All language subtitles for Jesse Franco - La Comtesse Perverse 35mm Remastered-fr

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Original subtitles

Et alors les mains, plutôt les griffes, froides et sinistres du monstre

touchèrent le corps de Mélissa.

Et puis...

Dis,

qu'est-ce que tu écris ? Mon nouveau chef-d'oeuvre.

Oh ! Ta nouvelle saloperie !

Pleine de crimes, de monstres, d'horreurs, de viols et de tout le

mataclan. Un peu de respect pour l'art, s'il te plaît. Je suis inspirée.

Tu vas pas à la plage ? Oh, avec ce beau temps.

Oh, tu sais, l'eau, c'est toujours l'eau. Mais aujourd'hui, elle doit être

froide. Avec qui tu y vas ? Avec des copains.

Les copains, ne serait-ce pas par hasard un type de deux mètres nommé Tom ? Quoi

? Lui ? Tom ? Lui ?

Oh, tu es dingue.

Et voilà.

Elle ne changera jamais.

Tom?

Oui,

Tom?

Oh, bien sûr, Tom.

T'as entendu, Tom?

D'accord.

Comme tu préfères, toi, Tom?

À tout à l'heure, Tom.

Alors... C'était Tom ? Non.

Pourquoi nier ? Tu oses me dire non ? Quel cynisme. Et même si c'était lui ?

Il est marié. Je ne suis pas jalouse.

C'est un salaud et ça se voit.

Ça se voit où ? Dans le blanc de l'œil.

Oh oui, bien sûr. Tous les mecs qui me regardent sont des salauds, surtout s

'ils ne te regardent même pas.

Tu connais la nouvelle théorie.

On peut connaître les gens dans la couleur de l'œil, d'après la théorie du

professeur Stenner.

Ah oui ! Dis donc, et ça se voit où ? Dans le blanc de l'œil.

Mais ne ris pas, cela est confirmé. Et que tu le crois ou non, moi je te le

dis, celui-là, c'est un vrai salaud.

Écoute-moi, Carole, Tom, c'est un vrai copain.

Je ne sais pas, il est sympa.

Et sa femme aussi, elle est charmante. Ils sont aimables. Mais toi, dans ton

imagination, tu vois partout des monstres griffus, des gourous, des

vampires accrochés à leur poids, des loups hurlants, des gnomes, des cascades

de sang, des sadiques pervers, des obsédés sexuels, des assassins, des

crimes et des viols. Tu vois des saloperies partout.

Alors, au revoir.

Ton ancien capitaine de marine, en attendant.

Il saisit sa main comme pour jouer avec.

Il la caressa lentement.

Chérie, viens voir ! Viens voir ! Regarde ce qu'il y a là-bas.

C'est étrange, regarde.

On dirait une femme.

Viens, on va voir.

J'avais disparu dans l'île.

Il fallait que je la retrouve.

Les passerelles avaient peur.

Elles ne pouvaient pas aller à l'île.

Les rochers.

Allez, j'y vais.

Il a fallu que je nage.

Il a fallu que je nage jusqu'à la maison.

Cette maison, maudite, il a fallu que je nage longtemps.

L'endroit était silencieux, solitaire,

comme un cimetière.

J'avais peur.

Je sentais comme guetter.

Oui, guetter de là-haut.

J'étais morte de peur.

Il fallait que je continue.

Un couple étrange. Le comte et la comtesse de Tzarov

vivaient sur l'île et m'invitèrent à demeurer quelque temps.

Je devins la route.

C'est délicieux. Je vous félicite, Rador.

J'espère que notre invitée a apprécié. Oui, c'est vraiment exquis. Une saveur

rare, absolument différente et incomparable.

Pas pour nous.

Depuis quelque temps, nous sommes habitués à cette saveur. En fait, c'est

ma chère épouse qui m'a fait aimer cette sorte de viande.

Nous, les femmes, devons toujours encourager nos hommes à faire de

nouvelles expériences.

Étrange, mais j'ai l'impression d'être plongée en plein mystère.

C'est une sensation bizarre.

Mais de quelle viande s'agit-il ? Rador.

Vous découvrirez très bientôt la vérité sur cette viande.

Ivana se fera un plaisir de vous mettre au courant.

N'est-ce pas, chère amie ? C'est du gibier.

C'est moi-même qui le chasse.

