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- Dr. Gillet ?
- Il y a 9 mois, une interne était
de garde la nuit du réveillon.
À minuit, on l'a retrouvée
dans une salle, pendue.
- Je ne suis pas
surpris de voir le nom du Dr Gillet.
- Une overdose ?
- J'étais fatiguée, j'ai merdé les posologies.
- Ce boulot te tue.
- Junior, t'as mis la perf ?
- Comme t'avais prescrit.
- Mais tu dois le noter !
- Je l'ai fait. - Mais non !
Sinon je n'aurais jamais fait d'injection de lidocaïne !
- On est au coeur d'une enquête terroriste.
- C'est ta signature ?
L'heure de la mort correspond pas.
- Sérieux ? Libert peut pas mourir comme tout le monde ?
Faut d'office que ce soit une affaire d'État ?
Jérôme, j'ai parlé au directeur, ils avaient Steve.
- Ils vont me virer. - C'est moi qui vais partir.
- C'était mon erreur.
- Vous êtes en danger.
- J'ai oublié de signaler que j'avais mis une perf.
- Non, c'est faux.
Il a utilisé de la lidocaïne, car ça peut créer une arythmie.
Il visait l'overdose.
- Vous avez un registre ? - Oui, on doit badger partout.
- Vous sauvegardez tout ça ? - Oui, sur des disques durs.
- Pourquoi il en manque ?
Musique inquiétante
- C'était pas une erreur.
J'ai vérifié, ton nom fait pas partie des gens qui ont badgé.
Tu protèges qui ?
Qui a utilisé le badge de Victoria ?
- Si je parle, nos proches sont en danger.
- Junior, parle-moi.
- Mais y'a pas de Junior ! Y'a plus de Junior !
- J'ai des informations sur la mort de Libert...
Explosion
Non, non, non...
Jingle RTBF
Musique sombre
Toussotements
...
...
...
...
(Je laisserai plus jamais personne te faire de mal.)
- (Tu me promets ?)
- (Promis soufflé.)
Ils soufflent.
Claquement de porte
(Bouge pas de là, j'arrive.)
- (Tu vas où ?)
- Ah, Steph, c'est toi. Tu n'aurais pas pu prévenir ?
- Mon talkie était à plat.
- T'as pu ramener des trucs ?
- Pas grand-chose.
Désolé, j'ai pris tout ce que j'ai pu.
- Et les médocs ?
Y a que ça ?
Merci.
- Comment il va ? - Il est toujours brûlant.
- S'il reste dans cet état, vous pourrez pas rester ici.
Ton père et les flics vous cherchent partout.
- T'inquiète, on va trouver une solution.
Musique sombre
...
Générique
...
- On a comparé les empreintes dentaires.
Je peux vous confirmer qu'il s'agit bien de votre fils,
Jérôme Lebon.
- Je veux voir mon fils, docteur.
Juste, je préfère vous prévenir, son corps est brûlé à plus de 80 %.
Il avait un signe distinctif ?
- Euh...
Une cicatrice au mollet.
Il s'était fait une fracture ouverte aux scouts.
- C'est lui, fracture tibia gauche.
- Montrez-le-moi.
- Vous êtes sûre ? - Montrez-le moi, docteur.
Musique mélancolique
- Vous aussi, Monsieur ?
...
Sanglots ...
... ...
- Les policiers ont dit qu'il se serait suicidé.
- Je peux rien confirmer, mais c'est probable oui.
- (Merci.)
Est-ce qu'il a souffert ?
- Ça a dû être instantané.
Jérôme, il soignait les animaux à la ferme.
Il avait un vrai don.
Vous savez...
La médecine, c'était son rêve depuis qu'il était petit.
Et là, depuis qu'il avait commencé, il était...
Il était devenu distant.
Je vais vous montrer le dernier message qu'il m'a envoyé.
"Je sors de garde, je suis crevé, ça n'en finit plus."
C'est cette maître de stage.
Cette docteur Gillet.
C'est elle qui le poussait à bout.
Vous trouvez ça normal, vous, de traiter ses internes comme ça ?
...
- *SOS Suicide, je suis là pour vous écouter.
Comment vous appelez-vous ?
- *Jérôme. - *Jérôme, moi, c'est Gwendoline.
Vous savez, c'est courageux d'appeler.
