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Fernand !
Je sais que c'est le matin, mais vous pourriez quand même faire un effort, non
?
Bonjour,
ma chérie.
Bonjour.
Fernand m'a prévenu que tu étais déjà levé.
Et pourquoi ton fils m'a réveillée ce matin en partant ? Je dois dire que
cette moto fait vraiment un bruit d'enfer, c'est pas possible.
Ah, bien, tiens, le voilà déjà de retour.
Bonjour, papa.
Bonjour, mon fils.
Bonjour, Françoise. Bonjour.
Oui, merci.
Alors, cette moto ? Oh, terrible ! Tu ne la guides jamais.
Il n'y a vraiment rien d'autre qui t'intéresse.
15 jours sans parler médecine, c'est humain, non ? Françoise a raison. Faire
autant de bruit à 4 heures du matin, tu trouves ça normal ?
Monsieur
prendra-t-il autre chose ? Non, merci, je ne prends rien aujourd'hui. Merci.
Puis-je me permettre de rappeler à monsieur que madame doit aller chez son
médecin aujourd'hui.
Et qu'elle souhaitait que monsieur l'accompagne.
Ne tombez pas en peine, mon chéri.
Je repoussais le rendez-vous du médecin et j'attends quelqu'un pour la moquette.
Mais comme tu voudras.
Je crois qu'il a l'air, Fernand.
A votre disposition.
Bonjour madame. Bonjour Marie.
Vous pouvez les servir ? Vous pouvez les servir.
Rôle de vacances ? Tout le monde est parti et les autres sont en retard.
Pourquoi ? Tu attendais quelqu'un ?
Oui, une copine pour un tennis. Je peux pas la remplacer, moi ? Vous ne savez
pas jouer.
Eh bien, comme ça, tu m'apprendras.
Je vous prends une cigarette.
Oui.
Au revoir.
Oui, bien.
Ici, là.
Maman !
Pas trop déçu ? Pas du tout. Je trouve que vous vous débrouillez très bien.
Tu l'as fait exprès. Mais non.
Tenez.
Oh, pardon.
Oh !
Oh, Fernand.
Fernand. Madame.
Allez demander à Marie s'il manque quelque chose. Je vais envie de faire
des courses.
Bien, madame.
Et puis, vous pourriez remplir la piscine s'il continue à faire beau.
Oh, non, écoute, quand même pas ici.
Madame la patronne va faire les courses. T'as besoin de quelque chose ? Tiens, c
'est fini.
Voici la liste, madame.
Vous en avez mis du temps ? Le temps de me changer, madame.
Monsieur lui aussi m'attend à l'usine.
Bon, bien, vous pouvez disposer.
Bien, madame. Allô ?
Salut Julie.
Ah Christian, excuse-moi pour ce matin, je ne me suis pas réveillée. Non, ce n
'est pas grave, j'ai joué quand même.
Avec qui ? Ça t'intéresse ? Ne sois pas agressif. Moi, je m'en fiche.
Tu sais, je préfère la moto au tennis.
Tu sais, les trucs de riche. Non, merde, tu ne vas pas me faire ce genre de
reproches idiots à chaque fois qu'on se voit.
Tu ne trouves pas qu'on a mieux à faire ? Avec qui tu as joué au tennis ? Avec
ma belle-mère.
Voilà. Oh, une vieille.
Pas exactement.
Allez, tu viens.
Quel âge as-tu ?
Dis donc, je te trouve bien jalouse, subitement.
Toutes les mêmes.
Et si je te faisais des reproches, à mon tour ? Allez, on démarre.
Je n'aurais jamais dû te laisser acheter cette moto à ton fils.
Pourquoi ? Parce que cela lui laisse beaucoup trop de liberté.
Il est majeur, non ? Oui, mais ce n'est pas une raison. Tiens, ce matin.
Écoute, après tout, c'est une détente normale.
Il a bien mérité, après son année de médecine. Oui, mais moi, j'ai connu des
étudiants beaucoup plus assidus.
