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D'APRÈS UNE RUMEUR VRAIE
Woody !
Je te vois !
Coucou, chérie.
Tu sais quoi ? Je suis en plein étirements.
- C'est la posture du bébé heureux. - Je vois.
Tu peux venir ? Ta fille a besoin de toi.
J'arrive.
Fait chier !
On est désolés, Olive.
J'ai du mal à imaginer combien tu souffres.
Annuler ses fiançailles, c'est une grande décision.
Dis quelque chose.
Ma puce,
je vais te dire un truc.
Ton fiancé, c'est un vrai crétin de première.
Il est nul comme musicien, il sait pas s'habiller,
et il danse comme un pied.
Il prend toujours un hot-dog au ciné.
Je pense que dans l'absolu,
c'est une bonne chose.
Tu as essayé d'appeler Jimmy, pour avoir son point de vue ?
- Pourquoi ? - C'est...
Oui, demandons l'avis d'un homme !
Je voulais pas dire ça.
On emmerde le patriarcat ! Toi, le patriarche, t'en dis quoi ?
Je pense que je suis pas vraiment à ma place
et qu'il vaut mieux que je vous laisse
vivre ce moment important
entre filles pour le week-end.
Je préfère vous laisser tranquilles.
Je vais aller voir Matthew.
À Austin ?
Il habite à Austin, donc oui...
Je te l'ai déjà dit, il me soûle pour que j'aille le voir.
Bref...
Je vous laisse entre vous, pour le moment.
Vous pouvez peut-être
manger de la glace à la noix de coco,
faire des batailles de polochons,
regarder Quatre filles et un jean...
Et après, je reviens.
Comment on peut vivre avec trois femmes
et si mal connaître les femmes ?
Entre nous, c'est un genre très difficile à cerner.
On devrait rester ensemble, Olive a besoin de sa famille.
C'est bien ce que je dis.
On emmerde les mecs !
Ils servent à rien !
On va rester ensemble.
"La vie est un peu notre CV.
Elle raconte notre histoire,
et nos choix en constituent les chapitres.
Peut-on aller de l'avant en se retournant sur son passé ?
Là est la question."
Matthew McConaughey, Greenlights.
Je considère que je sais manier le verbe.
Les six millions d'exemplaires de Greenlights en sont la preuve.
Et pourtant, voilà que j'ai du mal à écrire un discours.
Pas n'importe quel discours.
Mesdames et messieurs...
Peut-être un des discours les plus importants de ma vie,
pour honorer la mémoire de mon père.
Mesdames et messieurs...
Mon père était bien des choses.
Un cow-boy.
Un Texan.
Un homme.
C'est à chier, McConaughey !
C'est le festival des clichés complets ou quoi ?
Faisons en sorte que ça semble pas pondu par une IA.
Des jours qu'il est dessus.
Ma petite, tu comprends pas comment ça marche.
Tu devrais te poser et profiter du spectacle.
L'inspiration arrive quand on ne s'y attend pas.
En cet instant, je suis en train d'attendre qu'elle frappe.
D'ici là, j'ai besoin de calme et de sérénité.
C'est Woody ?
Salut, les McConaughey !
COMME DES FRÈRES
Qu'est-ce que tu fous là ? Qu'est-ce qui t'amène au Texas ?
J'avais juste besoin de décompresser.
Tu fais que dalle. Décompresser de quoi ?
Justement, je me sens très
compressé.
Tu saisis ?
Entre nous, Olive traverse
une période difficile.
Le torrent d'œstrogène qui inonde la maison,
ça fait un peu trop pour un type comme moi.
Alors, je l'amène en pleine nature,
pour que ses pleurs fassent fuir les coyotes.
Je comprends.
Écoute, t'es de la famille.
Et tout ce que je possède ici-bas est à toi.
Pareil pour moi. Sauf le bus.
Mais là, c'est pas le moment idéal.
Je vais être pénible. Je t'explique.
Demain, il y a une cérémonie pour le maillot de foot de mon père.
J'organise ça depuis des mois et j'ai un discours à faire.
Qui doit être parfait. Sauf que je l'ai pas encore écrit.
Du coup, j'ai la tête dans le guidon jusqu'à demain.
Après, on pourra glander. Mais là, je dois me concentrer.
J'ai compris.
On va se faire oublier.
Juste un truc.
Il me faut un accès à ton arrivée d'eau, de gaz,
à l'évacuation des eaux usées.
Et ça serait génial si tu avais des granulés de charbon actif.
- Je suis où ? Dans mon bureau. - Je vois avec ta femme.
