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Original subtitles

C'est Baudelaire qui écrit cette chose très belle, qui dit enivrez-vous, il

dit, c'est ce que je pense vraiment, il dit,

il faut être toujours ivre, tout est là, c'est l'unique question.

Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous

penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ?

de vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.

Allez, bon boulot. Salut Blanc, bonne journée.

Salut Sven.

Salut Zorn.

Ah, salut Beaubrin. Salut Belle Blanc, ça va ? Eh oui !

d'espoir pour SCVHF.

Merci.

Bonjour. Vous

allez

pouvoir maintenant admirer le musée qui est situé à l'emplacement du Palais d

'Orsay, palais qui a venu le jour en 1810.

La Cour des

Comptes, deux ans plus tard.

Bonjour. Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Je suis hyper content, j'adore le métro.

Je suis Victor.

Vous l'attendez ? Oui.

Je vais vous interpréter... Motus.

Qui est... Une espèce de haïku.

C'est des petits poèmes japonais, des formes courtes.

J'y vais.

Motus et bouche cousue Non,

n'en dis pas plus

Motus et bouche cousue, non,

on n'en dit pas plus.

L'oiseau, l'oiseau, l

'oiseau.

Ça s'arrête là.

Très bien, on vous tiendra au courant.

J'espère.

Bon courage. Merci beaucoup, vous aussi.

J'ai une

faveur, en ce moment les temps sont durs, et puis tu sais, depuis la

séparation avec Florence, on a deux loyers, on a les frais de procédure, la

vie coûte cher, enfin bref, je m'en sors plus.

En plus j'ai contracté des dettes, tu connais le système à la con.

Moins t'as de thunes, plus ça te coûte cher.

J'en suis à rêver que ma propriétaire me croit après quand je suis à poil et qu

'elle veut me faire la peau.

C'est emmerdant.

Ça se passe avec le médecin.

Ça avance, ça t'aide ? Oui.

Ça se passe très bien.

Il m'accompagne, on discute beaucoup, on échange.

Et puis surtout, je bois beaucoup moins.

Beaucoup, beaucoup moins. Je bois même plus. Enfin, je bois surtout pas en

rotation, quoi.

Ça y est, c'est terminé. Tu peux me faire confiance.

T'inquiète, ça, c'est... Écoute.

Pour tes soucis d'argent, je comprends.

Et ça m'ennuie.

Mais ça marche pas comme ça.

Si je fais un pas vers toi, faut que j'aligne tout le monde.

Non, mais faut voir ça comme un coup de pouce, une avance, je sais pas.

C'est pas au bon bar, ici.

Moi aussi, je tire ma langue.

Les crues, les attentats.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je peux pas jouer avec le feu, moi.

Tu sors la bière ? Non, c'est parce que j'ai pris un petit bonbon au réglis, c

'est pour ça. Tu as senti une petite odeur, c'est tout.

Le carton de Quentin.

Là, c'est ses affaires de judo. Tu as deux suites de rechange à un pyjama, ok

? Merci,

fils.

Tu m'appelles ? Si on rencontre ce soir, d'accord ? Pour Lise, tout est là.

Le carnet de vie de Lise, il faut le remplir, vous raconter ce que vous

faites comme d'habitude et tu t'arranges pour rien perdre cette fois-ci, s'il te

plaît.

Nina a son brevet blanc.

Donc il faut la faire réviser en maths, surtout.

T'as payé les frais de danse pour Lise ? Ouais.

Non, j'ai payé le cirque pour Quentin, j'ai pas payé la danse.

Mais Flo, on s'est pas compris, c'est tout, c'est pas grave.

Mais chérie, à la semaine prochaine.

Bye bye.

Je m'en occuperai le mois prochain quand ça ira mieux, tu peux me faire

confiance. Ah oui, Lise, elle est obsédée par son anniversaire, elle en

parle tout le temps. Et cette fois-ci, elle veut le faire chez toi.

Je sais pas pourquoi, mais apparemment ça se discute pas.

Donc tu m'appelles si t'as besoin de numéro de parent, tout ça.

Oui, ok, t'inquiète, je vais m'organiser.

C'est quand déjà ? Non, ça va, je déconne.

Allez-y, entrez, entrez.

Vous me laissez deux minutes, je vais vous préparer la chambre, d'accord ?

Quoi ? Quoi ? Ah non, je veux pas prêter ma chambre ! Putain, c'est tout toi

comme ça ! Ah, des Chinois en plus ! Eh, Quentin ! C'est vrai, ça fait vraiment

chier, tu t'es cru dans un hôtel ici ou quoi ? On peut jamais dormir dans notre

chambre, ça suffit maintenant ! Bon, mais ça va, je me suis emmené les

pinceaux, je me suis trompé de semaine ! Y a pas mort d'homme, quand même ! C'est

bon, vous allez pas me faire chier ! It's no problem, hein.

Non, it's a conversation between family.

Ok, donc un peu un sourire, on est happy.

Hein, Happy ? Hugo ? Hugo

? Salut, mec.

Qu'est-ce que tu fais là ? J'étais dans le coin et je suis un peu en galère

pour dormir.

Pourquoi tu m'as pas prévenu avant ? J'ai pas pensé. J'étais juste dans le

coin. Je me suis dit que tu pouvais peut-être m'héberger une nuit. Ouais,

mais je suis...

Pas tout seul.

Il y a... Quelqu'un.

Ok. Ça va aller. Ok, ouais.

Tu me connais.

Bon courage, mon pote.

Bisous. Ouais.

Salut.

C'est la faute à qui ? Oui, d'accord.

Allez, on fonce.

Salut, bonne journée.

Bonjour, Germaine.

Salut, ma beauté.

Désolé, Germaine.

Bonjour, Serge.

Au revoir, Germaine.

C'est pas compliqué. Tu fais une soirée à thème.

Chiznan et Sari pour tout le monde.

T'invites le sosie de Gandhi.

à jouer du ukulélé. Tu fais un petit spectacle de magie. C'est coloré, ça

coûte pas cher.

C'est beau, non ? T'as vu comme c'est classe ? Tu vois, ça fait princesse sans

faire cucu reine des glaces à la con.

J'adore. Et tu vas voir les petites filles, mais elles vont être folles.

Oh non, mais c'est pas vrai, ce cul qui grossit dans mon dos, là ! Attends, je

suis coincée.

Attends, tu peux m'aider, s'il te plaît ? Je suis complètement bloquée, là.

Attends, mais qu'est-ce que tu fais, là ? Bah rien, je t'embrasse.

Tu verras ta tête.

Non, mais c'est pas...

Tu te fais pas quoi ?

Le bon gosse à galons, il conduit des bateaux mouches ? Il est capitaine de

bateaux mouches ? Non, il ne conduit pas un bateau mouche. Il est capitaine du

bateau mouche. C'est lui le capitaine. Tu vois ce que je veux dire ? Je ne m'y

connais pas, mais... C'est rassurant quand tu le vois. Non, mais regarde-le.

Eh, capitaine ! A vos ordres, mon capitaine ! A vos ordres, mon capitaine

! A vos ordres, les filles ! Il est déjà très beau.

Il est pas en forme, mais il est toujours debout.

Un bon morceau, ça vient pas comme ça, Victor.

Faut que ce soit nécessaire.

Faut que tu te fous ta poêle. Faut que tu mettes tes tripes sur la table, mec.

T'as plus le choix, maintenant.

C'est ton ex qui payait ton noyer, ta mère qui payait tes clopes.

Eh ben, y a toujours un jour où ça s'arrête.

T'es dans la merde ? Eh ben, tant mieux.

