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Les Rangers sont un passé glorieux.
Depuis trois siècles, ils ont toujours été en première ligne dans tous les
grands conflits impliquant les États-Unis.
À votre tour, vous avez fait honneur à cet héritage, et je vous regretterai.
Mais vous avez bien servi votre pays, et vous avez su vous montrer digne de l
'idéal du Ranger dans l'accomplissement de sa mission.
Ne jamais abandonner un camarade blessé sur le champ de bataille, quels que
soient les risques et l'ennemi.
Je vous remercie.
Le pays vous remercie. Et je vous souhaite bonne chance où que vous
alliez. Et n'oubliez jamais que les Rangers sont toujours en première ligne.
Mon petit colibri.
Quelle allure.
Ça saute très bien. Ça saute très mal, sûrement, mais je la saute très bien.
Comment va la puce ? Ça va très bien.
Oui ?
Quoi ? Non, c'est vrai ? Ah oui ? Calme-toi. Chut, on est en pleine
conversation, tu vois pas ? Quoi ? Un jour tu seras Miss Alabama ? J'en
connais un qui sera pas peu fier.
Allez, dévoilez, vas-y.
Très chiapo.
On dirait un ange.
Tu viens boire un coup avec les copains, ma poule ?
Non, merci.
C'est qui l'amiral d'Opérette, là ? Tu connais ce monsieur, chérie ? C'est un
habitué. Oui, je suis un habitué.
Et un faux lapin.
Cette soirée n'est pas une soirée ordinaire pour nous ici, ça ne vous
dérange pas ? J'aimerais danser avec ma femme.
Tu sais ce que tu vas faire, soldat Duglan ? Tu vas aller au bar et tu vas
nous payer une bonne tournée.
Arrête, cabronne. Non ! Laisse tomber, chérie.
S'il te plaît, allez, on danse.
Dégonflée. C'est à cause de pétochars comme toi qu'on l'a perdue au Vietnam.
C'est pas d'histoire.
T'as pas de quoi être fière.
Pendant quelques secondes, j'ai cru revenir en arrière, tu sais.
Oui.
Je suis bien contente de voir que ton passage dans l'armée t'a aidé à aimer.
Oui.
T'as vu ça ?
Laisse-nous faire, on va la raccompagner, ta compagne !
Cameron, rentrons ! Monte dans la voiture
! Invite-toi ! Cameron ! Viens, monte dans la voiture !
Tu l'as tué, Cameron.
Il est mort.
Reconnaissez les faits. Le juge sera plus indulgent. Je ne plaiderai pas,
coupable. C'est hors de question.
Vous risquez dix ans.
Plaidez, coupable.
Vous écoperez de quatre ans.
Et vous sortirez peut-être dans un an.
Cameron Poe.
Considérant que vous avez reconnu être coupable d'un homicide involontaire,
considérant d'autre part que vous avez appris à tuer et que la loi doit s
'appliquer plus sévèrement à ceux qui par leur formation militaire savent
répondre avec force à la provocation, la cour ordonne que vous soyez conduit et
enfermé dans un établissement pénitentiaire où vous devrez demeurer
incarcéré pendant une période de 7 à 10 ans.
Tricia, mon amour, je pense à toi tout le temps.
Tes yeux, ton rire.
Il n'y a pas de colère en moi. Je suis responsable de ce qui m'arrive.
Ce qui est le plus douloureux pour moi, c'est de penser que je ne serai pas là
quand notre fille viendra au monde.
Que je ne la verrai pas blottie dans tes bras, sourire pour la première fois.
J'ai reçu ton colis. Les biscuits roses à la noix de coco m'ont permis de me
faire un ami.
Je viens de faire sa connaissance. Il s'appelle Baby O.
Il en raffole.
Quant à notre fille, la jolie Casey, je la vois grandir sur les photos que tu m
'envoies. Je les ai montrées à Baby-O.
Il a eu une réaction très simple. Il a dit, elle ressemble à sa mère. Dieu
merci. Je suis bien d'accord avec lui.
C'est très curieux, je suis ici dans ce qui est peut-être le pire endroit sur
Terre et pourtant j'ai l'impression d'avoir beaucoup de chance.
Papa, chérie, aujourd'hui j'ai commencé l'école.
Ma maîtresse s'appelle Mademoiselle Cordon.
Elle est gentille. Quand on va en promenade, on doit se tenir la main pour
marcher. Ma Cassie, ta lettre m'a fait très plaisir.
Je suis content que tu aimes ta maîtresse.
Nous aussi nous allons en promenade tous les jours, mais contrairement à vous,
nous ne devons pas nous donner la main.
Papa chéri, aujourd'hui j'ai commencé la grande école. Ça ne m'a pas plu du tout.
Je ne veux pas y retourner demain.
Il y a un garçon, Scott Sidleton.
Il a des dents toutes noires et il s'est moqué de moi.
Maman veut que j'y retourne. Dis-lui de ne pas m'obliger.
Cher Casey, j'espère que tu es retourné à la grande école.
C'est très important l'école.
Maman a raison.
Quant au petit Scotty Dalton, ne t'inquiète pas.
On rencontre quelquefois des gens comme ça. Il ne faut pas se laisser
impressionner.
Cher papa, est-ce que tu viendrais un jour ? McKessie, bien sûr
je vais rentrer.
Il faut patienter encore un peu.
Mais tout ce qu'on n'a pas pu faire ensemble, on le fera un jour, ne t'en
fais pas.
Mon petit colibri, mets les petits plats dans les grands, prépare la limonade et
accroche un ruban jaune aux vieux chênes, comme dans la chanson.
Je vais bientôt venir vous retrouver toutes les deux, pour toujours.
J'espère que Casey ne sera pas déçu en voyant.
Toi non plus.
Je t'aime, Cameron.
Mon papa revient à la maison le 14 juillet, le jour de mon anniversaire.
C'est pour ça qu'il me tarde d'y être, car ce sera la première fois de ma vie
que je verrai mon papa.
Moi aussi, mon ange, il me tarde d'y être.
C'est pas adorable ? Si.
Et ça, c'est quoi ? Ben, je vais tout de même pas arriver le jour de son
anniversaire sans lui faire un cadeau.
Oui, mais je sais pas. Pourquoi un lapin ? Il est chouette, ce lapin. Je crois
que ça va lui plaire. De toute façon, c'était ça ou un tube de dentifrice et
deux paquets de mauvaises clopes à la cantine. Ça, c'était un cadeau.
D'accord, je m'en souviendrai pour ton anniversaire.
Tu comptes bien.
En vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, la commission d'application
des peines déclare que Kamonbo peut bénéficier d'une libération pour bonne
conduite. Ce putain de papier, il y a de l'eau qui passera sous les ponts avant
qu'il me l'envoie à moi.
Tu auras droit un jour, Tominpa.
Je m'en fais pas pour ça.
Je sais, mais qu'est-ce qui va te servir de garde du corps dans ta nouvelle
cabane ? Dieu veillera sur moi.
C'est lui le meilleur à ce niveau-là.
Je rentre chez moi, vieux ! Ne te réponds pas sur moi, tu seras gentil, ça
va comme ça.
L'administration pénitentiaire assure chaque année le transport de 135 000
détenus dans les différents états pour des transferts, des préparations en
justice, des examens médicaux.
Aujourd'hui, il s'agit d'un vol exceptionnel.
Transférons les premiers détenus aux pénitentiaires de Feltab en Alabama, le
dernier né de nos établissements de très haute sécurité.
Cette prison a été créée pour accueillir les pires individus. La plupart d'entre
eux sont condamnés à la perpétuité. Certains attendent d'être exécutés. Ce
sont des faux.
Tous. Sans exception.
Eh, Lady ? Lady, c'est le nom d'une chaîne de Walt Disney. Moi, je m'appelle
Bishop. Sergent Bishop, pour vous. Il faudra que je puisse me faire ma
piquouse avant d'embarquer, Sergent Bishop.
Votre nom ? Odell.
Ils ont oublié de me la donner hier soir.
D'accord, vous êtes diabétique.
Votre insuline sera à bord, on vous la donnera pendant le vol.
Cameron Poe ? Oui, madame ? Vous resterez soumis au régime carcéral
normal pendant toute la durée du voyage, c'est clair ?
Oui, madame. Aucune importance.