Et c'est Rador qui est le maître rôtisseur.

Venez,

nous prendrons le café au salon.

Rador prépare un café exquis.

C'est un homme extrêmement séduisant.

Je comprends que vous en soyez amoureuse.

Nous avons beaucoup de goûts en commun.

Nous adorons la chasse, la cuisine raffinée, les mets succulents.

Les tâches et les plaisirs sont partagés avec joie.

Quelle est cette collection de têtes ? Elles sont superbes, n'est-ce pas ?

Elles vous plaisent ?

Je dois dire que j'en suis assez fière et mon mari les aime beaucoup.

Ce sont mes plus beaux trophées.

Un sanglier de Hongrie.

Un ours de Crimée.

Un chevreuil d'Autriche.

Un puma du Lianos.

Un indien d'Amazonie.

Qu'est-ce que vous faites ici ? Que voulez-vous ? Nous te voulons toi.

Prends-la ! Prends-la !

Ce qu'on a fait.

Il faudrait peut-être la ramener dans l'île.

Allô ? Oui ? C'est de la part de qui, s'il vous plaît ? Sylvia, c'est pour toi

! Oui ? Qui est-ce ? C'est Tom. Ah ! Bonjour, Tom.

Oui, Tom.

Bien sûr, Tom. Bien sûr, Tom.

Oui, Tom. Oui, Tom. Bien sûr, Tom. Bien sûr, Tom.

Oh, très bien.

Oui, oui, c'est ça, j'attends, j'attends.

Mais non, je ne recroche pas.

Je voudrais parler à mademoiselle Sylvia Aguado.

J'ai reçu de nouveaux ordres de la comtesse. Elle désire une nouvelle

victime.

Bonjour, Sylvia. Tu dormais ? Il est 10h, tu sais.

Est-ce que tu veux venir déjeuner à la maison ? Ben non, c'est pas ce que tu

crois.

Nous t'invitons, d'accord ? Oui, oui, il faut que nous parlions ensemble.

Ok ? Alors à une heure. Ciao.

C'était Tom.

C'était Tom.

Il m'a invitée pour le week-end chez des gens très riches sur un îlot quelque

part avec sa femme.

Et tu y vas ? Bien sûr, ma chérie. Pourquoi pas ? Tu te fous de plus en

plus dans la boue.

Je m'en fiche.

Je sais que tu es en train de prendre des risques terribles.

Mais nous devons continuer pour pouvoir partir d'ici, fuir très loin et oublier

toute cette histoire.

Oui, je sais, je sais. Pour fuir, il faut de l'argent. Et pour l'argent, on a

besoin d'eux.

Espérons que nous réussirons un jour à partir d'ici.

Alors Sylvia, tout s'est bien passé ? Oui, très bien.

C'est merveilleux.

Quelle chance vous avez de pouvoir vivre dans un endroit pareil.

Sans autre souci que de bronzer au soleil.

De respirer cette brise, bercée par le bruit des vagues.

C'est vrai, c'est merveilleux.

Mais toi aussi, tu es au bord de la mer et pas très loin d'eux.

Oui, mais dans une pension.

Et puis je n'ai seulement que dix jours de vacances.

Et j'ai une chambre minable et misérable.

Et ma fenêtre ne donne même pas sur la mer.

Écoute, Sylvia, j'ai une proposition à te faire.

La maison est très grande, viens donc t'installer ici.

Excellente idée, c'est vrai.

On pourrait s'amuser tous les trois.

Est-ce que Bob te plaît ?

Oui, je trouve que c'est un homme très sympathique. Et quoi encore ? Continue,

je ne suis pas jalouse.

Tu peux parler avec moi comme avec un vrai copain.

Mais Bob est ton mari.

C'est pas un obstacle.

J'aime bien que mon mari ait des aventures.

Et même, je ne dédaigne pas y participer, le cas échéant.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Sylvia ? Oui, Bob ?

Viens donc avec nous. Je te désire, je crois que je t'aime.

Laisse tomber ton hôtel, ton boulot, toutes ces bêtises. Viens.

Viens habiter ici.

Mais je ne peux pas, tu es fou.

Oui, il est fou.

Mais c'est comme ça que je l'aime.

Et toi aussi, tu l'aimeras.

Allez, laissez-la vos effusions, vous reprendrez ça plus tard.

Allez chercher ses affaires, car elle accepte. Oui, mais j'irai toute seule.

