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Original subtitles

Sous-titrage

Société

Radio-Canada

Sous-titrage

ST'

501

Sous-titrage ST' 501

Je chante mieux qu'Alice Faye, oui.

C'est sûr que je chante mieux qu'elle.

Alice ! Alice ! Alice Graham,

rentre à la maison si tu ne veux pas recevoir la raclée de ta vie.

Est-ce que tu m'entends ? Tu verras plus tard,

tous ceux à qui ça plaira pas, eh bien, ils pourront aller péter sur les roses.

All the way from Memphis.

Le nom de Dieu va tout occuper de ce monde ! Je crois

que je m'écoutais ! Désolée, John.

Et donc, tu vas cesser ce raffut et à toi de devenir fou.

Tu tiens à ce que nous ayons une scène de ménage ? Comment est-ce qu'on peut

avoir des relations familiales harmonieuses quand la plupart du temps,

il a envie de te tuer ? Et pourquoi est-ce qu'on doit écouter Maud de

Houppel 24 heures par jour ? Tu peux me le dire ?

Peut-être que si j'avais un disque de Kitty Hanlon. De Kitty... Oh, c'est pas

vrai.

C'est curieux, je suis quelqu'un de normal, il me semble. Comment j'ai eu un

môme aussi emmerdant ? En te faisant mettre en cloque.

Quel langage ! Oh, qu'il est mal embouché ! Chérie, le dîner sera prêt

dans une petite demi-heure. Quand tu voudras. Après tout, c'est toi la

cuisinière.

Allez, viens m'aider à mettre le couvert.

Qu'est-ce que tu fais par terre, mon vieux ? Conduis-toi en grand garçon.

Merci beaucoup.

Darryl n'était pas chez lui.

Tant mieux, tu arrives à temps pour manger du gâteau aux pêches.

Laisse-le d'abord finir son dîner.

Il n'a plus envie de finir son dîner.

Non, mais par contre, il a envie de cette cochonnerie.

J'espère que c'est bon, moi.

Enfin, Alice, qu'est-ce que t'as bien pu foutre dans le café ? Quoi ? Mais j'ai

rien mis d'autre que du café. Tu le trouves pas bon ? Il est dégueulasse,

oui.

Le mien est excellent.

Oh ! Il est salé !

Dis

donc, tu croyais qu'on allait trouver ça drôle ? Qu'est-ce qui te prend ? Tu sais

très bien ce qui me prend. Qu'est-ce que tu as foutu dans le sucre ? Quoi ?

Et n'essaie pas de me mentir.

C'est pas du sucre, c'est du sel.

Ça fait rien, cours toujours ! Ça fait rien, cours toujours ! Je vais te garder

le café. Quand tu te ramèneras, je te forcerai à le boire. On verra si tu

aimes ça.

Alice, si tu me montrais un peu plus de respect, ça déteindrait peut-être sur

lui.

Attention à votre tête.

Ne regardez pas à la dépense pour la viande. Vous attendez du monde.

Non, non. Mon mari a des baisses de tension, alors j'essaie d'exciter un

peu.

Je... Au revoir.

Tommy, tu veux bien dire les grâces ce soir ? Non, merci.

Seigneur, remplis-nous d'humilité et de gratitude pour tous les bienfaits que tu

nous accordes.

Nous savons que tout ce qui nous arrive de bon vient de toi.

Au nom de Jésus-Christ, nous prions.

Amen. Amen.

J'ai préparé l'agneau, comme tu m'as dit.

Ça te plaît ? Oui, ça va.

Irene Pessan est revenue de Denver aujourd'hui.

Elle dit qu'elle s'est beaucoup amusée.

Elle a dit ça.

Qu'est-ce qu'elle a fait de si drôle ? Eh bien, elle a rendu visite à sa

famille. Ensuite, elle est allée dans une station de sport d'hiver où elle a

acheté des tas de choses.

Ça te plaît ? Je déteste l'agneau.

Oui, oui.

Est-ce que tu regardes ? Je ne sais pas. Je ne sais pas.

Un film ? Ça m'en a tout l'air.

T'es récent ?

J'en sais rien, je viens d'ouvrir le poste.

Pas voyant, ne bouge pas.

Tu me chatouilles. Oh, excuse-moi.

La fais pas trop serrée, dis donc. Il fait fou que je puisse m'asseoir. Tu

crois que je ne sais pas ? Je sais rien, je sais rien, je sais rien.

J'ai cru qu'il allait tuer Tommy ce matin. J'en ai pas l'argent.

Oui, je l'ai entendu gueuler. Ça avait l'air de barder.

Oh, il est pas méchant. C'est que... Il s'échauffe.

C'est curieux. Il lève tellement la voix, quelquefois.

Il ne bouge pas.

Moi, je pourrais pas vivre sans la présence d'un homme dans la maison. Moi,

je pourrais.

Tu te fais des illusions. Moi, je te dis que non.

Oh, si, si, je pourrais, facile.

Mais non, tu ne pourrais pas. Mais si, je serais tout aussi heureux si je n

'avais pas d'homme, oui.

Mais comment ? Bien sûr, je ne sais pas, ce serait peut-être différent si il m

'arrivait, par exemple, de rencontrer un homme comme Robert Redford. Ça, ce

serait tout à fait différent. Ah oui, tu parles que ça devrait être différent.

Tu vois, lui, ça ne doit pas être le genre d'homme qui se retourne de l'autre

côté puis qui se met à pioncer aussitôt qu'il a fini de sauter. Ça ne devrait

pas être mal.

Dis donc, je me demande comment il est monté, celui-là.

T'as jamais vu ses pieds ? Ses pieds ? Oui.

J'ai entendu dire que les pieds, ça donne une indication.

Excuse-moi.

Oh, mais oui, j'ai vu une photo ! Ils sont énormes ! Ils sont grands comme ça

! Comme ça ! Mais détoise ! Allô ?

Oui ?

Je vais toujours le voir entrer à la maison pour dîner.

Je comprends.

Reste ici, Harold.

Au revoir, Harold. Au revoir, Alice.

Je suis nabre, Alice.

Merci, Ken.

À tout à l'heure.

Tu veux que je vienne te tenir compagnie un instant ? Oh, il faudra que je m'y

habitue un jour, alors autant commencer tout de suite.

Je vais revenir t'apporter Adine.

Merci, Béa.

T'as de l'argent pour voir venir ? Je le demande pas.

Je le demande.

Avant les obsèques, on avait un peu plus de 2000 dollars, mais... Et il reste ?

Trois fois rien.

Qu'est-ce que tu vas faire, moi ? J'en sais rien. Et toi, t'as une idée ? On

est tous les deux dans le même bain, tu sais.

Enfin, tu dois bien être capable de faire quelque chose.

Le seul métier que j'ai exercé, c'est celui de chanteuse.

Sous-titrage ST' 501 Sous

-titrage Société Radio-Canada

C'est

beau.

mais je ne me souviens pas où ou quand.

Certaines choses qui se sont passées pour la première fois

semblent encore se passer.

that we have met before and now

C'est pas un débit Reynolds.

Trois dollars de plus.

Merci beaucoup, c'est parfait.

Je vais avoir 12 ans à montrer.

Oui, tu vas te plaire. J'ai hâte qu'on y soit.

Il y aura du jazz comme à Socorro ? Ça, il y en a beaucoup.

Merci et bonne journée.

Vous demandez 12 dollars et demi de ce Charles ? Vous savez, il coûtait 50

dollars quand je l'ai acheté.

Tenez, l'étiquette d'origine est encore dessus.

Je ne sais pas.

Il est merveilleux, mais il est trop cher pour moi.

Non, c'est pas trop cher pour un Charles de 50 dollars.

Non, je ne sais pas.

Moi non plus.

Je vais me foutre en l'air avant la fin de la journée.

C'est incroyable que je n'ai pas réussi à vendre ça. Un tablier fait main en

aide d'une marguerite. Ah oui, c'est incroyable.

Et c'est là.

C'est facile.

Mais où je mets mes doigts ? Un là, un là et un là.

Allez, c'est encore.

Madame, j'ai envie de vous faire cadeau de ce châle, prenez-le.

Oh non, je ne saurais... Si, si, je vous en prie, pour me faire plaisir.

Je serais si heureuse que vous l'acceptiez.

Eh bien, soyez certaine que j'apprécie votre geste et je vous remercie. Il n'y

a pas de quoi, je vous demande pardon, tout à l'heure j'ai dû vous paraître un

peu impolie, je suis un peu nerveuse, c'est ainsi.

J'espère que vous le porterez.

Oui, je n'y manquerai pas. Vous pouvez y compter. Merci encore.

Au revoir.

Au revoir.

Bloque ta porte.

J'espère qu'il ne pleuvra pas trop fort.

Eh non.

Ça m'embête de devoir partir.

Monte avec nous, il y a de la place.

Ce serait une riche idée.

Je vais laisser ton bécan et un marmaille.

Ce sera mourir de rire si tu montes en voiture si Fischel croit avec nous.

Et qu'il ne te revoit pas de l'envie.

Tu vois la tête qu'il ferait.

