Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Sous
-titrage
ST'
501
Mes amis, André Mauroy a écrit qu'un mariage heureux, c'est comme une
longue conversation qui semble toujours trop brève. Pas comme ses discours.
Quand ton grand-père sort la citation, c'est qu'on arrive au bout.
Alison,
ces 45 ans passés avec toi sont comme un rêve.
À nos noces de vermeil, ma merveille !
Excusez-moi, les toilettes ? L'escalier à droite.
Merci.
Santé.
Un morceau de verre dans mon champagne ! Un morceau de verre ! Oh mon Dieu, tu n
'en as pas avalé ou quoi ? Non, je crois non, parce qu'il y a avec celui-là.
Enfin, j'espère qu'il y a avec celui-là.
C'est incroyable, ça ! Je crois que moi, oui. Toi aussi ! Ne touchez plus à vos
verres, donnez-les-moi. Oui, tiens.
Il y a un problème ? Mon père a trouvé du verre dans son champagne.
On balance ça sur Internet ou vous nous appelez le directeur ? Excusez-moi.
Pardon.
Mais que se passe-t-il ? Mais regardez ! Un morceau de verre dans mon champagne,
monsieur ! Navrez, navrez ! Eh ben, vous avez mis le temps.
La clé ? Doigté, efficacité.
Château de l'Angélus, 1970.
Alors ça, c'est un millésime exceptionnel pour un Bordeaux.
Je piquerais bien une bouteille.
On vous donne des cours d'onologie à DGSE ? Je peux vous initier si vous
voulez.
Ah bah alors, la robe, la chair, la bouche, je veux tout savoir.
Il y a un espace là ? Je sais pas, peut-être, ouais.
Non, non, il y a vraiment un espace entre les bouteilles.
Une robe jaune et une grande pureté, c'est forcément ça.
Qu'est-ce que vous faites là ? Ces bouteilles de Château Hickam, il est dit
1927, ont été volées lors d'une vente aux enchères à l'Hôtel Crion. Je vois
pas du tout de quoi vous voulez parler. Ces bouteilles viennent de chez un petit
producteur. Ah bon, vraiment ? C'est marrant comme jeu, ça.
Non, arrêtez.
C'est bien le Château Hickam, un cru légendaire exceptionnel. Et qui vaut une
petite fortune.
J'ai jamais pensé à les vendre.
Les regarder, ça me suffit.
J'ai conservé les étiquettes.
Elles sont intactes.
Si vous rendez les bouteilles, il n'y aura pas de poursuites.
Tenez.
On monte ?
Merci,
merci.
Bravo à tous, vous avez été parfaits.
Et merci pour cette enquête.
C'est la première fois en 45 ans qu'on fête notre anniversaire ailleurs que
chez Lorenzo, devant une pizza.
Alison, Lorenzo, c'était sentimental.
C'est là où je t'ai demandé un mariage.
Et profitez de cette petite réunion de famille pour vous annoncer que... On est
enceintes ! Non ! Bravo ! C'est pas vrai ! J'ai enfin le tonton ! De
lui ! Magnifique ! J'ai le tonton ! C
'est
Anna et toi ?
Vous êtes restés ensemble après le lycée ? Ah oui.
Et on s'est même mariés.
Ça, c'est Xenia et Hugo, nos enfants.
Oh, ils sont beaux.
Ça me ferait plaisir de revoir Anna.
Ouais, moi aussi.
Elle est partie il y a deux ans.
Et depuis, j'ai plus trop de domaine.
Je suis désolée.
Mais dis-moi, je m'attendais pas à te revoir.
T'es revenue pour t'excuser ? Non, tu m'en fais encore.
C'était au lycée, c'était il y a quoi, 25 ans ? Abris de 88.
Ah.
Finale du tournoi d'échec interscolaire par équipe.
Claire Gallet et Philippe Roche favoris.
Sauf que tu n'es jamais venue et qu'on a été disqualifiés.
J'ai pas eu le choix, en fait.
Maman m'a mis en pension.
T'aurais pu m'appeler.
Je sais, mais c'était un peu compliqué.
Merci. Vous voulez un peu de lait ? Non, merci. Si vous préférez, on a du faux
sucre.
En fait, j'ai su que t'avais repris l'agence de détective de ton père et...
C'est pour ça que je suis là.
En fait, j'ai besoin de toi.
Ok.
À une condition.
Tu me donnes une partie.
Si tu gagnes, je prends l'affaire. Sinon, je te file le numéro d'un
collègue.
Ok.
Ça faisait longtemps, un blitz. C'est quoi, un blitz ?
Bon alors, tu m'expliques ? J'ai besoin que t'enquêtes sur quelqu'un.
Qui ça ? Maman.
Elisabeth ? Qu'est-ce qui se passe ? Je sais pas.
Depuis deux mois, elle a changé.
Je la reconnais plus.
C'est-à-dire ? Elle est tendue, distante, elle néglige sa boîte, elle s
'absente des après-midi entières, elle fait tout pour qu'on mette plus un pied
chez elle, ni moi, ni ma fille Chloé.
Et je sais qu'on... Ouais.
T'as une fille.
Ouais. Quel âge ? 16 ans.
Je suis séparée de son père.
Et Elisabeth a jamais refait sa vie ? Non.
Je suis sûre qu'elle me cache quelque chose.
Mais tu lui as parlé.
Tu sais combien c'est compliqué, elle et moi.
Non, et puis c'est de pire en pire ces derniers temps, elle a coupé court à
toute discussion.
Elle est chéquinée. Oh non ! Enfin, je veux dire, bravo !
Non, je t'assure, j'ai un mauvais feeling.
Elle a fait un malaise, elle a pris plusieurs rendez-vous chez le notaire.
Philippe, je crois que... Je crois que maman est malade et qu'elle veut pas me
le dire.
Bon, tu me donnes le numéro de ton collègue ? Pas la peine.
Je m'en occupe.
Bon ben voilà, tout ce dont j'ai besoin.
Merci.