- Je t'adore, à demain. - Je t'adore, frérot.
- Ça fait combien de temps ? Un an ? - Oui.
Depuis, t'as pris de la masse.
Tu trouves ? Merci. Toi aussi, t'as pris de la masse.
On dit pas ça à une fille.
Je parle pas de ta poitrine.
Tout le corps. Je dis ça en mode body positive.
Je déconne.
C'est clair, j'avais capté.
J'adore déconner.
La déconne, c'est mon truc.
Je sais que tu bosses,
mais en allant en ville,
on a trouvé des calebasses sur la route.
Je te pose la question :
quoi de plus stimulant qu'une soupe de calebasse ?
Merci, mon pote.
Bon...
Merci.
S'il y a des poils,
c'est ceux des ratons laveurs qui se la disputaient.
D'accord.
Merci, mon pote.
De rien, mon pote.
Et ton discours ?
Ça avance.
Je m'y mets, je replonge dans le passé,
je suis au taquet.
T'as de la chance
d'avoir plein de bons souvenirs de ton père.
Moi,
j'ai les photos de son casier judiciaire
et la brûlure en forme de cœur
qu'il m'a faite.
Sympa, ton bureau.
Acajou ?
J'ai la dalle !
Merci d'être passé.
Je t'avoue un truc :
je me suis jamais senti aussi largué
avec les femmes de ma vie.
Entre nous, c'est un peu ce que je ressens avec ce discours.
Je veux qu'il soit parfait.
Mon esprit d'analyse semble souffrir
de paralysie.
Il serait sûrement fier, peu importe ce que tu...
T'as quoi, pour le moment ?
Entraîne-toi avec moi.
"Que dire d'un homme comme Big Mac ?"
C'est tout.
J'ai fait 50 brouillons, mais je trouve pas le bon angle.
Voilà pourquoi ta soupe de calebasse et toi,
vous devez me lâcher.
Tu sais quoi ?
- J'ai cerné ton problème. - Ah bon ?
- T'es constipé. - Pas du tout.
J'ai posé une pêche, ce matin. Tout va bien.
Je veux pas dire constipé d'ici,
mais constipé d'ici.
Tu sais même pas à quel point t'es verni
que l'univers
m'ait mis sur ton chemin en ce jour précis.
Parce que je sais ce dont t'as besoin.
T'as besoin d'être déstabilisé.
J'ai besoin de solitude pour trouver mon monologue.
Après, je pourrai écrire mon dialogue.
Non, tu dois dialoguer avec moi si tu veux trouver
ton monologue.
Le prends pas mal, mais tu veux bien te barrer d'ici ?
Ou alors, on se barre tous les deux et on va boire un coup.
- Non, pas question. - Si.
Non, pas question. Il faut que j'écrive, sérieux !
D'accord, comme tu veux.
À plus, Woody. Je t'adore, Woody.
"Mon père avait une queue
de la taille du Texas."
Tu t'adresses à des lycéens, McConaughey.
T'es taré ou quoi ?
Quoi ?
Woody ?
- Un verre. - J'en demande pas plus.
- Joy nous commande un Uber. - Je reviens.
Joy hésitait, mais en fait,
Uber Pool, c'est super cool.
Trop de la balle !
- T'es bien Matthew McConaughey ? - Oui.
- Tu coucherais avec ma nana ? - Non, pas question.
- Je peux dire que si ? - Sûrement pas.
Woody ? Je peux...
Raconte ce que tu veux. Du moment que j'ai l'air cool.
Merci, M. Harrelson.
Je croyais qu'on allait au Whistler. On devrait y être.
On devait y aller,
mais Tanner connaît un endroit juste un peu plus loin.
Juste un peu plus loin ?
30 ou 40 minutes, une heure max.
Bien plus d'une heure.
C'est parti.
Parfois,
faut aller loin pour trouver un endroit cool.
Profite du voyage, mec.
On peut couper la clim ? Je suis pas fan du fréon.
Non, coupe pas la clim. J'en ai besoin, à l'arrière.
- Il fait chaud. - Tu sais qui a chaud ?
Notre planète.
Elle est asséchée et mourante,
parce que la couche d'ozone diminue,
vu qu'on force sur le fréon.
Coupez l'arrivée de votre côté.
Ça règlera pas le problème.
- Touchez pas ce bouton. - Si, j'y touche.
Coupe pas la clim.
Si on m'interdit de toucher un bouton,
j'ai envie de tous les toucher.
Et il s'agit même plus du fréon.
- Ça va pas ? - Me tape pas sur la main.
