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Original subtitles

- Les constantes de Libert

sont nickel, il va super bien, ce casse-couille.

On attend quoi pour le transférer ? - T'as un problème avec lui.

- Nous traitons M. Libert comme les autres.

- "Libert,

vos discours à la con,

vos mesures de merde, vous savez pas ce qu'on vit."

- La plupart des morts font partie

du personnel d'Alma, voilà le lien.

- Si tu veux parler, appelle-moi.

- Mais c'est Marlot !

- Elle était où ? - Dans une camionnette.

Avec un cadavre.

- Je sens du métal.

- *Probablement du C4.

- Elle est stable, on peut la transporter.

- Tu l'as ? - Ouais.

- Je retire.

- OK, maintenant, tu sors. - Dehors !

Il faut sortir maintenant ! - Son coeur bat encore.

- Et ta fille ?

- De toute façon, j'ai plus de famille !

- Laure, tu m'as, moi.

- On a besoin d'une hausse

des salaires... Explosion

- Carmen m'a appelé.

Une bombe ? - Je vais revenir.

- Tu reviendras pas.

- Le dispositif était dans une poche chirurgicale.

Et si c'était un soignant ?

Soupir de crispation

- T'inquiète.

On aura bientôt une famille d'accueil.

- T'as pas vu ce que Geoffrey et ses potes me font ?

Moi, je vais me casser.

- Mais ils vont jamais te laisser partir comme ça.

Musique émouvante

- Je vais pas demander la permission.

...

Avec ma soeur, on a un plan.

...

- Éric ! Qu'est-ce que tu fais ?

Éric, reviens !

...

Éric ! Éric !

...

- Moustique.

...

- T'étais où ? - Venez !

...

- Allez, magnez-vous.

...

Générique

...

- Laure. - Mmh ?

- Il est 6h15. La petite va se réveiller.

- Mmh.

Salut. - Salut.

...

Musique douce

...

Brouhaha

...

- Salut.

Profond soupir

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu dis rien.

- Tu veux que je dise quoi ?

- Ben, je sais pas, bonjour.

Ça va ? - Oui, oui, ça va, super.

Après l'explosion, je t'ai cherchée toute la nuit.

Marlot est décédée, on a un poseur de bombe,

et toi, tu me laisses dans le vide, t'étais où ?!

- Chez Stéphane.

- Pardon ? Chez Stéphane ?

Mais putain, envoie un message, merde.

- Je suis désolée.

- Allez, raconte. - Ah non, je dirais rien.

Sonnerie d'un bipeur

Merde, c'est Libert.

- Libert ? - Viens.

Musique sombre

...

- Juste une injection de lidocaïne...

Je comprends pas.

- Peut-être la faute à pas de chance.

...

- Carmen, tu lui as fait une injection ou mis une perf' ?

- Une injection, je viens de le dire. - C'est quoi, ça ?

- Ah, ben ça, c'est pas moi.

Et c'est pas noté ici.

- Qui était de service ?

- Flora et moi, mais je suis la seule à être entrée.

Ou alors, c'est un interne ?

- Junior ?

- On a besoin de vous pour un pneumothorax.

- C'est bon, on arrive.

- OK.

Y'a un problème ?

- Non, tout va bien.

- OK...

...

- Junior, c'est toi qui as mis la perf' ?

- Hé oh, on te parle !

...

- Ce matin, je suis venu le voir et il faisait une arythmie.

Je lui ai mis une perf', comme t'avais prescrit.

- Mais tu dois le noter

dans le carnet.

- Je l'ai fait. - Mais non !

Sinon je n'aurais jamais fait une injection !

- OK, doucement, d'accord ?

Junior a failli y passer hier,

il est épuisé.

OK, laisse-nous maintenant.

Sors, je te rejoins.

- (Fais chier, putain.)

Ils n'y croiront jamais, les flics.

- Quel est le rapport avec les flics ?

- C'est un ministre.

On est au coeur d'une enquête terroriste.

- Si on fait rien, Jérôme est foutu.

- Bon, moi, je me casse. - Steve, on est une équipe.

On est tous responsables.