Le beurre de cacahuète au chocolat, t'es sûre ? J'en rêve la nuit.
Je te prendrai aussi des petits pyjamas chez Harrods. Ils sont trop mignons.
Oui, si tu veux, mais je t'en supplie, n'oublie pas le beurre de cacahuète.
Deux semaines dans un pays où on mange mal, où on roule du mauvais côté, ça
fait un peu long, non ? Dis donc, c'est en Angleterre que tu as rencontré la
femme de ta vie.
God save the Queen.
Non, maman, s'il te plaît, tu as raté ton train, dépêche-toi. N'oublie pas
notre deal.
Pas d'enquête pendant mon absence.
Tu te reposes.
Promis.
Oui.
Nicolas, ça fait longtemps.
Oui, oui, oui.
Le beurre et le cacao. Oui, évidemment.
J'enquête toujours. Qu'est-ce qui se passe ? Bien sûr, demain, si tu peux.
Max, dépêche-toi. Je vais rater mon train.
Mais oui, mon chéri, j'arrive.
Tu ne tues pas mes bagages. Voilà.
Au revoir, ma belle.
Au revoir, maman. Bon voyage.
Au revoir, chéri.
Dernière question. Il te reste...
20 secondes. Loi du 18 mars 2003, article 20, alinéa 1. Ah, je sais, je
sais, je sais, je sais ! Et soumise aux dispositions de la loi, la profession
libérale qui consiste pour une personne de recueillir des informations ou
renseignements destinées à un tiers en vue de la défense de ses intérêts.
Ah, et tu manques un bout, même sans faire état... Non, je sais, je sais !
Même sans faire état de la qualité ni de révéler l'objet de sa mission.
15 bonnes réponses sur 20, c'est pas mal, hein ? Tu vas l'avoir, ta licence d
'enquête impruée.
Votre copine de lycée et sa mère, vous êtes sérieux ? On n'a pas vraiment de
temps pour ce genre d'affaires en ce moment.
Ce serait levé du pied gauche, on dirait.
La nuit a été courte, peut-être. Trop longue.
On peut refaire un point comptable, si vous voulez.
Je me disais aussi, on n'avait pas parlé d'argent.
Claire est la fille d'Elisabeth Gallet.
Créatrice des parfums Lise Gallet, Opal, Perle de Soie. Que des succès.
Ah ouais ? C'est pas le parfum que portait maman, ça ? Enfin, importe.
Emportait.
Bref.
Elisabeth Gallet était à la tête d'une petite fortune. Claire travaillait avec
sa mère. Donc elle a largement les moyens de s'offrir nos services.
Au prix fort, même.
Vous êtes rassurée ?
Claire Gallet a téléphoné, elle passe la matinée avec sa mère chez le verrier
pour valider le flacon de son nouveau parfum.
Aucun risque, il débarque chez elle.
C'est quoi ça ? Non.
C'est hyper moulant ça, vous savez.
Par contre, pour l'efficacité... Pour l'efficacité du produit, c'est mieux si
on ferme. Et puis, un conseil, restez pas dans le coin.
Merci.
Ah, c'est un fait, toi.
T'aurais pu trouver autre chose.
Arrêtez de la traiter comme une dingue, aussi.
Quand je fais quelque chose, je me fais bien.
Enfin, quand j'ai envie.
Plusieurs chèques à l'ordre d'un certain B, mais pas des petites sommes.
Elle a des échanges de courrier récents avec son notaire.
Apparemment, Elisabeth a décidé de mettre à jour ses dispositions
testamentaires. Ce qui serait pas étonnant si elle se faisait malade.
Stimulant d'un côté, somnifère de l'autre.
C'est pas idéal comme mélange, mais rien n'indique une maladie grave.
Il fait question d'une annexe dans son testament.
Une donation.
Il y a un bénéficiaire ? Non.
Peut-être le mystérieux B ? C'est l'isabette ?
Belle femme.
Quatre mois à ferme et un an avec sursis.
Je voulais juste emprunter une bagnole. On sortait d'une fête, c'était une
connerie. Mais tu l'as dit, mais pourquoi tu m'as pas appelé plus tôt ?
Je voulais pas te décevoir.
Qu'est-ce que tu racontes ? Je t'ai vu naître, ton grand-père était mon
meilleur ami.
T'es un type bien, on a tous fait des conneries.
Bon, t'en es où maintenant ? Après les 4 mois, j'ai trouvé ce job au club.
C'est moi qui suis responsable du matos.
Équipement, vélo, pièces détachées, c'est moi qui gère.
Ça me plaît vraiment.
Tout se passait bien, jusqu'à ces vols.
Ça a commencé quand ? Un mois après mon arrivée, de l'argent, un téléphone, des
trucs comme ça.
T'es en rien pour ce vol. T'as aucune inquiétude à te faire. Oui, sauf que j
'ai retrouvé un portefeuille volé dans mon sac.
Et puis heureusement que j'ai eu le temps de le remettre dans le casier du
propriétaire.
Quelqu'un cherche à me foutre ça sur le dos, je sais pas pourquoi.
Et quelqu'un sait que tu sors de tôle ? Le directeur.
Il l'a dit à personne, pourtant tout le club est au courant.
Moi je sais pas qui a balancé l'info.
Et tu vois qui t'en voudrait ? Non.
Mais si je me fais piéger, c'est la tôle pendant un an.
Ferme.
J'en ai passé des abominations dans cette piole. Pas de détails.
Elle s'entraînait aux échecs.
On était les meilleurs de la région par équipe.
Super.
Sa guitare, elle l'a gardée.
On lui avait le fleur pour ses 15 ans.
On peut éviter, je les interdis ? Je vais les faire blow in the wind, mais c
'est pas grave.
C'est dingue, elle a pas changé cette chambre.
Ah non ?
Et c'est clair, ça, peut-être ? Elisabeth aura installé un mec chez
elle.
L'ordinateur appartient à Benjamin Dubreuil.
Séduisant. Ouais, si on aime ce genre.
Donc, a priori, ce serait lui, le fameux baie d'échec qui est.