Et si j'avais dû mener mes études d'infirmière comme ça ? Je ne t'aurais
jamais rencontré.
Oui, c'est vrai.
Bon, je vais aller me coucher. Reste encore un peu.
Je t'en prie.
À demain.
Merci.
Merci.
Tenez, capitaine, regardez ce que j'ai trouvé.
Émouvant, n'est-ce pas ? Vous ne pensez pas que cela pourrait intéresser madame
? Taisez-vous.
Pardon.
Ainsi, les souvenirs d'aide de camp du capitaine Beauchamp n'intéressent pas
madame. Taisez-vous.
Oh, capitaine.
Voilà un ordre que vous ne pouvez plus donner aux autres.
Aux autres morts dans une embuscade par votre faute. C'est faux. C'est vrai.
C'est si vrai que vous ne pouvez plus vous passer de mes services.
Je ne suis pas à plaindre, Dura, je suis bien payé, chacun y trouve son compte.
Toutefois, il me serait désagréable que madame me tienne pour un domestique.
Tant que madame n'était pas là, cela passait.
Mais madame est une personne si bien, si différente, qu'il me serait très
déplaisant qu'elle ait mauvaise opinion de moi.
Ha ha ha !
Sous-titrage FR ?
Amen.
Sous-titrage ST' 501
Comme ça.
Ah ah ah !
Ma belle-mère a raison, t'es plutôt bien.
Je pensais pas qu'un fils de papa baisait si bien.
Tu sais, je vais pouvoir te présenter à la bande.
On fait des virées tous ensemble en moto, ça te dirait ? Pourquoi pas ?
Qu'est-ce qui se passe ? Non, c'est rien.
C'est Fernand qui est tombé dans l'escalier. Il a glissé.
Excusez-moi de vous avoir réveillé.
Bonne nuit. Ce n'est pas grave.
Fernand ! Oui.
Monsieur ne devrait pas autoriser Madame à monter sur la moto de M.
Christian. Il roule comme un fou. Mais Madame n'est jamais montée sur la moto
de Christian. On le déteste, cet engin.
Salut. Allez.
Je vous tiens à l'air.
C'est ça vos virants motos ? Tu sais l'orage ça nous fait des bandés.
Salut.
Pas mal ici.
Qu'est-ce que tu crois ? On fait vivre nous.
Salut les
gars.
Salut.
Il y a un petit bip qui commence à...
Oh !
Qu'est-ce que tu as à répondre ? Je crois que je vais partir.
Qu'est-ce qui te prend ? Rien.
Salut !
De toute façon, je ne te laisserai pas seul.
On viendra me chercher.
Je peux donc te confier à Perman ? Je ne supporterai pas que tu t'inquiètes.
Veux-tu que je t'accompagne ? Oh ben non, voyons.
Voilà votre thé, madame. Merci Marie.
Bonjour. Salut.
Tu m'emmènes faire un tour ? Si vous voulez.
Je me mets là ? Oui, oui.
Vous savez, c'est moins grisant que la moto.
N'en fais plus.
Oh ! Pardon, excusez-moi.
Ah non, pas toi ! Jure-moi que tu n'en as pas envie.
Il faut que je parte.
Pourquoi ? Mais tu sais très bien que tous les mercredis, il faut que je m
'occupe de ma galerie de peinture.
Ton père ne m'a jamais privée de ce plaisir.
Tu ne vas pas commencer, toi ? Vous que tu es un amant, oui. Et si je te
demandais de m'emmener ?
Allez,
viens, ne sois pas fâché.
Alors, on rentre à pied ? Oui, laisse-moi.
Eh, tiens.
Bon, eh bien, c'est d'accord, Christian. Je vais en parler à ton père.
Très bien. Au revoir, Françoise.
Au revoir.
Bon, Fernand, vous préparez ma voiture, je pars dans une heure pour Paris.
Bien, madame.
Ça va, Fernand, vous pouvez disposer.
Bon, on y va.
C'est à quel sujet, Mme Beauchamp ? Oh, c'est pas ici, c'est au-dessous.
Merci quand même.
