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Original subtitles

www.calorifix.net Visible Secret (v.02)

Traduction : ? Corrections : Marcel, Sblourg

Resync & traduction des r�pliques manquantes: Nono75panda

West Point, il y a 15 ans.

Tu reverras tes parents,

quand ils m’auront payé.

- Mon dieu, c'est quoi �a ?! - J'y crois pas!

- Ils ont percut� quelqu'un! - Quelqu'un c'est fait renvers�!

- Il a l'air bl�ss�... - Il faudrait appeler la police.

Que c'est-il pass�?

Quel est ton nom ?

Peter.

Comment ?

Peter !

Qui c’est ?

Aucune importance.

Je ne te parlais pas.

Que veux-tu dire ?

C’est mon petit ami !

C’est ton petit ami ?

Alors, je suis quoi ?

Mon ex petit ami.

Ex petit ami ?

Je n’y crois pas !

T’es folle ? Embrasser un étranger en public ?

Je t’ai dit qu’il était mon petit ami,

Mais, tu ne me crois pas.

Pourquoi tu ne me crois pas ?

Pourquoi ?

Partons !

Hein ? C’est ta mère ?

Par ici.

Où allez-vous ?

Dehors ! Qu’est-ce que tu crois ?

Alors « dehors » veut dire karaoké !

Pourquoi tu ne chantes pas ?

Je ne connais toujours pas ton nom.

June.

Comment ?

Je suis June.

Ce bandeau est génial, tu l'as eu où ?

On s’en va ! Pourquoi ?

Je n’aime pas chanter.

Non.

Sortons d’ici !

On n’a pas payé !

On payera plus tard, sortons d’ici !

Vite !

Je te raccompagne chez toi ?

Non.

Il n’y a pas de photos de toi ?

Je n’aime pas être photographié.

Pourquoi cette sortie précipitée ?

J’ai eu peur.

Peur de quoi ?

Tu ne me croirais pas.

Essayons.

Tu ne bois pas ?

Seulement dans les bonnes périodes.

Bois avec moi.

La plupart des gens boivent quand ils sont déprimés, mais pas toi.

T’es bizarre !

Mais non.

J’ai beaucoup d’amis qui boivent quand ils sont contents.

Le fumier, il ne me croit jamais.

Si deux personnes ne se font pas confiance

à quoi bon rester ensemble ?

Je te crois !

Je crois tout ce que tu dis !

Et alors ? Tu n’es pas mon petit ami.

C’est vrai.

À quoi ça sert de te croire ?

Je pensais que Coco resterait avec moi pour toujours.

Mais elle m’a jeté.

Tu ne peux pas me remonter le moral ? Tout tourne autour de toi, toi, toi !

Devrions-nous inverser les rôles ?

Je devrais te soutenir ?

Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu fais là ?

Comment ça va ?

Où est June ?

Elle est partie, qu'est-ce que tu faisais ?

Qu’est-ce que tu croyais qu’on faisait !

T’as jamais essayé ?

Jamais.

Viens voir par toi-même.

Allez.

Tu as perdu de l’argent ?

Combien ?

Cinquante.

Cinquante mille ?

Seulement cinquante dollars.

Waouh ! On appelle les flics ?

Pourquoi elle n’a pas volé ça aussi ?

Qui sait ?

Ta copine est usurière ? Pourquoi de la peinture rouge ?

Ta copine !

Papa ?

Papa !

Ton père ?

Fais attention.

Ton père n’est pas en maison de retraite ? Comment ça se fait...

Je ne sais pas ! Demande-lui.

Papa, ça va ?

Je crois que c’est vrai, ce qu’on dit sur Alzheimer.

Je n’ai pas Alzheimer !

Papa, que fais-tu ici ?

Je n’ai pas Alzheimer.

Il a totalement perdu la raison ?

J’ai dit que je n’étais pas malade !

Je suis possédé !

Par quoi ?

Par un fantôme !

Certainement... Bien...

Vous ne me croyez pas ?

Ne me regardez pas comme ça.

C’est pas moi votre fils, c’est lui !

Vous ne me croyez pas ?

Puisque vous insistez, je vous crois.

Je vous dis que je ne suis ni fou ni malade !

J’étais possédé !

Lâche-le, papa !

Non, arrêtez de me mordre !

Mon nez !

Papa !

M. Lo nous a dit

qu’il était possédé par un fantôme.

Un fantôme ?

L’endroit est hanté ?

Ils commencent à imaginer des choses quand ils sont seuls.

Rendez-lui visite plus souvent si vous le pouvez.

Désolée, je dois partir.

Je vous raccompagne.

Merci, Mme Wong.

Au revoir.

Peter.

Simon.

Pardon, mon père...

Oublie ça !

Ton amie ?

Papa, maman, oncle.

C’est Cher.

Ta nièce, tu ne la reconnais pas ?

Il est occupé, il ne l’a pas vu depuis des années.

Depuis la mort de Ma, on ne le voit presque jamais.

Vraiment.

Tu ne savais pas que tu avais une nièce si mignonne ?

Oh non, Peter vient toujours à la maison pour le Nouvel An.

Sauf l’année dernière... Et celle d’avant.

Et aussi celle d’avant...

De toute façon, Cher est toujours dehors,

Alors, il pourrait difficilement la voir.

Wong Choi.

Ne m’appelle pas comme ça ! Appelle-moi Peter !

Tu es libre aujourd’hui ?

Ouais.

Pourquoi ne peux-tu pas parler clairement ?

Je veux une pomme.

Depuis quand tu aimes les pommes ?

Ta mère disait que les pommes étaient bonnes pour nous,

alors j’ai essayé.

On dirait qu’il ne peut plus en manger.

Combien de fois je t’ai dit

que tu ne devais pas prendre ce qui ne t’appartient pas ?

Sinon tu seras mal à l’aise toute ta vie, compris ?

Je sais...

Mais moi, je suis vieux...