Musique planante

On a 20 minutes avant de signaler le décès.

On fait le ménage.

Allez, go, on bouge.

...

Hé.

...

On sait ce que tu vis.

On est tous passés par là.

...

T'es pas tout seul.

On te laisse pas tomber, OK ?

...

- Bonjour, Carmen Sepulveda.

Je vous appelle pour signaler un décès.

Peter Libert.

- *C'est une histoire qui bouleverse tout le pays.

Le CHU Alma, l'un des plus grands hôpitaux de la capitale,

a été la cible d'une attaque à la bombe hier après-midi.

Selon les premières informations,

les autorités privilégient la thèse d'une nouvelle tentative d'attentat

visant le ministre actuellement hospitalisé

en unité de médecine aiguë.

Grâce au sang-froid et au courage des services de secours,

la bombe a pu être transportée à l'extérieur du bâtiment

avant son explosion.

Le bilan, qui aurait pu être beaucoup plus lourd,

s'élève tout de même à deux morts...

Vibrations

- Inspectrice Beckers ?

Non, vous touchez à rien !

Vous faites quoi là ? - Je fais mon travail.

C'est une potentielle scène de crime.

- J'ai un ado qui arrive.

Je le mets où ? Dans le couloir ?

Qu'est-ce que vous faites ?

- C'est bon, on peut libérer la chambre.

- Certificat de décès.

- Quand avez-vous vu M. Libert vivant pour la dernière fois ?

- Vers 10h, quand on essayait de le réanimer.

- Rien remarqué de suspect ?

- Depuis qu'il est là, plein de trucs.

Un paparazzi s'est même coupé la main pour passer la sécurité.

- Vous avez des caméras de surveillance ?

- On en a, mais ça enregistre pas, faute de moyens.

On fait pas grève pour rien.

- Des registres des entrées et sorties ?

- Oui, on badge partout, tout le temps.

Pour entrer, sortir, pour les médocs, pour les armoires.

- C'est sauvegardé ? - Sur des disques durs.

On évite les serveurs

à cause du piratage.

- Je peux les avoir, s'il vous plaît ?

- Ils sont là.

- Comment vous expliquez qu'il en manque ?

- Je l'explique pas. Docteur Doucet ?

Vous pouvez aller me chercher le dossier

dans la 207, s'il vous plaît ?

- Avec plaisir. - Merci beaucoup.

- T'es obligé de faire ça ici ?

- On a un corps, mais pas de scène de crime.

Le coeur se serait arrêté tout seul.

Une mort naturelle ? - Ça pourrait, ouais.

- Complication du botulisme ?

- Non, la toxine a tendance à ralentir le coeur,

mais pas à provoquer une fibrillation.

Je dirais plutôt une insuffisance cardiaque.

T'as le certif ? - Ouais.

- C'est quoi, l'heure du décès ? - 10h45.

- (Putain.)

Le coeur a cessé de battre à 10h07.

Il y a une différence de 38 minutes entre l'ECG et le signalement.

- Ils nous cachent quelque chose ? Une erreur médicale ?

- Ou un meurtre.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Derrière les attaques, il y a peut-être un soignant.

C'est qui qui a signé ?

- Ça va pas te plaire.

Musique lourde

- (Oh, putain.)

Attends, je reviens.

...

- Qu'est-ce qu'on a ? - Accident de roulage.

...

- Hé, je dois te parler. - Pas maintenant.

- C'est ta signature, là ? - Pourquoi ?

- L'heure de la mort correspond pas à l'ECG.

- Sérieux ? Libert peut pas mourir comme tout le monde ?

Faut que ce soit une affaire d'État ?

- C'est une affaire d'État.

- Seul un médecin peut signer et j'ai signé quand on me l'a donné.

Allez, go.

...

- Sois prudente.

... Sirène d'ambulance

... ...

...

- Il y a quelqu'un dans la camionnette.

Tu t'en occupes ? - J'y vais.

Steve, tu viens avec moi ? Monsieur, vous m'entendez ?

Gémissements de douleur Respiration pénible

...

- J'ai une femme enceinte ici.

- (Merde.)