Pour que tu sois toujours à l'heure à mes rendez-vous, Avec tout mon amour,
Elisabeth.
De toute façon, je pense qu'elle se doute de rien.
Je te rappelle.
Moi aussi.
Qu'est-ce que vous faites là, vous
?
Vas-y, pisse ! On a terminé, hein ? L'odeur devrait se dissiper d'ici une
heure ou deux.
Mais vous n'ouvrez pas.
Ouais, sinon on va être obligés de revenir.
Bon, je vous laisse le soin d'annoncer à Claire que sa mère a installé un gigolo
chez elle.
Attendez, rien ne prouve qu'il y ait une relation intime entre Elisabeth et ce
Benjamin Dubreuil.
Vous qui connaissez Elisabeth, c'est son style, les petits jeunes ? Mais non.
Non, non, non, je ne crois pas. Non, non, non, pas du tout, non. Il a 25 ans,
il est beau, elle lui offre des montres, il lui fait des chèques, ça me paraît
assez clair.
Attendez, elle l'a installé dans la chambre de sa fille, pas dans la sienne.
Il lui suffit de traverser le couloir. S'il n'y avait rien entre eux, pourquoi
Elisabeth cacherait ce jeune homme à sa fille ? Bon, en tout cas, on ne dit rien
à Claire tant qu'on n'en sait pas plus.
L'ordinateur de Benjamin Dubreuil, ça donne quoi ? Très peu de mails.
Quelques photos d'un chantier, on dirait un bar ou un resto.
En revanche, beaucoup de recherches sur la famille Galelle, l'entreprise, la
mère et la fille. Voilà, Benjamin a repéré la poule aux œufs d'or.
Vous vous souvenez de sa conversation téléphonique ? Qu'il attend le bon
moment, qu'elle ne se doute de rien ? Arrêtez avec ça.
On sait ni à qui ni de qui il parlait. Vous êtes buté par moment ? Je suis pas
buté, c'est l'objectif. Vous êtes buté. Je te remercie.
Bon, j'ai pas grand-chose.
Benjamin n'est pas fiché. Sa mère travaille comme employé municipal en
banlieue. Ah oui ? Aurélie Dubreuil.
Dans un de ses mails à Benjamin, elle demande si elle peut vendre ses vieux
jouets.
À leur journée solidaire, apparemment c'est organisé par la mairie et celles
qui s'en occupent. Et c'est quand ces journées ? Il y en a trois et ça
commence dimanche à partir de 17h.
Bon, on va faire un tour.
Tiens, ça c'est l'agenda d'Elisabeth. Je te l'ai aussi envoyé par mail. Ok, j'y
vais.
Je suis pas buté.
Il est buté.
Bonjour les enfants.
J'ai une urgence.
Vous pouvez me prêter le cento un deux jours ?
Quelle urgence ? Ta première maman de 20 pieds ? Quand la souris n'est pas là, le
chat fait ce qu'il veut.
J'ai un copain qui a un petit-fils qui est vraiment dans la merde.
Décidément, cette famille... Moi, ça me va. En plus, je suis en pleine
préparation de mon examen. Ça va montrer d'aller sur le terrain.
La licence de détective, vous n'avez pas encore. Et je vous rappelle que je vous
ai engagé pour assurer l'administratif, la permanence et répondre au téléphone.
Je le ferai, moi.
Laura, un jour ou deux.
Oui, alors, je suis devant le 39.
C'est pas le 39, d'accord.
Alors, peut-être... Je vois pas le numéro.
Philippe ! Ah, Elisabeth ! Je te rappelle, je te rappelle.
C'est marrant parce que je pensais à vous.
Vous habitez toujours là, donc.
Oui, oui, oui. C'est marrant.
Comment ça va ? Ça va, et toi ? Très bien.
C'est drôle.
Je pensais que tu étais devenu grand reporter.
Tu étais tellement passionné par ce métier.
Oui, me témoigner sans pouvoir agir, c'était pas vraiment moi.
Alors je me suis engagé dans l'humanitaire et puis finalement, j'ai
repris l'agence familiale.
Tu as des enfants ? Deux.
Mais je suis séparé de ma femme maintenant.
Et vous ? Moi, je sors à nouveau parfois dans trois mois.
C'est un peu la panique, comme à chaque fois.
Je voulais dire vous.
Vous avez quelqu'un dans votre vie ? Pourquoi tu me demandes ça ? Je sais
pas.
Sans doute parce que malgré les années, je... Je dois être encore un peu jaloux.
Philippe, nous deux, c'était une erreur. Une très jolie erreur, mais une erreur.
Je suis désolée, un rendez-vous qui vient d'être avancé.
C'est pas grave.
Ça m'a fait très plaisir, Philippe.
Moi aussi.
À bientôt.
À bientôt.
Mon petit Santo, vous avez la couverture parfaite pour votre infiltration. Ouvrez
l'œil et les oreilles et essayez de savoir... Qui en voudrait, Nicolas ? Ok,
chef. Bon, je vais rencontrer le président du club et officiellement
repérer des champions.
Agente sportive.
Ah, ça n'a pas eu de mal comme métier, non ? Bon, allez, au boulot. Allez !
J'ai envie de t'entendre, j'ai envie de te rencontrer. Ah, salut, Lucie.
Tu vas voir, la coupe, elle est géniale à cette heure.
Bonjour.
Alors ? Dès qu'elle vous a vu, Elisabeth a eu une envie répressive de tout vous
dire sur Benjamin ? Mais vous, ça va la lecture ? Vous étiez pas censée craquer
le système informatique du notaire d'Elisabeth ? C'est fait.
Et alors ? Alors le bénéficiaire de la donation est Benjamin.
Mais dites pas que vous êtes surpris.
Non. Je comprends pas. D'après ce que je lis dans la biographie d'Elisabeth, j'ai
du mal à l'imaginer chambouler sa vie par amour.
Ben lisez ça ou vous changerez d'avis.
C'était dans son sac. C'est la confirmation de deux billets pour le
Japon.