Prends-le comme, je sais pas, moi, le début d'une grande aventure. Tu sais

pas, mec. Tu vas peut-être enfin vivre des trucs, Victor.

C'est de la matière pour tes chansons, ça, mon pote. Ouais.

Et c'est génial.

C'est quoi ? Squatte un peu ici pendant qu'on n'est pas là. Ok ? Profais-toi,

compose.

Profite de ta solitude pour aller chercher au fond de toi.

Ok ? Ouais, ça peut être très bien, ça.

Combien de temps vous partez ? Trois semaines.

Une au Laos, une au Vietnam et une au Cambodge. C'est fabuleux.

Trois semaines, c'est fabuleux.

Pour tout visiter, c'est... C'est minimum.

C'est bien.

Oh, Quentin !

Tu vas pas tirer la tronche toute la soirée parce que t'as un joli neviolet,

quand même.

Non, mais c'est vrai, toi, Quentin.

C'est quand même pas si grave. Arrête de faire l'enfant. Ils se sont tous foutus

de ma gueule. Arrête, tu parles pas comme ça devant ta sœur, OK ? Et puis

quoi ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Que tu ressembles à tout le monde ? C'est ça qu

'ils veulent ? Moi, j'ai dit à mon petit bonhomme, dans la vie, ce qui compte, c

'est de ressembler à personne.

Au contraire, fais ta trace, OK ? Putain, mais c'est quoi, ça ? Oh non, ne

me dis pas ça, ne me dis pas ça.

Ne me dis pas ça, putain.

Elle a changé la serrure, cette salope-là. Elle a changé la serrure.

Putain, vous bougez pas de là ! Je reviens, vous bougez pas de là tous les

trois.

Gardez votre soeur ! Ouvrez cette porte, vous avez pas le droit de faire ça !

Quand je fais les questions, vous ouvrez la porte ! Ouvrez ! Ouvrez cette porte !

Non mais t'inquiète, c'est juste pour ce soir. En fait, demain j'aurai réglé le

problème. Je voulais aller à l'hôtel avec les gosses, mais ma carte de vie

est coincée dans l'appart. Tu vois ce que je veux dire ? Ah non mais Florence,

attends, on va pas la mêler à ça.

Si elle sait ça, Florence, elle va vouloir récupérer les gosses

définitivement et je les aurai plus.

Donc bon.

Non mais sois pas désolé, ça va, j'ai essayé. Mais papa, on va le faire au mon

anniversaire si la maison elle est fermée.

Attends, je te laisse.

Ok, salut.

Comment mon amour ? On va le faire au mon anniversaire.

On va le faire à la maison mon amour.

Y'a pas de problème, on va le faire à la maison.

Tu mens.

Quoi ?

On va même pas la récupérer à la maison. Elle est fermée et t'as même pas les

clés.

Mais bon, ça va, qu'est-ce que je vous ai appris, quand même ? Je vous ai

appris la souplesse, je vous ai appris à regarder le verre à moitié plein.

C'est quand même rigolo de passer d'une maison à une autre. C'est comme si on

avait plein de maisons. C'est sympa, non ? Ouais, bah moi, j'appelle maman.

Toi, t'appelles pas ta mère, c'est ma semaine.

Donc s'arrête avec ça.

Bon, allez, allez.

On est fatigués avec nos gueules de mère en fris, là.

T'as fini tes devoirs, toi ? Oui. Ok, alors on remballe.

Qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller chez Valentine, on va aller nourrir Jean

-Michel, on va arroser les plantes vertes, on va juste rester un peu plus

longtemps. Est-ce que c'est grave ? Non ? Bon, alors... Et je vous préviens d'un

truc, hein. Le premier qui parle de ça à maman, il sera privé de bon bec pour le

restant de ses jours. On est OK ? Ouais, bah moi, j'y vais pas.

J'en ai marre de tes plans forestiers insupportables.

Tu fais chez Natacha ou au moins chez elle, tu pourrais travailler.

Allez, mes amants.

Bonjour.

Eh ben, bonsoir à toi.

Surtout.

Victor.

Moi, c'est Jean.

Et là, il y a les enfants.

On dit bonjour, poliment ? On dit bonjour, monsieur ? Bonjour.

Bonjour, monsieur.

Voilà. Bon, ben, nous, on va aller par là, hein ? On

te laisse ? Allez, venez, mes amants.

Ça fait rien, tiens, meilleur copain.

J'ai jamais entendu parler de toi, Romain. Il m'a jamais dit, j'ai mon

meilleur copain. Comment tu t'appelles déjà ? Victor.

C'est Victor, ouais. Victor, j'ai jamais entendu parler de toi.

De toute façon, les liens d'amitié, je vais dire un truc.

Ça va, ça vient, on sait ce que c'est, d'accord ? Quand est-ce qu'il t'a dit...

Victor, t'es mon meilleur copain. À l'école,

il me le disait, bien sûr. Aujourd'hui, on est adultes, c'est pas des choses qui

se disent, ça se vit.

Désolé, ça se vit, l'amitié, ça se vit, désolé.

Qu'est-ce que t'es ? Toi, t'es quoi ?

Parrain ? C'est ça tes parrains ? De Valenti ? Mais c'est pourri ça, parrain,

ça n'existe pas.

C'est un truc du XXe siècle, il n'y a pas de sang dans le parrain. C'est un

truc, bon, chez les mafieux, je veux bien, mais tu n'as pas l'air bien

mafieux, désolé, mais tu n'as pas l'air très dangereux toi. Écoute-moi bien, tu

vas arrêter de me faire chier, d'accord ? Moi, j'ai trois gosses à la rue, j'ai

besoin d'être là et j'ai une mission.

Je dois nourrir le chat et je dois arroser les plantes, ok ? J'ai

exactement la même mission, ok ? Je dois...

Nourrir Jean-Michel et les plantes, je l'ai déjà fait. Et puis, entre nous, tu

instrumentalises pas tes gosses, je trouve ça minable.

Écoute... Jean, Jean, oui, Jean.

Jean,

je suis dans la merde, moi.

Tu comprends ? J'ai nulle part où aller.

J'étais là en premier, t'as quand même bien vu que j'étais là en premier. Tu l

'as bien vu.

Écoute, écoute, écoute.

Je demande pas grand-chose, j'ai juste besoin d'un peu d'espace et d'un peu de

temps et de tranquillité pour pouvoir bosser ma musique, quoi.

À poil.

Comment ça ? Tu bosses ta musique à poil.

Ah non, mais je ne serai pas toujours à poil. Je faisais une pause, mais je ne

bosse pas à poil.

Ah ouais.

D'accord.

D'accord.

Consternation absolue.

Bon, les gosses.

Today is English breakfast, ok ? Cornichon and coffee. Coffee and

cornichon. Or the two, as you like.

Et quoi, mes amours ? J'ai pas eu le temps de faire les courses. Bon, ça va,

non ? Salut.

Salut !

Pardon

?

Comment on se débrouille pour être tout le temps en retard les mecs ? Quand même

allez, vas-y mon amour !

Bonjour, tiens. Salut mon grand. Bonjour Germaine. Salut mon amant.

Désolé Germaine. Bonjour Germaine. Au revoir Germaine.

Bonne journée. Bonjour, on m'a dit d'appeler à ce numéro pour participer à

un sondage. J'avais de l'argent à la clé, donc j'appelle.

Là pour l'air.

27 ans.

Deux rues ordonnaires à Paris.

Dans la vie, je suis musicien.

Non, il n'y a pas de contrat. Enfin si, il y a un petit contrat.

3 000, 4 000 euros à peu près.