Dites-moi ce qui vous pèse.
Sanglots - *Je suis fatigué.
Je suis trop fatigué.
J'ai tout donné pour y arriver.
Maintenant, je me sens juste vide.
- *Vous n'avez pas à porter ça tout seul.
Vous en avez parlé à quelqu'un de votre entourage ?
- *Je veux juste que ça s'arrête.
- *Jérôme, vous voulez que quoi s'arrête ?
Jérôme, vous êtes là ? Jérôme ?
- *Je dois y retourner. - *Non, Jérôme, attendez.
Restez en ligne, attendez.
Jérôme, vous êtes là ? Revenez, s'il vous plaît.
- Cet appel a été passé hier, en fin d'après-midi.
Il vous a dit quelque chose qui pourrait expliquer son geste ?
Bourdonnement sourd
...
- De toute façon, je suis déjà mort.
Si je parle,
nos proches sont en danger.
- Dr Gillet, vous êtes avec moi ?
Vous avez appelé le 101 juste avant l'explosion.
- Libert, c'était une erreur médicale de Jérôme.
Je l'ai couvert et il s'est suicidé.
- Ça n'a rien à voir avec le tueur ? - Non, je peux y aller ?
- Pas encore.
...
On en tirera rien.
Les pompiers confirment que le gaz a été ouvert volontairement.
Tout va dans le sens d'un suicide.
Et l'autopsie ? - Pareil.
Mais Libert a été assassiné, c'est pas une erreur.
Elle ment.
Laisse-moi lui parler. - Je peux pas te laisser faire ça.
- Mica, je sais que je peux la faire parler.
- Je vais me chercher un sandwich.
La porte s'ouvre.
- Qu'est-ce que tu foutais là-bas ?
- Tu joues au flic ?
Pourquoi je te parlerais ?
- Je suis ton frère.
- T'es mon frère
quand ça t'arrange.
(Putain.)
- C'est ça qui se passe quand vous mentez.
Il était sous l'influence de barbiturique à sa mort.
- Je savais pas qu'il se droguait.
- Il mentait à tout le monde,
Laure, comme toi.
À chaque autopsie, c'est la même chose.
Les proches, leur première question,
c'est "a-t-il souffert ?", et je pense qu'il faut pas mentir.
Qu'est-ce que tu dis à une mère qui vient de perdre son enfant ?
- J'ai tout tenté, mais j'ai pas pu le sauver.
- C'est pas ça qu'elle te demande.
Elle te demande s'il a souffert.
Tu vois, c'est ça qui te détruit, Laure.
C'est ton silence.
Tu crois bien faire, mais ça marche pas.
T'aurais dû voir ses parents.
Ils sont ravagés, ils pensent que c'est de ta faute.
- Ils ont raison. - Non.
Ils méritent la vérité.
Qu'est-ce que Jérôme t'a dit avant de mourir ?
Musique dramatique
...
- Que j'étais une mauvaise maître de stage
et que j'avais gâché sa vie.
- (Tu mens.)
Pourquoi t'as appelé le 101 ?
...
*Qu'est-ce que tu voulais leur dire ?
...
Il s'arrêtera pas, Laure.
Parle-moi, sinon tu les auras sur la conscience.
...
OK, très bien.
Il s'est suicidé.
Alors, pourquoi faire sauter son appart ?
Pourquoi juste pas prendre une dose en plus ?
Toi, t'as été dans sa situation, non ?
Désespérée.
T'as pris tous tes médocs, mais t'as pas allumé le gaz.
Regarde-moi bien.
Ça peut s'arrêter.
Il faut juste dire la vérité.
Pour une fois, s'il te plaît.
...
Tu sais, quand on était gamins et que tu m'as trahi,
eh ben, j'ai pleuré.
J'ai pleuré sans m'arrêter, tous les jours.
J'ai cru que je l'allais crever.
Et un jour,
bah, les larmes s'arrêtent.
- Je suis vraiment désolée de t'avoir blessé.
- Blessé ? Mais tu m'as pas blessé, Laure.
Tu m'as détruit.
Tu m'as rendu incapable d'avoir des relations normales.
Quand j'autopsie un gamin, je ressens rien.
Quand je fais un constat de viol, je ressens rien.
Et tout ça, c'est à cause de tes mensonges.
