salon. Faites un feu de tous vos meubles
et vous culperez par-dessus votre
balcon.
À quoi cela vous avancerait-il, monsieur
Foucher ? Les alliés ne permettront pas
une nouvelle République en France. Si
vous vous manifestez en sa faveur, votre
carrière est finie.
Réfléchissez. La restauration est la
seule voix raisonnable.
Maintenant que le danger corse est
conjuré, nous pouvons l'emprunter sans
aucun risque.
Croyez-moi, cette restauration là sera
la bonne.
Elle peut se passer de vous.
Votre position auprès du roi peut-être
compromise. Elle le sera si je veux.
Alors ne m'obligez pas à le vouloir.
Mon dossier, j'oubliais. Il y a mon
dossier. Quelle menace ! J'en tremble.
Ouais, ça vous pouvez.
Savez-vous pourquoi mon dossier ne peut
rien contre moi ? Parce qu'il est de
notre orquété publique. Il ne peut rien
apprendre à personne, au roi moins qu'à
quiconque. Je suis tout le monde le sait
un concussionnaire, un prévaricateur, un
débaucher, un évêque à postard, un égar
chismatique.
J'ai marié une catin divorcée qui
plusait indienne.
Oui. Et maîtresse vit sous mon toit.
Elle a 18 ans, elle est la femme de mon
neveu. Tout à France en parle et s'en
accommode fort bien. Non, vous savez ce
qui compte aux yeux des gens, c'est mon
talent.
Il suffit à me préserver de tout. J'en
parlais encore au roi tout récemment.
Comme s'il y avait chez moi quelque
chose d'inexplicable qui porte malheur
au gouvernement qui me négliche.
[souffle coupé]
Intéressant ça.
Maintenant, monsieur le sénateur,
regardons devant nous. Demain matin, je
vais à Saint-Menir avec le roi. Je peux
m'entremettre pour vous ?
Vous entremettre ? Je lui ferai valoir
votre talent et tout ce que l'État peut
encore espérer de vous. Sa majesté Louis
X a le sens de l'État, mais le souci de
la continuité dans le service.
Tous vos dossiers vousont bien de
revenir à la police.
Pour l'instant, je préside le
gouvernement et la garde nationale est
sous mes ordres. Je n'ai qu'un mot à
dire.
Et le roi n'aura plus qu'à retourner
coucher à Gan. Mais il le sait. Il sait
parfaitement qu'en dépit de sa forme
sphérique, il ne peut regagner les
tuileries par la voix aérienne.
Alors, si le roi connaît mon pouvoir,
s'il sait qu'il a besoin de moi pour
contenir les Jacobins qui tiennent
eux-mêmes la rue, que je besoin d'un
avocat ? La cause est entendue d'avance.
J'ai qu'à me présenter seul à Saint-N,
il sera reçu tout de suite et je me
ferai un plaisir de saluer sa majesté de
votre part.
[grognement]
Et là, vous le constaterez très vite,
une mémoire de jeune homme et un
entêtement de mulla
rancunier tatonne n'ayant rien oublié ni
rien appris et donnant quelquefois
l'impression qu'elle préfère mourir en
exil plutôt qu'être obligé de composer
avec certaines choses.
N'oublions pas non plus que chez les
rois, l'intérêt politique est très
souvent subordonné à ce sentiment qu'on
appelait jadis le sens de l'honneur.
Pour Louis X par exemple, un mot
disparaît de riz le matin de janvier de
1793
peut lui demeurer 20 ans dans l'oreille.
Il est vrai que ce mot pesait sans poids
d'acier
et que l'homme qui l'écoutait au banc
des accusés était son frère.
Quel que soit le besoin qu'il ait d'un
homme, il peut très bien lui refuser à
jamais son pardon.
Interdir toujours son antichambre.
Absurde, allez-vous dire ?
Et c'est portant ainsi que sont parfois
les rois.
Et c'est compte tenu de ce qu'ils sont
que vous ne pouvez négliger le soutien
de mon art
souverain.
Le soutien de votre art.