Ma vie est presque finie.

Ces pommes sont vraiment délicieuses.

Je t’achèterai plus de pommes à partir de maintenant.

Je suis vraiment fier

d’avoir épousé ta mère.

En ce temps, nous étions voisins.

Elle vivait dans la chambre donnant sur la rue

et moi, dans celle de derrière.

C’était habituel

de partager les appartements.

Ta mère était vraiment jolie...

June.

Excusez moi...

Y-a-t'il un infirmi�re du nom de June dans cet h�pital?

C'est un immense h�pital, Je ne connais pas le nom de toutes les infirmi�res?

H� !

Tu n’as pas fini ?

J'ai bientôt fini.

Peter est notre styliste le plus travailleur.

Oui, il s’applique beaucoup.

Pas besoin de fantaisies.

C’est seulement un enfant, contentez-vous faire court.

Ce sera bon pour l’école.

Mais ce n'est pas une raison

pour faire si moche.

C’est la dernière mode.

Ouais, on appelle ça « le Bol »

J’ai réservé Peter pour me faire la même.

Peter, tu auras un moment pour moi ?

Certainement...

Bon, d’accord.

Bon, faites vite, je suis pressée.

D’accord...

Du sang ! Il...

Ce sera bientôt fini.

C’est une BD géniale !

L’action est vraiment cool !

Tu trouves tout ce sang cool ?

Du sang !

Génial !

Cool !

Madame, en fait...

Où vas-tu ?

Maintenant que tu es là, pourquoi tu n’y restes pas ?

J’ai été viré, je ne suis pas d’humeur à plaisanter.

Carmen ne t’a pas dit qu’elle te trouverait un job ?

Tu as un entretien après-demain.

Mon pauvre, t’as été viré.

Et tu as demandé une avance,

donc tu n’auras pas de dédommagements.

Maintenant que t’es là,

Tu devrais louer une chambre,

fermer la porte à clé et te suicider.

Je ne mourrai jamais avant toi.

Ouais t’as pigé !

Allons-y.

Vous nous avez fait attendre.

- Désolé. - Laissez-moi vous présenter.

Candy, tu la connais ?

Gros lard ! *

June !

Bonjour.

Je vais être franc, tout le monde sait que Cheung Chau est hanté.

Soyez prêts.

Ne t’en fais pas pour moi.

Tu n’as pas dit que tu partais ?

Allons-y.

Tu n’as pas dit que tu partirais ?

Non, je n’ai jamais dit ça.

Tu parles comme un politicien.

Allez ! Allez !

C'est par ici ! Allez !

Est-ce qu’on sait

pourquoi cet endroit est hanté ?

J’ai entendu dire

qu’il y a quelques années, une fille s’est disputée avec son copain.

Elle est venue ici,

et elle l’a appelé, en disant qu’elle se tuerait.

Elle ne voulait pas vraiment mourir,

mais juste l’effrayer.

Elle pensait qu’il volerait à son secours.

Alors, elle s’est un peu tailladée les poignets.

Mais son copain ne l'a pas crue.

Et il n'a rien fait.

Alors elle est morte ?

Beaucoup de gens ont vu son fantôme

dans la chambre où elle est morte,

Alors, le propriétaire a changé tous les numéros de chambres.

Et ce sont les affaires comme d'habitude.

Pourquoi es-tu si effrayé ?

Les gens disent

que si l’histoire de fantôme que tu as raconté est vraie,

le fantôme apparaîtra...

Qu’est-ce que tu veux dire ?

J’ai peur !

Sacré toi !

Imbécile !

Quelle trouille !

Allons nager.

Maintenant ?

On ne peut pas attendre jusqu’à l’année prochaine ?

Vous êtes prêts ?

On n’a pas de maillots de bain.

Où allez-vous ?

On va se changer.

Tu te changes en premier, OK ?

Bien sûr que je vais me changer.

Tu me manques.

Je retrace le passé.

Les vieux jours,

toutes les joies et les douleurs.

Aujourd’hui je ne peux pas te revoir.

Dans cette vie, plus d’amour pour moi !

Faites attention !

Un mouchoir ?

Je n’en ai pas, vraiment.

Je vais jeter un oeil dans les toilettes pour toi.

Tu ne te sens pas bien ?

J’ai besoin d’aller aux toilettes.

Il n’y a pas de papier ici.

J’ai des mouchoirs.

C’est pour moi !

Enfin, tu souris.

Tu croyais que j’allais rire pour n’importe quoi ?

Je t’ai pris 50 dollars la dernière fois pour un taxi.

Voilà.

Je ne suis pas vieux jeu.

Mais je ne dors pas ici non plus.

Non, je veux dire que je...

Je ne suis pas habitué aux aventures d’une nuit.

Je ne suis pas en colère.

Je n’y suis simplement pas habitué.

Mais si tu fais toujours ça, alors ne fais pas attention à moi.

Ne te méprends pas.

Ne me regarde pas de cette manière, ou je...

Ou je ne pourrai pas m’empêcher de t’embrasser.

Tu me manques. Je retrace le passé.

Les vieux jours, toutes les joies et les douleurs.

Bouboule.

Dans cette vie, plus d’amour pour moi !

Tu me manques. Je retrace le passé

Bouboule.

Qu’est-ce qu’il y a ?

Tu vas bien ?

Je vais bien, qu’est-ce qu’il y a ?

Allons-y.

Y aller ?

Que fais-tu ?

Tu te meurtris la cuisse !

Dégage !

Ce n’est pas Bouboule...

Elle est possédée.

Possédée ?

Où vas-tu ? Tu saignes.

C’est toi ?

Pourquoi es-tu si en retard ?

Qu’est-ce que tu veux dire ? Non, je...

Je suis venu ici avec toi.

Je sais je suis capricieuse.

Mauvais caractère.

Mais tu m’aimes malgré tout ?

Ouais, c’est vrai.