- Tu veux la vérité ?
Quand le Covid a commencé, Elsa avait 4 mois.
Steph venait tous les jours à l'hôpital avec la petite.
Il ne pouvait pas rentrer,
on se faisait signe à travers la vitre.
C'était horrible.
Quand il repartait, j'étais dévastée,
je voulais être avec eux.
J'avais des montées de lait.
Ça me faisait un mal de chien.
Il y avait tellement de morts.
On était dépassés.
Et je voulais pas ramener cette crasse,
donc j'ai pris un studio.
Puis j'ai essayé de revenir.
Mais je pouvais pas, je pouvais pas abandonner l'équipe.
Et à chaque fois que je rentrais,
que je voyais Elsa, avec ses grands yeux,
qui m'appelait Maman, je me sentais nulle.
Musique morose
...
- Qu'est-ce qui est arrivé à Jérôme ?
- J'ai été le voir pour lui dire ce que tu m'avais dit,
que Libert, c'était pas un accident.
*Mais lui, il avait peur, il avait peur pour sa famille.
...
*Je crois qu'il y avait quelqu'un chez lui.
*Et qu'il est mort, car il savait qui était le tueur.
...
- Et c'est qui ?
...
- Victoria.
...
- Victoria ?
- Celui qui a tué le ministre a utilisé le badge de Victoria.
Vous devez me promettre.
Vous devez protéger ma famille,
vous devez protéger Elsa,
tu dois me promettre.
- OK, c'est bon, vous pouvez rentrer.
...
Vérifiez qu'il manque rien.
...
- Le disque dur sur la table.
C'est celui de l'hôpital.
- OK, vous prenez le strict minimum.
Vous irez dormir chez le Dr Simons. - (Génial...)
Je signale une infraction dans l'appartement du Dr Gillet.
Faites venir la PTS.
Je vais la mettre en sécurité. Il me faudrait 2 agents.
...
- Attends mais je le connais, c'est Stéphane.
Ton copain de classe.
...
- C'est quoi, ça ?
...
Qui a pris cette photo ?
Putain, il me menace, cet enfoiré. - Vous inquiétez pas.
Des agents sont avec elle.
- Et vous croyez que ça suffira ? - Oui.
En attendant, pas de contacts avec l'extérieur.
Tonalités
...
- *Bonjour, vous êtes sur le téléphone
de Stéphane Vainclair, je ne suis pas là.
Laissez votre message après le bip. Bip
- *Steph, Je suis désolée pour les flics devant chez toi.
J'espère que vous allez bien.
Rappelle-moi quand tu peux, j'ai besoin d'entendre ta voix.
Musique triste
...
- La dernière fois vous a pas suffi ?
- On fait notre travail, madame Sepulveda.
- C'est vrai pour le badge ?
Quelqu'un se fait passer pour elle ?
Elle avait organisé une sortie à la mer avec le service gériatrie.
C'était ça, Victoria.
Un vrai rayon de soleil.
Tout ça pour finir pendue.
Et maintenant, Jérôme...
- Vraiment désolée
pour vos collègues.
C'est le casier de Jérôme ? - Oui.
Vous pouvez l'ouvrir, s'il vous plaît ?
Vous l'avez vidé ? - Non, j'ai rien touché.
- Comme les disques durs ? - Je vous promets.
Il a dû prévoir qu'il reviendrait pas.
...
Musique maussade
...
- (Hé, salut.)
...
...
Crissement de pneu sur les graviers
...
Flora ?
- Laure ?
- C'est bon, je la connais.
Salut.
Comment t'as su que j'étais ici ?
- Bah, et Éric, il est pas là ?
- Comment ça, Éric est pas là ?
Quoi ? Toi et mon frère...
C'est ta culotte !
Rires - Oh, putain... Pfff.
Waouh !
- Ça te dit qu'on mange ensemble ?
- Ouais, viens, entre. - Merci.
Tiens. - Merci.
- Je t'en prie.
- Ça a l'air bon. - Merci.
Quoi ?
- Toi d'abord.
- Non, enfin, tu crois...
(OK.)
- Merci.
Mmh, hyper bon.
- OOOH.
- Il a toujours aimé les tortues.
- C'est toujours la même ?
- Non, non, non.
Mais regarde sa tête.
- Ouais, la tienne est pas mal.