Oui. Pour faire oublier au roi Louis X
qu'il y a de cela 22 ans, vous avez fait
couper en deux morceaux son aîné Louis
X.
C'est un portrait de famille.
On ne les compte plus dans la maison.
Nous avons des parents sur tous les
murs.
Et ce jeune homme,
le petitfils du grand condé.
Le duc d'ang
lui-même
encore un bourbon
cousin du roi
enlevé en pays de Bad un pays neutre et
par des cavaliers français sur ordre de
Bonaparte jugé sans avocat condamné sans
la moindre preuve et exécuté la
nuit-même dans un fossé du château
[musique] de Vincen. Hm.
Une tache de sang sur les aigles.
À votre avis, Excellence, à quel
véritable motif a obéiarte dans cette
affaire ?
Ma rage. Une rage effrayante à propos
des complots royalistes.
On aurait pu tenter de lui faire
entendre raison. Il était enragé. Il
n'écoutait personne.
Il n'écoutait personne.
En êtes-vous certain ?
La copie de votre lettre à Bonaparte
en date
du 8 mars 1804.
[raclement de gorge]
Citoyen premier consul,
j'ai beaucoup réfléchi à tout ce que
vous m'avez fait l'honneur de me dire
hier au soir. Voilà qu'une occasion se
présente de dissiper toutes ces
inquiétudes. La laisserez-vous échapper
? Elle vous est offerte par l'affaire
qui doit amener très bientôt devant les
tribunaux, les auteurs, les acteurs et
les complices de cette conspiration
récemment découverte.
Les hommes de Fructor s'y retrouvent
avec les Vandéins qu'il secondent. Un
prince de la maison des bourbons les
dirige.
Le but est votre assassinat.
Vous êtes dans le droit de la défense
personnelle. Si la justice doit punir
avec rigueur, elle se doit aussi de
punir sans faire le détail.
Réfléchissez-y bien.
Vous avez fait saisir le dossier de
l'affaire d'Angardin en 1814
et l'avait brûlé
sauf cette lettre.
Enlevée du dossier par Menval,
elle est donc passée dans le vôtre.
Nous voici donc sur le même rang.
Duc de 30 a fait guillotiner le frère.
On le savait.
Mais on ignore encore à ce jour que le
prince de Bénévant a fait fusiller le
cousin.
[musique]
cette danse au trich.
Allez, écoutez, on se sent prêt à tout
revivre, hein.
Si on ouvrait les fenêtres,
j'en profiterai dehors.
Vous imaginez Paris ce soir en train de
danser au son de votre orchestre.
Faudrait mieux qu'il danse
plutôt que de songer à vous faire
quelques misères.
que nos liens se resserrent.
Vous pensiez jusqu'à présent me tenir à
la gorge.
Voilà que maintenant vous sentez mon
point sur la vôtre.
Nous pouvons nous serrer le col jusqu'à
nous étouffer l'un l'autre ou danser un
moment ensemble
avec votre mauvaise jambe.
Je danserai sur un seul pied. Vous ferez
attention de ne pas me marcher dessus.
Ce ne sera peut-être pas très gracieux
mais tout vaut mieux que nous entretuer.
Les mises à mort m'ennuie.
Elle vous ennuie ?
L'aurait pas cru.
Pour moi, je ne me suis jamais ennuyé.
J'ai vu Hber, charier, couton, chalier
cracher leur tête dans le panier. Tous
des amis, mais c'était eux ou moi.
Alors, je n'ai aucun regret.
Vous êtes effrayant.
Et pourquoi tiraillent-il encore ? parce
qu'ils ne sont pas contents.
Vous savez ce que c'est qu'un mécontent,
Foucher ? C'est un pauvre qui réfléchit.
Une bonne police est là pour l'empêcher
de réfléchir.
Sur ce point, je vous suis.
Oui. Bah pour ma tranquillité, pas de
trop près, hein.
Alors, nous irons côte à côte et si ce
n'est dans la fraternité, ce sera dans
l'égalité. Ég
par le sang,
le sang Bourbon qui nous a baptisé tous
les deux autrant et bénévant. Égau dans
la trahison et dans l'exécution.