Je pensais que si j’essayais de me tuer,

tu volerais à mon secours.

Mais tu ne m’as pas crue ?

Je ne voulais pas vraiment mourir.

Tu sais combien de temps je t’ai attendu ?

Désolé, je...

Désolé ?

Tu me dis « désolé » à moi ?

Tu ne dis jamais « désolé ».

Ça ne veut rien dire !

Peu importe si je le dis, ça arrive souvent.

Désolé...

Alors, tu m’aimes encore ?

Je n’ai pas attendu pour rien !

Alors, voilà ce qu’il voulait !

Je me pose des questions sur ses goûts.

Elle est partie.

Ramenons-la à l’intérieur.

Prenez un coca.

Qui en veut ?

J’aime boire et prendre mon pied.

Mais je n’aime pas

mélanger plaisir et travail.

C’est pourquoi tu m’as évité à l’hôpital.

Pas toi, j’évitais Mme Yeung.

Elle est revenue pour voir ma tante.

Quelle Mme Yeung ?

Elle était à côté de ma tante à l’hôpital.

Pourquoi l’éviter ?

Parce qu’elle est morte.

Elle se rétablissait bien avec elle.

Je laisse toujours la lumière allumée pour elles.

Sinon elles se perdraient.

Comment sais-tu que Mme Yeung est revenue pour voir...

Ma tante.

Ta tante ! Comment tu le sais ?

Tu peux voir les fantômes ?

Oui, avec un oeil.

Je peux les voir avec mon oeil gauche.

Tu ne me crois pas ?

Je te crois, c’est juste que...

Je n’en ai jamais vu moi-même.

Ils ne t’effraient pas ?

Bien sûr que si.

C’est pour ça que toute la journée, je porte des lunettes de soleil.

J’ai tout le temps peur de les voir.

J’ai collé de la bande de ce côté.

En effet.

J’en voyais quand j’étais petite.

Heureusement, un moine m’a fait une amulette.

Ça limitait ma vision.

Mais...

L’amulette commence à perdre de sa puissance.

Pourquoi tu ne retournes pas voir ce moine ?

Je ne sais pas où le trouver.

Rends-moi mes lunettes.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

Il y en a un derrière toi.

Allez.

En fait...

Il y en a toujours un dans les parages.

Je...

Je peux y aller seule, tu n’es pas obligé de m’accompagner.

Vraiment ?

C’est bon.

Je pourrai te raccompagner une autre fois ?

On verra, bye.

Tu me manques. Je retrace le passé.

Bee...

Alors tu jouais.

Tu es tout en sueur !

C’est l’heure du dîner, alors dis au revoir.

Au revoir !

Au revoir.

Tu aimes beaucoup les enfants ?

Tu aimes arriver tard ?

- Non, je... - Je plaisantais.

Où est-ce qu’on mange ?

Au japonais ?

Je connais un bon restaurant pas loin.

Je veux un hochepot. (= plat de viande et de pomme de terre)

Un hochepot ?

Je connais un bon endroit où on sert des hochepots en ville.

J’en connais un meilleur, je t’y emmène.

Allons-y.

Le meilleur hochepot de la ville.

On ne mangera jamais tout ça !

Prends ton temps.

Voilà...

Je te ferai du boeuf.

Pourquoi tu ne manges pas ?

Hum... Oui...

"Ne me fixe pas en disant « Mange »".

Ce n’est pas ce que je voulais dire.

Ne te méprends pas, je ne suis pas ce genre de gars.

Tu as de beaux cheveux.

Je devrais te les couper ?

Certainement.

Ça fait mal ?

C’est une tache de naissance, ça ne fait pas mal.

Celle-ci est très spéciale, qu’est-ce que c’est ?

C’est un tatouage.

Un tatouage ?

Pourquoi tu t’es tatoué un « C » ?

Je vais te le dire, mais ne rigole pas.

Je me faisais faire un tatouage d’aigle,

mais quand le mec faisait le bec

ça faisait si mal que je me suis évanoui.

Alors ce n’est pas la lettre « C » ?

C’est un morceau de bec d’aigle.

Tu t’appelles vraiment Wong Choi ?

Oui, mon père m’a donné ce nom.

Je ne sais pas pourquoi ça l’amusait

de donner à son fils un nom de chien.

Au moins, on s’en souvient.

Le nom de mon plus vieux frère est aussi facile à retenir.

Comment s’appelle-t-il ?

Wan Da.

Rwanda !

Je suis si contente ! Je n’avais pas fait de cerf volant depuis un moment.

Tu aimes ça ?

Revenons ici tous les week-ends.

Oui.

Ils disent que si deux personnes s’aiment,

c’est comme faire du cerf volant.

Peu importe à quelle hauteur ils volent,

tire simplement sur le fil,

et le cerf volant vient à toi.

Vole.

À partir de maintenant, peux-tu m’appeler Siu-Kam ?

Très bien, Siu-Kam.

C’est pour toi.

Pour moi ?

Donne-moi ta main.

Peter.

Peter.

Qu’est-ce que tu vas faire ?

À gémir comme un sale fantôme dans la nuit !

Je ne pouvais pas crier, il est trop tard.

J’aurais réveillé les voisins.

Pourquoi est-ce que tu me fixes ?

Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?

Toi et ta copine travaillez dur, c’est sûr.

N'importe quoi !

Préoccupe-toi de ta santé.

Bon, Simon...

Je n’ai pas d’argent à te prêter ce mois-ci.

Je dois économiser pour m’acheter un téléphone portable.

J’ai fini, qu’est ce que tu as à dire ?

Rien.

Alors bonne nuit.

Je venais ici et je jouais quand j’étais petite.

J’adorais le manège et la balançoire.

Ils sont partis maintenant.

Cette balançoire est tout ce qu’il en reste.

Mais ils ont installé d’autres jeux pour les enfants.

Mais ça me manque...

ces choses du passé.