Par an, oui.

Des diplômes, c'est-à-dire ? Comment ça, ça veut dire quoi, inadapté ? Vous n

'avez rien ? Vous n'avez même pas un sondage pour un yaourt ou un parti

politique ? Pas adapté, ok. Eh ben, c'est pas grave, je continuerai.

Je vais me remettre ça, s'il te plaît.

Salut, belle brune.

Salut.

Ça va ? L

'espoir pour le

CVHF.

OK, merci.

Jérôme, ne te gêne pas.

Je te rappelle que ce n'est pas à toi d'allumer le moteur. Je sais bien, c'est

le patron qui m'a demandé de le faire.

Vas-y, redis-moi ça, excuse-moi.

Il m'a dit de prendre les commandes, donc je lui ai dit que j'en étais

capable.

C'est pas pour toi.

Putain ! Tu me fais ça ? Qu'est-ce qu'il fout, Jérôme, à la

barre ? C'est moi que tu lui ai demandé.

Tu m'inquiètes, Jean. T'as l'air fragile en ce moment.

Faut pas prendre de risques. Je suis pas fragile ! J'ai besoin de fric ! D'accord

? Je peux pas me faire ça maintenant ! Putain, pas maintenant ! Je te rappelle

que t'as un avertissement au cul.

Puis t'as la picole facile.

Tu le sais bien, non ? Mais moi, je bois plus, bordel. Je te dis, je bois plus !

Jean, arrête de me prendre pour un con.

Je t'ai vu tout à l'heure.

Copilote, c'est pas le bagne, non.

Juste le temps que tu règles tes problèmes.

Et fais pas chier.

Fais pas chier ! Prends-toi en main.

Et tu reprendras la barre.

C'est promis.

Moi, j'adore le travail.

J'adore ça, vraiment. Et je suis quelqu'un d'hyper motivé. Très, très,

très, très motivé.

Et il s'avère que j'adore la viande.

Vraiment. Je sais qu'on parle beaucoup des légumes en tout moment, c'est

important, mais la viande, quoi, c'est pas... Tu fais quoi dans la vie ? Du

théâtre, de la musique, t'es DJ ? Parce que je les connais, les gars comme toi,

alors arrête un peu avec ton flan à la viande, s'il te plaît, je suis pas dupe.

Personne n'a envie de venir travailler ici, t'es pas le seul.

Pour l'instant, j'ai rien pour toi.

Mais ça tourne vite ici, alors si tu me laisses un CV, je peux peut-être sortir

la pile.

T'es payé le SMIC horaire, tu peux caler tes heures si tu fais d'autres trucs à

côté, mais ça sort la frite, ça, je peux rien y faire.

Mais c'est pas grave, c'est même plutôt pas mal, parce que j'aime beaucoup les

frites, donc je pense que ça devrait pas poser

Non. Oui,

je suis très polyvalent.

La polyvalence, c'est comme un mantra chez moi. Moi, je peux tout faire.

Les vis, les clous.

Penser, même peindre. Par contre, j'ai que deux mains.

C'est embêtant. Des fois, je me le dis, parce que ce serait mieux si j'en avais

plus. Je pourrais faire plus de choses.

Attention à tous.

Stop. C'est... Festino de pasta.

Al burro de la papa.

A la cramada et nel fondo.

Signorina. Merci, mon capitaine.

Mais de rien, mon ami.

Au revoir, garçon.

Merci. Salut, tout le monde.

Salut. Salut.

Tu manges avec nous ?

Ouais, ouais, vas-y.

Pourquoi t'es déguisé ? Que je sers du travail.

D'accord.

Oui, avant.

On pourra se déguiser à mon anniversaire ? Bien sûr.

En quoi tu vas te déguiser, toi ? En indienne.

En indienne ? Bah oui.

Ouais, d'accord. Pas de problème.

Et elle revient quand, Nina ? Bah Nina, elle va revenir après son brevet blanc,

là. Parce qu'elle a un peu besoin de se concentrer, tu vois.

Puis semblera un truc. C'est que la mère de Natacha, elle fait mieux à manger que

moi. Enfin, c'est une rumeur.

C'est trop bizarre qu'on n'ait pas avec elle.

Ça s'arrange avec la proprio, alors ? Non, pas du tout.

Elle me répond même plus au téléphone.

Elle m'a mis une main courante à propos d'Airbnb sauvage. Tu vois ? Putain de

procédure hier. Comment ? Oui, pas faux.

Pas faux.

Non, là, je suis en train de me faire aider par l'assistance juridique de la

Mutuelle.

Pour essayer de monter un dossier, mais bon, j'en ai pour deux ans avant que ça

bouge.

Deux ans ? Fais chier, putain ! Romain ! Oui ? Enfin, fais chier, pour qui ? Pour

nous, pour toi ? Pour les deux.

Ça te fait du boulot, toi ? Ben non.

Y'en a pas de boulot.

Je crois qu'y a vraiment, vraiment pas de boulot.

J'ai un petit plan, là, au muséum, grâce à un pote de ma sœur, mais...

Pas sûr.

Sinon, je vends mon corps à la science.

C'est bon, je te reprends.

Alors,

qui te va inviter d'abord à cet anniversaire ? Ehart, Eliane,

Lucille, Alessia, Emilio, Baptiste, Lou,

Morgane...

L'île de la Cité est une île sur la Seine, en plein cœur de Paris.

Elle fait à peu près 22 hectares. Elle recouvre le premier et le quatrième

arrondissement de Paris.

Elle est donc le berceau historique antique de la ville de Paris,

qui s'appelait autrefois l'UITES.

jusqu'au milieu du 20e siècle.

Qu'est-ce que tu fais là ? Tu vas beaucoup trop vite, tu vois bien, c'est

un des endroits les plus dangereux du fleuve, d'accord ? Non, non, mais c'est

un sens unique, t'as pas le droit au trématage, donc tu t'amuses pas à ça.

...était une petite tribu gauloise appelée les Parisiens.

Ok, tu veux t'en cogner combien ? Non, non, et tu me laisses... Vas-y, dégage,

tu me laisses là-bas. Tu me laisses là-bas ! C'est mon bateau, ok, t'as

compris ça ? C'est mon bateau, mon bateau !

Tout va bien.

On va pouvoir reprendre.

On voulait voir si vous suiviez.

Je vais reprendre là, s'il te plaît.

Qu'est-ce que tu fais, tu dors là

? Jean ?

C'est rien du tout, ça. Papa, il a juste pas mis son pyjama.

Mais c'est rien. Allez, allez vous habiller, on n'est pas en avance, t'as d

'accord ? Allez, file, file.

Tu peux... Allez, viens, viens avec moi, viens avec moi, va s'habiller.

Papa, il va très bien.

Ça va, Liz ? Ça va ? Non, parlez pas ! Ça va, chérie.

Travaille bien, hein.

Bonjour, Liz.

Je suis le parrain.

Salut ! Travaillez bien.

Le fait de la suspension prend effet dès aujourd'hui et ce pour une durée de

trois mois.

La réintégration du salarié est opérante au seul motif clair, que la cure entamée

par le salarié soit jugée par la médecine du travail comme concluante.

La mise à pied disciplinaire du salarié l'empêche d'avoir accès à son poste de

travail pendant le temps déterminé.

Durant cette période, conformément à l'article 54 du code du travail, le

salarié n'est pas rémunéré.

D'accord ? Donc aujourd'hui, c'est comme ça qu'on traite un homme qui a toujours

été loyal, fidèle, disponible, honnête.

Parce qu'il a 20 ans de maison, Jean.

20 ans ! Alors il a fait une connerie, d'accord.