Elle paraît avec Benjamin, un amoureux. Avec un retour au Pen ? Mais Elisabeth
est en plein lancement de son nouveau parfum.
J'ai vérifié au registre de commerce.
Elisabeth, elle a fait l'acquisition d'un resto il y a un mois.
C'était ça les photos de chantier dans l'ordinateur de Benjamin.
Elle lui a acheté un resto, carrément.
Carrément.
Benjamin travaillait comme serveur avant ? Zénia ?
Tu pourrais aller interroger ses anciens collègues ? Bonjour, je cherche un job
de service pour payer mes études. C'est pas très crédible.
C'est mon étude qui choque.
Merci, Xenia.
Bonjour ! Bonjour ! Il y a une bonne ambiance au club ! Bonjour.
C'est un petit pari qu'il dévoile, donc c'est pour ça.
Ah, on y va ? On marche pas, hein ?
Ouh !
Moi, monsieur, les talents, je les détecte à la source et je les fais
monter jusqu'au sommet.
J'ai bien deux, trois très bons amateurs ici. Mais bien sûr, je m'engage à mettre
le club en avant. Et puis, c'est toujours bon pour l'image d'avoir un
membre qui passe professionnel.
Et vous cherchez un profil particulier ? Tout m'intéresse.
Les jeunes gens encore frais, les jeunes filles qui en veulent. D'ailleurs, je m
'occupe d'un retraité qui a fait deux fois le tour du Vézinay.
Maillot rose, mon vieux.
L'important, c'est le mental et l'esprit d'équipe.
À propos, vous n'avez pas eu quelques vols ici ? Oui, oui, plusieurs.
Il y a même eu des pots de plainte. Les filles sont venues, mais ça n'a rien
donné.
Vous soupçonnez quelqu'un ? Je suppose que si on vous a parlé des vols, on vous
a parlé de Nicolas.
Ah oui, le pauvre, il sort de prison.
Une connerie, un soir de beuverie.
Mais Nicolas, c'est pas un mauvais gars.
Pas un voyou, en tout cas.
Et tant qu'on ne prouvera pas qu'il est mêlé à ses vols, moi, je le virerai pas.
Oui, je comprends.
Dites-moi, les deux ou trois dont vous m'avez parlé ? Je vais vous montrer les
pertes. Ah bah oui, il me faut les fiches d'infos.
Parce que champion fait la performance, mais la performance, ça ne suffit pas à
faire un champion.
Bonjour.
Ça va ? Viens.
Attends, viens, je vais t'aider.
Ah,
viens, on va essayer.
La couvade se définit par l'apparition chez le futur papa de symptômes
physiques ou émotionnels similaires à ceux de la grossesse.
Comme une prise de poids importante, parfois jusqu'à 10 ou 15 kilos.
Ah bah c'est ça.
Ça fait une heure qu'il planque devant chez Claire, je sais pas ce qu'il fout.
Ça va pas, qu'est-ce que t'as ? Si, ça va.
Arrête, quand tu vas bien, t'arrêtes pas de parler, tu fais chez tout le monde,
donc il y a quelque chose.
Ça va, je te dis.
C'est Claire, c'est ça ? T'as eu une histoire avec elle ? Mais non...
Pourquoi j'ai l'impression que tu me prends pour un gnocchi ? Bon, c'est pas
Claire.
C'est Elisabeth.
Tu déconnes, la vieille ? La mère ? Elle avait 17
ans, elle en avait 37.
J'étais fou à mourir d'elle.
Et donc, t'as eu une histoire avec elle ? Deux mois.
Après, elle est partie avec sa fille en Normandie, je les ai jamais revues.
Remarque, moi aussi je fantasme sur la mère d'un copain.
D'accord.
Oui, il ne s'est jamais rien passé.
Bon, qu'est-ce qu'on fait là ? Il y a Isa qui m'attend pour le cours d
'abtonomie. C'est quoi ? Abtonomie ? C'est génial.
C'est quand tu parles et tu communiques avec le bébé à travers le ventre de la
mère. Ça a l'air cool. Oui, j'ai déjà dit des tas de trucs à ma fille.
C'est clair.
Où fout-on ? Fiche pas, là.
Ah mais attends, qu'est-ce qu'il veut à Claire ? Sans déconner, le mec, il est
bizarre, là, non ? Ok, je vais prévenir Claire avant qu'il s'en prenne à elle ou
à Chloé.
Mais ça n'a aucun sens.
Benjamin arrive très bien à ses fins avec Elisabeth.
Pourquoi il s'en prendrait à Claire ? D'accord, je vais demander à Marc de
garder un oeil sur Benjamin, au cas où.
Et l'ancien collègue de Benjamin ? Serveur, on en est où ? Ah ben, pas
grand-chose. Benjamin, c'était pas trop dur à se faire pote avec les autres
serveurs. Le qu'un truc qui l'intéressait, c'était ouvrir son propre
resto, mais... Ah ben, on lui a refusé le prêt.
Donc, il a dû chercher une autre source de financement et il s'est débrouillé
pour rencontrer Elisabeth.
Ben non ! Ben non quoi ? Ben non, c'est Elisabeth qui a débarqué un jour au bar.
Échec, on voit. Elle est revenue plusieurs fois, apparemment, Benjamin
lui plaisait. Elle a fini par lui parler et Benjamin, il quittait son taf deux
semaines après.
T'es sûr de ça ?
Concentrez-vous. Ah ouais, le mec, il est formé.
Benjamin, il a juste sauté sur la bonne occasion.
Bon, j'ai à l'âge, je me casse, ok ? Salut.
Salut.
Encore échec au roi.
C'est Elisabeth qui serait allée chercher Benjamin.
Je comprends pas.
Peut-être qu'on passe à côté de quelque chose.
Dans la vie de Benjamin, vous voulez dire ? Oui.
Peut-être qu'Elisabeth s'intéresse à Benjamin pour autre chose.
Comme quoi ?
Vous
croyez que ça allait marcher sur moi, ce petit manche-là ?