Tu as l’air de mauvaise humeur aujourd’hui.

Non.

Chung !

Laissez-moi participer.

1, 2, 3, Soleil !

1, 2, 3, Soleil !

1, 2, 3, Soleil !

1, 2, 3, Soleil !

1, 2, 3, Soleil !

Venez vous faire prendre en photo, là.

Reculez, reculez un peu.

1, 2, 3.

Reculez.

Encore... OK.

1, 2, 3, ...

OK ? Cheese, 1, 2, 3.

Encore une.

Pourquoi tu ne portes pas tes lunettes de soleil ?

Je croyais que tu avais peur de voir des choses,

si tu ne les portais pas ?

Il doit y en avoir un paquet dans le coin.

Tu n’as pas peur ?

Qu’est-ce qu’il y a ?

Ne nous barre pas la route, nous venons voir un ami.

Il t’a mordu ?

Non.

Tu te débrouilles bien pour attraper les serpents.

C’est la première fois.

Tu ne travailles pas avec des serpents dans la boutique familiale ?

Oui.

Mais ils me font peur.

Ils me font vraiment peur.

Merci.

Je vais t’acheter à manger.

Ne t’inquiète pas tu auras ce boulot à coup sûr.

Regarde ce qu’il a fait !

Laisse-moi voir.

Ce n’est pas trop mal.

Il a fait ça comme un idiot.

Je t’arrangerai ça plus tard.

Désolé, M. Lo.

Vous ne convenez pas à notre salon.

Wong Choi.

Oncle.

Comment vas-tu ?

Bien.

Ça fait un moment.

C'est vrai. Heu, où est la boutique de serpents ?

La boutique de serpents ?

Tu ne sais pas ?

Ton frère en a fait un snack-bar il y a quelques années.

Dépêchons, c’est l’heure d’aller à l’école.

Tu n’as pas encore pris de petit déjeuné.

Ces deux-là.

Une chacun ?

Deux séparées.

OK.

Où est ta soeur ?

Elle est déjà à l’école.

Travaille dur.

Merci.

Papa, comment se fait-il que tu sois là ?

Tu n’as pas de chance ?

Non, mais pourquoi...

Pourquoi ne peux-tu pas parler clairement ?

Je t’ai demandé si tu n’avais pas de chance.

Non.

Je t’ai souvent dit : on doit être honnête.

On doit aussi admettre ses erreurs.

Je ne m’y suis moi-même pas tenu.

Je n'ai pas eu d’éducation, et je ne sais pas comment t’éduquer.

Mais quoi qu’il arrive,

je t’encouragerai.

Cependant, si tu oses me mentir,

ça me briserait le coeur.

Je sais que tu aimes ces chocolats.

Alors, je t’en ai apporté.

Papa.

Papa.

Allô ?

Merci d’être venu, mangeons.

Je ne suis venue que pour ça !

Mangeons.

Hé ! Hé !

Comment se fait-il que tu sois là ?

Je suis là pour « Dim-sum », bien sûr.

C’est quoi ton problème ?

Quelque chose d’horrible me suit.

N’aie pas peur, je suis là.

Je pars.

Siu-Kam ! Siu-Kam !

Je ne sais pas si je devrais te le dire.

Quoi ?

Nous sommes allés voir ton père la veille de sa mort.

Et il y avait une infirmière qui ne le quittait pas du regard.

Et il la fixait aussi.

Et alors ?

Et ce, pendant 5 bonnes minutes.

Sans dire un mot.

J’ai essayé de leur parler,

C’était comme s’ils ne pouvaient pas m’entendre.

Tu as reconnu l’infirmière ?

Oui, elle était juste là.

Ton amie.

La voir ici me l’a rappelé.

Elle est si étrange.

Je vais aux toilettes.

Le pain perdu est génial ici.

Je ne t’en ai pas parlé la fois dernière.

Ah bon ?

C’est vraiment bon.

Tu t’es encore enfuie hier.

Oui.

Pourquoi tu fixais mon père à l’hôpital ?

Tu le connaissais ?

Qui t’a dit que je le fixais ?

Mademoiselle Wong.

C’est sans importance.

Elle t’a dit ce que j’ai fait d’autre ?

Non, elle a dit que tu n’avais rien fait,

à part fixer le visage de mon père.

C’est tout ce qu'elle a dit ?

Pourquoi ça te semble bizarre ?

Tu ne sais pas pourquoi ?

Si on savait tous pourquoi

on agit d'une certaine façon,

le monde serait totalement différent.

Quoi ?

Qu’est-ce qu’il y a ?

Où vas-tu ?

Chung ?

Chung, pourquoi tu pleures ?

Maman…

Qu’est-ce qui est arrivé à ta maman ?

C’est Maman, j’ai peur !

Peter, aide-la s'il te plaît.

S'il te plaît !

Ne pleure pas.

Allons chez toi,

et voyons ce que l’on peut faire.

Qui cherchez-vous ?

Heu... Nous sommes...

les professeurs de Chung.

Nous rendons visite aux familles.

Des visites aux familles ?

Entrez.

Asseyez-vous.

Désolée, je n’ai rien à vous offrir.

Ce n’est pas grave.

Madame.

Oh, où est Chung ?

Il doit jouer quelque part.

Allez, prenez du thé.

Merci.

Pardon, c’est un bazar ici.

Chung est très inquiet à votre sujet.

C’est un bazar ici.

Madame, vous allez bien ?

Pardon, c’est un bazar ici.

Pardon, c’est un bazar ici.

Madame...

Qu’est-ce que vous regardez ?

Elle est possédée.

Encore ?

Tante, prends du thé.

Cousin, prends du thé.

N’aie pas peur.

Tante, prends du thé.

Oncle, prends du thé.

S'il te plaît, ne crée pas de problèmes.

Pars.

Ce n’est pas facile pour moi d’aller à Hong Kong.

Tu me demandes de partir ?