Faut pas toucher son bouton.
Je touche les boutons que je veux.
- Pas touche. - C'est sa caisse.
Je te mettrai zéro étoile !
J'hallucine !
Il va gerber !
Tanner !
Enlève la sécurité enfant.
Lâche-moi !
Enlève la sécurité...
Va chier, Matthew McConaughey !
J'y crois pas !
Climatosceptiques de mes deux.
Toujours pas de réseau.
Tu vois toujours l'envers à moitié vide.
Le verre à moitié vide ?
Non, l'envers à moitié vide. C'est comme ça qu'on dit.
Mais non, ça veut rien dire !
C'est quoi, un verre à moitié vide ?
Vide de quoi ?
Le fait est que la soirée nous emmène là où elle nous emmène.
Laisse-toi porter.
Laisse l'univers universer. Arrête de vouloir tout contrôler.
C'est pas parce que j'aimerais avoir un semblant de discours pour demain
que je veux tout contrôler.
Punaise, cet endroit serait idéal pour un film d'horreur.
J'ai l'impression qu'on en vit déjà un.
Putain...
J'ai pas renouvelé mon assurance kidnapping.
Si ça dérape, occupe-toi du costaud, je vais chercher de l'aide.
Tu zigues, je zague.
Je zague mieux.
Vous pourriez nous déposer en ville ?
Bien sûr, montez.
Attendez, je vous connais.
Vous bossez pour TMZ. C'est TMZ.
Je vous ai vu devant l'école de mon fils.
- Vous nous suivez ? - Oui, je vous suis.
Mais j'étais à deux mètres de la grille de l'école.
Par respect.
Un gentleman !
Viens.
Pas question de monter avec TMZ.
Tu préfères marcher ?
- Merci de nous déposer. - De rien.
Ça vous gêne si j'enregistre et que je poste le tout sur TMZ ?
- Pourquoi pas ? - Oui, ça nous gêne.
Non, faites pas ça.
Punaise ! Quelqu'un croit avoir aperçu Joe Rogan.
Il pourrait devenir gouverneur.
J'ai rien contre Joe Rogan, mais il est du New Jersey.
Les Texans veulent un gouverneur texan.
Bien dit.
Tu sais qui voulait se présenter ?
Mon père. Il aurait fait un bon gouverneur.
Avec lui, on savait à quoi s'en tenir.
Il disait : "Quoi qu'il arrive,
si je dis à quelqu'un qu'il peut compter sur moi,
c'est qu'il peut compter sur moi."
Ça, ça me plaît.
Nickel, je le mets dans mon discours.
Le mec est en pleine inspiration !
On peut faire un détour ?
J'adore les détours. On va où ?
Vous pouvez monter le son ?
"Ramblin' Man". Mon père adorait cette chanson.
Ça peut être un signe de l'univers. Faut en tenir compte.
Mon père disait souvent :
"Là où j'accroche mon chapeau, je suis chez moi."
Du coup, le monde entier est prêt à t'accueillir.
Big Mac était comme ça.
Et il le reste.
Car les sages ne meurent pas,
ils se contentent de disparaître.
C'est bon, les gars. On y est.
Enregistrer.
C'est bon, mon pote.
Mon œuvre.
Tout ce que j'ai toujours voulu dire sur mon père.
Merci de m'avoir poussé à sortir.
Maintenant, faut que je dorme.
Tu auras tout le temps de dormir.
Jesus et moi, on s'arrête pas là pour rien.
- T'as confiance ? - Non.
Allez, viens.
Allez, mon vieux, amène-toi.
Viens.
Mon cochon !
Beau programme, ce soir. Le concurrent suivant vient de loin
et le rodéo lui a rapporté gros dans sa ville natale.
Un jackpot rodéo.
C'est parti !
Un jackpot rodéo.
Mon père montait souvent ici.
C'est pour ça qu'on est là.
C'était un champion de rodéo.
Tu l'as dit.
Avec Ma Mac, on est venus une fois, pour le voir.
Je rêvais de faire comme lui.
Alors, je me suis dirigé vers un taureau.
Ma Mac m'a retenu en disant :
"Pas question que tu risques d'abîmer ton minois,
mon petit Matthew."
D'accord.
Mais Ma Mac est pas dans les parages.
Sérieux ?
Tu crois ?
Carrément !
- Et merde ! - Comme tu dis.
Et merde !
Et voici maintenant
le plus gros des taureaux,
le Gouverneur !
- Portefeuille. - C'est bon.
Le Saint Graal.
- Prends-en soin. - Bien sûr.