Il trébuche.

Et là, au lieu de l'aider, vous vous y mettez à plusieurs pour l'enfoncer.

Non mais franchement, c'est dégueulasse, ça ! Judith, la situation est plus

complexe que ça.

Oui, oui, oui, je sais très bien. Mais moi, là, c'est même pas la déléguée

syndicale qui parle.

C'est la collègue de travail.

La femme même, qui voit un homme se battre tous les jours pour garder sa

dignité, comme pour le bonheur des autres.

Moi, ça fait 8 ans que je le vois, Jean.

8 ans que je le vois se donner sans compter, partir en vacances en novembre,

être là tous les week-ends, pourrir sa vie de famille avec vos horaires à la

con, et toujours garder sa bonne humeur avec tout le monde, et tout ça pour même

pas 2500 balles brutes ? Non mais merde ! Vous vous rendez compte du mal que

vous faites, là ?

Il a trois gosses, Jean ! La précarité, c'est concret, là !

Excusez

-moi.

Sinon, suivant les besoins, tu seras en poste soit dans le musée, soit dans la

ménagerie. D'accord.

De toute façon, gardien, c'est gardien. Que les animaux soient morillons, ça

change pas grand-chose finalement.

Oui, c'est vrai.

Enfin, pour l'instant, tu vas rester là, chez les grands singes.

OK.

T'es un parent de Lionel, c'est ça ? Lionel, oui. Enfin, non, il connaît un

peu ma sœur, oui.

En fait, on veut tenter quelque chose.

Ça va te paraître un peu abruque comme ça, mais... Enfin, voilà, ils ont un

problème de libido.

Non, non, un vrai problème. Il y a un truc chimique qui se passe pas. On sait

pas exactement si c'est physique, psychologique. Enfin, bref, ça veut pas.

Le problème, c'est qu'on a besoin de renouveler l'espèce, tu comprends ?

Partout dans le monde, c'est un problème.

Alors du coup, nous, on s'est dit, si ça se trouve, la présence d'un tiers

regardeur, la climat, quoi, ça peut peut-être provoquer une étincelle.

OK.

T'as un physique, tu peux pas dire le contraire.

C'est déjà un bon point.

Regarde, elle, c'est Théodora.

Lui, c'est Tamu.

T'as vu comme ils te regardent ? Ils te reconnaissent comme un dealer, ça marche

! Tu restes là, tranquille, innocent, moi je vais dégager.

Montre-leur que t'es là pour eux, simplement, tu vois ? Tu bouges pas, moi

je dégage.

Ok ? Détends-toi.

J'y vais.

Là, comme ça, là ? Ouais, ouais, bouge pas.

Attends, mais ils m'énervent avec leur numéro de claquettes à la con, là !

Attends, t'as vu le nombre d'heures qu'on se tape en haute saison ? Avec une

seule pause par jour, un jour, il va y avoir un accident, c'est sûr.

De toute façon, c'est toujours comme ça.

Tant que t'as pas d'accident, y a personne qui bouge. Non mais attends, ça

a rien à voir, là. En l'occurrence, j'ai merdé, j'ai merdé. Mais si, ça a à voir

! Attends, la direction, elle peut pas nous faire la morale si elle est pas

irréprochable, excuse-moi !

Ah, c'est eux, là, les tourtereaux qui s'envoient en l'air ou là-haut, ça ?

Ouais, c'est ma fille et son mec.

Ben,

dis donc, c'est bien, en tout cas, ici.

J'adore.

Tu peux pas rester ? Ben non, c'est pas... Non, non, c'est pas... Ça fait

pas partie de l'ordre des choses.

Y a pas moyen de leur mettre un petit contrat sur la tête, hein ? Un petit

accident de moto dans la jungle, là, et hop, bouffé par les singes, on en parle

plus, hein ?

Mais sérieusement, là, t'es là pour combien de temps, du coup ? Il revient

dans la fin du mois, donc moi, après, je sais pas, je verrai ce que je fais.

Ah ouais, non, mais attends, moi, si tu veux, je t'accueille.

Je te fais de la place, j'ai un grand canapé dans mon salon, c'est jouable.

Non, mais c'est gentil, mais tu vois, moi, j'ai les mioches en ce moment et

tout le bazar, enfin... Ouais, mais attends, aucun problème, on les met avec

les miens et hop !

C'est parti, franchement, ils adorent le camping.

Quand il y a des gens à la maison, c'est la fête.

Ce serait chouette.

Après, je dis ça parce que ça me ferait plaisir.

C'est toi ? Oui.

Pousse-toi, je vais finir.

Bonjour, monsieur. Bonjour.

Je me demandais si vous seriez intéressé par ces chaises de designer.

Elles sont authentiques. Et comme vous pouvez voir, toutes les pièces sont d

'origine.

Rien n'a été touché. Elles sont en bon état.

150.

Merci.

Pardon, elle est à 140.

Merci,

monsieur.

Bonne journée.

Au revoir.

Encore une fois, l'idée n'est pas du tout de vous inquiéter ou de vous blâmer

de quoi que ce soit.

Mais violent, comment ? Il a mis un coup de fourchette à un camarade à la cantine

il y a deux jours.

Ça ne lui ressemble pas.

Mais c'est un incident suffisamment grave pour qu'on en parle.

Je vois bien, dans la cour, il démarre au quart de tour en ce moment.

Et à la moindre contrariété, il se met en colère.

Je ne sais pas, est-ce qu'il se passe quelque chose ? Vous avez noté un

changement ?

On s'est séparés il y a quelques mois, donc évidemment, ça perturbe tout le

monde et puis ça crée des complications matérielles aussi.

Oui. Bien sûr.

Je veux pas être intrusive, mais est-ce que Quentin formule quelque chose ? Est

-ce qu'il vous parle de ses contrariétés ? Quentin, ben... Pas beaucoup, en fait.

On avance un peu comme on peut.

C'est sûr que ce n'est pas l'idéal, mais voilà.

Bon, c'est une idée comme ça.

La psychologue de l'établissement, Mme Chiriot, suggère éventuellement une

intervention extérieure.

Elle propose que peut-être vous preniez rendez-vous avec le CMPP et que quelques

consultations pourraient l'amener à exprimer des choses.

Oui, on sait ça, madame la directrice, mais pour ça, il faut des sous... Non,

non, non, les consultations au CMPP sont gratuites.

Ah.

En parlant d'argent, c'est un détail, mais il apparaît que vous n'avez pas

encore réglé les frais de cantine ce mois-ci. Est-ce que vous voulez qu'on

demande un délai ? Et alors, il semble aussi que vous aviez donné votre accord

pour la classe verte de Lise, mais par contre, le chèque n'est jamais arrivé.

Oui, alors, pour la cantine, Comme je savais que j'avais du retard, j'ai pris

quelques dispositions.

Voilà.

Voilà.

Le comptier.

Et pour la classe verte, du coup, si on pouvait avoir un petit délai de

réflexion supplémentaire, parce qu'on a besoin d'y repenser un peu.

Je vous laisse décider, en parler, et puis revenir vers moi.

Mais tu te fous de ma gueule ?

Tu mens comme tu respires.

Je t'ai pas menti, j'avais du retard. Bon, j'ai payé, ça y est, c'est l

'essentiel, non ? Lise m'a dit que vous squatiez chez Valentine et que c'est un

Victor qui les emmène à l'école.