Je n’ai réalisé qu’une fois ici que je n’étais qu’une maîtresse.

Mais ça n’a pas d’importance.

Du moment qu’il m’aime et qu’il s’occupe de moi,

je serai satisfaite.

Je n’aurais jamais cru qu’il mourrait si jeune...

Si soudainement...

Je n’ai ni amis, ni famille ici.

Salope ! Nous sommes voisines.

Ce n’est pas la peine de faire croire que j’ai séduit un homme.

J’ai juré

que je la prendrai avec moi si je meurs.

Je dois la prendre avec moi !

À quoi bon ?

Vous voulez dire, que vous êtes de son côté ?

Non...

Oui, je suis de son côté.

Peu importe le mal que la mère de Chung a fait,

Chung est innocent.

Pourquoi lui faire du mal ?

Pourquoi ?

Siu-Kam !

Je sais que tu as eu une vie difficile.

Mais pourquoi faire souffrir les autres aussi ?

Fuyons !

Vite !

Viens !

Il y a un...

Un quoi ?

Un fantôme nous a suivis quand nous venions.

Où est-il maintenant ?

Il est parti.

Rends-moi...

Elle est possédée !

Rends-moi ma tête !

Rends-la-moi !

Rends-moi ma tête !

Comment te sens-tu ?

Ce n’est pas tes affaires.

Siu-Kam...

Où m’emmènes-tu ?

Lâche-moi !

Rends-la-moi !

Ôte tes mains, sinon je frapperai même une femme !

Rends-moi mon corps et je ne me battrai pas contre toi !

Ôte tes mains !

Fuis, elles se battent pour le corps.

Quel corps ?

Dépêche-toi.

Rends-moi ma tête !

Lâche-moi !

À l’aide !

Salope ! Ne me gêne pas !

Dois-je te tabasser ?

Peter !

Salope, tu vas arrêter ou non ?

Ça va ?

Rend-le-moi !

Salope !

Tu vas partir ou non ?

Non !

Ils sont partis.

Maman !

Maman !

Merci, Peter !

Désolé, je n’ai pas beaucoup aidé.

Va voir ta mère maintenant.

Je viens de le trouver.

Il est tombé depuis des heures.

Tu savais que Chung était...

J’y vais.

Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

Tu n’aurais rien pu faire.

Rien ?

Mais tu le savais et tu ne m’as rien dit !

Désolée.

Pourquoi tu gardes toujours tout secret ?

C’est faux.

Qui se battait pour le corps à l’instant ?

Je ne sais vraiment pas.

Pourquoi tu m’as emmené manger du pain perdu soudainement ?

Pourquoi on a affronté tant de choses ?

Franchement, qu’est-ce que je sais de toi ?

À chaque fois que je te raccompagne chez toi,

tu ne me laisses même pas venir jusqu’à la porte ! Pourquoi ?

Allô ?

Où es-tu ?

Je m’en vais.

Arrêtez !

La curiosité est un vilain défaut ! Garde tes distances !

Papa...

Papa...

J'ai peut-être laissé tomber mon bulletin de notes quelque part ici ?

Je n’ai pas fait attention, je ne m’en suis même pas rendu compte...

Mes notes n’étaient pas trop mauvaises.

Mais elles n’étaient pas très bonnes non plus.

Quelque part entre les deux.

Wong Choi, comme je te l’ai dit, on doit être honnête.

On doit admettre ses erreurs.

Je ne m’y suis moi-même pas tenu.

J’ai eu peu d’éducation, et je ne sais pas comment t’éduquer.

Mais quoi qu’il arrive...

Je te soutiendrai,

parce que tu es mon fils.

Mais si tu oses me mentir,

ça me brisera le coeur.

Je sais que tu aimes ces chocolats,

alors, je t’en ai apporté.

Désolé, Père.

Voici le bulletin de notes.

Je ne sais pas comment j’ai autant raté l’examen.

Je m’en doutais.

Désolé, papa.

Tu me manques tant, papa.

Je ne devrais pas, fils.

Je suis déjà mort.

Qu’est-ce qui t'est arrivé ?

Viens te changer.

Combien coûte celui au lait?

4 dollars 50.

9 dollars.

Merci.

A quand ça remonte où nous étions tous les deux dans la boutique ?

Quand tu étais petit, tu cassais tout.

Non, ne les ramasse pas.

Tu te coupes à chaque fois que tu ramasses des morceaux de verre.

Laisse ça, je le ferai.

Je vais te chercher de la pommade.

Assieds-toi.

Laisse-moi voir.

Ça va marcher ?

Bien sûr.

Ça guérissait toutes tes blessures quand tu étais petit.

Non, en fait...

on dirait que c'est toujours la même bouteille.

Comment ça ?

Toi et tes sales blagues !

J'ai honte de ne pas avoir pu garder l’ancienne boutique de serpents.

Quand papa est-il tombé malade ?

Tu te souviens que tu avais pris le bulletin de notes d’un autre par erreur ?

Tu croyais avoir mal agi, et tu avais peur de le dire à Papa.

Il est tombé malade vers la fin de cette année.

Tu ne te souviens pas ?

C’était l’année de cet accident dans la rue.

La tête d’un mec a été tranchée.

C’est passé dans les journaux, c’était horrible.

Tu te souviens ?

Un homme décapité au West Point.

Ça fait mal ?

C’est une tache de naissance, ça ne fait pas mal.

Je suis allée voir ton père la veille de sa mort.

J’ai vu une infirmière fixer ton père.

Et ton père la fixait aussi.

Je te dis que je n’ai pas Alzheimer !

Je suis possédé !

Maintenant tu dis qu’elle est liée à la mort de ton père.

Non.

Ou alors qu’elle est liée d’une certaine manière

à quelques accidents et à une tête tranchée.

Ou qu’elle vient te chercher.

Ce n’est pas un peu tiré par les cheveux ?

Tu ne crois pas ?