Nous buvons trop peu de champagne.
Il donne envie d'aimer.
Je finirai peut-être par vous aimer, mon
cher
si j'en écoutais le champagne.
Moi, plus j'en bois, plus je me méfie de
vous.
Et moi qui allais vous inviter ce soir à
m'accompagner chez le roi.
Oh !
Oui, c'est là qu'il attend de vous son
passeport pour le château des tuileries.
Que devrais-je lui dire ?
Vous n'aurez qu'à vous mettre à genou
devant lui et à baiser la main qu'il
vous tendera.
Rien que ça. L'émotion fera le reste.
[grognement]
Je crois qu'il faut vous décider. Nous
n'avons que quelques heures à espérer
être ministre de ce roi.
Je réfléchis visiblement.
Oui.
Madame la duchesse de Dino qui me
réclame avant de s'endormir. Ah, votre
dièce. Elle attendra.
Elle n'a pas cette habitude.
Enfin, ce soir, en votre faveur.
Que peut-elle bien voir en moi que je
n'ai jamais vu ?
Que dites-vous ?
Quelle heure est-il ? bientôt 1 heure
et les Parisiens toujours là.
Grande foule.
Quel air ont-ils ?
Un air lourd.
C'est l'orage.
Il crevera pas cet orage.
Crev, il rentrerait chez eux.
La pluie est contre révolé air.
Et vous ne trouvez pas qu'on étouffe ?
J'ai froid même ce soir.
Vous savez bien sûr, vous qui savez
tout, que je porte toujours trois
flanelles, deux caleçons, une chemise,
une culotte, un gilet et la nuit pour
dormir 14 bonnets de cotau enfilé les
uns sur les autres.
14 ? On m'avait dit 18. Les gens
exagèrent toujours.
Habillage et déshabillage en tout 3h ou
4. Ensuite les repas, le
dames ici et là dans la journée. Enfin
la politique
c'est grimace.
On me croit afférer
mais je musarde.
J'ai rêvé de vous.
Un cauchemar sans doute.
On vous déshabillait comme le fait
chaque soir votre valet. Et qu'est-ce
qu'on trouvait après vous avoir épluché
de toutes vos étoffes ? Rien. Et comment
avez-vous deviné ? parce que c'est vrai,
vous êtes un bon policier fouché. Chez
moi, même en habit de cours, doublé,
doré et décoré,
le rien perse.
Ah, j'oubliais. Si vous vous décidez à
m'accompagner ce soir chez le roi, il
vous faudra prêter serment,
le serment de fidélité.
Ce ne sera que le 8e.
Vous H, moi 12.
On a qu'une parole, faut donc la
reprendre.
surtout si on doit l'ardonner.
Sans doute, vous allez rire fouché. Mais
cette fois, je suis sincère.
Dans ma jeunesse, j'ai eu une ambition
pour la France.
Je l'aurais voulu exemplaire,
une France exemplaire où l'on aurait
parlé paisiblement la plus belle langue
du monde.
Il est bien malheureux que l'empereur
n'ait pas eu cette même idée de la
France.
puis ne l'aimait que débordant de ses
frontières naturelles [soupir]
en cru si j'ose dire.
Cette France là batailleuse aspirant à
toute l'Europe ne me disait rien qui
vaille.
La poléondance et fureur à tuer la
douceur de vivre.
La restauration va ramener dans ses
fourgons les privilèges. Elle ne donnera
pas de génie au privilégiés.
Transomme,
vous n'avez trahi que par vertu.
Je n'ai jamais abandonné un prince avant
qu'il ne se fûte abandonner lui-même,
infidèle au régime.
J'ai toujours été fidèle à la France.
Et puis je vais vous faire un aveu. Tout
ça, ce qu'on dit de moi, [soupir] je
m'en fous.
Je vous envie, monsieur, d'être né.