Intruchable.
Mais non.
Et si ? Échec et mat.
Bien.
On ira parler à Claire demain.
Tu attends quelqu'un ? Non, personne.
Je lis quoi.
Ah, en fait, j'ai retrouvé ça, mon gars. J'adore Anna sur cette photo.
Regardez comme j'étais déjà craquant à 7 ans.
Vous avez trouvé quelque chose ? Maman est malade, c'est ça ? Non, non, ce qu
'elle te cache, c'est... C'est un homme.
Un jeune homme.
Qu'elle a installé chez elle.
Je comprends pas. Elle vit avec lui ? On sait juste qu'il vit chez elle. Pas
forcément avec elle.
Il a emménagé dans ton ancienne chambre.
Depuis quand ? On ne sait pas.
Il s'appelle Benjamin d'après ce que l'on sait.
Ça vous dit quelque chose ? Elisabeth lui a déjà donné pas mal d'argent. Elle
lui a acheté un restaurant.
Et là, elle s'apprête à lui faire une donation importante.
Elle est devenue complètement folle.
Faut empêcher ce type de nuire.
Ma chérie, tu déjeunes pas avec mamie aujourd'hui ? Non, elle était fatiguée.
De toute façon, elle fait que m'éviter en ce moment.
Claire, pour l'instant, on n'a rien de concret contre Benjamin.
Et votre mère a le droit de faire ce qu'elle veut avec son argent.
Sauf si elle a affaire à un escroc.
Ça ressemble pas du tout à ma mère.
Je suis sûre que ce type la manipule. Ça, pour l'instant, on n'en a pas la
preuve. J'ai besoin d'un rendez-vous avec votre mère.
Présentez-moi comme une journaliste qui veut faire un papier sur son nouveau
parfum. J'ai préparé un CV.
C'est une perte de temps. C'est sur ce Benjamin qu'il faut enquêter, pas sur
maman. Pour prouver l'abus de faiblesse, vous devez démontrer que votre mère n
'avait pas conscience de ce qu'elle signait en faveur de Benjamin.
Ça me coûte de le dire, mais elle a raison.
Elle a un peu vite conclu l'habit de faiblesse, non ? Hier, elle s'inquiétait
pour la santé de sa mère.
Aujourd'hui, elle est prête à la mettre sous tutelle.
Elle n'a pas inventé Benjamin, oui. Non, mais sa mère n'a que 64 ans.
Si elle décide de fréquenter un gigolo, c'est sa vie, non ? Un gigolo, oui. Un
escroc, c'est plus grave.
Elisabeth vous a paru fragile quand vous l'avez rencontrée ? Non.
En même temps, je ne l'ai vue que quelques minutes.
Bon, je dois passer une heure avec elle.
J'ai bien étudié sa biographie, je connais sa vie par cœur.
Si elle n'a plus toute sa tête, je le saurai assez vite.
J'ai mal partout.
Et même ailleurs.
Bon, alors j'ai étudié toutes les fiches des membres du club.
Et j'ai entré là-dedans toutes les données.
Dans l'ordinateur, tout seul ? Sans doute, je vous en prie. Je suis peut
-être né à l'ère du télégraphe.
Mais je sais m'adapter.
La jeunesse, c'est là-dedans que ça se passe.
Bon, alors maintenant, je sors le président du club.
C'est lui qui a engagé Nicolas.
Il n'a rien à gagner dans cette histoire.
On est d'accord ? Bon.
Bon, maintenant, sans toi, vous de jouer. Pour les autres, essayez de
savoir qui a balancé que Nicolas était en taule. Et puis, gardez un oeil sur
Éric Masson.
Club de tir, autodéfense du citoyen, milice de quartier. Vous voyez le
tableau, non ?
Fanto ! Fanto ! Ah, cette jeunesse. Rien dans
les gens.
Donc votre dernier parfum a été un succès.
Lancement en France, Etats-Unis, Japon.
35 millions de flacons vendus, bravo.
Vous oubliez la Russie et l'Australie.
Et c'est 42 356 000 flacons exactement à ce jour. J'espère atteindre les 50
millions avec le prochain.
J'ai lu que c'est toujours dans le petit bureau noir que vous élaborez vos
parfums. Oui.
C'est mon endroit secret.
Et secret, c'est le nom du prochain.
C'est un jus plus jeune, moderne.
Vous pensez à quelqu'un en particulier quand vous créez ? Beaucoup de choses
peuvent m'inspirer.
Une couleur, un son, une personne, un lieu.
Oui, d'ailleurs, dans votre biographie, votre propriété de Normandie est très
présente. Vous l'avez acheté il y a 30 ans ? Oui.
Et... Ah, le nom. Comment s'appelle votre propriété déjà ? La Perrière, mais
quel rapport avec mon nouveau parfum ? Mais ça semble être un lieu particulier
pour vous.
J'ai lu que vous avez même quitté Paris pour y vivre plusieurs années.
Désolée, je dois filer en réunion.
Tenez, c'est un échantillon de secret.
Je suis certaine qu'il est fait pour vous et je me trompe rarement.
Je vous remercie.
Elle m'a semblé en pleine possession de ses moyens.
Par contre, quand j'ai parlé de sa maison en Normandie, elle s'est
troublée.
Ça l'a gêné que vous évoquiez la période ? Oui, elle a écouté l'entretien d'une
bonne demi-heure.
Allez, j'ai eu mon contact.
Quel contact ? Un flic ne révèle jamais ses sources.
Ex-flic.
Bon, alors...
Elisabeth a pris une assurance vie au nom de Benjamin.
A sa mort, il touchera un vrai pactole.
De mieux en mieux.
Si Elisabeth est vraiment en train de se faire escroquer, il faut agir et vite.
On reprend depuis le début. Mais on connaît par cœur le dossier.
Benjamin Dubreuil, né à Grandville, pas d'antécédent, pas fiché, même pas une
contravention. Vous avez dit quoi, là ? Même pas une contravention. Non, avant.
Il est né à Grandville ? Oui.