Bouge surtout pas sa tête, protège ses cervicales.

Tu me confirmes quand c'est fait, OK ?

...

Steve, donne-lui 15 l d'oxygène.

Et moi, je commence le massage cardiaque.

- C'est quoi, votre prénom ?

- Leïla.

- Moi, c'est Jérôme. Tout va bien se passer.

- (Fais chier.) - Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?

- 7 ans de prison, minimum.

Et l'interdiction d'exercer.

- Arrête, c'est pas le moment.

- Ça fait mal, mais on doit d'abord stabiliser

votre nuque.

Voilà, c'est très bien.

- Jérôme, il va plonger quoiqu'il arrive.

- Ça n'arrivera pas.

- Tu sacrifies ton équipe pour ce type.

- C'est un des nôtres !

- Si je perds mon job, c'est la prison.

Bips électroniques

- Il y a une fibrillation ventriculaire.

On va le choquer. On charge à 200.

1, 2... On dégage !

Musique sombre

Allez, Monsieur, on revient.

On revient.

- Laure, c'est quoi, le statut du papa ?

- Il va bien. - Vous entendez ? Il va bien.

Tout va bien se passer. OK ?

- Va voir où sont les renforts. - OK.

...

- Vous allez être papa, vous n'allez pas manquer ça, hein ?

Allez, restez avec moi.

- Laure, elle est en train d'accoucher !

- OK, tu vérifies

si le col est ouvert.

- (OK...)

- Vous avez déjà fait ça ? - Non, jamais.

- C'est la première fois. Et vous ?

- Première fois aussi. - On va y arriver ensemble.

Faut que j'aille vérifier de l'autre côté, j'arrive.

Vous êtes super.

- Ils sont en route, ils arrivent.

- (Me lâchez pas, putain.)

- OK, Leïla. Cris de douleur

Voilà, c'est ça, on pousse, on pousse.

- OK.

- Je peux pas.

- Si, vous pouvez, vous y êtes presque.

Je vois les cheveux, le bébé est presque là.

Encore un petit effort.

Musique émouvante Respiration haletante

... ...

On pousse, on pousse.

On y est presque, on y va. Cri de douleur

Il arrive, Leïla.

...

Respiration haletante

...

- Super, Monsieur.

Hé, vous êtes avec nous, vous êtes avec nous.

Restez avec moi maintenant, hein.

Monsieur, vous avez eu un accident.

...

- OK, Leïla, c'est bon.

- Mon bébé, mon bébé... - C'est bon !

Pleurs de bébé

...

- Oh, putain, Junior.

Rire nerveux de Leïla et pleurs du nouveau-né

Monsieur, vous êtes papa, c'est super.

...

*Musique crooner

...

- C'est quoi, ce morceau ? - Jakke Cerneels.

Libert était fan.

Regarde.

T'as vu les deux traces blanchâtres, là ?

C'est des cicatrices d'au moins deux infar' récents.

- Après deux, le troisième devait bien arriver un jour, non ?

- Ouais, mais il n'y a pas de nécrose aiguë.

Pas de thrombus visible, donc c'est pas un infar'.

Le coeur s'est juste arrêté.

T'as la liste des médocs utilisés ?

- Amiodarone, atropine, épinéphrine, lidocaïne.

- Ils cachent un truc.

Tu peux comparer avec la toxico ? - Je vais me renseigner.

- C'est calme, ici.

- Depuis qu'on a des bombes et des ministres morts,

on a beaucoup moins de patients.

- Essayez de surveiller les fatigues persistantes...

- Docteur Lebon, prenez une pause. - Cinq minutes. Tout va bien.

- Il arrive plus à s'arrêter, je me demande bien pourquoi.

- L'adrénaline. - Non, la culpabilité.

Maintenant qu'il a merdé, il va pouvoir devenir un bon médecin.

(Oh là là.)

(Ils sont là partout, tout le temps, je te jure.)

Laure ? - Mmh ?

- J'ai merdé, l'ECG du ministre, je l'ai oubliée.

Je suis vraiment désolée.

- T'inquiète, on gère. - Bonjour, Madame.