Et la mère de Natacha m'a appelée. Tu comptais me dire quand Nina n'était pas

avec toi ? C'est quoi ? Je vais te coller un juge au fait, je vais

récupérer les enfants. Si, parce que l'amour, c'est bien joli, tout ça, mais

il faut les élever, ces enfants, non ? Il faut leur donner un cadre, une

maison, des repères. Ça, je sais. D'accord ? Ça, je le sais. Nina, elle

dort pas de la nuit.

Elle se tape des crises d'angoisse pour son brevet.

Tu penses qu'à ta gueule.

Tu noies tout dans l'alcool parce que t'as pas le courage, en fait.

Tu te débiles en permanence, t'affrontes rien.

De toute façon, c'est pas compliqué.

Si dans 15 jours, t'as pas retrouvé une situation stable, je demande la garde

des enfants.

Attends, tu peux pas faire ça, Florence.

Si je tiens, c'est pour eux, d'accord ? Si je les perds, je couds, moi. Mais c

'est des enfants, c'est pas des bouées, putain ! Ce que je te propose, c'est

d'y aller par étapes.

T'as bien un contact, un petit câlin, un petit bonjour, un petit bisou,

après on voit où ça nous mène.

Vas-y.

Allez.

Allez.

Elle est pas mal, elle est un peu poilue, mais c'est pas mal.

Je te gêne ? Tu veux pas que je regarde ? Je peux ne pas regarder, c'est pas un

problème. Mais je pense que la musique, ça peut vous aider.

Tu n'arrives pas à dormir ? Il

faut que j'organise l

'anniversaire de Lise.

Il faut que je trouve de l'argent vite et bien et un toit.

Parce que sinon, leur mère va les reprendre à temps plein et puis moi, je

ne les verrai plus.

Bonjour,

je suis Sylvain Beauport. Ça va vous sembler incroyable ? Et dans quelques

instants, vous allez découvrir cette méthode avec laquelle j'ai moi-même

gagné 657 000 euros depuis janvier 2015.

Si vous êtes à la recherche d'un emploi stable, avec un patron, un salaire fixe

qui tombe tous les mois, cette méthode n'est pas faite pour vous.

Attends, laisse tomber, c'est de l'arnaque. Qu'est-ce que tu fais ? Quoi

? T'es une autre solution, toi ?

Non, je crois pas. Tu veux quoi ? Tu veux qu'on se mette à vendre les meubles

un par un, c'est ça ? Donc un jour, on est à la rue, on est dans la merde, faut

qu'on trouve des choses. Moi, j'y connais rien. Je fais ce que je peux. Je

vais trouver.

Petite réponse.

OK.

J'ai vendu mon corps à la science quand j'étais étudiant, tout ça, pour m

'acheter une platine DVD.

Thibaut, de Valence.

Très con, Thibaut.

J'ai vendu mes cheveux pour pas cher, pour fabriquer des perruques.

Pascal.

Bah, tu vois.

Du coup, on oublie les cheveux.

Garde d'animaux domestiques, chien ou chat ? Chat de préférence.

Nous, on le fait. Franchement, ils pourraient nous filer un petit billet.

Quand ils reviennent, ça se fait. C'est normal, hein ? Non ? Non, mais toi, t'es

de la partie, finalement.

Hein ? Toi, tu gardes des orons autant.

C'est quand même mieux que des chiens et des chats.

Imaginons que tu montes en grade.

Bon.

Là, tu pourrais te mettre à garder des mammouths, des ptérodactyles, n'importe

quoi. Les animaux morts, c'est quand même moins chiant à garder, non ? Oui,

oui.

C'est ça qu'il faut faire, c'est vendre.

Ça se vend, ça se vend, ça se vend, ça se vend.

Ça se vend.

Une nouvelle vente d'encher, un record de défense de défense de l'ITP à Monaco,

OK, avec un total de vente de 425 000 euros pour 810 kilos de défense.

Il s'agit d'un record mondial pour une vente privée. Elle a été achetée par un

chef d'entreprise bourgeois où une gigantesque défense de mammouth est

parfaitement conservée.

Issu du plus gros mammifère terrestre de tous les temps, le mammutus.

Primi genus, les défenses vendues samedi avaient été estimées entre 350 000 et

390 000 euros, en raison de leur qualité exceptionnelle et de leur état de

conservation à 80%. Le kilo vendu en moyenne 500 euros il y a peu se monnaie

désormais autour des 900 euros.

Viens putain ! Attends, mais attends-moi ! Mais viens, fais pas chier ! Attends !

Arrête de flipper ! Putain, mais je comprends pas pourquoi je t'essuie !

On va vous faire sur-localiser ici.

Arrête de faire chier Mouline et éclaire-moi.

Recharge. Attends.

Prends la manivelle.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Mouline.

Très bien.

Parfait.

Le boulon.

Arrête ! Attends ! Attends ! Je suis

bloqué ! Je suis bloqué ! Attends !

Avance un peu ! Allez ! Ça m'écrase !

Attends ! Je m'échappe !

Tu as reçu la photo ? Ah non, non, non, non, désolé, désolé, mais il n'y a qu

'une... Non, désolé, Saké, mais il n'y a qu'une défense.

Le mammouth a gardé l'autre, c'est... C'est OK ? Combien ?

Il dit 20 000, le gars.

20 000, c'est bien. De toute façon, oui, d'accord, vas-y. Attends, tais-toi, tais

-toi, tais-toi.

Tu sais quoi ? OK.

Ok for us. My friend and partner is ok with me.

Ah no, the time?

In the morning?

That can be good in the morning because nobody can see us.

It's 6.30 in Aubert Biguet's door. That's good.

Comment on dit ça ? Bingo ! Putain, mais si ça se trouve, c'est un coup fourré,

tu comprends ça ? Tu les connais même pas, ces mecs, 6h30 du matin, porte d

'Aubervilliers, mais où ? Attends, mais t'as peur de quoi, toi ? Ils vont nous

flinguer au petit matin, ils vont se tirer avec l'ivoire, voilà, je te l

'écris, ça, si tu veux. Parce que moi, t'aurais préféré quoi ? T'aurais préféré

un rendez-vous à 15h à l'Elysée, ou alors midi devant la Tour Eiffel, comme

ça on est sûrs de bien se retrouver, c'est ça ? Faut que tu te détendes, c

'est la banlieue, c'est pas la jungle.

Putain, c'est des bandits.

Des bandits de grand chemin. Ils arrivent des Carpathes. Ils sont armés

jusqu'aux yeux.

D'accord ? Ils ont aucun scrupule.

Non, non, moi j'en ai rien à foutre. On arrête là, on la ramène. Attends,

attends, attends.

20 000 balles.

Tu fais pas chier, d'accord ? T'en as besoin, j'en ai besoin.

Alors on y va, c'est tout.

Moi je suis père de famille, ok ? Je peux pas me permettre d'aller en prison.

Tu peux pas y aller tout seul, toi ? C'est-à-dire en prison ?

En prison, je te dis, tu peux pas y aller tout seul. Tu peux pas appeler un

copain, un jeune, un mec qui a la vie devant lui. Ta sœur, tu me dis, elle est

féroce. Bah, vas-y, va avec ta sœur.

Non, non, moi, je suis vieux. J'ai envie de profiter de mes gosses. J'ai envie de

profiter de la vie.

En plus, demain, c'est ma semaine.

Tu vois, il faut que j'aille à l'école. Je peux pas me permettre que ça se barre

en couilles.

Ciao, Tico.

Ciao.

Très cool.

Ouais, très cool.

Bien sûr, très cool.

Mais franchement, les latinos, t'étais obligé de leur louer ma chambre.

Tu trouves que c'est le moment, là ? Tu vois, ils ont vu la défense.

Ils peuvent nous balancer, ils peuvent témoigner contre nous.