Du moment que j'arrive à temps chez moi, c'est l'anniversaire de ma fille.
Félicitations. J'ai été condamné trois mois avant qu'elle vienne au monde. Du
coup, elle ne me connaît pas.
Et les parloirs ? Non, je ne voulais surtout pas qu'elle vienne rencontrer
son père dans un endroit pareil, entouré de détenus en chaleur et de leur
pâtisserie maison.
Pas question.
Vous avez là une très jolie raison de vous réinsérer.
C'est donc plus que jamais le moment de mettre en pratique.
Les trois maîtres mots de notre mission.
Fermeté, sang-froid et vigilance.
Au boulot.
On en débarque six à Carson City.
Tous les autres avons affait le TAM. Ok, maintenant allons voir les gars des
stups.
Vous connaissez celui-là ? Non, j'ai pas cet honneur.
Pas trop de numéros.
Elle est magnifique.
Quoi ? Magnifique ? Un coucher de soleil est magnifique, un bébé est magnifique,
cette voiture est là à tomber, c'est une splendeur. Je vous présente Vince
Larkin, celui qui supervisera votre transfert. Vince, Duncan Malloy de la
Brigade des Stups.
Duncan, bonjour, enchanté.
Je suis très heureux que vous puissiez collaborer aujourd'hui.
Hey, Sims, comment ça va ? Ça va, et toi ? Si vous vous connaissez.
Regarde des stups enchantés. Je vous ai apporté le dossier sur Francisco
Sindino, fils d'Edwardo, le plus important trafiquant de Colombie. T'as
vu, on sera un vrai charter de vedette.
Le fils peut nous donner des pressions en ce moment sur le business familial.
44, ça vous dira ? Allez-moi ça. Une tête d'enfant de cœur, hein ? Ça fait
des mois qu'on le cuisine, il a pas lâché le morceau. C'est notre dernière
chance avant que l'FBI le récupère. Ça me ferait mal au mich que ces connards
tirent les marrons du feu.
Francisco Sindino au passage à Carson City.
De là jusqu'à ce que l'avion se pose, on a la maman.
Vous aurez deux heures pour le faire parler. On vous a réservé une place à
côté de lui. Il paraît qu'il est très prolixe avec ses semblables.
Prolixe ? Ça veut dire quoi, prolixe ? Ça veut dire locasse, volubile,
expansif, babarre, si vous préférez.
C'est un vrai dictionnaire en bulot.
Un dictionnaire des synonymes, alors. Pour être plus précis.
C'est ton arme ? Oui. Une arme ? Voilà.
Nous avons un règlement. Et nous aussi. Nos agents sont armés.
Personne ne l'est à bord de l'avion.
Il y a un petit arsenal dans les soudes de l'appareil, un pistolet sous clé dans
le poste de pilotage et c'est tout. On applique le règlement en vigueur dans
les prisons.
Aucune arme n'est autorisée à bord de nos avions. Alors je ne peux pas laisser
mon agent embarquer sans la sienne. Alors il n'embarquera pas.
Très bien, remets-lui ton arme.
Remets-lui ton arme.
Ne regardez personne dans les yeux. Oui, je sais. En prison, c'est une
provocation. Larkin.
Je sais.
Non, très bien.
On vous a
prévenu que c'était un charter exceptionnel.
Lui, c'est William Bedford, alias Billy le Barge.
C'est lui qui a massacré une famille ? Lui-même.
Il a trouvé sa femme au lit avec un mec.
Elle, il l'a épargnée, mais il a fait 40 bornes en voiture pour aller tuer ses
parents, ses frères, ses sœurs et même le chien.
Et le beau Black, qui c'est ? Nathan Jones, plus connu sous le pseudonyme de
Diamantok, ancien dirigeant des Black Guerrillas.
Il a fait sauter un immeuble où étaient réunis les membres de l'Association pour
la liberté du port d'armes qu'il considère, je cite, comme les pires
représentants de la race blanche.
En prison, il a écrit un livre intitulé « Reflet dans l'œil du diamant » que le
New York Times a salué comme un réveil de la communauté noire américaine.
Denzel Washington aurait déjà accepté le rôle.
Fermez la cage numéro 1.
Le suivant a tout fait.
Enlèvement, vol à main armée, meurtre, raquette.
Il s'appelle Cyrus Grissop, surnommé Cyrus le Virus.
39 ans, dont 25 derrière les barreaux.
Mais il en a profité pour faire des études. Il a deux licences, dont une en
droit. Il a également tué 11 de ses collègues nus, déclenché trois émeutes,
et il s'est évadé à deux reprises.
Il se vante de faire plus de victimes que le cancer.
Ouvre la bouche.
Dire la langue.
Cyrus pourrait incarner la folie criminelle à l'état pur. C'est un vrai
produit du système.
Mais qu'est-ce que vous racontez là ? C'est encore un de ces sociologues à la
mormoineux qui disent que c'est nous qui fabriquerons tous ces tarés, c'est ça ?
Non, mais je pourrais désigner des responsables si vous y tenez marre.
Regardez-moi ce connard qui s'amène. Y'a rien à becquer sur ce négro, y'a que la
peau et les os. Oh, c'est bon.
Oh, merde, y'en a un qui t'a chié dans la bouche ou quoi ? Ah ouais, mais c
'était par amour.
Allez, vire tes fesses.
Avec plaisir.
Larkin, c'est qui celui-là ? Cameron Poe. Il a fini de purger sa peine et il
profite de l'avion pour rentrer chez lui.
Il nous intéresse pas.
Ok, allons-y.
Oui.
Personne à bord ne sait qui vous êtes.
Même pas les gardiens.
Salut.
Chop. Salut, Larkin. Dites-moi ce qui est... Est-ce que vos services en
emploient beaucoup, comme ça, des intellectuels gonflants comme ce petit
con, là ? Larkin est l'un de nos meilleurs agents.
Ah ouais ? Tu te défoncerais bien de l'araque, ça coûte botte.
Scanne-le.
Face à moi.
C'est quoi, ça ?
Une photo de ma fille.
Même si c'était la Sainte Vierge ou Marie-Madeleine, aucun effet personnel à
l'intérieur de l'appareil. Ok, d'accord, du moment que je la récupère à l
'arrivée. T'as l'intention de m'apprendre mon boulot, connard, c'est
ça peut-être ? On s'est compris. Oh, oh, oh, ça va, c'est bon, laissez tomber.
Par ici.
Ah, dis-donc, il a soigné son look, celui-là. Lâcher chiat, tu l'oublies,
mon petit père.
Asseyez-vous là.
À tous les gardiens.
Vérifiez les entamables une dernière fois.
Ça sent bon la liberté.
On décolle dans trois minutes.
Ça va, man.
Questa, tu fais la gueule ou quoi ? Oh, excuse-moi, j'ai confondu.
Maboule Parker, braqueur, incendiaire, héroïnomane. Mon seul défaut, c'est de m
'être fait poisser.
Oh, zut.
Passe à moi. Je fouille.
Tends-toi.
Vous êtes à la bourre.
Allez, on part.
Alors, tout ben, Cochise ? Te montre pas le Tipeee ? Allez, je plaisante.
Enterrons un peu l'âge de guerre.
Tu as l'envie de scalper un nègre.
Qu'est-ce que tu regardes, bouffon ? Rien, j'étais en admiration devant ta
cage. Du sur-musulman.
Bon, bienvenue à bord.
Je vois plein de célébrités dans cet avion.
Il y en a onze qui ont eu les honneurs des journaux télévisés, deux d'une
édition spéciale, et j'en vois même un qui a été interviewé.
Mais je tenais à vous dire que ça ne m'impressionne pas.
Le règlement sera non seulement appliqué, mais renforcé.
C'est un peu comme à la maternelle, quoi. Pas de mains qui traînent, pas de
décibels plus que nécessaire, et le premier qui chouine, qui crache ou qui
mord, il aura droit au traitement.
Va te faire mettre.
Allez, Bayon, y cagoule pour s'en pafer.
Y a rien de tête pour me foutre en boule.
On va être encore plus méchants, maintenant.
Si il y en a parmi vous qui s'avise ne serait-ce que d'en lâcher un sur mon
passage, sans égard pour mes narines délicates, je me chargerais
personnellement de ces bijoux de famille.
On ne peut pas être plus clair.