Merci de me réconforter.

Mais je te crois.

En fait,

j’ai pensé à aller lui demander des explications à propos de tout ça.

Si tu fais ça...

Je croirai vraiment que tu es fou.

Penses-y !

Si elle voulait t’avoir,

est-ce qu'elle te raconterait ce genre de chose ?

Si tu lui demandes carrément,

tu seras pris dans son jeu.

Je me disais juste :

Et si tu avais totalement tort ?

Je me dirais que tu devrais te soucier

de trouver rapidement un autre boulot !

Parce que tu es vraiment dans la merde, financièrement.

Non. "Je suis vraiment dans la merde."

"Je vais mourir si ça continue."

Ne dis pas que je ne t’ai pas prévenu.

L’Amour et l’argent peuvent arriver ensemble n’importe quand.

Carmen !

Quelle coïncidence !

Allez viens.

Je prendrai une bière.

Carmen, tu arrives juste au bon moment.

Tu lui as trouvé un boulot, non ?

Oui.

Pourquoi tu ne restes pas pour bavarder ?

Je vais parler aux filles.

Tu as réfléchi ?

À quoi ?

À quoi d'autre ? Je te parle du boulot.

Oui...

Oui, je suis intéressé.

Je dois te dire une chose.

Je ne sais pas comment le dire,

C’est en rapport avec toi.

Alors, je ferais bien de te le dire.

Je sais...

Ce serait une bonne chose que tu le saches.

Allons chez toi.

Chez moi ?

C’est demain l’entrevue, je devrais te coacher.

Tu auras plus de chances.

Voilà.

Fais-moi cette coupe.

Tu devras la faire pendant l’entrevue demain.

Merci.

Je suis courageuse de te laisser couper mes cheveux.

J’espère que tu comprends.

Je comprends.

Bon, je commence.

Vas-y.

Je n’ai pas tout mon temps.

Excuse-moi.

Cette chose... est ici!

Le fantôme du domaine, je t’en ai parlé.

Je pense qu’il est là pour toi.

Je pense qu’il est venu pour te faire du mal.

Qu’est-ce que tu dis ?

Tu devrais faire attention.

Carmen, Siu-Kam.

Je vais partir.

Bien.

N’y va pas, ce n’est pas la peine.

Siu-kam, pourquoi ne pars-tu pas ?

Pourquoi ?

Tu es vraiment en danger.

Tu devrais partir.

Tu es vraiment en danger là.

C’est plus dangereux d’être avec toi.

Depuis que nous nous sommes rencontrés,

les évènements étranges se sont enchaînés.

Désolée.

Désolée de t’ennuyer, je pars.

Qu’est-ce qui se passe ? Toi...

Que fais-tu ?

Ça va ?

Comment ?

Qu’est-ce que tu as fait ?

Pourquoi as-tu fait ça ?

Non, ce n’est pas moi.

Je ne veux plus te revoir.

Dis-moi si tu es humaine ou un fant�me?

Alors, humaine ou fant�me??!

T'es dingue...

Si tu es humaine, alors pouquoi ta robe ressemble � un fichu fant�me?!

Chaussures brod�es, parapluie en papier huil�..

Et c'est quoi ce foutu maquillage de cadavre ? Hein?!

- Qui diable s'habille comme �a ?! - Je rentre � la maison.

Je viens de terminer une r�p�tition de danse ! !

Tu vas faire crever les gens de peur comme �a. Des gens vont mourir, tu le sais... ?!

Et Alors ! Tu as bien l'air tout couvert de sang.

Tu m'utilises juste comme une excuse pour �tre effrayante.

Pourquoi tu t'en prends � moi tout d'un coup ?!

Simon.

Arrête un moment.

Tu lui as dit que tu avais le SIDA ?

Merde !

On dirait que je suis plus effrayant que le SIDA.

Bien sûr que tu l’es ! Qu’est-ce qu’il y a cette fois-ci ?

C’est Siu-Kam.

Elle m’a prêté de l’argent avec beaucoup d’intérêts la dernière fois.

C’est encore arrivé ?

Attends une minute, tu n’étais pas avec Carmen ?

Oui, de toute façon

elle a peint tout mon appartement en rouge.

Non, sérieux ?

On ne peut pas aller chez moi maintenant.

Je crois qu’il est temps de rendre visite à ma mère.

Elle capture des fantômes ? Je ne l’ai jamais su.

Ma mère vend du matériel électronique aux touristes.

Elle arnaque les étrangers, elle ne capture pas de fantômes !

Alors pourquoi veux-tu aller la voir ?

Nous devons dormir quelque part !

Tu préférerais dormir dans la rue ?

Qu’est-ce que tu regardes ?

Franchement... vous...

Je suis si horrible ?

Pas trop à première vue,

Mais quand tu cries, tu es effrayant.

Et puis, pourquoi tu ne démarres pas la voiture ?

Tu ne vas pas nous prendre ?

Mec, les temps sont durs, comment je pourrais vous refuser ?

Le problème c’est que j’ai deux pneus à plat.

Alors pourquoi tu t’es arrêté là ?

Je ne pouvais plus avancer, je devais m’arrêter là.

Et vous deux êtes montés.

Tu aurais pu nous empêcher de monter.

Comment j'aurais pu vous arrêter quand vous vous précipitiez à l’intérieur ?

Comment j'aurais pu vous faire arrêter de parler sans cesse ?

Je ne pouvais pas en placer une.

Sois prudent.

Je déteste les taxis plus que tout !

Faites attention à ma porte les mecs !

Mes parents ont dû partir en Chine.

Alors, nous avons la maison pour nous.

Je vais acheter des actions chez 7-Eleven, ça t’intéresse ?

Des actions chez 7-Eleven ?

Enfin un signe de vie.

J’ai cru que tu t’étais pétrifié.

Bien sûr que non.

Prends une douche, rafraîchis-toi.

OK ?