Veillez à ne laisser rentrer personne au vestiaire.

- Mais ils vont où là ? - Préviens Abbas.

Qu'est-ce que vous faites ? Vous n'avez pas le droit.

Arrêtez.

- Reculez, Madame.

- On veut juste

les disques durs. - On ne sait pas où ils sont !

Touchez pas à ça, c'est à Victoria !

Arrêtez, putain. Laissez ça.

- Reculez-la. - Allez, reculez.

- Lâchez-moi.

- Que se passe-t-il ?

Arrêtez ça tout de suite.

- On a un mandat.

- C'est un hôpital.

Mes employés et patients ont des droits.

- OK, arrêtez.

- Veuillez sortir d'ici,

s'il vous plaît.

- Qu'est-ce qu'on fait ?

- Suivez-moi. - Très bien.

Musique mélancolique

- On y va.

...

- (Ça va ?) - (Oui.)

...

- M. Abbas. - Professeur Abbas, je vous prie.

Inspectrice, c'est un hôpital,

des patients meurent ici tous les jours.

- On pense que vos employés nous cachent des éléments.

- Nous savons ce qui s'est passé.

Ils ont mis du temps à appeler la police, ils ont eu peur.

Si M. Libert n'était pas ministre,

vous ne seriez pas là.

- Moi, je vois une obstruction dans une enquête

avec un contexte terroriste.

Vos soignants ne sont pas au-dessus des lois, professeur.

- Très bien.

L'article 458, vous connaissez ?

Le secret médical : il existe une procédure

dans ce genre de situation.

L'équipe sera entendue par une commission interne

et seul un médecin expert pourra faire remonter

les informations à l'instruction, c'est clair ?

- Très clair.

Et votre expert, là,

le juge, il peut le désigner ?

- Vous avez quelqu'un en tête ?

- De tous les médecins, il a fallu qu'il choisisse ton frère.

Il en dit quoi, Abbas ?

- Il veut un nom.

S'il n'a rien demain avant 18h, on est tous virés.

- Je suis désolé. - Oh, ça va, toi !

- Oh, Steve, calme !

Il bluffe.

Ils ne peuvent pas tous nous virer.

- Peut-être pas tous, mais au moins un.

À ton avis, ce sera qui, hein ? Ce sera qui ?

- Puisque c'est ton frère, tu pourrais peut-être...

- Lui parler ?

Ça mènera à rien.

- Tu pourrais essayer, au moins.

Musique pesante

...

Coups frappés à la porte

...

- Salut.

Tire-bouchon, toujours le tiroir de gauche ?

Ben ouais.

Tu te rappelles ce que disait Maman ?

- Pas vraiment non. - "Un verre par jour

éloigne le docteur pour toujours."

- J'ai du travail.

- Donc, ils t'ont demandé,

et évidemment, t'as accepté.

- Ouais, je fais ce qu'on me dit de faire.

Tu devrais essayer de temps en temps.

Ou tu me dis ce qui s'est passé

et tout le monde est content.

- Tout le monde, vraiment ?

- Laure.

Il y a un tueur dans la nature, tu captes ?

C'est certainement lié à l'hôpital.

Si ça se trouve,

c'est l'un de vous. - L'un de nous ?

Éric, tu me suspectes ? On est tes confrères.

Je suis ta soeur.

On a failli y passer hier. - À cause de qui ?

J'ai lu ton dossier.

- Ah bon ? Et de quel droit ?

Docteur Marlot, c'était ta psy ?

Musique inquiétante

Et cette overdose ?

- Je vois pas de quoi tu parles.

- Personne ne s'enfile du phénobarbital

à moins d'être épileptique, tu l'es ?

- J'étais fatiguée, j'ai merdé les posologies.

- Et hier aussi, t'étais fatiguée ?

Ce boulot est en train de te tuer, Laure.

Comme il a tué Maman. - Vu que tu me connais si bien,

qu'est-ce que je devrais faire : démissionner et puis quoi ?

Me trouver une planque et devenir collabo comme toi ?

- Je suis pas l'ennemi.

- Alors tu devrais savoir quand fermer les yeux.

Bon travail.

