All language subtitles for Abismo_de_Pasion_-_Episode_94_-_Novelas_Complète_en_Francais(720p)

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Original subtitles

Je veux vivre en paix ! Elisa, je suis sûr qu'ensemble, on arrivera à trouver

une solution.

Non, laisse-moi tranquille ! Il faut que tu comprennes que tout est terminé entre

nous. Parce que cette fois, l'obstacle n'est pas ton enfant, ni ta mère, mais c

'est moi ! Au revoir, Damien.

J'espère que tu seras heureux.

Mon fils.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Ça a été rapide. Il n'y avait pas grand-chose à

dire. Et quant à vous, madame, vous pouvez être rassurée parce que Damien a

enfin compris que sa place n'est pas à mes côtés. Je suis très heureuse pour

lui.

Salut, Gael.

Salut.

Le père loupé est là ? Non, il n'est pas encore rentré.

Tant mieux.

Gael, je suis venue te voir parce que... Bon, je crois qu'il faut qu'on parle de

ce qui s'est passé entre nous, non ? Oui, oui, je suis d'accord. Et... Et

crois-moi, je me sens très mal par rapport à ça.

Donc tu regrettes, c'est ça ? Non, non, non, on n'interprète pas mal, non, non.

C'est à cause de ce qu'a dit ta grand-mère.

Elle a dit que tous les deux on prenait du bon temps à... à faire ce qu'on était

en train de faire.

Pendant qu'Elisa était au plus mal à cause de la mort de son père.

Moi aussi je me sens très mal.

Mais on ne pouvait pas non plus deviner ce qui se passait, on n'en savait rien.

Mais c'était aussi très embarrassant de se faire surprendre par ta grand-mère

dans ces conditions, pas vrai ?

Ben oui.

Elle t'a dit quelque chose ? Non.

Elle ne veut même pas me parler.

Et ça, pour moi, c'est encore pire que tout.

Je suis vraiment désolé de t'avoir créé des problèmes.

Non, non, non, non, non, non, Gaël.

Tu n'as rien créé du tout.

Moi aussi, je suis responsable de tout ce qui s'est passé.

Mais ça m'énerve.

Ça m'énerve qu'un moment qui aurait dû être important pour nous ait été gâché

par tout ce qui s'est passé ce soir-là.

Gael... Gael, qu'est-ce qui va se passer entre toi et moi ? Je ne sais pas.

Je vois.

Je ne veux pas que tu te sentes obligée de continuer avec moi.

Je veux juste que tu y réfléchisses.

Et une fois que tu seras décidée, eh bien, viens me voir.

Que se passe-t-il, mon enfant ? Que se passe-t-il, Elisa ? Je croyais que tu

voulais partir avec Damien ce soir, et je te trouve là en train de pleurer, ma

belle.

Je ne pars plus.

Et encore moins avec Damien.

Écoute, si c'est à cause de moi, Elisa, que tu as changé d'avis, je ne suis pas

d'accord.

Ma chérie, tu seras beaucoup mieux loin de tous les fantômes de cette maison. Et

surtout loin de ta monstrueuse tante Carmina.

Peut-être.

Mais je ne pars pas maintenant.

Pas avec Damien.

Mais pourquoi ? Nous avons encore en plus...

Mais cette fois-ci, c'est définitif.

Pourquoi ? Parce que Florencia attend un bébé de

Damien !

Je

ne savais pas que tu étais déjà rentré.

Oui, je suis rentré tout à l'heure.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Tu as le regard le plus triste que j'ai jamais vu de ma vie. Qu'est-ce qui se

passe, mon amour ? Rien.

Je n'ai rien du tout.

Tu vas voir que dans quelques secondes, je vais te redonner le sourire.

J'ai une bonne nouvelle. Et je suis certaine qu'elle va te remplir de joie.

Alors, c'est quoi cette nouvelle ? Mon amour, je suis enceinte.

On va devenir parents.

J'étais loin de me douter que tu étais là, Gabino.

Je sais, madame, mais je vous attendais parce qu'il faut que je vous parle de

toute urgence.

Je suis allée à l'hôpital rendre visite à Antonia.

Elle m'a dit que son mari était au courant de la liaison qu'elle a eue avec

toi.

À ce que je vois, Brolio n'a pas attendu pour te refaire le portrait.

Si vous avez peur que Brolio ait découvert que c'est vous qui m'avez

demandé de garder le secret, ne vous inquiétez pas.

Évidemment, je n'ai rien dit.

Alors, qu'est-ce qui était aussi urgent et qui ne pouvait pas attendre jusqu'à

demain ?

C'est un peu délicat, madame.

De quoi s'agit-il ? Des terrains que j'allais racheter à Augusto Castagnon.

Je crois qu'on va avoir un gros problème dans ce dossier.