Simon ?

Qu’est-ce qu’il y a ?

Est-ce que c’est Siu-Kam ?

Ça va ?

Bien sûr que ça va.

Je t’ai demandé si c’était Siu-Kam qui t’avait fait ça.

C’était toi !

Quoi ?

C’était toi ! Tu m’as fait tomber de là-haut !

Moi ?

Tu avais l’air horrible à l’instant.

Tu étais quelqu’un d’autre.

Tu ne te souviens pas ?

Dis-moi ce qui s’est passé.

Il y a une heure j’ai rapporté à boire,

Et je t’ai retrouvé à peindre la pièce en rouge.

Je t’ai demandé ce que tu foutais.

Peter, que fais-tu bon sang ?

Ce n’est pas tes affaires !

Peter, c’est moi.

C’est moi !

Et tu es descendu me demander:

Simon, qu’est-ce que tu fais ?

Est-ce que c’est Siu-Kam ?

C’est tout.

J’ai comme l’impression que la peinture rouge la dernière fois...

Peut-être que ce n’était pas Siu-Kam.

C’était peut-être toi.

Alors, je me suis trompé au sujet de Siu-Kam ?

Pas forcément.

Peut-être l’as-tu fait sous son influence.

Allez.

J’espère que non.

Tu as mal dans ton état ?

Qu’est-ce que tu veux dire ?

Parler m’aide à oublier la douleur.

Tu t’en vas ?

Tu ne t’es pas évanoui, et tu as un téléphone sur toi.

Appelle une ambulance toi-même.

C’est très sensé.

Tu cherches qui ?

Siu-Kam.

Siu-Kam ?

Connais pas.

Mais elle vit ici.

J’ai dit que je ne connaissais pas !

June...

Je cherche June.

June ?

Je te reconnais maintenant.

Qui es-tu ?

Je suis Peter, le copain de June.

Je suis aussi le copain de June.

Je suis son bon ami.

Entre.

Je suis Kow.

Maman et moi vivons à côté.

June est mon amie.

Si quiconque lui fait du mal,

je serai là pour elle.

Tu n’as jamais vu de beauté avant ?

Kei-Kei, c’est un ami de June.

Super !

C’est la chambre de June.

Je te reconnais maintenant !

Ne me fais pas de mal...

Ne me frappe pas, je ne le mérite pas.

Où est June ?

Elle n’est pas là ?

Je me souviens maintenant, elle est montée sur le toit,

pour étendre du linge.

Étendre du linge ? À cette heure-ci ?

Bien sûr, on étend le linge seulement sur le toit.

T'es stupide ?

Je ne peux pas monter sur le toit avec toi.

Maman ne me laisserait pas.

Alors, assieds-toi et ne bouge plus.

Ne me quitte pas, je t’aime vraiment.

Va-t’en !

Arrête !

Peter ?

Et si je refuse ?

Je te donnerai une bonne leçon !

Peter !

Et si nous recommencions ?

Je te croirai quoi que tu dises à partir de maintenant, d’accord ?

Tu es malade !

Fais-moi confiance.

Rends-moi ma tête.

On dirait qu’il est possédé.

Tu en es sûre ?

Tu viens de dire que tu croiras tout ce que je dirai !

Mais ce n’est pas facile de me faire croire ça.

Rends-moi ma tête !

Au secours ! Il est vraiment possédé !

Ce n’est pas la peine de me taper sur la tête !

Rends-moi ma tête !

Ma tête me fait mal !

C’est moi !

Qu’est-ce que tu fais ?

Alors, prétendre que j’étais possédé a fonctionné !

T’es stupide !

Désolé, je ne t’ai pas crue.

Quelle chance que tu aies été là.

Mais, je dois te demander quelque chose.

Qu’est-ce qu’il y a ?

Pourquoi fixais-tu mon père à l’hôpital ?

Comment tu le sais ?

Je te l’avais demandé.

Peu importe, quelqu’un t’a vue.

Pourquoi au juste ?

Franchement,

je ne sais pas.

Tu ne sais pas ? Impossible.

Tu l’as fixé pendant un long moment.

Tu ne sais pas ?

Je ne connaissais pas du tout ton père.

J’ai appris plus tard qu’il était ton père.

J’ai simplement trouvé son regard très familier.

Je sentais que je l’avais déjà vu auparavant.

L’accident dans la rue de West Point, il y a 15 ans.

Tu étais là ?

Il y a 15 ans ?

J’ai senti que

tous les événements étranges récents y étaient liés.

Si je te dis que j’ai perdu la mémoire

de mon enfance,

me croiras-tu ?

D’accord, viens avec moi.

Je pense que seul ce prêtre peut nous aider maintenant.

Tu l’as trouvé ? Celui qui t’a fait l’amulette ?

Oui.

C’est ici.

Où est-il ?

Dingue !

Pourquoi est-ce que tu rigoles ?

Fillette, ça ne t’arrive jamais d’aller aux toilettes ?

Tu rigoles encore ?

Tu es le prêtre qui peut exorciser les fantômes ?

Prenez du thé.

En fait,

elle avait peur parce qu’elle voyait souvent des fantômes.

Alors, je lui ai fait une amulette.

Juste quelque chose pour la réconforter, pour l’empêcher d’avoir peur.

Après j’ai été envoyé en prison,

Voyez-vous, j’étais proxénète.

Je bossais pour un bordel.

Après avoir été envoyé en prison,

la fillette m’envoya un message,

disant que mon amulette fonctionnait vraiment !

Je n’en savais rien.

J’ai juste gribouillé quelque chose pour elle.

Quiconque fait fuir un fantôme est exorciste.

Tu peux le faire, alors tu en as le pouvoir.

Elle l’a dit tant de fois

que j’ai fini par y croire moi-même.

Alors, j’en ai fait ma profession.

Alors, c’est ce que tu faisais

l’autre jour.

Tu m’as vu ? Moi pas.