Vous êtes le fameux criminel, mon ami ? Oui, ils m'appellent Juanito 23.
Tu es Juanito 23, si je te connais.
23 cargos de violation.
Regarde. Un cœur pour chaque 23 marranitas.
Ils m'appelleraient Johnny 600 s'ils savaient toute la vérité.
Ça ne sonnerait pas aussi bien, Johnny.
Je ne supporte pas les pointeurs.
Pour moi, ils ont à peu près autant de valeur que la blatte ou le cafard ou la
bave qu'on a au coin de la bouche quand on meurt de soif.
Mais en ce qui te concerne, je ferai l'exception.
Gardien ! Quoi ? Hôtesse. Dites-moi, hôtesse.
On projettera qu'elle file pendant le vol.
Je pense que tu vas adorer ces rues. Ça s'intitule « Je ne ferai plus jamais l
'amour avec une fille ». Et avant, il y a un magnifique court-métrage.
Les bons steaks, pour moi, c'est fini.
Très rigolo, enfin.
J'espère que tout va bien se passer.
Tous ces monstres dans le même avion.
Ça va aller, Jenny.
La machine est bien huilée. Tout est prévu, à part les cacahuètes et les
éventuelles turbulences.
On ferme l'arrière.
L'intermédiaire.
Ma piqûre ! Ça vient, ça vient, voilà.
Dans ton bras gauche.
Allez.
Hé, grand chef, si par hasard tu t'en tires, essaie de pas trop m'en vouloir.
Mais qu'est-ce que tu fous ? T'es con ou quoi ?
Vous avez fait ça ? Il a pris preuve tout d'un coup, l'enfoiré ! C'est de la
sorcellerie ! De la pure sorcellerie, je vous dis ! J'ai vu un documentaire, la
prise ! Et il invoque un grand esprit ! Un feu s'est déclaré. Où ça ? En cabine,
vers l'arrière.
D'abord, j'ai cru qu'il chantait un YMCA, et puis il y a eu les flammes !
Merde ! Attends, j'arrive !
Tiens bon, Bobby ! Une matraque électrique, vite ! Oh !
Hé, tu marches sur mon insuline ! La grille, porcel ! Ouvrez la
grille !
Il y a une arme dans le petit coffre. Prends-la et va voir ce qui se passe.
Il y a eu un peu d'agitation, mais maintenant tout est rentré dans l'ordre.
Dis-leur ça, sinon je te fais sauter la cervelle.
Vous n'aurez plus personne pour piloter l'appareil ? Je ne m'arrête pas à ce
genre de considérations.
Ça va, c'est bon, ok.
C'est ok.
Si jamais tu dis un mot de travers, le prochain ballet aérien auquel tu
participeras sera celui des mouches qui viendront voler et butiner sur ton
cadavre pourrissant.
Carson City.
Mesdames et messieurs, chers passagers, c'est le commandant de bord qui vous
parle.
Je détiens la seule arme qu'il y a à bord.
Bienvenue sur Pirates Airlines.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Bien reçu,
merci Carson City.
Calme-toi, Vince.
Il y a eu un chahut général, le pilote a déclenché l'alarme. Un chahut général ?
Il vient de se signaler, tout est normal.
Le transpondeur le confirme.
Ils sont là, comme prévu.
C'est lourd, un cochon.
Pardon.
Merde.
Si on te lâche, tu seras sage, Billy ? Ça m'étonnerait.
Il y a une place pour toi sur mon bras.
Hé, tu marques sur mon insuline ! Excuse-moi, vieux, ça traîne.
Tu as tout ce qu'il faut.
Je vais bien en profiter.
C'est bon, ne bouscule pas.
Doucement.
Allez.
Allez. Ne m'oblige pas à déconner.
Je ne te laisserai pas faire.
Tu sais qui j'y suis, moi ? Une ordure.
Je ne le tolérerai pas.
Tu ne feras pas ça. C'est ce qu'on va voir.
Hé ! Il a raison, tu ne feras pas ça, pas maintenant en tout cas. Tu sais
voler, Johnny ? Non.
Je te recommande de ne pas l'oublier quand tu la regardes, parce que si je te
vois encore t'approcher d'elle pour la sauter, c'est toi qui vas sauter, sans
parachute.
Qu'est-ce qui est prévu à Carson City ? Combien de détenus montent et combien
descendent ? Il y en a dix qui montent, six qui descendent.
Trouve les six.
Il y en a trois que je connais bien et ils sont là-bas, à l'arrière.
Les trois autres, c'est Benson, Carb et Popovich.
Où ils sont ? C'est une très bonne question, Cyrus. Je vais faire mon
enquête.
Le pilote demande où on va.
Dis-lui d'atterrir à Carson City, comme c'était prévu.
À Carson City, dans la gueule du loup.
C'est ce qu'on dit les psychiatres qui ont eu à m'examiner ? Hélas.
Bien, mon dog, si tu veux bien.
Vous croyez que vous êtes libre ? Pas du tout.
Écoutez-moi bien.
Une cinquantaine de gardes fédéraux armés jusqu'aux dents nous attendent à
la prochaine escale.
Si vous faites exactement ce qu'on vous dit...
Au bout de ce voyage, on se retrouvera en vacances. Jusqu'à la fin de nos jours
dans un pays qui ne pratique pas l'extradition.
Sur la plage.
À boire des cocktails.
Avec des chiennes en chaleur.
Et tout frais payé.
Et on peut savoir qui paye ? Notre employeur, Francisco Sindino.
Bougez plus ! Attention, Sayous, arrêtez de conneries, sort de là ! Dépêche-toi !
Je suis à toi tout de suite.
Sors de là ! Calme-toi.
Ta gueule.
T'es qui, man ? À quoi tu joues ? Je suis de la brigade des stups, ça te va ?
Tu disais.
Tu crois que c'est futé, ça ? Si tu crois que j'en ai quelque chose à brûler
de cette pétasse, t'as rien compris au film. T'as pas entendu ce que je t'ai
dit ? Je suis de la brigade des stups. Tu sais ce que ça veut dire ? Ouais, de
tous les pourris qu'il y a ici, c'est toi le pire. La ferme ! Si tu es un
agent des stups, qu'est-ce que tu fais dans cet avion ? Ils ont pas les moyens
de vous acheter des billets ? Ne me pousse pas à bout.
J'hésiterai pas à flinguer ton petit copain.
La prochaine fois que tu choisiras un bouclier humain, essaie de te trouver
quelque chose de mieux qu'un nègre bourré de trac. Hé ! Ferme-la.
Tiens, n'hésite pas.
Tais-toi, mon cœur.
Je crois que t'as intérêt à laisser tomber. N'avance plus ! Ne bouge plus !
Laisse tomber avant qu'il y ait des morts.
Bouge pas ! D'accord, je bouge pas. Bouge pas ! Tu as créé une situation que
tu ne contrôles pas.
Je la contrôle pas ? Je la contrôle pas ? T'es déjà mort.
Tu veux la fermer, toi ?
Comment tu t'appelles, camarade ? Comment je m'appelle ? Oui.
Po.
Joli travail, Po.
Très joli travail.
Alors là, chapeau.
Non seulement t'as pas sauvé la vie, oh gars, t'es stupide. Mais en plus, te
voilà pote avec cette saleté de virus.
Cyrus, j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise.
Ok, vas-y, je t'écoute.
La bonne, c'est que j'ai trouvé Benson, Carb et Popovich.
Bon, très bien, et ensuite ? La mauvaise nouvelle, c'est que ce camarade qui a
déjà bien refroidi s'appelait Benson, que cet ardent défenseur de la race
supérieure qui a pris une balle dans le crâne s'appelait Carb, et que le
blondinet qui le traîne répondait au doux nom de Popovich.
Par conséquent, sur les six qui sont censés débarquer, il va nous manquer
trois blancs.
Donc, comme on dit chez nous, il y a une couille dans le pâté.
Au fait, je voulais savoir, tout à l'heure, quand tu m'as traité de nègre
bourré de craques, c'était sincère ? Donne-moi ça.
Oui, je le pensais vraiment.
Écoutez tous, à Carson City, il était prévu qu'il y en ait exactement six qui
débarquent. Il faut par conséquent leur fournir ce qu'ils demandent et j'aurais
besoin de trois volontaires.
C'est bon, allez, on descend.