Mais ils parlent même pas français, on s'en fout.

Mais ils parlent pas français, mais ils ont un cerveau. Et alors ? Même un

cerveau en espagnol, c'est un cerveau.

Contrairement à toi, toi, tu parles français, mais t'es complètement con.

Attention, quand tu bouges, ça m'arrache l'épaule.

C'est bon, là ? Ouais, ouais, ça va.

Attention là, on passe là tout de suite.

Ok.

C'est vraiment n'importe quoi ton plan là, comme d'hab.

T'as dit quoi ? Voilà.

T'es idiot, Mendo, il s'est émis seul.

Il n

'y a pas 20 000 ?

8 000.

Non, 8 000, mais 8 000, mais... Je crois qu'on est en train de se faire niquer,

là.

Oui, ben, je sais pas, moi, on a quelqu'un au bout de la défense.

T'es con.

8 000.

T'as d'accord.

Mais 8 000, putain, on vient de se faire baiser de 12 000 balles, là, quand même,

au petit matin, je me sens un peu énervé, j'ai envie de les tuer, mais j

'ai peur.

Je vais essayer un truc.

That's not the deal.

The deal was 20 fucking milles.

Bon, c'est bon. Va pour les bébés.

On dispose.

Merci.

Qu'est-ce qu'il a dit ? Je sais pas, il a dit de rien, je pense.

Bonne journée, au revoir messieurs. Arrête de leur parler, toi ! C'est déjà

dit pour qu'il n'y ait plus de mammouths ? Non.

On reste sur le même chapitre ? Oui, oui.

Merci.

Merci beaucoup.

Merci.

J'adore ce passage.

Franchement, quand je vois ça, j'ai pas envie de partir à la retraite. Je pars

dans 10 jours.

Franchement, ça me marrait bien. Depuis la vidéosurveillance, le métier est

devenu beaucoup plus sympa.

On

dirait

un extrait de Béni. Le truc là...

70, 80.

Où, machin, y a-t-il un flic ? Voilà, c'est ça, dans l'avion.

Si moi, je suis un dingue de cinoche, alors forcément, quand je suis servi

comme ça... Heureusement, moi, j'ai pas envie de partir.

Pourquoi foutre ? Aller à la pêche, faire des voyages avec Morand...

Vite, moi, ça m'angoisse.

Forcément ! Quand on passe des pieds nickelés comme vous, c'est un cadeau du

ciel. Ça arrive trois, quatre fois dans une carrière.

On est content que ça vous ait plu.

Dans votre malheur, vous êtes vernis parce que le musée a décidé de ne pas

porter plainte. Quand on a récupéré la défense, ils ne veulent pas trop brûler

l'affaire.

On a dû planter un gars du muséum qui m'a parlé de la survie de l'espèce.

Grâce à vous, j'avais rien compris, mais il avait l'air content.

Donc, on a mis vos gains sous scellé, vous n'aurez pas de casier, vous avez de

la chance.

La prochaine connerie, là... Oh

putain, tu me sauves la vie.

Salut ! Tiens.

Allez. Bonjour.

Viens, on fonce.

Salut.

Merci Marie. Vas-y, vas-y, vas-y.

Désolé, je suis en retard.

Ils sont plus là ? Comment on n'arrivait pas à vous joindre, j'ai appelé leur

mère.

Florence,

ouvre-moi, putain !

Je sais que vous êtes là, sans déconner.

Florence,

je pouvais pas te prévenir.

C'est la vérité.

Bon.

Putain, mais ouvre-moi, Florence ! Ah,

salut, mon fils. Ça va ? Je veux pas te voir, Jean. Pas maintenant.

Rentre chez toi, s'il te plaît. Laisse-nous tranquille. Les enfants ont

besoin de calme.

Non, mais attends, c'est ma semaine, quand même.

C'est ma semaine, Florence ! Ciao, ciao.

Ciao.

Ciao.

Ciao.

Mais c'est quoi ce bordel, les gars ? Et puis c'est qui ces deux-là, là ? C'est

eux qui dormaient dans ma chambre ? Oui. Ouais.

Il m'a dit ça comme ça, le mec. Je te jure, il se fout de ma gueule.

Et mes chaises IMS ? Putain, mais elles sont où, mes chaises IMS ? Je vais les

retrouver sur le bon coin, c'est ça ? Et mon dressing ?

Il y a quelqu'un qui dort dans mon dressing aussi ? Pourquoi ils sont en

boule par terre mes costards là ? Comment vous avez fait pour ravager mon

appart à ce point là ? Mais c'est un boulot à temps plein de foutre un bordel

pareil, vous avez rien à foutre de vos journées ou quoi ? Et puis toi, enlève

le peignoir de ma femme. T'es ridicule, tu m'énerves. Enlève-le.

Je suis nu en dessous.

Tu l'as mis où ? Pardon ? Quoi ? Le chat de ma gosse, tu l'as mis où ? Jean

-Michel ? Ben il doit être dans la salle de... Non, dans la machine à laver. C

'est parce qu'il arrêtait pas de faire ça. C'est marrant, c'est démarrant.

C'est qui, lui ? C'est John Davis.

Vous êtes des génies, mec.

Franchement, je dirais bien bravo, là. Sauf que là, ici, c'est chez moi, donc

ça me fout un peu les boules.

Attends, Romain, si je peux me permettre... Je vous explique.

On s'attendait pas à ce que vous rentriez si tôt.

En fait.

Sinon, on aurait tout rangé.

Évidemment, vous seriez... Ah d'accord.

Parce qu'en fait, c'est de ma faute. Non, non, non. C'est pas ce qu'on dit du

tout. Moi, ce que je dis, c'est si vous aviez appelé l'aéroport, au moins, on

vous avait prévenu.

Ta gueule. Ta gueule. Ta gueule. Ton parrain, c'est un ouf. Non, toi aussi,

ferme ta gueule.

Tu te fous de qui, putain ? Du coup, moi.

Lui aussi, il se fout de moi.

Ta gueule. C'était prévu qu'on range. Tu fermes ta gueule.

Tu fermes ta gueule.

Ça va bien se passer, hein ? C'est hyper encadré, ces trucs-là.

Hyper réfléchi, il y a eu un accident une fois.

Mais il y a très longtemps, je m'inquiète pas.

Ouais, ouais, merci.

Oh, putain, mais... Arrête, Jean, arrête. Tu me fais flipper.

Arrête.

Vous allez me manquer un peu, vous, là.

Il va y avoir un petit vide dans ma vie.

Je suis désolé pour les gosses.

On aurait pu tous t'accompagner.

Ça aurait fait plaisir à Florence.

On est au chaud, on bouffe gratos.

On vient à l'hôpital, on essaie des médicaments avec les gosses. Parfait.

Tu vas faire quoi ?

J'ai squatté, tu vois. J'ai trouvé un pote ou ma cousine.

Enfin, le temps de trouver un truc décent pour les gosses, t'inquiète.

Tu prends soin de toi, hein ? Ouais.

Ouais ? Je vais pas mourir. Mais non, je vais pas mourir, là.

Tu sais que c'est bien ce que je fais, là.

J'ai pas avancé la chance, là.

C'est beau ce que je fais. Je suis cobaye. C'est pas rien.

Tu vas surtout en profiter pour faire de la musique.

Parce que c'est ton moment, là, mon vieux.

Je sais pas trop.

J'ai travaillé, ça marche pas. Je sais pas si j'ai beaucoup de talent, quoi.

Le talent, bon, je sais pas, mais toi, t'as du cœur.

Mais dans le reste, on s'en fout.

Alors, puis... Voilà.