Allez, bon voyage.

Au revoir, Harold.

Au revoir.

Sois bien sage. D'accord.

Tu manqueras, Alice.

Je t'écrirai, je te promets. Tu ne le feras pas.

Les promesses comme ça, on ne les tient pas.

Ne pleure pas, tu vas me faire pleurer.

Ça me ferait plutôt rire. Ne ris pas.

Au revoir.

Tiens, prends ça pour tes bonheurs.

Et toi, je veux rester en bonne santé.

Au revoir.

Et bonne chance.

Merci pour tout ce que tu as fait.

On y est déjà ?

Tiens,

regarde, on quitte New Mexico.

Ne retourne pas, tu serais changeur de statut de merde.

Toute cette contrée est de la merde.

Gros mot, Tommy. Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ?

Passe-moi une pomme chip.

Mais enlève-moi ça !

Moi, j'ai mal au

cœur.

Ce qui veut dire ? J'ai envie de vomir.

Tu veux que j'arrête la voiture ? Non.

Non, je te dirai quand la vie me prendra.

Non, non, ça va, ça va. Du calme, chérie.

C'est rien.

Baisse la vitre. Essaie de vomir par la portière.

Ça va mieux. Ça va mieux.

Ça va mieux.

Vraiment, tu veux pas que je stoppe ? Non.

Relaxeur, viens.

D'accord, t'énerve pas, chérie. Calme-toi, mon ange. Vomis par la

portière. Non.

C'est passé, c'est passé.

Tu ne veux vraiment pas que je stoppe ? Non. Comme ça, on arrivera plus tôt à

montrer.

On est en Arizona, maintenant.

Si tu me demandes ça une fois de plus, tu vas recevoir une raclée.

Reste assis, regarde le paysage et profite de la vie, d'accord ? La vie, c

'est idiot.

Toi aussi.

Mange, je m'ennuie.

Eh bien, pas tant que moi. Qu'est-ce que tu attends de moi ? Que je te fasse des

tours de carte ? Écoute, on devrait être à Phoenix dans à peu près

une demi-heure.

Ensuite, on se met, comme disait ma tante Julie, sur son 31 et on va dans un

endroit chic pour dîner. Ça te va ?

Quoi ? Je dis qu'on va sortir chez les gens huppés ce soir.

Quoi ? Comment ça quoi ? Qu'est-ce que t'as tes dures d'oreilles ? Essaie d

'avoir l'air bien élevé. On va aller s'offrir un bon dîner.

Ça me dit rien.

Tu commences à m'embêter.

C'est ici que tu comptes trouver un job ? Il

faut que je change de coiffure demain matin et que je m'achète une robe un peu

sexy. Et si tu peux pas ? Quoi ? M'acheter une robe un peu sexy ? Trouver

du travail, gourde.

Ne sois pas grossier avec ta mère. Elle vient de t'acheter un croque-monsieur.

Merci, maman.

Ne me regarde pas comme ça. J'aurai un job.

J'aurai un job.

Tu l'aimais, papa ? Évidemment.

Voilà une question.

T'as pas l'air de beaucoup pleurer.

Mais bien sûr que je pleure. Tu sais pas de quoi tu parles ? Je ne fais que ça,

pleurer.

C'est pas forcé de manifester mon émotion.

Vu que tu te disputais tout le temps avec lui, je me disais... Ah, bien sûr,

ça, je me disputais avec lui. C'était parfois un drôle d'emmerdeur, ton père.

Pourquoi tu me demandes ça ? Non, maman, je veux savoir.

Pourquoi tu t'es mariée avec lui ? Oh, bon sang, ce que tu es curieux ! Mets

-toi au lit, je te prie.

J'y suis, tu vois pas ? Dis-moi.

Parce qu'il embrassait divinement.

Il embrassait ? C'est pour ça que tu t'es mariée avec lui ? Divinement, c'est

quoi ? Redemande-le-moi dans quelques années, je te le dirai.

Ah, ça t'a plu cette blague, hein ? Ça se voit tout de suite.

Tu m'as rapporté un cadeau ? Oh non, j'ai pas eu le temps.

Alors, qu'est-ce que tu en dis ? T'es mignonne, mais c'est ça sexy ? Enfin,

sexy pour Félix.

D'ailleurs, je me présente pas comme strip-teaseuse.

Comment sais-tu que tu décrocheras un job ? Parce que j'en décrocherai un.

Et qu'est-ce qui se passe quand l'école rouvre ? On ne commence pas à jouer les

monsieur, tant pis, veux-tu ? Ouais, mais si on arrive au mois de septembre ?

Si on arrive, si on arrive, si on arrive, si on arrive à faire quoi ? Qu

'est-ce qui te tourmente à la fin ? Qu'est-ce que tu attends de moi ? Qu'est

-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce qui te dragasse ? Allez, viens

par ici.

Assieds-toi là, hein. Voilà ce que je veux que tu fasses, mon petit bonhomme.

Je vais te le dire, je veux que tu me fasses une liste. Je veux voir ça par

écrit. Tu vas le faire, hein. Tu vas vider ton sac, tous tes problèmes,

toutes les choses qui ne tournent pas rond dans ta vie, tout ce que tu n'aimes

pas. Allez, allez, commence, allez.

Écris

Eh bien, pourquoi tu n'écris pas ? Écris !

Enfin, je dépense beaucoup trop d'argent pour cette malheureuse robe,

pour avoir une petite chose, peut-être, de paraître moins de 30 ans, de manière

à trouver un emploi, et toi, tu restes là, pleurnichée comme un crétin ! J

'obtiendrai un engagement compris.

Je t'emmènerai à Vautrey avant ton anniversaire.

Je te ferai entrer à l'école en septembre, je le jure ! Est-ce qu'il

faut que je m'ouvre les veines et que je signe ça avec mon sang ?

Excuse-moi, Tommy. Je sais bien que tu es désorientée. Tu as été arrachée à ta

maison, à tes amis, à tes habitudes.

Quand nous serons à mon trait, tout ira bien mieux, Minet.

Qu'est-ce que t'en sais ? Et dis, lâche-moi un peu.

Fais un peu de bon sens.

Juste, de quoi me donner le temps de me faire un peu d'argent ? Tu verras que

tout ira bien.

D'accord ? D'accord.

Bien, Minet.

Bon, il faut que je me sauve.

Je rentrerai vers 5 ou 6 heures, ça va ? D'accord.

Au revoir.

Tu me souhaites bonne chance ? Eh oui, maman.

Bonne chance.

Malathane. Crovadis.

Essayons celui-ci.

Excusez-moi, Joe ou Jim est là ? Quoi ? Je dis Joe ou Jim est là.

J'avais bien entendu.

J'arrivais pas à y croire.

Pourquoi ? Il n'y a ni Joe ni Jim.

Quoi ? Il n'y a ni Joe ni... Non, j'avais bien entendu, mais j'arrivais

pas à y croire.

Bon, alors, le directeur est là ? On n'engage aucune serveuse ici.

Oh, je suis pas serveuse, je suis chanteuse.

Chanteuse.

Le directeur est là ? Il est à l'hôpital, on lui enlève un bout de

poumon. Je regrette.

Il voudrait pas d'une chanteuse.

Merci.

Excusez-moi, vous pourriez me donner un verre d'eau ? Bien sûr.

Vous êtes réellement une chanteuse ? Ou chantier ?

À Montreux, en Californie. Comment vous vous appelez ? Alice Hayat.

Il ne voudrait pas d'une chanteuse.

Merci.

Je regrette.

Je ne fais rien.

Venez dans l'autre pièce, je vais vous présenter au patron.

Chicken !

Chicken, je vais vous présenter Alice... Alice... Hayat. C'est ça. Content de

vous connaître, mademoiselle. Hayat, Alice Hayat. Moi, je m'appelle Holliman.

Chicken Holliman.

Très heureuse, monsieur.

Voyons, ça vous ennuierait de vous retourner ? Me retourner ? Pourquoi ? Je

vais vous regarder en détail.

Eh bien, regardez ma figure, je ne chante pas avec mon cul.

Lénie, qu'est-ce qu'elle a, cette nana ?

Bonjour, est-ce que le directeur est là ? Nous n'avons pas de directeur, il n'y

a que le propriétaire, monsieur Jacobs.

Merci. Jacobs.

Je peux faire quelque chose pour vous ?

Qu'est-ce qui se passe ? Marie, donne-nous deux scotchs avec glaçons.

Excusez-moi.

Vous essayez de faire fuir mes clients ? Non.

Je suis désolée.

Pourtant, on le dirait.

Tenez, buvez-moi ça.

Et vos ennuis s'envoleront.

Merci.

Qu'est-ce que je vous disais ?

À présent, vous avez de l'argent à la banque et un mari fidèle.

Rayon, qu'est-ce que je peux faire pour vous ? Vous êtes venue vers moi pour me

demander un service ? Vous auriez pas un pansement ?

Marie, y a-t-il des pansements adhésifs par là ? J'ai cherché du travail

toute la journée.

Ces chaussures sont neuves, je les ai achetées ce matin. Je me suis fait...