Pourquoi tu me regardes moins ? Oui, mais elle ? J'ai déjà été condamné huit
fois à perpète, je reste. Alors pourquoi tu voudrais que je descende ? J'ai bien
un peu d'insuline, mais ils ont bousillé toutes les seringues. Et si je me choute
pas dans les deux heures qui viennent, quelqu'un devra déporter des fleurs à ma
mère. Je suis trop vieux pour ce que je... Ne m'en veuillez pas.
Je sais me défendre. Ceux qui se décident vont parler. Ah oui, ça se voit
ça. Va t'asseoir là-bas.
Il en manque encore deux.
Nous deux, on est volontaires.
Très bien, allez vous asseoir là-bas.
Attendez, oh, c'est pas possible. Ils attendent trois blancs.
Tu as quelques progrès à faire de ce côté-là.
Quoi ? C'est pas vrai ? Tu sais quoi ? Tu vas t'asseoir. Un de mes collègues va
t'apporter un téléphone portable et un annuaire et tu pourras porter plainte
pour ségrégation.
Toi, tu peux y aller.
Ouais, c'est ça.
Je suis mort dans même pas deux heures, je clamse.
Non.
Dès que j'aurai posé le pied par terre, je me mettrai à hurler. L'avion ne
repartira pas de Carson City.
Allez, il nous manque un blanc comme volontaire.
Le pilote est blanc.
Non mais, attends, le pilote ? Et qui va piloter l'avion ? Te mine pas, Billy.
Fais confiance.
Vous avez sonné ? Carson City signale un vent de sable terrible au sol.
C'est parfait.
Ce mec est dingue.
Dernier occupant, Cyrus Grissom.
Il y a des traces sur le mur. Comme si on avait affûté une arme.
Et la vis de l'étagère ? Qu'est-ce que c'est que ça ? On dirait de la cocaïne.
T'as trouvé quelque chose ? Je sais pas.
C'est tout mou.
Et les autres matons, quand est-ce qu'on s'en débarrasse ?
Patience, ils vont encore nous être utiles.
Voilà, papy, maintenant tu t'appelles Popovich.
Messieurs, dans moins de deux heures, vous arriverez dans votre nouvelle
prison du Nevada.
Nous avons décidé de vous baïonner, auquel vous seriez pris d'une soudaine
envie de hurler comme des gauchons.
Ce n'est pas que nous n'ayons pas confiance, mais avec des reprises de
justice, on ne sait jamais.
Allez, vas-y, lève la tête.
Je veux rester.
Quoi ?
J'ai changé d'avis.
On a une girouette à bord.
J'ai encore 15 ans à tirer.
Je suis sûr que si je laisse passer ça, je m'en voudrais toute ma vie d'avoir
raté la plage, les cocktails et les chiennes en chaleur. Il te reste 15 ans
à faire.
Pourtant, il y a quelques secondes, tu m'aurais d'envie de débarquer.
Oui.
La peur de la liberté, sans doute.
Relève-lui ses menottes. Relève-le.
Choisis un des gardiens et mets-lui la tenue du flic d'estupe.
Mais qu'est-ce que tu fous ? Je reste.
Ils seront tous baillonnés jusqu'alors arrivés à la prison.
Avant des heures, personne ne saura ce qui est en train de se passer. D'ici là,
tu seras mort.
Et elle avec.
Beau, c'est à votre fille qu'il faut penser.
Qu'est-ce qu'elle penserait de moi, ma fille, si je vous abandonnais comme ça
dans une telle situation ? Si tu continues à te comporter comme un
ranger, tout le monde va y passer.
T'es plus un soldat, t'es un dollar comme les autres.
Je t'avais dit que je la récupérerais.
Va crever dans ta caravane. Hé, ma mère vit dans une caravane.
Allez, enfile ça et dis-toi que je te sauve la vie.
Maintenant, explique-moi.
T'as un plan ? Peut-être bien.
Chef, j'ai trouvé un drôle de truc.
Qu'est-ce que c'est ? On dirait les plans d'un avion.
C'est la cellule de qui ? Celle du virus.
Où est-ce que t'as mis la photo de ma fille ? Où est-ce que tu l'as mis,
espèce de saloperie ?
Vous
avez eu des problèmes, il paraît ? On a été obligés de les baïonner.
C'est des chieurs, ils ont mis le soupe dès qu'on a décollé.
C'est bon, où ? Venez-vous.
Avance.
Tiennes l'avion.
Ils ont pris le contrôle du ZEU qu'on allait mettre à bord ! Chut ! Ta gueule
! Tu veux qu'on soit espérés ? T'es con ou quoi ? Ah ben ça alors ! C'est pas
possible.
Non, c'est pas vrai.
C'est de l'espagnol.
Apparemment, ça vient de Bogota, d'un cabinet d'avocats colombien.
Orange... Voilà.
Salut.
C'est toi, le crapaud ? Eh ouais.
Tu prends les commandes ? Eh ouais.
Pourri, non ? Vous en connaissez des trucs.
Eh ouais.
Qu'est-ce que vous faites là ? Salut.
Ça va, ma belle ? Je me cherche un coin à l'abri du vent pour pique-niquer. Ce
hangar est interdit au public.
T'inquiète pas pour ça, je suis un représentant de la loi, justement.
Tu travailles dans les prisons, c'est ça ? Ouais, dans un pénitentier.
Et c'est l'heure de ma pause.
Sinistre.
Ils leur ont fait des trous dans les yeux.
Jésus et ses apôtres.
Ça y est ? Non, il y en a encore un.
Une dernière minute.
C'est qui celui-là ? Carlan Green.
Ah, ça pourrait être intéressant.
C'est qui cet enfoiré à l'aise ? C'est Garland Green !
Qu
'est-ce que c'est que ce cirque ? C'est Garland Green, le mec.
Le boucher de Marietta.
C'est le mec qui a massacré 37 personnes un peu partout sur la côte est.
Et il paraît que quand on voit ce qu'il leur a fait, on se dit que Charles
Manson et sa famille, c'était des enfants de cœur.
Bien, toujours est-il que tu n'as pas le droit de... Tina, tu as les plus jolis
yeux que j'ai vus depuis 5 à 10 ans.
E, E, etc.
K, S, R, S, MIT, ARSON.
MIT, oui, MIT, ça pourrait être rendez-vous.
Rendez-vous, ARSON.
Rendez-vous, ARSON.
Arrêtez ici. Et surtout, ne touchez à rien.
Qu'est-ce que tu fais ? Laisse ça, il a dit de ne toucher à rien.
Ah, t'en veux encore ? Et s'il y en a qui en
demandent, je suis à leur disposition.
Il se passe un drôle de truc ici.
Préviens tout de suite le bureau du Marshal.
Autorité à Starkey, alerte maximale. Ce ne sont pas les gardes, ce sont les
détenus. Retenez-les par tous les moyens.
Oh merde !
Alors,
ça va ? Vous êtes
prêts à décoller ?
Oui, dans pas longtemps ! T
'es
le meilleur, Cyrus ! On décolle !
Je
rêve ou j'entends le bruit d'un avion, là ?
J'aime un coin, vous n'avez pas d'autorisation de décoller. Pas d
'autorisation, on n'en a rien à foutre, on s'en bat l'aile, vieux.
On s'en bat l'aile, t'es pige.
C'est drôle, j'en ai plein des comme ça.
Sur tes ailes, j'écris ton blase, liberté !
Vous
allez en prendre plein les yeux, je vous garantis que vous m'en direz des
nouvelles. Allez-y, montez, installez-vous.
Choisissez votre place.
Je croyais qu'on pouvait toujours localiser un avion.
Ouais, grâce à un transpondeur. Tous les appareils en sont équipés.
Hé, le crapaud !
Il est où le nôtre, transpondeur ? Où est-ce qu'il est passé ?
C'est pas dangereux de voler dans cette purée de poids ? Y'a
pas de problème, je fais ça tout le temps. De toute façon, on en sera sortis
en moins de deux.
Ça va derrière, mesdames ? On les suit grâce au transpondeur. On sait dans
quelle direction ils vont.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il y a des nouvelles de Sims ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Duncan, ils ont tué
Sims. Ils se sont mutinés.
Dites-moi Skip, c'est quoi ce transfert d'opérettes que vous avez organisé ?