...

- C'est une bonne chose qu'ils vous aient choisi.

Voilà ce que je propose : on fait simple,

on évite les complications inutiles.

Ça vous va ?

- Pardon, mais vous voulez étouffer l'affaire, c'est ça ?

- Nous sommes un hôpital universitaire,

nos subsides sont loin d'être acquis.

Pensez-y quand vous écrirez

votre rapport.

- J'ai lu le dossier de Laure Gillet.

Toujours en état d'alerte, insomnie, irritabilité.

Tous les symptômes d'un syndrome post-traumatique.

- Trouvez-moi un soignant qui ne l'a pas.

Écoutez, vous êtes inquiet pour votre soeur, c'est normal.

Je connais bien Laure.

- Elle aurait dû être écartée. - Docteur Simons.

Vous êtes ici car je pense que vous êtes raisonnable.

Il faut voir les choses de manière objective.

Vous n'êtes pas psychiatre.

Alors, ne jugez pas de l'état mental du Dr Gillet.

Ah, Willy.

Dr Simons, je vous présente le professeur Schmidt.

- Enchanté. - Enchanté.

- Le chirurgien cardiaque du ministre.

Bon, on a du pain sur la planche.

Tous les membres de l'équipe doivent passer.

- Pourquoi je ne suis pas surpris de voir le nom du Dr Gillet ?

Madame Sepulveda,

couvrez-vous la faute d'un de vos collègues ?

- Vous ne m'écoutez vraiment pas, en fait.

Durant mon tour, je suis allée voir Libert et il avait des arythmies.

Je lui ai fait une injection de 20 mg de lidocaïne.

- Pourquoi de la lidocaïne ?

- Le Dr Gillet en avait prescrit en cas d'arythmie.

- Et ensuite ?

- Ensuite, son coeur s'est arrêté.

On a tenté de le réanimer.

Mais c'était trop tard.

D'après l'ECG, vous avez mis 30 minutes

à signaler le décès.

- Il ne faut pas en tenir compte.

On manque de matériel, on débranche et rebranche souvent

les machines sans les reprogrammer.

- Qu'est-ce qui est arrivé aux disques durs ?

- J'en sais rien.

- Est-il possible que quelqu'un en ait eu besoin

et qu'elle ait oublié de le remettre ?

- Oui, c'est possible.

J'ai du travail.

- Restez assise, je vous prie.

J'ai encore une question.

Que pensez-vous du Dr Gillet ?

Hier, devant la presse,

vous avez parlé d'une interne qui s'est suicidée.

Est-ce Victoria dont vous parliez ?

- Je suis vraiment désolée, professeur.

Willy, le Dr Gillet a été innocentée sur cette affaire.

Vous êtes ici en tant que chirurgien de M. Libert.

- Excusez-moi, qui est Victoria ?

- C'est ma fille.

- Comment ça s'est passé ?

- J'ai eu un blâme, retenue sur salaire.

J'ai été très vilaine de ne pas signaler

la disparition du disque dur.

- On s'arrangera, on trouvera une solution.

- Ton collabo de frère lâche rien.

Schmidt est là aussi.

- Désolée que ça te retombe dessus.

- Arrête, ne le sois pas, t'étais même pas là.

J'aurais dû remarquer l'erreur.

Si le gamin a fait une connerie, c'est aussi ma responsabilité.

C'est moi qui suis désolée.

Musique mélancolique

...

Je l'ai souhaitée, la mort de ce type.

...

- Attention, ça va être un petit peu froid.

- Bonjour. - Bonjour.

- Est-ce que je peux avoir

un peu plus de lumière ? Ouais, merci.

- Ça va ? Pas trop stressé ?

- J'ai l'impression d'attendre un examen oral.

- Attends ta première colono...

Ils sont avec qui, là ? - Chris.

- Collin ? Qu'est-ce qu'il sait, lui ?

- Pas grand-chose.

- Après, c'est mon tour, puis le tien.

- Tu sais, je peux rien te promettre.

Entre toi et moi, je me choisis moi.

Mais je comprends ce que tu ressens.

Jérôme.