Une ampoule aux pieds.

Merci. Je suis chanteuse.

Je regrette, je n'ai pas les moyens de payer une chanteuse.

Ça ne fait rien, les autres non plus.

Si je pouvais vous donner du travail, je vous en donnerais.

Merci, vous êtes très gentil.

Je ne sais pas ce que je vais devenir.

Je n'ai même pas de piano ici.

Oui.

Buvez ça.

Je viens de perdre mon mari et je...

J

'ai même pas de piano ici.

Oui, je sais.

J'ai un petit garçon qu'il va falloir élever toute seule. Je sais pas comment

je vais y arriver.

J'ai même pas de piano ici.

Vous avez chanté en public ? Oui, un peu.

Avant mon mariage.

Et vous avez du talent ?

Écoutez, pourquoi ne pas revenir demain et me laisser le temps de réfléchir

cette nuit ? Non, vous direz non demain.

Si vous pouviez m'écouter maintenant, peut-être que... D'accord. Il y a un

piano dans un bar de cette rue.

Allons-y. D'accord.

Merci beaucoup.

Marie, je serai là dans à peu près 20 minutes.

Mets pas le feu à la baraque.

Le patron a dit d'accord.

Essayez de ne pas faire fuir les gens. J'espère que non.

Allez, lancez-vous.

D'accord.

Est-ce qu'il y a un air en particulier que vous souhaitez entendre ? Quelque

chose de spécial ? Savez-vous à quoi bon chercher à se marier ? C'est une perte

de temps, en somme.

Je préfère rester dans mon coin. On se dédouble quand on se parle à soi-même.

Ne vous laissez pas dominer par une fille pour un baiser ou une caresse.

Vous aurez bien des choses qu'on vous refusait avant. Ce que vous n'avez

jamais eu ne peut vous manquer. Alors à quoi bon chercher à se marier ? Je sais

pas, je veux dire, je connais pas cette chanson. J'ai rien d'autre à offrir.

Allez-y, jouez, jouez.

Il est branché ? Il est présent ?

Mesdames et

messieurs, continuez à faire ce que vous êtes en train de faire. Je vais... Je

vais chanter.

Oui, je vais essayer de chanter un peu.

C'est comme ça qu'on a parlé avant.

On a regardé l'un l'autre de la même manière, mais je ne me souviens plus où

ou quand.

Les vêtements que tu portes sont les vêtements que tu as portés.

Sous

-titrage

ST' 501

Just like a leaf that has blown away Gone with the wind My

romance has flown away Just like a flame Love burned

brightly then became An empty smoke dream

That has gone Gone

Merci. Merci, au revoir.

Oh, c'était pas très fameux, je sais, mais j'avais tellement le trac, puis les

auditions, c'est dur, vous savez, je...

On vous prend l'essai pour le premier mois ?

Bien sûr !

Et voilà l'histoire.

J'ai réussi, je suis engagée comme chanteuse.

On est riches ? Non, on ne l'est pas encore, mais on le sera peut-être un

jour. Oh, et puis, j'ai trouvé un motel. Et la patronne m'a dit qu'on pouvait

avoir une chambre avec une petite cuisine en payant au moins. C'est bon

marché, on fera des économies.

Et moi, qu'est-ce que je vais faire pendant ce temps-là ? Eh bien, va

visiter une réserve et jouer avec les Indiens.

Il fait trop chaud dehors.

Mon Dieu, prends un éventail, Greta Garbo.

C'est vraiment bizarre.

Tu sais ce que je vais faire quand j'aurai de l'argent ? Je vais me payer

un déshabillé coq et une paire de mules à talons très hauts.

Avec des gros pompons de fourrure, peut-être de cygne.

Et puis, je m'épilerai les jambes.

Mais comme les bonnes femmes le font à la télévision.

De quoi t'as envie si j'ai de l'argent, Minet

? Tom ?

C'est idiot que t'as l'air d'un ange quand t'es endormi.

Je t'amènerai mon trait, Minet.

Je le jure devant Dieu.

C'est beau.

Merci.

J'aime comme vous chantez.

Merci.

Alors ? Alors ? Je me sens un peu seul.

Je peux m'asseoir avec vous ? Non.

Pourquoi non ?

Parce que je préfère rester toute seule.

Ah, mais voyons, personne n'aime rester seule.

C'est vrai.

La seule raison qui vous empêche de vous asseoir, c'est que j'ai pas envie que

vous vous asseyez.

Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis de très mauvaise humeur.

Alors ? Je peux peut-être vous aider à guérir ça.

J'en doute.

Pourquoi vous êtes de mauvaise humeur ? Vous tenez à le savoir.

Ouais, j'y tiens beaucoup, figurez-vous.

Très bien.

J'ai un gamin de 12 ans cloîtré dans un motel qui s'ennuie à en crever.

Je ne gagne pas assez d'argent dans ce bar.

Je me suis coupé le petit doigt ce matin en ouvrant une boîte de conserve de

pêche. Et vous ne pouvez pas savoir ce que ça me fait mal toutes les fois que

je frappe une touche.

Et si un autre type essaie de me draguer dans cette boîte, il va recevoir mon

poing dans la figure.

Désolé pour votre petit doigt.

Asseyez-vous.

Là-bas, s'il vous plaît, ne restez pas si près.

Je m'appelle Ben Neberhardt.

Et moi, Alé Sayat.

Ça va, Sayat ? Non, je vous en prie.

Je suis sûr que des tas de farceurs ont fait ce calembour.

Oh oui, mais la plupart avaient moins de 12 ans.

Vous savez, je me dis parfois que je devrais faire imprimer une fiche

indiquant mon âge, où je suis allé à l'école, ma couleur préférée, mon moment

le plus embarrassant, et comment je gagne ma vie.

Pas tout ce genre de truc, quoi.

Alors, comment vous gagnez votre vie ? Je garnis de poudre des douilles de

balle. Vous quoi ?

Je garnis de poudre des douilles de balle.

C'est un gag ? Non, mais y a pas grand-chose à dire sur ce genre de

métier.

J'aime vraiment comme vous chantez.

Merci,

vous êtes trop gentil.

Est-ce que je peux vous demander une petite chose ? Purement personnelle.

Vas-y.

Ça va venir.

D'accord.

Ça vous ennuie que je m'asseye un tout petit peu plus près ? Oui.

Alice.

Mais qu'est-ce que vous faites ? Arrêtez, vous la déchirez ! Cette robe m

'a coûté beaucoup d'argent. J'aurais dit vous jeter d'abord dans de l'eau

bouillante. Oh, espèce de sauvage ! Attendez, va.

Vous me la paierez cher.

Oh, ça suffit.

Ok, Sam, tu peux l'emmener.

Eh bien, j'en refuse de chanter.

Pourquoi ? Pourquoi ? C'est le seul mot que vous connaissez ? Pourquoi ? Parce

que je ne flirte pas avec les adolescents.

Voilà pourquoi.

J'ai 29 ans.

Moteur.

Enfin, j'en ai 27.

Possible. Ouais.

Depuis quand ? Depuis un mois et demi.

Non, écoutez-moi, j'ai 35 ans. Vous comprenez ce que ça veut dire, ça ? Un

3. et un 5.

Quand j'étais en 10e, votre mère était enceinte de vous.

Quand j'ai eu mon diplôme de fin d'études, vous en étiez tout juste à l

'âge des sucettes.

Je ne flirte pas avec les adolescents.

Alice ?

Est-ce que c'est oui ou non ? Non.

Non ? Oui.

Non. Oui ? Non.

Oui, non, je ne sais plus où j'en suis, moi.

Non.

C'est de me regarder fixement.

Je ne manquerais plus que ça à l'heure actuelle, d'avoir une aventure avec un

petit jeune homme de 27 ans.

Je n'ai pas besoin de ça.

Un point, c'est tout.

Vous êtes sûr ?

Qu'est-ce que c'est que ça ? On n'en sait rien.

Sous-titres par Jérémy Diaz

Tu vas encore rentrer tard cette nuit ? Je sais pas pourquoi.

Oh, je me demandais quand tu vas me présenter ce mec avec qui tu sors en ce

moment.

Il s'appelle Ben.

Évidemment, je te présente l'homme.

Faudra que je l'appelle oncle Ben ? C'est pas comme ça que les hommes comme

lui sont appelés ? Les hommes comme quoi ? Soit-on pas aussi sûr de ce que tu

avances la plupart du temps ? Si tu voyais les poches que t'as sous les

yeux. Et alors ? Ça n'a rien de surprenant quand on travaille, tu sais.

Comme t'es rentrée très tard à la maison cette semaine, je me disais qu'il allait

rester ici quelque temps, donc il faut que j'appelle quelque chose.

Voilà ! Bonjour.

Bonjour, c'est vous, mademoiselle Ayat ? Madame Ayat, oui.

Alors, est-ce que je peux entrer et vous parler un instant ? À quel sujet ?

Voilà, je suis... Je m'appelle Rita Eberhard.

Bien sûr.

Entrez.

Excusez-moi, il y a un désordre terrible.

Allons dans la cuisine.