Alors, tu es celui qui s’est fait tabasser, Kow me l’a dit.

Comment se faisait-il que tu y sois ?

C’est une longue histoire.

Et ça n’a aucune importance de toute façon.

Je t'expliquerai plus tard.

En fait, je suis un athée

qui utilise la religion pour se faire du blé...

Une sorte d’escroc.

Je donne juste aux gens ce qu’ils veulent.

Beaucoup, beaucoup de gens me croient.

Il n’y a aucun fantôme en ce monde.

Les gens les fabriquent de toutes pièces.

Il ne croit même pas aux fantômes !

Comment peut-il nous aider ?

Nous ne sommes pas là pour parler de ça,

Tu continues à poser des questions stupides.

Je veux seulement savoir

comment tu m’as trouvée ce jour-là ?

Il m’a ramassée dans la rue.

Il t’a ramassée ?

Ça va ? Pourquoi tu demandes tout ça ?

Je veux savoir.

D’accord, utilise ce sac en plastique.

À quoi ça sert ?

Je commence.

Pourquoi un sac en plastique ?

Je me souviens ce jour, je n’avais rien à faire.

Je me promenais

et je me fondais dans la foule de West Point.

Il y avait un accident grave.

Quelqu’un avait été tué.

Il avait la tête coupée.

Un homme sans tête ?

C’est bel et bien arrivé.

Tu veux un autre sac ?

Fillette, ça va ?

Bon, je continue.

Au moment où j’y étais,

l’ambulance était déjà partie.

Et ce que je sais, je le sais des témoins.

Ils ont dit que la voiture avait arraché la tête de la victime.

Et le corps de l’homme a titubé un peu avant de tomber,

Sa tête était sous le tramway.

Je suppose que les gens ont exagéré sur les détails.

En tout cas, j’ai vu la fillette pleurer, seule sur le trottoir.

Je lui ai demandé son nom.

Mais elle ne savait quoi répondre.

Je lui ai demandé où elle vivait, elle m’a dit qu’elle ne savait pas.

J’ai eu pitié d’elle et je l’ai ramenée à la maison.

Et puis j’ai su qu’elle avait perdu la mémoire.

Tu ne te rappelais de rien

quand il t’a ramenée chez toi ?

Alors si je pouvais retracer ce qui s’est passé,

tout pourrait s’expliquer !

Qu’est-ce que c’est ?

Cette chose,

Il est venu ?

Tu vois ces trucs de nouveau ?

Qu’est-ce que tu veux exactement ?

Dis, qu’est-ce que tu veux exactement ?

Peter, qu’est-ce qui ne va pas ?

Tu n’as pas dit qu’il était là ?

J’étais trop effrayée à l’instant, je ne pouvais bouger.

Il était juste à côté de moi.

Fillette, il était à côté de toi alors,

où est-il maintenant ?

Il n’y a rien à craindre des fantômes.

Si tu ne leur fais pas de mal, ils ne t’en feront pas non plus.

Je n’ai rien à voir avec lui.

Que le Paradis soit avec moi !

Obéis-moi.

Quiconque désobéit doit périr !

Tu dis qu’il n’a aucun pouvoir ?

Il fait peut-être des incantations.

Mais ça ne veut pas dire qu’il a des pouvoirs.

Rends-moi ma tête.

Non ! Je ne peux pas abandonner le prêtre !

Ce n’est pas le prêtre la cible.

Tout ira bien pour lui si nous partons, dépêche-toi !

Cours !

Cours !

Six pour 100 dollars,

ou 20 dollars chacun.

Ne regarde pas derrière, cours !

Fais attention !

Prêtre ?

Comment se fait-il que je sois là ?

Fillette, pourquoi me fixes-tu comme ça ?

Ne me dis pas que cette chose est encore là.

J’ai dit qu’il ne nous épargnerait pas.

Courez !

Seule la fille le voit.

Ils sont peut-être de mèche pour me faire peur ?

N’aie pas peur...

Est-ce qu’il nous poursuit ?

Quoi qu’il en soit je dois reprendre mon souffle.

Je sens qu’il ne nous épargnera pas ce soir.

Viens.

Siu-Kam ?

Qui es-tu ?

Que veux-tu exactement ?

Que veux-tu exactement ?

Laisse-la tranquille, prends-moi si tu l’oses !

Viens me prendre !

Siu-Kam !

Peter !

Quelqu’un s’est fait renverser !

Tu es cette personne ?

Cette personne sous le tramway ?

Peut-être t’a-t-il poussé,

mais, tu ne peux pas en vouloir à son fils !

Laisse-le.

Rien à voir avec son fils ?

Quiconque a des dettes, quiconque doit de l’argent,

fait souffrir sa famille.

Il te doit de l’argent ?

Il me doit ma tête !

Je t’en supplie, épargne-le !

Attends !

Je commence à me souvenir.

Il ne t’a pas poussé !

C’était vraiment un accident ?

Je...

Je me suis trompé à ton sujet, pardonne-moi s'il te plaît.

Tu t’es trompé à mon sujet ? Comment ça ?

Rien...

Ouais, nous devrions oublier le passé.

Pas forcément.

Les doux souvenirs peuvent être gardés.

La dernière fois tu...

Tu as laissé tomber ça, je l’ai ramassé pour toi.

C’est à moi ?

C’était un cadeau de ma part.

Tu m’as donné ça ?

Je te l’ai donné quand nous étions allés faire du cerf volant.

J’ai fait du cerf volant avec toi ?

Tu ne te souviens de rien ?

Tu as tout oublié ?

Madame, que faites-vous ici ?

C’était ma fille.

Je lui rends visite sur sa tombe.

Votre fille ?

Elle s’est suicidée à Cheung Chau.

À cause d’un moins que rien.

Wong Siu-Kam.

C’était sa chanson préférée.

Je la lui passe chaque fois que je viens.

Je te manque ?

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