- On a fini, rentrez chez vous et changez de pansement demain.

- Hé, Chris, ça a été ?

- J'ai rien à te dire. - Comment ça, rien à me dire ?

- Tu sais ce qu'ils représentent ?

C'est l'Ordre des médecins.

Donc tu dis la vérité, sinon t'es radié.

- Ah, ouais, bien sûr. - Tu leur as dit quoi ?

- C'est pas après nous qu'ils en ont.

Vous pouvez encore sauver votre peau.

- Attends, qu'est-ce que t'as été balancer, toi ?

- Qui est responsable de tout ce merdier ?

Qui pousse à bout ses internes ? - Ah oui, Laure.

Responsable de la mort de Libert, c'est ça que t'as dit.

- Tu veux pas ouvrir les yeux un petit peu ?

Tu sais combien de places il reste ?

Quatre. Tu veux quoi ? Tu veux finir généraliste ?

À gérer des grippes et des gastros pendant 30 ans ?

Si t'es malin, fais comme moi, va leur parler.

- Ferme ta gueule !

- Hé, laisse, calme. Calme, Steve, OK ?

- Quoi ? Tu vas l'écouter, toi ? - Laisse-le. Non, c'est bon.

- J'en peux plus du jambon cuit.

J'ai même pas le droit de manger des crudités.

C'est ouf, ça !

Je tuerais pour un américain là.

- La commission mènera à rien. Ils mentent, c'est sûr.

En tout cas, c'est pas une mort naturelle.

- On doit bien pouvoir accélérer le mouvement, non ?

On a un tueur dans la nature.

Il faut qu'ils parlent.

- Tu veux vraiment savoir ce qu'ils cachent ?

- Oui, et surtout savoir si on perd notre temps.

- T'es prête à aller jusqu'où ?

- Jusqu'où la loi me le permet.

- Tu sais que ça va pas suffire ?

Pas avec eux.

- Bon, vas-y, crache le morceau.

- Tu manges pas. Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est bientôt mon tour.

Et il est presque 18h.

- T'as jamais eu envie de tout plaquer ?

Pouffement

- Avec mon bracelet, j'irai pas bien loin.

Puis pour quoi faire ?

- J'en sais rien.

Revenir à une vie normale.

- Un salaire, un job...

C'est le plus normal que je puisse espérer.

Et je me vois pas les doigts de pieds en éventail,

siffler des spritz à Bari.

Pourquoi tu m'as jamais demandé ce que j'avais fait

pour avoir un si joli bracelet ?

- Parce que t'en as jamais parlé.

Puis on a tous un squelette dans le placard.

- Ouais...

Ou un frère à la morgue... Rires

Ouverture de la porte

- M. Vermeersch ? - Oui, c'est moi.

- Veuillez me suivre.

- Pour ?

- Vous êtes en état d'arrestation.

Musique sombre

- *Vous n'avez pas à porter ça tout seul.

Vous en avez parlé

à quelqu'un de votre entourage ?

- Je veux juste que ça s'arrête.

- *Jérôme, vous voulez que quoi s'arrête ?

- Dr Lebon. - *Jérôme, vous êtes là ?

*Jérôme ?

- Je dois y retourner. - *Non, Jérôme, attendez.

- J'ai entendu parler de vos exploits.

Un accouchement dans une voiture renversée.

Félicitations.

Voici.

Ça dit tout ce qui s'est passé après la mort de Peter Libert.

Et aussi comment votre maître de stage

a créé un climat favorable à la faute.

Dr Gillet est instable.

Vous étiez là quand l'ambulance a explosé.

Elle dit qu'elle veut vous protéger mais en fait,

vous savez au fond de vous-même que c'est pas vrai.

J'ai déjà un témoignage, il m'en manque un deuxième.

Personne ne saura que c'est vous.

Si vous n'avez pas de questions,

signez et on pourra parler de votre internat dans mon service.

Musique intrigante

...

- Ça serait plus simple si vous nous disiez tout.

- On devrait pas avoir un avocat dans ce genre de situation ?

- Steve Vermeersch.

"43 ans, condamné à 5 ans de réclusion, dont 2 avec sursis,

pour coups et blessures ayant entraîné la mort.