Tiens, allez dans l'autre pièce, je te prie. Qui c'est ? Qu'est-ce qu'elle vend

? De quoi tu te mêles ? J'ai dit, va dans l'autre pièce.

Alors, il est marié ? Je ne savais pas, excusez-moi, sincèrement, je ne savais

pas.

Oh oui, je vous crois sans difficulté. Pour ce que je l'ai vu ces deux

dernières années, j'ai du mal à en être sûre moi-même.

Je ne serais pas venue vous trouver, seulement Ben a manqué à son travail

plusieurs fois la semaine dernière, depuis qu'il vous a rencontré.

Madame, il faut absolument qu'il touche sa paie en entier.

George, c'est mon petit garçon. Il a mal à l'oreille.

Elle ne fait que couler et couler, et j'ai l'impression que rien ne peut l

'empêcher. Et les médicaments coûtent terriblement cher.

Excusez-moi.

C'est rien, William.

Qui vous a dit mon nom ?

J'avais confié George à mon ami Nancy et j'ai suivi Ben dans la soirée d'avant

-hier.

Je vous ai vu, lui et vous, sortir de chez Jacobs et alors... Hier, j

'ai cherché à savoir où je pouvais vous joindre.

Bien, inutile de vous tourmenter.

Je ne la reverrai plus jamais.

Rita !

Qu'est-ce que t'as fait ? Qu'est-ce que t'as fait ? Qu'est-ce que t'as fait, mec

? Qu'est-ce que t'as fait ? Allez, fous le camp ! Allez, fous le camp ! Allez,

sors d'ici ! Non, ne la touche pas, Alice ! Si tu traînes pas ton cœur d

'ici, je vais te saigner, moi ! Je vais te trouver !

Tu te mets dans cet état, Ben, tu ferais mieux de te calmer, tu crois pas, et de

rentrer chez toi.

Non, je... Alice, ne me dis pas ce que je dois...

Ne

me dis pas ce que je dois faire, Alice.

Mon Dieu, ne me dis jamais ce que je dois faire.

Je te brise la mâchoire.

Je suis calme, je vais te dire.

Je vais venir chez Jacobs pour te prendre ce soir quand on aura fini de

chanter, d'accord ? D'accord ? Oui.

Ok, je te retrouverai.

Vers une heure et demie ? D'accord, je serai.

Écoute, Alice, il y a une chose que tu dois comprendre à mon sujet, je suis

comme un scorpion.

Si tu viens pas l'emmerder, c'est pas lui qui viendra t'emmerder. Si jamais tu

y touches, t'es sûre qu'il te tue.

Cette garce a voulu m'emmerder.

Ça va mieux, chérie ? On se voit tout à l'heure.

T

'inquiète

pas, ça va.

Non, attends, on se calme.

On se calme. D'accord.

Je vais y arriver.

Ce coup-ci, je vais la faire. Attends, il y a quelque chose qui dépasse dans la

vanille. C'est bon, rentre-le.

Ça y est. Alors, attention.

Attends, je vais me poser dessus.

Oh, mon Dieu.

Ça y est.

Ça y est. Ça a fermé.

Allez, on se tire.

Indique-moi le chemin.

Tourne à droite, là.

Mais où ? Dis-moi, vite. Ici, ici. T'es sûre ? Tourne. C'est ce que je fais, c

'est ce que je fais.

Attends, laisse-moi revoir la carte encore.

Tu quittes cette route. C'est la direction ? Tu la quittes, tu tournes

comme ça.

Tu tournes comme ça. D'accord.

Le troisième jour, ils avisent le grand, grand gorille gris. Et qu'est-ce qu'ils

font devant le grand gorille gris ? Ils veulent le capturer, le grand gorille

gris. Et le type grimpe à l'arbre comme il le fait toujours, il déloge le

gorille de l'arbre, il se flingue par terre et il crie au chasseur, « Tuez le

chien ! Tuez le chien ! Tuez le chien ! » Oui,

mais est-ce que t'as pigé ? Pigé quoi ? L'astuce, voyons !

Tu te rappelles quand je t'ai parlé de ce gorille ? Oui, oui, j'ai saisi.

Bien du tout, je m'en vais t'expliquer la suite. Voilà, la première fois, le

gorille tombe de l'arbre et le chien l'attrape. Elle le fait tourbillonner

jusqu'à ce qu'il meure.

Bon, alors, le chien attrape le gorille et fait tourbillonner... Quoi ? Le

gorille, jusqu'à ce qu'il meure. Le chien attrape le gorille et le fait

tourbillonner jusqu'à ce qu'il meure. D'accord, j'y suis. Mais le drôle, c'est

par où le chien l'a attrapé. Par où ? Par les noix.

Et c'est ça le mot de toute l'histoire. Le chien attrape le gorille par les

noix. C'est ça le mot clé.

Non, non, c'est un point important de l'histoire. Il faut savoir ça pour piger

le mot-clé.

D'abord, tu sais ce que c'est les noix ? Les couilles.

Exact. Alors maintenant, on va reprendre là où donc... Oh, du calme, Tommy, je t

'en prie, laisse-moi conduire tranquillement. Laisse-moi te raconter

le mot de la fin, d'accord ? Voilà, quand ce gorille dégringole par terre...

Tu vois ce que je veux dire, dégringoler par terre ? Alors, quand le gorille

dégringole par terre,

le rabatteur gueule... Tuez le chien ! Tuez le chien ! Tuez le chien ! Parce

que le gorille est saisi par les noix et qu'ils tourbillent jusqu'à ce qu'ils

meurent. Je ne trouve pas ce fumeur.

Tommy, Tommy, ça suffit. Le gorille dégringole et le chien l'attrape par les

doigts. Tu ne vas pas encore remettre ça avec cette histoire.

Si, je vais te la raconter jusqu'à ce que tu la comprennes.

Je t'ai dit que je l'ai comprise. Maintenant, la ferme. Alors, quelle est

l'astuce ? Je n'en sais rien.

Très bien, alors je vais recommencer depuis le début.

Jusqu'à ce que je gagne plus d'argent, puisqu'on y est. Pourquoi pas, hein ?

Combien on a mis de côté à Phoenix ? 90 dollars.

Mon chéri, même là, on n'est pas resté très longtemps. Il a fallu que je me

paie toutes ces robes.

T'as couché avec lui ? Tommy ! Quoi ? Dis-le ! Non, voyons, non. Je

le connaissais à peine.

Alors, pourquoi tu rentrais si tard toutes les nuits ? C'est pas ce que nous

causions. Tu sais, on prend un café, puis on commence... Oh, dis-donc, ça

suffit, hein ? Je peux pas discuter de ma vie amoureuse avec toi.

Bon, eh bien, je te parlerai pas de la mienne.

Tu fais pas de cadeaux, on peut le dire.

Ville de Tucson, résidence d'hiver des Indiens Cleveland.

Ça te plaît ? C'est affreux, je déteste.

Je voudrais bien trouver un motel pas cher.

Pourquoi personne n'affiche un écriteau, ici, motel pas cher ?

C'est pas folichon, mais ça ira.

Oui, on sera très bien dans le petit nid.

Il doit bien y avoir un lit là-dedans.

Je suppose qu'il est caché quelque part.

Ah, il y est.

Un lit.

Bon, salut. Je m'en vais faire fortu.

À tout à l'heure.

Tâche d'être sage.

Oh Dieu, qu'il est amusant.

Bonne chance.

Dis-leur que tu connais des stars.

Ça va, tu peux respirer, petit. J'ai un travail.

Mais les rubis, c'est un café.

Tu t'accompagneras au piano chez eux ? Ils ont pas de piano.

Comment tu feras pour chanter ? Je chante pas, je sers aux tables.

Quoi ? Je suis serveuse, ce coup-ci.

C'est un établissement chic, au moins.

Je pense bien.

Mel et Ruby, tu parles, tu veux rire.

Au fond, ça ne sonne pas si mal.

Il ne reste plus que Mel là-bas.

Ruby est morte depuis 14 ans. Mais il a tué.

Probable qu'il me tuera aussi.

On m'a donné une adresse où je pourrais aller acheter ma tenue de serveuse.

Oh, Dieu, serveuse.

Je peux peut-être faire quelque chose, trouver du boulot.

Tu es gentille.

Oh, ce ne sera pas si terrible.

Si tu as deux pages, je pourrais y aller à pied.

Puis on ne sera pas privés de nourriture. Je gagnerais de quoi nous

permettre d'aller à mon trait. Oh, j'ai oublié de te dire, j'ai vu un endroit au

bout de la rue où tu peux prendre des leçons de guitare.

Et voilà, mon petit, des oeufs bien cuits. Voilà, ma belle.

Jeanne, le toast va être prêt. Salut, mon chou, ça vous?

Deux oeufs pris, deux.

Lou, j'avais presque le bacon.

Mais, où est la portion de bacon ? Je vous jure, ce mec-là, il bouge comme si

des limaces lui tombaient du corps.

J'admets, grand-mère était lente, mais c'était l'âge.

Mel, qu'est-ce que tu fabriques par là ? Tu te fourbilles le macaroni ?