Ça va aller.

Allez.

C'est toujours sous le contrôle d'un comité d'éthique et de l'Agence

nationale de sécurité du médicament que nous réalisons ces tests.

C'est quoi les risques pour moi ? Parce que j'ai lu dans un article, ça date

maintenant, mais il y a eu des problèmes à Brest ou à Rennes. Je ne sais plus où,

mais il y a eu des problèmes vers la Bretagne. Je n'ai pas envie que ça se

passe ici pour moi.

Il n'y a aucun risque.

Si les analyses vous déclarent aptes, le protocole est très strict.

Selon les études, vous restez chez nous entre 3 à 15 jours pour un dédommagement

allant de 200 à 4 500 euros.

Alors, je te manquais ou pas ? Un peu.

Que un peu ? Oui. Tu m'as manqué passionnément à la folie.

Terriblement. Magnifiquement.

J'ai toujours envie.

Avec ma fille. Et tu t'en vas pas trop loin avec ta vache folle, d'accord ?

Celle qui est sur la langue.

Ouais.

Monsieur, c'est les pompiers, vous m'entendez ? C'est les pompiers, là ?

Oui.

Serrez-moi les mains.

C'est bien.

Ouvrez-moi les yeux.

Ouvrez-moi les yeux.

Ils sont où, mes enfants, monsieur ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Dites-moi.

Ils sont où, mes enfants ? Ils sont avec ma collègue, vos enfants. Vous n

'inquiétez pas. Vous avez trois enfants, c'est ça ? Oui.

Ils sont avec ma collègue.

Dites-moi, qu'est-ce qui s'est passé ? Vous vous en souvenez ? Mais ils sont là

? Ils sont là, mes enfants ? Oui, ils sont avec ma collègue, je viens de vous

dire.

Juste savoir qu'est-ce qui s'est passé.

Rien. C'est que le manège, il a tourné.

Ça a tourné, d'accord. Vous faisiez le manège avec vos enfants ? D'accord.

Est-ce que vous avez bien mangé ce matin ? Vous n'avez pas mangé du tout ? Les

enfants, monsieur.

Les enfants, ils sont là. Je vais les amener. Vous allez les voir. OK ? Ça

marche ? Respirez ça. Tu me prends un coup de tension, s'il te plaît.

Je vais vous poser quelques questions.

Ah, là, maman.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien, j'ai glissé du manège, un truc.

Bon, c'est une connerie. Il y avait même le pompier. Oui, bon.

Mais ça va ? Ouais.

Non, non, mais c'est un coup de fatigue. Rien de... rien de grave.

Bon.

On y va, les enfants ? Allez, salut, mes amours. Salut, ma grande fille.

Salut, mon beau. Salut, papa.

Ton grand garçon. Oh là là ! Mon grand garçon.

A bientôt. Salut, mon homme.

Ouais.

Salut, ma beauté.

Enfin, on va passer.

Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'elle a, la grande, là ? Fais

attention, t'es là. Elle s'inquiète pour son père ou quoi ? Hein ? Mais t

'inquiète pas, mon amour.

Je vais trouver une solution.

Tout va bien se passer.

Mais toi, tu te concentres sur ton brevet.

D'accord ? Ça, c'est important.

Le brevet.

OK ?

Je peux m'occuper de l'anniversaire d'Elise, si tu veux.

Ben non, je vais me débrouiller.

Attends, je suis sur le coup d'un appart à Voltaire.

Donc je ferai la crème ailleurs en même temps que l'anniversaire. T'inquiète.

Tu sais, maman, papa, il a dit qu'à mon ami, on sera tous déguisés.

Il y aura même peut-être un clown.

Victor, il a dit qu'il allait faire des chansons. Tu sais, mon amour, ton papa,

il ferait n'importe quoi pour te faire plaisir. Ça, je le sais.

Mais parfois, n'importe quoi, c'est un peu compliqué.

Moi, je pense que cette année, ton anniversaire, on va le faire chez moi.

Non, mais attends, je vais m'en occuper. C'est bon, j'assure.

Oui, je vais le faire, ton anniversaire.

Oui ? Oui.

Salut, amour de ma vie.

Je t'aime. Je t'aime.

Allez. Salut.

Ça va ? Ouais. Ça va ? Ouais, ça va. T'inquiète.

Salut.

Merci à tous.

...

C'est la première fois que je vous vois ici.

Oui.

Qu'est-ce qui vous amène, Capitaine ? Moi, j'ai toujours...

Adorer danser, enfin, je suis même fasciné par toutes les danses, mais je n

'ai jamais osé passer le pas.

Aujourd'hui, je me suis dit, bon, tu ne vas pas attendre d'être entre quatre

cloches pour apprendre à danser la valse, quand même.

Le tango.

Le tango, oui, le tango.

Qu'est-ce que tu peux faire si ça sent mal ? Rien.

Du riz, des pâtes, du riz, des pâtes, du riz, des pâtes, du fromage en plastique,

des impôts locaux, un abonnement Internet pour me branler de temps en

temps.

Globalement, je rentabilise.

Du riz, des pâtes, du riz, des pâtes.

C'est pour ça qu'ici, je mange pas si mal, moi.

Tu veux jouer au baby ? Non, merci.

Pourquoi ? T'as peur que je te défonce ?

Je vais aller au Japon.

Hein ? Je vais aller au Japon.

Mais juste un aller simple, ça me suffit. Ah ouais ? Mais bon, c'est déjà

600 balles.

Avec l'étude, là, tu peux me payer le billet.

Donc je vais vivre là-bas un peu.

Qu'est-ce que tu vas faire au Japon ? Au Japon, il y a des chamans.

Ça s'appelle les hommes de l'île.

Et quoi ? Les hommes Yoji.

C'est marrant, les hommes Yoji. Non, c'est pas marrant.

C'est des chamels.

Ils peuvent changer le cours naturel, les choses.

Et moi, vu que j'ai envie que ça change, ça se trouve, ils peuvent faire quelque

chose pour moi.

Bien joué.

Bien dormi ?

Le

grand amour de ma vie.

On a partagé 40 ans ensemble.

Si j'avais su que je l'aimais autant, je l'aurais aimé davantage.

Il ne faut jamais déférer aucune joie.

Jamais.

Ça va, t'as pas trop d'effets secondaires, j'ai l'impression.

Non.

La nuit dernière, deux, trois trucs.

Honnêtement, ça va.

Je l'ai écouté, bof.

C'est moumou, les paroles sont momoles. C'est pas assez punk, ça manque de

chien.

Ça peut venir, mais faut t'y mettre, mon vieux, là.

T'as des trucs à raconter ou pas ? Ouais.

Quoi ? C'est ça, la question.

C'est la seule question.

Cette fille te kiffe, mon vieux.

Mais cette fille est folle, surtout.

Tu le sens, tu vois qu'elle a un truc qui tourne pas rond. Et puis

franchement, apparemment, elle a des gouttes chiottes.

Alors... Non, non. Non, mais attends, je vais te dire un truc. Non seulement elle

te kiffe...

Mais moi, je vois aussi que tu la kiffes, toi.

Moi ? Moi, je la kiffe. J'ai du kiff. Non, non, non.

Mais pas du tout.

Mais à vous, enfin. Non, non, désolé. J'aimerais bien me faire plaisir, mais

non, désolé.

Je ne sais même pas comment faire. Ça fait 100 ans que je n'ai pas fait l

'amour.

Tu vois.

Il ne faut différer aucune joie.

Toi, t'as trouvé un endroit où vivre ou pas ? Pas vraiment.