- J'avoue, c'est horrible.
C'est quoi, cette grimace ?
Mais regarde ce pull, putain.
- Les cheveux aussi, la coupe est pas mal.
- C'était les années 90, on faisait ce qu'on pouvait.
Rires
Et vous vous êtes rencontrés comment ?
Raclement de gorge
- C'était il y a un moment, déjà.
C'était à la mort de ma grand-mère.
Elle s'est crashée en bagnole, l'assurance a demandé une autopsie.
C'est ton frère qui l'a faite.
Waouh, c'est romantique.
- Non, en vrai, j'étais vraiment très triste
et il a été adorable.
- Adorable ? - Mmh-mmh.
- Mon frère, adorable ?
Bah, tu m'en diras tant.
Et il t'as déjà parlé de moi ?
- Écoute, euh... C'est votre histoire.
OK ?
Et toi ?
Comment tu vas ?
Profonde expiration
Qu'est-ce qui s'est passé, Laure ?
- J'imagine que tout le monde dit que c'est ma faute ?
- On essaye vraiment juste de comprendre, Laure.
- *Salut tout le monde, c'est Victoria.
*J'espère que vous allez bien.
Ça y est, c'est Noël...
Et je suis de garde, comme vous pouvez le deviner.
Encore.
Et j'espère que...
J'espère que vous passez une bonne soirée.
Ici, ben, c'est pas trop la fête...
J'avoue que c'est un peu dur ici.
On est complètement saturés...
J'avais besoin d'une pause,
du coup, je me suis réfugiée dans la...
Dans la chambre d'une vieille dame et...
Elle est en train de partir et sa famille peut pas venir la voir.
Du coup, on a un peu discuté, elle et moi.
Je lui ai pris la main.
Et je sais pas, elle me faisait rire...
Je me suis dit que peut-être, ça lui donnera peu de réconfort.
Parce que c'est terrible de partir comme ça, seule, un soir de fête.
Alors je suis restée.
Et en fait, je suis tellement en colère parce que...
J'ai été voir la RH, on me renvoie au CA,
au CA, on me renvoie au ministre...
Pour faire des beaux discours, il y a du monde,
mais quand il s'agit de faire les choses, y'a personne.
Tout le monde se renvoie la balle, on est livrés à nous-mêmes.
Mais, fin, bref.
J'arrête de me plaindre.
*Joyeux Noël, surtout...
Et prenez soin des gens que vous aimez.
- Et c'était sur quoi ?
TikTok, cinq jours avant sa mort.
On l'a retrouvée pendue là.
Je déteste venir ici.
- Vous pensez que quelqu'un
pourrait avoir envie de la venger ?
- Oui, c'est possible.
- Qui, selon vous ?
Moi. Tout le service. Tout le monde l'adorait.
- En dehors du service, elle avait des amis,
des gens à qui se confier, un petit-ami ?
- Un mec, je sais pas.
Demandez à Steve. Tout le monde cause avec lui.
Steve cause avec tout le monde.
- Victoria, sérieusement ?
Un gamin s'est tué.
Hier, vous vouliez me mettre en prison,
et aujourd'hui, vous me parlez de Victoria ?
Désolé, je suis un peu à cran.
- Vous reconnaissez des prénoms ?
- On l'a retrouvée dans son casier.
- Je sais pas, peut-être une liste de rancards qu'elle avait.
Vous savez, on n'a pas le temps de faire des rencontres ici.
- C'est des noms du service ?
- Bon, j'aimerais bien papoter, mais j'ai du taf.
Des nouvelles de Laure ?
Vous savez où elle est ? - Pourquoi vous demandez ça ?
- Parce que c'est ma pote.
Comment elle va ? - Elle tient le coup.
- Dites-lui que je pense à elle, OK ?
Ronflements
...
- Laure ? - Mmh.
- Laure ? - Mmh.
- On a des questions sur Victoria.
Une liste de prénoms était dans son casier.
Tu sais si elle avait un mec ?
- Vivi, un mec ! Rire
Et pourquoi pas une nana, mmh ?
J'en sais rien.
Par contre, toi, y'a quelqu'un.
Tu peux tout me dire, moi, je suis ta soeur.
- Laisse tomber.
T'en tireras rien ce soir.
- Avec Flora, c'est du sérieux ?