Ou tu te tognes la colonne avec un marteau. Il paraît que le seul moyen

pour toi de l'avoir en l'air, c'est de la claquer contre la porte.

Je ne veux pas m'approcher trop près de toi, mignonne. Ça risquerait de te

mettre en chaleur des potes rominés.

Eh mec, je pourrais coucher sous toi, manger un poulet entier, faire des mots

croisés, tout ça en même temps.

Tu vois à quel point tu m'excites.

Désirez-vous autre chose à cette table ? Un verre d'eau. D'accord.

Vous avez décidé ce que vous voulez manger ? Avant toute chose, souriez-moi.

Vous voulez des œufs ? Oui, une omelette.

Une omelette, d'accord. Vous la voulez à quoi ? Hé, vous tous ! Écoutez, nous

avons une nouvelle serveuse ici.

Et elle s'appelle Alice.

Aujourd'hui, elle fait ses débuts. Mais elle m'a dit qu'elle a été chanteuse.

Et vous avez vu ses pommes ? Vous avez tous remarqué qu'elle a de gros nénés.

Mais pas tous, je sais défendu.

Laissez-la faire son travail.

S'il y en a parmi vous qui veulent ploter de la fesse, ploter les miennes,

vu ? On peut regarder.

Du calme, Alice.

Ça s'arrangera.

Merci. Vous voulez des toasts ? Oui. Et du café ? Merci.

Souriez-moi.

Vous désirez ? Des toasts.

Vous venez de m'enlever mon assiette.

Tenez, prenez ceci.

C'est pas possible, ils sont...

Vera ?

Vera ? Excusez-moi, je trouve pas les sachets de thé. Vous voulez bien montrer

où ils sont ?

J'ai regardé partout là-dessous, je ne les ai trouvés nulle part.

Qu'est-ce que vous fabriquez toutes les deux ? Excusez-moi, je cherchais de s

'acheter partout.

Alice, ils sont là-dessous, dans une boîte, en face de la boîte de café.

La petite boîte brune.

Ah oui, je vois.

Oui, oui, merci.

On voit bien que tu débutes dans ce genre de métier.

Mais tu as pigé drôlement vite.

La plupart se retrouvent sur le pas de la porte à 10h, 10h30 du matin en

larmes.

C'est encourageant. De quoi me faire sauter la cervelle.

Je ne te suis pas très sympathique.

En effet, pas très, non.

Ça, ça m'est égal.

J'ai eu affaire à d'autres qu'à toi. Alors, ton estime ?

Je n'en doute pas.

Écoutez, Flo, je voulais vous dire, j'ai pas besoin qu'on fasse l'article et qu

'on me présente au public, alors toutes vos petites plaisanteries, ça va,

laissez tomber.

Quelles plaisanteries ? Eh bien, ce petit numéro que vous faites pour les

clients, là, vous donnez pas la peine.

Bah, mon chou, je te jure que j'aimerais pas prendre mon petit déjeuner avec toi

tous les matins de ma vie. Non, inutile de vous en faire, y a pas de danger que

ça vous arrive.

Dieu que je déteste cette boîte, j'avais dit que je la détesterais, ça y est, c

'est fait.

Mais...

J'ai gagné 17 dollars de pourvoir aujourd'hui.

Pas mal, mais elle a dit que je gagnerais encore plus dans quelques

jours. Combien de temps crois-tu qu'on devra rester dans ce sale trou ?

Tu le regretteras. Tu le regretteras amèrement. Je vais t'arroser.

Prends garde. Prends garde. Prends garde. Tu vas tout recevoir sur la tête.

Non ! Il y en a marre ! Arrête ! Il y en a marre ! Il y en a

marre ! Assez ! Non, d'accord, allez, ça suffit. Ça suffit ! Non, non, on ne joue

plus, Tommy. Non, non.

Calme-toi, on s'arrête. Ça suffit, maintenant.

C'est sûr ? Oui, c'est sûr.

Mais regarde-moi tout cet eau. C'est pas possible.

Au revoir.

Au revoir.

Détraqué.

Complètement détraqué.

Il l'est même pour Toxon.

Et Toxon est la ville la plus détraquée du monde.

Ça, je le savais pas.

Ouais.

C'est quoi ton nom ? Tom.

Moi, c'est Audrey.

Mais mon vrai nom, c'est Doris. Je préfère Audrey, c'est mieux.

Bizarre.

Tu veux te défoncer au gros bleu ? Quoi ? J'ai dit tu veux te défoncer au gros

bleu.

Non, je peux pas.

Où sont tes parents ? Mon père s'est barré il y a deux ans.

M'en fait des passes à l'hôtel du Rameau d'Or tout l'après-midi après trois

heures. Et si elle rentrait à la maison ? Elle s'apercevrait de rien.

Je pourrais avoir un groupe de boy scouts le cul en l'air tout l'après-midi

chez nous, qu'elle battrait même pas des cils.

Pourquoi ta mère est collée montée ? Non, elle est chanteuse. Ou serveuse, je

crois.

Chanteuse, serveuse ?

Bizarre. Alors, tu en veux du gros bleu ou pas ? Non, pas aujourd'hui.

Peut-être mercredi.

On se voit ce jour-là ? Entendu. Au revoir.

Au revoir.

Que diriez-vous de vendredi ? Non, je regarde, désolée, merci.

À la Saint-Sylvestre ? Ça, je suis presque sûre que je ne serai plus ici à

la Saint-Sylvestre.

Est-ce que je m'y prends mal ?

Non, c'est pas ça.

Alors, c'est ma barbe. Je la coupe s'il le faut.

Oh non, j'aime bien votre barbe.

Ah oui.

Un peu plus de café ? Ouais.

Tommy, mais qu'est-ce que tu fais là ? Oh, arrête ! Pourquoi tu vas pas aller

te promener avec ton ami Audrey, par exemple ? Elle a ses ours.

Dans ce cas, tu devrais aller jusqu'à la table du fond. Là, tu t'assieds, tu la

boucles et tu ne bouges pas.

Plus un geste. Au moins, je me barbe.

B, A, R, B, E.

D'abord.

Je vais perdre ma place.

On peut lire un bon policier ? Qu'est-ce que c'est ? La mariée a crié, on me tue.

La mariée a crié, on me tue.

Tu peux le colorier si ça te chante ?

On ne peut pas continuer à se rencontrer comme ça.

Bonne nuit, mesdames.

Lâchez de bien dormir cette nuit. Merci, vous aussi.

Oh, tu fais de la moto, je ne savais pas.

Non, mon père vient me prendre.

Ah bon ? Tu veux que je te le présente ? Je serais ravie.

Je suis venue pour te ramener à la maison.

Merci, monsieur.

Alice, voici mon papa, Duke.

Charmée, madame. Bonsoir, monsieur.

Oh, très jolie.

Vachement chouette, la moto.

Bizarre. Bizarre.

Papadour.

Je n'arrive pas à l'ouvrir.

Flo, où t'as mis le beurre hier soir ? Je n'ai pas touché à ta saloperie de

beurre. C'est ce que tu dis.

Et dis donc, va te faire empapaouter par les Cossacks.

Et pourquoi non par les Cossacks ? Où t'as foutu le beurre ? Mais tu pourrais

pas aller te bricoler le tromblon dans un sac en papier et me foutre la paix.

Bonjour.

Non, non, je ne suis pas d'accord.

Oh, maman, je vais devenir cinglée ici.

Si tu le voyais, j'en suis dingue. Eh bien, lis un livre.

Oh, maman, je t'en prie.

Allez, va, va.

Allez, viens. Ne reste pas trop longtemps. Prends de la bonne heure.

Jouez un tour, vous.

Je n'en ai pas honte.

une cabane où il élève des lapins. Eh ben ! Mais il n'y a que les chevaux qui

le passionnent. J'ai déjà vu des chevaux.

J'ai monté son alzain, qui s'appelle Ruban. Hé, tiens-toi bien.

Il fabrique ses glaces lui-même.

Il nous invite chez lui dimanche. Mille regrets, ton ami le fermier devra se

passer de moi. Voilà tout.

Je veux y aller ! Non ! Oui ! Non !

Retiens-le.

Tu t'en tires très bien, Minet.

Il m'a fallu six ans pour acheter ce domaine.

J'ai du... du seigle, du poiturage d'hiver, vous savez.

Et là, juste avant d'arriver à l'espace dénudé, c'est de la luzerne.

Ça en sera dans deux mois.

Oui, je vois.

Oh, c'est... C'est sympathique, non ? Ah oui, vraiment, c'est... Elle dit, Tommy,

ne te sers pas de tes ongles, elle risque de renverser le seau.

D'accord.

Dis-moi, mon chéri, ça te dirait quelque chose d'être éventré d'un coup de pied

de vache ? Tommy, prends garde à tes ongles.

Ben quoi ? Elle a des nichons gros comme des concombres. Comment je peux m'y

prendre, moi ? Je me demande où il apprend ce langage. C'est insensé.

Réfléchissez et vous trouverez, ma bonne dame.

Il doit apprendre ces mots-là à l'école.

Les ustensiles de cuisine.