Tout ça c'est de sa faute, c'est à cause de ce petit con que mon agent avait tué.
Il avait un revolver. Je sais que vous étiez si nuls. C'est pas un flingue, c
'est une mitrailleuse lourde.
Personne ne doit être armé à bord de l'appareil.
Personne. Il a introduit une arme à bord, il a été abattu. Et ce qui est
encore plus grave, il a émis mes hommes dans une situation critique. Vos hommes
ont été d'une totale incompétence. Ils ont réussi à se laisser déborder par une
panier de voyous enchaînés dans des caves. Combien de temps vous êtes
obligés d'écouter ces connus ? Messieurs, allons, essayons de trouver
une solution.
Qu'est-ce qu'on fait ? J'imagine que vous avez un plan. On va commencer par
réfléchir. On n'a prévu aucune disposition particulière dans la
circonstance. Une telle situation n'avait pas été envisagée. Il serait
temps de l'envisager, cette situation, comme vous dites, et de mettre un terme
à ce foutoir sans perdre une seule seconde ! Je veux un hélico.
Il m'en faut même plusieurs.
Oui, il faut qu'il soit armé.
De l'armée de l'air ou d'un gendarmerie, ça m'est égal.
Tout ce que je veux, c'est que vous me les envoyez tout de suite.
Qu'est-ce que tu veux faire de lui ? Je ne sais rien, mais c'est un traitement
indigne d'une gloire nationale.
Libère-le.
Tu es sûr ? J'aime beaucoup ce que vous faites.
Il se dirige vers le sud-est, l'Arizona.
Ma boule est manquante.
Ah oui ? C'est dommage, je l'aimais bien.
Qu'est-ce que tu veux, toi ? Savoir ce qui se passe.
En quoi ça te regarde ? J'estime que j'ai autant de droits qu'un autre, on
est tous logés à la même enseigne.
Cyrus Grissom, vous me recevez ? Cyrus Grissom, vous me recevez ? Oui, je vous
reçois très bien. Puis-je savoir à qui j'ai affaire ? Vince Larkin,
administration pénitentiaire. Duncan Malloy, brigade des stups.
Oh, monsieur Malloy, oui. Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé à
votre collègue. Il n'y a rien de plus consternant que de voir un adulte pisser
de trouilles dans son pantalon. Écoute-moi bien, espèce de raclure !
Quand je me serai occupé de toi, tu seras soulagé de t'asseoir sous la
chaise électrique ! Hé ! Je n'aime pas du tout sa façon de parler. Si je l
'entends encore, cette conversation sera terminée.
Ça y est, il dira plus rien. C'est promis. Plus un mot, d'accord ? D
'ailleurs, il est parti, il vient de s'en aller.
Bien, très bien, alors nous allons parler tous les deux. Voici les règles.
Je pose une question, puis vous m'en posez une, et ainsi de suite.
Ok, posez votre question.
À Carson City, la police nous est tombée dessus. Qui nous a donné ? Oh, c'est un
des gardes ! Un des gardes ? Oui, un garde. Il a simulé une crise cardiaque
et on lui a enlevé son baillon dans le fourgon.
Ça vous va ? Je vois. À vous de poser une question.
Où allez-vous avec mon avion, Cyrus ?
Nous pensons aller à Disneyland.
Tu mens, Cyrus.
Toi aussi, Vince.
Oh, quoi de plus moche à voir qu'un agent qui mouille son petit pantalon
dans un avion ? Lerner Field, un
petit terrain d'atterrissage perdu dans un désert, à près de 50 minutes de
voiture du premier poste de police.
C'est là que nous avons rendez-vous.
Impatiente ? Oui.
Tu es toute belle.
Madame Poe ? Oui, c'est moi.
William Grant, administrateur pénitentiaire fédéral. L'avion à bord
duquel se trouvait votre mari a eu un problème. On a besoin de vous.
Un avion nous attend sur la piste.
Qu'est-ce que tu gamberges, camarade ? Attends un peu à quoi j'étais en train
de penser.
Ah oui, yiha, ça y est, ça me revient.
J'étais en train de me demander pourquoi un militant noir, il s'agit de toi bien
entendu, obéissait aux doigts et à l'œil à un petit chef blanc aussi dominateur.
On reconnaît que c'est étrange ? Un moyen comme un autre de parvenir à ses
fins. Tu piges, camarade ? Tu sais, moi y'en a bon nègre tant qu'on n'est pas
arrivé où on va.
Et là, le dog se réveillera.
Bon, alors, qu'est-ce qui se passe ? Oh, rien.
Si ce n'est qu'apparemment, l'administration a décidé de mettre les
pires tarés de tout le système solaire dans cet avion de merde.
Qu'ils se sont démerdés pour que les tarés en question en prennent le
contrôle.
Et que, comme par hasard, toi et moi, on est dedans.
Salut, Garland.
Voilà le dossier de Cameron Poe. Sa femme arrive.
C'est un ancien ranger. Il a eu tout un tas de décorations. Il a déconné quand
il était jeune, mais rien de très sérieux. Est-ce que je peux savoir ce qu
'on en a à foutre ? Primo, d'un côté, on a une bande de voleurs, de meurtriers et
de violeurs. Et de l'autre, on a Cameron Poe, condamné pour un homicide
involontaire et sans aucun lien avec les autres. Il a purgé sa peine, il rentre
chez lui.
Secondo, Poe a eu une occasion de débarquer.
Il ne l'a pas saisi.
Pourquoi ?
Tertio, un des gardiens, Falzon, a dit que c'était Cameron Poe qui lui avait
glissé le magnétophone dans la poche.
Tous ces faits sont très intéressants. Ils induisent une conclusion.
Nous avons un allié dans l'avion.
Un allié ? Votre allié est un criminel, un assassin ! Lisez son dossier.
Il a été pris dans une bagarre d'ivrogne pour défendre sa femme. Ça aurait pu
nous arriver à vous comme à moi. Je ne suis pas comme ces animaux. Non, comme
cet original.
Depuis quand ces hommes sont-ils des animaux ? Ce ne sont plus des hommes
depuis qu'ils se sont mis de même hors la loi, en marge de la civilisation.
On peut juger du degré de civilisation d'une société en observant ses
prisonniers. C'est Dostoevsky qui a écrit ça en rentrant du bagne. Va te
faire foutre. C'est Cyrus Grissom qui a dit ça après avoir battu mon agent. Va
te faire foutre. La question, c'est comment on oblige cet avion à se poser.
Dégommez-le.
C'est ça.
Depuis quand est-ce que les stups se mêlent de ce qu'ils ne regardent que
nous ? Depuis qu'un de leurs agents a été abattu, je suis parfaitement
habilité à arrêter ces meurtriers en utilisant, et là je cite...
Tous les moyens qui s'avèrent nécessaires. En aucun cas, ça ne vous
autorise à abattre mon avion. Allez savoir, ça peut prêter à discussion.
Rassurez-moi, dites-moi que vous ne cautionnez pas ces conneries, Skip. Nous
sommes confrontés à une situation d'une extrême violence. Il y a des hommes à
bord de cet avion. Ils ont tous accepté le risque d'être pris en otage. De quel
droit disposez-vous ainsi de la vie d'êtres humains ? Il y a des innocents à
bord de cet appareil. C'est pas trop tôt.
Trop tôt pour quoi ? Qu'est-ce que vous attendiez ? Des hélicos pour leur donner
la chasse.
Ne faites pas ça ! Steve, écoutez, nom de Dieu ! Ce mec est complètement à côté
de la plaque ! C'est du délire ce que vous allez faire ! Ça va, l'Archidonta,
c'est entendu, t'es plus sur le coup ! Y'a plus de place !
Messieurs,
d'ici approximativement 5 heures, nous survolerons les côtes du Mexique, mais d
'ici là, nous devons changer d'avion.
Merci, nous vous souhaitons un agréable voyage.
Quand est-ce qu'on arrive à Lennarfield ? À 360 km heure, il nous faudra environ
70 minutes. Le problème, c'est que là, on fait pas du 360.
On est à peine à 320 et des poussières. Le train d'atterrissage est pas
complètement rentré.
Alors on sera en retard. Ah non, non, non, non, Cyrus, c'est pas possible.
Va voir ce qu'il y a.
Je connais rien, moi, en train d'atterrissage. Mets-toi au courant.