Les trahisons à moi non pas antécédent
dans l'histoire de France. Elle manque
de branche en quelque sorte. En quelque
sorte oui. Chez nous, le premier Tal qui
trahi son roi vivait au temps du Cap.
C'est devenu un souvenir à la gloire de
la famille.
Je vous inquiète donc au nom de vos
ancêtres meurtriers parurs et
prédateurs.
Et vous 30 au nom de quoi pouvez-vous
demander les circonstances au tribunal
suprême ?
Je suis passionné mon seigneur.
La passion.
Quelle excuse ? Quel argument ?
[soupir]
Que d'acquitement lui doit.
La mienne est dévorante.
Je suis à son service tout entier et
tant que je vivrai.
Son nom fouché. Son nom.
le renseignement, mon seigneur,
tout savoir sur l'individu,
le démasquer,
le déchiffrer,
l'ouvrir.
Vous commencez par ces tiroir, je
suppose.
Acheter la femme qu'il aime
et extorquer à ses enfants ce qui
veulent lui coûter son honneur,
peut-être sa tête. Ah [grognement] quel
plaisir monsieur, que de mettre un homme
en face de l'inavoable.
Faut voir sa figure à mesure qu'on le
découvre. Épouvanté mais cononnaissable.
Une bougie qui coule
et qui éclaire votre vie.
Il se croyait bien à l'abri sous le
brocard et les honneurs.
Mais quand on perce la dorure, monsieur,
tout ce pu qui s'écoule,
ce décès à vue d'œil.
Jeanville le roi dont vous serez
ministre. En un mois, il en sera plus
sur tous les siens que l'histoire ne lui
en a appris en 10 siècles.
Buvant, alors
vous n'avez pas fait grand honneur à mon
cognac.
Si vous le permettez, ce n'est point de
cette façon que l'on doit boire le
cognac.
Regardez s'il vous plaît. On prend son
verre dans le creux de sa main,
on le réchauffe.
On lui donne une impulsion circulaire
afin que la liqueur dégage son parfum.
Puis on le porte à ses narines,
on le respire
puis et puis on le repose
et on en parle.
Vos belle manières mon seigneur
s la mort
nous ne sommes pas vous et moi du même
temps.
Le vôtre est en train de crever d'une
indugestion de politesse.
C'est le mien qui lui succédera.
vrai pouvoir sera aux subalternes, aux
espions, aux délateurs.
Personne ne saura jamais s'il est en
règle car la règle sera équivoque.
Équivoque mais redoutable.
C'est ainsi que je veux la police
indéfinie, protéiforme, invisible
et toutepuissante.
Elle sera dans chaque conscience.
Alors là monsieur,
ce sera l'ordre
chez nous
[acclamation]
prépare la sa finale,
on ne crois pas.
Quelques fous furieux qui ont allumé un
feu
s'excide tout seul.
Toujours aussi nombreux.
Encore plus.
Inquiécher.
J'aime l'ordre vous le savez.
À trop attendre nous risquons d'être
débordés.
Sont bal fouché.
Et vous avant moi
pense le premier quand on s'appelle
talent.
Oui monsieur.
Vous arrachera vos habits, on vous
jettera dans la rue
et vous regarderez filer dans le ruiseau
vos flanelles et vos caleçons tout nu.
Appuyez sur votre jambe de fer.
Vous êtes malheureux. Fouché
[raclement de gorge]
malheureux. Moi, il faut l'être monsieur
pour prendre son plaisir à faire peur.
Allons mon cher ami, qu'est-ce qui vous
tourmente ? Tour-moi ?
J'ai pas été élevé moi.
Chez vous [grognement]
les tailles rampérigor on parlait du
cognac auquel on avait pas touché.
Chez nous on buvait justement parce
qu'on avait rien à dire et toutes ces
idées. Mon père vieux loup de mer, il
les trouvait mais après avoir bu.
Un matin que j'avais communié, j'avais
9 ans et que lui sortait du troquet,
[rires]
il m'a jeté malgré mes cris dans le fond
de sa barque et la poussé au large.