Vous venez nous aider à chanter ça ? Non, je ne sais pas chanter ce genre de

musique. Vous pourriez essayer ? Non. Allez, on recommence.

Dites-moi, pour quelqu'un qui dit qu'il ne sait pas faire vous dire de l'eau,

vous êtes drôlement bien monté, il n'y a pas à dire.

Quoi ? Une cuisine modèle.

C'est ma femme qui a acheté tout ça.

J'ignorais que vous étiez marié.

Je ne suis plus.

J'étais marié.

Mais... On s'est séparés il y a plus de deux ans.

Elle a divorcé, emmené les gosses et elle est partie.

J'étais indiscrète.

Non, pas du tout.

Elle voulait ci, moi je voulais ça.

Elle a dit je m'en vais.

Et j'ai tenu la porte ouverte.

Alors, on peut devenir chèvre à attendre que vous ayez fini.

On peut aussi recevoir une paire de claques, tu sais.

On serait capables, je parie. On serait capables.

Vous voulez le prendre ? Oui.

J'ai peine à le reconnaître quand il a la bouche ferme.

C'est pas ce que vous dites là.

C'est un bon petit gars.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

J'ai passé une bonne journée.

Moi aussi.

Steve, reste un peu tranquille ou t'auras plus qu'une moitié de doigt.

Dis donc, j'ai changé le prix des clubs sandwich, tu vois.

Tiens, dis à Alice que son roast beef est prêt.

Où elle est, Alice ? Elle est dans les toilettes. Elle s'exerce à écarter les

cuisses.

Tu devrais lui foutre la paix.

Elle est gentille.

Moi, je l'aime bien. C'est elle qui m'aime pas.

Bon, ça va, ça va.

Voilà mon petit.

Désolée, mais elle m'a donné toutes les commandes en même temps. Ah, fallait que

je vous apporte la salade. Il n'y a personne pour servir par ici ? Flo, c

'est prêt le bacon laitue ! Flo, c'est prêt le bacon laitue ! Flo,

où est Vera ? Elle n'a pas commande prête par ici.

Flo, qu'est-ce que fait Vera ? Qu'est-ce qui se passe Bill ? Vous n'avez pas eu

votre lait ? Flo !

Vous avez absolument raison. Je vais aller vous en chercher. Ça fait une

heure que je demande où est Vera.

D'accord.

Flo, j'arrive pas à ouvrir cette boutique. Attends.

Flo, tu m'entends pas ? Où diable est Vera ? Elle est allée ici et elle s'est

noyée dans sa merde.

Oh, mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Tout ce que je t'ai demandé, c

'est où diable est Vera.

Vous savez, je suis désolé, mais c'est vrai, elles ont des problèmes

personnels, alors vous comprenez.

Mon chou, je suis navrée, je t'assure.

Oh, je... ça m'embrasse.

Oh, c'est ce que j'ai entendu le plus hors du rayon de ma vie.

On est encore plus mal embouchés que mon gamin.

Tu aimes ce genre d'expression ? Si je l'aime, je déteste.

C'est ton invention, tout ça. Oh non, non, non, j'ai entendu ça toute ma vie.

C'est mon père qui me les a appris. C'est pas vrai.

Il a des mots extraordinaires. Il vit à la campagne, mon papa. Et ses initiales

étant au cul pour Oscar Quentin, il dit, ne m'appelez pas au cul, sinon j'y mets

la main.

Tu sais, il compose des poèmes du genre Alice et son...

Alors, sur le chemin du motel, j'ai vu l'annonce en demande serveuse. Je me

suis dit, pourquoi pas ? J'ai pris le boulot.

Tu veux que je te donne un conseil ? Mon chou, déboutonne le haut de ta blouse.

Vraiment ? Oui.

Quand tu te penches en avant, c'est comme ça que tu as de plus gros

pourboires. Tu rigoles. Tu peux me croire, j'ai fait 50 dollars en 8 jours.

Non. Ouais.

Comme ça ? Ouais.

Bon, allez, oublie ce que je t'ai dit. On voit ça et de ma vie, on ne me donne

plus rien à moi.

C'était drôle.

Bon sang.

On a réellement besoin de parler à quelqu'un de temps en temps.

Je parie que tu souffres de la solitude.

C'est vrai.

Mon ami Béa me manque.

Quelle heure il est ? Près de deux heures et demie ? Tout juste.

Comment sais-tu ça ? J'en avais l'impression.

Béa est en train de regarder un feuilleton à la télévision.

Il y a un personnage dans la pièce nommé Jeff. Elle est follement amoureuse de ce

type.

Tu veux pas que je te fasse rencontrer des bonshommes ? Parce que je connais un

tas de gars dans ce bled que tu rendrais fou de toi. Ils deviendraient gâteux et

ils en boivent votre bonheur.

Appétissante perspective.

Merci beaucoup, mais c'est inutile.

D'ailleurs, celui qui a mon cœur, c'est Papadouk.

Enfin.

Si tu changes d'avis, tu n'auras qu'à me le dire.

Compte là-dessus.

C'est un merveilleux soleil.

C'est le jour du gros bleu, aujourd'hui ? Non, pas aujourd'hui.

Tu veux qu'on fauche quelque chose ? Faucher quoi ?

Je ne sais pas, de quoi tu as besoin ? De rien vraiment.

De quoi tu as envie ? De rien, sauf de cordes de guitare. Mais ça coûte un prix

fou.

Où on les trouve ? Au magasin de musique Chicago ? Ouais.

Bon, allons-y mon vieux.

Allez, viens.

Vous vous êtes fait mal ? Mon genou.

Votre carrelage est trop glissant.

J'espère que je ne vais pas rater mon essai comme majorette.

Je suis désolé, mais peut-être que vous avez trébuché.

Merci beaucoup, monsieur. Bonne chance pour votre essai.

Oui.

J'aime mieux pêcher toute la journée que de réparer mes clôtures.

Peut-être que ce serait plus facile d'avoir une clôture électrique.

Pas vraiment. Elle sera dehors au bout d'une semaine. Dès qu'elle sente les

pommes dans ce verger, elles sont plus excitées que les pintades.

Qui ça ? Les vaches.

Ne cherchez pas à comprendre une vache. D'accord.

Le seul animal plus bête qu'une vache, c'est le poulet. Et les dindes sont

pires.

Vous savez ce que fait un dindonneau quand il pleut ? Il renverse la tête en

arrière et il ouvre le bec et s'étouffe.

C'est pas possible.

Mais si, croyez-moi.

Ma pauvre grand-mère en a perdu 200 en une seule journée.

Il a suffi d'un orage.

Je peux toucher votre barbe.

Elle est douce.

C'est ton frère qui t'a appris à embrasser. Non, je veux pas dire par la

pratique, non. Il m'a dit, le pire qui puisse se passer, c'est qu'un garçon ait

l'impression de poser ses lèvres sur un bol de bouillie tiède.

Quand même, il t'a dit que c'était sur les lèvres.

Donc, la chose la plus importante à te rappeler avant d'embrasser, c'est de t

'essuyer la bouche avec soin. Et de bien serrer les lèvres afin qu'ils ne t

'embrassent pas les dents.

Un soir, on est allé voir au ciné, le facteur sonne toujours deux fois.

Et il y avait un très gros plan de...

Alors, comment ils s'appellent ? Lana Turner et John Garfield. Bon, et ils s

'approchent l'un de l'autre, le moment est dramatique, enfin, ils vont s

'embrasser, la musique s'amplifie, c'est pas pitant, et au moment où ils s

'enlacent, ils entre-ouvrent les lèvres tous les deux.

Alors, moi, je me dis, ils savent pas embrasser, ils sont malades, ma parole.

Je regarde mon frère pour voir comment il va réagir. Il dit rien, il bouge pas.

Il a les yeux fixés sur l'écran. Il a rien dit du tout pendant près de trois

semaines. Puis voilà que tout d'un coup, un jour, il me sort.

Tu sais, Al... J'ai bien réfléchi.

Al ? Oui, il m'appelait toujours Al.

Il se pourrait bien que tu sois censé entreouvrir les lèvres un tout petit peu

quand on t'embrasse. Le chérone qu'il soit béni. Je pensais bien que le

terrain était défléché.

Bon, alors, je continue.

Donc, nous avons décidé de devenir des artistes parce que nous avions vu des

films. Pourquoi avez-vous renoncé ? Eh bien, je me suis mariée.

Donald voulait vivre dans sa ville natale, tu vois.

Je voulais continuer à chanter, mais il a dit, la femme qui porte mon nom n'ira

jamais chanter dans un mastringue.

J'ai dit, oui, maître.

Ça te plaisait ? Ben oui, c'était comme ça. C'était l'idée que je me faisais d

'un homme, quoi.

Fort, dominateur, tu vois.

Mon frère et moi, on avait monté un numéro.

Tu vas voir ce que ça donnait. On nous mettait à toutes les sauces. Par

exemple, la danseuse était portée manquante.

Aussitôt, on nous appelait mon frère et moi. Alors, on entrait en scène.