Hé, Pekno ! Beau !
Cyrus veut que tu ailles jeter un œil au train d'atterrissage.
Délicate attention, je pourrais jouir du panorama, c'est ça ?
Les nuages, les armes.
Saloperie ! Alors voilà où était passé le maboule ! Balance-le ! Il nous
ralentit ! C'est pas vraiment décent commentairement.
Tiens, regarde, c'est là que sont nos affaires !
Mène-toi ! Oh ! T'es cuit
! Alors, tu te manques ?
Aïe, ma
boule !
Oh, c'est pas vrai ! T'as vu ça, hein ? À chaque fois, c'est pareil. Elle sort à
peine du lavage, et aussi sec, il y a un oiseau qui chie dessus.
Il paraît que ça porte bonheur. Tiens.
Porte bonheur.
C'est vert.
Merde.
Tu viens de Saint-Quentin ? Ouais.
Je t'ai entendu dire qu'il te restait 15 ans à tirer.
C'est ça.
Tu devais être dans l'aile nord comme toutes les lampènes.
C'est ça ? Ouais.
C'est curieux.
J'étais dans l'aile nord, moi.
Et je t'ai jamais vu. T'as raison, c'est très curieux.
Billy ? Mais qu'est-ce que ça prouve ? Rien.
Absolument rien.
Il doit y avoir 160 détenus dans l'aile nord de cette prison, et sur le nombre,
j'en connaissais qu'une dizaine.
Je suis un solitaire.
T'es content comme ça ? Il en veut
au
monde entier.
Choisissez votre cliché.
Une mère indifférente ou excessive.
Une absence totale de communication à l'oncle libidineux.
Et maintenant, il est tellement en colère que les moments d'insouciance lui
font mal.
Il a des migraines.
C'est le bonheur qui fait souffrir ce monsieur.
C'est quoi son problème ? A priori, j'en sais rien, mais je dirais qu'il en a un.
Bonjour. Bonjour.
Excusez-moi, Vince Larkin.
Patricia Poe.
Enchanté. C'est mademoiselle Casey ? Bonjour Casey.
Bonjour monsieur.
Enchanté de faire ta connaissance.
Alors, ça va ? Pardon, je retire cette question stupide.
Vous espériez retrouver votre mari et il y a eu cette sale histoire.
Si vous commenciez déjà par me dire exactement ce qu'il en est.
On essaie de trouver un moyen de récupérer cet avion.
D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai voulu qu'on se rencontre.
Ah ben ça alors, tu les as trouvés où tes lunettes de soleil ? En bas dans la
soute, il y a toutes nos affaires.
Hé, elles sont à moi ces lunettes. Non, elles sont à moi maintenant chérie.
Mathieu.
Il semblerait que votre mari ait eu l'occasion de descendre de l'avion à
Carson City et qu'il ne l'ait pas saisi.
Et j'espérais que vous pourriez peut-être m'aider à...
Non, je n'ai pas d'explication, non.
On peut peut-être imaginer que, c'est même assez fréquent, il ait eu peur de
sortir.
Beaucoup de détenus appréhendent leur libération.
Ils sont habitués à la vie carcérale et, en fin de compte, ils ont peur de
retrouver la société.
Est-ce que vous pensez que c'est son cas ? Non, non, absolument pas, non.
Si vous le connaissiez, si vous aviez lu ses lettres ou si vous l'aviez eu au
bout du fil, vous sauriez que ça fait huit ans maintenant qu'il attend ce
jour.
Et puis, regardez-là, il y a de quoi rentrer à la maison, non ? Si vous
étiez... à sa place.
Effectivement, il devait avoir ses raisons pour ne pas débarquer.
Oui, connaissant Cameron, je suis certaine qu'il a une bonne raison.
Mais si vous arrivez à le contacter, ou, je sais pas, à lui transmettre un
message... Dites-lui qu'on aimerait beaucoup qu'il revienne.
Et qu'il nous tarde de le revoir.
Entendu.
Vince ? Sur la une.
Je ne sais pas, il venait du ciel ! Vince Larkin ? Ici Ted Grasso, police
municipale de Fresno.
On a un problème avec un cadavre.
Il est tombé du ciel.
Et je ne crois pas que ce soit un astronaute. Et en quoi est-ce que ça me
concerne ?
Bah, c'est que dessus, il y a votre nom. Voilà.
Alors, d'après le transpondeur, ils sont en Arizona.
Pourtant, le corps a atterri à Fresno, en Californie.
L'air d'un fil.
Ils ont fait demi-tour.
Il faut absolument que je parle à des... Tiens. Merci. C'est tout ? Vince ?
Faites demi-tour.
Ils volent Merlin en mer, un petit terrain d'atterrissage à 160 km d'ici.
C'est des conneries, ça ! Leur transpondeur indique qu'ils sont en
Arizona. Écoutez-moi, ils ont balancé un cadavre là, il y a un quart d'heure à
Fresno. Il y avait un message dessus.
On a localisé l'appareil droit devant nous, à 48 kilomètres.
Vince, voyons ! On leur colle aux fesses, on va les rattraper ! Non,
écoutez-moi ! Je vous dis qu'ils ont jeté un corps avec un message pour moi !
Oh, la ferme ! Allons ! S'il vous plaît, j'ai besoin d'un avion ou d'un
hélicoptère. J'ai rien de disponible, désolé.
Je dois être à Lerner Field impérativement dans 50 minutes.
Avec une bonne voiture, c'est jouable.
Larkin, Marshal Vince Larkin, administration pénitentiaire. Envoyez
tout ce que vous avez, shérif, gendarmes, gardes nationaux.
Ne quittez pas.
Vos hommes devront intervenir en faisant extrêmement attention. Il y a des armes
à bord. Ils finiront par les couvrir si ce n'est pas déjà fait.
Larking, Marshal Vince Larking, administration pénitentiaire. Et votre
numéro, je l'ai eu comment ?
Après en
avoir délibéré la commission, décide la libération.
Ah d'accord.
Ah ouais.
Remets le lapin dans la boîte.
j'ai tout de suite compris que t'étais un bouffon tu t'es bien payé notre
gueule tu te fais libérer qu'est-ce que je t'ai dit je
répète remets le lapin dans la boîte
Pourquoi est-ce que t'as pas mis ce lapin dans la boîte ? Sur votre gauche,
vous découvrez de magnifiques falaises rouges.
Dans quelques secondes, on devrait avoir un contact visuel.
Nom de Dieu ! Annulation ! Annulation ! Cet
avion transporte 30 prisonniers. Moi, je suis Elvis Presley.
Donc, Bob, excursion touristique.
Merde ! On s'effarcie 400 bornes et tout ça pour rattraper un pique-loupin de
retraités ! Il faut qu'on aille à l'airneur, file d'urgence ! Appelez-moi
vite, Sardine !
Vous
étiez deux ?
L'autre n'est pas remonté.
C'est pas que ma faute.
Ne te justifie pas.
La plupart des meurtres sont le fruit de la nécessité plutôt que du désir, mais
les plus grands d'entre nous, Dahmer, Casey, Bundy, ont tué parce que ça les
excitait. Je t'interdis de me... Je n'ai rien de commun avec eux, ni avec toi.
Ne m'adresse pas la parole.
Ce sont des dingues.
Ah, on touchait à la sémantique.
Si je te disais que ce qui est dingue pour moi, c'est de passer 40 années de
sa vie à travailler 8 heures par jour, 5 jours sur 7, dans un bureau minable,
avant d'être jeté, de se retrouver dans un asile de vieillard, à appeler la mort
de ses voeux, dans l'angoisse de ne pas arriver jusqu'aux toilettes à temps.
Pour toi, ce n'est pas de la folie, ça ? Massacrer 30 personnes, c'est menti ou
pas ? C'est de la démence ! Il y a une fille ?
J'ai fait mille kilomètres avec sa tête sur le crâne comme une casquette. C'est
l'anniversaire de ma fille aujourd'hui.
Alors, ne te crois surtout pas obligé de te confier à moi.
... ... ...
...
Écoutez-moi cinq minutes, bande de nazes. Ça va être le moment de vous
dégourdir les jambes et de faire péter les enfaites. On va se poser dans ce bac
à sable.
Lourdes Lerner, vous me recevez ?
Merde.
Lerner Field, mission accomplie.