Dans une demi-heure, je serai de retour.

Tu vois, ça a été facile de la convaincre.

J'en étais sûre.

Maintenant, on va rire.

Cette fille est très bête.

J'aimerais savoir ce que tu vas faire.

Pourquoi ? C'est tout de même naturel. Je vais aller passer le week-end avec

des copains qui sont gentils. J'ai des amis très riches qui ont, paraît-il, une

maison formidable dans un îlot. Par là.

Je trouve que comme perspective, c'est formidable.

Tu sais que c'est dangereux des trucs de ce genre ? Tu peux même y laisser ta

peau. Tu penses ? Mais je ne plaisante pas.

D'abord, ton couple charmant, ce sont des salauds.

Ils ont des idées bizarres. Leurs amis, tu ne les connais même pas. Tu ne sais

pas qui ils sont.

En plus de ça, sur une île ? Mais tu ne connais pas la réputation des îles.

C'est fou ! Il peut tout arriver sur une île. Des viols à la chaîne, des crimes

sadiques.

Oh oui, les îles sont très dangereuses.

Honolulu, Puerto Rico...

Oui, mais l'île du docteur Moreau, et l'île de Fumanchou, et l'île du comte

Zaroff.

Moi, ces gens, je ne les connais pas, excuse-moi. Ils ne m'inviteront pas à

aller chez eux en week-end.

sensuelle. Tes lèvres sont si attirantes.

Venez, ne me laissez pas seule.

Sylvia, viens.

C'est assez à mon tour maintenant d'en profiter.

Sale couine !

Dommage qu'on ne puisse pas rester là.

Allez, il faut se rhabiller.

On nous attend chez toi. Allez, debout.

Allez, les filles, on y va.

Elle me fait peur cette maison.

Non, ne sois pas seul.

Elle est très jolie. Qu'en pensez-vous, Rador ? Oh, oui.

Elle est tout à fait charmante.

Un vrai bijou pour un amateur comme moi.

Oui, Sylvia. C'est un plaisir pour nous que d'accueillir une aussi charmante

personne que vous.

N'est-ce pas, Rador ? Un grand, un immense plaisir. Vous êtes douce et

tendre.

Quel âge avez-vous, mon enfant ? Peu importe.

Elle est là.

Elle est jolie.

Que vous faut-il de plus ? Excusez-moi, monsieur Nubar, je ne savais pas que ma

question pouvait vous gêner. Je m'en moque.

C'est fini, cette discussion ? Voyons, monsieur.

Ce n'est pas à vous de parler ainsi au comte.

Il voulait simplement avoir quelques renseignements sur notre invité.

Vous savez combien il aime cette sorte de détail. Et comment je le sais ? S'il

te plaît, Bob, je te prie de te montrer courtois, ça suffit.

Bob est un homme doué d'un fort tempérament.

Si son éducation était à la hauteur de celui-ci, ce serait l'homme parfait.

Fermez-la.

Heureusement que je ne suis pas rancunier.

Je le prouve.

En vous offrant un des meilleurs morceaux.

Gardez-le, votre morceau, je ne veux pas.

Contrôlez-vous, messieurs.

Excusez-le, il n'est pas très bien depuis quelques jours. Il ne supporte

rien ni personne.

Je vois.

Dans ce cas, il voudrait peut-être mieux qu'il rentre chez vous.

C'est un genre de maladie qui peut devenir très dangereuse.

Ah, ça ne vous regarde pas.

Un pauvre Bob.

Il lutte contre les plaisirs de la chair.

Bon, très bien.

Je vais rentrer. Je n'ai aucune envie de participer à vos orgies.

Dommage, c'était pourtant un garçon très très gentil.

Oh oui, il est très gentil.

Est-ce que vous aimez notre plat favori, Sylvia ? N'obligez pas cette chère

enfant à mentir. Cette viande est assez dure. Elle est très inférieure à la

qualité habituelle. Mais j'espère que la prochaine fois, on ne serait plus ici.

Pourquoi ? C'est probable.

Est-ce que ma présence vous gêne ? Bien au contraire.

Mais vous serez certainement déjà parti lorsqu'on commencera à la requillir.

Oh oui.

C'est sûr.

Elle sera partie.

Que c'est beau ici.

Oui, c'est très beau.

Impressionnant.

Mais je préfère la beauté du corps humain.