Mon frère s'avançait jusqu'au bord de la rampe. Moi, j'étais derrière lui.

en faisant les mêmes mouvements pour qu'on ne puisse pas mouvoir de la salle.

Et ensuite, s'adressant au public, il disait... Généralement, je fais un

numéro avec ma sœur, mais elle n'a pas parlé de la journée, alors moi, je... Et

ça les faisait tellement rire qu'on rejouait la scène en l'enversant les

rôles. Ça devait être très drôle. Oui, je crois que ça l'était. C'est comme ça

que j'ai fait mes débuts sur scène.

C'est difficile de vous succéder.

On ne nous a jamais payés, d'ailleurs. J'ai découvert bien plus tard qu'on

payait les gens qui participaient à un spectacle.

À l'âge de 19 ans, j'étais engagée dans un hôtel de très grande classe, le

meilleur de mon trait, et là, je m'accompagnais au piano et je chantais.

J'y étais très heureuse. C'est pour ça, je vais y retourner, reprendre ma

carrière où je l'avais laissée.

Alors, qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Enfin, tu veux

rentrer dans ton pays ou tu veux chanter ? Je veux faire les deux.

Je ne peux pas avoir les deux, non.

Tu es exigeante ? Je suis gourmande.

Mais dis, on parle pas de la même chose.

Tu sais, j'ai comme qui dirait une idée.

Je crois qu'il m'en vient une aussi.

Une idée ? Oui.

C'est quoi, ton idée ? Eh bien, ça se dit pas, ça se montre.

Quoi ? Voilà, si tu viens avec moi dans la pièce à côté, je te montrerai mon

idée, mais il faut que tu montres la tienne.

Tu es le chien !

T'as pas pigé?

Bon, je vais te la redire.

Qu'est-ce qui se passe au début de l'histoire? Quand le gars répète, qu'est

-ce que je dois faire avec le fusil et l'autre répond rien.

Puis le gars dit, tuez le chien.

Il dit, tuez le chien, tuez le chien.

Il dit, tuez le chien.

Hein?

Attends une minute, tu vois pourquoi?

Tu vois pourquoi il dit, tuez le chien.

On va tromper le chien, on va tromper le chien.

Ah tiens, vous savez, qu'est-ce que vous complétez?

On a décidé de partir pêcher près de... Pêcher dans un lac près de Pittsville. C

'est ça, pêcher dans un lac près de Pittsville.

Il faut nous faire quatre hamburgers.

Ah, d'accord.

Quatre hamburgers. Oh, vous savez ce qui est arrivé aujourd'hui ? Il y a un type

dans la rue qui a été cambriolé. On lui a pris absolument tout. Commence les

hamburgers, on va être en retard.

Ensuite, reviens et raconte-nous le cambriolage.

Désiré pour autre chose, monsieur ? Ce sera tout.

Dis adieu à ta partie de pêche.

Une paire de l'huile, il faut que je le mène chez Charlie.

Tu lui as demandé ? Oui, il a dit qu'il n'avait pas l'intention de bousiller son

camion pour t'emmener à la pêche.

Compris.

Ouais, comme d'habitude.

Eh ben,

réjouis-toi.

Demain, tu auras 12 ans. Tu deviens adulte.

Tu pourras faire tout ce que tu voudras. Aller à la pêche, te marier ou...

Quand je compte trois

feux.

Un, deux, trois.

T'as beau être costaud, tu m'as manqué.

Je suis plus rapide que toi. T'es pas de force.

Ah, te voilà.

Tu viens nous narguer, sale putois.

Tu te prends pour un tireur d'élite.

Essaie d'être plus rapide que moi.

À quoi il joue ? Quand je compte jusqu'à trois, dégaine.

Un, deux, trois.

Tommy, je t'en prie, ne fais pas ça.

J'ai le cœur qui s'arrête.

Je t'avais dit que t'étais pas de force et c'est encore moi.

Tu veux que j'essaie, moi ? Non, ton fils, il faut se le faire.

Y'en a marre ! Je te l'ai dit trois fois, ça va

durer au la septième. Et moi, je te l'ai dit trois fois que le la septième me

fait mal au doigt.

Et c'est comme ça, avec deux doigts.

Hé, j'ai des doigts de garçon de 12 ans.

Je n'arrive pas à faire ça.

Mais tu ne peux pas le faire si tu n'essaies pas.

Allez, essaie, Tommy.

Je vais te le dire une bonne fois.

Non.

Tommy, c'est pas en te conduisant comme ça que tu apprendras quelque chose.

David ! Arrête ce bruit affreux !

Est-ce que tu comprends ça ? Et toi, quand est-ce que tu vas comprendre que

je déteste ta chérie de musique ? C'est une chérie ! Une chérie ! Une chérie !

Non mais dis donc, tu l'as frappé ? Il t'a frappé ?

Oui, moi, il m'a frappé.

Tu as osé le frapper ? Parfaitement, il en avait grand besoin.

Oui, bien sûr, c'est ce que disent toujours les types qui martyrisent les

gosses. Tu exagères. Mais enfin, qu'est-ce que tu lui demandes à ce môme

? Je lui demande de faire ce que je dis quand il est chez moi, c'est tout.

Et on a de quoi, il ferait ce que tu veux, tu vois son temps à le critiquer.

Il y a quoi, non ? Moi, j'espérais que tu serais un exemple pour lui.

Comme tu l'as été, tu es un fameux médecin. En tout cas, moi, je fais des

efforts dans ce but.

Moi, c'est le gamin le plus mal embouché que j'ai jamais vu.

Et quand est-ce que tu m'as entendu dire des gros mots ? C'est simple, tu le

pourris.

Ce garnement croit qu'il peut faire tout ce qu'il a envie de faire, quand il a

envie de le faire et n'importe où il a envie de le faire.

Oui, et bien il est comme toi. Tu es tout aussi égoïste que lui. Tu veux ce

que tu désires, quand tu le désires.

Non, non, moi je crois que tu ne comprends pas du tout les enfants,

finalement. Ah oui, tu crois ça.

Tu insinues que j'élève mal mon fils ? C'est pas important.

Si, c'est important ! Comment oses-tu m'apprendre à élever mon enfant ?

Comment oses-tu, toi ? Où ils sont les tiens d'enfants ? Je sais ce que je

fais. Tu sais exactement ce que je fais.

Bien sûr que tu sais ce que tu fais, mais c'est pourquoi tu ne peux pas

décider à choisir entre ton gosse, ton travail, mon trait ou moi.

C'est ce que tu crois.

Je viens de le faire, mon choix.

Et là, moi, tu ne me tiens pas à la porte ?

Qu'est-ce que tu comptes faire ? Qu'est-ce qu'il va mettre à pied, mon

don, gros bêta ?

Et

maintenant ? Ça veut dire quoi ? Tu avais dit qu'on sera à mon trait pour

mon anniversaire. Tu avais dit qu'une fois là-bas, tout irait bien.

On s'y installera.

Au lieu d'être une serveuse à Tucson.

Qu'est-ce qu'il y a de mal à être serveuse, hein ? Ça me permet de te

nourrir, en tout cas.

Au bout du ciel, je te dis qu'on ira.

Tu ne me demandes jamais ce que j'ai envie de faire. Comment je te le demande

? Je t'ai expliqué qu'on était dans le même bain. C'est ce que tu me racontes.

Mais dis donc, tu te prends pour qui, mon petit bonhomme ? On s'installera,

mon trait.

Si tu peux trouver du boulot, si on ne paie plus de 50 dollars la semaine, et

si tu ne te mets pas en chouille avec un autre cinglé.

Et d'ailleurs, je m'en tape.

Si tu ouvres la bouche, une fois de plus, je jure devant Dieu que je te la

ferme avec un clou.

Je te préviens, Tommy, je parle sérieusement.

J'arrête la voiture, je te pousse dehors et tu feras le dernier kilomètre à pied.

Bon !

Dors ! Descends ! Dors

! Allez ! Marche !

Oui, mon père, c'est un beau salaud.

Il me faisait pencher en avant quand il me fouettait avec sa ceinture.

J'ai souvent envie d'aller le trouver et de lui dire, allez Harry, penche-toi en

avant, tu vas être fouetté à ton tour pour te punir.

Ouais, le mien valait pas mieux que le tien.

Du moins, je le crois.

J'en sais rien.

Tu vas retourner à l'école de Toxon ? Non, ma mère dit qu'on s'en va à Montré.

Montré ?

T'en as de la chance de t'en aller de toxone. L'école ici est ridicule et même

bizarre. Monsieur Emmett, le prof de science, porte une résille.

Ridicule. Vraiment ridicule.

Un peu plus de vin.

Tommy, tu es là ?

Jouons à quelque chose.

Je ne me sens pas tellement en forme.

Mais un autre jeton dedans et c'est encore...

Il n'a rien ? Oh, Dieu soit loué.

Bien sûr.

Merci. Rassurez-vous, le magasin ne portera pas plainte, madame Ariadne.

J'ai causé longuement avec Tommy.

Il est dans l'autre salle.

Quel vêtement porte-t-il ? Il ne porte qu'un sweatshirt. Il a eu mal au cœur.