Quelle chute !
Il se relève pas.
Debout.
Tout va bien ?
Il va bien, les amis !
Bravo !
- Mon visage est comment ? - Toujours là.
- J'ai tenu 8 secondes ? - Au moins !
C'est dément ! File-moi mon téléphone.
Mon téléphone.
Il peut pas être loin.
Excusez-moi.
Bouge pas, je l'ai fait tomber.
Le voilà. Bon, il y a comme un petit problème.
Tu crois qu'on peut le mettre dans du riz ?
Tu déconnes ? Mon discours est là-dedans.
- Il est dans le cloud ? - Non, il est pas dans le cloud.
Il y a pas de réseau, j'ai fait une note.
Mais tu peux le réécrire.
Non, je peux pas, ça marche pas comme ça.
Ça s'est écrit tout seul, grâce à mon père au ciel.
J'étais au taquet, je peux pas réécrire.
J'ai toujours dit :
"Pourquoi une chemise a des poches ? Ça sert à rien."
C'est tout toi, ça.
Comment tu te démerdes pour qu'un truc tout simple
devienne super compliqué ?
Un taureau l'a piétiné, il a pas fait exprès.
C'est toujours pareil.
Je t'adore, mec, franchement. Mais là, je devrais être chez moi.
Avec ma belle femme, mon beau lit, mes beaux rêves,
avant mon beau discours.
Mais t'en as rien à cirer.
- Si ! - Non, pas du tout.
Tu débarques à l'improviste et tout tourne autour de toi.
"Laisse-toi porter", mais porter par toi !
Je t'ai aidé à te débloquer.
Voilà ce que t'as fait.
Et me raconte pas que t'es venu me voir par bonté d'âme.
Dès qu'un truc cloche, t'es incapable de gérer.
Ta famille a un problème,
tu te défiles, comme toujours.
- Va chier, Matthew. - Va chier, Wood.
8 secondes, mon vieux !
Tu peux pas garder mon téléphone pendant 8 secondes ?
8 secondes ? T'as même pas tenu une seconde !
C'était un coup bas, Wood. Pardon.
- Viens, on rentre à la maison. - Je rentre seul.
On sera au lycée à 8h ?
Ça va être juste.
Quelqu'un peut me passer son portable ?
Il y a du bruit, j'entends rien. T'es où ?
On se met en route pour le lycée.
Beurk, ça pue la merde.
Je t'aime. Rendez-vous là-bas.
Il s'est passé quoi, hier ? Où est Matthew ?
Val, je te respecte trop pour te dire que ton mari
est une belle enflure de première !
Alors, je le dirai pas.
Les Harrelson, on se casse d'ici !
Le capteur solaire a besoin de 4 h de chargement.
Où est Matthew ? Il passe après les pom-pom girls.
Il doit pas être loin.
Lucy, j'espère que votre poulet sera primé.
Salut, Trishan. Tu m'emmènes ?
Alpha 1 sur zone.
Allez, fonce.
Lancez l'intro.
Lancez l'intro !
On applaudit bien fort la star d'Austin,
Matthew McConaughey !
Matthew McConaughey ?
En avant !
On applaudit bien fort la star d'Austin,
Matthew McConaughey !
Bonjour à tous.
J'arrive tout juste.
Désolé pour le retard.
Ernesto, tu peux couper le projo
et allumer la salle ?
Nickel, merci.
Nous y voilà.
Désolé pour le retard, j'ai passé une soirée de malade.
On peut dire que c'était une soirée à la Big Mac.
Mon père
pouvait sortir faire une course
et ne pas rentrer à la maison pendant six jours.
Pas parce qu'il oubliait de rentrer ou qu'il était irresponsable,
mais parce qu'il était du genre
à s'arrêter pour aider quelqu'un à réparer sa voiture,
à sympathiser avec un inconnu et à discuter jusqu'à pas d'heure.
Le genre de type à sortir avec un ami...
RÉSERVÉ
Pour voir...
où le hasard les menait.
Hier soir, ça a dégénéré.
Croyez-moi, j'avais tout organisé.
J'avais prévu des diapos, un feu d'artifice.
Je devais arriver sous les projecteurs.
J'avais écrit un super discours.
Tout ça, c'est plus d'actualité.
Mais on s'en fout.
Parce que je suis là,
avec vous,
avec ma famille,
à l'endroit où mon père, Big Mac, a appris à jouer au foot.
Où il a appris
à tout risquer pour le type qui était à ses côtés.
J'ai un ami comme ça, il est pareil avec moi.
J'espère que vous aussi.