Petit rire
...
- Chut...
Allez, essaie de dormir.
Une 4 fromages, ça te va ? - Ouais, parfait.
Bon, le badge d'une interne qui s'est suicidée
il y a un an s'est réactivé.
Et le tueur l'a utilisé pour entrer dans le service.
Pourquoi ?
- Il veut qu'on sache que c'est lié à elle.
Elle accusait tout le monde, Alma, le ministère...
Tout le système y passe.
- C'est elle le mobile du tueur, il veut la venger.
- On dirait bien, ouais.
- Sur ses autres postes, elle se plaint
de ses collègues et des autres étudiants.
Gémissement - Qu'est-ce qu'il y a, ça va ?
- Ces contractions...
Éric.
C'est pas une liste de mecs, c'est des prénoms.
- C'est-à-dire ?
- Elle était enceinte, elle allait avoir un bébé.
- (Ah, putain.)
Musique terne
...
Vibration
Musique intrigante
...
- Une femme enceinte qui se suicide, j'y crois pas.
...
- C'est ça qu'il faut qu'on fasse.
On demande d'exhumer le corps, je chope l'ADN du foetus
et on le compare aux bases de données.
- S'il y a un foetus....
Et de quelle base de données tu parles ?
- Tu as dit que la bombe suggérait un militaire,
donc celle de l'armée, celle des soignants...
- Les soignants n'ont pas toujours leur ADN fiché.
Quand bien même, on aurait qu'un ADN partiel.
- Mais c'est déjà ça. - Pourquoi le géniteur serait lié ?
Je vais voir le juge pour demander une exhumation
avec des prénoms et un badge réactivé ?
Non, ça va prendre des mois.
- OK.
On va voir Schmidt.
Juste toi et moi, on n'en parle pas au juge.
- Non, putain, Éric, tu me fais chier.
- Franchement, on a une autre piste ?
- J'ai les pieds gonflés et le petit me frappe.
Je suis crevée, je rentre.
- Mica, s'il te plaît.
- OK. On voit demain pour le père.
- Merci.
...
- (Ah, putain...)
Musique de tension
...
(Quoi ?!)
...
- Bon, qu'est-ce qu'on mange avec tous ces légumes ?
Du riz ou des pâtes ?
- Euh... Des pâtes avec plein de fromage.
...
Claquement de porte
...
Elsa chantonne.
- Comment t'es rentrée ?! - Je t'ai appelé plein de fois !
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- Il faut partir vite. - Quoi ?
- Hé, ça va, mon coeur ?
Tu fais tes devoirs ?
- Oui. - Ah, super.
- Qu'est-ce que tu fous ? Laure, calme-toi.
- Quelqu'un de l'hôpital est venu ?
Steve, Carmen, je sais pas, n'importe qui ?
- Non, personne, pourquoi ?
- Vous êtes en danger, il faut partir d'ici tout de suite.
- Calme-toi, la police est là, tout va bien.
- Si j'ai pu rentrer, le tueur peut aussi.
- Putain, Laure ! - Il m'a envoyé un message.
Il veut vous faire du mal, il faut partir tout de suite.
- Papa...
- Tout va bien, ma chérie, Maman va se calmer.
- Tu te calmes, Laure. Calme-toi.
- Je t'en supplie Steph, il faut que tu me croies.
- J'appelle les flics.
Il frappe à la fenêtre.
- J'arrive dans deux minutes. - Très bien.
- Professeur, on pense que le tueur veut venger Victoria.
- Savez-vous si elle fréquentait quelqu'un ?
Un militaire, par exemple ?
Ou quelqu'un qui manipulerait des explosifs ?
- Je sais que c'est difficile, mais...
On aurait besoin de votre autorisation pour l'exhumer.
- Pourquoi ? - Pour vérifier quelque chose.
- Que voulez-vous vérifier ?
- On pense qu'elle était enceinte.
Musique grave
...
- Vous savez ce que c'est que perdre un enfant ?
...
Ma fille est morte.
Six mois après sa mère.
Deux enterrements en moins d'un an.
Et vous m'annoncez que j'allais être grand-père ?
- Si vous refusez, on lancera une procédure,
mais le temps presse.
Donc on voudrait votre aval. - Professeur.
Je vous assure que sa mémoire sera traitée
avec le plus grand respect.