Regardez.
Grandville, c'est là.
À deux pas de la propriété d'Elisabeth.
La Perrière ? Ça m'étonnerait que ce soit un hasard que Benjamin soit né
juste à côté.
Faut que je m'entende la voir.
Inutile, je suis là.
J'imagine que c'est Claire qui t'a engagé.
Je veux que tu arrêtes cette enquête ridicule.
Il est signé, tu mettras le montant.
Bravo, mademoiselle.
Vous jouez très bien la comédie.
Elisabeth ! Elisabeth !
Elizabeth, attends. Non, ça suffit maintenant.
Tu n'as pas à intervenir dans ma vie. Claire se fait du souci pour toi, et moi
aussi. Tu sais que Benjamin la guette en bas de chez elle, qu'il la prend en
photo ? Tu te rends bien compte que c'est inquiétant, ça ? Non, tu te
trompes. Mais j'ai pas de compte à te rendre. Mais à Claire, si.
Ça, ça me regarde.
Maintenant, arrête de fouiller.
Il n'en sortira rien de bon.
C'est bizarre, on dirait qu'Elizabeth cherche à protéger Benjamin.
Vous voulez parler à Claire de la visite de sa mère ? Non.
Non, non.
Mais c'est mes affaires, ça ! Oui, il fallait bien qu'on ait des choses à
échanger, non ? J'ai pris ce qui traînait. Ce qui traînait dans mon
bureau ! Bon, vous avez la photo de la mère de Benjamin ? Oui.
Il faut qu'on sache si elle connaissait Elisabeth du temps où elle habitait à
Grandville.
Oui, c'est elle.
Tous les trois mois, on organise ses journées.
Les gens adorent.
Quand on n'a pas trop les moyens...
Ça va être bien. C'est vrai que le quartier est sympa.
Ça fait longtemps que vous habitez ici ? 25 ans.
On pourrait dire si on est bien ici.
Tant mieux.
Parce que nous, on vient d'emménager.
Avant, on était en Normandie.
C'est drôle. Moi aussi, j'ai vécu en Normandie.
On est venus ici à la naissance de mon fils.
Nous, on est du côté de Honfleur. Et vous ? Grandville.
Nous, on a une amie qui a une maison là-bas.
Elisabeth Gallet. Vous la connaissez sûrement.
Non.
Bah, pourtant, tout le monde la connaît dans la région. Ah, vous avez dû passer
devant sa propriété, la Perrière.
Ah oui, non, enfin, je veux dire, je la connais pas personnellement, je vois qui
c'est, bien sûr.
Et je vous laisse, je dois faire le tour.
À bientôt.
À bientôt.
C'est moi ou elle nous balade ? Elle nous balade.
Fallait pas vous inquiéter, personne n'en veut de vos trucs.
J'en vois aucun goût.
Les cyclos du club, je les connais tous.
Il n'y en a pas un qui a le profil voleur.
C'est lui qui s'occupe des vélos, là.
Nicolas.
C'est vrai qu'il sort de prison ? C'est Lucie qui me l'a dit.
Avec remise de peine.
Pourquoi pas le cul de la boulangère pendant qu'on y est ? De la crème, vous
voulez dire ? Moi, ce que je dis, c'est qu'avec le chômage qu'on se tape, il
ferait mieux d'embaucher ceux qui le méritent vraiment, non ? Vous ne pensez
pas ? Je ne sais pas, en fait, le...
Ah bah vous partez ! Eric, il n'a pas l'air d'apprécier Nicolas.
Non mais Eric, il se prend pour un justicier, fais pas attention.
En même temps, c'est vrai qu'avant Nicolas, il n'y avait pas de vol dans le
clavo. Et comment tu sais qu'il a fait de la prison, toi ? Je sais plus, c'est
quelqu'un qui me l'a dit.
Bon, tu devrais parler moins et respirer plus, sinon tu vas rentrer à pied comme
hier.
Vous êtes nombreux, hein ? Hé, attendez !
Ouais,
Marc ? T'en es où ? J'arrive pas à joindre Elisabeth, moi.
Benjamin est passé prendre les médicaments d'Elisabeth.
Les pharmaciens avaient l'air plutôt surpris de voir que le dosage avait
augmenté.
Benjamin a fait genre, je sais pas, j'ai juste récupéré les médocs. Mais bon, il
m'a paru plutôt agité.
Ah ok.
Bon, je vais passer chez elle.
Allez, à plus. Bah tiens-moi au courant.
Vous l'emmenez où ? À Bichat.
Ne vous inquiétez pas.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pensez à une surdose de médicaments. On en saura
plus quand ils auront fait les analyses.
Écoute, avant de rencontrer Steve, elle n'a jamais rien pris.
Je lui ai lancé une mise sous tutelle et je vais porter plainte contre Benjamin.
Non, on a une piste, on a juste besoin d'un peu de temps.
Elisabeth ! Vous n'avez rien à faire ici.
Dehors ! Dehors !
C'est ma faute, c'est ça ? Attendez,
je sais qu'il y a un lien avec votre mère. C'est quoi ? Il n'y a pas de lien.
Il n'y en a jamais eu, d'accord ?
Allez,
on archive.
Non, arrêtez de vous agiter.
Elisabeth n'est plus en danger, Benjamin n'est pour rien dans la surdose de
médicaments, mais nous, on n'a pas terminé. Peut-être, mais Claire n'est
plus notre cliente. On n'a aucune raison de continuer.
Non, d'accord.
Merci.
Ah, bonjour l'audience.
Excusez-moi d'être en retard.
Je me suis farcie un patient qui a fait une crise de panique. Les femmes
enceintes, c'est le...
Non, mais tu devrais arrêter de bosser. Ça fait dix jours que tu devrais être en
congé mat.
Après l'accouchement. Ça va, mon chéri ? Bon, ben, on va y aller.
On a une écho.
Ah, non.
Non, parce qu'on en a fait déjà beaucoup. Tu sais ce qu'on va faire ?
Plutôt, on va aller au cinéma.