Pourquoi ? Eh bien parce que je lui ai donné l'avance qu'il m'a demandé, 50%.

Mais bon, maintenant qu'il est mort, comment je vais la récupérer ? Je n'ose

pas imaginer, Gabino, que tu es en train d'essayer de tirer profit de la

situation. Qu'est-ce que vous croyez, madame ? Je n'oserais pas.

Regardez, j'ai le contrat de vente avec moi.

Augusto l'avait déjà signé.

Hein ? Je suis vraiment désolé, madame, mais... Je crois que vous allez dire au

revoir à l'argent que vous lui avez donné.

Je ne sais pas du tout comment tu vas faire.

Mais soit tu me ramènes l'argent que je t'ai donné, soit tu me décroches au silo

à bientôt.

C'est clair ? Oui, madame.

C'était tout, voilà.

Excusez-moi. Attends, attends, attends.

Oui, madame ? Puisque tu es là, j'ai besoin que tu mènes une petite enquête.

J'ai entendu dire que la veuve de M. Beltrame a mis son ancienne là en vente.

Je veux que tu découvres si c'est vrai ou pas.

Pourquoi ? Vous êtes intéressée ? En effet, je veux la racheter.

Ça risque d'être un peu difficile, madame, parce que... d'après ce que je

sais, la veuve l'a déjà vendue.

Prends contact avec elle et empêche la vente.

Au moins jusqu'à ce que je puisse faire une offre à cette femme.

Je t'assure qu'elle ne pourra pas la refuser.

Tu peux disposer maintenant.

Mon amour, mon amour, mais tu pleures.

Je ne pensais pas que cette nouvelle te ferait pleurer de bonheur.

Ça fait combien de temps que tu es au courant ? Je l'ai appris juste cet après

-midi. Je suis allée à Merida très tôt ce matin pour faire une prise de sang et

je leur ai demandé de m'envoyer les résultats.

Ta mère était avec moi et c'est elle qui les a gardés.

Si je te dis ça, mon amour, c'est parce que je suppose que tu as envie de les

voir pour être bien sûr. Tu croyais que j'aurais des doutes parce que tu as déjà

simulé... Une grossesse ? C'était une erreur. Et je te jure que ça ne se

reproduira pas.

Cette fois, je ne pense pas que tu mentes.

Tu sais parfaitement qu'un mensonge de cet ordre-là ne peut pas durer très

longtemps.

Maintenant, je ne sais plus vraiment si tu pleurais réellement de bonheur ou...

ou parce qu'il y a quelque chose d'autre.

Ton regard est tout aussi triste que tout à l'heure.

Et je ne comprends pas pourquoi.

Il se passe quelque chose que je ne sais pas.

Non.

Rien... Rien de très important.

Alors dans ce cas, essaie de sourire un peu, tu veux ? Tu vas avoir un enfant,

mon amour.

Nous allons avoir un enfant.

Je suis très contente que tu aies enfin réussi à sortir de ta chambre.

Elisa, je suis désolée que tes projets avec Damien soient encore tombés à l

'eau.

Vous avez tellement essayé d'être ensemble depuis que vous êtes gosses.

Je ne pense pas que tu sois désolée.

Au contraire, ma souffrance...

Doit certainement te faire plaisir.

Non, non, non, attends.

Qu'est-ce que tu veux ? Elisa, je sais.

Je sais qu'on est deux personnes extrêmement différentes, toi et moi.

Et qu'on a eu tous les problèmes possibles.

Mais... Je crois... Je crois qu'on devrait faire un effort.

Pourrait-on essayer de bien s'entendre malgré tout ?

Nous n'avons plus personne.

La seule chose qui nous reste, c'est la famille que nous formons, toi et moi.

Je ne le crois pas.

J'espère.

J'espère qu'on arrivera à faire un effort.

Bonne nuit.

Bon, il est encore tôt, mais... Je préfère aller dormir maintenant, je suis

fatiguée.

Va te reposer, toi aussi.

Bonne nuit, ma tante.

Madame Beltrán ? Gamilo Mendoza, chère madame, comment allez-vous ? Très bien,

merci.

Écoutez, bon, je sais que je vous dérange, je sais, je sais qu'on a

convenu de signer dans quelques jours, mais je voulais savoir si c'était

possible de le faire, de le faire demain matin, plutôt.

Oh, qu'est-ce que vous croyez, chère madame, je m'occupe de tout.

Ne vous inquiétez pas, le notaire sera là à la première heure demain matin.

Oui, chère madame.

Évidemment que j'ai le sec.

Il ne manquerait plus que je ne l'ai pas.

Hein ? Donc on se dit demain matin, alors. Je viendrai très tôt.

Je vous souhaite une très bonne nuit.

Bonne nuit.