Moi, je tenais à peine sur mes jambes
que je tombais de la commode où m'avait
planté ma nourrce.
J'en récoltais ce pied.
4 ans plus tard, mes chers parents
n'avaient pas encore pris de mes
nouvelles.
Moi, il vous foutait la paix.
Moi qui était chétif et qui manquait de
souffle, il m'obligeait à courir sur la
plage pendant des heures afin de
m'aguérir, disait-il.
Et vous ont aimé vos parents ?
Non,
je ne sais pas pourquoi nous ne
connaissions pas.
Heureux enfant
quand ils ont cessé de me faire galoper
sur le sable mouillé,
les miens m'ont enfermé chez les
oratoriens.
Au moins, vous aviez un toit.
Savez-vous qu'à 5 ans chez ma nourri
sauf au bour Saint-Marcel, je chassais
la louette en cliniver
et en guille.
Un oncle qui passait par là m'amena tel
qu'elle chez ma mère où il m'introduis
dans son salon jour de réception. Ma
sœur ditil voici le descendant des
princes de chalet.
Si votre oncle vous a dit mon seigneur
vite embrasser cette personne qui est
madame votre mère.
J'obéis mais ce baiser ne me le rendit
pas.
On a pas eu d'enfance
un talent devant donner dans la soutane
par décision familiale parce que j'avais
un pied beau.
Je me jurais dès lors qu'il s'en
repentirait tous. Famille, église et
monarchie.
Le seul serment que vous ayez tenu, mon
seigneur.
Quand un enfant a été trahi par sa mère,
il n'a plus de paroles.
Là,
[raclement de gorge] prince,
on dirait que nous devenons amè.
Allez,
il faut noyer cette inclination.
[raclement de gorge]
[raclement de gorge]
C'est bon.
Allez, mon seigneur,
comment me trouvez-vous ? Vous savez, la
beauté chez un homme, ça ne fait gagner
que 15 jours.
Oui, je suis là. Non, vous êtes beau,
mon cher.
Bien, c'est que je m'habitue.
À qui voulez-vous plaire ?
À ma femme. On m'avait dit qu'elle était
morte.
Oui, la première.
Je vais me remarier. Félicitations.
Je suis veuve depuis des années.
Vous pensez que je suis trop vieux
avec votre fortune et votre titre, un
homme n'est jamais vieux du cul.
Mais elle-même.
Et vous ?
Moi ?
Oh mon dieu !
Dès qu'elle arrive, on dirait que
Oui,
je l'aime.
Mais peut-on savoir son nom ?
Mademoiselle de Cassan,
elle a 26 ans.
Casselan, une des plus anciennes
familles de Provence et 26 ans. Fouchez,
quelle belle aventure.
N'arriiez-vous pas fait tomber jadis la
tête de son père ?
Oui, elle a été sauvé par le neuf
Termidor.
Ah, dommage, elle vous aimé dans le
déchirement comme Chimète.
Dites-moi 30 simples curiosités. Vous
qui êtes l'homme le plus riche de France
et fiancé maintenant à une très jeune et
très jolie femme, pourquoi ne pas vous
retirer tranquillement dans votre
château d'ex ? Qu'est-ce qui vous
retient encore aux affaires ? Il n'y a
point il y a point d'affaire, mon
seigneur.
Il y a la vie.
On commence par faire de la politique
pour avoir le pouvoir.
Puis quand on a le pouvoir,
on joue à faire de la politique.
Quoi voulez-vous que je joue à mon âge ?
Le pouvoir n'épuise que ceux qui ne
l'exercent pas.
Et
être dans le secret. H
Alors, jours, monsieur le président, il
va falloir que nous habitions ensemble,
essayant de nous faire à cette
perspective.
Seulement, ne l'oublions pas,
c'est vous et moi ou bien ni l'un ni
l'autre.
Alors, ce sera vous et moi.
Enfin, un mot qui avance les choses.
Vous et moi,
moi et vous.
Vous allez voir, ça ne sera pas du tout
triste.
À nous deux, la restauration va prendre
un parfum de régence.