Il paraît qu'ils ont une version remasterisée du parrain O'Lincoln.
Je t'en supplie.
J'ai envie de voir ma fille, moi.
Non, moi, je suis sûre que c'est ma dernière séance. Alors, on va acheter
des sandwiches et on les mangera là-bas.
Ok ? Ok.
Mais c'est pas vrai, mais quel con.
Non, il est juste amoureux.
On a une loupe ici ? Non, mais en même temps, elle n'est pas en 1854.
Ah si, il y a celle de Santo.
Ah.
Venez voir.
Tiens, regarde là, devant la maison.
Non, attendez.
C'est Aurélie ? C'est la mère de Benjamin. Elle travaillait pour
Elisabeth en Armandie ? C'est ça le lien qu'on cherchait.
Elisabeth, elle veut juste aider le fils de son employé. Enfin, je vois pas
pourquoi elle le cache à Claire.
On fait fausse route.
Bon, ça, ça la gasse parce que c'est moi qui ai trouvé. Bah évidemment.
Vu le temps que vous avez passé sur cette bio, je comprends. Non.
Vu la date, cette photo a été prise deux semaines avant la naissance de Benjamin.
Rien ne vous choque ? Elle est mince comme un fil.
La chance ! Elle n'est pas enceinte.
Aurélie n'est pas la mère biologique de Benjamin.
Qui est née six mois après qu'Elisabeth éclaire et quitte Paris.
Benjamin, c'est le fils d'Elisabeth ? Elle met Claire en pension afin qu'elle
n'en sache rien.
Et le fait adopter par son employé. 25 ans après, elle culpabilise, elle
retrouve Benjamin et lui offre ce qu'elle n'a jamais pu lui offrir, ça se
tient. Ça vous va bien d'être enceinte ? Mais du coup, le père de Benjamin ?
Quoi le père de Benjamin ? Bon, vérifie avant de s'emballer là.
Bon, et bien puisque l'affaire est résolue, on va au ciné.
Allez.
Salut. Salut.
Père de Benjamin.
Yes.
C'est bon, ils sont tous à l'entraînement.
Je le suis.
Eric, je suis sûr que c'est lui qui essaie de mouiller Nicolas.
C'est un psychopathe, le mec. Il est dingue.
Gardez l'esprit ouvert, mon petit Santo.
Si elle a mis tout le monde au courant pour Nicolas, elle saura elle-même
comment elle l'a su.
Bon, considérons que les derniers appels se sont portables.
Robin Marchand.
On n'a pas vu ça récemment ? Euh, oui.
Il me semble avoir déjà vu ça quelque part.
Surtout, surtout, surtout ! J'en ai pas dormi de la nuit.
Tu pourrais tout à fait être le père de Benjamin.
En plus, j'ai regardé des photos de toi jeune dans l'album d'Isabelle. Il y a
une sacrée ressemblance.
Et ça voudrait dire que ce Benjamin est le cousin de ma fille.
Oui, bon, ça va, là. Arrête avec ça.
On n'est même pas sûr que tu sois le fils d'Elisabeth.
Laura.
Aucune trace d'Elisabeth Gallet dans les fichiers de la maternité à cette date.
En revanche, une Aurélie Dubreuil a bien accouché d'un petit garçon,
correspondant à la date de naissance de Benjamin.
Elisabeth a très bien pu prendre le nom de son employé pour accoucher, ce qui
expliquerait qu'on n'a aucune trace de l'adoption. Et cerise sur le gâteau, une
Chloé Gallet apparaît également en consultation aux dernières vacances.
Chloé avait l'air bouleversée chez Elisabeth. Elle voulait absolument
parler à Benjamin.
Elle était persuadée que sa grand-mère lui en voulait. Ça a peut-être un
rapport.
Eh bien, je vais aller parler à Chloé.
Non, pas bonjour, pas au revoir.
Le père de Benjamin.
Si vous pensez que je vais vous aider à prouver que ma mie est cinglée, c'est
mort. Au contraire, j'essaye de comprendre.
Attends. L'autre jour, tu as dit que ta grand-mère faisait tout pour t'éviter.
Pourquoi elle ferait ça ? Je sais pas, je dis ça comme ça.
Chloé, ta grand-mère risque d'être mise sous tutelle.
Pourquoi c'est maman qui veut faire ça ? Je sais que tu as été à l'hôpital en
Normandie.
Ce que tu as à dire peut me permettre d'aider Elisabeth.
Et ça restera entre nous, je te le promets.
J'étais en vacances là-bas.
Je pensais que j'étais enceinte.
J'ai rien dit à ma mère, mais j'ai tout dit à mamie.
Et comment elle a réagi ? Je pensais qu'elle serait choquée.
Mais en fait, elle a été géniale.
On est allés voir un médecin.
Puis bon, bah, en fait, j'étais pas enceinte.
Du coup, on a passé des super vacances tous les deux.
On a jamais été aussi proches.
Mais au retour, elle est devenue bizarre.
J'ai l'impression qu'elle m'en veut.
Non, je suis sûre que non.
Eh ben voilà.
Tout a sauté.
Encore ?
Ah ben, sans taux, sans taux, oui, sans taux. J'ai des couvertures partout, même
sur le front, j'arrive plus à froncer les sourcils, regardez.
Oui, bon, moi, c'est bien dommage, mais il faut le réparer. Il y a un gamin qui
risque de repartir en taule avec toutes ces conneries. Vous avez fait quoi pour
tout bloquer comme ça ? Je sais pas, moi, j'ai fait... J'ai fait... J'ai tapé
dessus, puis tout d'un coup, clac, tout a buggé. J'aurais bien retrouvé où j'ai
vu le nom de Romain Marchand.
Ça y est, ça remarche.
Ah ben, ça y est, ben voilà.
Et puis, c'est le dossier de Nicolas.
Alors, il s'est enfui quand les flics ont voulu l'arrêter.
Il a pris un sens interdit.