Bop.

Oui, tu as raison, Dolores. On dirait que le verrou est cassé. Mais qu'est-ce

qui s'est passé ? Je ne sais pas. On dirait... On dirait qu'il a été forcé.

Oh, mon Dieu.

Il va falloir qu'on le répare, alors regarde, la porte ne ferme pas bien.

Oui, bien sûr, évidemment, Dolorès. Je vais la réparer demain matin avant d

'aller au travail.

Devine quoi ? Ma petite Elisa, elle n'est pas partie finalement.

Dolorès ? Je suppose que ça veut dire que...

qu'on va devoir rester ici, nous... Nous aussi, c'est ça ? Oui, Horatio.

Je ne peux pas laisser la petite toute seule.

Oui, je sais.

Dolores, je suis désolé pour ce qui est arrivé à M. Augusto. Je sais que tu l

'appréciais beaucoup.

Oui.

Évidemment, comment pouvais-je ne pas l'apprécier après avoir travaillé pour

lui pendant toutes ces années ? M.

Augusto avait peut-être beaucoup de défauts, mais...

C'était mon patron et... Et d'une certaine manière, il m'a toujours

respectée et il m'appréciait beaucoup.

J'ai vraiment de la peine.

Pour Mademoiselle Elisa... Elle doit être inconsolable, pas vrai ? Oui.

Inconsolable, tu peux le dire, Horatio.

Qui sait ce que va devenir ma petite chérie parce que... Je me sens

totalement impuissante.

Je ne sais pas comment lui remonter le moral. Non, Dolores, Dolores.

Dolores, ne dis pas ça, s'il te plaît. Tu... Tu as toujours su

quoi faire pour l'aider.

Je ne sais pas, Horatio.

Je te jure que j'essaie d'être forte pour pouvoir l'aider, mais... Mais je

sens que je n'y arriverai pas. Non, Dolores. Le problème...

C'est que moi aussi, je suis anéantie.

Mais non, mais non, mais non.

Mais Dolorès, je m'occupe de toi.

Bonsoir, mon père.

Mon enfant.

Comme je suis content de te voir ici. Je t'en prie, entre.

Assieds-toi, mon enfant.

Je suis venue vous demander si vous pourriez dire une messe en l'honneur de

mon père.

Bien sûr que oui.

Est-ce que 8h demain matin, ça pourrait te convenir ? Parfait, oui, quelle que

soit l'heure, ça me convient.

Je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de monde de toute façon, donc ce n'est pas

grave. Non, mon enfant, les gens qui doivent être là seront là, c'est tout.

Justement, aujourd'hui, Damien m'a demandé s'il allait y avoir une messe ou

des prières pour ton papa.

Il faut qu'on lui dise.

Je ne préfère pas qu'on lui dise.

Pourquoi pas ? Parce que moi, je le vois plus, c'est facile pour moi de l

'oublier. Elisa, pourquoi persistes-tu à te priver de la

possibilité d'être heureuse avec lui ? Je ne me prive de rien.

C'est... la situation, le... le destin...

Peu importe comment on l'appelle.

Mon enfant, je crois que tu te laisses emporter par le chagrin, le

chagrin que tu ressens en ce moment.

Non, mon père.

Je ne peux pas être avec Damian.

Parce que sinon, on devrait vivre avec un trop gros fardeau.

Et ça, je ne pourrais pas.

Mais je crois que tu as besoin d'un homme, justement comme Damian.

Un homme qui t'aime, qui prenne soin de toi et qui te protège.

Oui.

Oui.

Mais je suis maintenant convaincue que cet homme n'est pas Damian Arengo.

Moi, je suis une femme.

Et il faut que j'apprenne à me débrouiller toute seule.

N'est-ce pas ? La foi.

Garde foi en Dieu, notre Seigneur.

Il t'aidera à t'en sortir.

Tu verras.

Et bien sûr, on se voit demain, à 8h.

Merci beaucoup, mon père.

On se voit demain, excusez-moi.

Vas-y, Elisa.

Que Dieu te bénisse.

Salut, Gaël.

Salut ! Entre, je t'en prie.

Merci.

Qu'est-ce que tu fais là ? Je peux t'aider ? Je suis venue demander au Père

Loupé de dire une messe pour mon père.

Elisa, je veux que tu saches que je vais bien m'occuper de son cielot à bientôt.

Et que tu n'auras pas à t'inquiéter pour ça.

Merci beaucoup, Gaël.

Il avait l'intention de vendre ses terres.

C'est ce que tu vas faire ? Non.

S'il a voulu le faire, c'était pour rembourser ma dette auprès d'Alfonsina.

Mais la vérité, c'est que ça n'a plus d'importance. Elle peut tout garder, ma

serre, si elle veut tout.