Secrétaire d'État au ministère de la
police générale.
Est-ce que cela vous convient ?
Avec tous mes réseaux,
ils vous attendent.
Un réseau bien organisé, c'est
l'irrigation du pays, l'information qui
circule, le doute qui devient certitude
et le suspect coupable. Il n'y a point
d'innocence dans vous ?
Non, il y en a point. Non,
tous coup. Coupable. Ça c'est drôle. Ça
me rappelle l'histoire. Oui. Petite
anecdote comme ça quoi.
Un jour d'hiver 94 place de la Concorde
au pied de la guillotine. On exécutait
ce jourl quelqu'un que je connaissais
très bien. Enfin bref. Et alors celui-ci
en arrivant sur l'échafau se met hurl
arrêtez je ne suis pas coupable. et sans
son le bourreau. Vous savez ce qu'il lui
a répondu en le basculant sur la planche
? Vous n'êtes pas coupable, on va voir
ça tout de suite. Et craque. [rires]
Et
oui,
ça vous fait pas rire.
Je ne m'attendais pas à cette chute là.
Si j'entendavais cette bombe avant
qu'elle ne soit en eau.
Je vous sers ?
volontiers.
Le gros carem est toujours à votre
service.
Oui, en France, les régimes passent et
la cuisine demeure.
Vous lui ferez mes compliments. Ce
souper est une merveille.
Je n'y manquerai pas.
Tenez.
Dites-moi 30. Est-il vrai que votre
principal agent auprès de Bonaparte ?
Joséphine,
on m'a coûté cher la garçon.
Mais quel agent !
Grâce à elle, je les tenais tous. Les
quatre frères, les deux sœurs, la mère,
Latitia,
même lui, le petit Corse fort.
Il s'est jamais douté que tout ce qu'il
racontait la nuit sur l'oreiller m'était
rapporté dès le matin, mot pour mot. Il
a jamais rien compris. Il est en devenu
complètement fou.
Parler un peu de vous monseigneur
vos projets.
Vous allez retrouver les relations
extérieures ?
On me connaît bien en Europe et le roi
ne l'ignore pas.
Vous qui avez toujours voulu disposer
des événements, vous voilà de nouveau à
passe de les faire.
J'ai signé les événements, je ne les ai
point fait [soupir] mais les événements
se défont. Il faut point s'y attacher.
[raclement de gorge]
Ce sont eux qui s'attachent à nous
parfois
des remords du
occupez-vous des vôtres,
je vous le promets.
Et moi, puis-je compter sur vous ce soir
à Saint- N'accompagnerez
chez vous.
Si vous pouvez me garantir,
le portefeuille de la police, il est à
vous
et l'amnistie pour vos amis jacobin
pleine et entière.
En ce cas,
je viendrai
Je vais aller dormir.
Il ne faudrait pas que ce soir je
restass les deux genoux cloués au sol
devant le
le fils de Saint-Louis.
Reconduisez monsieur le président du
gouvernement provisoire.
À ce soir, je viendrai vous prendre à
10h en voiture pour vous conduire à
je serai prêt.
Qu'est-ce qui a pu vous pousser à
vouloir sa mort ?
Vous ne pouviez ignorer qu'il ne
complétait pas.
J'étais parfaitement inoffensif.
Pourquoi l'avez-vous fait assassiner ?
Les royalistes relevaient la tête. Il
fallait frapper au faire un exemple.
Mais il m'avait semblé fouché que nous
étions d'accord à ce sujet.
Quel besoin aviez-vous d'intervenir
[musique] en personne et par écrit ? Il
y avait assez de candidats exécuteurs
sans vous mettre à leur tête.
Voaranté [musique]
au ducdong ?
Comment dit-on dans la racco de votre
métier ?
Cuisiner ?
Seriez-vous en train de me cuisiner par
hasard ?
Je répète ma question. Étiez-vous
apparenté au duin ?
Le métier vous revient fouché.
Alors, les taler étaient apparentés à la
famille des conés.