A bénéficié d'un aménagement de peine."

Vous nous expliquez ça ?

- J'ai commis une erreur.

- Qui a coûté la vie à une personne.

On a trouvé ça dans votre casier. - C'est pas à moi.

- La prise de stupéfiants n'est pas compatible

avec votre conditionnelle, je me trompe ?

Musique stressante

...

Alors, je vous écoute.

Qu'est-ce qui s'est passé dans le service ?

...

- Ouais, Stéph ? - *Maman ?

- Elsa ? Qu'est-ce qu'il y a, mon amour, tout va bien ?

Il est où, Papa ?

- *Il fait à manger.

Mais à l'école, Jordan, il a dit

que c'était de ma faute si t'es pas là.

- Oh, mon amour.

- *C'est parce que j'ai fait des bêtises ?

- Non, non, mon coeur. Non, ça n'a rien à voir.

C'est pas de ta faute, d'accord ?

C'est pas de ta faute.

- *C'est quand que tu reviens à la maison ?

- *Elsa, tu fais quoi là ?

Tu joues pas avec mon téléphone ?

- *Non, non. L'appel se coupe.

- Laure, c'est vrai que Steve est là-dedans ?

- Ouais. - Tu sais ce qu'ils lui veulent ?

- Mmh-mmh.

- Je pensais que c'était une enquête interne ?

- Ça fait un moment qu'il est dedans. Je le sens pas.

- C'est normal, c'est Steve.

Il raconte sûrement une de ses histoires à dormir debout.

Musique inquiétante

- Pas de problème.

Suivez-nous. Mains dans le dos.

...

- Ils vont où ?

...

Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Éric, réponds !

...

Medhi.

- Je te rejoins en salle de réunion.

- Tu dois empêcher ça.

- Je ne suis plus "Monsieur le directeur" ?

Je suis désolé pour Steve. - Ça t'arrange bien, hein ?

Tu pensais vraiment qu'il n'y aurait pas de conséquences ?

Allez, dis-moi qui c'est.

- Demandé si gentiment... - Je te le demande

en tant que confrère. - Confrère, vraiment ?

C'était quand, ta dernière agonie d'un patient ?

Tu sais encore ce qu'on vit ici ?

- Laure. Juste un nom.

- À une condition.

Tu fais retirer toutes les sanctions sur mon équipe, Steve compris.

- OK.

Et donc ?

Qui a merdé ?

...

- "J'apporterais mon aide

à mes confrères et à leur famille dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrères m'accordent de leur estime

si je suis fidèle à mes promesses,

que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque."

- C'est bon, Étienne.

- Je checkais juste un truc dans le serment d'Hippocrate.

- Tu veux savoir si je me sens sale ?

- Et s'il disait la vérité ?

Ce type va certainement finir en taule.

- OK.

Imaginons, t'as raison, ils mentent pas.

Il s'est passé quoi ? - Le ministre fibrillait.

Le coeur s'est arrêté après l'injection de lidocaïne.

- Non, ça ne tient pas la route.

La lidocaïne calme les arythmies,

mais elle ne peut pas provoquer d'arrêt.

Sauf en cas d'allergie, mais Libert ne l'était pas.

À moins que...

Musique intrigante

...

- À moins que ?

- Imaginons.

Libert fait une fibrillation.

On lui injecte une première dose de lidocaïne.

Logique.

Mais si on lui en donne une deuxième,

sans savoir pour la première...

Là, c'est l'overdose, le coeur s'arrête.

- Bravo.

C'est exactement ce qui s'est passé.

Une malheureuse erreur médicale.

- Bah, c'est pas sûr...

Ça peut toujours être intentionnel.

- L'affaire est close, Dr. Simons.

Nous avons des aveux.

- Je te cherchais.

- Je l'ai acheté à la boutique.

2,9 kg, 49 cm.

Le bébé va bien.

La maman a décidé de l'appeler Jérôme.

- Et le papa ?

- Ça devrait aller.

Je sais, on est pas censés s'attacher

aux patients...

- On est pas censés s'attacher aux internes non plus.