La dernière chose que je veux, c'est me disputer avec elle.

Ne te laisse pas abattre, ma belle.

Écoute, on va voir ce qu'on peut faire pour sauver ces terres, mais je peux te

promettre qu'on y arrivera.

Tu sais que tu peux compter sur moi si tu veux quelque chose ou si tu as besoin

de quoi que ce soit.

Toi aussi.

Mon père avait une totale confiance en toi.

Et moi aussi.

Chaque jour, je devrais remercier Dieu notre Seigneur d'avoir un ami comme toi,

Gaël.

Un ami.

Ma chérie, qu'est-ce que tu fais là toute seule ? Oh, j'attends Paolo.

Ça ne lui ressemble pas d'arriver aussi en retard.

Bon, je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire, mais ton père est venu me

parler l'autre jour.

Et il m'a expliqué qu'il n'approuvait pas du tout ta relation avec Paolo.

Je crois que c'est ton frère qui a dû lui en toucher un mot. Oh maman, j'en ai

vraiment marre qu'Enrique se mêle sans cesse de ma vie. Le fait qu'il soit mon

frère ne lui donne pas le droit de faire ça. Eh bien, tu dois comprendre que si

Enrique fait ça, c'est parce qu'il s'inquiète pour toi. Mon Dieu, il ne

manquerait plus que tu prennes sa défense maintenant.

Mais non, bien sûr que non.

Mais je pense que tu devrais quand même te méfier un peu de Paolo.

Oh maman, mais... Souviens-toi qu'il vient d'Europe et qu'il a l'habitude de

fréquenter un autre type de jeune femme. Tu sais, Paolo est un homme très bien.

Il me traite avec beaucoup de respect.

Oui, je n'en doute pas.

Mais quand même, tu ferais mieux de prendre tes précautions, ma fille.

Au moins pour faire plaisir à ton père et à ton frère.

Je n'ai aucune raison de leur faire plaisir.

Et très bientôt, vous allez tous vous rendre compte que Paolo me traite avec

respect et que c'est un homme très bien.

Bien.

Alors, je suis soulagée.

Parce que s'il y a une chose que je ne pourrai jamais te pardonner, c'est que

tu tombes enceinte.

Bonsoir, je suis venu te consoler.

Qu'est-ce que tu fabriques ici ? Non mais qu'est-ce que tu fabriques ici ?

Comment es-tu entré ? Bien, de deux choses l'une.

Ou bien la porte du bas était ouverte, ou bien le verrou était cassé parce que

j'ai pu entrer très facilement. Peu importe comment tu es entré, je veux que

tu sortes ici.

Non, non, je n'arrive pas à croire que tu sois aussi ingrate.

Je suis venu te présenter mes condoléances et...

Et te donner un peu de réconfort aussi, bien sûr. Je pense même pas.

Sors d'ici ! Sors d'ici ! Sors d'ici ! Oups.

Je repasse avec votre voix, alors.

Hein ? Excuse-moi.

Franchement, tu me dégoûtes ! Elisa, non ! Tu te trompes, s'il te plaît.

Pour l'amour du ciel, les faits sont contre toi encore une fois.

Je t'en prie. C'est vraiment scandaleux que tu montres aussi peu de respect pour

mon père.

Et ce que je trouve encore plus scandaleux, c'est que tu aies fait

entrer Paolo dans ta chambre alors que tu as enterré ton mari.

Il n'y a même pas 24 heures.

Je ne l'ai pas fait entrer. Je n'ai fait entrer personne ici.

Arrête pour l'amour du ciel. N'essaie pas de me sortir des prétextes ou des

excuses ou d'inventer des choses parce que je ne crois plus à un seul mot qui

sort de ta bouche.

Surtout... Quand je te vois habillée de cette manière... Elisa, je te jure, je

te dis la vérité, je t'en prie.

J'étais en train de dormir, j'étais en train de dormir, et puis je me suis

réveillée, et Paolo était là, s'il te plaît, je t'en supplie. Je lui ai

demandé, je lui ai demandé de sortir de ma chambre. Ah bon ? Et comment il a

réussi à entrer ? Je ne sais pas, je ne sais pas, j'en ai pas la moindre idée.

Il a dit que le verrou de la porte était cassé. Il faut qu'on aille vérifier ça.

Que se passe-t-il, mon fils ? Tu te sens mal ? Non.

Le problème, c'est que mon père n'est pas venu me voir de toute la journée.

Non, ce n'est pas vrai, mon chéri.

Ton père était là dans l'après-midi et il m'a dit qu'il était passé te voir.

Je ne parle pas de ton... de ton mari, Brolio.

Je te parle de mon papa, de Gabino.

Arrête de dire ça.

C'est à cause des choses que tu dis que ton père va nous quitter.