Merci d'avoir choisi Pirater Lies.
Où est l'autre appareil, Francisco ? Il est trop tôt, un peu de patience.
Le dernier qui m'a demandé d'être patient, je l'ai fait cramer et je lui
ai expédié ses cendres. Ils ne vont pas tarder.
Oh, tu l'es ! Merde.
J'espère qu'il a de l'endurance et qu'il aime le sable.
Muchacho, monte à la tour de contrôle, faire le game.
D'accord.
Toi, viens par ici.
Allez, viens, on s'en va. Oh, je suis naze ! Allez, fais un effort.
Vous deviez pas le déplacer. Je l'emmène, je suis obligé de bouger.
Non, il n'est pas en état de bouger.
Si vous insistez, il va perdre connaissance.
Elle a raison, Cameron.
Casse-toi sans moi.
Il n'est pas question que je parte sans toi, ni sans vous.
Et allez, c'est toujours le Ranger qui parle.
Oui. Non ! Cameron, bordel de Dieu, arrête tes conneries, t'as pas le choix.
Ou t'en prends plein la gueule, ou tu sauves tes fesses. Je te conseille de
sauver tes fesses. Il a raison.
Sauvez-vous.
Bon, d'accord, voilà ce qu'on va faire.
Je vais aller te chercher une seringue.
Comme tu voudras, man. C'est toi qui vois.
Allez, ne me marre pas, tu ne vas pas me faire ce coup-là.
Oh non.
À quoi tu joues, là ? J'élimine le fumier.
Tu ne peux pas faire ça.
Et pourquoi ? C'est des otages, on en a besoin.
Qu'est-ce que t'en as à foutre, toi ? Diamant.
Allons, t'assures que...
Ce serait un vrai plaisir de pouvoir leur planter une balle dans la tête à
ces enfoirés. Mais est-ce que tu penses vraiment qu'on peut avoir confiance en
Cindy, non ? Après tout, je ne sais pas grand-chose de lui, moi, à part ce que j
'ai lu.
Il a envoyé par le fond le yacht d'un sénateur alors que deux de ses cousins
étaient à bord.
Et alors, ça prouve quoi ? Tu crois qu'il hésitera à se débarrasser d'une
bande de tolards une fois qu'il n'en aura plus besoin ? Réfléchis bien à ça.
Quel est le sujet de cette impre discussion ? C'est peau. Il ne veut pas
que je liquide ses fumiers.
Je devine aisément le prix que Nathan attache à la vie d'un gardien de prison,
et je crois que mes propres penchants sont bien connus, puisqu'ils ont souvent
défrayé la chronique judiciaire.
Ce qui m'étonne, c'est que toi, tu as une opinion arrêtée sur la question.
C'est à toi qu'on doit cette partie de campagne et je t'en suis reconnaissant.
Mais comme je disais à M.
Daug, ici présent, si c'était moi qui régalais, j'attendrais de voir
apparaître le fameux Japan Jet pour liquider nos dernières cartouches. Ça
suffit, ferme-la. Tu tiens pas plus que ça aux plages de rêve ou aux chiennes en
chaleur. Tu fais chier.
Pose ce flingue.
Pose ce flingue, j'ai dit, Nathan.
Po a raison.
On va passer au plan B.
Il nous faut une citerne de carburant et un tracteur.
Retournez avec les autres et désensablez l'avion.
Non. Ouais, ça.
Le Viking, tu peux y aller maintenant. Va chercher le tracteur.
Ouais.
Et la citerne, tu veux que j'y aille ? Oui, merci.
Décidément, tu es très serviable.
Plus il y a de bras, moins il y a de peine.
J'ai appris ça de mon père.
Tu sais ce que le mien m'a appris ? Non, quoi ? Rien du tout.
Tu t'es fait tout seul, c'est bien.
Alors, vous avez trouvé Vince Larkin ? On n'arrive pas à le joindre.
Ça m'aurait étonné. Pourquoi voulez-vous qu'il soit jemoyable ? Il doit être en
train de sauver des phoques sur la banquise ou des réducteurs de dettes
dans la forêt amazonienne.
Mon pétilleux !
On a de la
visite ! On a de la visite !
Va chercher Cyrus.
Dans combien de temps ils seront là ? Dans dix ou douze minutes à peine.
Comment tu t'appelles ? Tu veux jouer ?
Joli zing.
Allez-y, emmenez Sindino et abandonnez les autres, ça dérange pas.
Si vous tirez un coup de feu par contre, vous aurez du mal à filer à l'anglaise.
Comprende, ese ? Eh ben voilà, je me réjouis d'être flingué
en silence.
Les mains en l'air !
Cameron Poe ? C'est moi.
Larkin. Salut, Larkin.
J'ai eu votre message.
Où est l'armée ? Ils sont pas loin.
Ils sont pas loin ? Ah, ils vont arriver.
Dites, Poe.
Est-ce que je peux rengainer ? Allez-y.
Et vous rengainerez vous aussi ? Désolé, boss, mais je n'ai confiance qu'en deux
hommes. Le premier, c'est moi, et l'autre, c'est pas vous.
Alors Sindino, vous voulez couillonner tout son petit monde ? Oui.
C'est vrai que si on peut même plus faire confiance à un baron de la
drogue... J'essayais d'être drôle. C'est ce que j'ai cru comprendre.
Je dois retourner là-bas maintenant.
Vous êtes pas obligé, Po. Vous êtes libre.
Alors pourquoi ? Il est hors de question que j'abandonne un ami, Larkin, c'est
tout. Vous avez un ami à bord.
Je me trompais pas sur votre compte.
J'ai vu votre dossier.
La seule chose qu'on peut dire, c'est que vous êtes toujours où il ne faut pas
au mauvais moment.
Au revoir, Darkin.
J'ai parlé à votre femme.
En personne ? En personne.
Et j'ai vu votre fille.
Vous avez vu ? Casey.
Si tout ça tourne mal, Larkin, j'ai peur que ma fille ait du mal à réaliser et à
comprendre. Si vous revoyez ma femme, dites-lui que je l'aime,
qu'elle est mon petit colibri, mais qu'on
n'abandonne pas un blessé.
Est-ce que je peux compter sur vous, Larkin ? Comptez sur moi.
Et vous, qu'allez-vous faire ? Vous feriez quoi dans ma situation ? Je vais
essayer de limiter la cause.
Pressons, messieurs ! La cavalerie ne va pas tarder ! Dégagez-moi cet avion,
tardard !
On devrait y être dans 10 minutes, il y a 10 minutes vous avez dit la même chose
! Bonjour, vous voulez que je vous invite à dîner ?
Tu es malade ? Pourquoi tu dis ça ? Tu as l'air malade.
Oui, je suis malade.
Tu prends des pilules ? Il n'y a pas de pilules pour ce dont je souffre.
Tu veux chanter ? Chanter ? Tu connais, il tient le monde dans ses mains.
Oui, je la connais.
Il tient le monde...
il tient le monde dans ses mains
Il est encore au sol. Je répète, l'appareil est encore sur le terrain,
mais se prépare à l'écoller. Vous êtes encore loin ? On arrive à l
'embranchement pour Lerner.
Transformos ! Muévete, idiota !
Apurate, idiota !
MON PUTAIN DE TÊTE
Saïrus, aide-moi ! T'as raté ta correspondance, on dirait.
On venait pour vous prendre. On avait l'intention de... En pitié, Saïrus !
Saï... On a raté !
Ne me tuez pas.
Je n'ai pas du tout l'intention de te tuer, grand-père.
Je cherche une seringue.
Oh non, la drogue est un poison, voyons. Où est-ce que je peux trouver une
trousse de secours ? Il me semble bien qu'il doit y en avoir une dans le camion
de pompiers à la casse. D'accord, merci.
Restez là et ne paniquez pas.
Oui, ça c'est facile à dire.
J'ai une de ces envies de pisser.
Approchez, il y en aura pour tout le monde.
Un peu de chouette.
Étant donné mon auditoire, je vais essayer de faire très vite et très
simple. Ça, c'est la casse.
Ça, c'est le hangar.
Et ça, c'est notre avion.
Et ça, c'est un caillou.
Ah, ok.
Leur convoi entrera dans la casse par ici. Ils détruiront le premier camion de
la colonne.
Puis le dernier.