Oui ? Ah, Christian.
Tu es seule ? Oui, évidemment.
On va voir.
Mais enfin, je te dis que je suis toute seule. Où est-il ? Mais qui ? Où est-il
? Mais...
Mais Christian !
Mais enfin Christian
! Tu vois bien qu'il n'y a personne ! Je suis toute seule ! Je
vois
bien qu'il n'y a personne ! Où est-il ? Où est-il ?
Attends !
Maman !
... ... ...
...
Allô ?
Mais je crois que tu devais rentrer dans deux jours.
Non, non, je ne l'ai pas vu.
Bon, eh bien, je rentre.
Oui.
D'accord, à tout de suite.
Fais rame, et rentre.
Oui, j'ai entendu.
Mais enfin, mon chéri, pourquoi es-tu rentré sans prévenir ? Mais c'est notre
anniversaire de mariage.
Un an.
Tu l'avais oublié.
Je suis impardonnable.
Oui, c'est vrai.
Mais je te pardonne. Tiens, voilà ce que j'ai apporté pour toi.
Pour moi ? Oui.
Oh, Raoul.
Et moi qui n'ai rien pour toi.
Ta présence, c'est le plus beau cadeau que tu puisses me faire.
Tu te souviens de la chambre 214 ? C'est drôle.
On dirait que tu évoques une chambre du Ritz ou du Plaza.
C'est vrai, ce n'était qu'une chambre d'hôpital.
Oui, mais quelle chambre ? Je revois encore le livre que tu lisais. C'était
un moriaque. Oui, oui, et moi je me souviens de la robe blanche à bois jaune
que tu portais sous ta robe d'infirmière la première fois que tu es entrée.
Tu te souviens du champagne que tu as voulu m'offrir en sortant ? Et le week
-end à Deauville que tu as accepté.
Oui, mais j'ai un peu hésité.
Oui, mais la première fois à la maison, tu es venue plus facilement.
Peut-être que je t'aimais déjà.
Oui, j'avoue que j'ai eu du mal à comprendre.
Tu pensais que j'étais intéressée.
Non, mais je n'aurais pas supporté ta pitié.
Mais... Je croyais en toi.
Et je crois encore.
Tu sais, Raoul, personne ne m'a jamais donné autant d'affection que tu.
Et l'amour, Françoise ? Évidemment.
Mais nous avons fait un choix, non ?
Je t'aime, Françoise.
Toi et notre fils.
Ton fils ? Depuis le temps, c'est un peu le tien, non ? Amour.
Pardonne-moi, je suis si nerveuse surtout aujourd'hui.
Il ne faut rien dire à ton père.
Raoul. Oui ? Christian aimerait partir une semaine ou deux dans le Midi Valley.
Oui, bon, c'est d'accord.
Tu pars quand ? Je ne sais pas, cet après-midi peut-être.
Déjà ? Oui.
Mais avant, je voudrais te parler.
Oh, vous pourriez faire attention ! Je te parlerai plus tard. Au revoir, papa.
Qu'est-ce qui lui prend ?
Voilà
le courrier, madame.
Mon femme vous permettez ? Je vous en prie.
Allez.
Des factures, des factures. Posez ça sur le bureau. Bien, madame.
Mlle ? Oui ? Vous connaissez Christian, je crois ? Oui. Vous l'avez vu ces jours
-ci ? Oui, hier.
Il allait bien ? Oui, pourquoi ? Non, rien. Je vous remercie.
Au revoir, madame. Au revoir.
Oui, oui !
Christian.
Heureusement que tu m'as téléphoné.
Ça fait huit jours que je te guette.
Je ne suis pas parti.
Je ne pouvais pas m'éloigner de toi.
C'est pour ça que je t'ai appelé.
Mais cette fille... Mais tu es jalouse.
Tu m'aimes.
Tu vois que tu m'aimes.
Tu m'aimes, Christian ? Oui, je t'aime.
Ah !
Oh ! Oh !
Tu vois comme je suis faible.
Je n'ai pas pu résister.