Si tu veux mon avis, c'est une très bonne chose.

Ah, mon chéri.

Si tu savais à quel point ton père t'aime.

Parce que Brolio est ton père.

C'est lui l'homme qui t'a aimé dès la seconde où il t'a tenu dans ses bras.

C'est lui qui a passé toutes ces nuits éveillé à te soigner quand tu étais

malade. C'est lui qui a tout sacrifié pour que tu grandisses et tu deviennes

un homme bien.

Tu ne sais pas à quel point tu es dans l'erreur en admirant un bon à rien comme

Gabino Mendoza.

Et en rejetant ton unique père, Brolio.

Attends, attends une minute. Le seul père que j'ai, c'est Gabino.

Ne rejette pas la faute sur moi si ton mari nous quitte.

La seule responsable de tout ça, c'est toi, parce que tu nous as menti

pendant... Pendant tout ce temps.

Écoute, mon fils.

Je sais que j'ai commis beaucoup d'erreurs, mais je te jure que jamais je

ne pourrai... Arrête de jurer, je te crois plus.

Écoute ce que je vais te dire.

Dès que je sortirai d'ici, je vais aller vivre avec mon père.

Avec Gabino.

Mon vrai père.

Je suis persuadé qu'il ne va pas me rejeter.

Gabino ne s'est jamais fait de soucis pour toi.

Cet homme ne s'est jamais fait de soucis pour moi et pour toi non plus.

Absolument personne ne l'intéresse à part lui-même.

Ingrid ? Ingrid ?

Viens par ici, ma belle.

Écoute, Gabino, je suis allée au village tout à l'heure pour acheter des trucs.

Et tu sais qui vient de mourir ? Augusto Castagnon ? Tu avais l'intention de me l

'annoncer quand, hein ? Bah, ma chérie, le problème, c'est que tu m'as fait un

caprice. Tu me parles plus depuis hier soir.

Depuis que Brolio est venu se plaindre, t'es comme ça. Non, il est pas venu se

plaindre, non.

Il est venu te flanquer une raclée.

En plus, tu la mérites. Pourquoi tu la fermes pas, hein ? En plus, j'ai rien à

voir avec ce sale gamin, tu le sais bien.

Gabino, je t'en prie, tout le monde dans le village sait que tu as eu des gamins

un peu partout, figure-toi. Mais c'est pas de nier.

Qu'est-ce que je peux faire contre les rumeurs ? En plus, personne ne m'a

jamais apporté de preuves.

Par conséquent, je ne crois personne.

Tu devrais être contente et fière d'avoir accompli ta vengeance.

Augusto Castagnon s'est donné la mort.

Tout comme ta fille, ma belle.

Comment ? C'est comme ça qu'il est mort ? Il s'est suicidé en se tirant une

balle.

Ça me remplit de joie.

Moi aussi.

Parce que j'ai fait la meilleure transaction de ma vie.

Je viens de me faire du fric facilement.

Et comment ? Quoi ? Mais dis-moi ! Petite curieuse, tu veux savoir ?

Je dois encore régler quelques détails, mais on peut dire que c'est un coup

parfait. Un vrai coup parfait.

Alors si on sortait un peu pour aller fêter ça et qu'on allait ensemble dîner

quelque part.

D'accord, sortons dîner. Mais tu n'as pas peur que ta patronne nous voit

ensemble ? Tu sais bien que j'ai peur de rien.

En plus, ma patronne ne sort pas tous les jours. Elle n'est pas du genre à se

promener.

Allez, on y va.

Allez, allez, allez.

Va dans la chambre et fais-toi belle.

Allez.

Tu es contente maintenant ? Tu as vu toi-même que le verrou est cassé ?

Comment tu sais que Paolo ne l'a pas forcé ? Ce serait encore mieux.

Mais voyons, ce serait la preuve que je ne l'ai jamais invité dans ma chambre.

Je ne suis toujours pas convaincue. Écoute, Elisa, tu peux me critiquer

autant que tu veux, mais je n'oserai jamais ramener ni Paolo, ni aucun autre

homme dans cette maison.

Non, le fait est qu'il était dans ta chambre, Carmela. Et alors ? Tu crois

vraiment que j'ai envie de quoi, hein ? Tu crois que j'ai envie de faire ce

genre de choses après ce qui vient de se passer, avec toute la souffrance qu'on

endure depuis la mort de ton père ? Peu importe les problèmes qu'on avait.

Augusto et moi, on s'aimait vraiment.

Et surtout, je le respectais.

Tu sais quoi ? Stop.

Je n'ai plus envie de me disputer avec toi.

Je ne suis pas du tout d'humeur pour ça aujourd'hui.

Moi non plus, je n'ai plus envie de me disputer.

Je pensais vraiment à ce que je t'ai dit aujourd'hui.