Élise, c'est ton anniversaire, alors tu vas le faire où ? Écoute, j'ai pas

vraiment le choix, je crois qu'on va le faire dans la bagnole.

Dans ma bagnole.

Alors, monsieur Platz.

Bonjour.

Bonjour, ça va ? On y est ? Ça y est ? C'est la bonne, cette fois ?

Bon,

c'est pas très compliqué, vous savez.

Nous, on va vous accompagner, on va vous soutenir, mais la décision, c'est à vous

de la prendre.

À l'âge que vous avez, la machine, elle va pas tenir éternellement.

Je sais.

Vous êtes dépendant.

Et puis vous n'êtes pas plus malin que les autres.

Vous avez une femme, vous avez des enfants.

Des enfants, oui.

Mais, enfin... Ben oui, mais faites ça pour eux.

C'est une fille que j'aime bien et je crois que c'est réciproque.

Et comme en plus je pense que c'est la dernière fois qu'une chic fille s

'intéresse à moi, alors moi je suis motivé.

Ah, pas du tout, du tout.

Quoi ? Quoi ? Des aliens dans le bide.

Une portée d'aliens dans le bide.

Putain, j'arrive même pas à vomir, quoi. Je suis incapable.

Je suis incapable.

Prends ton doigt, mets-le au fond de la gorge, ça va partir.

Je veux pas que tu me regardes, je veux pas que tu me vois comme ça. Fanny, c

'est pour ton bien que je dis ça, d'accord ? C'est juste, c'est... Si tu

vomis, ça passera, c'est une molécule qui est pas passée. Alors vas-y, vas-y,

vomis. Comme ça, moi, après, ça me donnera des belles choses à raconter

aussi.

Oui ! Voilà ! Voilà ! Voilà ! En même temps, c'est bien, c'est comme ça.

Si on commence comme ça, il nous restera que des belles choses à vivre.

Et moi, comment on joue au

baby ? Hein ? T'avais envie de m'embrasser ? Pas du tout.

Si, si, j'ai remarqué.

Bah non.

Si. Non, non, mais non, pas du tout.

Non, pourquoi tu dis ça, là ? Comme ça.

Comme ça ?

Alors, aux babilles, pas du tout.

Vraiment pas.

Ok, écoute, moi je suis hypersensible en amour et j'ai peur que si on va plus

loin, après je vais être anxieux. Ouais, c'est oui.

Hein ? C'est oui.

Comment ça ? Pour m'embrasser, pour baiser avec moi, tout ça, quoi.

Je sais pas.

Tiens, viens, viens.

Ça va ?

C'est un taudis, cette bagnole.

Je suis dégueulasse.

T'habites là-dedans, quoi.

Bah oui, un jour sur deux, ça m'arrive d'habiter là-dedans. Mais je vais dire

un truc, on s'y fait.

On se fait à tout.

On se fait à tout, c'est quand même le drame du monde moderne.

Mon père est blindé, il est diplomate, puis il est jamais là. Alors du coup,

moi, je traîne toute seule 10 mois par an dans cet appart.

T'as plus la vieille fille ? Franchement, ça m'angoisse.

Tout le quartier est pourri, il n'y a que des vieilles blondes peroxydées, des

russes en goguette et des héritiers qui puent la fin de race.

Ou alors des mecs qui seraient prêts à buter leur mère pour garder leurs

privilèges. T'as jamais pensé à louer un Airbnb ton appart ? Parce que moi je

connais des gens que ça intéresse.

Si vous voulez vous pouvez rester là.

De toute façon je vais filer au Japon.

Il y a quelqu'un qui veut du thé ? Moi je suis pas contre un petit thé si c'est

possible.

Ben ouais.

Stéphanie elle veut que les choses changent.

Du coup, elle part au Japon parce qu'il y a des mecs là-bas qui parlent aux

planètes et puis qu'ils les réalignent, tu vois.

Comme ça, ça change le cours des choses, quoi, tu vois. Ouais.

Toi non plus, ça te dit rien, les homyojis ? Non.

C'est vrai, j'en ai jamais entendu parler.

Homyojis ? Vraiment ? Ouais. Attends, mais tu sais que ces gars-là, c'est des

tueurs en magie, hein.

C'est des sorciers, quoi, c'est ça ? Des vrais sorciers.

Ouais, ils changent le cours naturel des choses.

Voilà. Enfin, ils influent sur le présent, quoi.

D'accord, mais excuse-moi, t'entends quoi par le cours naturel des choses ?

Je... Bah, c'est l'alignement des planètes.

C'est pas génial, ça ? Hein ?

Écoute, viens.

Cette fille, faut pas la laisser partir, d'accord ? OK ? Qu'est-ce que t'as de

mieux à faire que de l'aimer ? Je sais pas.

Rien ? Non, franchement.

Rien.

Alors tu vas faire un gros chemin de ton destin pour éviter qu'elle s'en aille

sans toi.

D'accord ? Parce que cette fille, elle va t'inspirer. Plus que personne.

Tu seras bon à un point que t'imagines même pas.

Dis donc, Fanny, je me demandais, pour les toilettes, est-ce qu'il faut un GPS

ou est-ce que je fuis les moulures ? Non, non, c'est au fond du couloir à

gauche, après la bibliothèque.

OK.

Je vais trouver.

M'attendez pas.

Merci, merci, merci, merci.

Par exemple, si les choses changent ici, peut-être rester un peu plus longtemps.

Je veux dire par là que peut-être que les planètes vont s'aligner toutes

seules.

Comme on dit souvent, Paris, Tokyo, c'est la même planète.

Et peut-être que t'as pas besoin d'être sur place.

Putain, mais racote, là, Jérôme ! Ramène le cul !

Putain...

Tu m'attires pas dessus, là.

Je suis accosté, quoi.

Sans déconner.

Tiens Jean, raconte un fait nécessaire.

Ah non, je ne t'ai pas vu, je ne t'ai rien dit.

Cette conversation n'a jamais eu lieu.

Ok ? Ok.

Dis-moi, toi tu sentais ça va ? Ça fait bien

non ? Ouais.

Ah ! Bien vérifié.

Je me reprends des rondelles le 22.

Merci.

C'est Jérôme qui tiendra la barre, hein ? Très bien. Non, mais il est très bien,

Jérôme. En plus, il a très bonne allure.

Pas de problème.

Tu peux m'écouter deux secondes ? Non ! Mais quoi, faut que je te coure après ?

Hein ?

Je suis vieux, d'accord.

Je suis alcoolique.

Je suis un peu malade.

Mais je me soigne.

En plus, je suis moche.

Et j'ai trois enfants qui sont pas prêts d'aller en fac.

Ok ? Franchement, j'ai l'impression que sur le marché, tu pourrais trouver

vraiment mieux rapport...

Qui a été pris quoi ?

Non mais ça pue d'alcool ça ! Non mais, attends, genre une bûche de Noël au

Grand Marnier ? Oui mais ça va, c'est avec ça dans le congélo, qu'est-ce qu

'ils s'en foutent les gosses, tu sais, c'est frais, c'est jeune... Non mais ça

va.

Ah non, alors par contre, tu ne fais plus jamais ça.

Quoi ? Ça ? Qui a fait ça ? Moi.

Ma princesse, ma princesse de cœur, laissez-moi vous présenter ce soir un

type qui est à la fois dresseur d'or en autant, mais aussi un grand chanteur. J

'ai nommé Victor Blanchot.

Quentin, vas-y. Au revoir.

Première fois que je la joue en public, je vous demande d'être indulgents, s'il

vous plaît.

... ... ...

...

Sous-titrage

MFP.

Sous-titrage ST'

501

... ... ...

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