On est à l'endroit
où mon père a appris
à devenir un homme, un père
et un Texan.
Et il me manque.
Je t'aime, papa.
Allez, les Boot Scooters !
Regardez-moi ça ! Pile comme c'était prévu.
C'est un peu tôt pour picoler, Ma Mac.
Tu devais pas partir ?
Je picole pas.
C'est du café au Kahlúa.
Il y a presque pas de vodka dedans.
Je vous croyais à la cérémonie en hommage à Big Mac.
Tu sais, il y a la façon dont on veut se souvenir des choses
et puis, il y a la réalité.
Je vais te dire un truc.
Sans moi,
Matthew serait à moitié à poil, couvert d'huile,
en train de se trémousser dans Magic Mike à Vegas.
Une chose est sûre : c'est vous qu'il préfère.
Mais les garçons et leurs pères...
Tu parles d'un garçon !
Les garçons et leurs pères, comme tu dis.
Je peux pas m'empêcher de me demander
si j'aurais été un meilleur père avec un meilleur modèle
que Clive V. Harrelson,
le détenu matricule 57382.
Tu vas m'écouter une minute.
Personne n'est tout blanc ou tout noir.
J'ai connu ton père.
Il avait ses qualités.
Évidemment,
au moindre ennui,
il prenait toujours la tangente.
Comme toi.
Vous avez connu...
Ma Mac, on se connaît depuis 25 ans
et j'apprends que vous connaissiez mon père ?
Disons que je tenais pas à le crier sur les toits.
C'est arrivé pendant un de mes divorces avec Big Mac.
Je dirais...
Je dirais que c'était le deuxième.
C'est là que ça s'est passé.
Il s'est passé quoi ?
Mon père et vous,
vous avez couché ensemble ?
Voyons, Woodrow ! Tu devrais avoir honte.
Et tes bonnes manières ?
C'est pas le genre de conversation
qu'on a avec une dame raffinée.
Disons que c'est peut-être pas un hasard total si Matthew et toi,
vous vous battez comme des frères. Voilà ce que j'en dis, rien de plus.
J'y crois pas !
Vous êtes en train de dire
que Big Mac était peut-être pas le père de Matthew ?
Qui t'a dit un truc pareil ?
- Tu dis n'importe quoi. - Ma Mac.
J'ai besoin de boire un truc costaud.
Tu as assez forcé là-dessus.
Ma Mac, vous allez où ?
- Alors, Matthew et moi... - Laisse tomber, Woody.
Woody !
Tu fais quoi ?
- Matthew ! - Punaise, il est mort ?
Non, je crois pas.
Restez dans le bus.
Matthew !
- Matthew ? - Wood !
Je te dois des excuses.
Regarde-moi. Je m'encroûte, ces temps-ci.
Hier, j'ai parlé d'une dure journée. C'est du pipeau.
C'est l'année qui est dure.
J'ai l'âge qu'avait mon père quand il est mort.
Je sais pas...
Ça me fait vriller le cerveau.
Alors, je m'excuse.
Moi aussi, je m'excuse.
Ma Mac m'a dit un truc...
- Je peux terminer ? - D'accord, mais il faut que...
Hier soir, mon pote, l'univers...
m'a parlé.
Ma vocation n'a jamais été
plus claire qu'en cet instant.
Je me présente comme gouverneur.
T'es défoncé ou quoi ?
J'ai jamais été aussi clair de ma vie.
Écoute, j'ai besoin que tu restes ici avec moi.
Tu dois me suivre dans ma campagne.
Tu m'as ouvert les yeux, t'es l'ingrédient secret.
J'ai confiance en toi.
Val et toi, vous êtes les deux seuls à pouvoir me recadrer,
à me dire quand je déconne.
Et vous me cacherez jamais rien.
C'est ce qu'il me faut pour préparer les élections.
Je vais te recadrer direct.
Je suis complètement anar.
Et je pense que c'est la plus bête, la plus dingue
de toutes les idées de ta vie.
Exactement.
C'est pile ce que je veux dire. Regarde-moi.
J'ai besoin de toi, frérot.
T'en dis quoi ?
Et merde !
On se lance. Merci.
Tu voulais dire quoi, sur Ma Mac ?
En fait...
Je sais pas si c'est le bon moment...
Si, je peux tout entendre.
D'accord.
Je crois
que Ma Mac...
Mais c'est pas sûr à 100 %.
Je crois que Ma Mac boit un peu trop.
T'inquiète.
Ça date d'avant ma naissance.
Sérieux, je t'adore !
Adaptation : Odile Manforti
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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