Je ne vous avais pas entendu entrer.

J'ai pensé que tu avais peut-être besoin d'une chemise de nuit ou d'une robe de

chambre. Merci.

Mais où est Moira ? Elle est déjà couchée ? Oui, elle était très fatiguée.

Elle a une santé fragile.

Est-ce que cela t'ennuie ? Oui, parce que je l'aime bien.

Tu aimes t'amuser avec elle ? Oui, c'est déjà arrivé.

Je ferai de mon mieux pour te faire oublier, Moira.

Dès que Rador sera endormi, je viendrai te rejoindre.

Merci.

Merci.

C'est pas possible.

Sylvia, qu'est-ce que tu fais là ? Mais laissez-la, chérie, laissez-la. Elle est

curieuse, comme toutes les gamines.

Tu sais, ce n'est pas facile de couper une tête humaine.

Il faut bien serrer le cou.

Viens, ma chérie.

Viens nous aider.

Un beau trophée de chasse.

Pour ma petite collection.

Mais c'est monstrueux ! Comment pouvez-vous ?

Et après, nous ferons retirer son corps.

Elle est magnifique.

Sa chair sera tendre, moelleuse.

Les seins sont superbes.

C'est mon morceau favori.

Vous mangez de la chair humaine ? Mais bien sûr.

Toi aussi, d'ailleurs.

Cette viande merveilleuse que tu as tellement appréciée, c'était de la

viande humaine et ça t'a plu.

Mais vous êtes complètement fou, c'est abominable !

Voyons,

mon enfant.

Ne sois pas si émotive. Ne refuse rien de ce qui peut procurer du plaisir.

Tu te conduis en petite bourgeoise. Tu dois admettre que le repas était

succulent.

Non, non.

Elle est sotte, mais elle sera certainement très juteuse. Je suis

persuadé que nous allons nous régaler, cher ami.

Encore un festin en perspective.

Le jour va se lever dans quelques instants.

Pourquoi prolonger mon supplice ? Je sais ce que vous voulez.

Vous voulez me tuer et mettre ma tête à côté de ces malheureuses.

Finissons-en.

Ce serait trop simple.

Et puis, nous n'agissons pas avec une telle vulgarité. Nous sommes des

artistes.

De plus, tu as une méconnaissance totale de la noblesse qui régit nos sentiments.

Moi, comtesse Zaroff, je suis incapable de tuer mes victimes de sang-froid.

J'aime la chasse, le jeu de la vie et de la mort.

Je laisse toujours à mes proies une chance de se sauver.

À l'aube, tu seras lâchée au nord de l'île.

Dix minutes plus tard, ma jolie, j'irai te chasser avec mon arc.

Si nous n'avons pas réussi à t'attraper lorsque sonneront les cloches du village

à neuf heures très précises, alors tu auras la vie sauve et je te conduirai

moi-même à la terre ferme, telle est la règle de notre petit jeu.

Autrement... Autrement, tu seras le plus tendre et succulent gibier de notre

table.

Les oiseaux ont commencé à chanter, c'est l'aube.

Assez sain !

Est-ce que tout s'est bien passé ? Très bien. Ils nous ont offert deux millions

comme récompense.

Amen.

On est content !

Pourquoi ? J

'appelle la police.

Je vais appeler la police, vous entendez ? Moi, je n'appellerai pas la police.

Vous êtes impliqué autant que moi dans cette affaire.

J'ai attendu très longtemps ce moment mon amour.

Tu seras pour moi le meilleur repas de ma vie.

Sylvia ! Sylvia ! Réveille-toi, Sylvia ! Sylvia, tu vas bien ? Tu n'es pas

blessée ? Tu es sûre que tu n'as rien ? Mais qu'est-ce que tu as fait ? Hein ?

Pourquoi ? J'ai tellement peur.

Après avoir écrit mon nouveau roman, j'ai acheté le journal. J'ai vu que sur

une île, on a trouvé une jeune fille tuée par une flèche.

Mais ce n'est pas moi. Tu vois, je vais bien.

Mais tu n'es pas allée passer le week-end avec eux ? Ah, non.

J'ai compris finalement que cette fois, c'est toi qui avais raison.

Cet homme est un vrai salaud. Oh, je suis contente.

Tu ne peux pas savoir, je t'aime bien, Sylvia. C'est vrai ? C'est vrai.

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