- On voudrait juste clore cette piste.
...
- Vous croyez que ça fera avancer l'enquête ?
- On ne peut pas vous le garantir, mais on va tout faire pour.
- Si vous ne pouvez pas le garantir, alors laissez ma fille en paix.
...
- Bon, je vais voir le juge pour la procédure.
- Et on fait quoi ? On attend ? - Bah...
Sonnerie
Beckers, oui.
Quoi ? Vous vous foutez de moi ?
Non, on arrive.
Viens, c'est ta soeur.
Musique interpellante
Une idée d'où elle pourrait être ?
Non. Elle m'a dit qu'elle avait reçu un message.
Que quelqu'un allait venir pour nous.
Je l'ai jamais vue comme ça.
...
Éric ?
...
- C'est fou comme elle lui ressemble. - Ouais.
Tu crois qu'elle pourrait faire une bêtise ?
- Hé.
On va la retrouver, OK ? Rentre chez toi,
peut-être qu'elle va rentrer.
- Ça marche. - Une "Dr. Oetker" et au dodo !
La voiture démarre.
Vrombissement de la voiture
...
Vrombissement de la moto
...
Musique noire
...
Grognements d'effort et grincement métallique
- Bonsoir, Victoria, désolé de vous déranger.
J'aurais préféré que ça se passe autrement.
Exhumation du corps de Victoria Schmidt.
Cause de la mort, suicide par pendaison.
Le corps présente un état de conservation partielle,
compatible avec une semi-momification.
La peau apparaît de coloration brunâtre
à noirâtre par endroits.
On va y aller, ça va ?
- *Douce nuit
- *SAINTE NUIT
DANS LES CIEUX
- *L'astre luit
- *CE MYSTÈRE ANNONCÉ S'ACCOMPLIT
L'ENFANT...
- *Sur sa paille endormi
- *C'EST L'AMOUR INFINI
...
- Oui, t'inquiète. - Ok super.
T'étais pas censée finir à 20h ?
- Bah oui, et alors ? - Je sais pas, il est 22h.
À demain ? - Ouais.
- T'es sûre que ça va ? - Ouais.
- Flora ? - Euh oui, oui, j'arrive.
Bon, écoute...
T'hésite pas si tu veux parler, d'accord ?
T'es notre pilier.
- Bon shift. - Merci.
- À demain.
- (Putain...) La porte s'ouvre violement.
Excusez-moi... - Qu'est-ce que vous faites ?
- Je peux tout expliquer, laissez-moi passer un coup de fil.
- Putain, t'écoutes vraiment rien.
Je sais pas ce qui me retient de t'en coller une.
C'est illégal, tu vas perdre ta licence.
Si j'en parle au juge, tu files en taule.
Je suis complice, connard.
- Tu sais quoi, insulte-moi, on a enfin une piste.
Regarde, j'ai les prélèvements ADN.
Faut qu'on analyse ça. - On va rien analyser.
On rentre, on nie en bloc
et on prie pour que le juge accepte l'exhumation.
- Mais Mica, t'avais raison, elle était enceinte.
Mais y'avait pas que ça,
elle avait une fracture de l'odontoïde à la vertèbre C2.
C'est pas une pendaison.
Quelqu'un lui a brisé la nuque
et a maquillé ça en suicide.
- (Putain.)
Gémissements de douleur
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ça va pas ?
- Merde...
Ah, putain, non.
C'est trop tôt, là.
- Je t'emmène à l'hosto, donne les clés.
Brouhaha Musique techno
... ...
- Qu'est-ce que tu fous là ? - Ça va ?
... ...
- C'est toi qui m'as envoyé ce message ?
- T'es con ou quoi ?
... ...
Mais enfin, Laure !
- Bon anniversaire à Victoria, les gars !
- BON ANNIVERSAIRE !
- C'est quoi, cette histoire ?
- C'est l'annif de Victoria, il y a un fût offert.
- Mais c'est qui Victoria ?
... ...
- Dernier verre sur le fût de Victoria.
- OUAIS !
- Arrêtez de boire ! Arrêtez de boire !
Stop ! Stop ! - Stop, lâchez ce verre, putain !
- STOP ! ARRÊTEZ DE BOIRE !
- Arrête ! Stop !
Sous-titrage : Dreamwall
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