Mal au cœur ? Il a bu trop de bain.

Signez-la.

C'est vous, la chanteuse serveuse ?

Je suis la mère de Tommy.

Je suis Audrey, heureuse de vous connaître.

Mais moi aussi, je suis ravie, Audrey.

Dites-moi, tout ça est arrivé comment ? Ben, c'était... Tiens, un malentendu.

Un malentendu.

Venant de qui ? Du magasin.

Doris, on part, il est temps.

Je dois m'en aller. Rose du Rameau d'Or s'impatiente.

Dis-toi au revoir à Tommy pour moi. Je n'y manquerai pas.

Doris.

Salut, les caves ! Doris !

Il est à vous.

Y a pas de quoi.

T'as l'air d'avoir été embaumé.

T'inquiète pas, rendors-toi vite.

Quoi ?

Je sais, je suis désolée, je me suis rendormie. J'arrive tout de suite.

Tu vas bien ? David vient pas aujourd'hui ? Tu veux qu'on

en parle ? Oh Alice, viens ici.

Viens, calme-toi mon chou.

Du calme.

Où allez-vous comme ça ? Oh, mais... Oh, non, arrête de pleurer.

Tout t'abîme les yeux. Allez, viens.

On va barder toutes les... Là.

Viens par ici, allez.

Ferme-toi.

Je sais plus où j'en suis, moi.

Je comprends plus.

Je comprends plus, je t'assure. J'ai essayé.

J'ai connu David et puis, avec tout l'argent que je m'ai gardé pour aller à

Monterey, j'ai acheté à Tommy son cadeau d'anniversaire, tu sais, son costume de

cow-boy.

Je ne sais plus, j'espère à quelque chose.

Tu vois, j'avais... J'avais une telle frousse de Donald.

Je faisais tous mes efforts pour lui plaire. J'avais tellement peur de lui

déplaire. Tu avais peur de lui ?

Maintenant, il n'est plus de ce monde.

En ce temps-là, j'avais l'impression qu'il s'occupait de moi, tu comprends ?

À présent, je ne sais plus où j'en suis.

Tu sais, mon chou, c'est rassurant d'avoir quelqu'un qui s'occupe de vous.

Ce n'est pas le cas.

J'avais cette illusion parce qu'il était là.

Ce n'était pas vrai.

Je ne suis pas capable de vivre sans homme, voilà la vérité.

Tu sais, mon chou, on a tous nos problèmes.

Ma vie n'est pas exactement une corbeille de pétunia.

Tu ne sais pas que j'ai une fille ?

Ma créature la plus mignonne qui soit.

Je dois lui payer pour 4000 dollars de prothèse dentaire, sinon elle aura les

dents qui avancent.

Et comment m'en tirer ? J'ai pas d'économie.

Mon bonhomme, figure-toi, m'adresse plus la parole depuis que Kennedy a été tué.

Pourquoi ? Il croit que tu y es pour quelque chose ?

Mais regardez-moi ce visage, mais regardez-moi ce châssis. Et de plus, le

ciel t'a donné du talent, tu sais chanter.

Oh, j'en suis moins sûre que toi, tu m'as jamais entendue. Tu dois pas t'en

tirer si mal, t'as eu des engagements.

Je crois que j'étais bien quand j'étais enfant, mais je suis moins bien

maintenant. Ma voix commence à chevroter.

Alors, ma poule, j'irai pas par quatre chemins. Ou tu te débarrasses du

chevrotement de ta voix, ou tu continues dans la limonade.

Tellement à David, je serais capable de le tuer, tu peux me croire, je serais

capable de le tuer.

Tu es amoureuse de lui, il n'y a pas de doute.

Oh ! Oui !

Flo, Alice, qu'est-ce que vous faites là-dedans ? Mais, barre-toi,

on sera là dans une minute. Vous êtes bien folles en salle ! Accorde-nous une

minute. Vous n'aurez pas une minute de plus ! Si tu ouvres encore cette porte,

je te mets la tête dans la cuvette et je tire la chasse. Mais tu sais pas ce qu

'il se passe dans la salle. Tu veux finir la journée juste avec des rats.

Oh, ne me faites pas ça.

Et vous voulez apporter quelque chose ? Oui,

je sais, mais il s'agit de ma vie. Tu comprends ? De ma vie. Il s'agit pas de

la vie d'un homme que je serais obligée d'aider à la vivre.

Ah, bravo ! Oui.

Mais j'y peux rien. C'est comme ça que je suis faite. Enfin, qu'est-ce que tu

veux au juste ?

Si je savais, je serais pas là à chialer dans les toilettes.

Hé, Alice, est-ce que t'as vu cette croix ? Oui.

Eh bien, c'est moi qui l'ai faite. Oh, c'est toi ? As-tu jamais remarqué avec

quoi c'était fait ? Non.

Des épingles de sûreté.

Oh, oui.

Mon chou, c'est ça qui me maintient entière.

La chose essentielle, avant tout, c'est de savoir exactement ce que tu veux, et

une fois que tu es fixée, t'as plus qu'à te jeter dedans à corps perdu, et

lorsque c'est fait, tu te dis adieu, va.

Tu sais, si David revient, il va recevoir mon poing en plein dans le pif.

Mais non, c'est pas ça.

Mel, il y a eu une erreur. Ils ont commandé des tomates à notre hamburger.

Ben oui, j'ai mis une tomate.

Non, en garniture.

Vite, je t'en prie, viens me remplacer.

Non, tu veux encore te retrouver au toilette ? Non, je t'en prie, changeons

de place. Non, madame.

Mais qu'est-ce que je dois lui dire ? Tu n'as qu'à dire à ce mec que s'il veut

que tu lui fasses une place dans ton lit, il faut qu'il change.

Ah, bon, d'accord, alors je vais lui dire ça.

Oui, vous désirez ? Je désire te revoir, Alice.

Je désire que Tommy et toi vous reveniez chez moi.

Si tu as envie d'aller ailleurs, on ira.

Je sais que je dois agir différemment.

Oui.

Je crois que je te comprends.

Je le souhaite.

Je m'y efforce.

Je t'en prie.

Nom de Dieu, Alice, j'ai dit je t'en prie.

Au moins, tu doutes de rien.

Tu veux m'expliquer ce que tu entends par là ? J'entends que ce n'est pas

parce que tu es devenue polie que tout à coup, moi, je vais jouer les esclaves

dévoués. Elle n'a jamais dit ça.

Tu n'as pas besoin de le dire.

Écoute, je vous veux toi et Tommy avec moi. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

Il y a une chose que je veux pas, moi, en tout cas, c'est vous voir tous les

deux vous bagarrer pendant dix ans, ça, c'est certain.

C'est une chose entre Tommy et moi. Mais toi, qu'est-ce que tu veux ? Je veux

chanter. Je veux être chanteuse. Je suis une chanteuse. Et quoi que je fasse

dorénavant, il faudra tenir compte de ça.

Est-ce que tu as du talent ? Ma foi, j'ai le talent que j'ai, mais je chante

avec âme.

Ça me paraît un risque terrible à prendre.

Tu es sûre que ça en vaut la peine ? Oui.

Oui.

Oui, oui, je prends le risque.

Oui, oui.

Oui. Une fin d'automne.

Et Montré, tu y pars toujours ? Oh, David, tu ne cherches pas à comprendre.

Nom de Dieu, explique-toi.

À Montré, j'étais très heureuse, t'as rien compris.

T'es une petite fille à Montré.

Heureuse, tu peux l'être ici.

Oh, bien sûr, bien sûr.

Mais je te préviens, on m'empêchera pas de partir cette fois-ci. Qui t'en

empêche ? Fais tes bagages, c'est moi qui te conduis à Montré.

Je me fous complètement du ranch.

Alors, c'est d'accord ? D'accord.

Dites donc, je pourrais boire un peu de café à présent ? D'accord.

Ma,

quand tout sera montré, tu me laisseras écrire à Audrey ? Chérie, je trouve qu

'Audrey est un peu trop mûre pour toi.

Oh, je la trouve pas trop mûre, je la trouve gentille.

Ma, quand est-ce qu'on s'en va ?

La rentrée est dans quinze jours.

Oui, je sais.

Écoute, mon chou, je sais bien, je sais bien que je t'ai promis de te conduire à

Montré avant que l'école rouvre, mais si je ne t'y mène pas, Montré n'est pas la

seule ville dans ce pays qui est une école.

Tu veux dire que j'irai à l'école ici ? Peut-être.

Oh, chouette ! Parce que tu ne serais pas déçue de ne pas aller à Montré ? C

'était pas mon idée, c'était la tienne.

Oh, ça alors ! Si je dois être chanteuse, je peux être chanteuse n

'importe où, d'accord ?

Tu aimes vraiment David, hein ? Oui, je l'aime.

Moi aussi, je l'aime bien. Ça, je déteste son goût en musique.

Mais t'as toujours dit qu'on peut se disputer avec ses amis.

Et s'aimer quand même.

Bravo, maintenant tu te sers de ta cervelle.

Merci, Poussin.

Maman, je ne peux plus respirer.

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