Il faut qu'on se serre les coudes.

Et qu'on soit unis.

Elisa, on est toutes seules.

Maintenant, il faut qu'on s'entraide, s'il te plaît. Ne compte pas sur mon

soutien pour que tu continues de laisser entrer les gens chez moi comme si c

'était un hôtel. Si je te dis ça, Elisa, c'est à cause de ce qui vient de se

passer avec Paolo.

Alors, je ne sais pas ce que tu en penses, mais demain à la première heure,

on peut demander à Horacio de réparer le verrou.

Tu es d'accord ?

Bonsoir, grand-mère.

Grand-mère, arrête d'être comme ça avec moi, s'il te plaît.

Ou quoi ? Tu vas te comporter comme ça avec moi jusqu'à la fin de mes jours, c

'est ça ? Tu sais quoi, grand-mère ?

Je n'ai honte de rien.

Parce que si je l'ai fait, c'était par amour.

Ta mère aussi s'est donnée entièrement à un homme. Elle aussi soi-disant par

amour. Et tu sais comment ça s'est terminé ? Ne compare pas Gaël à mon

père. Pour moi, ils sont exactement pareils.

Ou bien quoi ? Il t'a dit qu'il avait l'intention de t'épouser ? Non.

Et il n'aura pas à le faire.

Je ne suis pas le genre de femme qui demande à un homme de s'engager de cette

façon. Laisse-moi juste te dire une chose, Paloma.

Je ne veux plus jamais revoir Gaël dans les parages.

Tu m'as entendu ? Ne t'inquiète pas pour ça.

Ne t'approche pas de ma petite fille !

Relax. J'étais juste un peu curieux.

Je m'en vais.

Tu as détruit la vie de ma fille.

Remedios est morte à cause de toi.

Et je ne te laisserai pas détruire aussi la vie de Paloma.

Paloma ? C'est comme ça qu'elle l'a appelée ? C'est moi qui ai choisi.

Remedios n'a pas eu le temps de le faire.

Je veux que tu prennes tes distances avec ma petite fille.

Je ne veux pas que tu fasses partie de sa vie.

Je ne veux pas que ton âme pourrie s'approche d'elle.

Tu n'arriveras pas à me la prendre comme tu as pris ma fille. Ça va, ça va.

Je n'ai rien à faire, moi, de cette gamine.

Écoute-moi bien, Gabino Mendoza.

Je te maudis par l'âme de mes ancêtres, Gabino.

Je te maudis.

Je souhaite que ta vie soit très longue, remplie de malheur et de tristesse.

Que tu sois humilié, que tu sois méprisé, que ton âme se flétrisse.

Et que tes os se brisent l'un après l'autre ! Je ne quitterai pas la vie

tant que je ne t'aurais pas vu quitter la tienne, noyée dans ton propre sang !

Je te maudis ! Je te maudis ! Ça va ! Recule, sorcière !

Vous ne savez pas à quel point je me sens puissant, Maru.

Je ne sais pas comment redonner courage et remonter le moral à Elisa.

Vous comprenez, c'est ma filleule et je suis responsable d'elle.

Surtout maintenant qu'elle se retrouve toute seule.

Je comprends. Mais ne vous en faites pas pour ça, monsieur Lucho. Mais bien sûr

que si.

Je sais très bien que cette petite va avoir besoin d'une figure paternelle.

Et je suis convaincu que je suis la personne la mieux placée pour ça.

Mais très franchement, je ne sais vraiment pas si je serai à la hauteur.

Je suis sûre que vous serez à la hauteur et bien plus encore.

Vous n'avez pas beaucoup d'efforts à faire pour jouer un rôle que vous avez

toujours su jouer à merveille pour elle. Vous le pensez vraiment ? Mais bien sûr

! Même si la petite ne l'a jamais dit, Elisa sait qu'elle a non seulement votre

soutien, mais aussi toute votre affection.

Eh bien, c'est exactement ce que je veux, c'est qu'elle sache que quand il

arrive, elle pourra toujours compter sur moi.

Je vous répète qu'Elisa le sait déjà parfaitement.

La relation entre vous deux est tellement forte qu'il n'y a aucune

raison d'expliquer quoi que ce soit.

Oh, ma chère Maro, je ne sais pas pourquoi, mais quand je vous entends

parler, j'ai presque l'impression d'entendre ma chère Blanca.

Ah, mon Dieu, c'est sûrement parce qu'elle m'aurait dit la même chose.

Je crois qu'on devrait y aller maintenant.

Vous avez très peu dormi ces derniers jours et vous devez vous reposer, n'est

-ce pas ? Je crois que comme d'habitude, vous avez raison.

Allons-y, je vous raccompagne chez vous.

Merci.

Bonsoir.