Les flics l'ont suivi et ils ont percuté un scooter, Robin Marchand. C'est le nom
du jeune homme qui a été grièvement blessé à la jambe ce soir-là.
Santo ? Ouh ! Santo ?
Quand Elisabeth a emmené Chloé à l'hôpital où Benjamin est né, ça a été
le déclencheur.
Elle a voulu retrouver son fils.
Oh, vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Oui, si, si.
Je n'ai qu'une seule personne qui pourrait nous confirmer cette hypothèse.
Moi, j'en vois deux.
Oui.
Laissez-moi faire.
Merci.
Allez-y, Elisabeth. Je suis prêt.
Prêt à quoi ?
A entendre la vérité.
Benjamin est votre fils et j'en suis le père.
J'avais 17 ans, vous vouliez pas de cet enfant, alors vous l'avez confié à
Aurélie pour qu'elle l'élève. Mais pas du tout.
S'il vous plaît, Elisabeth.
Philippe.
Benjamin est le fils de Claire.
Attendez, attendez.
J'ai rien volé, merde !
Je vous le jure. Non, je te crois, mais là, je suis obligé d'appeler la police.
Je suis désolé. Les mamans qu'on a retrouvées dans ta voiture, c'est quoi ?
C'est les petits lutins de la forêt, peut-être ? Si t'arrêtais de me prendre
pour un con, sale voleur.
Tu vas faire... Arrête ! Arrête ! Arrête ! Du calme.
Nicolas n'a rien à voir dans ces histoires de vol.
N'est-ce pas, Lucie ? J'ai pas envie de me mêler de ça, moi.
Mais c'est déjà fait.
C'est vous qui avez mis la mante dans la voiture de Nicolas.
N'importe quoi.
Pourquoi elle aurait fait ça ? Elle a fait ça pour lui, sans taux.
Robin ? C'est qui celui-là ? C'est le frère de Lucie.
Robin a été blessé par la voiture de police qui poursuivait Nicolas.
Il boitera à vie.
Et Lucie a voulu le venger. Il a gâché la vie de Robin, il a même pas fait la
totalité de sa peine ! Lucie, comment t'as pu faire ça ? J'essayais de pas
penser à ton accident.
Et puis un jour, il a débarqué ici dans mon club. C'était insupportable de le
voir comme ça, là.
Heureux !
Souriant. Pour remettre Nicolas en prison, Lucie. Je voulais juste qu'il
paie jusqu'au bout pour ce qu'il a fait.
Je suis désolée.
Lucie, je savais pas.
Je vous demande pardon.
Claire avait 16 ans.
C'était trop tard pour avorter.
Je voulais pas qu'elle gâche sa vie.
Alors je l'ai emmenée en Normandie.
Et vous avez fait adopter l'enfant par Aurélie. Oui, je me suis dit que c'était
le mieux pour tout le monde.
Le bébé grandirait dans une famille unie et aimante.
Et Claire ? Elle en pensait quoi ? Elle m'a obéie.
Nous n'en avons jamais reparlé après.
Même plus tard ? Quand elle était enceinte de Chloé ? Non.
On s'est éloignés de plus en plus.
Je crois que Claire avait occulté le souvenir de cette grossesse. Et moi
aussi, d'ailleurs.
Jusqu'à la fausse à l'air de Chloé.
Oui. J'ai eu l'impression que l'histoire se répétait.
Pourquoi vous ne voulez pas dire la vérité, Claire ? J'ai toujours eu peur
que Claire m'enveuille de l'avoir privée de cet enfant.
Et puis après, c'est Benjamin qui m'a demandé d'attendre. Il est très angoissé
à l'idée que Claire le rejette.
Il faut que vous parliez à Claire.
Elle a déposé plainte contre son propre fils.
Je veux pas le voir.
Claire, c'est ton fils.
Rien ne pourra jamais changer ça.
C'est toi qui dis ça.
Toi qui as tout fait pour l'effacer de ma vie.
Toi qui m'as même pas laissé une seule seconde tenir mon bébé dans les bras.
Tu étais si jeune.
Je voulais que ce soit le moins douloureux possible pour toi.
Que tu ne te sentes pas coupable de l'abandonner.
Mais maman, ça fait 25 ans que je me sens coupable.
Que tu me fais sentir coupable.
Avec ton silence qui plombe tout et qui m'étouffe.
Elle a fait ça pour te protéger.
T'as toujours tout décidé dans ma vie.
L'abandon de mon fils, maintenant son retour.
Je ne veux plus que tu t'occupes de ma vie.
De toute façon, c'est trop tard maintenant.
Benjamin a grandi sans moi.
Il a des parents.
Et je refuse d'imposer ça à Chloé.
Je crois que pour ça aussi, il est trop tard.
Pourquoi tu fais ça ? Parce que je suis ton ami.
Je comprends.
Vous avez déjà une fille, moi j'ai déjà une mère.
C'est vrai.
Toutes ces années, on les a pas si mal vécues, sans doute.
Je pensais simplement qu'on pourrait vivre des prochaines encore mieux.
Attends.
Ne m'en veux pas.
Faut juste me laisser un peu de temps.
Que je réalise.
J'ai l'impression que vous avez été soulagé d'apprendre que Benjamin n'était
pas le fils d'Elizabeth.
Ça s'est vu tant que ça ? Vous étiez très amoureux d'elle ? On peut l'être à
17 ans de la mère d'une amie.
Oui ? Ok, j'arrive.
Tout va bien ? Oui, oui, j'ai juste un rendez-vous qui s'est déplacé. Je vous
retrouve à l'agence ?
Je veux savoir ce que tu fais là.
Je te rappelle que c'est ma mission aussi.
C'est Charles qui m'a prévenu.
Je peux voir les éléments ? Elle est venue ici directement.
Donc un mouvement de puits.
Pas de signe côté roche ? Non.
Je suis sûre qu'elle n'a pas contacté Philippe pour l'instant.
Quoi ?
T'as l'air ravie de voir revenir la femme de ton associé, toi.
L'été du nouveau, tu m'appelles.
– Sous-titrage FR 2021
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.