Mais c'est fini, je m'en vais.
Je ne reviendrai plus jamais ici. Plus jamais ! Alors c'est moi qui te
retrouverai.
Je te retrouverai n'importe où.
Bonjour, papa.
Déjà de retour ?
T'es moins nerveux ? Oui.
Écoute, je vais te parler.
Pas tout de suite. Après le dîner, si tu veux, je dois sortir.
Vas-y, cette roue se bloque tout le temps.
Tu sais que Françoise est malade, oui. Elle ne quitte plus sa chambre depuis
deux jours. Ah bon ? Qu'est-ce qu'elle a ? Oh, des maux de tête. Le docteur ne
sait pas d'où ça provient.
Il lui a conseillé d'aller faire un séjour à la montagne.
Ah oui ? Bon, eh bien, je vais aller la voir. Ah non, non, non !
Elle ne veut voir personne.
Fernand lui monte son plateau.
D'ailleurs, Fernand est très gentil avec elle.
Je suppose que ces messieurs désirent prolonger leur entretien en privé.
Je vais préparer la Mercedes et je reviens vous chercher.
Mais merci, Fernand.
Françoise est d'ailleurs aussi très gentille avec lui en ce moment.
Et l'usine, ça fonctionne ? Ça fonctionne, comme tu dis.
Eh bien, il y a au moins ça.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Rien.
Bon, après le dîner, c'est permis ? Oui, c'est si important que ça.
Oui.
Bon, je te laisse travailler.
Bien nerveuse.
Cela lui a réussi hier d'aller à Paris.
Je vous en prie.
Surtout lorsque M. Christian s'y trouve aussi.
Oh, mais Mme Glancy.
Bernard.
Voilà, monsieur, j'ai fini.
Pour aujourd'hui.
Non, laissez, je vais porter le plateau à madame. Inutile que Fernand se
dérange.
Chérie.
Christian, va-t'en.
Fernand a tout deviné. Il va parler.
Calme-toi.
C'est moi qui parlerai à mon père ce soir. Non.
Tu vois bien que tu ne pourras pas vivre comme ça.
Mon amour.
Eh bien, Marie, le plateau de la patronne n'est pas encore prêt.
C'est M. Christian qui est venu le chercher. Il a dit qu'il le montrait.
Le dîner de monsieur n'est pas encore prêt. Je pense que monsieur devrait se
reposer. Mais qu'est-ce qui vous prend ? Vous devez vous reposer. Mais où m
'emmenez-vous ? Vous verrez rien. Mais où m'emmenez-vous ?
Fais
-moi confiance. Tout ira bien pour vous.
Vermine, redescendez-moi immédiatement.
Il y a un nouvel attentif.
Est-ce que je peux te parler maintenant ? Alors, ton voyage s'est bien passé ?
Ta moto a bien marché ? Il ne s'agit pas de ça.
Il s'agit de François. Oui, il faut que tu... Oui, elle va beaucoup mieux.
Beaucoup mieux.
Je vous montrerai la voir demain.
Cette heure, je suis fatigué.
Je suis très fatigué.
Pourquoi ne me laisses-tu pas te parler ? C'est déjà assez difficile comme ça.
Alors, ce sera encore mieux demain.
Je verrai pourquoi.
La nuit porte le conseil.
Bonsoir.
Bonsoir, papa.
En
fait,
monsieur... Taisez-vous !
Qu'a dit ton père ? Je n'ai pas réussi à lui parler.
Qu'est-ce qu'on va faire ? Je ne sais pas.
Non,
j'y vais, j'y vais !
Oui, Raoul.
Je ne voulais pas partir sans te dire au revoir.
Depuis ce matin, je n'ai pas voulu te réveiller.
Mais tu devais partir que dans deux jours.
Fernand ? Mais Fernand est avec moi.
Non,
il n'a rien à me dire.
Crois d'ailleurs qu'il n'aura plus jamais rien à me dire.
Allô ?
Je ne sais pas ce qu'il a voulu dire.
ça y est la roue est réparée nous pouvons continuer
Oh !
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