Mes hommages, madame.

Quoi ? T'as l'intention de passer la nuit ici ? Oh, ça va ? Tu me bouscules

maintenant ? Pourquoi t'es de si mauvaise humeur ? Bonsoir.

Pourquoi êtes-vous si silencieux, monsieur Lucio ? Eh bien, j'étais en

train de penser à la femme qui était avec Gabino.

J'ai le sentiment de la connaître, mais je ne sais pas d'où je la connais.

Elle s'appelle Ingrid Navarro.

Et pour autant que je sache, elle est arrivée à la ermita il y a peu de temps.

Non, non, non, non, mais ce n'est pas la première fois qu'elle vient dans ce

village.

Je suis sûr de l'avoir déjà vue auparavant.

Oui, à l'usine des harangues, vous vous souvenez ? Une fois vous êtes venu pour

je ne sais quelle affaire, et je suis sûr qu'elle travaillait là-bas à ce

moment-là.

Non, non, non, non, non.

Le souvenir que j'avais de cette femme est très ancien.

Il remonte à très loin dans le temps.

Enfin bref, après tout, qu'est-ce que ça peut bien me faire de savoir avec qui

sort ce fichu Gabino ? Allez vous reposer maintenant, parce que vous vous

êtes beaucoup fatigué ces derniers jours.

Je vous promets de le faire et... et merci beaucoup d'avoir écouté toutes mes

bêtises.

Vous n'avez pas du tout à me remercier.

Monsieur Lucho, vous savez que je suis là si vous avez besoin de moi pour quoi

que ce soit.

Bonne nuit, Maro.

Bonne nuit, monsieur le Dieu.

Quoi, tu as perdu l'appétit juste parce que Maro nous a vus ensemble ? Gabino,

cette femme s'est toujours doutée qu'il y avait quelque chose entre nous deux.

Bah oui.

Mais quand même, ça me plaît pas qu'elle ait remarqué qu'on sort ensemble.

Oh, ma belle, excuse-moi. Ok, ok, viens.

Viens, viens, viens.

Oh, non.

Mon chéri, tu as vu qui est là ? Ingrid Navarro.

Sa fille vient de mourir.

Et regarde-la, celle-là.

Elle prend du bon temps avec Gabino Mendoza. Je vais leur dire un mot.

Oh, bonjour ! Comment allez-vous ? Oh, la dernière fois qu'on s'est rencontrés

ici, je n'ai pas eu l'occasion de vous présenter mes condoléances. Je suis

vraiment désolée, sincèrement.

Merci, merci.

Bonsoir.

Begonia, je crois qu'on ferait mieux d'aller dîner à la maison, hein ?

Excusez-nous. D'accord. Allez, on y va, Begonia, s'il te plaît. Je suis

vraiment, vraiment désolée. Allez, s'il te plaît.

Je te trouve bien pâle, Gabino.

Begonia est pire qu'un pigeon voyageur, Ingrid.

En plus de ça, c'est la meilleure amie d'Alfonsina.

D'après ce qu'elle dit, elle va sûrement se précipiter pour aller lui raconter qu

'elle nous a vus ensemble.

Tu réalises ? Je réalise, oui. Et je ne vois pas pourquoi tu te plains. C'est

toi qui a insisté pour qu'on vienne ici, non ?

En plus, moi, c'est pas ce maudit couple tovard qui m'inquiète.

Mais surtout, ce vieil homme qui était avec Maru dans le parc. Lucio Elizondo.

C'est ça, Lucio Elizondo.

Mais pourquoi je devrais m'inquiéter maintenant à cause de Lucio ? Parce que

je suis pratiquement sûre qu'il était au courant pour Rosendo et moi.

Il ne sait pas pour Rosendo et Gaëlle.

Mais pour moi et Rosendo, oui.

T'es sûre de ce que tu dis, Ingrid ? Ce vieillard travaillait dans l'usine des

Ringo à l'époque où moi...

J'allais là-bas voir Rosendo.

À votre tour,

Gabino. Bien sûr, madame. Avec grand plaisir.

Voyons.

Monsieur.

Cher madame, et voici votre chèque certifié.

Ah, je vous remercie beaucoup.

Ça ne vous dérange pas si le notaire le vérifie, n'est-ce pas ? Je vends la

dernière chose qui me reste, alors il vaut mieux vérifier.

Ma chère madame, je vous en prie, faites donc.

Ce chèque certifié est tout à fait valable.

Par conséquent, les fonds seront virés dès que vous déposerez ce chèque,

madame.

J'irai à Méride à la première heure demain matin pour ça.