En grimpant tout en haut de l'arbre, je
suis sûr qu'on finirait bien par trouver
une branche
où nos ancêtres sont perchés côte à
côte.
Il était jeune,
il était innocent,
il était fidèle à son roi,
il n'avait pas de vis
et il ne boîtait pas.
Un homme de lumière
qui vous regardait chaque matin dans le
miroir quand on poudrait votre visage
d'ombre.
insupportablein.
En fait, vous ne pouvez vous supporter
et malgré tous les soins que vous prenez
de vous, vous ne cessez jamais de
souffrir de vous-même,
de vous dégrader à plaisir.
Enquêtez-vous, monsieur de la police,
ou me confessez-vous
?
Je vousifle.
M'aperçoit que vous sentez mauvais.
Encore plus mauvais que moi qui ne sent
que le sang.
Ne vous en vendez pas auprès du roi. Son
odor est très sensible à ce parfum,
surtout en ce qui vous concerne.
Un peu de champagne, du trente. Il vous
redonnera le goût des bonnes choses.
Vous allez mieux ? Je vais très bien.
Alors pourquoi me cherchez-vous querelle
? Au nom de quoi ? Vous êtes surprenant
mon cher sur les 1h du matin.
Je me suis assez expliqué.
C'est fini. L'histoire jugera
à l'immobilité de l'histoire
et au mouvement des affaires.
Au nouvel ancien régime, fils de
Saint-Louis et
à notre amitié.
et onir
30ir
sont partis. J'en étais sur un peu de
pluie. Et voici l'ordre revenu.
C'est frayant
quoi
vide
somme cette nuit tout vous effrait
plus de dessert.
Faudrait qu'on m'ouvri la porte. Qu'on
m'ouvre fou. Qu'on m'ouvre.
Si vous voulez partir, ouvrez vous-même.
Elle n'est pas fermée à clé cette porte.
Cela ne srait point au président du
gouvernement provisoire.
Un homme omnipotent qui ne ferait pas
trois pas seul dans l'obscurité.
Mes valais sont peut-être là vous guéter
dans l'ombre. Mes valais à moins qu'il
ne soit à vous.
Cette nuit, seul le diable le sait.
Si vous coupez la gorge, je ne les
dénoncerai pas.
On saurait tout de suite d'où vient le
coup.
C'est assez fait peur pour cette nuit.
Oui.
Oui, vous avez raison.
Le temps nous est compté.
Nous sommes vieux, riches
et nous allons bientôt mourir.
Juste de se voir tout reprendre en un
instant
et d'être tout à coup comme celui qui
n'a rien nu et qui n'a rien été.
Cultivez la mélancolie,
elle vous fait tout doucement à l'idée
de la mort.
Ne parle plus de la mort, mon seigneur,
au moment où tout recommence.
Je vous l'avais bien dit que nous en
arriverions à un accord, mais j'en étais
persuadé
et à égalité de force
pour l'instant. Oui,
soignez-vous bien, mon cher ami. Sans
vous, je serai feuve.
Allez vous reposer.
Et ce soir, chez le roi, n'oubliez pas.
Comptez sur moi.
Vous n'aurez qu'à vous mettre à genou et
à baiser sa main.
Et moi, je serai là pour vous bénir.
Vous ne me ferez pas rire.
Je me rendis à Saint-Den
introduit dans une des chambres qui
précédait celle du roi.
Je ne trouvais personne.
Je m'assis dans un coin et j'attendis.
Tout à coup, une porte s'ouvre.
entre silencieusement le vice appuyé sur
le bras du crime.
Monsieur de Taleran soutenu par monsieur
Foucher.
La vision infernale passe lentement
devant moi.
Des naître dans le cabinet du roi
et disparaît.
Fouché venait jurer foi et hommage à son
seigneur.
Le féal régicide à genoux mit les mains
qui faire tomber la tête de Louis X
entre les mains du frère du roi martyre.
L'évêque aposta
fut caution du serment.
Château brillant,
mémoire d'autres tombes
le 7 juillet 1815
vers 11h du soir. Ah.
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
เ
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
[musique]
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.