Ils se retrouveront pris dans une sorte de nasse dans laquelle il s'agira d
'entasser le plus de cadavres possible.
Nathan, veille à ce que chacun prenne position.
Apportez-moi ces bonbonnes de gaz !
Allons-y, dépêchons-nous, enfermez-les là-dedans. S'ils bronchent, vous les
tuez.
Je m'installe où ?
Prends ça et installe-toi près de la casse.
Le premier qui essaie de sortir, tu lui arraches les yeux. Avec joie.
plus près, encore et
voilà
On sert à massacrer ? Ici Larkin ! Dites à vos hommes
de revenir sur leurs pas ! Maintenant !
Qu'est-ce que tu vas faire ? Fais pas le con, merde ! Ok, baby-o.
Ça n'a rien à pique-nique, ça c'est sûr.
Allons-y !
Attends
! Tu vas comprendre, salope ! Tu vas comprendre !
Va te faire maître ! Je vais te démolir ! Laisse-la, nom de Dieu !
Je serai devenu Johnny Van Cat.
Tu veux pas ?
On
ne traite pas une femme !
Je vous conseille de vous asseoir vite fait.
Magnez-vous, nom de Dieu ! Oh,
mon sang ! Pique-toi et on y va.
Vous venez avec nous.
On est attachés à un pilier.
Allez, viens ! Ils allaient me
tuer ! Ne me tue pas ! Je veux cette pilote !
C'est curieux, on dirait votre caisse. C'est pas possible.
Elle est sur le parking où je l'ai garée.
En d'autres circonstances, je m'étonnerais, mais là, aujourd'hui...
Il
va
falloir lever le nez !
Merci.
Ça, ça sera fini ! Je m'occuperai de ton camp !
Une bande d'abrutis danse à bord d'un avion sur un célèbre morceau d'un groupe
dont les membres sont tous morts dans un crash.
Il y a parmi nous quelqu'un qui a alerté les autorités à Carson City et qui leur
a parlé de notre rendez-vous de Lennerfield. Et il y a parmi nous quelqu
'un qui a tué ce pauvre Billy le Barge.
Bien sûr, il s'agit peut-être d'une série de coïncidences. C'est possible.
Mais quelqu'un a ensuite attaché notre avion à un pilier.
Vous allez me dire que cela fait beaucoup de coïncidences.
Et vous aurez raison.
Il y a donc un traître parmi nous.
Alors, maintenant, comment démasque-t-on un traître ? Je ne sais pas, mais ce qui
est sûr, c'est qu'à trois, je saurai qui est avec contre moi. Et un, deux, c'est
moi, c'est moi ! C'est moi.
Non, l'écoute pas, il délire. C'est le manque d'insuline.
Tu as été malade pendant tout le voyage, je te le rappelle.
Justement, je faisais semblant. Non, il raconte n'importe quoi, l'écoute pas.
Ça t'embouche un coin, hein, Vélé ? Ah ! Oh, Dieu de Dieu ! Non, c'est ça qui m
'embouche un coin !
C'est pour ça que je suis contente. Ce sera la première fois de ma vie que je
verrai mon papa le 14 juillet.
Bouge pas ou je bute le lapin de grève.
C'est que pour le Larkin.
Qu'est-ce qu'on fout ? Je suis responsable de cet avion, Valois ! Vous
comprenez ? Oui, il faut vous faire un dessin, comme d'habitude ! J'ai un sale
pressentiment.
Je me dis que j'ai peut-être plus beaucoup de temps devant moi.
Tu vas t'en tirer.
Aérosclisson, vous entendez ? Ici l'article.
Nous allons impacter l'avion si vous ne le répondez pas immédiatement.
J'ai de drôles de pensées.
Je me dis qu'il n'y a pas de Dieu, qu'il n'a jamais existé.
Hé, tu vas où, là ? Je vais te prouver que Dieu existe.
Feu ! Arrêtez, nom de Dieu, cessez le feu !
Regarde là que je m'occupe de toi !
Missile ! Ok, bien reçu.
Missile armé.
Ne faites pas ça, Maloy ! Interposez-vous ! Putain ! À quoi vous
jouez, nom de Dieu ? Je peux rien faire. Sœur de prise, bourre de con !
Atterris tout de suite ! Et le virus, où il est passé ? C'est moi le nouveau
commandant de bord, je t'ai dit d'atterrir ! La cible est acquise.
Je vous interdis de tirer ! Vous entendez ? Ne tirez pas ! Qui est-ce qui
a dit ça ? Qui a parlé ? Qui êtes-vous ? Cameron Poe.
Poe ! Je répète, la cible est acquise.
Il a pris le contrôle de l'appareil ! Nous survolons une zone non peuplée, c
'est l'instant ou jamais.
Ne tirez pas.
Malheur, écoutez-le, il est avec nous ! Il demande qu'il rentre chez lui,
retrouver sa femme et sa gosse, ne tirez pas ! C'est tout de suite ou jamais.
Ne tirez pas.
Quoi ? Je dis, ne tirez pas !
Las Vegas est au bout du strip, le boulevard qui traverse la ville, vous le
voyez ? Viva Las Vegas ! Vous n'en êtes plus très loin, vous pouvez y arriver !
Toutes les pistes sont dégagées, allez-y ! Allez, pose-toi, t'as entendu ce qu'il
a dit ? Oui, petit père, j'ai entendu.
Malheureusement, on a un moulin qui se barre en couilles et on sera bientôt à
court de carburant. On perd de l'altitude, là ! C'est sur Sunset Strip
qu'on va se poser.
Enfin, ton amour, ça serait... s'écraser.
On aurait dû les déconner dans le désert !
Maintenant, s'il se crache, ça va faire une hécatombe.
Accrochez-vous, mes petites poules. On va s'écraser à la Vegas.
Il tient le monde dans ses mains.
Il tient le monde dans ses mains. Il tient le monde... Tu vas la fermer,
frère !
Pour atteindre l'aéroport, sûrement pas.
On aura besoin d'équipe de secours. On est déjà à toutes les dispositions.
Service d'ordre, pompiers, ambulance.
Oh, c'est super ! Réveille-toi !
Réveille-toi ! Réveille-toi !
Il tient notre petit bébé.
Ça,
il en crée une, toi !
Vas-y avec moi ! Le
propriétaire de la cornette blanche est privé d'un boulot
à sa place.
Oh, Dieu ! On y va ! S'en quitte !
Avant de te tuer, je veux que tu saches une chose.
La dernière odeur que ta petite Casey emportera dans la tombe sera celle de
mon haleine fétide.
Je m'en sortirai, tu crois ? Oui, ça va aller.
Aïe ! Je
verrai l'hôpital, Medio.
Ça va aller !
Il est mort, celui-là. On l'embarque.
Qu'est-ce que vous allez faire, maintenant ? À l'origine, j'étais parti
pour un anniversaire.
Je vais y aller.
Merci.
Un de ces jours, Sally Bishop.
Pour la prochaine fois.
Vous prendrez le bus ?
Viens là,
Marcus. Voilà.
Avec Jenny et maman.
D'accord, qu'est-ce que tu penses de ça ?
C
'est raté, Cyrus.
Tu toucheras pas à ma fille.
Je dois vous dire une chose, Marshal.
Il y a maintenant trois hommes en qui j'ai confiance.
Je suis l'un des trois.
Ils jouent à la poupée, les mecs, en tôle, maintenant ? Ça, c'est pas fort.
Bon, on a bien fait de ne pas le descendre. Oui, ça fait quand même moins
désordre.
Dites, je suis vraiment désolé pour la voiture, je vous la rends.
Je connais un très bon carrossier à Fresno, si vous êtes assurés.
De toute façon, j'avais envie d'en changer, alors je vous ai rendu service.
Bonsoir Cameron.
Bonsoir.
J'ai pas eu le temps d'aller chez le coiffeur.
J'ai un cadeau pour toi, Casey.
Il est sale.
Casey, prends le cadeau de papa, ma chérie.
Non, non, laisse, ça fait rien.
J'ai une photo de toi.
J'ai aussi une photo de toi.
Un nouveau lanceur à la table, un nouveau lanceur, est-ce qu'il se sent en
veine ? Attention.
Oui, je crois que la chance lui sourit.
Oh,
sweet home, man.
Sous-titrage Société Radio-Canada
... ...
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