Écoutez, chère madame, j'ai encore une dernière question pour vous. Oui, mon

garçon ? Dites-moi, quand pensez-vous que je vais pouvoir aménager dans ma

propriété ? Oh, donnez-moi juste quelques jours, d'accord ? Le temps que

je prépare toutes mes affaires pour la maison de retraite. Comme j'ai précipité

les choses pour que la signature ait lieu aujourd'hui, eh bien, je n'ai pas

eu le temps de me préparer. Ne vous inquiétez pas, allez-y tranquillement.

Je ne suis absolument pas précis. Merci, mon garçon. C'est moi qui vous remercie.

Merci, maître.

Merci, monsieur.

Merci.

Ma douce Elisa.

Toujours aussi mignonne.

Je voulais te dire que je suis vraiment désolé pour ce qui est arrivé à ton

père.

Je suis venu te présenter mes condoléances. Si tu es venu juste pour

ça, tu peux repartir par le même chemin.

Pas que pour ça, non.

Je suis venu aussi pour autre chose.

Je ne sais pas si je dois en discuter avec ta tante ou... avec... avec toi.

Quoi que ça puisse être, tu peux en discuter avec moi.

Bien.

Es-tu au courant que ton père voulait vendre son Cielo à Bierto ? Bien.

Donc je lui ai donné une avance de 50%, et je n'ai pas l'intention de perdre cet

argent simplement parce que cet homme a décidé de se suicider.

Donc soit tu me rends mon argent, soit tu me donnes l'équivalent de la somme en

terre. Quand as-tu donné cet argent à mon père ? Je lui ai donné deux ou trois

jours avant sa mort.

On a aussi signé un contrat de vente, si tu veux savoir.

Précisément en même temps que je lui ai donné cette avance.

Voilà la signature.

Bonjour, Carmina. Qu'est-ce que tu fais ici ? Je voudrais parler à Guido. Tu

veux bien l'appeler, s'il te plaît ? Il est rentré à Mexico.

Il n'est plus à la Sienda.

Qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi tu veux le voir ? Je voulais lui demander de

contrôler son frère.

Mais bon, puisqu'il n'est pas ici... Je vais te le dire à toi.

Si cet imbécile s'avise encore de m'approcher, je le dénoncerai. Oui, oui,

oui, j'ai déjà entendu parler de tes aventures avec Paolo.

Arrête de dire n'importe quoi, tu veux ? Cet imbécile est en train de me

harceler. Ce n'est pas la même chose.

S'il te plaît, Carmina, tu n'as pas à faire semblant avec moi.

Tu es exactement comme ta sœur. Ou pire, parce que si tu étais vraiment une femme

digne de ce nom, tu n'aurais jamais eu de liaison avec Edmundo Tovar.

Tu sais quoi ? Tu peux penser ce que tu veux, mais je te le répète encore une

fois, et je suis sérieuse.

Je te conseille vraiment de dire de ma part à Paolo de faire très attention à

ce qu'il fait.

Carmina, je suis vraiment désolée pour Gusto.

Qu'est-ce que tu vas faire de ta vie maintenant ? Peut-être que tu devrais te

trouver un autre mari.

Mais cette fois, choisis-en un qui serait capable de t'offrir, disons, une

vie un peu plus décente. Voyez-vous ça ? Mais bon, je peux te retourner le

conseil si tu veux.

Tu vois ? Moi, je me dis vraiment, mais vraiment, qu'il faudrait que tu te

trouves enfin quelqu'un qui puisse au moins te faire sentir femme à nouveau.

Parce que je doute fortement que toi, tu te souviennes de ce que ça veut dire.

Ah ! D'ailleurs, combien d'argent tu as ? Tout ça ? Achète-toi un homme !

Il y en a plein dans le coin.

Tu n'as qu'à choisir.

Vous n'avez plus à vous inquiéter.

Pardon ? Tous vos problèmes juridiques ont été réglés.

Non. Voici l'ordre de votre libération et il est signé par le juge.

Mais...

Mais je n'arrive pas à le croire. Comment est-ce que ça a pu se faire ?

Madame Alfonsina Arango a retiré toutes les plaintes à votre rencontre. Elle a

déclaré que c'était une erreur administrative.

À partir de maintenant, vous redevenez un homme libre.

Merci, maître.

Qu'est-ce que vous faites là, mon père ?

Je peux savoir ce que vous faites ici ? Je t'attendais, Carmina.

Pourquoi ? Pour te parler de ce qui est arrivé à Augusto.

Je ne suis pas entièrement convaincu qu'il se soit donné la mort.

Non, je ne comprends pas.

Quelqu'un l'a tué.

Quoi ? Mon père, mais qui aurait pu faire une chose pareille ? Quelqu'un qui

se sentait acculé, qui se sentait menacé. Quelqu'un comme toi !

Et que Dieu me pardonne, Carmina.

Mais je peux pratiquement affirmer qu'Augusto, c'est toi qui l'as tué.

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