- Ils m'ont demandé de te dénoncer.

- Et tu l'as pas fait, je sais, et merci pour ça.

Jérôme, j'ai parlé au directeur.

Et ils avaient Steve, j'avais pas le choix.

- C'est fini, ils vont me virer ? - Non, non, Junior.

C'est moi. C'est moi qui vais partir.

Musique émouvante

...

- C'était mon erreur.

...

- T'as pas pu t'empêcher, hein ?

Tu vas faire quoi maintenant ?

Petit rire

- Boire des spritz à Bari.

Rire

Profondes inspiration et expiration

- Juste après le premier déconfinement...

J'ai eu rendez-vous avec une meuf incroyable.

Elle s'appelait Charlotte.

Tellement incroyable

que je flippais à mort, tu vois.

J'ai même bu une chope ou deux, histoire de me donner du courage.

Mais quand elle est arrivée,

c'était super fluide.

Des chouettes conversations.

Elle rigolait même à mes blagues. Rires

...

Et puis, je suis allé au bar.

Pour me ravitailler.

Et là, il y a un type qui a commencé à me chercher,

genre "cette meuf est trop bien pour toi."

J'aurais pu juste prendre mes putains de mojitos...

Je sais pas ce qui m'a pris, je lui ai répondu,

il m'a bousculé, je l'ai frappé...

Juste une fois, mais il est tombé et ne s'est jamais relevé.

Je te jure...

S'il y en a bien un que j'aurais voulu réanimer, c'est lui.

Musique planante

- C'est clair, t'as merdé.

...

Mais on fait ce qu'on peut pour se racheter.

...

- Laure, Laure ! T'aurais pas dû faire ça.

- Tu n'aurais pas dû faire ça.

On mérite pas d'être traités comme des criminels.

- Tu comprends pas, vous êtes en danger.

- J'ai oublié de signaler que j'avais mis une perf'.

- Et pourquoi t'aurais fait ça ? - Il faisait une arythmie.

- Non, son rythme cardiaque était stable

à l'heure où tu dis avoir mis une perf'.

- Il faisait des extrasystoles.

- C'est ce que la personne qui l'a tué t'a dit, mais c'est faux.

Regarde !

Il a utilisé de la lidocaïne car il savait

que sur un coeur stable, ça peut créer une arythmie.

Il visait l'overdose, il vous a piégés.

- La machine a dû déconner, j'étais crevée.

- J'ai vérifié, t'étais pas là à 8h, tu mens.

- Je suis insomniaque. J'ai dormi ici et j'ai commencé tôt.

- Mais t'es pas une tueuse, Laure.

C'est qui ? Ho ! Tu protèges qui ?

Qui a mis la perf', bordel ?

Fais chier !

Musique sombre

...

- Tu te rends compte de ce que j'ai fait pour toi ?

- Je t'ai rien demandé.

C'était mon erreur. - C'était pas une erreur.

- J'ai vérifié.

Ton nom fait pas partie des gens qui ont badgé.

C'est pas toi qui as buté tous ces gens.

T'es incapable de faire ça.

Tu protèges qui ?

Qui a utilisé le badge de Victoria ?

...

- De toute façon, je suis déjà mort.

- Pourquoi tu dis ça ?

T'as peur ?

Dis-moi.

Qui a tué Libert ?

Attends... T'as reçu des menaces ?

...

- Si je parle, nos proches sont en danger.

- Quoi ?

Hé, attends, attends, on va...

- Fous-moi la paix.

- Qui a utilisé le badge de Victoria ?

- Il ne me reste rien.

C'était mon erreur.

Je n'ai jamais été aussi seul, c'est à cause de toi.

Je veux que ça s'arrête.

- Junior, je peux t'aider, parle-moi.

- Mais y'a pas de Junior ! Y'a plus de Junior !

Dégage ! Dégaaage !

...

Tonalités

...

- *101, bonsoir, quelle est votre urgence ?

- Oui, euh...

J'ai des informations concernant la mort du ministre Libert.

Explosion

Alarme des voitures

...

Non, non, non...

...

Sous-titrage : Dreamwall

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